Le Courrier de Paris, 14 octobre 1857 [p. 1-3] (article signé E. Reyer).

Chronique musicale.


Un livre curieux et intéressant vient de paraître, qui produit une certaine sensation dans le monde musical. Il a pour titre : Vie d’un artiste chrétien au dix-huitième siècle, extraite de sa correspondance authentique, traduite et publiée pour la première fois en français, par J. [I.] GoschlerGoschler, IsidoreIsidore Goschler (Strasbourg, 5 juillet 1804 – Paris, 15 juin 1866), prêtre. Né de parents juifs, il se convertit au christianisme et devint prêtre en 1830. Il obtint un doctorat ès-lettres, avec sa thèse Du panthéisme (Strasbourg, 1840). Il enseigna la philosophie au Collège de BesançonLire la suite…, chanoine honoraire, ancien directeur du collège Stanislas. Cet artiste chrétien, c’est MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite….

Le traducteur rend compte, dans une courte préface, des circonstances qui l’ont amené, lui, le ministre religieux, à publier les lettres de l’auteur de Don JuanDon Giovanni (Don Juan)Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni, K.V. 527, dramma giocoso en deux actes sur un livret de Lorenzo Da Ponte mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre des Etats de Prague le 29 octobre 1787. Mozart fit des modifications pour la création de l’œuvre au Burgtheater deLire la suite…, et il explique ainsi le rapport qui peut exister entre la mission du prêtre et les œuvres, même non musicales, de l’illustre compositeur allemand.

