La Revue de Paris, septembre 1852, p. 144-148 (article signé Ernest Reyer).

Chronique musicale

Opéra : Robert le Diable ; Robert-le-diableRobert le Diable, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugene Scribe et  Germain Delavigne, mis en musique par Giacomo Meyerbeer, créé à l’Opéra de Paris le 21 novembre 1831.Lire la suite…continuation des débuts de Mlle Emmy LagruaLa Grua, EmmaEmma Funk épouse La Grua (Palerme, 15 mai 1831 – Paris, 22 mai 1885), soprano. Elle étudia le chant avec sa mère qui était également chanteuse et débuta à Dresde dans le rôle d’Alice de Robert le Diable (Meyerbeer). Elle chanta aussi Donna Anna dans Don Giovanni (Mozart) et Amina dans La SonLire la suite… [La Grua] La Grua, EmmaEmma Funk épouse La Grua (Palerme, 15 mai 1831 – Paris, 22 mai 1885), soprano. Elle étudia le chant avec sa mère qui était également chanteuse et débuta à Dresde dans le rôle d’Alice de Robert le Diable (Meyerbeer). Elle chanta aussi Donna Anna dans Don Giovanni (Mozart) et Amina dans La SonLire la suite…; M. Mathieu Mathieu, JacquesJacques Mathieu, (Villenouvelle/ Haute-Garonne, 28 avril 1819 – Paris, 1er décembre 1883), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et fit son début à l’Opéra de Paris en 1846 sans grand succès. Il chanta en province, notamment à Marseille, où il se produisit dans le rôle de LorédaLire la suite…; M. BaucheBauche, AlexandreAlexandre Bauche (Rouen, ? 1816 – Montmartre, 12 juillet 1858), ténor. Il était commis chez un négociant de Rouen et débuta vers 1840 au Théâtre-des-Arts de cette ville. Il se produisit ensuite au Havre, puis à l’Opéra de Lyon en 1845/6. Il débuta à l’Opéra-Comique en 1848 dans le Lire la suite…. Giselle ; GiselleGiselle, ballet fantastique en deux actes sur un livret de Théophile Gautier et Henri de Saint-Georges, une chorégraphie de Jean Coralli et une musique d’Adolphe Adam, créé à l’Opéra de Paris le 28 juin 1841.Lire la suite…continuation des débuts de Mlle Régina ForliForli, ReginaHéloïse Guérinot, dite Régina Forli (? – ?), danseuse. Elle débuta à l’Opéra de Paris le 6 février 1852 dans Le Violon du Diable et en mai à Londres. Elle dansa à l’Opéra le rôle titre de La Péri en 1853 et dans divers divertissements d’opéras, mais découragée elle abandonna saLire la suite…. — Opéra-Comique : Les deux JaketDeux Jaket, LesLes Deux Jaket, opéra-comique en un acte sur un livret d’Eugène de Planard, mis en musique par Justin Cadaux, créé à l’Opéra-Comique le 12 août 1852.Lire la suite…, un acte de M. PlanardPlanard, François-Antoine-Eugène deFrançois-Antoine-Eugène de Planard (Millau/Aveyron, 4 fevrier 1783 – Paris, 13 novembre 1853), auteur dramatique, librettiste. Durant la Révolution, Planard fut emprisonné avec sa mère, étant aristocrates. A sa libération il alla à Paris et fut engagé en 1806 comme archiviste au Conseil dLire la suite…, musique de M. Justin CadauxCadaux, JustinJustin Cadaux (Albi, 13 mars 1813 – Paris, 8 novembre 1874), compositeur, organiste. Après des études inachevées au Conservatoire de Paris, il enseigna le piano à Bordeaux et à Toulouse où il était organiste de l’église métropolitaine. Il fit représenter deux ouvrages scéniques, Axel (1Lire la suite…. — Réouverture du 3me théâtre lyrique. — Les fêtes d’Abbeville.


