Le Courrier de Paris, 26 juillet 1859, [p. 1] (article signé E. Reyer).

Chronique musicale.

Le fauteuil laissé vacant à l’Académie des Beaux-Arts, par la mort de M. Turpin de Crissé, est occupé aujourd’hui par M. Georges KastnerKastner, Jean-GeorgesJean-Georges Kastner (Strasbourg, 9 mars 1810 – Paris, 19 décembre 1867), compositeur et théoricien. Il étudia la musique auprès de J.-C. Böhner à Strasbourg puis composa, entre 1830 et 1835, quatre opéras, trois symphonies, cinq ouvertures, dix sérénades pour instruments à vent, un concLire la suite…. On est un académicien libre, mais on n’en est pas moins un académicien, et M. Georges KastnerKastner, Jean-GeorgesJean-Georges Kastner (Strasbourg, 9 mars 1810 – Paris, 19 décembre 1867), compositeur et théoricien. Il étudia la musique auprès de J.-C. Böhner à Strasbourg puis composa, entre 1830 et 1835, quatre opéras, trois symphonies, cinq ouvertures, dix sérénades pour instruments à vent, un concLire la suite… peut se dire de l’Institut tout aussi bien que M. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… ou M. ClapissonClapisson, Antoine-LouisAntoine-Louis Clapisson (Naples, 5 septembre 1808 – Paris, 19 mars 1866), compositeur. Il étudia le violon d’abord à Bordeaux puis avec Habeneck au Conservatoire de Paris. En 1832 il fut engagé comme violoniste au Théâtre-Italien et composa à partir de 1839 de nombreuses romances dont certLire la suite…. Ce ne sont pas des opéras comiques à refrains populaires qui ont valu à M. KastnerKastner, Jean-GeorgesJean-Georges Kastner (Strasbourg, 9 mars 1810 – Paris, 19 décembre 1867), compositeur et théoricien. Il étudia la musique auprès de J.-C. Böhner à Strasbourg puis composa, entre 1830 et 1835, quatre opéras, trois symphonies, cinq ouvertures, dix sérénades pour instruments à vent, un concLire la suite… l’honneur de porter l’habit à palmes vertes : il doit cette haute distinction à des ouvrages d’un caractère beaucoup plus sérieux et dont quelques-uns embrassent à la fois la philosophie, l’histoire, la littérature et la musique. Longtemps avant d’être un immortel, M. Georges KastnerKastner, Jean-GeorgesJean-Georges Kastner (Strasbourg, 9 mars 1810 – Paris, 19 décembre 1867), compositeur et théoricien. Il étudia la musique auprès de J.-C. Böhner à Strasbourg puis composa, entre 1830 et 1835, quatre opéras, trois symphonies, cinq ouvertures, dix sérénades pour instruments à vent, un concLire la suite… passait pour un savant ; ceux qui ont eu la patience de lire son œuvre tout entière ont pu se convaincre au prix de quelles recherches, de quels travaux, de quelles laborieuses études il était arrivé à conquérir ce titre. Et n’allez pas croire pourtant que la poussière des bibliothèques s’est étendue comme un nuage sur l’imagination du compositeur : dans chacune des symphonies qu’a écrites M. KastnerKastner, Jean-GeorgesJean-Georges Kastner (Strasbourg, 9 mars 1810 – Paris, 19 décembre 1867), compositeur et théoricien. Il étudia la musique auprès de J.-C. Böhner à Strasbourg puis composa, entre 1830 et 1835, quatre opéras, trois symphonies, cinq ouvertures, dix sérénades pour instruments à vent, un concLire la suite…, dans ses compositions vocales et instrumentales, on trouve fréquemment à côté de cette science, de ce coloris, de ces ingénieuses combinaisons qui plaisent aux initiés, le chant facile, la mélodie franche et rhythmée que les masses aiment à rencontrer dans toute œuvre musicale, qu’elles retiennent et qu’elles fredonnent. Je suppose que les compatriotes de M. KastnerKastner, Jean-GeorgesJean-Georges Kastner (Strasbourg, 9 mars 1810 – Paris, 19 décembre 1867), compositeur et théoricien. Il étudia la musique auprès de J.-C. Böhner à Strasbourg puis composa, entre 1830 et 1835, quatre opéras, trois symphonies, cinq ouvertures, dix sérénades pour instruments à vent, un concLire la suite… sont plus favorisés que nous, et qu’à Strasbourg, la ville où il est né et où il réside habituellement, on n’en est pas réduit comme à Paris à se rendre compte de la valeur musicale de M. Georges KastnerKastner, Jean-GeorgesJean-Georges Kastner (Strasbourg, 9 mars 1810 – Paris, 19 décembre 1867), compositeur et théoricien. Il étudia la musique auprès de J.-C. Böhner à Strasbourg puis composa, entre 1830 et 1835, quatre opéras, trois symphonies, cinq ouvertures, dix sérénades pour instruments à vent, un concLire la suite… par la simple lecture de ses ouvrages lyriques.

