Le Courrier de Paris, 22 février 1858, [p. 1-2] (article signé E. Reyer).

Chronique musicale.

Quand un grand artiste arrive à Paris et s’y fait entendre, quand une œuvre vraiment belle se produit, c’est assurément une bonne fortune pour cette partie intelligente du public qui honore les grands artistes et qui est capable d’apprécier une belle œuvre ; mais c’est surtout une bonne fortune pour la critique, si souvent obligée, hélas ! de dissimuler sous l’ironie de l’éloge l’indifférence que lui inspirent certaines productions que le mauvais goût protège, et dont la vogue ne tardera pas à s’emparer. L’ironie est une forme de critique tout comme une autre, et les petites choses, dit-on, ne valent pas les grandes colères ; cependant ces petites choses, ces petits coups d’épingle en se succédant à intervalles trop rapprochés finiraient par irriter les plus patiens, par lasser les plus débonnaires, si de temps à autre l’occasion d’admirer sans réserve et de louer sans restriction ne venait s’offrir comme un dédommagement nécessaire, comme une compensation urgente, à ceux qui ont pour mission d’éclairer le public sur les défauts et les qualités d’une œuvre. Alors le style change, et sans atteindre aux sommets du lyrisme, sans se parer de fleurs, sans rechercher les élégances du beau langage, il porte en lui un parfum de sincérité qui témoigne de la conviction profonde de l’écrivain, de la rigoureuse impartialité du juge. Cela suffit pour que le lecteur comprenne que cette fois il ne s’agit pas d’une énigme à déchiffrer, d’une allusion à saisir, d’une malice ou d’une hyperbole, mais bien d’une émotion réelle que le critique a éprouvée à l’audition d’une belle œuvre, émotion qu’il cherche à exprimer sous les couleurs les plus vraies, et à répandre tout autour de lui. Dans un précédent feuilleton j’analysais la dernière partition de M. Gounod Gounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…; aujourd’hui j’ai à parler de M. Henry LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite… et de son concerto-symphonie.

Henri LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite… est né à Londres en 1820. Son père était Français et sa famille originaire de Strasbourg. A l’âge de dix-huit ans, LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite… vint se fixer à Melun et y donna jusqu’en 1841 des leçons de piano ; puis il partit pour Paris. Duprez, qui était venu chanter à Melun, y avait entendu le jeune pianiste, lui avait trouvé un grand talent d’exécution et n’avait pas eu de peine à deviner combien était précaire sa position dans une petite ville de province où il était obligé de courir le cachet pour vivre. Le célèbre ténor s’intéressa au petit professeur inconnu et l’engagea à l’accompagner à Paris, en lui promettant de 1’aider de son influence et de ses conseils. LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite… accepta avec empressement ; mais, soit défaut de courage ou de persévérance, les obstacles à surmonter l’effrayèrent bien vite ; la lutte avec des rivaux qui, pour la plupart, n’avaient pas son talent et n’en étaient que plus redoutables lui parut devoir être longue et pénible, et il s’enfuit en Allemagne où devaient l’attirer infailliblement son caractère rêveur et son inspiration poétique. Là son talent se développa, ses idées s’agrandirent et se fortifièrent, au contact des maîtres, à la lecture et à l’audition des chefs-d’œuvre de l’ancienne école, et bientôt il sentit se révéler en lui d’autres aptitudes que celles de l’exécutant. En Allemagne, les chefs-d’œuvre ne dorment pas ensevelis sous la poussière des bibliothèques ; ils sont vivants et admirés, affichés chaque jour dans les rues et applaudis le soir au théâtre ou au concert. On ne reprend ni les œuvres de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, ni les œuvres de GlückGluck, Christoph WillibaldChristoph Willibald Gluck (Erasbach/Haut-Palatinat, 2 juillet 1714 – Vienne, 15 novembre 1787), compositeur. Né en Bohème, on ne sait rien de ses études scolaires ou musicales. En 1732, il alla à Prague, jouant du violon, et préférablement du violoncelle et chantant dans les chœurs des églLire la suite… [Gluck]Gluck, Christoph WillibaldChristoph Willibald Gluck (Erasbach/Haut-Palatinat, 2 juillet 1714 – Vienne, 15 novembre 1787), compositeur. Né en Bohème, on ne sait rien de ses études scolaires ou musicales. En 1732, il alla à Prague, jouant du violon, et préférablement du violoncelle et chantant dans les chœurs des églLire la suite…, de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… ou de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite… : on ne cesse pas de les jouer, et cela, non pas seulement dans les grandes capitales, mais dans les moindres villes des plus petites principautés.