Il est bien juste que nous donnions à l’Opéra la première place dans notre chronique. Mlle  Emmy LagruaLa Grua, EmmaEmma Funk épouse La Grua (Palerme, 15 mai 1831 – Paris, 22 mai 1885), soprano. Elle étudia le chant avec sa mère qui était également chanteuse et débuta à Dresde dans le rôle d’Alice de Robert le Diable (Meyerbeer). Elle chanta aussi Donna Anna dans Don Giovanni (Mozart) et Amina dans La SonLire la suite…, la jeune et belle cantatrice dont nous avions déjà apprécie le talent dans le rôle d’Irène du Juif-ErrantJuif errant, LeLe Juif Errant, opéra en cinq actes, sur un livret d’Eugene Scribe et de Henri de Saint-Georges, d’après le roman de Sue, mis en musique par Fromental Halévy, créé à l’Opéra de Paris le 22 avril 1852.Lire la suite…, vient de chanter le rôle d’Alice avec une perfection qui nous a rappelé les succès de Mme Dorus et de Mlle  Falcon Falcon, Marie-CornelieMarie-Cornélie Falcon (Paris, 28 janvier 1814 – Paris, 25 fevrier 1897), soprano. Élève au Conservatoire de Paris, elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra en 1831 et fut engagée à l’Opéra en 1832 où elle créa, entre autres, les rôles d’Amélie dans Gustave III ou le Bal masqué Lire la suite…; sa voix sympathique, d’un timbre harmonieux et d’une sonorité éclatante, parcourt l’échelle de la gamme avec un art infini et en se jouant des difficultés les plus périlleuses. L’émotion que Mlle  Lagrua a laissé apercevoir à son entrée en scène l’a fort heureusement abandonnée après les premières mesures de sa cavatine, et les applaudissements du public ont achevé de lui rendre toute la puissance de ses moyens. Elle a dit, avec un sentiment de délicieuse naïveté et d’exquise tendresse, la ballade Quand je quittai la Normandie, et a trouvé des accents dramatiques pleins de chaleur et de vérité dans son duo avec Bertram et dans le trio final. Mlle  Lagrua, nous l’avons déjà dit, est une fort belle personne ; elle était costumée avec infiniment de goût, et nous n’avions jamais vu porter avec autant de grâce et de distinction l’habillement pittoresque, élégant et simple à la fois de l’aimable fiancée de Raimbaud. Quand le rideau est tombé sur les magnifiques accords qui retentissent au cinquième acte dans la nef de l’église, la salle entière a redemandé Mlle  Lagrua et a voulu saluer d’une double salve d’applaudissements la beauté de la femme et le talent de l’artiste. — GueymardGueymard, LouisLouis Geymard (Chaponnay/ Isère, 17 août 1822 – Saint-Fargeau, 8 juillet 1880), ténor. Il étudia le chant au Conservatoire de Paris et obtint les 2eme Prix de chant et d’Opéra en 1847. Il débuta à l’Opéra dans le rôle titre de Robert-le-Diable (Meyerbeer) en 1849 et y chanta tous le rLire la suite… et DepassioDepassio, JeanJean Depassio (Lyon, 4 mai 1824 – Montmorency, 24 mars 1887), basse. A la fin de ses études au Conservatoire de Paris il fut engagé à la Monnaie à Bruxelles où il resta jusqu’en 1851. Entre 1851 et 1854, il chanta à l’Opéra de Paris et participa aux créations du Juif errant (Halévy, 1Lire la suite… ont aussi été rappelés, et l’un et l’autre se sont acquittés de leurs rôles avec une supériorité qui mérite tous nos éloges. GueymardGueymard, LouisLouis Geymard (Chaponnay/ Isère, 17 août 1822 – Saint-Fargeau, 8 juillet 1880), ténor. Il étudia le chant au Conservatoire de Paris et obtint les 2eme Prix de chant et d’Opéra en 1847. Il débuta à l’Opéra dans le rôle titre de Robert-le-Diable (Meyerbeer) en 1849 et y chanta tous le rLire la suite… avait fait réclamer, nous ne savons trop pourquoi, l’indulgence du public ; il n’a pas donné, pendant tout le cours de la représentation, le moindre signe de fatigue, et nous étions placé assez près de son professeur de chant, M. Ernest Boulanger, pour voir à l’air de satisfaction de celui-ci combien le maître était heureux et fier du succès de son élève.

Nous engageons M. DepassioDepassio, JeanJean Depassio (Lyon, 4 mai 1824 – Montmorency, 24 mars 1887), basse. A la fin de ses études au Conservatoire de Paris il fut engagé à la Monnaie à Bruxelles où il resta jusqu’en 1851. Entre 1851 et 1854, il chanta à l’Opéra de Paris et participa aux créations du Juif errant (Halévy, 1Lire la suite… à tâcher de donner au personnage de Bertram cette expression d’ironie mordante et diabolique dont LevasseurLevasseur, Nicolas-ProsperNicolas-Prosper Levasseur (Bresles, 9 mars 1791 – Paris, 6 décembre 1871), basse. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Garat et obtint en 1811 un 2eme prix de chant et en 1812 un 1er prix de tragédie lyrique. Il débuta à l’Opéra en 1813 dans le rôle du Pacha de La Caravane du Caire (GLire la suite… ne doit pas avoir emporté le secret.

AymèsAimès, AlexandreAlexandre Aimès (? – ?), ténor. Il débuta en 1851 à l’Opéra de Paris, où il créa le rôle du pâtre dans Sapho de Gounod (1851) et celui de Rodolphe dans Zerline ou La Corbeille d’oranges (Auber, 1851). Il fut sociétaire des Concerts du Conservatoire du 23 décembre 1851 au 9 novembre 1Lire la suite… [Aimès]Aimès, AlexandreAlexandre Aimès (? – ?), ténor. Il débuta en 1851 à l’Opéra de Paris, où il créa le rôle du pâtre dans Sapho de Gounod (1851) et celui de Rodolphe dans Zerline ou La Corbeille d’oranges (Auber, 1851). Il fut sociétaire des Concerts du Conservatoire du 23 décembre 1851 au 9 novembre 1Lire la suite… a délicieusement chanté la ballade du premier acte et le duo de l’honnête homme, qui n’est pas d’une exécution très-facile. Nous nous plaisons à constater les progrès de ce jeune ténor, dont l’Opéra fera bien d’utiliser, le plus souvent possible, la voix fraîche et harmonieuse et le jeu fin et intelligent.