Maintenant qu’une élection, à laquelle tous les artistes ont applaudi, vient de donner au nom de ce savant, de ce chercheur, de ce bénédictin, de ce maître, une consécration flatteuse et une plus grande renommée, il serait à souhaiter que le public pût apprécier de quel poids ont été dans la balance de l’Académie les ouvrages écrits par M. KastnerKastner, Jean-GeorgesJean-Georges Kastner (Strasbourg, 9 mars 1810 – Paris, 19 décembre 1867), compositeur et théoricien. Il étudia la musique auprès de J.-C. Böhner à Strasbourg puis composa, entre 1830 et 1835, quatre opéras, trois symphonies, cinq ouvertures, dix sérénades pour instruments à vent, un concLire la suite… au point de vue de l’orchestre et des grandes masses chorales. Si je voulais faire une analyse détaillée des plus importans parmi ces ouvrages, il me faudrait beaucoup de temps et beaucoup d’espace ; j’aimerais aussi à citer quelques fragmens des pages théoriques, historiques, anecdotiques, philosophiques, toutes fort instructives et fort intéressantes qui précèdent, par exemple, le grand monologue lyrique de StephenStephen ou La Harpe d’EoleStephen ou La Harpe d’Eole, grand monologue lyrique pour chœur et orchestre sur des paroles de Francis Maillan mises en musique par Jean-Georges Kastner. L’œuvre fut publiée par Brandus, Dufour et Cie., Paris, en 1856.Lire la suite… ou la Harpe d’EoleStephen ou La Harpe d’EoleStephen ou La Harpe d’Eole, grand monologue lyrique pour chœur et orchestre sur des paroles de Francis Maillan mises en musique par Jean-Georges Kastner. L’œuvre fut publiée par Brandus, Dufour et Cie., Paris, en 1856.Lire la suite…, la ronde de la Danse MacabreDanse Macabre, LaLa Danse macabre, grande ronde vocale et instrumentale pour chanteurs solistes et orchestre sur des paroles d’Edouard Thierry mises en musique par George Kastner. L’œuvre fut publiée par Brandus, Paris, en 1852.Lire la suite… et le Rêve d’Oswald ou les Sirènes, symphonie dramatique avec voix et orchestre. Malheureusement, je dois me borner aujourd’hui aux quelques notes que je viens de donner sur les travaux de M. KastnerKastner, Jean-GeorgesJean-Georges Kastner (Strasbourg, 9 mars 1810 – Paris, 19 décembre 1867), compositeur et théoricien. Il étudia la musique auprès de J.-C. Böhner à Strasbourg puis composa, entre 1830 et 1835, quatre opéras, trois symphonies, cinq ouvertures, dix sérénades pour instruments à vent, un concLire la suite…. Je souhaite sincèrement d’avoir une occasion prochaine d’en parler avec tout le développement, avec tout le soin dont ils me paraissent dignes. Les journaux dont ce genre de critique est la spécialité, trouveront amplement dans les volumes publiés par M. KastnerKastner, Jean-GeorgesJean-Georges Kastner (Strasbourg, 9 mars 1810 – Paris, 19 décembre 1867), compositeur et théoricien. Il étudia la musique auprès de J.