La Revue de Paris, 15 septembre 1853, p. 976-981 (article signé E. Reyer).

Revue musicale.

Le NababNabab, LeLe Nabab, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe et Henri de Saint-Georges mis en musique par Fromental Halévy et créé à l’Opéra-Comique le 1er septembre 1853.Lire la suite…, opéra comique en trois actes, paroles de MM. ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite… et Saint-GeorgesSaint-Georges, Jules-Henri Vernoy deJules-Henri Vernoy de Saint-Georges (Paris, 7 novembre 1799 – Paris, 23 décembre 1875), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit d’abord un roman puis il se tourna vers la scène et écrivit plusieurs comédies, drames et vaudevilles et produisit pendant cinquante ans des livrets d’opéras eLire la suite…, musique de M. F. HalévyHalévy, Jacques-Fromental-ÉlieJacques-Fromental-Élie Halévy (Paris, 27 mai 1799 – Nice, 12 mars 1862), compositeur. Il étudia la composition au Conservatoire de Paris avec Cherubini et Méhul et obtint le Prix de Rome en 1819. Il débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1827 avec L’Artisan et produisit à ce théâtrLire la suite…. — La MoissonneuseMoissonneuse, LaLa Moissonneuse, drame lyrique en trois actes sur un livret d’Anicet Bourgeois et Michel Masson mis en musique par Adolphe Vogel et créé au Théâtre-Lyrique le 3 septembre 1853.Lire la suite…, drame-lyrique en quatre actes et cinq tableaux, paroles de MM. Anicet Bourgeois et Michel Masson, musique de M. A. VogelVogel, Charles Louis AdolpheCharles-Louis-Adolphe Vogel (Lille, 17 mai 1808 – Paris, 11 septembre 1892), compositeur. Il étudia le violon avec Rodolphe Kreutzer et la composition avec Antonin Reicha. Ses romances furent populaires et son premier opéra-comique, Le Podestat (1831), fut repris en 1844. Pour l’Opéra royal dLire la suite…. — La Princesse de TrébizondePrincesse de Trébizonde, LaLa Princesse de Trébizonde, prologue en un acte sur un livret de Jules-Edouard Alboize de Pujol et d’Adolphe de Leuven servant de pastiche à la musique de Nicolas Louis, Morin, Jean-Baptiste Weckerlin, Eugène Gautier, Gioachino Rossini et Jean-Philippe Rameau créé au Théâtre-Lyrique de PariLire la suite…, prologue en deux tableaux, musique de MM. WekerlinWeckerlin, Jean-Baptiste-TheodoreJean-Baptiste-Théodore Weckerlen, dit Weckerlin (Guebwiller, 9 novembre 1821 – Trottberg, 10 [20 ?] mai 1910), compositeur, musicologue et bibliothécaire. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine Elwart. En 1850, il fut nommé chef de chœur de la Société Sainte-Cécile. Il fut bLire la suite…, N. Louis, etc., etc. — Les Soirées d’automneSoirées d’automne, LesLes Soirées d’automne, douze mélodies pour voix et piano sur des poèmes de Gustave de Penmarch, Victor Hugo, Adrien Decourcelle, Charles Lebaigue, Alfred de Musset, Alphonse de Lamartine et E. de C., mis en musique par Alfred Dufresne.Lire la suite…, douze mélodies, par M. Alfred DufresneDufresne, AlfredJacques-Marie-Alfred Dufresne (Orléans, ? 1822 – Paris, 18 mars 1863), compositeur. Il fut l’élève de Halévy au Conservatoire de Paris. Il composa de nombreuses mélodies sur des poèmes de Jules Verne, Victor Hugo, Alfred de Musset et Alphonse de Lamartine notamment, parmi lesquelles Les SoLire la suite…. — Le Théâtre-Italien.