Quant à Mme LabordeLaborde, RosineRosalie Henriette Bediez dite Rosine Laborde (Paris, 30 mars 1824 – Chezy-sur-Marne, 8 septembre 1907), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris et fut l’élève de Toussaint Mocker. Elle débuta avec succès à l’Opéra-Comique dans Le Pré aux clercs (Hérold) en 1840. En 1841, elle se prLire la suite…, c’est la chanteuse de Vaucanson Vaucansson, Jacques deJacques de Vaucansson (Grenoble, 24 février 1709 – Grenoble, 21 novembre 1782), inventeur et mécanicien. Il fut le premier à construire des robots androïdes dont Le Joueur de flûte (1731), L’Oie qui digère (1739) et Le Berger provençal (Joueur de tambourin – 1739). En 1745, il inventa le mLire la suite…: un talent purement mécanique qui se prête merveilleusement aux roulades, aux vocalises et à toutes les fioritures de l’école italienne, mais qui ne convient pas le moins du monde au rôle tendre, passionné et dramatique de la princesse Isabelle. Nous applaudissons volontiers Mme  LabordeLaborde, RosineRosalie Henriette Bediez dite Rosine Laborde (Paris, 30 mars 1824 – Chezy-sur-Marne, 8 septembre 1907), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris et fut l’élève de Toussaint Mocker. Elle débuta avec succès à l’Opéra-Comique dans Le Pré aux clercs (Hérold) en 1840. En 1841, elle se prLire la suite… quand elle chante les variations de Rodde ou la cavatine du Barbier de SévilleBarbier de Séville, LeIl Barbiere di Siviglia (Le Barbier de Séville), opera buffa en 2 actes sur un livret de Cesare Sterbini, d’après Beaumarchais, mis en musique par Gioachino Rossini créé au Teatro Argentina à Rome le 20 février 1816. L’œuvre fut donnée à Paris pour la première fois au Théâtre-ItalienLire la suite…… et qu’elle chante juste.

Malgré l’accueil peu équivoque qu’il a reçu du public dans la LucieLucia di LamermoorLucia di Lammermoor, dramma tragico en trois actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano, d’après The Bride of Lammermoor  de Walter Scott, mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre San Carlo de Naples le 26 septembre 1835 et au Théâtre-Italien de Paris le 12 déceLire la suite…, M. MathieuMathieu, JacquesJacques Mathieu, (Villenouvelle/ Haute-Garonne, 28 avril 1819 – Paris, 1er décembre 1883), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et fit son début à l’Opéra de Paris en 1846 sans grand succès. Il chanta en province, notamment à Marseille, où il se produisit dans le rôle de LorédaLire la suite… ne s’est pas tenu pour battu et il a abordé successivement les rôles d’Eléazar et de Raoul. Si les chefs-d’œuvre de M. HalévyHalévy, Jacques-Fromental-ÉlieJacques-Fromental-Élie Halévy (Paris, 27 mai 1799 – Nice, 12 mars 1862), compositeur. Il étudia la composition au Conservatoire de Paris avec Cherubini et Méhul et obtint le Prix de Rome en 1819. Il débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1827 avec L’Artisan et produisit à ce théâtrLire la suite… et de M. MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite… ne perdent rien à être interprétés de la sorte, il faut avouer qu’ils n’y gagnent pas davantage. M. MathieuMathieu, JacquesJacques Mathieu, (Villenouvelle/ Haute-Garonne, 28 avril 1819 – Paris, 1er décembre 1883), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et fit son début à l’Opéra de Paris en 1846 sans grand succès. Il chanta en province, notamment à Marseille, où il se produisit dans le rôle de LorédaLire la suite… n’a maintenant qu’une chose à faire, c’est de s’en retourner à Marseille en évitant de s’arrêter à Lyon.

M. BaucheBauche, AlexandreAlexandre Bauche (Rouen, ? 1816 – Montmartre, 12 juillet 1858), ténor. Il était commis chez un négociant de Rouen et débuta vers 1840 au Théâtre-des-Arts de cette ville. Il se produisit ensuite au Havre, puis à l’Opéra de Lyon en 1845/6. Il débuta à l’Opéra-Comique en 1848 dans le Lire la suite… est un ténor entre deux âges qui a débuté il y a quelques années à l’Opéra-Comique dans un ouvrage de MM. Gérard de NervalNerval, Gerard deGérard Labrunie dit Gérard de Nerval (Paris, 22 mai 1808 – Paris, 20 janvier 1855), écrivain, journaliste, librettiste. Il se lia d’amitié avec Théophile Gautier pendant ses études et comme lui fut journaliste (Le Monde artistique, La Presse, L’Artiste). En 1829 il donne une traduction dLire la suite… et Limnander appelé les MonténégrinsMonténégrins, LesLes Monténégrins, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules-Edouard Alboize de Pujol et Gérard de Nerval mis en musique par Armand Limnander et créé à l’Opéra-Comique le 31 mars 1849.Lire la suite…. M. BaucheBauche, AlexandreAlexandre Bauche (Rouen, ? 1816 – Montmartre, 12 juillet 1858), ténor. Il était commis chez un négociant de Rouen et débuta vers 1840 au Théâtre-des-Arts de cette ville. Il se produisit ensuite au Havre, puis à l’Opéra de Lyon en 1845/6. Il débuta à l’Opéra-Comique en 1848 dans le Lire la suite… n’a pas fait un bien long séjour au théâtre de la rue Favart ; il est allé se perfectionner en province, puis il s’est présenté à l’Opéra où il n’a paru encore qu’une seule fois dans le rôle de Raoul. Un critique de nos amis a eu la délicatesse d’exprimer son opinion sur M. BaucheBauche, AlexandreAlexandre Bauche (Rouen, ? 1816 – Montmartre, 12 juillet 1858), ténor. Il était commis chez un négociant de Rouen et débuta vers 1840 au Théâtre-des-Arts de cette ville. Il se produisit ensuite au Havre, puis à l’Opéra de Lyon en 1845/6. Il débuta à l’Opéra-Comique en 1848 dans le Lire la suite… par un simple jeu de mot aussi spirituel qu’inoffensif ; la susceptibilité de l’artiste s’est effarouchée de cette plaisanterie et il en a demandé brutalement compte à l’écrivain. M. BaucheBauche, AlexandreAlexandre Bauche (Rouen, ? 1816 – Montmartre, 12 juillet 1858), ténor. Il était commis chez un négociant de Rouen et débuta vers 1840 au Théâtre-des-Arts de cette ville. Il se produisit ensuite au Havre, puis à l’Opéra de Lyon en 1845/6. Il débuta à l’Opéra-Comique en 1848 dans le Lire la suite… est très-excusable de manquer de talent, mais on ne saurait lui pardonner de manquer en même temps de courtoisie et de savoir-vivre.