Les artistes peuvent être plus ou moins à la hauteur des immortelles partitions qu’ils interprètent ; mais ce qui ne leur manque presque jamais, c’est la connaissance de leur art et l’amour de leur profession, c’est le respect de la tradition, le culte et le sentiment du beau. L’engouement, même passager, du public pour de plates élucubrations qui empruntent tout leur effet, les unes à l’affadissement de la grâce, les autres à la violence des moyens ou à l’exagération des contrastes, cet engouement n’existe pas, et les chanteurs ne sont pas exposés à entrer dans le mauvais chemin, à y rester et à s’y complaire, sous prétexte qu’ils y moissonnent des succès faciles et frelatés. La musique de l’avenir elle-même, celle dont M. Richard Wagner s’est fait le grand-prêtre ou l’apôtre, n’offre pas de pareils dangers, attendu, ainsi que j’ai essayé de le dire à propos du TannhauserTannhäuserTannhäuser, opéra romantique en trois actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre royal de la Cour à Dresde le 19 octobre 1845. Wagner fit des quelques changements pour la version en français due à Charles Nuitter qui fut créée à l’Opéra de Paris Lire la suite… [TannhäuserTannhäuserTannhäuser, opéra romantique en trois actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre royal de la Cour à Dresde le 19 octobre 1845. Wagner fit des quelques changements pour la version en français due à Charles Nuitter qui fut créée à l’Opéra de Paris Lire la suite…], qu’elle repose, beaucoup plus peut-être que M. Wagner et ses adeptes ne semblant le croire ou ne veulent en convenir, sur les traditions immuables que nous ont léguées les plus pures gloires du passé. Tout on s’appliquant à répudier les anciennes formules, tout en s’éloignant systématiquement des formes acceptées, tout en développant, dans le drame, l’élément symphonique aux dépens de la mélodie, elle laisse voir cependant, au milieu de ses allures indépendantes et soi-disant innovatrices, les signes évidens d’une science réelle, d’une érudition incontestable. Et c’est pour cela que les artistes qui s’associent en Allemagne au mouvement de l’école nouvelle, qui les répandent et leur donnent la vie, ne galvaudent pas leur talent et ne compromettent pas leur renommée. S’ils deviennent les complices ou les instrumens d’une erreur, ils savent du moins que cette erreur ne saurait être confondue avec l’ignorance, qui fait de l’art un métier et ne s’inquiète guère d’autre chose que de flatter les sentiments grossiers de la multitude.

Je reviens à M. Henri LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite…. Dès ses premiers pas dans la carrière de la composition, ses tendances vers le progrès s’étaient manifestées. On devinait en lui l’artiste qui a entrevu un but et qui fait tous ses efforts pour l’atteindre. Mais en demandant à l’art de nouveaux secrets, il restait fidèle à ses croyances et ne brisait pas ses anciennes idoles ; il pensait avec raison que pour acquérir une individualité, il ne suffit pas toujours de mettre le feu au temple, et qu’on n’est pas un novateur parce qu’on est un schismatique. Il considérait tous les musiciens de génie comme les anneaux d’une même chaîne, et n’ignorait pas que, parmi eux, il n’en est pas un seul qui, avant de marcher en avant, n’ait longtemps regardé en arrière. La réputation d’Henri LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite… grandit avec chacune de ses productions nouvelles, et il compta bientôt au nombre des virtuoses les plus éminens, des musiciens les plus estimes de la jeune Allemagne. Le bruit de son nom était arrivé jusqu’à nous bien avant que nous fussions appelés à juger du mérite de son œuvre, et ses succès en Belgique furent enregistrés, il y a quelques années, par un de nos organes les plus spéciaux et les plus compétens en matière d’art musical. A ce moment-là, LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite… avait déjà mérité la faveur d’un prince artiste dont notre Académie impériale de musique a gardé un si bon souvenir : il était maître de chapelle du duc de Saxe-Cobourg-GothaSaxe-Cobourg-Gotha, Ernest II, duc deErnest II, duc de Saxe-Cobourg-Gotha (Cobourg/ Allemagne, 21 juin 1818 – Reinhardsbrunn, Allemagne, 22 août 1893), compositeur et chef d’État. Il étudia la musique et composa des opéras joués surtout en Allemagne. En 1849, il succéda à son père à la tête des duchés de Saxe-Cobourg et Lire la suite…, l’auteur de Sainte-ClaireSainte-ClaireSainte-Claire, opéra en trois actes sur un livret en allemand de Charlotte Birch-Pfeiffer mis en musique par le duc Ernst II de Saxe-Cobourg et Gotha et créé sous la direction de Liszt au Théâtre de la Cour de Gotha le 2 avril 1854. L’œuvre traduite en français par Gustave Oppelt fut crééLire la suite….