Il y a trois ans, l’abbé GoschlerGoschler, IsidoreIsidore Goschler (Strasbourg, 5 juillet 1804 – Paris, 15 juin 1866), prêtre. Né de parents juifs, il se convertit au christianisme et devint prêtre en 1830. Il obtint un doctorat ès-lettres, avec sa thèse Du panthéisme (Strasbourg, 1840). Il enseigna la philosophie au Collège de BesançonLire la suite… passait l’hiver à Manheim [Mannheim], au milieu d’une aimable et opulente famille qui lui donnait, avec une bonhomie toute germanique et une grâce toute française, l’hospitalité la plus cordiale. « La ville de Manheim, comme toute ses sœurs des rives du Rhin, Bâle tristement exceptée, comme Strasbourg, Mayence, Coblentz [Coblence], Bonn, Cologne et Dusseldorf [Düsseldorf], Manheim est restée fidèle à la foi catholique, et, comme ses sœurs aussi, fidèle au culte de la musique et de la poésie. Elle n’a pas oublié qu’elle a longtemps abrité dans ses murs MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… et SchillerSchiller, Johann Christoph FriedrichJohann Christoph Friedrich Schiller (Marbach/ Wurtemberg, 10 novembre 1759 – Weimar, 9 mai 1805), écrivain. Il est l’auteur d’ouvrages de philosophie éthique et esthétique, ainsi que de livres d’histoire, mais ce sont surtout ses drames qui l’on rendu célèbre dont : Die Räuber (Les Lire la suite…………………. Chaque maison y est une sorte de Conservatoire musical. Grands et petits, maîtres et serviteurs, tout le monde chante, tout le monde est musicien. » L’abbé GoschlerGoschler, IsidoreIsidore Goschler (Strasbourg, 5 juillet 1804 – Paris, 15 juin 1866), prêtre. Né de parents juifs, il se convertit au christianisme et devint prêtre en 1830. Il obtint un doctorat ès-lettres, avec sa thèse Du panthéisme (Strasbourg, 1840). Il enseigna la philosophie au Collège de BesançonLire la suite…, « pour se mettre au niveau des conversations les plus habituelles des excellentes gens avec lesquels il vivait et se trouvait heureux de vivre, en même temps que pour donner une certaine relâche à son esprit préoccupé d’affaires graves et de divers travaux, » se mit à lire les biographies des célèbres musiciens de l’Allemagne, BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite…, HandelHandel, Georges FredericGeorge Frideric Haendel (Halle, 23 février 1685 – Londres, 14 avril 1759), compositeur. Il étudia la composition avec Friedrich Wilhelm Zachow, organiste à Halle. En 1703, il accepta le poste de violoniste dans l’orchestre de Hambourg. C’est là qu’il composa son premier opéra, Almira (1Lire la suite… [Haendel]Handel, Georges FredericGeorge Frideric Haendel (Halle, 23 février 1685 – Londres, 14 avril 1759), compositeur. Il étudia la composition avec Friedrich Wilhelm Zachow, organiste à Halle. En 1703, il accepta le poste de violoniste dans l’orchestre de Hambourg. C’est là qu’il composa son premier opéra, Almira (1Lire la suite…, MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, HaydnHaydn, Franz JosefFranz Josef Haydn (Rohrau/Basse Autriche, 31 mars 1732 – Vienne, 31 mai 1809), compositeur. Il étudia avec Johann Mathias Franck, chef de chœur de l’église de Hainburg et fut remarqué par Reutter, maître de chapelle du Stephansdom à Vienne, qu’il le recruta en 1739 ou 1740 comme choristeLire la suite…, BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, MendelsohnMendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite… [Mendelssohn]Mendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite…, WeberWeber, AloysiaMaria Aloysia Louise Antonia Weber épouse Lange (Zell/ Mannheim, vers 1760 – Salzbourg, 8 juin 1839), soprano. Elle étudia le chant avec G. J. Vogler à Mannheim, où elle rencontra en 1777 Mozart, qui en tomba amoureux. Il écrivit pour elle de nombreux airs de concert dont Popolo di Tessaglia,Lire la suite…, SchumannSchumann, RobertRobert Alexander Schumann (Zwickau, 8 juin 1810 – Endenich près Bonn, 29 juillet 1856), compositeur. Il étudia le droit avant de se consacrer à la musique. Entre 1829 et 1840, il  composa essentiellement des pièces pour piano telles que Carnaval op. 9,  Études symphoniques op. 13, Scènes Lire la suite… et Wagner, mais plus spécialement celle du plus grand entre tous, de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…. Et il lut successivement « l’élégante traduction allemande de l’original français si barbare du Russe Oulibicheff ; l’article de SévelingesSevelinges, Charles-Louis deCharles-Louis de Sevelinges (Amiens, 28 décembre 1767 – Paris, 13 mai 1831), écrivain, traducteur et journaliste. Il étudia d’abord au collège de Juilly puis en 1782 à l’école d’artillerie de Metz. Il émigra pendant la Révolution française et combattit dans l’armée de Condé. Il Lire la suite… dans la Biographie de Michaud Michaud, Louis GabrielLouis-Gabriel Michaud (Château de Richemont/Ain, 19 janvier 1773 – Paris, 8 mars 1858), écrivain. Surtout connu comme l’éditeur de la Biographie universelle (1811), dont il a rédigé de très nombreux articles et à laquelle son frère participa aux côtés de nombreux autres auteurs. Il a aLire la suite…; StendhalStendahl, HenriHenri Beyle dit Stendhal (Grenoble, 23 janvier 1783 – Paris, 23 mars 1842), écrivain. Il fut un des grands romanciers français du XIXe siècle par ses romans : Le Rouge et le noir (1830), La Chartreuse de Parme (1839) et Lucien Leuwen (inachevé). Il a cependant d’abord écrit des ouvrages cLire la suite…, qui n’a fait que traduire l’Allemand Schlichtegroll ; FétisFétis, Francois-JosephFrançois-Joseph Fétis (Mons, 25 mars 1784 – Bruxelles, 26 mars 1871), compositeur, théoricien et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris le piano avec Boieldieu et Pradher et l’harmonie avec Rey et obtint un deuxième prix de composition en 1807. Après avoir occupé des postes à BoLire la suite…, qui a tout simplement transcrit et abrégé StendhalStendahl, HenriHenri Beyle dit Stendhal (Grenoble, 23 janvier 1783 – Paris, 23 mars 1842), écrivain. Il fut un des grands romanciers français du XIXe siècle par ses romans : Le Rouge et le noir (1830), La Chartreuse de Parme (1839) et Lucien Leuwen (inachevé). Il a cependant d’abord écrit des ouvrages cLire la suite…, et principalement la grande Biographie de NissenNissen, Georg Nikolaus vonGeorg Nikolaus von Nissen (Hederslev/ Danemark, 22 janvier 1761 – Salzbourg, 24 mars 1826), diplomate. En 1792, il fut engagé comme diplomate par le département des Affaires Étrangères, avant d’être nommé chargé d’affaires à Vienne l’année suivante. En 1797, il fit la connaissance dLire la suite…, dans laquelle tous les historiens ont puisé dates, faits et anecdotes sur le musicien de Salzbourg. » Il est bien étonnant que M. le chanoine GoschlerGoschler, IsidoreIsidore Goschler (Strasbourg, 5 juillet 1804 – Paris, 15 juin 1866), prêtre. Né de parents juifs, il se convertit au christianisme et devint prêtre en 1830. Il obtint un doctorat ès-lettres, avec sa thèse Du panthéisme (Strasbourg, 1840). Il enseigna la philosophie au Collège de BesançonLire la suite… ne fasse pas mention du livre de M. Edward HolmesHolmes, EdwardEdward Holmes (Hoxton près Londres, 10 novembre 1799 – Londres, 28 août 1759), musicologue, pianiste et critique musical. Il étudia avec Vincent Novello et débuta dans la vie professionnelle comme professeur de piano. Il fit un voyage en Allemagne en 1827 et publia l’année suivante son premLire la suite…, la Vie de Mozart, publié à Londres en l845, ni même des Mémoires de Lorenzo da Ponte, l’ingénieux librettiste auquel nous devons Don JuanDon Giovanni (Don Juan)Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni, K.V. 527, dramma giocoso en deux actes sur un livret de Lorenzo Da Ponte mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre des Etats de Prague le 29 octobre 1787. Mozart fit des modifications pour la création de l’œuvre au Burgtheater deLire la suite… et les Noces de FigaroNoces de Figaro, LesLes Noces de Figaro (Le nozze di Figaro), K.V. 492, opera buffa en quatre actes sur un livret en italien de Lorenzo Da Ponte, d’après Beaumarchais, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Burgtheater de Vienne le 1er mai 1786.Lire la suite…. Ces Mémoires, qui ont paru à New York où l’auteur s’était retiré et où il est mort en 1838, presque centenaire et fort misérable, contiennent sur le caractère de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… une foule d’anecdotes excessivement curieuses. Mais, ainsi que M. GoschlerGoschler, IsidoreIsidore Goschler (Strasbourg, 5 juillet 1804 – Paris, 15 juin 1866), prêtre. Né de parents juifs, il se convertit au christianisme et devint prêtre en 1830. Il obtint un doctorat ès-lettres, avec sa thèse Du panthéisme (Strasbourg, 1840). Il enseigna la philosophie au Collège de BesançonLire la suite… nous le dit lui-même, il a cherché dans la lecture des ouvrages qu’il cite dans sa préface, plutôt l’homme que l’artiste, et nulle part il ne l’a trouvé peint d’une manière aussi complète et aussi fidèle que dans la longue correspondance entretenue pendant presque tout le cours de leur vie entre MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… et son père, et recueillie par M. de NissenNissen, Georg Nikolaus vonGeorg Nikolaus von Nissen (Hederslev/ Danemark, 22 janvier 1761 – Salzbourg, 24 mars 1826), diplomate. En 1792, il fut engagé comme diplomate par le département des Affaires Étrangères, avant d’être nommé chargé d’affaires à Vienne l’année suivante. En 1797, il fit la connaissance dLire la suite…. C’est ce qui a déterminé le savant chanoine à nous donner une traduction de cette correspondance, fort peu connue, même des biographes qui n’en ont retracé que quelques épisodes, et de laquelle M. FétisFétis, Francois-JosephFrançois-Joseph Fétis (Mons, 25 mars 1784 – Bruxelles, 26 mars 1871), compositeur, théoricien et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris le piano avec Boieldieu et Pradher et l’harmonie avec Rey et obtint un deuxième prix de composition en 1807. Après avoir occupé des postes à BoLire la suite… dit négligemment « qu’elle jette du jour sur diverses circonstances de la vie de l’artiste célèbre. » L’authenticité des documens qui composent l’ouvrage de M. de NissenNissen, Georg Nikolaus vonGeorg Nikolaus von Nissen (Hederslev/ Danemark, 22 janvier 1761 – Salzbourg, 24 mars 1826), diplomate. En 1792, il fut engagé comme diplomate par le département des Affaires Étrangères, avant d’être nommé chargé d’affaires à Vienne l’année suivante. En 1797, il fit la connaissance dLire la suite… ne saurait être douteuse : M. Georges-Nicolas de NissenNissen, Georg Nikolaus vonGeorg Nikolaus von Nissen (Hederslev/ Danemark, 22 janvier 1761 – Salzbourg, 24 mars 1826), diplomate. En 1792, il fut engagé comme diplomate par le département des Affaires Étrangères, avant d’être nommé chargé d’affaires à Vienne l’année suivante. En 1797, il fit la connaissance dLire la suite…, conseiller d’Etat du roi de Danemark, avait épousé, en 1809, la veuve de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, et ce fut elle-même qui, deux années après la mort de son second mari, arrivée en 1826, livra à la publicité tous les faits réunis sans beaucoup d’ordre ni de symétrie par M. de NissenNissen, Georg Nikolaus vonGeorg Nikolaus von Nissen (Hederslev/ Danemark, 22 janvier 1761 – Salzbourg, 24 mars 1826), diplomate. En 1792, il fut engagé comme diplomate par le département des Affaires Étrangères, avant d’être nommé chargé d’affaires à Vienne l’année suivante. En 1797, il fit la connaissance dLire la suite…, et concernant l’homme de génie dont elle avait partagé la gloire et suivi les immortels travaux de 1782 à 1791, c’est-à-dire pendant dix ans à peine. Bien que ce soit dans cette vaste compilation de lettres, d’articles de journaux, de portraits et de morceaux de musique que M. Alexandre Oulibicheff ait puisé les principaux élémens de sa Nouvelle Biographie, on a pu voir, en dehors du jugement un peu ironique porté sur le style de cette œuvre par M. l’abbé GoschlerGoschler, IsidoreIsidore Goschler (Strasbourg, 5 juillet 1804 – Paris, 15 juin 1866), prêtre. Né de parents juifs, il se convertit au christianisme et devint prêtre en 1830. Il obtint un doctorat ès-lettres, avec sa thèse Du panthéisme (Strasbourg, 1840). Il enseigna la philosophie au Collège de BesançonLire la suite…, que la correspondance de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… n’y occupait qu’une place tout à fait secondaire, et ne s’y trouvait guère reproduite que par fragmens relatifs à la vie mondaine du musicien. Grâce à l’honorable chanoine, cette lacune est comblée aujourd’hui, et l’excellente traduction que nous avons sous les yeux met en lumière « la pureté de l’âme de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, sa foi vive, sa piété sincère, son courage simple, héroïque, et son dévouement filial, » toutes choses dont ne se préoccupaient peut-être pas assez ceux-là même qui applaudissaient et admiraient le plus les sublimes productions du grand artiste.