GiselleGiselleGiselle, ballet fantastique en deux actes sur un livret de Théophile Gautier et Henri de Saint-Georges, une chorégraphie de Jean Coralli et une musique d’Adolphe Adam, créé à l’Opéra de Paris le 28 juin 1841.Lire la suite… est un des ballets les plus intéressants et les plus poétiques du répertoire de l’Opéra et le rôle de Giselle une des plus gracieuses créations de Carlotta GrisiGrisi, CarlottaCarlotta Grisi (Visinida, 28 juin 1819 – St. Jean près Genève, 20 mai 1899), danseuse. Elle étudia à l’école de ballet de la Scala à Milan et fut découverte par le danseur Jules Perrot qui l’introduisit à l’Opéra de Paris. Elle y débuta en 1841 en créant Giselle où elle fit sensationLire la suite…. Les souvenirs encore récents laissés par la séduisante danseuse, n’ont pas intimidé Mlle  Régina ForliForli, ReginaHéloïse Guérinot, dite Régina Forli (? – ?), danseuse. Elle débuta à l’Opéra de Paris le 6 février 1852 dans Le Violon du Diable et en mai à Londres. Elle dansa à l’Opéra le rôle titre de La Péri en 1853 et dans divers divertissements d’opéras, mais découragée elle abandonna saLire la suite…, qui a voulu aussi effleurer de son pied mignon les bouquets de nénuphars et de lauriers-roses, à travers lesquels tourbillonne la ronde nocturne des Elfes et des Willis. La jeune débutante a parfaitement rendu tous les incidents fantastiques de la légende allemande si poétiquement traduite par MM. de Saint-GeorgesSaint-Georges, Jules-Henri Vernoy deJules-Henri Vernoy de Saint-Georges (Paris, 7 novembre 1799 – Paris, 23 décembre 1875), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit d’abord un roman puis il se tourna vers la scène et écrivit plusieurs comédies, drames et vaudevilles et produisit pendant cinquante ans des livrets d’opéras eLire la suite… et Théophile GautierGautier, TheophileThéophile Gautier ( Tarbes, 30 aout 1811 – Paris, 23 mai 1872), écrivain, journaliste. Il fit ses études à Paris où il se lia d’amitié avec Gérard Nerval et fut un grand défenseur de Victor Hugo. Pour Gauthier, la musique, la peinture et la poésie étaient les éléments fondamentaux dLire la suite…. La pantomime de Mlle  Régina ForliForli, ReginaHéloïse Guérinot, dite Régina Forli (? – ?), danseuse. Elle débuta à l’Opéra de Paris le 6 février 1852 dans Le Violon du Diable et en mai à Londres. Elle dansa à l’Opéra le rôle titre de La Péri en 1853 et dans divers divertissements d’opéras, mais découragée elle abandonna saLire la suite… est très-expressive et sa danse a du caractère, de l’élégance et de la légèreté. Nous la félicitons bien sincèrement du nouveau succès qu’elle vient d’obtenir, à côté de Mlle  Bagdanoff [Bogdanova]Bogdanova, NadejdaNadejda Bogdanova (Moscou, 1836 – Moscou, 15 septembre 1897), danseuse. Elle fut l’élève de son père, Constantin Bogdanov, et se produisit dès l’âge de 10 ans dans les villes de Russie. Elle étudia en 1850 avec Joseph Marzilier et débuta à l’Opéra de Paris dans un pas de deux. Elle obLire la suite… et de M. MéranteMérante, Louis-AlexandreLouis-Alexandre Mérante (Paris, 23 juillet 1828 – Courbevoie, 17 juillet 1887), danseur. Il débuta à Marseille en 1846, puis passa une saison à Milan (1846-1847), avant d’être engagé à l’Opéra de Paris en 1848. Excellent acteur et danseur, il s’illustra dans les ballets de Fanny CerrLire la suite…. Les mélodies de M. Adolphe AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite… ont conservé leur originalité et leur fraîcheur : on les a applaudies comme au premier jour.

