La Gazette du Nord, 21 janvier 1860, p. 5-6 (article signé E. Reyer).

Chronique musicale.

L’art musical et le théâtre de l’Opéra viennent de faire une grande perte. M. GirardGirard, NarcisseNarcisse Girard (Mantes, 27 janvier 1797 – Paris, 17 janvier 1860), chef d’orchestre et compositeur. Élève de Baillot au Conservatoire de Paris, il obtint un premier prix de violon en 1820 et étudia la composition avec Reicha. Il fut un des membres fondateurs de la Société des Concerts du CLire la suite…, le successeur d’HabeneckHabeneck, Francois-AntoineFrançois-Antoine Habeneck (Mézières, 22 janvier 1781 – Paris, 8 février 1849), violoniste, chef d’orchestre et compositeur. Son père était musicien de l’orchestre de la cour de Mannheim qui s’engagea dans la musique d’un régiment de l’armée française. François était l’ainé deLire la suite…, est mort, lundi dernier, presque subitement, n’ayant pu conduire jusqu’à la fin la représentation des HuguenotsHuguenots, LesLes Huguenots, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugene Scribe et  Emile Deschamps, mis en musique par Giacomo Meyerbeer, créé à l’Opéra de Paris le 29 février 1836.Lire la suite… dont les dernières notes se chantaient pendant que le courageux artiste, le vaillant chef, arraché à son pupitre et transporté chez lui par des amis témoins de sa défaillance, laissait retomber son archet, et, quelques instants plus tard, rendait le dernier soupir. La mort l’avait averti plusieurs fois déjà, et chaque fois elle avait choisi le moment où il était à son poste pour lui donner ses avertissements. Sa robuste constitution, son énergie, son zèle avaient été plus fort que la maladie, un anévrisme, maladie lente, mais souvent implacable, qui, à un moment donné, imprévu, vous frappe comme la foudre. Lundi soir, ce moment était arrivé : la lutte n’a pas été longue ; tous les efforts de la science, tous les soins de ceux qui l’aimaient ont été inutiles : l’artiste devait succomber. L’année dernière, à une séance de la Société des Concerts, on venait d’exécuter le finale de MoïseMoïse et PharaonMoïse et Pharaon, opéra en 4 actes sur un livret de Luigi Balocchi et Etienne de Jouy mis en musique par Gioachino Rossini, créé à l’Opéra de Paris le 26 mars 1827. Lire la suite… ; RossiniRossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite… avait pu jouir du fond de sa loge d’un de ces succès que les compositeurs familiers du temple de la rue Bergère n’entrevoient ordinairement que du fond de leur tombe ; et M. GirardGirard, NarcisseNarcisse Girard (Mantes, 27 janvier 1797 – Paris, 17 janvier 1860), chef d’orchestre et compositeur. Élève de Baillot au Conservatoire de Paris, il obtint un premier prix de violon en 1820 et étudia la composition avec Reicha. Il fut un des membres fondateurs de la Société des Concerts du CLire la suite…, lié à l’auteur de MoïseMoïse et PharaonMoïse et Pharaon, opéra en 4 actes sur un livret de Luigi Balocchi et Etienne de Jouy mis en musique par Gioachino Rossini, créé à l’Opéra de Paris le 26 mars 1827. Lire la suite… par une amitié d’enfance et par une admiration presque aussi ancienne, avait été tout heureux, tout ému de l’ovation que recevait son illustre ami, son maître préféré. Quand il reprit l’archet, pour diriger le morceau suivant (c’était, je crois, l’ouverture d’ObéronOberonOberon, opéra romantique en trois actes sur un livret en anglais de James Robinson Planche, d’après le poème de Christoph Martin Wieland, mis en musique par Carl Maria von Weber et créé au Théâtre de Covent Garden à Londres le 12 avril 1826. La version en français due à Charles Nuitter eLire la suite…), son bras n’avait pas son assurance, sa fermeté habituelles ; après les premières mesures de l’introduction, ses forces le trahirent et il s’affaissa, tenant dans sa main crispée son bâton de commandement. Un murmure de sympathie courut dans toute la salle. Au bout de quelques minutes le spasme s’était dissipé, l’ouverture d’Obéron OberonOberon, opéra romantique en trois actes sur un livret en anglais de James Robinson Planche, d’après le poème de Christoph Martin Wieland, mis en musique par Carl Maria von Weber et créé au Théâtre de Covent Garden à Londres le 12 avril 1826. La version en français due à Charles Nuitter eLire la suite…s’achevait sans autre accident ; mais, pour tous ceux qui connaissaient la maladie de M. GirardGirard, NarcisseNarcisse Girard (Mantes, 27 janvier 1797 – Paris, 17 janvier 1860), chef d’orchestre et compositeur. Élève de Baillot au Conservatoire de Paris, il obtint un premier prix de violon en 1820 et étudia la composition avec Reicha. Il fut un des membres fondateurs de la Société des Concerts du CLire la suite…, pour tous ceux qui connaissaient sa nature impressionnable, cet évanouissement était un triste présage. L’autre soir, les musiciens de l’orchestre s’étaient aperçus, dès le commencement de la soirée, que leur chef n’était point gai et dispos comme d’ordinaire et ils l’avaient engagé à ne pas aggraver son malaise, purement accidentel, croyaient-ils, par un excès de fatigue. M. GirardGirard, NarcisseNarcisse Girard (Mantes, 27 janvier 1797 – Paris, 17 janvier 1860), chef d’orchestre et compositeur. Élève de Baillot au Conservatoire de Paris, il obtint un premier prix de violon en 1820 et étudia la composition avec Reicha. Il fut un des membres fondateurs de la Société des Concerts du CLire la suite… leur répondit que son absence pourrait être préjudiciable à Mlle Marie Brunet, qui débutait, ce même soir, dans le rôle de Valentine, et qu’il ne quitterait pas son poste, par égard pour la jeune débutante. Mais, après le septuor du duel, au troisième acte, l’intensité du mal fut telle qu’il fallut l’emporter dans un des foyers du théâtre et de là à son domicile, où il n’a eu que le temps de recevoir les adieux de sa femme et des quelques amis qui l’avaient accompagné.

