La Revue française, 20 décembre 1856, p. 377-384 (article signé E. Reyer).

Chronique musicale


Il a couru depuis une quinzaine de jours les bruits les plus étranges au sujet de changements qui seraient apportés dans l’administration du théâtre de l’Opéra-Comique. Au moment où ces on dit semblaient acquérir une certaine consistance, au moment où des incidents, qu’il aurait été assez intéressant de raconter, venaient se rattacher à la chose principale, la vente du privilège, une note semi-officielle, insérée dans plusieurs journaux, démentait tous ces bruits, les qualifiait de mal fondés dans le fond comme dans la forme, et produisait l’effet de la piqûre d’épingle sur le ballon gonflé. Moi qui croyais avoir puisé mes renseignements aux meilleures sources, moi qui me faisais une si grande joie de mettre nos lecteurs (pluriel ambitieux, comme dit mon ami Théophile Gautier) dans la confidence de tout ce que j’avais appris, me voilà vraiment bien désappointé. Si M. PerrinPerrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite… se fût retiré, il est probable que l’habile directeur aurait sauvegardé ses intérêts pécuniaires de manière à ce que ceux-là même qui ont de bonnes raisons pour se réjouir de sa retraite n’eussent pas eu besoin de dissimuler leur satisfaction sous les apparences d’une sympathie ironique. Je n’en dirai pas davantage, et je passe sans transition à des choses plus musicales.

Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite… vient d’être réengagée à l’Opéra. Elle a joué mercredi la Favorite Favorite, LaLa Favorite, opéra en quatre actes sur un livret de Alphonse Royer et Gustave Vaëz mis en musique par Gaetano Donizetti et créé à l’Opéra de Paris le 2 décembre 1840.Lire la suite…; dimanche le ProphèteProphète, LeLe Prophète, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugene Scribe et Emile Deschamps mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra de Paris le 16 avril 1849.Lire la suite…. Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite… arrive d’Italie, où elle a passé deux ans à étudier avec les meilleurs maîtres ; ceux qui l’ont entendue mercredi ou dimanche ont pu juger du développement qu’a acquis sa voix, du perfectionnement apporté à sa diction et à son style. Pendant son séjour en Italie, on lui a offert un brillant engagement pour le théâtre de Ravenne, à la condition qu’elle choisirait exclusivement ses rôles dans le répertoire de M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite…. Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite… a refusé ; elle a parlé d’OthelloOthelloOthello, opéra en trois actes sur un livret de Francesco Berio di Salsa, d’après Shakespeare, traduit en français par Alphonse Royer et Gustave Vaëz, mis en musique par Gioachino Rossini et créé à l’Opéra de Paris le 2 septembre 1844.Lire la suite… et de SémiramideSemiramideSemiramide, opera seria en deux actes sur un livret de Gaetano Rossi, d’après Voltaire, mis en musique par Gioachino Rossini et créé au Théâtre La Fenice de Venise le 3 février 1823.Lire la suite… : l’impresario a haussé les épaules. Le théâtre de Marseille lui a adressé les propositions les plus séduisantes : elle les a repoussées en disant simplement que sa place n’était pas en province. Je crois que Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite… a eu grand tort d’agir ainsi ; le jour où le bruit de ses succès serait arrivé à Paris, venant de Ravenne ou de Marseille, elle aurait certainement été, elle aussi, honorée d’une ambassade qui l’eût vivement sollicitée, tout en la laissant libre de dicter les conditions auxquelles son beau talent lui donne le droit de prétendre. Mais on ne refait pas sa nature : Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite… est artiste autant qu’on peut l’être. Elle ne se sent aucun entraînement pour la musique de M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite… et elle met son ambition bien au-dessus des suffrages d’un parterre de dilettanti marseillais. Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite… est donc de nouveau attachée à l’Opéra ; nous ignorons les clauses essentielles du contrat qui la lie, mais nous sommes bien persuadé que si la jeune cantatrice a dû sacrifier aujourd’hui une part de ses intérêts à son amour-propre, elle sera, dans un avenir très-prochain, amplement dédommagée de ce sacrifice. M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… a été à même, mieux que qui que ce soit, d’apprécier tout ce qu’il y a de talent, d’intelligence et de dévouement chez l’excellente artiste qui voulut bien se charger du rôle un peu effacé de la Nonne sanglanteNonne sanglante, LaLa Nonne sanglante, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugène Scribe et de Germain Delavigne mis en musique par Charles Gounod, créé à l’Opéra de Paris le 18 octobre 1854.Lire la suite… : aussi est-il de ceux qui se sont réjouis le plus sincèrement du retour de Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite… sur notre première scène lyrique ; peut-être même son influence n’a-t-elle pas été étrangère à un acte dont nous voulons bien néanmoins laisser toute l’initiative, tout le mérite à la direction de l’Opéra.

Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite…, dans sa manière d’interpréter le rôle de Léonoz [Léonore], se rapproche plutôt de Mme StoltzStoltz, RosineVictoire Noël, dite Rosine Stoltz (Paris, 13 février 1815 – Paris, 28 juillet 1903), mezzo-soprano. Elle débuta au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles en 1831 et fut engagée six ans plus tard à l’Opéra de Paris, en remplacement de Cornélie Falcon. Elle brilla dans les rôles écrits pourLire la suite… que de Mme Borghi-Mamo Borghi-Mamo, AdelaïdeAdelaïde Borghi-Mamo (Bologne, 9 août 1829 – Bologne, 28 septembre 1901), mezzo-soprano. Élève de Festa et protégée de Giuditta Pasta, elle débuta à Urbino en 1846 et fut invitée au Théâtre-Italien de Paris par le colonel Ragani en 1853. Elle y chanta pendant trois ans puis fut engagée Lire la suite…; elle s’applique à en faire ressortir toutes les nuances au lieu de l’envelopper d’une demi-teinte un peu trop platonique, et quand arrive la strette du duo final, elle a compris qu’à cette heure suprême la passion de la courtisane devait faire explosion sous la robe du novice. C’est bien ainsi que l’auteur l’a voulu, et sans apprécier ici la valeur de son inspiration, il est bon d’en constater le caractère, singulièrement modifié depuis l’origine, par la fantaisie de certains artistes toujours prêts à sacrifier l’idée du musicien au profit de leurs qualités ou de leurs défauts. Avec un pareil système, qui se pratique aujourd’hui sur une grande échelle, le texte véritable s’efface peu à peu de la mémoire et ne subsiste réellement que pour ceux qui, grâce à des connaissances musicales assez variées, peuvent, de temps à autre, jeter les yeux sur la partition. Pour ceux-là surtout la manie dont je parle a quelque chose de prodigieusement irritant : tantôt c’est un rallentando qui brise le rhythme, qui coupe la phrase, qui en détruit le sentiment ; tantôt c’est un point d’orgue sur lequel le chanteur s’arrête avec d’autant plus de complaisance qu’il est de son invention, et le plus souvent ce sont des notes qui remplacent d’autres notes, une mélodie à la place de la mélodie. Tous ces changements, toutes ces modifications, toutes ces innovations sont autant de fautes grossières contre le bon goût, autant de licences pour lesquelles le public et la critique ne se montrent jamais assez sévères. La seule chose qu’un artiste puisse se permettre, c’est de simplifier un trait qui lui présente une trop grande difficulté à vaincre ; dans ce cas seulement il est excusable, et j’aurais volontiers pardonné à Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite… d’avoir simplifié quelques-uns des traits du rôle de Fidès, que M. MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite… me paraît avoir écrits pour une voix exceptionnelle. Par exemple, dans le morceau Comme un éclair précipité, il y a des roulades et des arpèges qui demandent une flexibilité que les voix de contralto possèdent rarement. Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite…, malgré toute son habileté, malgré tous ses efforts, a laissé voir l’écueil au public, et le public n’aime pas qu’on le mette dans la confidence de ces choses-là. Mais dans son duo avec Berthe, dans la belle romance : O mon fils ! sois béni, et dans l’arioso : Donnez à la pauvre femme, la charmante cantatrice a montré une ampleur, une sensibilité, une pureté de style, qui lui ont valu les applaudissements des plus difficiles, de ceux qui ont gardé le souvenir des plus brillantes soirées de Mme ViardotViardot, Michelle-Ferdinande-PaulineMichelle-Ferdinande-Pauline Viardot( Paris, 18 juillet 1821 – Paris, 18 mai 1910), contralto, compositeur, pianiste et professeur de chant. Fille de Manuel Vincente Garcia, ténor et compositeur, soeur de la soprano Maria Malibran et de Manuel Patricio Garcia, l’un des plus important professeur deLire la suite…, et aussi de ceux qui n’ont besoin d’aucune comparaison pour juger et apprécier le mérite d’un artiste.