N’allez pas, sur la foi du titre pompeux de la nouvelle pièce de M. ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite…, rêver de toutes les merveilles de l’Inde et rebâtir un de ces somptueux palais à colonnes d’albâtre tout peuplé d’idoles, de bayadères, de javanaises et d’éléphants ; ne vous attendez pas à voir s’avancer, grave et souriant au milieu d’une nuée d’esclaves, un Mounoussamy quelconque dont vous aurez entrevu la silhouette dans un roman de MéryMéry, Francois-Joseph-Pierre-AndréFrançois-Joseph-Pierre-André Méry (Les Aygalades près de Marseille, 21 janvier 1798 – Paris, 17 juin 1866), écrivain. Il étudia le droit à Aix-en-Provence avant de fonder le périodique Le Phocéen en 1820 et plus tard La Méditerranée. En 1824, il vint à Paris et collabora au journal Le Lire la suite…, caressant de sa main jaunie la croupe de son tigre familier et faisant scintiller à vos yeux les dépouilles les plus précieuses de Golconde et de Visapour. Vous en seriez pour vos frais d’imagination et vous auriez à redescendre des sommets de votre fantaisie dans le terre à terre le plus prosaïque du monde. Siva, Brahma et Wishnou n’ont rien à faire au milieu des personnages que M. ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite… vient de mettre en scène, et il n’était pas nécessaire de nous conduire à grands frais à Calcutta et de nous mener promener sur les bords du Gange pour nous offrir le spectacle d’une intrigue vulgaire qui aurait pu se passer non loin de la mare d’Auteuil, dans une villa du bois de Boulogne.

Lord Evendale s’ennuie : il est trop riche et il n’a pas assez de philosophie pour supporter l’humeur querelleuse de sa femme et voir, sans sourciller, les œillades que l’inconstante lady adresse à l’habit rouge de son cousin. Le seul moyen d’échapper au spleen, cette incurable maladie des millionnaires, c’est de se tuer, et lord Evendale, après avoir réfléchi à plusieurs genres de suicide, donne la préférence à l’opium. Heureusement qu’un ami à lui, le docteur Clifford, arrive assez à temps pour arrêter, sur les lèvres du nabab, le sorbet empoisonné avec lequel il allait se désaltérer pour la dernière fois. Ce docteur Clifford, distrait comme sont tous les savants, s’est laissé approcher d’un peu trop près par un détachement des soldats de Schamyl-Bey, un jour qu’il herborisait sur les montagnes du Caucase. Emmené prisonnier, il a subi, pendant cinq ans, les humiliations les plus désagréables, mais le bâton l’a rendu philosophe, et il prend en pitié les prétendues infortunes de lord Evandale, auquel il promet la plus complète guérison. Une année de misère et de travail, voilà tout le secret de l’ordonnance du docteur.

Le nabab remet sa fortune entre les mains de Clifford, donne deux coups d’épée à son cousin le baronnet et trois cent guinées à Mlle Dora, jeune fillette dont la mère est morte de chagrin et de la fièvre jaune, et à laquelle il fait l’aumône en lui tournant le dos. Cette précaution n’était pas superflue, comme on le verra par la suite de l’histoire. Aussitôt après, lord Evandale fait voile vers la Nouvelle-Galle, et la toile tombe sur le premier acte.

 Au second, M. ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite… nous montre l’intérieur d’une manufacture de tabac affermée par l’oncle Toby. Dora, sa nièce, est investie des délicates fonctions de caissier et de teneur de livres ; lord Evandale, sous le nom de George Preston, entré dans la fabrique comme simple ouvrier, attend son brevet de contre-maître pour demander à Toby la main de Mlle Dora à laquelle il fait, depuis un an, les plus tendres aveux. Un article du Morning-Chronicle l’a rassuré sur le sort de lady Evandale qui a péri dans un naufrage, en compagnie du baronnet. Tout irait pour le mieux si un incident assez inattendu ne venait démontrer à George Preston avec quelle réserve il convient d’accueillir les nouvelles publiées par les journaux. D’une chaise de poste, qui se brise à la porte même de la manufacture, descendent une jeune femme et un élégant cavalier vêtu de l’uniforme des sous-lieutenants de la Compagnie des Indes. George Preston, qui s’est empressé de courir au devant des nouveaux venus, fait une singulière grimace en se trouvant nez à nez avec sa femme et son éternel cousin. Sir Arthur se tire de cette position embarrassante en se livrant à une série d’éternuments qu’il attribue à l’odeur du tabac, et lesquels le dispensent de se mêler à la scène de reconnaissance qui a lieu entre les deux époux. Lord Evandale demande le divorce ; sa femme, plus entêtée et plus acariâtre que jamais, refuse obstinément, et Mlle Dora remet, en attendant, dans le tiroir de sa commode son costume de fiancée et sa couronne de fleurs d’oranger. Cela s’embrouille, n’est-ce pas? Mais vous allez voir avec quelle habileté M. ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite… sait se tirer des situations les plus difficiles. Comme lord Evandale pourrait bien en revenir à son sorbet empoisonné et que la pièce finirait d’une façon un peu trop tragique, le baron Kourakoff, ci-devant docteur Clifford, intervient fort à propos pour préparer un dénoûment plus approprié à l’exquise sensibilité des habitués de l’Opéra-Comique. Il surprend les deux époux dans une charmante résidence qu’ils habitent près de la manufacture de tabac, se livrant au tête-à-tête le plus orageux. Ce bon docteur, qui joue le rôle du Destin dans la pièce de M. ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite…, met la main devant ses yeux, sous prétexte de cacher son émotion et aussi afin de donner à lady Evandale le loisir de disparaître. Cela fait, il tire de sa poche un pli cacheté, en assurant son ami que c’est là un talisman infaillible contre les obsessions de sa femme. Ce talisman est un contrat en bonne forme constatant la bigamie de miss Corilla, cantatrice à la Scala ou à San-Carlo, qui, mariée une première fois au docteur Clifford et le croyant à jamais enseveli au fond des neiges de la Russie, s’est hâtée de convoler en secondes noces, sans avoir pris des renseignements assez précis sur l’existence de son premier mari. Lady Evandale redevient mistress Clifford, comme devant, et Mlle Dora épouse l’ex-nabab, auquel elle pardonne volontiers son déguisement.