Je connaissais personnellement M. GirardGirard, NarcisseNarcisse Girard (Mantes, 27 janvier 1797 – Paris, 17 janvier 1860), chef d’orchestre et compositeur. Élève de Baillot au Conservatoire de Paris, il obtint un premier prix de violon en 1820 et étudia la composition avec Reicha. Il fut un des membres fondateurs de la Société des Concerts du CLire la suite…, et, dans une circonstance récente, j’avais été à même d’apprécier d’une façon toute particulière la droiture de son jugement, la valeur de ses conseils et la bienveillance de son caractère. Je n’ai pas attendu jusqu’à aujourd’hui pour lui en témoigner ma reconnaissance. C’était une bonne fortune pour moi quand je pouvais causer avec M. GirardGirard, NarcisseNarcisse Girard (Mantes, 27 janvier 1797 – Paris, 17 janvier 1860), chef d’orchestre et compositeur. Élève de Baillot au Conservatoire de Paris, il obtint un premier prix de violon en 1820 et étudia la composition avec Reicha. Il fut un des membres fondateurs de la Société des Concerts du CLire la suite…, à l’Opéra, ou sur le boulevard, sa promenade de prédilection : il avait un esprit vif, plein d’à-propos et de fines saillies, une mémoire ornée des faits les plus intéressants, relatifs aux artistes célèbres qu’il avait connus et aux événements auxquels il avait assisté, et ses récits étaient empreints d’un cachet de sincérité et de bonhomie qui leur prêtaient un charme exceptionnel. Ses théories sur l’art étaient de celles que les jeunes gens font bien d’écouter et font encore mieux de suivre ; il n’avait pas de parti pris d’école et aimait les belles choses, quand elles étaient belles, sans s’inquiéter de leur date ou de leur étiquette. Le succès d’un compositeur vivant l’étonnait quelquefois, mais ne l’affligeait jamais : c’était un honnête homme et un honnête artiste, un musicien joignant à un talent éprouvé, à une habileté reconnue, une loyauté et une délicatesse excessives ; il savait être ferme et digne dans bien des circonstances, où la fermeté et la dignité sont presque des vertus. Aussi les musiciens qu’il dirigeait, les compositeurs dont il faisait interpréter les œuvres, depuis le plus petit jusqu’au plus grand, tous avaient pour lui un respect profond, une estime sincère. Et tous l’ont regretté, tous sont venus, ce matin, se ranger autour de son cercueil pour lui faire cortège jusqu’à sa dernière demeure.