La première représentation du TrouvèreTrouvère, LeLe Trouvère, opéra en quatre actes sur un livret en français d’Emilien Pacini traduit du livret en italien de Salvatore Cammarano, Il trovatore, mis en musique par Giuseppe Verdi. La version en français fut créée d’abord au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles le 20 mai 1856 puis a l’OpLire la suite… est fixée au 5 janvier ; d’ici là, nous avons le temps de nous préparer à ce grand événement. Il est question également de la reprise du Cheval de bronzeCheval de bronze, LeLe Cheval de bronze, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Daniel-François-Esprit Auber et créé à l’Opéra-Comique le 23 mars 1835.Lire la suite… et d’un nouveau ballet de M. AuberAuber, Daniel-François-EspritDaniel-François-Esprit Auber (Caen, 29 janvier 1782 – Paris, 12 mai 1871), compositeur. Sa famille était aisée et le prépara aux affaires tout en lui enseignant la musique, dans laquelle il montra très tôt son talent de chanteur (baryton), de pianiste, de violoniste et de violoncelliste. LesLire la suite…, dont le sujet est celui de Marco SpadaMarco SpadaMarco Spada, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Daniel-François-Esprit Auber et créé à l’Opéra-Comique le 21 décembre juin 1852.Lire la suite…, opéra-comique un peu oublié du célèbre compositeur. Je crois que le dialogue ne pourra que gagner à être traduit en pirouettes et en ronds de jambe par Mmes FerrariFerraris, AmaliaAmalia Ferraris (Voghera/ Italie, ca. 1830 – Florence, 8 février 1904), ballerine. Elle étudia à Turin avec Claudio Chouchoux puis à Milan avec Carlo Blasis. En 1841, elle débuta à la Scala dans La Sylphide puis interpréta le rôle de Myrta dans Giselle au Teatro Regio de Turin l’année Lire la suite… [Ferraris]Ferraris, AmaliaAmalia Ferraris (Voghera/ Italie, ca. 1830 – Florence, 8 février 1904), ballerine. Elle étudia à Turin avec Claudio Chouchoux puis à Milan avec Carlo Blasis. En 1841, elle débuta à la Scala dans La Sylphide puis interpréta le rôle de Myrta dans Giselle au Teatro Regio de Turin l’année Lire la suite… et RosatiRosati, CarolinaCarolina Rosati, née Galetti (Bologna, 13 décembre 1826 – Vallauris/Alpes maritimes, 18 mai 1905), danseuse. Elle étudia avec Carlo Blasis et débuta sur scène à l’age de sept ans. Elle se produisit dans plusieurs villes d’Italie (Rome, Trieste, Parme) avant d’affirmer sa renommée à lLire la suite….

Le buste de LesueurLesueur, Jean-FrancoisJean-François Lesueur (Drucat-Plessiel/Somme, 15 février 1760 – Paris, 6 octobre 1837), compositeur. Il reçut sa formation musicale dans les maîtrises d’Abbeville et d’Amiens. Il quitte Amiens en 1876 et pendant dix ans dirigea successivement les maîtrises de différents chapitres de provLire la suite…, exécuté par un habile artiste, M. AuvrayAuvray, LouisLouis Auvray (Valenciennes, 7 avril 1810 – Paris, 20 aout 1890), sculpteur et écrivain. D’abord élève de Léonce de Fienzal à Valenciennes, il devint en 1830 élève de David d’Angers à Paris. En tant qu’écrivain, il publia de 1857 à 1868 une Revue du Salon, fut fondateur en 1860 deLire la suite…, va bientôt prendre place dans la galerie du foyer de l’Opéra. Ce pieux hommage était bien dû à l’une de nos gloires musicales, au savant théoricien qui a formé de si excellents élèves.