-C. Böhner à Strasbourg puis composa, entre 1830 et 1835, quatre opéras, trois symphonies, cinq ouvertures, dix sérénades pour instruments à vent, un concLire la suite…, de quoi défrayer leurs colonnes ; je crois que d’excellens articles ont déjà été publiés dans la Gazette musicale sur les Sirènes et la Harpe d’EoleStephen ou La Harpe d’EoleStephen ou La Harpe d’Eole, grand monologue lyrique pour chœur et orchestre sur des paroles de Francis Maillan mises en musique par Jean-Georges Kastner. L’œuvre fut publiée par Brandus, Dufour et Cie., Paris, en 1856.Lire la suite…. Le livre intitulé : Les Voix de Paris, depuis le moyen âge jusqu’à nos jours, est rempli des documens les plus curieux, et témoigne, dans la partie que l’auteur consacre aux cris de la capitale, d’une finesse d’observation très grande. M. KastnerKastner, Jean-GeorgesJean-Georges Kastner (Strasbourg, 9 mars 1810 – Paris, 19 décembre 1867), compositeur et théoricien. Il étudia la musique auprès de J.-C. Böhner à Strasbourg puis composa, entre 1830 et 1835, quatre opéras, trois symphonies, cinq ouvertures, dix sérénades pour instruments à vent, un concLire la suite… fait entrer quelques-uns de ces cris dans une symphonie burlesque et humoristique dont l’effet doit être des plus réjouissans, et dont M. Edouard ThierryThierry, EdouardEdouard Thierry (Paris, 14 septembre 1813 – Paris, 28 novembre 1894), écrivain, critique dramatique et administrateur. Il publia à vingt ans un recueil de poèmes, Les Enfants et les anges et l’année suivante publia des contes (Raphaël ; le Vicomte de Montmery). Il collabora comme critique draLire la suite… lui a fourni le plan à la fois poétique et bouffon : le poëte est troublé dans son rêve par le clairon du fontainier et la voix du marchand de lorgnettes… comme le travailleur, et surtout le musicien, est troublé à chaque instant du jour par les glapissemens d’une voisine mélomane et le tapotage d’une jeune pianiste aux prises avec les exercices de CramerCramer, Johann BaptistJohann Baptist Cramer (Mannheim, 24 février 1771 – Londres, 16 avril 1858), pianiste, compositeur et éditeur. Il étudia la musique avec J. D. Benser, S. Schroeter, C.-F. Abel et Muzio Clementi à Londres, où sa famille s’était installée en 1774. Il débuta comme pianiste le 6 avril 1781, fLire la suite… ou de BertiniBertini, Henri-JérômeHenri-Jérôme Bertini (Londres, 28 octobre 1798 – Meylan près Grenoble, 30 septembre 1876), pianiste. Il étudia le piano avec son frère ainé, Benoit-Auguste Bertin dit Bertini et son père Gabriel Bertini. En 1811, il fit une tournée de concerts en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et en AnLire la suite…. Quand on a lu d’un bout à l’autre le livre de M. KastnerKastner, Jean-GeorgesJean-Georges Kastner (Strasbourg, 9 mars 1810 – Paris, 19 décembre 1867), compositeur et théoricien. Il étudia la musique auprès de J.-C. Böhner à Strasbourg puis composa, entre 1830 et 1835, quatre opéras, trois symphonies, cinq ouvertures, dix sérénades pour instruments à vent, un concLire la suite…, on est forcé de convenir que si Paris est la ville où l’on chante le moins, c’est bien celle où l’on crie le plus.

