Le Courrier de Paris, 23 août 1859, [p. 1-2] (article signé E. Reyer).

Chronique musicale.

Chronique musicale ! si jamais un titre fut menteur, c’est assurément celui-là. Voilà près de quinze jours que je suis bien loin des tous ces élémens qui concourent d’habitude à l’élaboration d’un feuilleton de musique, et je serais fort embarrassé de dire si Mme Vestrali [Vestvali] a débuté dans Roméo et JulietteRoméo et JulietteRoméo et Juliette, opéra en quatre actes sur un livret de Felici Romani traduit par Charles Nuitter, mis en musique par Vincenzo Bellini, créé à l’Opéra le 7 septembre 1859. L’opéra original de Bellini, I Capuleti e i Montecchi, était en trois actes. Charles Nuitter employa la fin de lLire la suite… ou Mlle Guerra, qui n’a pas besoin de s’appeler Guerrabella, pour que chacun la nomme ainsi, dans l’ouvrage de M. Henri Potier ; j’ai beau regarder à droite et à gauche, aller en avant ou en arrière, je n’aperçois pas la moindre affiche de théâtre ; les refrains du TrovatoreTrovatore, IlIl Trovatore, opéra en quatre actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano  complété par Leone Emanuele Bardare et mis en musique par Giuseppe Verdi. L’œuvre fut créée au Théâtre Apollo à Rome le 19 janvier 1853 et au Théâtre-Italien à Paris le 23 décembre 1854.Lire la suite… moulus par l’orgue de Crémone, ne viennent plus caresser mon oreille ; j’ignore si l’on a fini par mettre d’accord les clochettes de La PagodePagode, LaLa Pagode, opéra-comique en deux actes sur un livret de Henri de Saint-Georges mis en musique par Benoit-Constant Fauconnier et créé à l’Opéra-Comique le 26 septembre 1859.Lire la suite…, et je ne rencontre pas sur mon chemin un seul élève du Conservatoire ayant remporté au dernier concours un second accessit de solfège. Si j’arrêtais une personne pour lui demander ce que pensent du nouvel opéra de dimanche les artistes de l’Opéra-Comique qui n’ont pas de rôles dans la pièce, le passant hausserait les épaules ou porterait instinctivement la main à son gousset ; le matin quand je m’éveille, j’entends des bruits de feuilles, des chants d’oiseaux, mais pas un seul être humain ne m’arrache au sommeil en criant d’une voix stridente, plaintive, aiguë, traînante et nasillarde son industrie ou sa marchandise ; de ma fenêtre je jouis du spectacle bien autrement imposant que celui des tours de Notre-Dame, du Panthéon, de Saint-Jacques et de Saint-Sulpice vue des hauteurs de Montmartre ; je ne me sens plus rôtir entre une plaque de zinc et une couche d’asphalte ; je me promène librement et j’aspire à pleins poumons l’air pur des montagnes ; je parcours de riches vallées, je foule l’herbe des gras pâturages et je remonte le cours du petit ruisseau qui sillonne la prairie pour me trouver en présence d’un torrent ou d’une cascade. Alors je m’assieds sur un quartier de roc, tapissé de mousse, j’écoute les bouillonnemens de la source, et peu m’importe vraiment de quelle façon M. Gueymard a chanté la veille le quatrième acte de La FavoriteFavorite, LaLa Favorite, opéra en quatre actes sur un livret de Alphonse Royer et Gustave Vaëz mis en musique par Gaetano Donizetti et créé à l’Opéra de Paris le 2 décembre 1840.Lire la suite… ou le cinquième acte de Robert le DiableRobert-le-diableRobert le Diable, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugene Scribe et  Germain Delavigne, mis en musique par Giacomo Meyerbeer, créé à l’Opéra de Paris le 21 novembre 1831.Lire la suite…. Il est plus facile qu’on ne pense d’être à trois mille lieues de Paris, et tout musicien peut, à un moment donné, s’éloigner sans tristesse du foyer artistique au milieu duquel il a l’habitude de vivre. Qu’il choisisse pour but de son voyage un pays accidenté où les sites varient à chaque pas ; qu’il gravisse les pentes escarpées et s’enfonce dans les profondeurs des forêts, au sein des solitudes ; quand il se trouvera en présence des magnificences que la nature déploie dans certains coins privilégiés du monde ; quand il entendra la voix des sapins transformés par le vent en gigantesques tuyaux d’orgues, il ne songera guère aux plus féeriques décors de nos grandes scènes, et les gazouillemens de nos fauvettes d’opéra comique arriveront à lui comme des murmures imperceptibles qui se confondront avec le chant du grillon dans les hautes herbes…