Je n’ai pas encore pu parler du succès que M. DupratoDuprato, Jules-Laurent-AnacharsisJules-Laurent-Anacharsis Hinard dit Duprato (Nîmes, 20 juillet 1827 – Paris, 20 mai 1892), compositeur. Il étudia la composition avec Simon Leborne au Conservatoire de Paris et obtint le premier Prix de Rome en 1848. Il rencontra le succès aux Bouffes-Parisiens en 1856 avec son opérette MonsieurLire la suite… vient d’obtenir aux Bouffes-Parisiens. M. DupratoDuprato, Jules-Laurent-AnacharsisJules-Laurent-Anacharsis Hinard dit Duprato (Nîmes, 20 juillet 1827 – Paris, 20 mai 1892), compositeur. Il étudia la composition avec Simon Leborne au Conservatoire de Paris et obtint le premier Prix de Rome en 1848. Il rencontra le succès aux Bouffes-Parisiens en 1856 avec son opérette MonsieurLire la suite… est un de mes amis ; mais comme j’ai osé lui dire franchement mon opinion sur PaquerettePâquerettePâquerette, opéra-comique en un acte sur un livret d’Eugène Grangé et Charles de La Rounat mis en musique par Jules Duprato et créé à l’Opéra-Comique le 2 juin 1856.Lire la suite… [PâquerettePâquerettePâquerette, opéra-comique en un acte sur un livret d’Eugène Grangé et Charles de La Rounat mis en musique par Jules Duprato et créé à l’Opéra-Comique le 2 juin 1856.Lire la suite…], je ne suis pas embarrassé pour lui adresser tous mes éloges au sujet de M’sieu LandryM’sieur LandryM’sieur Landry, opérette en un acte sur un livret de Camille du Locle mis en musique par Jules Duprato et créée aux Bouffes-Parisiens le 24 novembre 1856.Lire la suite….

Le libretto est charmant : c’est une jolie petite comédie émaillée de mots spirituels, une joyeuse paysannerie toute pleine de situations amusantes et écrite en très-bon français, avec une grande finesse d’observation et beaucoup de verve. L’auteur se nomme M. Dulocle [Du Locle] Du Locle, Camille-Germain du CommunCamille-Germain du Commun du Locle, dit Camille du Locle (Orange, 16 juillet 1832 – Capri, 6 octobre 1903), librettiste et directeur de théâtre. Après son premier livret, M’sieur Landry, pour Jules Duprato, il écrira La Déesse et le Berger (Duprato, 1863), La Fiancée de Corinthe (Duprato, Lire la suite…; il a vingt ans à peine. La partition de M. DupratoDuprato, Jules-Laurent-AnacharsisJules-Laurent-Anacharsis Hinard dit Duprato (Nîmes, 20 juillet 1827 – Paris, 20 mai 1892), compositeur. Il étudia la composition avec Simon Leborne au Conservatoire de Paris et obtint le premier Prix de Rome en 1848. Il rencontra le succès aux Bouffes-Parisiens en 1856 avec son opérette MonsieurLire la suite…, l’heureux auteur des TrovatellesTrovatelles, LesLes Trovatelles, opéra-comique en un acte sur un livret de Michel Carré et Jules Lorin mis en musique par Jules Duprato et créé à l’Opéra-Comique le 28 juin 1854.Lire la suite…, se compose de cinq ou six morceaux, tous mieux réussis les uns que les autres. Il y a dans l’ouverture une délicieuse phrase que la première clarinette des Bouffes n’a pu parvenir à dépoétiser ; la péroraison de cette courte préface symphonique est pleine de brio et de mouvement. Le duo d’introduction entre le fermier M. Parfait et sa femme est d’une facture irréprochable : jamais querelle de ménage n’a été exprimée en musique avec plus d’entrain et de naturel. Les couplets dans lesquels mam’zelle Suzanne avoue à sa tante son amour pour m’sieu Landry sont d’une naïveté adorable. J’arrive maintenant au morceau capital de la pièce, à la ronde de la foire de Bayeux. C’est une scène complète, et des plus comiques. M’sieu Landry raconte les merveilles qu’il a vues, en embellissant son récit d’une pantomime désopilante, et rien n’est plus drôle que ce coq de village huché sur un tabouret, armé d’une canne enrubannée, une fleur à sa boutonnière, le chapeau sur l’oreille, exécutant à lui tout seul une parade échevelée. L’instrumentation de ce morceau est remplie d’heureuses imitations et de jolis détails. M. Parfait vient ensuite demander à sa femme de lui pardonner un instant de jalousie, et il chante une romance qui, assurément, serait très-remarquée dans une œuvre plus sérieuse. Et voilà comment, tout en travaillant sur un tout petit cadre, et sans le secours de toute l’artillerie de nos orchestres modernes, un compositeur peut arriver à montrer les brillantes qualités d’un talent correct et distingué. Après la représentation, M. le directeur des Bouffes-Parisiens a serré la main de M. DupratoDuprato, Jules-Laurent-AnacharsisJules-Laurent-Anacharsis Hinard dit Duprato (Nîmes, 20 juillet 1827 – Paris, 20 mai 1892), compositeur. Il étudia la composition avec Simon Leborne au Conservatoire de Paris et obtint le premier Prix de Rome en 1848. Il rencontra le succès aux Bouffes-Parisiens en 1856 avec son opérette MonsieurLire la suite… et lui a dit : « Bravo ! mon cher ; vous avez fait plus qu’une jolie opérette ; vous avez ouvert une nouvelle voie au théâtre qui a eu l’heureuse pensée de vous accueillir. » Nous le verrons bien.

