L’Athenæum français, 10 septembre 1853, p. 872-873 (article signé E. Reyer).

Théâtres. – chronique musicale.

Théâtre de l’Opéra-Comique. Le NababNabab, LeLe Nabab, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe et Henri de Saint-Georges mis en musique par Fromental Halévy et créé à l’Opéra-Comique le 1er septembre 1853.Lire la suite…, opéra-comique en trois actes, par MM. ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite… et Saint-GeorgesSaint-Georges, Jules-Henri Vernoy deJules-Henri Vernoy de Saint-Georges (Paris, 7 novembre 1799 – Paris, 23 décembre 1875), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit d’abord un roman puis il se tourna vers la scène et écrivit plusieurs comédies, drames et vaudevilles et produisit pendant cinquante ans des livrets d’opéras eLire la suite…, musique de M. F. HalévyHalévy, Jacques-Fromental-ÉlieJacques-Fromental-Élie Halévy (Paris, 27 mai 1799 – Nice, 12 mars 1862), compositeur. Il étudia la composition au Conservatoire de Paris avec Cherubini et Méhul et obtint le Prix de Rome en 1819. Il débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1827 avec L’Artisan et produisit à ce théâtrLire la suite….


Bien des gens semblent croire qu’un nabab est un prince indien ; c’est une erreur dont nous nous empressons de les dissuader : un nabab est un Anglais qui porte assez habituellement un habit bleu guimey, un pantalon noisette, des bottes à l’écuyère, et qui serait aussi embarrassé de dire le chiffre exact de sa fortune, que nous allons l’être nous-même de suivre M. ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite… à travers les péripéties drôlatiques et émouvantes de sa nouvelle intrigue. Ce que nous pouvons dire tout d’abord, c’est que la pièce dont il s’agit ne nous paraît pas avoir été faite dans le but de concourir pour le prix de morale fondé tout récemment par M. le ministre de l’intérieur. Au premier acte nous sommes à Calcutta, lady Evandale est voluptueusement étendue sur les moelleux coussins d’un divan oriental ; des esclaves noirs balancent leurs éventails à plumes d’autruches, à facettes d’or et d’argent, sur sa tête blonde, qu’elle penche avec un mouvement plein de nonchalance et de coquetterie vers son aimable cousin. Celui-ci est vêtu de l’habit rouge, et porte les insignes des sous-lieutenants de la compagnie des Indes ; il est baronet et se nomme sir Arthur. Des groupes nombreux de militaires et de bourgeois semblent attendre le moment favorable de faire leur cour à la séduisante lady, et de la complimenter sur le bon goût et la magnificence de la fête à laquelle elle les a conviés ; les rafraîchissements circulent avec profusion, et la galanterie de M. le directeur de l’Opéra-Comique n’a pas voulu permettre que les sorbets ne fussent pas des sorbets véritables prêts à se fondre à l’ardeur d’une température de quarante degrés ; la fête a lieu à une heure de l’après-midi, par un caprice de lady Evandale, qui en a assez souvent, et de bien plus excentriques encore. Sur le devant de la scène, lord Evandale, seul et debout, passe la main dans ses cheveux et semble dévoré par un ennui profond,

D’où vous vient, cher nabab, cet air sombre et sévère ?