Vous en êtes, je suppose, à votre deuxième mois de canicule ; vous avez bu à longs traits la poussière de la ville et des faubourgs pendant que le thermomètre marquait trente-cinq degrés à l’ombre ; vous vous êtes endormi périodiquement sur le clavier d’un piano, ayant pour oreiller un cahier de papier de musique, vierge encore de sa première note, de son premier bémol ; un matin, votre concierge vous apporte une lettre d’un ami qui voyage en Suisse, en Allemagne ou en Italie ; ce jour-là, vous trouvez que la chaleur est plus insupportable que la veille ; les boulevards vous semblent tout à fait déserts, aucun événement musical ne se dessine à l’horizon ; OrphéeOrphée et EurydiceOrphée et Euridice, drame héroïque en trois actes sur un livret de Pierre-Louis Moline mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créé à l’Opéra de Paris le 2 août 1774.Lire la suite… n’est pas à l’étude, le Pardon de PloërmelPardon de Ploërmel, LeLe Pardon de Ploërmel, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 4 avril 1859.Lire la suite… et FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite… ne seront pas repris avant le commencement d’octobre ; vous savez, à n’en pas douter, que vous n’êtes indispensable au bonheur de personne, que votre absence ne sera guère plus remarquée que celle d’un troisième sujet sur une scène de second ordre ; vous vous êtes démontré déjà plus d’une fois que vous n’étiez pas assez riche pour vous livrer aux douceurs de la villégiature parisienne ; toutes ces réflexions faites, vous mettez six chemises et quelques hardes dans votre valise, un calepin dans une poche, un étui à cigares dans l’autre, et vous vous jetez dans un fiacre en criant au cocher : « Gare de Lyon » ou « gare de l’Est ! »

Vous vous êtes endormi à Paris, vous vous réveillez à la frontière. Et voilà comment je me trouve aujourd’hui au bord du lac de Neuchâtel, attendant un compagnon de voyage qui se fait un peu trop attendre et avec lequel je serai demain, dans les vallées de l’Unterwald ou sur le sommet du Righi. De Paris à Mulhouse on dort, de Mulhouse à Bâle on donne un souvenir aux amis que l’on a quittés la veille ; de Bâle à Nidau on se promène dans un wagon grand comme le foyer du Gymnase ; de Nidau à Neuchâtel, tandis que le bateau à vapeur glisse sur les eaux transparentes des deux lacs (le lac de Bienne et de Neuchâtel réunis par les méandres sinueux de la Thielle), on admire à droite les coteaux boisés de la chaîne du Jura, et à gauche les pics gigantesques des Alpes dont les cimes, en aucune saison, ne déposent leur couronne de neige.

Neuchâtel est une petite ville propre et élégante, adossée au flanc de la montagne, et dont les pieds baignent dans le lac ; de ses toits en tuiles rougeâtres s’élève une quantité de tourelles, de flèches et de clochetons comme dans la plupart des villes du Rhin ; son faubourg est bordé d’hôtels d’une architecture un peu lourde, habités par la noblesse du pays ; en fait de monumens on m’a montré le château, avec sa chapelle gothique et, un grand bâtiment carré dans lequel les jeunes filles de tout rang et de tout âge sont obligées d’aller recevoir les bienfaits d’une éducation gratuite.

Quant au théâtre, il peut être mis sur la même ligne que le théâtre de Blois, avec cette différence qu’il ne porte pas d’inscription ou d’enseigne écrit au charbon sur la façade, et qu’il est fermé à peu près trois cent soixante-cinq jours dans l’année. — Neuchâtel est une ville protestante. — Dans chaque maison il y a un piano ; de chaque piano, résonnant sous des doigts plus ou moins habiles, s’échappe telle phrase, telle mélodie qui vous indique bien vite le goût des dilettantes indigènes pour la musique allemande ; une jeune fille neuchâteloise, qui apprend à toucher du piano, n’est donc pas une voisine tout à fait insupportable.

Ah ! qu’il me tarde d’être réveillé par les cornemuses pluzernoises [lucernoises] sonnant le ranz des vaches sur le Righi, à l’heure où le soleil se lève. Jusqu’à présent, j’ai vu de magnifiques horizons, des sites pittoresques et de ravissans paysages, mais les costumes suisses, mais les chants suisses…. cela est à peu près aussi commun ici que dans les carrières de Montrouge.