Les premières lettres sont adressées par le père de Wolfgang à M. HagenauerHagenauer, Johann LorenzJohann Lorenz Hagenauer (Salzbourg, 10 août 1712 – Salzbourg, 9 avril 1792), commerçant. Propriétaire de la maison sise au 9, Getreidegasse dont Léopold Mozart louait le troisième étage depuis son mariage en novembre 1747. C’est là que naquirent tous ses enfants. Léopold et sa famille y Lire la suite…, négociant à Salzbourg et propriétaire de la maison où demeurait la famille MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…. Ce seul fait d’un locataire absent écrivant en termes intimes et affectueux à son propriétaire nous transporte déjà à une époque bien éloignée de la nôtre. Léopold MozartMozart, Johann Georg LeopoldJohann Georg Leopold Mozart (Augsbourg, 14 novembre 1719 – Salzbourg, 28 mai 1787), violoniste et compositeur. Il étudia au lycée du collège jésuite de Saint-Salvator et reçut un diplôme de philosophie en 1736. Il suivit ensuite des cours de philosophie et de droit à l’université bénédLire la suite…, qui, de valet-musicien d’un principicule allemand, le comte de Thun, devint second maître de chapelle de l’évêque de Salzbourg, était un homme d’une instruction solide, un violoniste habile et un excellent théoricien, tout à fait capable de diriger l’éducation de son fils. Mais que dites-vous de ce titre : valet-musicien ? Et voulez-vous savoir comment en ce temps-là le talent des serviteurs était récompensé par la générosité des maîtres ? Léopold MozartMozart, Johann Georg LeopoldJohann Georg Leopold Mozart (Augsbourg, 14 novembre 1719 – Salzbourg, 28 mai 1787), violoniste et compositeur. Il étudia au lycée du collège jésuite de Saint-Salvator et reçut un diplôme de philosophie en 1736. Il suivit ensuite des cours de philosophie et de droit à l’université bénédLire la suite… nous l’apprend dans une lettre datée de Salzbourg, et il le dit certes avec plus de découragement que d’amertume : « Tu vois clair comme le jour, mon cher Wolfgang, que désormais la destinée de tes vieux parens, celle de ta si jeune, si bonne et si aimante sœur, est uniquement entre tes mains. Depuis votre naissance, et bien avant, depuis mon mariage, j’ai fait certes assez de pénibles sacrifices et mené une vie assez dure pour entretenir, avec 25 florins de revenu mensuel assuré (53 fr. 50 c.), une femme, sept enfans et ta grand’mère……. »

Le 19 septembre 1762, la famille MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, qui alors était réduite au père, à la mère, au fils et à une seule fille, Marie-Anne, se rendit à Vienne, où elle séjourna pendant quelques mois seulement. Wolfgang avait six ans ; sa sœur en avait onze. Tous deux excitèrent l’admiration de la cour d’Autriche, et l’empereur François Ier les accueillit très gracieusement. « Ces chers enfants sont l’objet d’un étonnement général, écrit Léopold MozartMozart, Johann Georg LeopoldJohann Georg Leopold Mozart (Augsbourg, 14 novembre 1719 – Salzbourg, 28 mai 1787), violoniste et compositeur. Il étudia au lycée du collège jésuite de Saint-Salvator et reçut un diplôme de philosophie en 1736. Il suivit ensuite des cours de philosophie et de droit à l’université bénédLire la suite… à M. HagenauerHagenauer, Johann LorenzJohann Lorenz Hagenauer (Salzbourg, 10 août 1712 – Salzbourg, 9 avril 1792), commerçant. Propriétaire de la maison sise au 9, Getreidegasse dont Léopold Mozart louait le troisième étage depuis son mariage en novembre 1747. C’est là que naquirent tous ses enfants. Léopold et sa famille y Lire la suite…, surtout le garçon. » NanerlMozart, Maria Anna Walburga Ignatia « Nannerl »Maria Anna Walburga Ignatia Mozart dite « Nannerl » (Salzbourg, 30 juillet 1751 – Salzbourg, 29 octobre 1829), pianiste. Sœur de Wolfgang Amadeus Mozart. Elle épousa le 23 aout 1784 le magistrat Johann Baptist Reichsfreiherr Berchtold von Sonnenburg. Ils eurent trois enfants: Leopold Alois PantalLire la suite… [Nannerl]Mozart, Maria Anna Walburga Ignatia « Nannerl »Maria Anna Walburga Ignatia Mozart dite « Nannerl » (Salzbourg, 30 juillet 1751 – Salzbourg, 29 octobre 1829), pianiste. Sœur de Wolfgang Amadeus Mozart. Elle épousa le 23 aout 1784 le magistrat Johann Baptist Reichsfreiherr Berchtold von Sonnenburg. Ils eurent trois enfants: Leopold Alois PantalLire la suite… ou Nandl (diminutif d’Anna) touchait du piano d’une façon merveilleuse, mais son frère, un jour qu’il jouait de l’orgue dans un couvent de franciscains, à Ips, se livra à une improvisation si admirable que les bons pères, qui venaient de se mettre à table avec quelques hôtes, quittèrent tous le réfectoire et accoururent dans le chœur. NanerlMozart, Maria Anna Walburga Ignatia « Nannerl »Maria Anna Walburga Ignatia Mozart dite « Nannerl » (Salzbourg, 30 juillet 1751 – Salzbourg, 29 octobre 1829), pianiste. Sœur de Wolfgang Amadeus Mozart. Elle épousa le 23 aout 1784 le magistrat Johann Baptist Reichsfreiherr Berchtold von Sonnenburg. Ils eurent trois enfants: Leopold Alois PantalLire la suite… n’eut jamais la prétention, du reste, d’arriver au degré de renommée et de gloire de Wolfgang : elle l’accompagna dans ses premiers voyages en Allemagne, en Angleterre et en France ; mais, lorsque MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… et son père partirent pour l’Italie, en 1769, elle resta à Salzbourg auprès de sa mère. Vers la fin de l’année 1784, elle épousait M. le baron de SonnenbourgSonnenburg, Johann Baptist Reichsfreiherr Berchtold vonJohann Baptist Reichsfreiherr Berchtold von Sonnenburg (Salzbourg, 22 octobre 1736 – Saint-Gilgen, 26 février 1801), magistrat. Fils ainé de Franz Anton Virgil von Sonnenburg, curateur de Saint Gilgen, il fit des études chez les bénédictins de Mondsee puis étudia le droit et la philosophie Lire la suite…, et, quelques jours avant le mariage, son père [frère] lui adressait une lettre qui commençait ainsi : « Sapristi, ma très chère sœur, il est grand temps de t’écrire, si je veux que ma lettre s’adresse à une vestale ! — Quelques jours encore, ce serait trop tard ! » — Mlle NanerlMozart, Maria Anna Walburga Ignatia « Nannerl »Maria Anna Walburga Ignatia Mozart dite « Nannerl » (Salzbourg, 30 juillet 1751 – Salzbourg, 29 octobre 1829), pianiste. Sœur de Wolfgang Amadeus Mozart. Elle épousa le 23 aout 1784 le magistrat Johann Baptist Reichsfreiherr Berchtold von Sonnenburg. Ils eurent trois enfants: Leopold Alois PantalLire la suite… était à cette époque une vestale de trente-trois ans. Elle est morte en 1830, aveugle, infirme, à l’âge de soixante-dix-neuf ans, et, jusqu’à sa mort, elle conserva une tendresse profonde, un culte vraiment religieux pour celui qui, disait-elle, avait été son frère selon la chair.