En racontant avec quelques détails les différentes péripéties de ce poëme (c’est ainsi que cela s’appelle en style de théâtre), nous n’avons eu d’autre pensée que d’en démontrer les impossibilités et les invraisemblances. Puissions-nous avoir réussi ! Ce dont nous nous sommes abstenu, dans une intention charitable et aussi parce que l’espace qui nous est réservé dans cette Revue ne nous aurait pas permis de le faire, c’est de reproduire les facéties vieillottes, les plaisanteries usées et le langage vulgaire devant lesquels s’est pâmé d’aise, le soir de la première représentation, le public malin et lettré de l’Opéra-Comique. Il applaudissait à rompre ses gants, et c’est là, on le sait, le signe le plus évident que les gens du monde puissent donner de leur enthousiasme. La pièce a fait le succès de la musique. Quant à nous, nous pouvons affirmer que nous n’aurions pas attendu la fin de l’intrigue, si M. HalévyHalévy, Jacques-Fromental-ÉlieJacques-Fromental-Élie Halévy (Paris, 27 mai 1799 – Nice, 12 mars 1862), compositeur. Il étudia la composition au Conservatoire de Paris avec Cherubini et Méhul et obtint le Prix de Rome en 1819. Il débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1827 avec L’Artisan et produisit à ce théâtrLire la suite… ne nous eût tenu cloué à notre stalle sous le charme de ses délicieuses mélodies. Le musicien qui a su trouver des inspirations sur un pareil libretto est de force à mettre en musique l’Almanach liégeois ou la carte d’un restaurant à vingt-deux sous.

M. HalévyHalévy, Jacques-Fromental-ÉlieJacques-Fromental-Élie Halévy (Paris, 27 mai 1799 – Nice, 12 mars 1862), compositeur. Il étudia la composition au Conservatoire de Paris avec Cherubini et Méhul et obtint le Prix de Rome en 1819. Il débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1827 avec L’Artisan et produisit à ce théâtrLire la suite…, dans sa nouvelle partition, n’a pas cherché à faire de la couleur locale, et après l’ouverture, écrite presque d’un bout à l’autre sur un rhythme ternaire, vif et gracieux, la toile aurait pu nous laisser voir, sans que nous en fussions surpris le moins du monde, un tout autre tableau qu’une décoration représentant l’intérieur d’un palais indien. Lady Evandale, étendue sur un divan oriental et rafraîchie par le balancement d’éventails à plumes d’autruche, chante un cantabile en la bémol empreint d’une nonchalante coquetterie. Elle quitte sa position horizontale pour lancer, avec une perfection et un brio qui ne permettent pas de douter de ses anciens succès au théâtre de la Scala, les fioritures et les vocalises d’une très-jolie cabalette :

Vive le caprice !

J’aime l’inconstance et le changement.

Dans le duo qui suit, les deux époux se querellent de la façon la plus spirituelle, comme cela doit être entre gens bien élevés. Cette situation a été fort bien rendue par le musicien.

La romance chantée par Dora respire la plus tendre mélancolie. Des staccati faits par le basson et le hautbois donnent de l’originalité à l’accompagnement. Après avoir reçu les trois cents guinées de lord Evandale, la pauvre orpheline laisse éclater sa joie dans un allegretto plein de verve et de mouvement. La scène finale est magistralement traitée ; la phrase chantée par lord Evandale sur ces paroles :

Mes amis, puisqu’il faut qu’on succombe,

Succombons au plaisir,

est reprise par le chœur, et les instruments s’unissent aux voix dans un tutti qui produit un très-grand effet. On entend dans la coulisse une marche exempte de clochettes et de tams-tams, indiquant d’une manière suffisante qu’il ne s’agit pas ici de l’approche d’un palanquin : c’est lady Evandale qui se rend au bal du gouverneur, escortée par la musique du régiment de sir Arthur.