J’ai parcouru le Val de Travers et le Val de Tuz [Ruz] parsemés l’un et l’autre de fermes, de villages et de chalets dessinant sur la montagne leurs silhouettes dentelées ; ce ne sont pas là, pourtant, les classiques chalets de l’Unterwald et de l’Oberland. Chacun de ces villages, d’un aspect tout moderne, est riche de son industrie, dont la célébrité est bien plus répandue à Hong-Kong qu’à Londres ou à Paris. C’est à Fleurier, principalement, que se fabriquent ces magnifiques montres chinoises qui pendent, en double exemplaire, à la ceinture des mandarins. J’ai vu, dans des hameaux de cinq ou six cents feux, des fabriques d’horlogerie vastes comme des casernes : chaque habitant est un ouvrier, et chaque ouvrier a sa spécialité dans l’un ou l’autre de ces petits engins qui concourent à la confection d’une montre. En général, ce sont les femmes qui règlent les mouvemens. Les enfans, accroupis sur les genoux de leurs mères, jouent avec des chronomètres comme nos bambins avec des hochets : si vous demandez l’heure qu’il est à n’importe quel citoyen de la Chaux-de-Fonds, de Travers, des Ponts-de-Martel ou du Locle, il vous répondra avec une assurance imperturbable : « Monsieur, il est telle heure, tant de minutes et tant de secondes. » Et vous vous croirez à mille lieues des fabricans de coucous de la forêt Noire.

J’ai rencontré à Neuchâtel des Anglaises qui n’étaient ni maigres ni rouges, et qui m’ont semblé même fort élégantes et fort gracieuses dans leur costume de touristes ; j’y ai vu des Viennoises à l’œil bleu, aux joues fraîches, colorées comme des pommes d’api ; des Françaises que l’on trouve jolies partout où on les rencontre, et une jeune femme russe qui occasionnait un véritable attroupement chaque fois qu’elle paraissait au balcon de l’hôtel des Alpes. À Neuchâtel, les attroupemens ne sont pas défendus et les belles personnes y font sensation plus que dans aucun pays du monde. Les femmes de la campagne, paysannes ou bourgeoises, sont coiffées, le dimanche, d’un petit chapeau de paille orné de fleurs, de fruits et de verdure qui rappelle, par sa forme, les modes de 1815 : ce genre de coiffure s’harmonise on ne peut mieux avec le reste de l’accoutrement. Ailleurs nous trouverons des jupes rouges bordées de velours noirs, des spencers à gorgerettes, des manches à sabots de dentelles et de longues flèches d’argent hardiment plantées dans d’opulentes torsades de cheveux blonds. Ces flèches d’argent ont leur légende ; on la trouvera racontée tout au long dans un de ces Guides que chaque touriste porte sous son bras comme un abbé son bréviaire. Elle a pour personnages principaux un seigneur qui prétend user de son droit, un habile archer, aïeul ou petit-fils de Guillaume Tell et une belle Unterwaldienne. Et la flèche passe de la poitrine du ravisseur dans le chignon de la jeune fille.

C’est à Neuchâtel que j’ai fait connaissance pour la première fois avec le char suisse, espèce de petite citadine fort étroite qui n’a qu’une seule ouverture à gauche et une banquette latérale sur laquelle on est assis de manière à ne voir absolument que l’un des côtés de la route. Ce genre de véhicule est très commode pour gravir les chemins escarpés qui sillonnent le flanc des montagnes ; mais il laisse beaucoup à désirer, soit en allant, soit en revenant, sous le rapport du charme et de la perspective. Ainsi on raconte qu’un Anglais (dans ce cas-là c’est toujours un Anglais) conduit par un automédon facétieux, a fait le tour du lac Léman sans apercevoir ni l’eau ni le rivage.

Jusqu’à présent j’ai très peu usé de char suisse dans mes diverses pérégrinations : avec un bâton ferré et de bonnes jambes, on fait presque autant de chemin, on ne perd pas un point de l’horizon, et on ne risque pas de s’endormir en route. A voir les bourgeois de Neuchâtel mollement balancés par les cahots de leurs véhicules, on devine qu’ils sont familiarisés depuis longtemps avec toutes les magnificences du paysage.

A Erlach, petite ville située près du lac de Bienne, j’ai assisté, il y a quelques jours, à une représentation de Preciosa PreciosaPreciosa, Op. 78, musique de scène pour le drame en quatre actes en allemand de Pius Alexander Wolff, d’après la nouvelle La Gitanilla de Cervantès, composée par Carl Maria von Weber et créé à Berlin le 14 mars 1821.Lire la suite…: la salle commune de l’auberge où j’étais descendu, avait été transformée en salle de spectacle et mise à la disposition d’une troupe allemande qui parcourait le pays avec une très mince provision de costumes et de décors ; l’orchestre était composé de deux violons, une contrebasse, un cor et une clarinette ; il n’y avait ni souffleur ni chef d’orchestre, et l’exécution n’a rien laissé à désirer….qu’un plus grand nombre d’instrumentistes. La prima donna m’a semblé d’une beauté remarquable ; mais ce dont je suis plus certain, c’est du charme et de la fraîcheur de son organe ; je regrette de n’avoir pas retenu le nom de cette étoile qui a filé le lendemain matin, sans se douter qu’elle avait produit une impression très grande sur un musicien habitué pourtant aux fioritures, aux points d’orgue et aux merveilleux éclats de voix des cantatrices parisiennes.