L’église Saint-Roch avait ouvert à la foule ses portes latérales : la nef du milieu était réservée à ceux qui venaient de la maison mortuaire. A l’entrée du corps dans le temple, l’orchestre de la Société des concerts a exécuté la Marche funèbreMarche funèbreMarche funèbre, troisième mouvement de la sonate pour piano n° 12 en la bémol majeur, op. 26, de Ludwig van Beethoven, orchestrée par le compositeur.Lire la suite… de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, puis le RequiemRequiemMesse de Requiem en ré mineur K.V. 626 pour solistes, chœur et orchestre de Wolfgang Amadeus Mozart. L’œuvre laissée incomplète à la mort de Mozart fut terminée par son élève Franz Xavier Süssmayer. L’œuvre fut exécutée pour la première fois le 2 janvier 1793 dans la salle de restaLire la suite… de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… a été chanté, et les accents de cette grande musique ont dû monter comme un pieux hommage jusqu’aux régions inconnues qu’habite maintenant le grand musicien que nous avons perdu. Ce n’est peut-être point à cause de l’importance de ses œuvres dramatiques que M. GirardGirard, NarcisseNarcisse Girard (Mantes, 27 janvier 1797 – Paris, 17 janvier 1860), chef d’orchestre et compositeur. Élève de Baillot au Conservatoire de Paris, il obtint un premier prix de violon en 1820 et étudia la composition avec Reicha. Il fut un des membres fondateurs de la Société des Concerts du CLire la suite… mérite d’être appelé ainsi ; sa carrière de compositeur fut assez bornée, et je crois qu’il n’a guère écrit pour le théâtre que deux petits opéras, les Deux voleurDeux Voleurs, LesLes Deux Voleurs, opéra-comique en un acte sur un livret d’Adolphe de Leuven et Léon Brunswick mis en musique par Narcisse Girard et créé à l’Opéra-Comique le 26 juin 1841.Lire la suite…s et les DixDix, LesLes Dix, opéra-comique en un acte sur un livret d’Adolphe de Leuven et Léon Brunswick mis en musique par Narcisse Girard et créé à l’Opéra-Comique le 23 août 1842.Lire la suite…, dont le premier seul obtint un très grand succès ; mais il fut un grand musicien à cause de son savoir, à cause de son expérience, et à cause du talent remarquable qu’il a montré dans les fonctions délicates et bien plus difficiles qu’on ne se l’imagine en général, dont il était investi à l’Opéra et à la Société des concerts. C’est un art, et un grand art, que d’être chef d’orchestre comme l’était M. GirardGirard, NarcisseNarcisse Girard (Mantes, 27 janvier 1797 – Paris, 17 janvier 1860), chef d’orchestre et compositeur. Élève de Baillot au Conservatoire de Paris, il obtint un premier prix de violon en 1820 et étudia la composition avec Reicha. Il fut un des membres fondateurs de la Société des Concerts du CLire la suite…, comme l’était M. HabeneckHabeneck, Francois-AntoineFrançois-Antoine Habeneck (Mézières, 22 janvier 1781 – Paris, 8 février 1849), violoniste, chef d’orchestre et compositeur. Son père était musicien de l’orchestre de la cour de Mannheim qui s’engagea dans la musique d’un régiment de l’armée française. François était l’ainé deLire la suite…. Tant pis pour ceux qui font de cet art un métier. Un excellent batteur de mesure n’est pas toujours un bon chef d’orchestre, et les musiciens les mieux doués se sont trouvés eux-mêmes fort embarrassés quand le hasard les a placé un jour un bâton à la main devant une partition nouvelle.