Au second acte, nous avons remarqué les couplets sur les Délices du tabac : un charmant duo (le duo du Baiser) entre George Preston et Dora, puis un air d’une allure remplie de franchise et de gaieté, dans lequel Toby dit à son futur gendre :

Tu n’es pas mon neveu, mais tu en es digne.

Ah ! M. ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite…, vous qui parlez ainsi, vous n’êtes pourtant ni Auvergnat, ni Marseillais, mais vous en êtes digne. L’acte se termine par un morceau d’ensemble :

Sort fatal ! perfide journal !

accompagné par de jolis dessins de violoncelles et d’altos en sourdines, et dans lequel la progression des voix et de l’orchestre est très-habilement ménagée.

Après un entr’acte pendant lequel l’enthousiasme excité par le poëme passe des loges dans les couloirs, le rideau se lève sur une sérénade donnée à l’oncle Toby par des joueurs de cornemuse, cet instrument qui vous fait payer si cher l’hospitalité que l’on reçoit pour rien en Ecosse. Vient ensuite un chœur de chasseurs imitant avec la voix les aboiements de la meute, puis une délicieuse ballade dialoguée entre Toby et Dora, un de ces refrains tendres et mélancoliques, tout pleins de la poésie des montagnes. M. HalévyHalévy, Jacques-Fromental-ÉlieJacques-Fromental-Élie Halévy (Paris, 27 mai 1799 – Nice, 12 mars 1862), compositeur. Il étudia la composition au Conservatoire de Paris avec Cherubini et Méhul et obtint le Prix de Rome en 1819. Il débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1827 avec L’Artisan et produisit à ce théâtrLire la suite…, qui a quelquefois travaillé sur des libretti de la valeur de celui-ci, a été rarement mieux inspiré ; il a répondu une fois de plus, et d’une façon qui nous paraît péremptoire, aux gens qui lui reprochent d’être trop savant et de manquer de mélodie. La partie bouffe de la partition du NababNabab, LeLe Nabab, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe et Henri de Saint-Georges mis en musique par Fromental Halévy et créé à l’Opéra-Comique le 1er septembre 1853.Lire la suite… est écrite avec cette verve comique que l’on trouve dans les meilleurs opéras italiens, et jamais l’auteur de la JuiveJuive, LaLa Juive, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Fromental Halévy et créé à l’Opéra de Paris le 23 février 1835.Lire la suite…, de L’EclairEclair, L’L’Eclair, drame lyrique en trois actes sur un livret de Henri de Saint-Georges et d’Eugène de Planard mis en musique par Fromental Halévy et créé à l’Opéra-Comique le 30 décembre 1830.Lire la suite… et de Charles VICharles VICharles VI, opéra en cinq actes sur un livret de Casimir et Germain Delavigne mis en musique par Fromental Halévy et créé à l’Opéra de Paris le 15 mars 1843.Lire la suite… n’avait mis autant de distinction et de clarté dans ses accompagnements. Le NababNabab, LeLe Nabab, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe et Henri de Saint-Georges mis en musique par Fromental Halévy et créé à l’Opéra-Comique le 1er septembre 1853.Lire la suite… ne cédera la place qu’à l’opéra de M. MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite…, et tout nous porte à croire qu’il est pour assez longtemps encore sur l’affiche.