Maintenant je passe mon habit des dimanches, je mets des gants d’une fraîcheur irréprochable et j’entre au Théâtre-Italien, où le contrôleur, peu habitué à mes visites, a bien du mal à me reconnaître. A peine suis-je parvenu à me blottir au fond d’un couloir que mon œil est ébloui par une salle resplendissante de lumières, de fleurs, de diamants, de cravates blanches, d’étoffes chatoyantes, de jeunes visages et de visages rajeunis. Tout le Paris aristocratique est là, je n’en doute pas. J’aperçois dans une loge de galerie la nouvelle madame de GirardinGirardin, Wilhelmina Josephina RudolphinaWilhelmina Josephina Rudolphina Brunold, comtesse de Tiefenbach (Atzersdorf/ Autriche, 5 juillet 1834 – Genève, 24 novembre 1891). Elle épousa Émile de Girardin (Paris, fin 1802 – Paris, 27 avril 1881), journaliste, publiciste et député, le 30 octobre 1856. La cérémonie religieuse eut liLire la suite…, qui me semble un peu embarrassée par la curiosité qu’elle excite, et, deux loges plus loin, sur le même rang, Mlle OzyOzy, AliceJustine Pilloy dite Alice Ozy (Paris, 7 août 1820 – Paris, 4 mars 1893), actrice. Elle se produisit au Théâtre des Variétés en 1840, puis de janvier 1843 à mars 1845 après une tournée en province. Elle fut entretenue par le Duc d’Aumale, qu’elle abandonna pour se consacrer à des banquieLire la suite…, laquelle regrette peut-être que tous ces regards, toute cette admiration ne soient pas pour elle. On donne la première représentation de la TraviataTraviata, LaLa Traviata, opéra en trois actes sur un livret en italien de Francesco Maria Piave, d’après La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre La Fenice de Venise le 6 mars 1853.Lire la suite… (l’Égarée, la Dame aux CaméliasDame aux Camélias, LaLa Dame aux Camélias,  roman d’Alexandre Dumas fils publié en 1848. Le roman fut réécrit en pièce de théâtre en cinq actes, mêlée de chant en 1849. La pièce fut censurée puis enfin jouée au Théâtre du Vaudeville le 2 février 1852 grâce à l’intervention du Duc de Morny.Lire la suite…), opéra de M. Verdi Verdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite…; Mlle PiccolominiPiccolomini, MariettaMarietta Piccolomini (Sienne, 5 mars 1834 – Poggio Imperiale près de Florence, 11 décembre 1899), soprano. Elle débuta à Florence en 1852 dans Lucrezia Borgia (Donizetti), chanta Rigoletto (Verdi) à Pise en 1853 et La Traviata (Verdi) à Turin deux ans plus tard. Son succès dans Violetta de Lire la suite…, la nièce d’un cardinal, se montre à nous pour la première fois, dans le rôle de Violetta. Voici ce que je lis dans un journal dont l’impartialité ne saurait être suspectée, et la bonne foi de son rédacteur pas davantage : « Mlle Maria PiccolominiPiccolomini, MariettaMarietta Piccolomini (Sienne, 5 mars 1834 – Poggio Imperiale près de Florence, 11 décembre 1899), soprano. Elle débuta à Florence en 1852 dans Lucrezia Borgia (Donizetti), chanta Rigoletto (Verdi) à Pise en 1853 et La Traviata (Verdi) à Turin deux ans plus tard. Son succès dans Violetta de Lire la suite… est une actrice hors ligne : elle a la jeunesse, l’emportement, la fougue, la réserve, la tendresse, la douleur ; elle touche, elle émeut, elle attendrit. C’est, en un mot, une splendide étoile qui s’est abattue sur le Théâtre-Italien et qui en relèvera la gloire. » Ce n’est pas, comme on pourrait le croire, l’implacable DarthenayDarthenay, ValentinValentin Darthenay (Carentan/Manche, 15 juillet 1802 – Paris, 28 décembre 1862), journaliste. Il écrivit pour de nombreux journaux dont Le Siècle, Le Moniteur parisien, Le Constitutionnel, fut directeur de la revue Le Cabinet de lecture