M. GirardGirard, NarcisseNarcisse Girard (Mantes, 27 janvier 1797 – Paris, 17 janvier 1860), chef d’orchestre et compositeur. Élève de Baillot au Conservatoire de Paris, il obtint un premier prix de violon en 1820 et étudia la composition avec Reicha. Il fut un des membres fondateurs de la Société des Concerts du CLire la suite… est né à Mantes en 1797. Il quitta la France fort jeune et s’en fut étudier la composition et le violon au Conservatoire de Naples. Il revint à Paris en 1815 et entra dans la classe de BaillotBaillot, Pierre-Marie-François de SalesPierre-Marie-François de Sales Baillot (Passy, 1er octobre 1771 – Paris, 15 septembre 1842), violoniste et compositeur. Il étudia le violon avec Polidori, Sainte-Marie puis à Rome avec Pollani, élève de Nardini, de 1784 à 1785. A Paris, il se lia d’amitié avec Vioti, qui joua un rôle déteLire la suite… l’année suivante, à la réouverture du Conservatoire, qui s’appelait alors Ecole royale de musique. Il obtint le premier prix de violon et entra peu de temps après à l’orchestre du Théâtre-Italien, alors que la direction de ce théâtre appartenait à Mme CatalaniCatalani, AngelicaAngelica Catalani (Senigallia, 10 mai 1780 – Paris, 12 juin 1849), soprano. Elle fit ses débuts à Venise en 1795 et se produisit ensuite dans les villes d’Italie du Nord, où sa grande agilité vocale lui valut beaucoup de succès dans les ouvrages de Cimarosa, de Zingarelli et de Mayr. De 180Lire la suite…. M. GirardGirard, NarcisseNarcisse Girard (Mantes, 27 janvier 1797 – Paris, 17 janvier 1860), chef d’orchestre et compositeur. Élève de Baillot au Conservatoire de Paris, il obtint un premier prix de violon en 1820 et étudia la composition avec Reicha. Il fut un des membres fondateurs de la Société des Concerts du CLire la suite… a été successivement chef d’orchestre du Théâtre-Italien, de l’Opéra-Comique, de l’Opéra et de la Société des concerts. Il était aussi professeur de violon au Conservatoire, et ne se contentait pas d’avoir les pures traditions de la grande école de BaillotBaillot, Pierre-Marie-François de SalesPierre-Marie-François de Sales Baillot (Passy, 1er octobre 1771 – Paris, 15 septembre 1842), violoniste et compositeur. Il étudia le violon avec Polidori, Sainte-Marie puis à Rome avec Pollani, élève de Nardini, de 1784 à 1785. A Paris, il se lia d’amitié avec Vioti, qui joua un rôle déteLire la suite…, à laquelle il appartenait, il savait aussi les enseigner à ses élèves, dont la plupart sont des maîtres aujourd’hui.

La succession de M. GirardGirard, NarcisseNarcisse Girard (Mantes, 27 janvier 1797 – Paris, 17 janvier 1860), chef d’orchestre et compositeur. Élève de Baillot au Conservatoire de Paris, il obtint un premier prix de violon en 1820 et étudia la composition avec Reicha. Il fut un des membres fondateurs de la Société des Concerts du CLire la suite… à l’orchestre de l’Opéra est échue à M. DietchDietsch, Pierre-Louis-PhilippePierre-Louis-Philippe Dietsch (Dijon, 17 mars 1808 – Paris, 20 février 1865), compositeur et chef d’orchestre. Il étudia d’abord à l’école de musique d’Alexandre Choron puis au Conservatoire de Paris où il obtint un 1er prix de contrebasse en 1830. De 1830 à 1839, il fut maitre de chapLire la suite… [Dietsch]Dietsch, Pierre-Louis-PhilippePierre-Louis-Philippe Dietsch (Dijon, 17 mars 1808 – Paris, 20 février 1865), compositeur et chef d’orchestre. Il étudia d’abord à l’école de musique d’Alexandre Choron puis au Conservatoire de Paris où il obtint un 1er prix de contrebasse en 1830. De 1830 à 1839, il fut maitre de chapLire la suite…, maître de chapelle de l’église de la Madeleine, chef du chant à l’Opéra et auteur d’œuvres de musique religieuse très estimées. La Société des concerts du Conservatoire n’a encore arrêté son choix sur personne. Elle attend, pour donner la place de M. GirardGirard, NarcisseNarcisse Girard (Mantes, 27 janvier 1797 – Paris, 17 janvier 1860), chef d’orchestre et compositeur. Élève de Baillot au Conservatoire de Paris, il obtint un premier prix de violon en 1820 et étudia la composition avec Reicha. Il fut un des membres fondateurs de la Société des Concerts du CLire la suite…, d’avoir trouvé un musicien capable de le remplacer.

Le second concert de la Société du Conservatoire n’aura pas lieu dimanche. MM. les membres de cette illustre phalange trouvent que ce n’est pas trop d’une semaine pour porter publiquement le deuil du chef habile et dévoué qu’ils viennent de perdre, et ils honorent ainsi la mémoire d’un artiste dont, mieux que personne, ils appréciaient le mérite, et qui emporte tous leurs regrets.