Les lettres de Léopold MozartMozart, Johann Georg LeopoldJohann Georg Leopold Mozart (Augsbourg, 14 novembre 1719 – Salzbourg, 28 mai 1787), violoniste et compositeur. Il étudia au lycée du collège jésuite de Saint-Salvator et reçut un diplôme de philosophie en 1736. Il suivit ensuite des cours de philosophie et de droit à l’université bénédLire la suite… à M. HagenauerHagenauer, Johann LorenzJohann Lorenz Hagenauer (Salzbourg, 10 août 1712 – Salzbourg, 9 avril 1792), commerçant. Propriétaire de la maison sise au 9, Getreidegasse dont Léopold Mozart louait le troisième étage depuis son mariage en novembre 1747. C’est là que naquirent tous ses enfants. Léopold et sa famille y Lire la suite…, datées de Vienne, de Munich, de Paris, de Londres, de La Haye, sont remplies de détails intéressans ; mais à travers tous ces récits piquans qui nous édifient sur l’égoïsme et la parcimonie de certains grands personnages, l’orgueil et la jalousie de quelques artistes célèbres, je vois poindre avec déplaisir chez le père de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… un peu de cette préoccupation trop constante que les impresarii de tous pays accordent aux bénéfices de leur industrie. Un retard dont il accuse l’évêque de Passau lui coûte une perte de quatre-vingt florins ; il est vrai que ce prince de l’Eglise l’en dédommagera plus tard en donnant à Wolfgang, dont il appréciait le talent extraordinaire, un ducat tout entier. Plus loin, il parle de la maladie de son fils, qui lui a fait dépenser cinquante ducats, et il cite les noms des nobles familles viennoises qui ont envoyé demander des nouvelles de Wolfgang, et lui ont fait souhaiter une bonne fête. « Mais, ajoute-t-il, si nous n’étions pas restés près de quatre jours à la maison, la fête ne se serait pas passée sans cadeau. Léopold MozartMozart, Johann Georg LeopoldJohann Georg Leopold Mozart (Augsbourg, 14 novembre 1719 – Salzbourg, 28 mai 1787), violoniste et compositeur. Il étudia au lycée du collège jésuite de Saint-Salvator et reçut un diplôme de philosophie en 1736. Il suivit ensuite des cours de philosophie et de droit à l’université bénédLire la suite… rencontre à Aix-la-Chapelle la princesse Amélie, sœur du roi de Prusse Prusse, Anne Amélie deAnne Amélie de Prusse (Berlin, 9 novembre 1723 – Berlin, 30 mars 1787), abbesse et compositeur. Elle était la sœur du roi Frédéric II de Prusse. En 1743, elle aurait épousé secrètement le baron Frédéric de Trenck, que Frédéric II fit emprisonner lorsqu’il découvrit cette liaison deuLire la suite…; « malheureusement elle n’a pas le sou. » Et il fait cette réflexion, dont le positivisme trouve peut-être son excuse dans le mauvais état de la bourse du digne homme : « Nous aurions de quoi nous réjouir si tous les baisers que la princesse a donnés à mes enfants, à maître Wolfgang en particulier, étaient de l’argent comptant ; mais ni les maîtres de poste, ni les aubergistes n’acceptent cette gracieuse monnaie en payement. » Je dois constater, pourtant, qu’au milieu de ses comptes de florins, de louis d’or, de thalers et de ducats, le fervent catholique n’oublie pas son salut et celui de sa famille, car, dans presque toutes les lettres qu’il écrit à M. HagenauerHagenauer, Johann LorenzJohann Lorenz Hagenauer (Salzbourg, 10 août 1712 – Salzbourg, 9 avril 1792), commerçant. Propriétaire de la maison sise au 9, Getreidegasse dont Léopold Mozart louait le troisième étage depuis son mariage en novembre 1747. C’est là que naquirent tous ses enfants. Léopold et sa famille y Lire la suite…, il lui recommande de faire dire trois, quatre, cinq, six et jusqu’à dix messes à la chapelle de Maria-Plain, à Lorette, à Saint-Jean-de-Népomucène, à Bergl, à l’autel de St-Francois-de-Paul et n’importe où, en l’honneur de Sainte-WaIpurgis. Ne faut-il pas qu’une certaine dose de superstition se mêle toujours aux pratiques de la foi la plus sincère ? C’est dans les lettres adressées à son fils que Léopold MozartMozart, Johann Georg LeopoldJohann Georg Leopold Mozart (Augsbourg, 14 novembre 1719 – Salzbourg, 28 mai 1787), violoniste et compositeur. Il étudia au lycée du collège jésuite de Saint-Salvator et reçut un diplôme de philosophie en 1736. Il suivit ensuite des cours de philosophie et de droit à l’université bénédLire la suite… se montre tel qu’il était : d’une simplicité antique ; vertueux comme un patriarche, bon, affectueux, et plein de confiance dans l’avenir de cet enfant que la Providence a marqué du doigt, comme un de ses élus.

Au mois de février 1778, Wolfgang quitte Manheim et part pour Paris. Les dangers de la capitale, les séductions dont le jeune maître sera entouré, jettent l’alarme dans l’esprit du père et lui dictent les conseils les plus sages : le cœur chez lui parle même plus haut que l’expérience : « Tu es un jeune homme de vingt-deux ans ; tu n’as par conséquent pas le sérieux de l’âge qui peut empêcher de rechercher tant de jeunes hommes de quelque rang qu’ils puissent être, tant d’aventuriers, de mystificateurs, d’imposteurs jeunes ou vieux qu’on rencontre dans le monde de Paris. » Et, plus loin, comme la tendre sollicitude et les chastes appréhensions du vieillard se révèlent dans cette phrase : « Je ne veux pas même parler des femmes, car là il faut une extrême retenue et toute la raison possible, puisque, sous ce rapport, la nature elle-même est notre ennemie, et que quiconque n’emploie pas toute sa raison pour se modérer et se maintenir dans les bornes légitimes, l’appellera en vain à son secours, quand il sera tombé dans l’abîme : c’est là un malheur qui ne se termine qu’à la mort….. » Le père MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… se souvenait de ce qu’il avait vu à Paris quatorze ans auparavant, alors qu’il écrivait à Mme HagenauerHagenauer, Johann LorenzJohann Lorenz Hagenauer (Salzbourg, 10 août 1712 – Salzbourg, 9 avril 1792), commerçant. Propriétaire de la maison sise au 9, Getreidegasse dont Léopold Mozart louait le troisième étage depuis son mariage en novembre 1747. C’est là que naquirent tous ses enfants. Léopold et sa famille y Lire la suite… : « Ici presque tout l’argent se dépense pour des Lucrèces qui ne se poignardent pas. »

La première lettre de Wolfgang (Amadeo en Italie) est datée de Vérone et adressée à sa sœur : il n’avait guère plus de treize ans alors. Cette lettre, pleine de gaieté et d’espièglerie enfantine est écrite moitié en allemand, moitié en italien ; le traducteur a conservé le texte italien dans lequel MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… fait l’analyse du poème de l’opéra Il RuggieroRuggieroRuggerio, opera seria en cinq actes sur un livret en italien de Caterino Mazzolà mis en musique par Pietro Alessandro Guglielmi et créé au Théâtre San Salvatore à Venise le 3 mai 1769.Lire la suite…, que l’on jouait en ce moment-là à Vérone, et critique les acteurs de la façon la plus gaie et la plus amusante. On est en plein carnaval : il s’amuse beaucoup des gens qui le saluent en lui disant : Servitore umilissimo, Signora maschera, et il écrit à sa chère NanerlMozart, Maria Anna Walburga Ignatia « Nannerl »Maria Anna Walburga Ignatia Mozart dite « Nannerl » (Salzbourg, 30 juillet 1751 – Salzbourg, 29 octobre 1829), pianiste. Sœur de Wolfgang Amadeus Mozart. Elle épousa le 23 aout 1784 le magistrat Johann Baptist Reichsfreiherr Berchtold von Sonnenburg. Ils eurent trois enfants: Leopold Alois PantalLire la suite… : « Je leur réponds : Cospetto di Bacco. » C’est fameux ! — A Mantoue, toutes les gazettes s’occupent de lui, tous les poètes chantent son génie. A Milan, la signora SartorettiSartoretti, MargheritaMargherita Sartoretti (? – ?), poétesse. Il s’agit peut-être de l’épouse de Tommaso Sartoretti, voisin à Mantoue du comte Francesco Eugenio Arco (1707 – 1776) cousin du premier camérier de Salzbourg le comte Georg Anton Felix Arco (1705 – 1792).Lire la suite… lui envoie sur un plateau porté par un domestique galonné un magnifique bouquet orné de rubans rouges, auxquels est suspendue une médaille de quatre ducats, et renfermant une pièce de poésie composée par la signora elle-même. Dans la lettre suivante Wolfgang de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, noble de Hochental, envoie à sa sœur le programme des compositions musicales exécutées au concert public de l’Académie philharmonique de Mantoue, le 16 janvier 1770 au soir, à l’occasion du passage du très jeune et très expert signor Amadeo Mozart, âgé de quatorze ans. Et dans ce programme, il y a deux symphonies, une sonate, une fugue de sa composition, des airs et des morceaux de clavecin improvisés, et une symphonie « exécutée sur le clavecin, avec toutes les parties d’orchestre, d’après la seule partie de violon placée devant lui à l’improviste. » Et c’est depuis l’âge de six ans que le petit prodige accomplit en public des tours de force de ce genre.