Un jour peut-être je retrouverai cette artiste nomade sur quelque scène de premier ordre, entourée de dilettantes armés de lorgnettes par qui son talent sera beaucoup moins apprécié que sa taille élégante et ses grands yeux bleus. Elle gagnera quatre-vingt mille francs par an et consentira à chanter toute espèce de musique.

Le mélodrame de PreciosaPreciosaPreciosa, Op. 78, musique de scène pour le drame en quatre actes en allemand de Pius Alexander Wolff, d’après la nouvelle La Gitanilla de Cervantès, composée par Carl Maria von Weber et créé à Berlin le 14 mars 1821.Lire la suite…, tel que je l’ai entendu dans l’auberge d’Erlach, avec les paroles de Pius-Alexander Wolff, ressemble fort peu au pastiche (pardon du mot) qui, sous le nom d’opéra comique, a été représenté l’année dernière au Théâtre-Lyrique. J’y ai vainement cherché, par exemple, ce jeune seigneur mélancolique qui confie son chagrin d’amour à la barbe blanche d’un vénérable précepteur. Et il y a cependant un amoureux dans la pièce. Mais, en revanche, j’y ai applaudi toute la partie mélodramatique de l’œuvre de Weber, que l’on ne prend pas la peine d’imprimer dans les partitions françaises et qui n’existe que dans les partitions allemandes.

J’ajouterai ici un petit détail qui n’est pas sans intérêt : la partition de PreciosaPreciosaPreciosa, Op. 78, musique de scène pour le drame en quatre actes en allemand de Pius Alexander Wolff, d’après la nouvelle La Gitanilla de Cervantès, composée par Carl Maria von Weber et créé à Berlin le 14 mars 1821.Lire la suite…, grand format, avec accompagnement de piano, publiée à Wolfenbüttel, est marquée dix silber groschen, et se vend deux francs à Neuchâtel. Je livre ce chiffre modique à la méditation de messieurs les éditeurs parisiens.

Le rôle de la bohémienne Wiarda était joué avec beaucoup de verve et de sentiment par une actrice dont le visage était recouvert d’une couche de bistre à faire envie à Mme Nantier-Didiée dans TrovatoreTrovatore, IlIl Trovatore, opéra en quatre actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano  complété par Leone Emanuele Bardare et mis en musique par Giuseppe Verdi. L’œuvre fut créée au Théâtre Apollo à Rome le 19 janvier 1853 et au Théâtre-Italien à Paris le 23 décembre 1854.Lire la suite…. Quant aux chœurs, ils étaient en nombre suffisant et fonctionnaient avec cet ensemble, cette intelligente précision et cette justesse inconnus à la plupart de nos sociétés chorales.

J’adresserai les mêmes éloges, et bien d’autres encore, à la Société du Grutly, très populaire en Suisse et en Allemagne. Cette société compte une très grande quantité de membres et se divise en une infinité de sections qui se réunissent aux jours des fêtes fédérales et des tournois solennels.

J’ai entendu une de ces sections, dans un petit village du Val de Ruz, et c’est sans doute pour ces excellens chanteurs que l’on avait attaché, entre deux poteaux plantés sur la grand’place, un écusson tout enrubanné, tout orné de fleurs, sur lequel on lisait : Seien sie willkommen ! (Soyez les bienvenus !)

Une heureuse nouvelle me parvient à l’instant ; j’apprends qu’un grand festival, dirigé par Hector Berlioz, aura lieu cette année à Baden-Baden, comme les années précédentes ; le programme est splendide ; on y exécutera les quatre premières parties de Roméo et JulietteRoméo et JulietteRoméo et Juliette, opéra en quatre actes sur un livret de Felici Romani traduit par Charles Nuitter, mis en musique par Vincenzo Bellini, créé à l’Opéra le 7 septembre 1859. L’opéra original de Bellini, I Capuleti e i Montecchi, était en trois actes. Charles Nuitter employa la fin de lLire la suite… et deux morceaux (un duo et une scène), empruntés au nouvel opéra les TroyensTroyens, LesLes Troyens, opéra en cinq actes sur un livret et une musique de Hector Berlioz dont les trois derniers actes furent créés sous la direction de Berlioz au Théâtre-Lyrique de Paris le 4 novembre 1863 sous le titre: Les Troyens à Carthage.Lire la suite…, dont les paroles et la musique sont de M. Hector Berlioz.

Dussent ces bons Badois, que j’ai connus si doux, si bienveillans et si hospitaliers, s’être transformés en ogres et me dévorer tout vivant, je serai à Bade le 29 août.

Décidément, je me suis trompé en écrivant au commencement de ce feuilleton que jamais titre ne fut plus menteur que celui de ma chronique.