A la première séance de la Société, le nouveau chœur de M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…, Sur le fleuve étrangerPrès du fleuve etrangerPrès du fleuve étranger, paraphrase du Psaume 137 Super Flumina de A. Quételart mise en musique par Charles Gounod. La version originale est pour chœur mixte a capella et fut créée par l’Orphéon le 22 mai 1859. Gounod dota l’œuvre d’un prélude et d’un accompagnement orchestral et ceLire la suite… (paraphrase du psaume Super fulmina), a produit un très grand effet. C’est un morceau d’une belle et savante facture, dans lequel les voix sont admirablement groupées et dont l’instrumentation est traitée d’une façon magistrale. Cela est peut-être moins religieux que dramatique ; mais si la Société des concerts est un temple, elle n’est pas tout à fait une église. Je réponds ainsi à un reproche que j’ai entendu formuler à l’égard du caractère un peu mondain de ce morceau, par des gens dont le purisme n’a pu être altéré, dans cette occasion, par la sympathie qu’ils portent au jeune maître. La péroraison du chœur, qui commence par un motif fugué, est tout à fait grandiose, et les trémolos des violons sur des notes aiguës donnent à la fin de cette péroraison une sonorité pleine d’ampleur qui ajoute encore à la beauté de la mélodie. Je regrette de ne pas être arrivé assez tôt pour entendre la symphonie en la mineurSymphonie no. 3 la mineur Op.56 "Ecossaise"Symphonie pour orchestre no. 3 en la mineur Op. 56 dite Ecossaise de Felix Mendelssohn. L’œuvre fut créée au Gewandhaus de Leipzig le 3 mars 1842 sous la direction de Mendelssohn.  Lire la suite… de Mendelssohn, et je ne puis que constater le succès de cette œuvre qui, très probablement, sera répétée dans le courant de la saison ; elle n’avait jamais été exécutée à Paris.

Dimanche dernier, la Société des jeunes artistes, dirigée par M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite…, exécutait pour la première fois aussi une symphonie d’un jeune compositeur, qui est en même temps un virtuose de premier ordre, un émule de DorusDorus, LouisVincent-Joseph van Steenkiste, dit Louis Dorus (Valenciennes, 1er mars 1813 – Étretat, 9 juin 1896), flûtiste.En 1828, il obtint un premier prix de flûte au Conservatoire de Paris et fut engagé comme flûte solo à l’Opéra en 1835. Il y restera jusqu’en 1866. En 1847 il fut un des fondatLire la suite…. L’œuvre de M. DemerssemannDemersseman, Jules-Auguste-EdouardJules-Auguste-Édouard Demersseman (Hondschoote/ Belgique, 9 janvier 1833 – Paris, 1er décembre 1866), flûtiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint, à 12 ans, un premier prix de flûte en 1845, un premier prix de solfège l’année suivante et un premier accessLire la suite… pèche peut être par un défaut d’unité dans le style de ses différentes parties, mais elle est écrite avec une sûreté de main, avec une entente des lois de l’orchestre qui témoignent des excellentes études et de l’expérience du jeune musicien. M. DemerssemannDemersseman, Jules-Auguste-EdouardJules-Auguste-Édouard Demersseman (Hondschoote/ Belgique, 9 janvier 1833 – Paris, 1er décembre 1866), flûtiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint, à 12 ans, un premier prix de flûte en 1845, un premier prix de solfège l’année suivante et un premier accessLire la suite… est souvent très heureux dans le choix de ses motifs, et il sait les moduler et les présenter sous les formes les plus variées, sans s’écarter des principes posés par les maîtres du genre. On le suit avec intérêt dans tous les développements de son sujet, et il sait se faire pardonner de légères réminiscences par le sentiment élevé et d’une distinction rare, par le souffle puissant et plein de jeunesse qui règnent d’un bout à l’autre de son œuvre. Nous applaudissons très sincèrement à un aussi brillant début.