Le noble lord a trop chaud, sa femme est trop coquette et d’humeur trop querelleuse, et puis il est trop riche. Bref, l’existence lui est insupportable, et il prend la résolution d’en finir avec la vie ; il ne s’agit plus que de trouver le genre de mort le moins fatigant et le plus aristocratique. Presser avec son doigt la détente d’un pistolet, c’est là toute une affaire ; se pendre est bien plus compliqué encore ; lord Evandale s’empoisonnera en avalant un sorbet au rhum sur lequel il versera quelques gouttes d’une liqueur dont l’efficacité n’est pas douteuse. Ce moyen-là est le plus simple et en même temps le meilleur. Avant d’accomplir son « funeste dessein » il jette les yeux, par hasard, sur un paquet de lettres qu’un domestique vient de déposer près de lui ; il en prend une machinalement et du bout des doigts, et reconnaît avec un certain étonnement l’écriture du docteur Clifford, dont il n’avait pas eu depuis cinq ans la moindre nouvelle. Ce bon docteur, dit lord Evandale, je vais donc le revoir ! Et il oublie, bien entendu, le sorbet au rhum, pour se laisser aller tout entier à la joie que lui cause l’arrivée de son vieil ami. Le docteur entre en scène et raconte ainsi ses aventures : « Un jour que j’herborisais sur les montagnes du Caucase, je fus pris par un détachement de Circassiens et conduit devant leur chef, homme velu et barbare qui fit de moi son esclave, et m’infligea, sans aucun respect pour l’utile profession que j’exerce, les plus horribles traitements. Au bout de cinq années de souffrances et de captivité je parvins à gagner les retranchements de l’armée russe, et de là je partis pour Saint-Pétersbourg, où le czar, en récompense de mes malheurs et de mon dévouement à la science, me nomma comte Kourakoff, en accompagnant ce titre d’une gratification considérable. Lorsque je retournai en Angleterre je n’y retrouvai plus ma femme ; elle s’était enfuie pour aller je ne sais où, mais pas à ma recherche assurément. J’ai appris que tu étais riche à millions, que tu habitais Calcutta, et je suis venu t’y trouver. » Le docteur passe dans un appartement voisin pour aller mettre un peu d’ordre à sa toilette, et lord Evandale reste encore une fois seul en présence de sa fatale résolution. Survient un messager qui apporte un bouquet à l’adresse de lady Evandale. Au sein des fleurs se cache un billet doux ; ce billet est signé Arthur, et lord Evandale, pensant qu’avant de mourir il ne peut guère se dispenser de répondre par un bon coup d’épée à la galanterie tant soit peu compromettante de son cousin, court provoquer le baronet, après avoir tracé à la hâte quelques lignes par lesquelles il déclare léguer tous ses biens au docteur Clifford. Le duel a lieu dans la coulisse et à l’arme blanche, M. ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite… ayant tenu à ménager la sensibilité de ses auditeurs. On peut bien voir sans sourciller un homme s’apprêter à avaler un sorbet arrosé de morphine ; mais voir couler le sang, c’est là un spectacle qui n’est pas compatible avec les mœurs inoffensives et douces des habitués de l’Opéra-Comique. Nous allions omettre ici un incident qui n’est pas sans intérêt. Pendant que lord Evandale fait son testament, entre une jeune fille appelée Dora, qui vient lui emprunter vingt guinées pour pouvoir retourner dans son pays et qui lui raconte une histoire dans le genre de celles dont nos petits mendiants se servent si habilement pour exploiter la sensibilité des passants trop crédules : la mère de Dora est morte de chagrin et de la fièvre jaune [sic]. Pour se débarrasser au plus tôt des pleurnicheries de la visiteuse, le nabab lui jette sa bourse contenant trois cents guinées et disparaît. Dora s’embarque sur un bâtiment qui fait voile pour la Nouvelle-Galles. Après le duel reparaît lord Evandale, de plus en plus ennuyé et maugréant contre la maladresse de son cousin, qui s’est laissé mettre le bras en écharpe, sans lui faire, à lui, la plus légère égratignure. Il revient à son sorbet pour la troisième fois. Clifford a reçu vingt-quatre heures trop tôt la lettre de son ami, et en lisant ce testament laconique, mais en bonne forme, il ne conserve aucun doute sur les sinistres projets du nabab. « Arriverai-je assez à temps pour le sauver ? » Eh ! pardieu, cela va sans dire. Le docteur arrête le fatal breuvage sur les lèvres de lord Evandale et lui dit ces paroles : « Je te guérirai, ou tu ne mourras que de ma main. » Là-dessus il lui remet une ordonnance, et la toile tombe. Remarquons, en passant, avec quelle irrévérence M. ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite… traite les savants en général et les médecins en particulier, lui, un membre de l’Académie ! Si vous le permettez, nous allons, pendant l’entr’acte, faire la lecture de l’ordonnance du docteur Clifford :