L’Opéra-Comique nous a donné ce mois-ci un tout petit ouvrage appartenant au genre naïf que nous préférons de beaucoup au genre prétentieux. Cet opéricule est de M. de PlanardPlanard, François-Antoine-Eugène deFrançois-Antoine-Eugène de Planard (Millau/Aveyron, 4 fevrier 1783 – Paris, 13 novembre 1853), auteur dramatique, librettiste. Durant la Révolution, Planard fut emprisonné avec sa mère, étant aristocrates. A sa libération il alla à Paris et fut engagé en 1806 comme archiviste au Conseil dLire la suite… et a pour titre les Deux JaketDeux Jaket, LesLes Deux Jaket, opéra-comique en un acte sur un livret d’Eugène de Planard, mis en musique par Justin Cadaux, créé à l’Opéra-Comique le 12 août 1852.Lire la suite…, drôle de titre qui nous avait fait supposer de prime abord que le librettiste avait emprunté les manchettes de M. de Buffon pour écrire son poëme, et nous rêvions déjà de cocotiers et de forêts vierges où devaient grimacer et s’ébattre joyeusement des hôtes futurs du jardin de M. Geoffroy Saint-HilaireGeoffroy Saint-Hilaire, EtienneÉtienne Geoffroy Saint-Hilaire (Étampes, 15 avril 1772 – Paris, 19 juin 1844), zoologiste. Il débuta une carrière ecclésiastique et entra au collège de Navarre à Paris en 1788. Mais il changea d’orientation et suivit les cours du botaniste Antoine Laurent Jussieu puis ceux de médecine deLire la suite…. Malheureusement les deux Jaket inventés par M. de PlanardPlanard, François-Antoine-Eugène deFrançois-Antoine-Eugène de Planard (Millau/Aveyron, 4 fevrier 1783 – Paris, 13 novembre 1853), auteur dramatique, librettiste. Durant la Révolution, Planard fut emprisonné avec sa mère, étant aristocrates. A sa libération il alla à Paris et fut engagé en 1806 comme archiviste au Conseil dLire la suite… n’ont rien de commun avec la race des chimpanzés et des macaques : ce sont tout bonnement deux braves marins qui ont quitté un beau matin les brouillards de la Hollande pour les neiges du Spitzberg et qui ont dit adieu à leurs amoureuses pour s’en aller pêcher la baleine au milieu des bancs de glace de la mer polaire. Voyage périlleux qui remplit de tristesse l’âme des deux jeunes filles Lucy et Marguerite. La gazette du village a annoncé le naufrage du bâtiment qui a emporté les frères Jaket et après trois ans d’attente il est bien permis de douter de leur retour. Pleemann sèche les larmes de Marguerite, et Vanderschnyk, un veuf plein de philosophie à l’endroit des mésaventures conjugales, va convoler en secondes noces et épouser Lucy, sans s’inquiéter le moins du monde du charivari que ses voisins font carillonner à ses oreilles, lorsqu’arrive chez Pleemann un inconnu portant la besace et le bourdon du pèlerin. Quel est cet étranger ? Vanderschnyk, auquel il raconte certaines particularités peu réjouissantes de son premier ménage, le prend pour un sorcier ; mais Marguerite a pénétré sous le déguisement du bonhomme et elle pousse un cri de joie en reconnaissant les traits de Willam Jaket, le fiancé de sa sœur. Lucy arrive au même instant, le front ceint de la couronne d’oranger, et portant, suivant l’usage adopté par la fantaisie de M. PlanardPlanard, François-Antoine-Eugène deFrançois-Antoine-Eugène de Planard (Millau/Aveyron, 4 fevrier 1783 – Paris, 13 novembre 1853), auteur dramatique, librettiste. Durant la Révolution, Planard fut emprisonné avec sa mère, étant aristocrates. A sa libération il alla à Paris et fut engagé en 1806 comme archiviste au Conseil dLire la suite…, « une robe légère, d’une entière blancheur. » Elle se jette toute heureuse dans les bras de Willam qui prend pour son compte les violons commandés par Vanderschnyk et leur ordonne de bien boire et de jouer gaiement. Quant au JaketDeux Jaket, LesLes Deux Jaket, opéra-comique en un acte sur un livret d’Eugène de Planard, mis en musique par Justin Cadaux, créé à l’Opéra-Comique le 12 août 1852.Lire la suite… qui ne revient pas, Pleemann n’en a nul souci : il est mort ou infidèle, ce qui est exactement la même chose pour le mari de Marguerite.