L’Académie impériale de musique et de danse n’a jamais déployé plus d’activité que dans ce moment-ci : les répétitions de Roméo et JulietteRoméo et JulietteRoméo et Juliette, opéra en quatre actes sur un livret de Felici Romani traduit par Charles Nuitter, mis en musique par Vincenzo Bellini, créé à l’Opéra le 7 septembre 1859. L’opéra original de Bellini, I Capuleti e i Montecchi, était en trois actes. Charles Nuitter employa la fin de lLire la suite…, l’opéra de BelliniBellini, VincenzoVincenzo Bellini (Catania 3 novembre 1801 – Puteaux près Paris, 23 septembre 1835), compositeur. Fils et petit-fils de compositeurs, il fit ses études au Collège Royal de Musique à Naples de 1819 à 1825 avec Tritto et Zingarelli. Il fut également influencé par les opéras de Rossini, compositLire la suite… et VaccaiVaccai, NicolaNicola Vaccai (Tolentino, 15 mars 1790 – Pesaro, 5 [6] août 1848), compositeur. D’abord attiré par la littérature (il écrivit quatre tragédies en vers), il se tourna rapidement vers la musique et obtint le diplôme de l’Academia de Santa Cecilia de Rome en 1811, puis se perfectionna auprLire la suite…, traduit par M. NuitterNuitter, Charles-Louis-EtienneCharles-Louis-Étienne Truinet, dit Charles Nuitter (Paris, 24 avril 1828 – Paris, 24 février 1899), librettiste et archiviste. Après des études de droit, il fut reçu à la cour d’appel de Paris en 1849. Sa première œuvre représentée fut L’Amour dans un ophicléide (Théâtre du PalaisLire la suite…, et qui doit servir au début de Mlle VestvaliStegemann, Anna Marie dite Felicita VestvaliAnna Marie Stegemann, dite Felicita Vestvali (Stettin, 23 février 1828 – Varsovie, 3 février 1880), contralto. Elle débuta comme actrice dans les théâtres d’Allemagne du Nord, avant de se rendre en Italie, où elle étudia le chant d’abord à Florence, puis à Naples auprès de Saverio MeLire la suite…, sont très avancées ; dans peu de jours on passera du foyer au théâtre. Je ne pense pas que ce soit cet ouvrage qui donne beaucoup de soucis aux décorateurs et aux machinistes : un opéra italien peut être monté avec une simplicité tout italienne. Il n’en sera pas de même, j’imagine, du Pierre de MédicisPierre de MédicisPierre de Médicis, opéra en quatre actes sur un livret de Henri Saint-Georges et Emilien Pacini mis en musique par le prince Joseph Poniatowski et créé à l’Opéra de Paris le 9 mars 1860.Lire la suite… de MM. PaciniPacini, EmilienEmilien Pacini (Paris, 17 novembre 1811 – Neuilly-sur-Seine, 23 novembre 1898), traducteur et librettiste. Il fut censeur dramatique au ministère de l’Intérieur et écrira quelques livrets tels ceux de Pierre de Médicis (Poniatowski, 1860) avec Henri de Saint-Georges et d’Erostrate (Reyer, 18Lire la suite… et Saint-GeorgesSaint-Georges, Jules-Henri Vernoy deJules-Henri Vernoy de Saint-Georges (Paris, 7 novembre 1799 – Paris, 23 décembre 1875), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit d’abord un roman puis il se tourna vers la scène et écrivit plusieurs comédies, drames et vaudevilles et produisit pendant cinquante ans des livrets d’opéras eLire la suite…, musique de M. le sénateur prince PoniatowskiPoniatowski, Joseph Michel Francois Xavier Jean, PrinceJoseph Michel François Xavier Jean Poniatowski (Rome, 20 février 1816 – Londres, 3 juillet 1873), prince, sénateur et compositeur. Fils naturel de Stanislas Poniatowski et de Cassandra Luci (il fut reconnu en 1822). Après des études en Toscane, il débuta sa carrière à Florence en 1838 commLire la suite…. L’administration fonde les plus grandes espérances d’hiver sur la nouvelle partition du noble compositeur, auquel le théâtre Ventadour a dû, il y a deux ans, le succès de Don DesiderioDon DesiderioDon Desiderio, dramma giocoso italien en deux actes sur un livret du comte Giovanni Giraud mis en musique par le prince Joseph Poniatowski et créé à Pise le 26 décembre 1840 et au Théâtre-Italien à Paris le 16 mars 1858.Lire la suite… ; MéryMéry, Francois-Joseph-Pierre-AndréFrançois-Joseph-Pierre-André Méry (Les Aygalades près de Marseille, 21 janvier 1798 – Paris, 17 juin 1866), écrivain. Il étudia le droit à Aix-en-Provence avant de fonder le périodique Le Phocéen en 1820 et plus tard La Méditerranée. En 1824, il vint à Paris et collabora au journal Le Lire la suite… est tout absorbé par la traduction de SémiramisSémiramisSémiramis, opéra en quatre actes sur un livret en français de Joseph Méry traduit du livret en italien de Gaetano Rossi mis en musique par Gioachino Rossini et créé à l’Opéra de Paris le 9 juillet 1860. La version originale en italien avait été créée au Théâtre La Fenice de Venise leLire la suite…, qu’il prépare pour les débuts des sœurs MarchisioMarchisio, CarlottaCarlotta Marchisio (Turin, 8 décembre 1835 – Turin, 28 juin 1872), soprano. Sœur de Barbara Marchisio. Elle étudia avec Luigi Fabbrica et débuta à Venise puis fut engagée à Madrid dans le role-titre de Norma (Bellini). Les deux sœurs chantèrent ensemble pour la première fois dans MatildeLire la suite…, lesquelles produisent, dit-on, l’effet le plus harmonieux, le plus émouvant, quand leurs voix s’unissent et chantent à la tierce. Mais là ne s’arrêtent pas les surprises et les enchantemens que nous ménage l’Académie impériale de musique et de danse. L’opéra de Mme de GrandvalGrandval, Marie-Félicie-Clémence deMarie-Félicie-Clémence de Grandval née de Reiset (Saint-Rémy-des-Monts/Sarthe, 21 janvier 1830 – Paris, 15 janvier 1907), compositeur. Elle étudia auprès de Friedrich von Flotow et de Camille Saint-Saëns, avant de composer des ouvrages pour la scène, notamment Le Sou de Lise (Bouffes-ParisiLire la suite… qui, l’hiver dernier, a été accueilli avec une faveur si méritée dans les salons de M. le préfet de la Seine, verra le jour sur notre première scène lyrique devant un public non moins connaisseur, non moins bienveillant, mais beaucoup plus nombreux. On m’a assuré que la nouvelle partition de l’illustre auteur de Sainte-ClaireSainte-ClaireSainte-Claire, opéra en trois actes sur un livret en allemand de Charlotte Birch-Pfeiffer mis en musique par le duc Ernst II de Saxe-Cobourg et Gotha et créé sous la direction de Liszt au Théâtre de la Cour de Gotha le 2 avril 1854. L’œuvre traduite en français par Gustave Oppelt fut crééLire la suite…, M. le duc de Saxe-Cobourg-GothaSaxe-Cobourg-Gotha, Ernest II, duc deErnest II, duc de Saxe-Cobourg-Gotha (Cobourg/ Allemagne, 21 juin 1818 – Reinhardsbrunn, Allemagne, 22 août 1893), compositeur et chef d’État. Il étudia la musique et composa des opéras joués surtout en Allemagne. En 1849, il succéda à son père à la tête des duchés de Saxe-Cobourg et Lire la suite…, était déjà arrivée à Paris, et qu’elle serait bientôt entre les mains de M. LeborneLeborne, Aimé-Ambroise-SimonAimé-Ambroise-Simon Leborne (Bruxelles, 29 décembre 1797 – Paris, 2 avril 1866), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Victor Dourlen et Luigi Cherubini et obtint le 1er Prix de Rome en 1820. Il fut nommé la même année professeur de solfège au Conservatoire. En 1836, il fut noLire la suite…, l’éminent professeur d’harmonie au Conservatoire, qui dirige le bureau de copie de l’Opéra. Enfin, comme lever de rideau, on doit mettre prochainement à l’étude un acte de M. PiermariniPiermarini, FrancescoFrancesco Piermarini (Spello/Ombrie – Paris ?, ca. 1873), ténor, directeur et professeur de chant. Il débuta au Théâtre de la Pergola de Florence en 1822. L’année suivante il se produisit à Turin puis à Milan en 1824. Il fit partie de la troupe italienne d’opéra de Barcelone de 1824 Lire la suite…, professore di musica, lequel étant beaucoup trop vieux pour se faire jouer au théâtre des Bouffes-Parisiens, et beaucoup trop jeune pour être admis au Théâtre Lyrique, a obtenu qu’on lui ouvrît les portes de l’Opéra. Après tous les maîtres que je viens de citer (je ne veux pas parler de RossiniRossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite…, qui est un Dieu), ce sera peut-être le tour de M. Charles GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…, ou celui de M. Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite….