M. Richard WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite… s’est enfin décidé à venir soumettre au public parisien son système musical et les compositions qu’il a écrites d’après ce système, lequel a déjà trouvé en Allemagne un très grand nombre d’admirateurs et d’adeptes. M. Richard WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite… est appelé par les uns et par les autres le chef de l’école de l’avenir. Et nous allons savoir, dans quelques jours, ce qu’il faut penser de l’avenir de cette école. Nous ne connaissons de l’œuvre de M. Richard WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite… que le TannhauserTannhäuserTannhäuser, opéra romantique en trois actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre royal de la Cour à Dresde le 19 octobre 1845. Wagner fit des quelques changements pour la version en français due à Charles Nuitter qui fut créée à l’Opéra de Paris Lire la suite… [TannhäuserTannhäuserTannhäuser, opéra romantique en trois actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre royal de la Cour à Dresde le 19 octobre 1845. Wagner fit des quelques changements pour la version en français due à Charles Nuitter qui fut créée à l’Opéra de Paris Lire la suite…] ; nous avons dit sincèrement nos impressions sur cet ouvrage lyrique, comme on peut les dire après une seule audition ; mais, s’il est vrai que le TannhauserTannhäuserTannhäuser, opéra romantique en trois actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre royal de la Cour à Dresde le 19 octobre 1845. Wagner fit des quelques changements pour la version en français due à Charles Nuitter qui fut créée à l’Opéra de Paris Lire la suite… ne contienne qu’en germe les idées régénératrices du compositeur, notre jugement, alors même qu’il serait assis sur une étude plus approfondie de cette partition, ne saurait porter sur l’ensemble des ouvrages de M. Richard WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite…. Nous ne voulons nous faire l’écho ni de l’enthousiasme de ceux-ci ni de l’opposition de ceux-là ; la plupart des musiciens qui refusent à M. Richard WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite… non seulement du génie, mais aussi du talent, n’ont peut être jamais entendu une note de sa musique. Dans la patrie de HaydnHaydn, Franz JosefFranz Josef Haydn (Rohrau/Basse Autriche, 31 mars 1732 – Vienne, 31 mai 1809), compositeur. Il étudia avec Johann Mathias Franck, chef de chœur de l’église de Hainburg et fut remarqué par Reutter, maître de chapelle du Stephansdom à Vienne, qu’il le recruta en 1739 ou 1740 comme choristeLire la suite…, de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite… et de MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite…, on ne fait pas sans génie et sans talent une révolution musicale. M. Richard WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite… a sans doute été prévenu du peu de goût que le public parisien a professé de tout temps pour la musique qui ne l’amuse pas, et M. Richard WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite… ne doit pas avoir la prétention de composer de la musique amusante ; M. Richard WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite… a dû être prévenu aussi de la difficulté que les musiciens qui ne se traînent pas dans les sentiers battus éprouvent à se faire accepter et comprendre chez nous, non-seulement par le public, mais par les artistes pareillement : M. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… a dû le lui dire. Si, malgré cela, M. Richard WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite… tente l’expérience, c’est qu’il compte sur la sincérité et sur l’intelligence de quelques artistes, toujours prêts à applaudir aux belles œuvres, quelle que soit leur origine, toujours prêts à s’incliner devant les hommes d’un talent réel, dont les erreurs mêmes sont quelquefois pleines d’enseignements.

Le premier concert de M. Richard WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite… aura lieu mercredi prochain au Théâtre-Italien, et on y entendra des fragments du Vaisseau FantômeFliegende Hollander, Der (Le Vaisseau fantôme)Der Fliegende Hollander, (Le Vaisseau fantôme), opéra en trois actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre royal de la Cour à Dresde le 2 janvier 1843.Lire la suite…, du TannhauserTannhäuserTannhäuser, opéra romantique en trois actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre royal de la Cour à Dresde le 19 octobre 1845. Wagner fit des quelques changements pour la version en français due à Charles Nuitter qui fut créée à l’Opéra de Paris Lire la suite…, de Tristan et IseultTristan und IsoldeTristan et Isolde, handlung (action) en trois actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créée au Théâtre royal de la Cour de Bavière à Munich le 10 juin 1865.Lire la suite… et de LohengrinLohengrinLohengrin, opéra romantique en trois actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre Grand-ducal de Weimar le 28 août 1850.Lire la suite….