« Lord Evandale partira sur-le-champ pour la Nouvelle-Galles, n’emportant avec lui que vingt-cinq guinées ; pendant un an il travaillera comme il pourra et gagnera son pain à la sueur de son front. Peu importe à quel métier il donnera la préférence, pourvu que ce soit un métier honnête. Si lord Evandale se trouve dans le besoin, il voudra bien se souvenir que je suis seul propriétaire de son immense fortune et que je ne lui enverrai pas une obole. Au bout d’un an je viendrai m’assurer moi-même de l’état du malade, et je jugerai de ce qu’il me restera à faire. »

Lord Evandale, sous le nom de Georges Preston, est entré dans la manufacture de tabacs, affermée par l’oncle de Dora, maître Toby. Dora tient les livres. Le nabab est devenu un excellent ouvrier et est sur le point de passer contre-maître. Une année s’est écoulée : le docteur, fidèle à sa parole, vient tâter le pouls à son ami et désespère d’autant moins de le sauver qu’il le surprend cueillant un baiser sur le front virginal de Mlle Dora. — Ah ! si j’étais libre, s’écrie lord Evandale, dans une heure elle serait ma femme. — Eh ! qui te dit que tu ne l’es pas ? ajoute le docteur. Prends ce papier et lis. Ce papier, sur lequel George Preston jette avidement les yeux, n’est autre que le Morning-Chronicle, qui raconte dans tous ses détails le naufrage du brick l’Arthémise, sur lequel s’était embarquée lady Evandale pour aller à la recherche de son mari. Mais bientôt la scène change : la joie de lord Evandale a été de courte durée. D’une chaise de poste qui s’est brisée à la porte même de la manufacture de l’oncle Toby descend une jeune femme s’appuyant familièrement sur le bras d’un élégant cavalier : c’est lady Evandale et son cousin Arthur. Fiez-vous donc aux journaux ! Il y a là une scène des plus dramatiques et un morceau d’ensemble qui commence par ces paroles :

Sort fatal,

Perfide journal, etc.

Lord Evandale propose un divorce à l’amiable ; sa femme refuse, par entêtement bien entendu. Dans cette fâcheuse perplexité le docteur ex machinâ, qui a aperçu pour la première fois depuis son retour du Caucase les traits de lady Evandale, profite de la stupeur de tout le monde pour s’esquiver, non sans avoir glissé au préalable un pli assez volumineux dans la poche de son ami. Ce pli est à l’adresse de lady Evandale, qui pâlit en le lisant, demande merci, ne refuse plus rien, et veut s’éloigner au plus vite. Nous avons sauté à pieds joints sur le troisième acte, et nous sommes depuis quelques instants dans le parc d’un château dont dépend la manufacture et qui a été acheté par Clifford au nom de lord Evandale. Qu’on amène une barque, s’écrie le nabab, qui a jeté loin de lui le masque de l’ouvrier. La voici, répond une voix. Cette voix c’est celle du docteur, qui écarte un des rideaux de la nacelle et se présente inopinément devant lady Evandale, autrefois miss Corilla, sa femme, devenue plus tard, par un malentendu bien excusable du reste, celle de son ami.

Quand on veut démontrer l’absurdité d’une chose, il faut la présenter dans tous ses détails. Voilà pourquoi nous nous sommes laissé aller à une analyse si longue de la pièce de M. ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite…. Nous avons seulement fait grâce à nos lecteurs des trivialités et des plaisanteries surannées dont fourmille chaque scène de cette prétentieuse et détestable ineptie.