Quant à M. MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite…, il ne reviendra de monter Il Perigrinaggio [Il Pellegrinaggio] à Londres que pour assister à la reprise du Pardon de PloërmelPardon de Ploërmel, LeLe Pardon de Ploërmel, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 4 avril 1859.Lire la suite… à Paris. Et d’ailleurs, l’illustre maître que l’on a accusé, toujours injustement selon moi, de faire le vide autour de lui et de tout absorber aussitôt qu’il met le pied dans un théâtre, se gardera de choisir le moment où l’Opéra est si bien approvisionné d’œuvres et de compositions de toutes sortes pour y apporter un chef-d’œuvre nouveau. Voyez-vous d’ici quelle débâcle cela ferait dans les coulisses, dans les foyers, depuis le troisième dessous jusqu’aux frises du théâtre, si M. MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite… disait demain à M. Alphonse Royer Royer, AlphonseAlphonse Royer (Paris, 10 septembre 1803 – Paris, 11 avril 1875), directeur, ecrivain, librettiste. Il écrivit de nombreux romans, comédies, drames et vaudevilles. En collaboration avec Gustave Vaëz ils écrivirent des livrets d’opéra originaux dont La Favorite (Donizetti), Robert Bruce (NiLire la suite…: « Monsieur j’ai trouvé ma chanteuse, ma négresse, et voici L’AfricaineAfricaine, L’L’Africaine, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé posthumément à l’Opéra de Paris le 28 avril 1865.Lire la suite… que vous et vos prédécesseurs m’avez fait l’honneur de me demander, depuis bien des années, avec une insistance qui m’honore. »

Mlle CordierCordier, AngèleAngely-Claire-Albertine Cordier (Vannes, 19 février 1840 – Caen, 9 avril 1870), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris, où elle obtint un 1er prix de chant en 1857 et un 1er prix d’opéra-comique en 1858. Elle se produisit d’abord à la Nouvelle-Orléans avant de débuter à l’OpérLire la suite… a débuté la semaine passée dans L’AmbassadriceAmbassadrice, L’L’Ambassadrice, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Daniel-François-Esprit Auber et créé à l’Opéra-Comique le 21 décembre 1836.Lire la suite…. Cette jeune personne, au sortir du Conservatoire, où s’est faite son éducation musicale, est allée en Amérique, où cette éducation ne s’est pas perfectionnée.

Je n’ai pas besoin d’en dire davantage pour faire connaître l’impression qu’ont produit sur moi la voix et le talent de Mlle CordierCordier, AngèleAngely-Claire-Albertine Cordier (Vannes, 19 février 1840 – Caen, 9 avril 1870), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris, où elle obtint un 1er prix de chant en 1857 et un 1er prix d’opéra-comique en 1858. Elle se produisit d’abord à la Nouvelle-Orléans avant de débuter à l’OpérLire la suite… ; cependant je reconnais dans cette jeune artiste des qualités qui, développées par l’étude, pourront lui permettre d’occuper une place distinguée à l’Opéra-Comique, entre Mlle PannetratPannetrat, Irma-SophieIrma-Sophie Pannetra (Alger, 24 mars 1833 – Paris, 6 janvier 1892), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris, où elle obtint un premier prix de chant en 1853 et l’année suivante un deuxième accessit d’opéra et un deuxième prix d’opéra-comique. Après une saison à Toulouse, elleLire la suite… et Mme Faure-Lefebvre. La musique de M. AuberAuber, Daniel-François-EspritDaniel-François-Esprit Auber (Caen, 29 janvier 1782 – Paris, 12 mai 1871), compositeur. Sa famille était aisée et le prépara aux affaires tout en lui enseignant la musique, dans laquelle il montra très tôt son talent de chanteur (baryton), de pianiste, de violoniste et de violoncelliste. LesLire la suite… n’a rien perdu de sa grâce et de sa fraîcheur d’autrefois. A quelque école que l’on appartienne, on doit aimer la musique de M. AuberAuber, Daniel-François-EspritDaniel-François-Esprit Auber (Caen, 29 janvier 1782 – Paris, 12 mai 1871), compositeur. Sa famille était aisée et le prépara aux affaires tout en lui enseignant la musique, dans laquelle il montra très tôt son talent de chanteur (baryton), de pianiste, de violoniste et de violoncelliste. LesLire la suite…. « C’est de la grande petite musique, » dit Rossini Rossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite…; c’est de la petite musique pour ceux qui ne prêtent l’oreille qu’aux ravissantes mélodies du maître ; c’est de la grande musique pour ceux qui en étudient l’instrumentation et qui peuvent découvrir tout ce qu’il y a d’élégant dans les accompagnemens et d’ingénieux dans le travail de l’harmonie. Les opéras de M. AuberAuber, Daniel-François-EspritDaniel-François-Esprit Auber (Caen, 29 janvier 1782 – Paris, 12 mai 1871), compositeur. Sa famille était aisée et le prépara aux affaires tout en lui enseignant la musique, dans laquelle il montra très tôt son talent de chanteur (baryton), de pianiste, de violoniste et de violoncelliste. LesLire la suite… vivront fort longtemps dans le souvenir de ceux qui auront eu le plaisir de les entendre, et plus longtemps encore dans les bibliothèques, où les élèves d’une autre génération iront les consulter et les étudier comme de parfaits modèles.