Le Théâtre-Lyrique a fait sa réouverture par un opéra-séria, dont le héros est une des figures les plus étonnantes et les plus originales du dix-huitième siècle ; mais les auteurs, MM. Anicet Bourgeois et Michel Masson, avec ce sans-gêne qui caractérise les grands dramaturges de notre époque, n’ont pas craint, en mettant en scène Joseph Balsamo, de le présenter comme une espèce d’aventurier de grande route, comme le type le plus vulgaire du charlatan et de l’escroc. Ils le font courir, en compagnie d’un compère, moitié voleur, moitié jobard, à la poursuite d’une jeune fille appelée Michelma (un nom bien trouvé), et dont la lucidité a déjà rendu d’importants services à l’habile magnétiseur. BalsamoBalsamo, Giuseppe dit comte de CagliostroGiuseppe Balsamo (Palerme, 2 juin 1743 – Forteresse San Leo près de Saint-Marin, 26 août 1795), aventurier plus connu sous son nom d’emprunt, comte Alexandre de Cagliostro. Médecin, adepte de l’occultisme, franc-maçon, il fut compromis et emprisonné dans l’affaire du Collier de la reineLire la suite… rencontre Michelma dans une ferme où elle fait la moisson ; quelques passes lui suffisent pour endormir ce précieux sujet, qui essaye en vain de se débattre contre l’action du fluide ; une fois endormie et sous l’influence de la volonté de BasalmoBalsamo, Giuseppe dit comte de CagliostroGiuseppe Balsamo (Palerme, 2 juin 1743 – Forteresse San Leo près de Saint-Marin, 26 août 1795), aventurier plus connu sous son nom d’emprunt, comte Alexandre de Cagliostro. Médecin, adepte de l’occultisme, franc-maçon, il fut compromis et emprisonné dans l’affaire du Collier de la reineLire la suite… [Balsamo]Balsamo, Giuseppe dit comte de CagliostroGiuseppe Balsamo (Palerme, 2 juin 1743 – Forteresse San Leo près de Saint-Marin, 26 août 1795), aventurier plus connu sous son nom d’emprunt, comte Alexandre de Cagliostro. Médecin, adepte de l’occultisme, franc-maçon, il fut compromis et emprisonné dans l’affaire du Collier de la reineLire la suite…, Michelma dérobe une cassette dont le dépôt a été confié au fermier Mattéo. Celui-ci accuse son fils Juliano, un assez mauvais sujet qui s’est affublé d’un faux titre de baron, pour s’immiscer plus facilement dans les bonnes grâces d’une duchesse qui tient en même temps une table d’hôte et un tripôt. Dans son exaspération, le père Mattéo s’arme d’une carabine et veut tuer le prétendu coupable ; mais Michelma qui aime en secret Juliano se dévoue pour le sauver, et, tout en ignorant le crime qu’elle a commis pendant son sommeil, elle en fait l’aveu devant le barigel (en italien barigello). Si les auteurs ont désigné ainsi le magistrat, dont les fonctions équivalent à celles de bailli, c’est sans doute dans le but de conserver à leur histoire toute sa couleur locale, et pour n’éveiller à ce moment-là dans l’esprit des spectateurs aucune comparaison entre Michelma et la servante de Palaisau. Michelma est emprisonnée, puis délivrée par BalsamoBalsamo, Giuseppe dit comte de CagliostroGiuseppe Balsamo (Palerme, 2 juin 1743 – Forteresse San Leo près de Saint-Marin, 26 août 1795), aventurier plus connu sous son nom d’emprunt, comte Alexandre de Cagliostro. Médecin, adepte de l’occultisme, franc-maçon, il fut compromis et emprisonné dans l’affaire du Collier de la reineLire la suite…, et après une promenade aux flambeaux dans les catacombes de Rome, le magnétiseur, nanti de la précieuse cassette, tombe entre les mains d’une escouade de dragons, et Juliano et Michelma reçoivent la bénédiction du père Mattéo. En mettant en scène un pareil libretto, le Théâtre-Lyrique a voulu prouver qu’il était en mesure de soutenir la concurrence que lui fait son confrère de la rue Favart.