Parmi tant de souverains germaniques auxquels le gouvernement de leurs principautés fait de doux loisirs, le duc de Saxe-Cobourg-GothaSaxe-Cobourg-Gotha, Ernest II, duc deErnest II, duc de Saxe-Cobourg-Gotha (Cobourg/ Allemagne, 21 juin 1818 – Reinhardsbrunn, Allemagne, 22 août 1893), compositeur et chef d’État. Il étudia la musique et composa des opéras joués surtout en Allemagne. En 1849, il succéda à son père à la tête des duchés de Saxe-Cobourg et Lire la suite… est un de ceux qui donnent à la musique le plus de soins, le plus de temps et le plus d’intelligence. Compositeur distingué, il sait apprécier la valeur d’une œuvre et le talent d’un artiste ; il honore les maîtres et serait assurément très flatté si MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite… ou RossiniRossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite…, au lieu de le traiter d’altesse royale, l’appelaient mon cher confrère. Un soir, le duc de Saxe-Cobourg-GothaSaxe-Cobourg-Gotha, Ernest II, duc deErnest II, duc de Saxe-Cobourg-Gotha (Cobourg/ Allemagne, 21 juin 1818 – Reinhardsbrunn, Allemagne, 22 août 1893), compositeur et chef d’État. Il étudia la musique et composa des opéras joués surtout en Allemagne. En 1849, il succéda à son père à la tête des duchés de Saxe-Cobourg et Lire la suite… aperçoit LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite… à l’orchestre du théâtre ducal, et le fait prier de monter dans sa loge. On jouait Sainte-ClaireSainte-ClaireSainte-Claire, opéra en trois actes sur un livret en allemand de Charlotte Birch-Pfeiffer mis en musique par le duc Ernst II de Saxe-Cobourg et Gotha et créé sous la direction de Liszt au Théâtre de la Cour de Gotha le 2 avril 1854. L’œuvre traduite en français par Gustave Oppelt fut crééLire la suite…. A peine LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite… est-il entré, le duc se lève, insiste pour que son maître de chapelle s’assoie à sa place, et reste debout auprès de lui jusqu’à la fin de la représentation. Cela fut fait le plus naturellement du monde, sans ostentation aucune, mais non pas sans que le public saluât de ses acclamations la gracieuse bienveillance de son souverain et le grand artiste qui venait d’en être l’objet.

Nous sommes bien loin, n’est-ce pas, du temps où l’archevêque de Salzbourg envoyait MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… manger à l’office, en compagnie de ses valets ? LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite…, de qui je tiens cette petite anecdote, était ému en me la racontant, et je crois bien que la faveur dont il se montre si fier a encore plus touché son cœur que son amour-propre : il ne tarit pas d’éloges sur le caractère du duc, sur son affabilité, sur le charme de ses manières et de son esprit ; il en parle avec une chaleur, avec un élan qui éveillent la sympathie chez ceux qui l’écoutent, avec une conviction que l’on ne peut s’empêcher de partager. Les dévouemens de cette nature sont rares, et il est souvent plus facile de les mériter que de les obtenir.