Léopold MozartMozart, Johann Georg LeopoldJohann Georg Leopold Mozart (Augsbourg, 14 novembre 1719 – Salzbourg, 28 mai 1787), violoniste et compositeur. Il étudia au lycée du collège jésuite de Saint-Salvator et reçut un diplôme de philosophie en 1736. Il suivit ensuite des cours de philosophie et de droit à l’université bénédLire la suite… assiste dans une église de Milan au Requiem chanté pour le vieux marquis Litta, qui, « au chagrin de cette grande famille, est mort pendant le carnaval, tandis qu’elle aurait été enchantée de voir sa vie prolongée jusqu’en carême. » Et il sort de l’église, lui l’homme pieux, le chrétien convaincu, fort scandalisé de ce qui s’est passé sous ses yeux : « Ne va pas t’imaginer, écrit-il à sa femme, que je vais te faire une description des dévotions de ce pays ; la colère m’en empêcherait. Tout consiste en musique et en ornemens d’église. Le reste est de la plus abominable extravagance. »

MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… et son père vont visiter la ville sainte et s’arrêtent quelques jours à Parme. Là, le jeune Wolfgang fait la connaissance de la fameuse BastardellaAguiari, Lucrezia dite La BastardellaLucrezia Aguiari dite La Bastardella (Ferrare, ? 1743 – Parme, 18 mai 1783), soprano. Elle étudia à Ferrare avec Brizio Petrucci puis dans un couvent à Florence avec l’abbé Lambertini et fit ses débuts dans cette ville en 1764. L’année suivante, elle se produisit à Padoue, à Lucques et Lire la suite…, cantatrice dont la voix avait une étendue incroyable : elle montait, avec une merveilleuse facilité, du au-dessous des lignes à l’ut suraigu. Parmi nos chanteuses modernes, je n’en connais pas une qui pût en faire autant, et c’est, ma foi, bien heureux.

Arrivé à Naples, l’imagination poétique du virtuose est frappée par toutes les beautés, par toutes les splendeurs que le paysage étale devant lui. Il visite Pompeï, Herculanum, et écrit à sa sœur : « Aujourd’hui, le Vésuve fume vigoureusement. Tonnerre sans fin. »

Le maréchal Pallavicini donne au père et au fils une hospitalité princière dans sa villa près de Bologne, alla croce del Biacco, et MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… a l’honneur d’être mis en relation avec un certain dominicain qui passe pour saint. « Quant à moi, dit-il à sa chère NanerlMozart, Maria Anna Walburga Ignatia « Nannerl »Maria Anna Walburga Ignatia Mozart dite « Nannerl » (Salzbourg, 30 juillet 1751 – Salzbourg, 29 octobre 1829), pianiste. Sœur de Wolfgang Amadeus Mozart. Elle épousa le 23 aout 1784 le magistrat Johann Baptist Reichsfreiherr Berchtold von Sonnenburg. Ils eurent trois enfants: Leopold Alois PantalLire la suite…, je n’y crois pas beaucoup, parce que je le vois déjeuner d’abord avec une bonne tasse de chocolat, et puis faire passer par dessus un grand verre de vin d’Espagne. J’ai eu l’avantage de manger avec ce saint, qui a bu bravement du vin tout le long du repas, qu’il a clos par un grand verre du vin le plus fort, par deux bonnes tranches de melon, par des pèches, des poires, cinq tasses de café, une assiettée de petits fours, et force crème au citron. Mais peut-être qu’il fait tout cela par mortification ; cependant j’ai de la peine à le croire ; ce serait trop à la fois, et puis, outre son dîner, il soigne trop bien son souper. »

On doit savoir gré à M. l’abbé GoschlerGoschler, IsidoreIsidore Goschler (Strasbourg, 5 juillet 1804 – Paris, 15 juin 1866), prêtre. Né de parents juifs, il se convertit au christianisme et devint prêtre en 1830. Il obtint un doctorat ès-lettres, avec sa thèse Du panthéisme (Strasbourg, 1840). Il enseigna la philosophie au Collège de BesançonLire la suite…, qui partage assurément les doutes de Wolfgang relativement à la sainteté du moine, de nous avoir donné ce passage, sans rien retrancher au texte : traducteur fidèle, si sa main a hésité un instant, du moins elle n’a pas tourné le feuillet. Et d’ailleurs il ne faut pas croire que MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, l’artiste chrétien, sente faiblir son respect pour les gens d’Eglise en voyant par lui-même les prouesses d’un Lucullus enfroqué aspirant à la béatitude céleste : dans un post-scriptum qu’il ajoute à une lettre datée de Bologne, il demande à sa mère : « Quelle est la confrérie dont je fais partie, et qu’elle sont les prières que je dois réciter ? » — L’Académie philharmonique de Bologne l’admet à l’unanimité parmi ses membres, après qu’il est sorti victorieux des épreuves les plus difficiles : on lui donne une antienne de l’antiphonaire à arranger à quatre voix, et au bout d’une demi-heure il a achevé un travail que personne, avant lui, n’avait pu terminer en moins de trois heures. Le lendemain, l’appariteur lui apporte son brevet d’académicien….. Testamur Dominum W. A. MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… inter Academiae nostræ magistros compositores adscriptum fuisse, etc. Dans l’urne, il n’y avait eu que des boules blanches. MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… composait alors son premier opéra seria, intitulé Mitridate re di PonteMitridate, re di PontoMitridate, re di Ponto, K.V. 87, opera seria en trois actes sur un livret de Vittorio Amadeo Cigna-Santi mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre Regio ducal de Milan le 26 décembre 1770.Lire la suite…, qui fut représenté à Milan le 29 décembre 1770 « avec un plein et universel succès. » Les Milanais l’appelaient Il cavaliere filarmonico.

Je n’extrais du livre de M. l’abbé GoschlerGoschler, IsidoreIsidore Goschler (Strasbourg, 5 juillet 1804 – Paris, 15 juin 1866), prêtre. Né de parents juifs, il se convertit au christianisme et devint prêtre en 1830. Il obtint un doctorat ès-lettres, avec sa thèse Du panthéisme (Strasbourg, 1840). Il enseigna la philosophie au Collège de BesançonLire la suite… que certains faits, certaines appréciations, certaines pensées intimes qui ont échappé, autant que je puis m’en souvenir, aux recherches des plus scrupuleux biographes. Et je répète, à ce propos, que l’auteur, en publiant la correspondance authentique de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, a pour but de faire connaître le caractère de l’homme, d’initier le lecteur aux secrets de sa vie privée, bien plus encore que de raconter l’une après l’autre les phases si connues de l’existence du musicien.

Le succès de Mitridate valut au maestrino l’honneur d’être nommé maestro di capella della magnifica Academia filarmonica di Verona.

Léopold MozartMozart, Johann Georg LeopoldJohann Georg Leopold Mozart (Augsbourg, 14 novembre 1719 – Salzbourg, 28 mai 1787), violoniste et compositeur. Il étudia au lycée du collège jésuite de Saint-Salvator et reçut un diplôme de philosophie en 1736. Il suivit ensuite des cours de philosophie et de droit à l’université bénédLire la suite… entend à Milan deux pauvres, un homme et une femme, qui chantent ensemble, et qui chantent tout en quintes (selon les traditions harmoniques du onzième siècle). Il ne dit pas si ce duo produit un effet agréable sur ses oreilles. A Venise, Wolfgang se fait donner l’attacca et écrit à sa sœur : « Dieu soit loué, je suis encore en vie….. Sais-tu ce que c’est que de se faire donner l’attacca ? Pour devenir un vrai Vénitien, il faut se laisser frapper le derrière à terre. On a voulu m’initier. Sept femmes se sont mises après moi, et elles ne sont pas parvenues à me mettre, comment te dirai-je ?….. à terre. » Presque tous les post-scriptum que MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… ajoute aux lettres de son père sont adressés à sa sœur Nanerl ; on le devinerait suffisamment, du reste, rien qu’à leur tournure familière, enjouée et parfois un peu égrillarde….. « Je te recommande encor ma prière pour l’autre, tant qu’autre il y aura ; tu me comprends. » Il fait allusion à une demoiselle qu’il voyait avec plaisir, et qui devait se marier. « Wolfgang n’avait guère que quinze ans alors, et il est probable qu’il ne se considérait pas lui-même comme un rival bien dangereux pour le futur époux de la jeune personne. S’il se réjouit de revenir à Salzbourg, c’est, dit-il, « pour recevoir de Mlle de Mœlck, en échange de mes menuets, un cadeau comme celui que j’ai reçu après un certain concert….. Elle saura bien de quel cadeau je parle. » »