et rédacteur en chef du journal L’Entracte. La pluLire la suite… qui s’exprime ainsi. J’approuve fort cette image d’une étoile qui s’abat sur un théâtre et qui en relève la gloire ; mais je trouve que, comme actrice et comme chanteuse, Mlle PiccolominiPiccolomini, MariettaMarietta Piccolomini (Sienne, 5 mars 1834 – Poggio Imperiale près de Florence, 11 décembre 1899), soprano. Elle débuta à Florence en 1852 dans Lucrezia Borgia (Donizetti), chanta Rigoletto (Verdi) à Pise en 1853 et La Traviata (Verdi) à Turin deux ans plus tard. Son succès dans Violetta de Lire la suite… n’est guère qu’un second prix du Conservatoire bien réussi. Dans les passages où elle cherche à imiter Mme DocheDoche, Marie-Charlotte-EugénieMarie-Charlotte-Eugénie de Plunkett épouse Doche, dite Eugénie Doche (Bruxelles, 19 novembre 1821 – Paris, 13 juillet 1900), actrice. Comédienne belge d’une famille d’origine irlandaise, elle débuta en 1837 à Versailles puis passa au Théâtre du Vaudeville, où elle se produisit sous leLire la suite…, on voit bien clairement qu’elle n’a ni l’expérience ni le naturel de son modèle. A l’abri de cette flatterie, je me sens plus à mon aise pour poursuivre ma critique. Mlle PiccolominiPiccolomini, MariettaMarietta Piccolomini (Sienne, 5 mars 1834 – Poggio Imperiale près de Florence, 11 décembre 1899), soprano. Elle débuta à Florence en 1852 dans Lucrezia Borgia (Donizetti), chanta Rigoletto (Verdi) à Pise en 1853 et La Traviata (Verdi) à Turin deux ans plus tard. Son succès dans Violetta de Lire la suite… joue avec son rôle comme une enfant avec sa poupée ; elle a de petites mines charmantes, de petites moues pleines d’espièglerie ; elle est jolie, elle est gracieuse, elle a de la vivacité et des élans de passion qu’elle n’a certainement jamais ressentis : tout cela est fort séduisant, je l’avoue ; seulement ce n’est plus l’héroïne telle que l’a représentée M. Alexandre DumasDumas fils, AlexandreAlexandre Dumas fils (Paris, 22 juillet 1824 – Mary-le-Roi, 27 novembre 1895), écrivain, auteur dramatique. Né des amours d’Alexandre Dumas avec sa voisine de palier Catherine Laure Labay, il ne fut reconnu par son père qu’en 1831. Placé en pension en 1833, il y rencontra Edmond de GoncourLire la suite… fils, telle qu’a voulu la conserver le traducteur italien, en dépit des bizarreries, des anachronismes et des maladresses de sa traduction. Figurez-vous maintenant que, pour éviter l’aspect toujours un peu triste de l’habit noir sur une scène lyrique, l’auteur du libretto a eu l’heureuse idée de transporter l’action vers la fin du règne de Louis XIV et de donner à ses personnages des costumes Louis XIII ! Après tout, nous sommes au Théâtre-Italien, et non pas à la Comédie-Française ; à la salle Ventadour, toute espèce d’aberration de ce genre est permise et depuis longtemps acceptée. Je reviens à Mlle PiccolominiPiccolomini, MariettaMarietta Piccolomini (Sienne, 5 mars 1834 – Poggio Imperiale près de Florence, 11 décembre 1899), soprano. Elle débuta à Florence en 1852 dans Lucrezia Borgia (Donizetti), chanta Rigoletto (Verdi) à Pise en 1853 et La Traviata (Verdi) à Turin deux ans plus tard. Son succès dans Violetta de Lire la suite…. Elle a une jolie voix de soprano, suffisamment étendue, très-fraîche et très-sympathique ; mais cette voix est inégale, elle manque de souplesse, et il est très-facile d’y découvrir l’absence du travail, l’incorrection du style. Un trait lancé avec audace, et qui produit l’effet d’un volant retombant sur une raquette, ne suffit pas, à mon sens, pour dénoter un gosier exercé, une habileté infaillible. Mme CabelCabel, Marie-JosèpheMarie-Josèphe