L’œuvre de Henry LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite… se compose de musique de piano, de trios, d’un concerto de violon, de quatre concertos-symphonies, du FaustFaustScenen aus Goethe’s Faust, (Scènes du Faust de Goethe) pour solistes, chœur et orchestre, Op. 103 de Henry LitolffLire la suite… de Goethe, dont il a traduit chaque scène sans rien changer à la forme du drame, et de deux ouvertures qui ont excité un véritable enthousiasme à Bruxelles. Comme pianiste, LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite… doit être placé sur le même rang que les plus célèbres, mais je ne saurais dire précisément, en le comparant à LisztLiszt, FranzFranz Liszt (Raiding, 22 octobre 1811 – Bayreuth, 31 juillet, 1886), pianiste et compositeur. Il étudia le piano d’abord avec son père puis grâce à une bourse étudia à Vienne avec Czerny pour le piano et Salieri pour la composition. Ses premiers récitals en 1823 à Vienne et à Pest firenLire la suite…, à ThalbergThalberg, Sigismond-Fortuné-FrançoisSigismund-Fortune-François Thalberg (Genève, 8 janvier 1812 – Naples, 27 mars 1871), pianiste et compositeur. Il étudia à Vienne avec Simon Sechter (composition) et Johann Nepomuk Hummel (piano) et se produisit dès l’âge de quatorze ans avec succès dans les salons. Il publia ses premièreLire la suite…, à ChopinChopin, Frédéric-FrançoisFrédéric-François Chopin (Zelazowa près Varsovie, 1er mars 1810 – Paris, 17 octobre 1849), compositeur et pianiste. S’il étudia la musique avec Joseph Elsner, l’orgue et le piano avec Wilhelm Würfel, Chopin fut essentiellement un pianiste autodidacte.Ses premières compositions, des PoLire la suite… ou à RubinsteinRubinstein, AntonAnton Rubinstein (Vikhvatinets/ Ukraine, 28 novembre 1829 – Peterhof/ Russie, 20 novembre 1894), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec A. I. Villoing et fit un tour de l’Europe comme enfant prodige (1840-1843). Sa famille s’installa à Berlin où, de 1844 à 1846, il étudia la comLire la suite…, avec lequel de ces virtuoses il a le plus d’analogie. Le seul morceau qu’il ait joué dimanche dernier, c’est son concerto-symphonie (n° 4, en ré mineurConcerto-Symphonie no. 4 ré mineur Op. 102Concerto-Symphonie pour piano et orchestre no. 4 en ré mineur Op. 102 de Henry Litolff. Composé en 1851/52.Lire la suite…), et bien que la partie de piano y soit très intéressante et fort habilement mise en relief, mon attention était presque entièrement absorbée par le riche et éblouissant travail de l’orchestre. Quelques qualités d’exécution tout à fait magistrales ne m’ont pourtant point échappé, et j’ai remarqué comme tout le monde la vigueur et la netteté des doigts, la rapidité des octaves et la parfaite homogénéité du style. Il est fâcheux, je le dis en passant et sans accuser personne, que l’excellent instrument mis à la disposition de M. LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite… par M. Henri HerzHerz, Henri H.Henri Herz (Vienne, 6 janvier 1803 – Paris, 5 janvier 1888), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec son père, Jacques Herz, puis avec Louis-Barthélemy Pradher au Conservatoire de Paris et obtint un premier prix en 1817. Il fonda une manufacture de pianos en 1825 en association avec leLire la suite…, n’ait pas été accordé au diapason de l’orchestre. Les oreilles les moins délicates se sont aperçues de cette différence de ton, qui devenait de plus en plus sensible à mesure que la chaleur dilatait les instrumens de la petite harmonie. Une analyse détaillée du concerto de M. LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite… m’obligerait de me servir des termes techniques dont je ne reconnais pas bien l’indispensabilité, même dans un feuilleton musical, et que, pour cette raison, j’emploie le moins possible. J’ai rencontré çà et là, dans le cours de l’ouvrage, quelques hardiesses harmoniques suffisamment justifiées, à mon avis (je sais que ce n’est pas l’avis de tous les musiciens), par l’excellent effet qu’elles produisent. Quand donc seront-elles expliquées, ces énigmes qui charment l’oreille, et que certains compositeurs de génie ont soumises plus d’une fois à la pénétration doctorale de MM. les théoriciens ? La page la plus brillante du concerto est assurément le scherzo ; mais c’est dans l’adagio que l’on trouve le plus d’élévation, de charme et d’abondance mélodique.

La phrase principale, exécutée par les quatre cors, a tout le parfum, toute la poésie de ces ballades que l’Allemagne rêveuse fait chanter aux blondes divinités de sa mythologie fantastique. Quand les petites flûtes du scherzo se sont tues, quand le tintement du triangle s’est arrêté, quand les notes aiguës du piano ont cessé leurs évolutions rhythmiques, alors la voix harmonieuse des cors se fait entendre, et l’imagination a pu entrevoir les pâles silhouettes des ondines glissant à travers les nénuphars et mettant en fuite la ronde turbulente des farfadets, des gnomes, des kobolds et des petits diables nocturnes. Dans le morceau final, la couleur s’assombrit ; les accords se succèdent et les modulations se heurtent avec plus de rapidité et d’énergie ; les cuivres sonnent la fanfare du chasseur noir ; des jets de flamme illuminent le visage grimaçant des sorciers ; la lune se voile de nuages épais et les oiseaux de nuit se pressent en frémissant sur les rameaux dépouillés des grands arbres.