On dirait que la crudité du langage en Italie influe sur le style de Léopold MozartMozart, Johann Georg LeopoldJohann Georg Leopold Mozart (Augsbourg, 14 novembre 1719 – Salzbourg, 28 mai 1787), violoniste et compositeur. Il étudia au lycée du collège jésuite de Saint-Salvator et reçut un diplôme de philosophie en 1736. Il suivit ensuite des cours de philosophie et de droit à l’université bénédLire la suite…. Il écrit de Milan à sa femme : « Tu me dis dans tes lettres précédentes que bien des personnes sont devenues folles à Salzbourg. Maintenant, tu me mandes que beaucoup meurent de la dysenterie ; c’est très mauvais ; car, quand les gens sont pris par la tête et par……. ça devient très dangereux…… Envoie-moi les pilules que je t’ai demandées. »

Au commencement de décembre 1774, Wolfgang fit avec son père un voyage à Munich, où il composa l’opéra la Finta giardinieraFinta GiardinieraLa Finta Giardiniera, KV 196, dramma giocoso italien en trois actes sur un livret attribué à Giuseppe Petrosellini mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Salvator Theater à Munich le 13 janvier 1775.Lire la suite…. Et, dans une lettre datée de cette ville, il écrit à sa sœur : « Je te prie de dire tout ce qui peut se dire et s’imaginer à Mlle Mizerl, qui ne doit pas désespérer de mon amour : je la vois constamment devant mes yeux dans son ravissant négligé. J’ai vu beaucoup de jolies filles ici, mais je n’ai pas trouvé de beauté semblable à Mizerl. » Le bambino s’est fait homme ; son imagination s’exalte en même temps que son génie grandit et se développe.

De retour à Salzbourg, MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… composa, en l’honneur de l’archiduc Maximilien, une cantate intitulée : Il Re pastore Re pastore, Il KV 208Il Re pastore, KV 208, melodramma en deux actes sur un livret de Pietro Metastasio, réduit de trois actes à deux actes par Giambattista Varesco et mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart. L’œuvre fut créée à Salzbourg au palais de l’archevêque le 23 avril 1775 pour honorer la visite deLire la suite…; le 7 septembre 1776, il écrit une lettre touchante, tout empreinte de respect filial au Père Martini : « Je vous demande la continuation de votre cordiale bienveillance, et ne cesse de m’affliger d’être si éloigné de l’homme que j’aime, j’estime et je vénère le plus au monde. »

MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… et sa mère partent pour Paris le 23 septembre 1777 et y restent jusqu’au 11 janvier 1779. En route, ils s’arrêtent à Munich, Augsbourg et Manheim. C’est dans cette ville que MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… rencontre l’abbé VoglerVogler, Georg Josef, AbbéGeorg Joseph Vogler dit Abbé Vogler (Würzburg, 15 juin 1749 – Darmstadt, 6 mai 1814), compositeur et théoricien. Il étudia le droit commun et le droit canon à l’université de Würzburg puis à celle de Bamberg, et composa des ballets et de la musique de scène pour les spectacles de l’unLire la suite…, dont il fait un portrait assez peu flatteur et qu’il appelle fort irrévérencieusement « un farceur musical ayant de grandes prétentions et peu de savoir. » L’abbé VoglerVogler, Georg Josef, AbbéGeorg Joseph Vogler dit Abbé Vogler (Würzburg, 15 juin 1749 – Darmstadt, 6 mai 1814), compositeur et théoricien. Il étudia le droit commun et le droit canon à l’université de Würzburg puis à celle de Bamberg, et composa des ballets et de la musique de scène pour les spectacles de l’unLire la suite… compte parmi ses élèves WeberWeber, AloysiaMaria Aloysia Louise Antonia Weber épouse Lange (Zell/ Mannheim, vers 1760 – Salzbourg, 8 juin 1839), soprano. Elle étudia le chant avec G. J. Vogler à Mannheim, où elle rencontra en 1777 Mozart, qui en tomba amoureux. Il écrivit pour elle de nombreux airs de concert dont Popolo di Tessaglia,Lire la suite… et MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite…. Ces deux noms répondent suffisamment aux invectives lancées par MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… contre l’illustre théoricien, « un fou qui s’imagine qu’il n’y a au monde rien de meilleur, rien de plus parfait que lui, et qui n’a dû son titre de maître de chapelle qu’à toutes sortes de petites bassesses auprès des femmes. » En supposant que des propos si méchans n’atteignent pas aux limites de la calomnie, on s’étonne néanmoins que, dans la bouche du pieux Wolfgang, ils ne soient pas tempérés par le moindre souffle de charité chrétienne.

A Manheim, MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… éprouva les premiers tressaillemens de sa première passion sérieuse à la vue du Mlle Aloïse Weber, jeune et jolie cantatrice, qui se moqua si cruellement de lui quand, un an après, il vint la supplier de réaliser les espérances qu’elle lui avait données. Le 4 août 1782, il épousa Constance, l’une des sœurs d’Aloïse, après l’avoir enlevée de la maison maternelle. M. ScudoScudo, PaulPaul Scudo (Venise, 8 juin 1806 – Blois, 14 octobre 1864), critique musical. Il étudia le chant et la composition à l’école Choron et publia des critiques musicales à la Revue des deux Mondes, à la Revue indépendante, au Siècle, à la Revue de Paris, à la Revue et Gazette Musicale de ParLire la suite… dit à ce sujet, dans une remarquable étude qu’il a écrite sur l’œuvre capitale du célèbre compositeur : « L’auteur de Don JuanDon Giovanni (Don Juan)Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni, K.V. 527, dramma giocoso en deux actes sur un livret de Lorenzo Da Ponte mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre des Etats de Prague le 29 octobre 1787. Mozart fit des modifications pour la création de l’œuvre au Burgtheater deLire la suite… pouvait-il se marier autrement ? » — Qu’en pense M. l’abbé Goschler Goschler, IsidoreIsidore Goschler (Strasbourg, 5 juillet 1804 – Paris, 15 juin 1866), prêtre. Né de parents juifs, il se convertit au christianisme et devint prêtre en 1830. Il obtint un doctorat ès-lettres, avec sa thèse Du panthéisme (Strasbourg, 1840). Il enseigna la philosophie au Collège de BesançonLire la suite…?

Personne n’ignore la bienveillante protection que GrimmGrimm, Frédéric MelchiorFrédéric Melchior Grimm (Ratisbonne, 23 décembre 1723 – Gotha, 19 décembre 1807), écrivain. Il fit des études de littérature et de droit public à l’université de Leipzig et accompagna le fils du baron Ludwig von Schönberg à Paris en tant que précepteur (1748) ; il fut ensuite engagLire la suite… accorda à MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… pendant son séjour à Paris ; personne n’ignore non plus les tribulations qu’il eut à subir dans son commerce avec des artistes jaloux de son talent et de sa renommée, les ennuis de tout genre qui fondirent sur lui et le chagrinèrent si profondément. « S’il y avait un coin où les gens eussent de l’oreille pour entendre, du cœur pour sentir, un peu de goût pour comprendre quelque chose à la musique, je rirais volontiers de toutes ces misères ; mais je suis malheureusement parmi des brutes (en ce qui concerne la musique), et il n’en peut être autrement, car ils portent en tout cet aveuglement de la passion. Non, il n’y a pas une ville au monde comme Paris. » Si Mozart vivait de nos jours, il en verrait bien d’autres.

Après avoir annoncé à son père qu’il vient de terminer une symphonie destinée à être exécutée au concert spirituel du jeudi-saint, il ajoute : « Plaira-t-elle ? c’est ce que j’ignore, et, pour dire la vérité, je m’en inquiète fort peu. Je réponds qu’elle satisfera le petit nombre de Français de bon sens qui s’y trouveront ; quant aux imbéciles, ce ne serait pas un grand malheur si ma symphonie n’avait pas le don de leur plaire. Et cependant j’espère que même les ânes y trouveront leur part qui leur plaira ; et puis je n’ai pas manqué le premier coup d’archet ! et cela suffit. Comme ces animaux en font une affaire ! Que diable ! — je n’y vois pourtant aucune merveille. — Ils commencent ensemble, — comme partout ailleurs. C’est à crever de rire. »

MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, qui avait le génie de la composition, avait aussi le génie de la critique, car il trouvait toujours le mot propre.