Dreullette épouse Cabel (Liège, 31 janvier 1827 – Maisons-Laffitte, 23 mai 1885), soprano. Elle étudia à Liège avec Bouillon et à Bruxelles avec Ferdinand Cabel et Georges Cabel. Elle épousa ce dernier en 1847. Durant son année d’études au Conservatoire de Paris (1848/49)Lire la suite… lance le trait comme personne, et je ne trouve pas que Mme CabelCabel, Marie-JosèpheMarie-Josèphe Dreullette épouse Cabel (Liège, 31 janvier 1827 – Maisons-Laffitte, 23 mai 1885), soprano. Elle étudia à Liège avec Bouillon et à Bruxelles avec Ferdinand Cabel et Georges Cabel. Elle épousa ce dernier en 1847. Durant son année d’études au Conservatoire de Paris (1848/49)Lire la suite… soit une cantatrice. Dans quelques années d’ici, quand Mlle PiccolominiPiccolomini, MariettaMarietta Piccolomini (Sienne, 5 mars 1834 – Poggio Imperiale près de Florence, 11 décembre 1899), soprano. Elle débuta à Florence en 1852 dans Lucrezia Borgia (Donizetti), chanta Rigoletto (Verdi) à Pise en 1853 et La Traviata (Verdi) à Turin deux ans plus tard. Son succès dans Violetta de Lire la suite… aura développé, par l’étude, ses heureuses dispositions naturelles, quand nous l’entendrons chanter de la vraie musique, alors nous nous rapprocherons peut-être de l’opinion de notre confrère, sans essayer toutefois d’imiter son lyrisme.

Les enthousiastes de M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite… ne tarissent pas d’éloges sur les deux premiers actes de la partition ; ils se montrent beaucoup plus réservés à l’égard du troisième. Un brindisi, que l’on met au niveau et même au-dessus de celui de Lucrezia BorgiaLucrezia BorgiaLucrezia Borgia, opéra en un prologue et deux actes sur un livret en italien de Felice Romani mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre de La Scala de Milan le 26 décembre 1833 et au Théâtre-Italien de Paris le 31 octobre 1840.Lire la suite…, a fait florès ; on a demandé bis, et les réclames nous diront bientôt qu’il est sur le piano de toutes nos élégantes. La romance chantée par MarioMario, Giovanni Matteo Mario, Cavaliere di Candia, ditGiovanni Matteo Mario, Cavaliere di Candia, dit Mario (Cagliari, 17 octobre 1810 – Rome, 11 novembre 1883), ténor. Il débuta à l’Opéra de Paris en 1838 et au Théâtre-Italien en 1839. Là, de 1840 à 1850, il chanta aux côtés de sa compagne Giulia Grisi reprenant les rôles de Rubini et crLire la suite… (le jeune Alfredo), au second acte, a également été bissée ; puis le public a paru se calmer en écoutant d’une oreille distraite les lamentations du père Germont ; le chœur des bohémiens n’a pas réveillé son enthousiasme : on dit que c’est la faute des exécutants. Que diable m’avait-on conté qu’il n’y avait pas de trombones dans cet ouvrage ? Comme morceau caractéristique, je citerai la romance langoureuse chantée par Violetta, et dont chaque phrase est interrompue par une petite toux sèche et saccadée, la toux de la dernière période. Et pourquoi pas, afin de rendre l’illusion plus complète, quelques taches de sang sur un mouchoir de batiste ? Pendant que Violetta chante et tousse, le cortège du bœuf gras passe sous ses fenêtres. M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite… aime les oppositions bien accusées. L’arrivée du médecin, grave et silencieux comme un ordonnateur des pompes funèbres, vient encore assombrir ce tableau des derniers moments de la courtisane. Alfredo pleure son amour perdu, et sous un chant exécuté par les violons en sourdines, l’ophicléide détache une succession rapide de notes qui imite le roulement de tambours voilés,

Comme au convoi d’un général,

Ou d’un garde national.