Le propre de la musique symphonique est de laisser à l’esprit toute sa liberté, à la fantaisie toutes ses ailes : dès les premières mesures de l’œuvre, dès le premier chant de la préface, j’étais entré dans un ordre d’idées fantastiques et j’y suis resté jusqu’à la fin, suivant le compositeur dans toutes les péripéties d’un drame que le piano ou l’orchestre traduisaient peut-être pour chaque auditeur d’une façon différente. Mais parce que l’un dit : ceci est le chant de la caille, parce que l’autre prétend que c’est le dernier soupir de Jésus sur le Calvaire, celui-ci et celui-là n’ont-ils pas joui également des sublimes beautés de la symphonie pastorale ?

L’instrumentation du dernier concerto de M. LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite… est toute pleine de piquans détails, d’ingénieux accouplemens de timbres, d’effets de sonorité habillement ménagés : on n’y sent aucun tâtonnement, aucune hésitation, aucune recherche ; tout ce qui gazouille, tout ce qui voltige autour de l’idée principale est écrit avec une élégance, avec une clarté remarquables, et c’est par la sobriété des moyens que le compositeur arrive presque toujours à la plus grande richesse d’expression et de coloris. Il nous à fait songer plus d’une fois à WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite… et à BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… qui ont certainement le plus contribué à développer en lui cette science de l’orchestre dont ils ont pénétré tous les mystères, dont ils possédaient tous les secrets.

Le succès obtenu par M. LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite… a eu un très grand retentissement ; il y aura foule à son second concert, et quand le grand artiste s’en retournera dans le pays qui l’a adopté et qui honore son merveilleux talent, il pourra affirmer qu’à Paris, en dehors de l’engouement ridicule du plus grand nombre pour la musique bruyante et facile, en dehors du culte exclusif de quelques-uns pour le génie des morts, il y a de sincères admirations pour les œuvres véritablement belles, et de loyales sympathies pour les illustrations vivantes.

M. Pasdeloup a dirigé l’orchestre avec beaucoup de verve et de précision : les musiciens placés sous ses ordres ont fait preuve d’un zèle et d’une intelligence dont il convient de les féliciter.

Le Théâtre-Italien a donné la semaine passée la première représentation de Marta MarthaMartha, opéra-comique romantique en quatre actes sur un livret en allemand de W. Friedrich, pseudonyme de Friedrich Wilhelm Riese, mis en musique par Friedrich von Flotow et créé au Kärntnertortheater de Vienne le 25 novembre 1845. La création française eut lieu dans une version en italien, inLire la suite…[MarthaMarthaMartha, opéra-comique romantique en quatre actes sur un livret en allemand de W. Friedrich, pseudonyme de Friedrich Wilhelm Riese, mis en musique par Friedrich von Flotow et créé au Kärntnertortheater de Vienne le 25 novembre 1845. La création française eut lieu dans une version en italien, inLire la suite…], opéra de M. de FlotowFlotow, Friedrich vonFriedrich Adolf Ferdinand Freiherr von Flotow (Toitendorf/ Mecklembourg-Schwerin, 27 avril 1812 – Darmstadt, 24 janvier 1883), compositeur. Fils d’une des plus vieilles familles nobles du Mecklembourg, il fut envoyé à Paris en 1828 pour étudier avec Anton Reicha et Johann Peter Pixis. Ses preLire la suite…, chambellan de son Altesse royale le grand-duc de Meklembourg-SchwerinFrédéric-François II de Mecklembourg-SchwerinFrédéric-François II de Mecklembourg-Schwerin (Ludwigsburg, 28 février 1823 – Schwerin, 15 avril 1883), grand-duc. Fils du grand-duc Paul-Frédéric de Mecklembourg-Schwerin et d’Alexandrine de Prusse, il succéda à son père à la mort de ce dernier en 1842. Il voyagea beaucoup, visitant lLire la suite…, auteur de L’Esclave du CamoensEsclave du Camoëns, L’L’Esclave du Camoëns, opéra-comique en un acte sur un livret de Henri de Saint-Georges mis en musique par Friedrich Adolf Ferdinand von Flotow et créé  à l’Opéra-Comique le 1er décembre 1843.Lire la suite…, joué à l’Opéra-Comique, et de L’Ame en peineAme en peine, L’L’Ame en peine, opéra en deux actes sur un livret de Henri de Saint-Georges mis en musique par Friedrich Adolf Ferdinand von Flotow  et créé à l’Opéra de Paris le 29 juin 1846.Lire la suite…, qui fait partie du répertoire de l’Opéra. Le sujet de MartaMarthaMartha, opéra-comique romantique en quatre actes sur un livret en allemand de W. Friedrich, pseudonyme de Friedrich Wilhelm Riese, mis en musique par Friedrich von Flotow et créé au Kärntnertortheater de Vienne le 25 novembre 1845. La création française eut lieu dans une version en italien, inLire la suite… est emprunté à Lady-HenrietteLady HenrietteLady Henriette, ballet-pantomime en trois actes sur un livret de Henri de Saint-Georges, une chorégraphie de Joseph Mazilier et une musique de Friedrich von Florow, Friedrich Burgmuller et Edouard-Marie Deldevez créé à l’Opéra de Paris le 21 février 1844.Lire la suite…, ballet de M. de Saint-GeorgesSaint-Georges, Jules-Henri Vernoy deJules-Henri Vernoy de Saint-Georges (Paris, 7 novembre 1799 – Paris, 23 décembre 1875), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit d’abord un roman puis il se tourna vers la scène et écrivit plusieurs comédies, drames et vaudevilles et produisit pendant cinquante ans des livrets d’opéras eLire la suite…, lequel ballet rappelle un vaudeville des Variétés qui a pour titre Madame d’EgmontMadame d’EgmontMadame d’Egmont ou Sont-elles deux, vaudeville en trois actes de Jacques-François Ancelot et Alexis Decombrousse créé au Théâtre des Variétés de Paris le 24 avril 1833.Lire la suite….