La mort de sa mère le plonge dans une douleur profonde, et il cache cette affreuse nouvelle à son père. Le pauvre homme, dans l’ignorance où il est du coup qui vient de le frapper, écrit à sa femme pour le jour de sa fête. Il y a quelque chose de navrant dans le ton de cette lettre ; mais elle n’est pas encore terminée que l’abbé BullingerBullinger, Franz Joseph Johann NepomukFranz Joseph Johann Nepomuk Bullinger (Unterkochen, 29 janvier 1744- Diepoldhofen pres Leutkirch, 9 mars 1810), abbé. Il fit ses études chez les jésuites de Landsberg am Lech (1763 à 1766), puis au séminaire jésuite de Saint-Michel à Munich et enseigna au collège jésuite de Munich (1768-177Lire la suite…, un ami, arrive et lui avoue la triste vérité. « Grand Dieu ! s’écrie Léopold MozartMozart, Johann Georg LeopoldJohann Georg Leopold Mozart (Augsbourg, 14 novembre 1719 – Salzbourg, 28 mai 1787), violoniste et compositeur. Il étudia au lycée du collège jésuite de Saint-Salvator et reçut un diplôme de philosophie en 1736. Il suivit ensuite des cours de philosophie et de droit à l’université bénédLire la suite…, faut-il que je cherche à Paris la tombe de ma chère femme ! »

Wolfgang revient à Salzbourg, en janvier 1779, et se rend à Munich à la fin de l’année suivante. Quelques mois après a lieu la première représentation d’IdoménéeIdoménée, roi de CrèteIdomeneo, re di Creta ossia Ilia e Idamante (Idoménée, roi de Crète  ou Ilia et Idamante), opera seria en trois actes sur un livret en italien de Giambattista Varesco d’après le livret d’Antoine Danchet, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre Cuvillés de Munich lLire la suite…, le 29 janvier 1781.

De Munich, MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… fut appelé par l’archevêque de Salzbourg à le suivre à Vienne, comme faisant partie de sa maison. Quelle pitié c’est, vraiment, que de voir un compositeur de ce génie au service d’un prélat de cette espèce, vaniteux, insolent, avare et grossier ! Au bout de quelques mois le malheureux Wolfgang ne peut plus y tenir, et il écrit à son père : « Vous savez par ma dernière lettre que j’ai donné ma démission au prince, le 9 mai, parce qu’il avait pris lui-même l’initiative. Car dans mes deux premières audiences il m’avait dit : « Décampez d’ici, si vous ne voulez pas mieux servir. » Belle merveille, en vérité, que j’aie été exaspéré plus encore par les termes habituels de : polissonJeannot et ColinJeannot et Colin, opéra-comique en trois actes sur un livret de Charles-Guillaume Etienne mis en musique par Nicolo Isouard et créé à l’Opéra-Comique le 17 octobre 1814.Lire la suite…, coquin, mauvais drôle, dont il se servait, que par le décampez d’ici, qui n’était pas trop mal. »

Le 12 juillet 1782, l’Enlèvement au sérailEnlèvement au Sérail, L’L’Enlèvement au Sérail (Die Entführung aus dem Serail) KV 384, singspiel en trois actes sur un livret en allemand de Gottlieb Stephanie, d’après la pièce de théâtre de Christoph Friedrich Bretzner mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Burgtheater de Vienne le 16 juillet Lire la suite… est représenté à Vienne. On connaît le mot de l’empereur Joseph au sujet de la trop grande quantité de notes qu’il crut découvrir dans la partition, et la réponse de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite….

La dernière lettre de Wolfgang adressée à son père est du 4 avril 1787. M. l’abbé GoschlerGoschler, IsidoreIsidore Goschler (Strasbourg, 5 juillet 1804 – Paris, 15 juin 1866), prêtre. Né de parents juifs, il se convertit au christianisme et devint prêtre en 1830. Il obtint un doctorat ès-lettres, avec sa thèse Du panthéisme (Strasbourg, 1840). Il enseigna la philosophie au Collège de BesançonLire la suite… dit dans une note : « NissenNissen, Georg Nikolaus vonGeorg Nikolaus von Nissen (Hederslev/ Danemark, 22 janvier 1761 – Salzbourg, 24 mars 1826), diplomate. En 1792, il fut engagé comme diplomate par le département des Affaires Étrangères, avant d’être nommé chargé d’affaires à Vienne l’année suivante. En 1797, il fit la connaissance dLire la suite… ne donne plus, depuis le mois de mai 1786, que cette dernière lettre : il n’a pas fait part au public des lettres que MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… écrivit à sa sœur. J’ai vu annoncer en Allemagne, en 1855, une publication de nombreuses lettres de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…. Je n’en ai plus entendu parler depuis. »

M. l’abbé GoschlerGoschler, IsidoreIsidore Goschler (Strasbourg, 5 juillet 1804 – Paris, 15 juin 1866), prêtre. Né de parents juifs, il se convertit au christianisme et devint prêtre en 1830. Il obtint un doctorat ès-lettres, avec sa thèse Du panthéisme (Strasbourg, 1840). Il enseigna la philosophie au Collège de BesançonLire la suite… n’aurait certes pas manqué de documens s’il eût voulu compléter la biographie de Mozart Mozart, Johann Georg LeopoldJohann Georg Leopold Mozart (Augsbourg, 14 novembre 1719 – Salzbourg, 28 mai 1787), violoniste et compositeur. Il étudia au lycée du collège jésuite de Saint-Salvator et reçut un diplôme de philosophie en 1736. Il suivit ensuite des cours de philosophie et de droit à l’université bénédLire la suite…: il ne l’a pas fait, sans doute, pour ne pas ôter à son livre son caractère épistolaire. Les nombreuses citations que je me suis permises donneront, je l’espère, une idée de l’intérêt qu’il y a dans cet ouvrage écrit par un homme instruit, consciencieux, par un prêtre ami des arts et artiste lui-même. Je désire de tout mon cœur que le vœu formulé par l’auteur à la fin de sa préface soit exaucé, et que « cet exemple d’une vie chrétienne au sein d’une existence toute mondaine soit suivi par tous ces jeunes hommes qui, en cultivant les arts ou les lettres, paraissent trop souvent oublier qu’un Dieu est la source de tout ce qui est beau, grand et durable. »

Mais les temps sont bien changés et les artistes d’aujourd’hui ne songent plus guère, dans leurs momens de doute ou de découragement, à réciter leur chapelet, comme le faisait HaydnHaydn, Franz JosefFranz Josef Haydn (Rohrau/Basse Autriche, 31 mars 1732 – Vienne, 31 mai 1809), compositeur. Il étudia avec Johann Mathias Franck, chef de chœur de l’église de Hainburg et fut remarqué par Reutter, maître de chapelle du Stephansdom à Vienne, qu’il le recruta en 1739 ou 1740 comme choristeLire la suite…, lequel avouait que jamais ce moyen n’avait manqué de lui réussir.