Sur ce canevas dépourvu d’intérêt, M. VogelVogel, Charles Louis AdolpheCharles-Louis-Adolphe Vogel (Lille, 17 mai 1808 – Paris, 11 septembre 1892), compositeur. Il étudia le violon avec Rodolphe Kreutzer et la composition avec Antonin Reicha. Ses romances furent populaires et son premier opéra-comique, Le Podestat (1831), fut repris en 1844. Pour l’Opéra royal dLire la suite…, connu par sa belle mélodie de L’Ange déchuAnge déchu, L’L’Ange déchu, mélodie pour voix et piano ou guitare sur des paroles de Gustave Desfossé mis en musique par Adolphe Vogel.Lire la suite…, a écrit une partition dans laquelle il y a autant d’inexpérience que de savoir, et qui contient beaucoup plus de réminiscences que d’idées neuves ; préoccupé du désir de faire grand, pour nous servir de l’expression pittoresque de M. Nestor Roqueplan, il ne s’est pas contenté d’imiter les grands maîtres, il les a copiés. L’accompagnement de l’air de Grâce de RobertRobert, Leopold LouisLéopold-Louis Robert (La Chaux-de-Fonds/ Suisse, 13 mai 1794 – Venise, 20 mars 1835), peintre. Il vint à Paris en 1810 et étudia d’abord la gravure avec Charles Girardet, puis la peinture avec Louis David en 1812. La France ayant perdu le canton de Neufchâtel en 1815, il ne fut plus considLire la suite… le Diable, celui de l’Invocation à la nuit du DésertDésert, LeLe Désert, ode-symphonie en trois parties pour solistes et orchestre sur un poème d’Auguste Collin mis en musique par Félicien David et créée à la salle du Conservatoire de Paris le 8 décembre 1844.Lire la suite… et le final de la LucieLucia di LamermoorLucia di Lammermoor, dramma tragico en trois actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano, d’après The Bride of Lammermoor  de Walter Scott, mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre San Carlo de Naples le 26 septembre 1835 et au Théâtre-Italien de Paris le 12 déceLire la suite… sont trop fidèlement reproduits dans l’opéra de M. VogelVogel, Charles Louis AdolpheCharles-Louis-Adolphe Vogel (Lille, 17 mai 1808 – Paris, 11 septembre 1892), compositeur. Il étudia le violon avec Rodolphe Kreutzer et la composition avec Antonin Reicha. Ses romances furent populaires et son premier opéra-comique, Le Podestat (1831), fut repris en 1844. Pour l’Opéra royal dLire la suite… pour qu’on puisse croire que ce sont là de ces emprunts involontaires communs à bien des compositeurs. Quant à l’orchestration, elle est lourde et bruyante, même dans les passages où le musicien aurait dû charger sa palette des nuances les plus délicates. Quelle nécessité, par exemple, d’employer les trombones et la grosse caisse pour annoncer l’arrivée d’un chœur de moissonneuses ? Nous n’aimons pas davantage l’effet produit par le cor et le hautbois jouant ensemble la même mélodie à une octave d’intervalle. Citons maintenant au nombre des meilleures pages de la partition, les quelques mesures qui servent d’introduction, l’air de Mattéo, un duo d’une bonne facture chanté par Mattéo et son fils, l’andante de la cavatine de Michelma est un très-joli duo, dont la mélodie est dialoguée, et que Michelma chante avec Mattéo ; la scène du magnétisme ne nous paraît pas parfaitement réussie ; il y a de charmantes choses dans le ballet du deuxième acte, qui est traité avec une verve tout italienne ; la fête de la moisson reproduit très-exactement le tableau de Léopold RobertRobert, Leopold LouisLéopold-Louis Robert (La Chaux-de-Fonds/ Suisse, 13 mai 1794 – Venise, 20 mars 1835), peintre. Il vint à Paris en 1810 et étudia d’abord la gravure avec Charles Girardet, puis la peinture avec Louis David en 1812. La France ayant perdu le canton de Neufchâtel en 1815, il ne fut plus considLire la suite…, et l’action chorégraphique est chaudement menée par un essaim de jeunes vierges qui exécutent avec une adorable naïveté de gestes les danses les plus joyeuses et les plus lascives de la campagne de Rome.