Il y a un peu plus de douze ans que MartaMarthaMartha, opéra-comique romantique en quatre actes sur un livret en allemand de W. Friedrich, pseudonyme de Friedrich Wilhelm Riese, mis en musique par Friedrich von Flotow et créé au Kärntnertortheater de Vienne le 25 novembre 1845. La création française eut lieu dans une version en italien, inLire la suite… fut représentée pour la première fois, à Vienne, et obtint un immense succès. A Vienne, la ville des petites danseuses, on valse beaucoup, on aime les gais refrains et les cavatines italiennes, beaucoup plus qu’à Milan on ne goûte les chansons allemandes ou les lieder autrichiens. Il est donc très probable que la couleur italienne qui domine évidemment dans MartaMarthaMartha, opéra-comique romantique en quatre actes sur un livret en allemand de W. Friedrich, pseudonyme de Friedrich Wilhelm Riese, mis en musique par Friedrich von Flotow et créé au Kärntnertortheater de Vienne le 25 novembre 1845. La création française eut lieu dans une version en italien, inLire la suite… n’a pas peu contribué au succès que cet ouvrage a obtenu à Vienne. Depuis, on l’a joué à peu près partout, excepté en France, où nous sommes habitués à de plus regrettables exceptions dans ce genre-là. Et partout MartaMarthaMartha, opéra-comique romantique en quatre actes sur un livret en allemand de W. Friedrich, pseudonyme de Friedrich Wilhelm Riese, mis en musique par Friedrich von Flotow et créé au Kärntnertortheater de Vienne le 25 novembre 1845. La création française eut lieu dans une version en italien, inLire la suite… a été accueillie comme une œuvre élégante, mélodique et susceptible d’être comprise par les amateurs de musique.

La romance la plus applaudie, celle qui revient le plus souvent et que le compositeur semble n’abandonner qu’à regret, est une romance populaire en Irlande : the Last Rose of summer (la Dernière Rose de l’été). Nous ne reprochons pas à M. de FlotowFlotow, Friedrich vonFriedrich Adolf Ferdinand Freiherr von Flotow (Toitendorf/ Mecklembourg-Schwerin, 27 avril 1812 – Darmstadt, 24 janvier 1883), compositeur. Fils d’une des plus vieilles familles nobles du Mecklembourg, il fut envoyé à Paris en 1828 pour étudier avec Anton Reicha et Johann Peter Pixis. Ses preLire la suite… d’avoir fait pour ce thème irlandais ce que bon nombre de ses confrères ont fait pour des thèmes italiens et allemands ; mais peut-être a-t-il trop insisté sur un motif qui, par cela même qu’il a beaucoup de couleur et de poésie, a été très remarqué, et que M. de FlotowFlotow, Friedrich vonFriedrich Adolf Ferdinand Freiherr von Flotow (Toitendorf/ Mecklembourg-Schwerin, 27 avril 1812 – Darmstadt, 24 janvier 1883), compositeur. Fils d’une des plus vieilles familles nobles du Mecklembourg, il fut envoyé à Paris en 1828 pour étudier avec Anton Reicha et Johann Peter Pixis. Ses preLire la suite… n’a d’autre mérite que d’avoir cueilli quelque part, comme on cueille une fleur dans un jardin pour la poser à la boutonnière de son habit. En somme, que le thème irlandais ait fait la fortune de l’opéra ou que l’opéra ait aidé à populariser le thème irlandais, cela ne doit pas nous faire oublier qu’il y a autre chose à signaler dans la partition ; un joli quatuor accompagné d’une manière originale par les violons en sourdines, la romance chantée par MartaMarthaMartha, opéra-comique romantique en quatre actes sur un livret en allemand de W. Friedrich, pseudonyme de Friedrich Wilhelm Riese, mis en musique par Friedrich von Flotow et créé au Kärntnertortheater de Vienne le 25 novembre 1845. La création française eut lieu dans une version en italien, inLire la suite… :