J’arrive un peu tard pour constater le succès que vient d’obtenir le nouvel opéra de M. PoisePoise, Jean Alexandre FerdinandJean-Alexandre-Ferdinand Poise (Nîmes, 3 juin 1828 – Paris, 13 mai 1892), compositeur. Au Conservatoire, il étudia le piano avec Pierre Zimmerman et la composition avec Adolphe Adam. Il obtint le second Prix de Rome en 1852. Bonsoir, voisin, premier opéra-comique, sera suivi de beaucoup d’autLire la suite…, à l’Opéra-Comique ; mais il n’est jamais trop tard pour féliciter très sérieusement un confrère, même quand on n’appartient pas précisément à son école et qu’on ne partage pas tout à fait ses doctrines. M. PoisePoise, Jean Alexandre FerdinandJean-Alexandre-Ferdinand Poise (Nîmes, 3 juin 1828 – Paris, 13 mai 1892), compositeur. Au Conservatoire, il étudia le piano avec Pierre Zimmerman et la composition avec Adolphe Adam. Il obtint le second Prix de Rome en 1852. Bonsoir, voisin, premier opéra-comique, sera suivi de beaucoup d’autLire la suite… est un des meilleurs élèves d’Adolphe AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite…. Peut-être l’élève ne fera-t-il jamais oublier le maître, mais il pourrait bien arriver à le remplacer un jour. J’ai remarqué avec plaisir dans la partition du Roi don PèdreRoi Don Pèdre, LeLe Roi Don Pèdre, opéra-comique en deux actes sur un livret d’Eugène Cormon et Eugène Grangé mis en musique par Ferdinand Poise et créé à l’Opéra-Comique le 30 septembre 1857.Lire la suite… un progrès très réel sur Bonsoir VoisinBonsoir, voisinBonsoir, voisin, opéra-comique en un acte sur un livret de Léon Brunswick et Arthur de Beauplan mis en musique par Ferdinand Poise et créé au Théâtre-Lyrique le 18 septembre 1853.Lire la suite… et les CharmeursCharmeurs, LesLes Charmeurs, opéra-comique en deux actes sur un livret d’Adolphe de Leuven mis en musique par Ferdinand Poise et créé au Théâtre-Lyrique le 15 mars 1855.Lire la suite…, deux petits ouvrages qui furent très applaudis il y a deux ans au Théâtre-Lyrique. D’ailleurs, en travaillant sur un cadre plus vaste, le compositeur a dû nécessairement agrandir aussi le moule de son inspiration et à côté de petits motifs gracieux et destinés à devenir populaires se trouvent des pages habilement développées, et d’une allure tout à fait dramatique. J’aime beaucoup la sérénade à trois voix dont le motif est placé au commencement de l’ouverture et la romance que chante don Pèdre à là belle Nérédah. Cette jeune Mauresque, qui se trouve vis-à-vis de l’alcade de Tolède dans la même situation que Rosine auprès de Bartholo, envoie dans une chanson un soupir d’amour à l’amant qui attend sous sa fenêtre. Mais au cachet parfaitement espagnol de la mélodie, j’ai vu avec regret que la brune fille de l’Orient avait complètement oublié les minarets et les palmiers de son pays.

L’instrumentation du Roi don PèdreRoi Don Pèdre, LeLe Roi Don Pèdre, opéra-comique en deux actes sur un livret d’Eugène Cormon et Eugène Grangé mis en musique par Ferdinand Poise et créé à l’Opéra-Comique le 30 septembre 1857.Lire la suite… est brillante et ne manque pas d’un certain coloris. Il est fâcheux que l’ouverture, un peu trop longue du reste, ne finisse pas aussi bien qu’elle a commencé. Quant aux réminiscences qui ont été signalées dans l’ouvrage, je me plais à croire qu’elles sont très involontaires, et je ne veux les considérer que comme un hommage respectueux rendu par M. PoisePoise, Jean Alexandre FerdinandJean-Alexandre-Ferdinand Poise (Nîmes, 3 juin 1828 – Paris, 13 mai 1892), compositeur. Au Conservatoire, il étudia le piano avec Pierre Zimmerman et la composition avec Adolphe Adam. Il obtint le second Prix de Rome en 1852. Bonsoir, voisin, premier opéra-comique, sera suivi de beaucoup d’autLire la suite… à la mémoire de son maître. En somme, le Roi don PèdreRoi Don Pèdre, LeLe Roi Don Pèdre, opéra-comique en deux actes sur un livret d’Eugène Cormon et Eugène Grangé mis en musique par Ferdinand Poise et créé à l’Opéra-Comique le 30 septembre 1857.Lire la suite… a pleinement réussi, et voilà M. PoisePoise, Jean Alexandre FerdinandJean-Alexandre-Ferdinand Poise (Nîmes, 3 juin 1828 – Paris, 13 mai 1892), compositeur. Au Conservatoire, il étudia le piano avec Pierre Zimmerman et la composition avec Adolphe Adam. Il obtint le second Prix de Rome en 1852. Bonsoir, voisin, premier opéra-comique, sera suivi de beaucoup d’autLire la suite… associé maintenant à la fortune de l’Opéra-Comique.

Un autre élève d’Adolphe AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite…, qui s’était fait connaître au petit théâtre du passage Choiseul par deux charmantes bouffonneries, vient de se produire sur la scène beaucoup plus importante du Théâtre-Lyrique. Le sujet de M. GriffardMonsieur GriffardMonsieur Griffard, opéra-comique en un acte sur un livret de d’Eugène Mestépès mis en musique par Léo Delibes et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 3 octobre 1857.Lire la suite… [Maître GriffardMonsieur GriffardMonsieur Griffard, opéra-comique en un acte sur un livret de d’Eugène Mestépès mis en musique par Léo Delibes et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 3 octobre 1857.Lire la suite…], paroles de M. M. MestépésMestépès, EugèneJacques-Eugène-Pascal Mestépès (Pau, ? 1820 – Paris, 15 mai 1875), écrivain et librettiste. Il écrivit, souvent en collaboration, des livrets d’opérettes, notamment pour Jacques Offenbach (Le Violoneux  en 1855, Les Trois baisers du diable et Dragonette en 1857, (1857) et Emile JonasLire la suite… [Mestépès]Mestépès, EugèneJacques-Eugène-Pascal Mestépès (Pau, ? 1820 – Paris, 15 mai 1875), écrivain et librettiste. Il écrivit, souvent en collaboration, des livrets d’opérettes, notamment pour Jacques Offenbach (Le Violoneux  en 1855, Les Trois baisers du diable et Dragonette en 1857, (1857) et Emile JonasLire la suite… et Jaime fils, musique de M. DelibesDelibes, Clément-Philibert-LéoClément-Philibert-Léo Delibes (St-Germain-du-Val, 21 février 1836 – Paris, 16 janvier 1891), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de solfège en 1850. En 1853, il fut nommé organiste de l’église Saint-Pierre-de-Chaillot et accompagnateur et répétiteurLire la suite…, est emprunté à une pièce de l’ancien répertoire, Jérôme PointuJerome PointuJérôme Pointu, comédie en un acte en prose d’Alexandre-Louis-Bertrand Robineau dit de Beaunoir, créée au Théâtre des Variétés amusantes de Paris le 13 juin 1781.Lire la suite…. Mon spirituel confrère M. Paul d’Ivoi a déjà trahi ce mystère ; les auteurs n’en avaient rien dit. Invention à part, cela est fort gai et du meilleur comique. La partition est remplie de fraîches mélodies qui ont un parfum très agréable de grâce et de jeunesse ; l’orchestre est traité d’une manière intéressante et travaillé avec infiniment de goût, avec une clarté des plus remarquables. On a principalement applaudi un joli trio qui se termine en quatuor, une romance un peu sentimentale : Je ne sais pas si je l’aime, et les couplets de Blaise, véritable petit chef-d’œuvre de naïveté et de finesse. L’ouverture est de tous points ravissante ; l’orchestre du Théâtre-Lyrique n’a pas dû avoir beaucoup de peine à l’exécuter.

Hier a eu lieu, à l’Opéra-Comique, la reprise de Jeannot et ColinJeannot et ColinJeannot et Colin, opéra-comique en trois actes sur un livret de Charles-Guillaume Etienne mis en musique par Nicolo Isouard et créé à l’Opéra-Comique le 17 octobre 1814.Lire la suite…, dont le succès a certainement égalé celui de JocondeJocondeJoconde, opéra-comique en trois actes sur un livret de Charles-Guillaume Etienne mis en musique par Nicolo Isouard et créé à l’Opéra-Comique le 28 février 1814.Lire la suite….

Je ne parle pas du Théâtre-Italien, non pas que je ne sois parfaitement au courant de ce qui s’y chante et de ce qui s’y fait, mais parce que je trouve qu’il sera toujours temps de le dire. Dès à présent je puis garantir une chose : c’est qu’on ne songe à y jouer ni l’Enlèvement au SérailEnlèvement au Sérail, L’L’Enlèvement au Sérail (Die Entführung aus dem Serail) KV 384, singspiel en trois actes sur un livret en allemand de Gottlieb Stephanie, d’après la pièce de théâtre de Christoph Friedrich Bretzner mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Burgtheater de Vienne le 16 juillet Lire la suite… ni IdoménéeIdoménée, roi de CrèteIdomeneo, re di Creta ossia Ilia e Idamante (Idoménée, roi de Crète  ou Ilia et Idamante), opera seria en trois actes sur un livret en italien de Giambattista Varesco d’après le livret d’Antoine Danchet, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre Cuvillés de Munich lLire la suite….