MM. HalèvyHalévy, Jacques-Fromental-ÉlieJacques-Fromental-Élie Halévy (Paris, 27 mai 1799 – Nice, 12 mars 1862), compositeur. Il étudia la composition au Conservatoire de Paris avec Cherubini et Méhul et obtint le Prix de Rome en 1819. Il débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1827 avec L’Artisan et produisit à ce théâtrLire la suite… a pourtant trouvé là-dedans, il faut bien l’avouer, des situations qui lui ont donné de charmantes inspirations d’une adorable fraîcheur. Le NababNabab, LeLe Nabab, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe et Henri de Saint-Georges mis en musique par Fromental Halévy et créé à l’Opéra-Comique le 1er septembre 1853.Lire la suite… est une de ses partitions les plus mélodiques, une de celles qu’il paraît avoir écrites avec la plus grande facilite. Tout cela est plein de distinction et ciselé d’une main habile. L’ouverture débute par quelques accords vigoureux auxquels succède un chant exécuté par les instruments de la petite harmonie. Vient ensuite un allegretto en mouvement de walse, brillant et léger, dont le motif principal, joué d’abord par le hautbois, passe ensuite aux premiers violons et module d’une façon tout à fait neuve et inattendue. L’air chanté par lady Evandale est rempli de délicieux caprices, et peint on ne peut mieux le caractère de la jeune femme. Le duo qu’elle chante avec le nabab :

Une femme en colère

De se venger a toujours le moyen,

est traité avec beaucoup d’esprit et renferme des intentions du meilleur comique. Il y a du sentiment et de la naïveté dans le cantabile chanté par Dora :

Vous qui de la pauvre orpheline.

L’allegretto est hérissé de vocalises, et les staccati faits à l’unisson par le basson et le hautbois donnent du piquant et de l’originalité à l’accompagnement. La scène finale est parfaitement développée ; la phrase dite par lord Evandale :

Mes amis, puisqu’il faut qu’on succombe

est reprise par le chœur et produit un très-grand effet.

Au second acte, nous citerons le trio

Et c’est sa femme qui fume

Pendant que joyeux il hume

Les délices du tabac.

Ce morceau, dialogué et écrit un peu dans le style italien, respire la plus franche gaieté : il a été bissé. Le duo du baiser entre Dora et G. Preston a droit à tous nos éloges ; il est coupé avec une merveilleuse entente de la scène, et rarement quelque chose de plus coquet et de plus gracieux est sorti de la plume de M. HalévyHalévy, Jacques-Fromental-ÉlieJacques-Fromental-Élie Halévy (Paris, 27 mai 1799 – Nice, 12 mars 1862), compositeur. Il étudia la composition au Conservatoire de Paris avec Cherubini et Méhul et obtint le Prix de Rome en 1819. Il débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1827 avec L’Artisan et produisit à ce théâtrLire la suite…. L’oncle Toby, en voulant donner une idée du talent de violoniste de George Preston, exécute avec une remarquable perfection un concerto de violon tout entier. Il faut une voix comme celle de BussineBussine, Prosper-AlphonseProsper-Alphonse Bussine (Paris, 22 septembre 1821 – Paris, 22 janvier 1881), baryton. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Manuel Garcia et Mme Moreau-Sainti et obtint les premiers prix de chant et d’opéra-comique en 1845. Il débuta à l’Opéra-Comique en décembre 1845 dans le rôle du Lire la suite… pour triompher des difficultés de cette amusante parodie, assez maladroitement amenée, du reste, et qui n’est guère placée là que pour faire valoir l’habileté du chanteur et celle du musicien.

Une scène assez comique, mais qui n’est pas de la plus entière nouveauté, c’est celle où sir Arthur fait sa déclaration à lady Evandale et termine chacune de ses phrases amoureuses par un éternuement. La vapeur du tabac blesse la délicatesse de son organe, et l’orchestre se moque de lui en jouant l’air J’ai du bon tabac dans ma tabatière. Le final est magistralement écrit : les violoncelles et les altos grondent en sourdine, et par une progression bien amenée, les instruments et les voix s’unissent dans un tutti formidable.

Il y a au troisième acte un chœur dont le refrain imite les aboiements de la meute, et qui est coupé par une ballade chantée alternativement par l’oncle Toby et par Dora. Ce morceau, d’un rhythme franchement accentué, est rempli d’entrain et de verve.