Le prologue d’ouverture ayant pour titre la Princesse de TrébizondePrincesse de Trébizonde, LaLa Princesse de Trébizonde, prologue en un acte sur un livret de Jules-Edouard Alboize de Pujol et d’Adolphe de Leuven servant de pastiche à la musique de Nicolas Louis, Morin, Jean-Baptiste Weckerlin, Eugène Gautier, Gioachino Rossini et Jean-Philippe Rameau créé au Théâtre-Lyrique de PariLire la suite…, n’a été joué que le lendemain de la première représentation de la MoissonneuseMoissonneuse, LaLa Moissonneuse, drame lyrique en trois actes sur un livret d’Anicet Bourgeois et Michel Masson mis en musique par Adolphe Vogel et créé au Théâtre-Lyrique le 3 septembre 1853.Lire la suite…. Ce prologue, qui a été mis en musique par plusieurs compositeurs, dont quelques-uns, et des meilleurs, désirent garder l’anonyme, nous peint les tracasseries d’un maëstro qui dirige lui-même la répétition de son opéra. C’est une série de scènes fort divertissantes où l’on reconnaît le faire spirituel de M. de LeuvenLeuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 – Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d’un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite…, une lanterne magique destinée à faire passer sous les yeux du public le personnel complet de la troupe de M. SévesteSéveste, JulesDésiré-Henri-Jules Séveste (Paris, 19 mars 1803 – Meudon, 30 juin 1854), directeur. Fils de Pierre Séveste, en 1822 il se joignit à son père qui dirigeait le théâtre de Saint-Cloud. Avec son frère, Edmond Séveste, il fonda le Théâtre de Belleville en 1828 et obtint le privilège de prLire la suite… [Seveste]. Mlle GarnierGarnier, MarieMarie Garnier (? – ?), contralto. Engagée au Théâtre-Lyrique en 1852, elle participa aux créations de Si j’étais roi (Adam, 1852), Le Roi des Halles (Adam, 1853) et Colin-Maillard (Hignard, 1853). Elle créa le rôle-titre de Rose et Narcisse (Barbier, 1855) puis quitta le Théâtre-Lyrique pLire la suite…, jeune et jolie personne à la chevelure opulente et dorée, chante dans cette amusante bouffonnerie de délicieux couplets, qui ne sont peut-être pas de M. AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite…, mais qui, assurément, n’ont pu être écrits que par un musicien doué comme lui d’un talent plein de finesse et de distinction. La MoissonneuseMoissonneuse, LaLa Moissonneuse, drame lyrique en trois actes sur un livret d’Anicet Bourgeois et Michel Masson mis en musique par Adolphe Vogel et créé au Théâtre-Lyrique le 3 septembre 1853.Lire la suite… alterne avec la Princesse de TrébizondePrincesse de Trébizonde, LaLa Princesse de Trébizonde, prologue en un acte sur un livret de Jules-Edouard Alboize de Pujol et d’Adolphe de Leuven servant de pastiche à la musique de Nicolas Louis, Morin, Jean-Baptiste Weckerlin, Eugène Gautier, Gioachino Rossini et Jean-Philippe Rameau créé au Théâtre-Lyrique de PariLire la suite… et le Roi des hallesRoi des halles, LeLe Roi des halles, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Adolphe de Leuven et Léon Brunswick mis en musique par Adolphe Adam et créé au Théâtre-Lyrique le 11 avril 1853.Lire la suite…, dont la reprise a rappelé le succès des premiers jours.