Voici un recueil de mélodies que je ne crois pas destiné à une popularité rapide, et l’orgue de Crémone ne viendra pas de si tôt les nasiller sous ma fenêtre. Ce recueil est signé du nom de M. VaucorbeilVaucorbeil, Auguste-Emmanuel Ferville ditAuguste-Emmanuel Ferville dit Vaucorbeil (Veaucorbeil) (Rouen, 15 décembre 1821 – Paris, 2 novembre 1884), compositeur et directeur de théâtre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un deuxième prix de solfège en 1838. Il composa des mélodies ainsi que de la musique de chambre,Lire la suite…, un nom qui n’est pas tout à fait inconnu, qui n’est pas tout à fait célèbre, mais qui pourrait bien le devenir si les productions originales, si les œuvres nouvelles, quel que soit le cadre dans lequel elles sont renfermées, étaient accueillies avec empressement par cette seule raison qu’elles portent avec elles le cachet si rare de l’individualité et de la distinction. Les vingt-deux pièces contenues dans le volume de M. VaucorbeilVaucorbeil, Auguste-Emmanuel Ferville ditAuguste-Emmanuel Ferville dit Vaucorbeil (Veaucorbeil) (Rouen, 15 décembre 1821 – Paris, 2 novembre 1884), compositeur et directeur de théâtre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un deuxième prix de solfège en 1838. Il composa des mélodies ainsi que de la musique de chambre,Lire la suite… (je me garderai bien d’appeler cela un album) sont autant de petites scènes, de petits drames qui ne rappellent en aucune façon la romance traditionnelle en trois couplets, bien que les trois couplets de rigueur y soient quelquefois conservés. Quatorze de ces mélodies ont déjà été publiées séparément ; les autres sont inédites. Chacune d’elles mériterait une analyse particulière, mais l’espace me faisant défaut aujourd’hui, je ne puis que résumer mon opinion sur l’œuvre et sur le musicien. M. VaucorbeilVaucorbeil, Auguste-Emmanuel Ferville ditAuguste-Emmanuel Ferville dit Vaucorbeil (Veaucorbeil) (Rouen, 15 décembre 1821 – Paris, 2 novembre 1884), compositeur et directeur de théâtre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un deuxième prix de solfège en 1838. Il composa des mélodies ainsi que de la musique de chambre,Lire la suite… sait beaucoup, et par conséquent il peut tout oser sans crainte que les pédants le renvoient à l’école : il est très préoccupé de ne pas faire comme tout le monde, et il pense avec raison que ce n’est pas la peine d’écrire pour imiter ou parodier ce que d’autres ont écrit avant lui. M. de VaucorbeilVaucorbeil, Auguste-Emmanuel Ferville ditAuguste-Emmanuel Ferville dit Vaucorbeil (Veaucorbeil) (Rouen, 15 décembre 1821 – Paris, 2 novembre 1884), compositeur et directeur de théâtre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un deuxième prix de solfège en 1838. Il composa des mélodies ainsi que de la musique de chambre,Lire la suite… est, de plus, ce qu’on est convenu d’appeler en musique, comme en peinture, un coloriste, et il ne fait pas chanter au hibou la même chanson qu’à l’alouette. Décidément l’orgue de Crémone ne viendra pas nasiller de si tôt sous mes fenêtres les poétiques et charmantes inspirations de M. de Vaucorbeil Vaucorbeil, Auguste-Emmanuel Ferville ditAuguste-Emmanuel Ferville dit Vaucorbeil (Veaucorbeil) (Rouen, 15 décembre 1821 – Paris, 2 novembre 1884), compositeur et directeur de théâtre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un deuxième prix de solfège en 1838. Il composa des mélodies ainsi que de la musique de chambre,Lire la suite…: RogerRoger, Gustave-HippolyteGustave-Hippolyte Roger (La-Chapelle-Saint-Denis, 17 décembre 1815 – Paris, 12 septembre 1879), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les 1er Prix de chant et d’opéra-comique en 1837. Il débuta le 16 Février 1838 à l’Opéra-Comique dans le rôle de Georges de L’EclairLire la suite… les a prises sous son patronage, et j’espère bien les entendre ailleurs.

P.S. Je parlerai dans un prochain article du début de Mlle Marie BattuBattu, MarieMarie Battu (Paris, 30 mai 1837 – Paris, 12 juin 1919), soprano. Fille du violoniste et second chef d’orchestre de l’orchestre de l’Opéra, Pantaléon Battu, et sœur du librettiste Léon Battu, elle étudia le chant avec Duprez. Elle se produisit dans Pepito (Offenbach, 1856), mais ne fut remLire la suite…, au Théâtre-Italien, dans le rôle d’Amina de la SomnambuleSonnambula, LaLa Sonnambula (La Somnambule), opera semiseria en deux actes sur un livret en italien de Felice Romani mis en musique par Vincenzo Bellini et créé au Théâtre Carcano de Milan le 6 mars 1831.Lire la suite…. La jeune artiste est assez sûre maintenant du succès qu’elle a obtenu pour attendre sans impatience l’éloge que je réserve à son talent.