Sur cette donnée assez simple, écrite dans un style vulgaire et suranné, M. CadauxCadaux, JustinJustin Cadaux (Albi, 13 mars 1813 – Paris, 8 novembre 1874), compositeur, organiste. Après des études inachevées au Conservatoire de Paris, il enseigna le piano à Bordeaux et à Toulouse où il était organiste de l’église métropolitaine. Il fit représenter deux ouvrages scéniques, Axel (1Lire la suite…, l’auteur des Deux Gentilshommes, a trouvé de mélodieuses inspirations et d’agréables harmonies. Son ouverture est travaillée avec soin et les motifs y sont très-habilement enchaînés l’un à l’autre ; elle est surtout remarquable par une grande clarté et par d’heureuses combinaisons de timbre. Au motif principal exécuté par les premiers violons et passant de ré majeur en si bémol succèdent de fort jolies phrases dites par le hautbois, le cor et la clarinette. Nous ferons, à propos de l’ouverture des Deux JaketDeux Jaket, LesLes Deux Jaket, opéra-comique en un acte sur un livret d’Eugène de Planard, mis en musique par Justin Cadaux, créé à l’Opéra-Comique le 12 août 1852.Lire la suite…, une observation qui peut s’appliquer à l’ensemble de l’ouvrage, c’est que M. CadauxCadaux, JustinJustin Cadaux (Albi, 13 mars 1813 – Paris, 8 novembre 1874), compositeur, organiste. Après des études inachevées au Conservatoire de Paris, il enseigna le piano à Bordeaux et à Toulouse où il était organiste de l’église métropolitaine. Il fit représenter deux ouvrages scéniques, Axel (1Lire la suite…, tout en étant un musicien fort distingué, n’affecte aucune prétention à la science et ne se sert jamais de son érudition musicale pour donner le change sur l’absence de la mélodie : les chants ont de la fraîcheur, de la grâce et quelquefois même de l’originalité. Les couplets de Mlle  MeyerMeyer-Meillet, Marie-StephanieMarie-Stéphanie Meyer-Meillet (Paris, 28 septembre 1828 – Belgique, ?), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris et obtint en 1848 un 2eme prix de chant et un 1er prix d’opéra-comique. Elle fut engagée à l’Opéra-comique où elle débuta le 22 Novembre 1848 dans le rôle de Fiamma du DLire la suite…, la romance de M. MeilletMeillet, Auguste Alphonse EdmondAuguste-Alphonse-Edmond Meillet (Nevers, 7 avril 1828 – Veules/ Seine-Inférieure, 31 août 1871), baryton. Il étudia au Conservatoire de Paris, et fut engagé à l’Opéra de 1848 à 1851. Il fut dans la troupe du Théâtre-Lyrique de 1851 à 1861 sauf pour la saison 1852/53 où il chanta à l’OpLire la suite… et le grand air de Carvalho sont écrits dans un style qui a bien le cachet du véritable genre de 1’Opéra-Comique, tel que l’ont compris les maîtres illustres que M. CadauxCadaux, JustinJustin Cadaux (Albi, 13 mars 1813 – Paris, 8 novembre 1874), compositeur, organiste. Après des études inachevées au Conservatoire de Paris, il enseigna le piano à Bordeaux et à Toulouse où il était organiste de l’église métropolitaine. Il fit représenter deux ouvrages scéniques, Axel (1Lire la suite… a essayé de prendre pour modèles. Le chœur charivarique a de l’entrain et de la verve ; la disposition des voix est excellente et les détails de l’orchestre sont remplis d’intérêt. N’oublions pas de citer un petit duo de bravoure entre Pleemann et Vanderschnyk, lequel, pour être traité à l’italienne, n’en a pas moins son mérite. Après un apologue récité par Mlle MeyerMeyer-Meillet, Marie-StephanieMarie-Stéphanie Meyer-Meillet (Paris, 28 septembre 1828 – Belgique, ?), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris et obtint en 1848 un 2eme prix de chant et un 1er prix d’opéra-comique. Elle fut engagée à l’Opéra-comique où elle débuta le 22 Novembre 1848 dans le rôle de Fiamma du DLire la suite…, et qui n’a mis en défaut l’intelligence de personne, on entend un chœur d’allégresse d’un rhythme plein de franchise et la toile tombe sur un des plus jolis petits succès que nous avons vu depuis longtemps au théâtre de l’Opéra-Comique.

Le Père GaillardPère Gaillard, LeLe Père Gaillard, opéra-comique en trois actes sur un livret de Thomas Sauvage, mis en musique par Henri Reber, créé à l’Opéra-Comique le 27 septembre 1852. Lire la suite…, de MM. SauvageSauvage, Thomas-Marie-FrançoisThomas-Marie-François Sauvage (Paris, 5 novembre 1794 – Paris, 2 mai 1877), auteur dramatique et critique théâtral. Il écrivit des pièces de théâtre et des vaudevilles et fut critique théâtral au Journal Général de France et au Moniteur Universel. Il fut pendant un an (1827/28) le direcLire la suite… et Henri Reber, nous est promis pour les premiers jours du mois prochain. Les principaux rôles de cet ouvrage sont confiés à Mlle  Andréa FavelFavel, AndreaClaudine Duclairfait dite Andrea Favel (Voisinlieu/Oise, 17 janvier 1831 – Saint Vaast-la-Hougue, 18 septembre 1902), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris où elle obtint un 2eme Prix d’opéra-comique en 1851 et débuta à l’Opéra-Comique dans Nina ou la Folle par amour (Dalayrac) enLire la suite… et à M. BattailleBattaille, Charles-AmableCharles-Amable Battaille (Nantes, 30 septembre 1822 – Paris, 2 mai 1872), Basse. Après des études de médecine à Nantes, il vint à Paris et étudia au Conservatoire avec Manuel Garcia. Il obtint les premiers prix de chant, d’opera et d’opéra-comique en 1847 et débuta en 1848 à l’Opéra-CoLire la suite…. Mlle  DarcierDarcier, CelestineCélestine-Hyacinthe Darcier (ca. 1818 – Paris, 11 mars 1870), soprano. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1840 et très vite séduisit le public par sa voix et par son jeu d’actrice. Elle créa Les Diamants de la couronne (Auber, 1841), Mina (Thomas, 1842), Les Mousquetaires de la Reine (HaléLire la suite… a demandé la résiliation de son engagement et M. PerrinPerrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite… s’est empressé d’y souscrire. Mlle  WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite… et Mme  UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite… continuent à donner le plus vif intérêt aux représentations de GalathéeGalatéeGalatée, opéra-comique en deux actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Victor Massé et créé à l’Opéra-Comique le 14 avril 1852.Lire la suite….

