Meyerbeer, Giacomo

Jakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abandonna très tôt la carrière de virtuose pour se consacrer à la composition. De 1816 à 1825 il s’installe en Italie où ses opéras, Romilda e Costanza (1817), Semiramide riconosciuta (1819), Margherita d’Anjou (1820), L’Esule di Granata (1822), et Il Crociato in Egitto (1824) rencontrent un grand succès. En 1825 il s’installe à Paris et épouse sa cousine Minna Mosson dont il aura cinq enfants. Il rencontra Eugène Scribe qui devint son librettiste attitré pour les grand opéras qu’il composa pour l’Opéra de Paris, Robert-le-Diable (1831), Les Huguenots (1836), Le Prophète (1849). En 1832 il fut nommé à l’Institut de France et Kapellmeister de Frédéric Guillaume III de Prusse. En 1842 il fut nommé directeur général de la musique de Prusse par Frédéric Guillaume IV et partagea ses activités entre Paris et Berlin. Pour Berlin il composa des œuvres de circonstances (cantates, marches et hymnes) ainsi que l’opéra Das Feldlager in Schlesien (Un camp en Silésie) (1844) et la musique de scène pour la pièce de théâtre, Struensee (1846), écrite par son frère, Michel Beer. Il composa pour l’Opéra-Comique, L’Etoile du Nord (1854) et Le Pardon de Ploermel (1859). Il mourut alors que les premières répétitions de son dernier opéra, L’Africaine, venaient de commencer. Fétis se chargea d’établir la partition pour la première performance qui eut lieu posthumément en 1865. Reyer était un admirateur de l’homme et du compositeur.

Sources : Dictionnaire de la musique en France au XIXe siècle ; The New Grove Dictionnary of Music and Musicians