Nous venons de parcourir un recueil de mélodies qui nous est envoyé par l’auteur, M. Alfred DufresneDufresne, AlfredJacques-Marie-Alfred Dufresne (Orléans, ? 1822 – Paris, 18 mars 1863), compositeur. Il fut l’élève de Halévy au Conservatoire de Paris. Il composa de nombreuses mélodies sur des poèmes de Jules Verne, Victor Hugo, Alfred de Musset et Alphonse de Lamartine notamment, parmi lesquelles Les SoLire la suite…. Ce recueil, poétiquement intitulé les Soirées d’automneSoirées d’automne, LesLes Soirées d’automne, douze mélodies pour voix et piano sur des poèmes de Gustave de Penmarch, Victor Hugo, Adrien Decourcelle, Charles Lebaigue, Alfred de Musset, Alphonse de Lamartine et E. de C., mis en musique par Alfred Dufresne.Lire la suite…, ne doit pas être confondu avec les cartonnages qui, à cette époque de l’année, laissent entrevoir à l’horizon leur silhouette gaufrée, dorée, veloutée et armoriée : les Soirées d’automneSoirées d’automne, LesLes Soirées d’automne, douze mélodies pour voix et piano sur des poèmes de Gustave de Penmarch, Victor Hugo, Adrien Decourcelle, Charles Lebaigue, Alfred de Musset, Alphonse de Lamartine et E. de C., mis en musique par Alfred Dufresne.Lire la suite… forment une petite partition, simplement brochée, et qui a la prétention de rester complètement étrangère aux amateurs d’images, de ponts-neufs et de chansonnettes. M. DufresneDufresne, AlfredJacques-Marie-Alfred Dufresne (Orléans, ? 1822 – Paris, 18 mars 1863), compositeur. Il fut l’élève de Halévy au Conservatoire de Paris. Il composa de nombreuses mélodies sur des poèmes de Jules Verne, Victor Hugo, Alfred de Musset et Alphonse de Lamartine notamment, parmi lesquelles Les SoLire la suite… a eu le bon goût de demander la plupart de ses inspirations à l’œuvre de nos plus grands poètes : LamartineLamartine, Alphonse-Marie-LouisAlphonse-Marie-Louis de Prat de Lamartine (Mâcon, 21 octobre 1790 – Paris, 28 février 1869), poète et homme politique. Il acquit une immense célébrité avec son premier recueil de poèmes, Méditations poétiques (1820). Il publia ensuite Les Harmonies poétiques et religieuses (1830) et les Lire la suite…, Alfred de MussetMusset, Louis-Charles-Alfred deLouis-Charles-Alfred de Musset (Paris, 11 décembre 1810 – Paris, 2 mai 1857), écrivain. Un des représentant du romantisme, il a écrit des pièces de théâtres dont : Les Caprices de Marianne (1833), Fantasio (1834), On ne badine pas avec l’amour (1834), Lorenzaccio (1834), Le Chandelier (1Lire la suite…, Théophile GautierGautier, TheophileThéophile Gautier ( Tarbes, 30 aout 1811 – Paris, 23 mai 1872), écrivain, journaliste. Il fit ses études à Paris où il se lia d’amitié avec Gérard Nerval et fut un grand défenseur de Victor Hugo. Pour Gauthier, la musique, la peinture et la poésie étaient les éléments fondamentaux dLire la suite… et Victor HugoHugo, VictorVictor Hugo (Besançon, 26 février 1802 – Paris, 22 mai 1885), écrivain. Tête de file du romantisme, il publia de nombreux poèmes dont Odes (1822), Les Orientales (1829), Les Feuilles d’automne (1831) et surtout le manifeste du romantisme qu’est sa préface à son drame historique CromwellLire la suite…. M. Gustave de Penmarch, dont le nom est déjà connu des lecteurs de la Revue de Paris, a fourni également à M. DufresneDufresne, AlfredJacques-Marie-Alfred Dufresne (Orléans, ? 1822 – Paris, 18 mars 1863), compositeur. Il fut l’élève de Halévy au Conservatoire de Paris. Il composa de nombreuses mélodies sur des poèmes de Jules Verne, Victor Hugo, Alfred de Musset et Alphonse de Lamartine notamment, parmi lesquelles Les SoLire la suite… le sujet de quelques-unes de ses plus fraîches mélodies : Le sommeil des fleursSommeil des fleurs, LeLe Someil des fleurs, mélodie pour voix et piano sur un poème de Gustave de Penmarch pseudonyme de Jules Duplessis-Kergomard, mis en musique par Alfred Dufresne.Lire la suite…, Reflets de printempsReflets de printempsReflets de printemps, mélodie pour voix et piano sur un poème de Gustave de Penmarch pseudonyme de Jules Duplessis-Kergomard, mis en musique par Alfred Dufresne.Lire la suite… et Pendant l’oragePendant l’oragePendant l’orage, mélodie pour voix et piano sur un poème de Gustave de Penmarch pseudonyme de Jules Duplessis-Kergomard, mis en musique par Alfred Dufresne.Lire la suite…. Nous citerons aussi la Fiancée du timbalierFiancée du timbalier, LaLa Fiancée du timbalier, mélodie pour voix et piano sur un poème de Victor Hugo, mis en musique par Alfred Dufresne.Lire la suite…, qui a bien le caractère mystérieux de la légende, la Chanson de FortunioChanson de Fortunio, LaLa Chanson de Fortunio, mélodie pour voix et piano sur un poème d’Alfred de Musset, mis en musique par Alfred Dufresne.Lire la suite… et Hélas !Helas!Hélas !, mélodie pour voix et piano sur un poème d’Alphonse de Lamartine, mis en musique par Alfred Dufresne.Lire la suite… élégie pleine de mélancolie et d’amour ; si nous ne parlons pas du reste, c’est uniquement dans le but de ménager une surprise aux dilettanti qui voudront juger par eux-mêmes du talent de M. DufresneDufresne, AlfredJacques-Marie-Alfred Dufresne (Orléans, ? 1822 – Paris, 18 mars 1863), compositeur. Il fut l’élève de Halévy au Conservatoire de Paris. Il composa de nombreuses mélodies sur des poèmes de Jules Verne, Victor Hugo, Alfred de Musset et Alphonse de Lamartine notamment, parmi lesquelles Les SoLire la suite… et du mérite de ses compositions.

La démission de M. CortiCorti, AlexandreAlexandre Corti (ca. 1820 – Milan, 10 avril 1856), directeur. Il avait été directeur de théâtre à Bergame avant d’être nommé directeur du Théâtre-Italien de Paris le 7 octobre 1852. Il démissionna le 28 juillet 1853. Lire la suite… ayant été acceptée, le privilège du Théâtre-Italien vient d’être accordé à M. le colonel RaganiRagani, Cesar Joseph Gaetan, comte de Zani, ColonelCésar-Joseph-Gaëtan, comte de Zani, colonel Ragani (Bologna, 6 avril 1785 – Romainville, 21 mai 1862), directeur de théâtre. Colonel dans l’armée de Napoléon Ier, il épousa en 1806 la cantatrice Giuseppina Grassani et devint ainsi l’oncle par alliance de Giulia, Giuditta, Ernesta et CarLire la suite…. Le nouveau directeur est, dit-on, en mesure de solder au public les brillantes promesses qu’il a faites au ministre, et quelques-unes des célébrités qui seules peuvent ramener la fortune à la salle Ventadour, reparaîtront cette année sur le théâtre de leurs premiers succès.