L’Opéra-National va bientôt ouvrir ses portes à la foule impatiente du boulevard du Crime, et les bruits les plus élogieux circulent déjà sur la nouvelle partition de M. Adolphe AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite…. Nous nous associons de grand cœur à la fortune d’un théâtre si utile aux jeunes compositeurs et même aux compositeurs de tout âge, que des circonstances indépendantes de leur volonté tiennent momentanément éloignés de nos deux autres scènes lyriques. Nous pensons que c’est aussi au théâtre de M. SévesteSéveste, JulesDésiré-Henri-Jules Séveste (Paris, 19 mars 1803 – Meudon, 30 juin 1854), directeur. Fils de Pierre Séveste, en 1822 il se joignit à son père qui dirigeait le théâtre de Saint-Cloud. Avec son frère, Edmond Séveste, il fonda le Théâtre de Belleville en 1828 et obtint le privilège de prLire la suite… [Seveste] qu’est destiné l’opéra dont M. Xavier BoisselotBoisselot, XavierXavier Boisselot (Montpellier, 3 décembre 1811 – Montpellier, 28 mars 1893), compositeur et facteur de piano. Après ses premières études à Marseille, il entra en 1830 au Conservatoire de musique de Paris d’abord dans la classe de Fétis puis dans celle de Lesueur. Il obtient le 1er Prix de RoLire la suite… est en train d’écrire la musique sur un libretto de ses deux collaborateurs habituels, MM. Alphonse RoyerRoyer, AlphonseAlphonse Royer (Paris, 10 septembre 1803 – Paris, 11 avril 1875), directeur, ecrivain, librettiste. Il écrivit de nombreux romans, comédies, drames et vaudevilles. En collaboration avec Gustave Vaëz ils écrivirent des livrets d’opéra originaux dont La Favorite (Donizetti), Robert Bruce (NiLire la suite… et Gustave Vaëz.

L’espace qui nous est réservé dans cette Revue ne nous permet pas de rendre compte d’une manière très-détaillée des incidents plus ou moins intéressants qui se sont produits aux fêtes d’Abbeville. La journée consacrée à 1’inauguration de la statue de LesueurLesueur, Jean-FrancoisJean-François Lesueur (Drucat-Plessiel/Somme, 15 février 1760 – Paris, 6 octobre 1837), compositeur. Il reçut sa formation musicale dans les maîtrises d’Abbeville et d’Amiens. Il quitte Amiens en 1876 et pendant dix ans dirigea successivement les maîtrises de différents chapitres de provLire la suite… est sans contredit celle qui a offert le plus d’attrait. M. le maire et M. le sous-préfet ont fait chacun l’apologie du maître de chapelle de l’Empereur, né dans la cabane d’un paysan et mort à 1’Institut ; M. ElwartElwart, Antoine-Amable-ElieAntoine-Amable-Elie Elwart, (Paris, 19 septembre 1808 – Paris, 14 octobre 1877), compositeur. Élève de Lesueur au Conservatoire de Paris, il obtint le 1er Prix de Rome en 1834. De 1832 à 1872, il enseigna l’harmonie et le contrepoint au Conservatoire. Il composa surtout des œuvres sacrées (Lire la suite… a jeté les fleurs de son éloquence sur le talent de l’illustre compositeur, sans oublier de vanter les qualités personnelles de chacun de ses élèves, au nombre desquels il a eu l’honneur de se compter. A un signal donné le voile qui enveloppait la statue est tombé et des masses chorales soutenues par un orchestre imposant ont entonné une cantate de circonstance écrite par la plume facile et mélodieuse de M. Ambroise Thomas. Les spectateurs ont salué de leurs acclamations 1’œuvre du statuaire et l’inspiration du musicien. Le bronze monumental dû au ciseau habile de M. RochetRochet, LouisLouis Rochet (Paris, 24 août 1813 – Paris, 21 janvier 1878), sculpteur. Il étudia à l’École des Beaux-Arts de Paris avec Pierre-Jean David d’Angers et suivit son exemple en sculptant des statues commémoratives pour les villes de province, dont Le Maréchal Drouet d’Erlon pour Reims en 1Lire la suite…, représente LesueurLesueur, Jean-FrancoisJean-François Lesueur (Drucat-Plessiel/Somme, 15 février 1760 – Paris, 6 octobre 1837), compositeur. Il reçut sa formation musicale dans les maîtrises d’Abbeville et d’Amiens. Il quitte Amiens en 1876 et pendant dix ans dirigea successivement les maîtrises de différents chapitres de provLire la suite… debout, le coude appuyé sur un pupitre de maîtrise, et tenant dans sa main le manuscrit de l’un de ses chefs-d’œuvre ; il est vêtu de 1’habit à palmes dont les angles se perdent dans les plis d’un manteau artistement drapé, laissant la poitrine et le haut du corps à découvert.