Qui sola, pergin rosa,

Come puoi tu fiorir ?

la chanson du porter au troisième acte, un air écrit pour M. GrazianiGraziani, FrancescoFrancesco Graziani (Fermo, 26 avril 1828 – Fermo, 30 juin 1901), baryton. Élève de Cellini, il débuta en 1851 dans le rôle du comte de Vergy dans Gemma di Vergi (Donizetti) à Ascoli Piceno. Les saisons suivantes, il chanta sur plusieurs scènes d’Italie. De 1853 à 1861, il se produit réguliLire la suite… et qui ne se trouve point dans la partition allemande, un joli duo au quatrième acte et des chœurs agréables et bien rhythmés. Je n’ai pas raconté la pièce, parce qu’il me reste fort peu d’espace, et que, d’ailleurs, au Théâtre-Italien, le rôle du librettiste a toujours été un peu secondaire. J’aimerais presque autant parler des costumes, dont la vérité n’est guère égalée que par le pittoresque. La coiffure conique de Lady Enrichetta, et la toque majestueuse de Nancy attiraient surtout les regards et faisaient naître de malicieux sourires sur les lèvres de nos élégantes. MarioMario, Giovanni Matteo Mario, Cavaliere di Candia, ditGiovanni Matteo Mario, Cavaliere di Candia, dit Mario (Cagliari, 17 octobre 1810 – Rome, 11 novembre 1883), ténor. Il débuta à l’Opéra de Paris en 1838 et au Théâtre-Italien en 1839. Là, de 1840 à 1850, il chanta aux côtés de sa compagne Giulia Grisi reprenant les rôles de Rubini et crLire la suite… a été applaudi….. et rappelé. Tous les autres artistes ont été rappelés aussi, et, suivant la coutume italienne, ils ont salué le public avec grâce. Il y a eu un peu d’hésitation de la part de ces dames des chœurs, mais l’orchestre a couvert de sa grande voix ce défaut d’ensemble qui n’a duré qu’un instant. Ces dames ont eu bientôt retrouvé toute leur assurance et l’incident n’a pas eu de suite.

Je parlerai prochainement de la troisième et dernière soirée de M. LeboucLebouc, Charles-JosephCharles-Joseph Lebouc (Besançon, 22 décembre 1822 – Hyères, 7 mars 1893), violoncelliste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un premier prix de violoncelle en 1844. Il fut membre de l’orchestre de l’Opéra de 1846 à 1848 et l’année suivante de la Société desLire la suite…, du beau concert donné hier au soir dans les salons de M. Pleyel par l’éminente pianiste Mme SzarvadySzarvady, WilhelmineWilhelmine Szarvady née Clauss (Prague, 12 décembre 1832 – Paris, 1er septembre 1907), pianiste. Elle fit une tournée en Allemagne où son talent fut remarqué par Liszt et Moscheles et débuta à Paris le 25 février 1851 dans un concert dirigé par Berlioz. Elle perfectionna son éducation aLire la suite… (Wilhelmine Clauss), de la séance annuelle des sociétés chorales de Paris, qui a lieu en ce moment même dans la salle Barthélémy, de la reprise de la FiancéeFiancée, LaLa Fiancée, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Daniel-François-Esprit Auber et créé à l’Opéra-Comique le 10 janvier 1829.Lire la suite… à l’Opéra-Comique, du concert de M. PaulinPaulin, Louis-JosephLouis-Joseph Espinasse, dit Paulin (Paris, 17 octobre 1814 – Paris, 2 février 1867), ténor. Il débuta en 1849 à l’Opéra dans le rôle de Raoul des Huguenots (Meyerbeer) et y chanta les grands rôles du répertoire. À partir de 1855, il organisa avec le violoncelliste Charles-Joseph LebLire la suite… à la salle BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, et je me borne, pour aujourd’hui, à adresser un mot d’éloge à Mme Ida BrüningBrüning, IdaIda Wohlbrück Schuselka dite Ida Brüning (Königsberg 15 janvier 1817 – Baden près Vienne, 15 novembre 1903) actrice et soprano. Elle débuta à Tallin en 1833 dans Jean de Paris (Boieldieu). Elle se produisit ensuite à Königsberg (1835), Danzig (aujourd’hui Gdansk), Hambourg (1838) dans FrLire la suite…, excellente comédienne et cantatrice fort distinguée que j’ai eu le plaisir d’entendre jeudi dernier à la salle HerzHerz, Henri H.Henri Herz (Vienne, 6 janvier 1803 – Paris, 5 janvier 1888), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec son père, Jacques Herz, puis avec Louis-Barthélemy Pradher au Conservatoire de Paris et obtint un premier prix en 1817. Il fonda une manufacture de pianos en 1825 en association avec leLire la suite…. Mme Ida BrüningBrüning, IdaIda Wohlbrück Schuselka dite Ida Brüning (Königsberg 15 janvier 1817 – Baden près Vienne, 15 novembre 1903) actrice et soprano. Elle débuta à Tallin en 1833 dans Jean de Paris (Boieldieu). Elle se produisit ensuite à Königsberg (1835), Danzig (aujourd’hui Gdansk), Hambourg (1838) dans FrLire la suite… a chanté une délicieuse tyrolienne (do jo dlplatz), une romance de Marschner, le Retour d’AlvarRetour d’Alvar, LeLe Retour d’Alvar, ballade pour soprano, cor et piano sur des paroles de M. Postel mises en musique par Antoine-Victor Paquis.Lire la suite…, accompagné par le cor enchanté ou enchanteur de M. PaquisPaquis, Antoine-VictorAntoine-Victor Paquis (Anvers, 12 décembre 1812 – ? 1895), corniste. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint in 1er prix de cor en 1836. Il fut engagé successivement dans la 7e légion de la Musique de la Garde Nationale, dans l’orchestre du Théâtre-Italien puis dans celui des ConcLire la suite…, et elle a joué avec M. X… une scène comique très amusante dans laquelle elle a parlé italien, hongrois, allemand et russe.