La pièce est parfaitement bien jouée et chantée par l’élite de la troupe de M. PerrinPerrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite…, Mlles Miolan et FavelFavel, AndreaClaudine Duclairfait dite Andrea Favel (Voisinlieu/Oise, 17 janvier 1831 – Saint Vaast-la-Hougue, 18 septembre 1902), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris où elle obtint un 2eme Prix d’opéra-comique en 1851 et débuta à l’Opéra-Comique dans Nina ou la Folle par amour (Dalayrac) enLire la suite…, MM. CoudercCouderc, Joseph-Antoine-CharlesJoseph-Antoine-Charles Couderc (Toulouse, 10 mars 1810 – Paris, 16 avril 1875), ténor. Il fit ses débuts à l’Opéra-Comique en 1834 dans Le Petit Chaperon rouge (Boieldieu)  et ne s’en absenta qu’entre 1843 et 1850, période pendant laquelle il se produisit en province et à l’étrangeLire la suite…, MockerMocker, Toussaint-Eugène-ProsperToussaint-Eugène-Prosper Mocker (Lyon, 16 juillet 1811 – Brunoy, 3 octobre 1895), ténor. D’abord timbalier au Théâtre de l’Odéon puis à l’Opéra (1829), il prit des leçons de chant avec Ponchard et débuta à l’Opéra-Comique dans La Fête du Village Voisin (Boieldieu) en 1830. Il chaLire la suite…, Ponchard fils et BussineBussine, Prosper-AlphonseProsper-Alphonse Bussine (Paris, 22 septembre 1821 – Paris, 22 janvier 1881), baryton. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Manuel Garcia et Mme Moreau-Sainti et obtint les premiers prix de chant et d’opéra-comique en 1845. Il débuta à l’Opéra-Comique en décembre 1845 dans le rôle du Lire la suite….

Nous souhaitons au NababNabab, LeLe Nabab, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe et Henri de Saint-Georges mis en musique par Fromental Halévy et créé à l’Opéra-Comique le 1er septembre 1853.Lire la suite… les cent représentations qu’il mérite. On n’aura garde de s’arrêter aux niaiseries du poëme en écoutant la spirituelle et mélodieuse musique de M. F. HalévyHalévy, Jacques-Fromental-ÉlieJacques-Fromental-Élie Halévy (Paris, 27 mai 1799 – Nice, 12 mars 1862), compositeur. Il étudia la composition au Conservatoire de Paris avec Cherubini et Méhul et obtint le Prix de Rome en 1819. Il débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1827 avec L’Artisan et produisit à ce théâtrLire la suite….

L’espace nous manque pour rendre compte de la MoissonneuseMoissonneuse, LaLa Moissonneuse, drame lyrique en trois actes sur un livret d’Anicet Bourgeois et Michel Masson mis en musique par Adolphe Vogel et créé au Théâtre-Lyrique le 3 septembre 1853.Lire la suite…, opéra de M. A. VogelVogel, Charles Louis AdolpheCharles-Louis-Adolphe Vogel (Lille, 17 mai 1808 – Paris, 11 septembre 1892), compositeur. Il étudia le violon avec Rodolphe Kreutzer et la composition avec Antonin Reicha. Ses romances furent populaires et son premier opéra-comique, Le Podestat (1831), fut repris en 1844. Pour l’Opéra royal dLire la suite…, joué au troisième théâtre lyrique le jour de sa réouverture. Il n’en sera pas de cet ouvrage comme de celui de M. HalévyHalévy, Jacques-Fromental-ÉlieJacques-Fromental-Élie Halévy (Paris, 27 mai 1799 – Nice, 12 mars 1862), compositeur. Il étudia la composition au Conservatoire de Paris avec Cherubini et Méhul et obtint le Prix de Rome en 1819. Il débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1827 avec L’Artisan et produisit à ce théâtrLire la suite…, et nous n’aurons pas, pour nous consoler de l’amère bêtise du libretto, le plaisir de donner tous nos éloges à la partition du compositeur.