Plusieurs morceaux empruntés aux partitions de l’auteur des BardesBardes ou Ossian, LesLes Bardes ou Ossian, opéra en trois actes sur un livret d’Alphonse François Paul Palat-Dercy et Jean-Marie Deschamps, mis en musique par Jean-François Lesueur, créé à l’Opéra de Paris le 10 juillet 1804.Lire la suite…, de la Caverne Caverne, LaLa Caverne, ou le Repentir, drame lyrique en trois actes sur un livret d d’Alphonse François Paul Palat-Dercy, mis en musique par Jean-François Lesueur, créé au Théâtre Feydeau le 16 février 1795.Lire la suite…et d’Alexandre à BabyloneAlexandre à BabyloneAlexandre à Babylone, opéra en 5 actes sur un livret de Louis-Pierre-Marie-François Baour-Lormian, mis en musique par Jean-François Lesueur, reçu à l’Opéra de Paris en 1823 mais non représenté.Lire la suite… ont été accueillis avec les marques de la plus vive admiration dans un concert auquel ont pris part Mme  Sabatier, la fauvette de nos salons parisiens, et M. Victor FunaroFunaro, VictorIl n’y a pas encore de descriptionLire la suite…, l’excellent hautbois du théâtre de la porte Saint-Martin. L’ouverture de Mosquita la sorcièreMosquita la SorciereMosquita, la sorcière, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe et de Gustave Vaëz, mis en musique par Xavier Boisselot, créé au Théâtre-Lyrique le 27 septembre 1851.Lire la suite…, opéra de Xavier BoisselotBoisselot, XavierXavier Boisselot (Montpellier, 3 décembre 1811 – Montpellier, 28 mars 1893), compositeur et facteur de piano. Après ses premières études à Marseille, il entra en 1830 au Conservatoire de musique de Paris d’abord dans la classe de Fétis puis dans celle de Lesueur. Il obtient le 1er Prix de RoLire la suite…, le gendre et l’élève de LesueurLesueur, Jean-FrancoisJean-François Lesueur (Drucat-Plessiel/Somme, 15 février 1760 – Paris, 6 octobre 1837), compositeur. Il reçut sa formation musicale dans les maîtrises d’Abbeville et d’Amiens. Il quitte Amiens en 1876 et pendant dix ans dirigea successivement les maîtrises de différents chapitres de provLire la suite…, était placée en tête du programme et a été chaleureusement applaudie.

Pendant leur séjour à Abbeville, Mme LesueurLesueur, Jean-FrancoisJean-François Lesueur (Drucat-Plessiel/Somme, 15 février 1760 – Paris, 6 octobre 1837), compositeur. Il reçut sa formation musicale dans les maîtrises d’Abbeville et d’Amiens. Il quitte Amiens en 1876 et pendant dix ans dirigea successivement les maîtrises de différents chapitres de provLire la suite… et les membres de sa famille qui l’accompagnaient ont reçu les témoignages les plus flatteurs d’estime et de sympathie. M. LemaireLemaire, Philippe Joseph HenriPhilippe-Joseph-Henri Lemaire (Valenciennes, 9 janvier 1798 – Paris, 2 août 1880), sculpteur. Il fut l’élève de Pierre Cartellier et de Milhomme et remporta le grand Prix de Rome en 1821 avec le bas-relief Alexandre dans la ville des Oxydraques. Il débuta au salon en 1831. Il fut nommé chevalLire la suite… qui faisait partie de la députation de l’Institut, a porté un toast à la veuve du grand musicien et a fait ressortir tout ce qu’il y avait de sublime dans le culte religieux voué par Mme LesueurLesueur, Jean-FrancoisJean-François Lesueur (Drucat-Plessiel/Somme, 15 février 1760 – Paris, 6 octobre 1837), compositeur. Il reçut sa formation musicale dans les maîtrises d’Abbeville et d’Amiens. Il quitte Amiens en 1876 et pendant dix ans dirigea successivement les maîtrises de différents chapitres de provLire la suite… à la mémoire de son mari.

Le mæstro VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite… vient d’être nommé chevalier de Légion d’honneur. Le gouvernement français en décernant cette haute distinction à l’auteur d’ErnaniErnaniErnani, opéra en quatre actes sur un livret de Francisco Maria Piave,d’après Hernani de Hugo, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre La Fenice de Venise le 9 Mars 1844 et au Théâtre-Italien à Paris le 6 janvier 1846.Lire la suite…, de JérusalemJérusalemJérusalem, opéra en quatre actes sur un livret d’Alphonse Royer et Gustave Vaëz, mis en musique par Giuseppe Verdi, créé à l’Opéra de Paris le 26 novembre 1847. C’est l’adaptation en Français de l’œuvre de Giuseppe Verdi, I Lombardi alla prima crociata, sur un livret de TemistoclLire la suite… et de NabuccoNabuccoNabuccodonosor, dit plus simplement Nabucco, opéra en quatre parties sur un livret de Temistocle Solera, d’après Anicet-Bourgeois et Cornue, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre de la Scala à Milan le 9 mars 1842 et au Théâtre-Italien à Paris le 16 octobre 1845.Lire la suite… a voulu honorer le talent d’un compositeur dont les ouvrages obtiennent depuis longtemps, en France comme en Italie, le succès le mieux mérité. Nous connaissons bien des gens qui n’applaudiront qu’avec la plus extrême réserve à la faveur dont VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite… vient d’être l’objet ; mais ceux-là même lui rendront justice de convenir qu’il ne l’a nullement sollicitée.