Mme Ernesta GrisiGrisi, ErnestaErnesta Grisi (Visidina/Istrie, 28 juin 1819 – Saint-Jean près Genève, 20 mai 1899), mezzo-soprano. Sœur de la célèbre ballerine Carlotta Grisi et cousine germaine des cantatrices Giuditta Grisi et Giulia Grisi, elle connut une brève carrière qui débuta en 1836 dans le rôle d’Adalgisa danLire la suite… a dit avec beaucoup de sentiment l’AdélaïdeAdelaïdeAdelaïde, Op. 46, cantate pour voix et piano sur un poème en allemand de Friedrich von Matthisson mis en musique par Ludwig van Beethoven. L’œuvre fut ébauchée en 1795 ou même plus tôt. Elle est dédicacée au poète et fut publiée par Artaria à Vienne en 1797.Lire la suite… de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… et une cavatine de Mathilde de Shabran.Matilde di ShabranMatilde di Shabran, melodramma giocoso en deux actes de Gioachino Rossini sur un livret en italien de Jacopo Ferretti et créé au Théâtre Apollo de Rome le 24 février 1821 et au Théâtre-Italien de Paris le 15 octobre 1829. Rossini fit une deuxième version créée à Naples le 11 novembre 1821Lire la suite… La voix de Mme Ernesta GrisiGrisi, ErnestaErnesta Grisi (Visidina/Istrie, 28 juin 1819 – Saint-Jean près Genève, 20 mai 1899), mezzo-soprano. Sœur de la célèbre ballerine Carlotta Grisi et cousine germaine des cantatrices Giuditta Grisi et Giulia Grisi, elle connut une brève carrière qui débuta en 1836 dans le rôle d’Adalgisa danLire la suite… est pleine de charme ; elle a quelque chose d’harmonieux et de velouté que l’on trouve rarement chez les contralti. Quant à sa méthode, elle a toute la pureté, toute la distinction de la bonne école italienne. Et pourtant, Mme Ernesta GrisiGrisi, ErnestaErnesta Grisi (Visidina/Istrie, 28 juin 1819 – Saint-Jean près Genève, 20 mai 1899), mezzo-soprano. Sœur de la célèbre ballerine Carlotta Grisi et cousine germaine des cantatrices Giuditta Grisi et Giulia Grisi, elle connut une brève carrière qui débuta en 1836 dans le rôle d’Adalgisa danLire la suite… n’est engagée à aucun théâtre !

Je voudrais relever plusieurs fautes d’impression qui ont défiguré le sens de certaines phrases de mon dernier feuilleton ; mais j’aime mieux me reposer sur l’intelligence des lecteurs, et penser qu’un errata arrivant seulement aujourd’hui serait complètement inutile.