On répète activement, à l’Opéra-Comique, un ouvrage en deux actes, intitulé La PagodePagode, LaLa Pagode, opéra-comique en deux actes sur un livret de Henri de Saint-Georges mis en musique par Benoit-Constant Fauconnier et créé à l’Opéra-Comique le 26 septembre 1859.Lire la suite…, dont les paroles sont de M. de Saint-GeorgesSaint-Georges, Jules-Henri Vernoy deJules-Henri Vernoy de Saint-Georges (Paris, 7 novembre 1799 – Paris, 23 décembre 1875), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit d’abord un roman puis il se tourna vers la scène et écrivit plusieurs comédies, drames et vaudevilles et produisit pendant cinquante ans des livrets d’opéras eLire la suite…, et la musique de M. FauconnierFauconnier, Benoit-ConstantBenoit-Constant Fauconnier (Fontaine-l’Evêque /Belgique, 28 avril 1816 – Thuin/Belgique, 24 août 1898), pianiste, organiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Bruxelles puis devint accompagnateur des classes de chant au Conservatoire et des concerts de la cour jusqu’en 1839. Il se Lire la suite…, compositeur belge, maître de chapelle de M. le prince de Chimay.

Mme ViardotViardot, Michelle-Ferdinande-PaulineMichelle-Ferdinande-Pauline Viardot( Paris, 18 juillet 1821 – Paris, 18 mai 1910), contralto, compositeur, pianiste et professeur de chant. Fille de Manuel Vincente Garcia, ténor et compositeur, soeur de la soprano Maria Malibran et de Manuel Patricio Garcia, l’un des plus important professeur deLire la suite… est, dit-on, engagée au Théâtre-Lyrique, pour y jouer l’OrphéeOrphée et EurydiceOrphée et Euridice, drame héroïque en trois actes sur un livret de Pierre-Louis Moline mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créé à l’Opéra de Paris le 2 août 1774.Lire la suite…, de GlückGluck, Christoph WillibaldChristoph Willibald Gluck (Erasbach/Haut-Palatinat, 2 juillet 1714 – Vienne, 15 novembre 1787), compositeur. Né en Bohème, on ne sait rien de ses études scolaires ou musicales. En 1732, il alla à Prague, jouant du violon, et préférablement du violoncelle et chantant dans les chœurs des églLire la suite…, qu’il avait été question de reprendre à l’Académie impériale de musique. On parle aussi d’une exécution de Don JuanDon Giovanni (Don Juan)Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni, K.V. 527, dramma giocoso en deux actes sur un livret de Lorenzo Da Ponte mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre des Etats de Prague le 29 octobre 1787. Mozart fit des modifications pour la création de l’œuvre au Burgtheater deLire la suite…, avec Mme ViardotViardot, Michelle-Ferdinande-PaulineMichelle-Ferdinande-Pauline Viardot( Paris, 18 juillet 1821 – Paris, 18 mai 1910), contralto, compositeur, pianiste et professeur de chant. Fille de Manuel Vincente Garcia, ténor et compositeur, soeur de la soprano Maria Malibran et de Manuel Patricio Garcia, l’un des plus important professeur deLire la suite…, Mme Miolan-CarvalhoMiolan-Carvalho, Marie-CarolineMarie-Caroline Félix-Miolan épouse Calvalho (Marseille, 31 décembre 1827 – Paris, 10 juillet 1895), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Duprez et obtint le 1er prix de chant en 1847. Elle débuta à l’Opéra-Comique en Mai 1850 dans L’Ambassadrice (Auber). Elle participa à Lire la suite… et Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite…. Don Juan ce serait M. BattailleBattaille, Charles-AmableCharles-Amable Battaille (Nantes, 30 septembre 1822 – Paris, 2 mai 1872), Basse. Après des études de médecine à Nantes, il vint à Paris et étudia au Conservatoire avec Manuel Garcia. Il obtint les premiers prix de chant, d’opera et d’opéra-comique en 1847 et débuta en 1848 à l’Opéra-CoLire la suite….