J’extrais ces deux vers d’une complainte de Théophile Gautier, intitulée : La mort du capitaine ScipionMort du Capitaine Scipion, LaLa mort, l’apparition et les obsèques du capitaine Morpion, poésie de Théophile Gautier qui fait partie du recueil intitule Galanteries. Au bas du poème est imprimé cette note : « Cette poésie héroïque se chante sur la musique d’une marche funèbre, composée par M. Reyer pour le convoiLire la suite…. Cette complainte est un chef-d’œuvre ; je regrette de ne pouvoir la citer tout entière.

Passons à des choses plus réjouissantes, au SylpheSylphe, LeLe Sylphe, opéra-comique en deux actes sur un livret de Henri de Saint-Georges mis en musique par Louis Clapisson et créé à l’Opéra-Comique le 27 novembre 1856.Lire la suite…, de M. Saint-GeorgesSaint-Georges, Jules-Henri Vernoy deJules-Henri Vernoy de Saint-Georges (Paris, 7 novembre 1799 – Paris, 23 décembre 1875), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit d’abord un roman puis il se tourna vers la scène et écrivit plusieurs comédies, drames et vaudevilles et produisit pendant cinquante ans des livrets d’opéras eLire la suite…, à Maître PathelinMaitre PathelinMaitre Pathelin, opéra-comique en deux actes sur un livret d’Adolphe de Leuven et Ferdinand Langlé mis en musique par François Bazin et créé à l’Opéra-Comique le 12 décembre 1856.Lire la suite…, de ….. MM. de LeuvenLeuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 – Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d’un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite… et Ferdinand LangléLanglé, Joseph-Adolphe [Adrien]-Ferdinand Langlois ditJoseph-Adolphe [Adrien]-Ferdinand Langlois, dit Ferdinand Langlé (Paris, 21 novembre 1798 – Paris, 18 octobre 1867), écrivain. Il fit des études de médecine, mais se consacra finalement à la littérature. Il publia des œuvres anonymes en vieux français : Les Contes du gay sçavoir (1828) etLire la suite…. Angèle est une jeune personne très-poétique qui croit à l’influence d’un être mystérieux, invisible, d’un sylphe qui gazouille chaque soir les plus jolis refrains sous sa fenêtre. Ce personnage mythologique lui conseille d’épouser le marquis de Valbreuse, un gentilhomme campagnard qui jure à tout propos, chasse toute la journée et mange son gibier lui-même en l’arrosant de vin vieux. Angèle obéit. Le soir même de leur mariage, le marquis et Angèle partent pour leur château de Touraine et rencontrent dans une auberge le chevalier de Saint-Laure, l’amoureux d’Angèle. Mme de Valbreuse prête l’oreille aux galantes sornettes du chevalier ; mais le sylphe est là pour la protéger, et au moment où M. de Saint-Laure s’applaudissait déjà du bon effet de ses petites fadeurs, de ses madrigaux à l’eau de rose, il est obligé de se cacher dans une huche et de céder sa place à M. le marquis. Au château, la vie est bien triste pour la pauvre Angèle ; heureusement le sylphe prend en pitié tant de tristesse, tant d’ennui, et il apparaît à la belle rêveuse un soir, au fond de la plus sombre allée du parc. Angèle tombe dans les bras de son mari, et le vieux commandeur, son oncle, est là qui rit sous cape du stratagème dont il s’est servi pour guérir le sentimentalisme de sa nièce, sa passion pour les purs esprits, les blondes vapeurs et le clair de lune. Ce libretto est agréable : il a plu ; la musique de M. Clapisson est légère, coquette, un peu maniérée et ne manque pas d’une certaine poésie. Il y a de la couleur dans l’instrumentation ; les harpes et les violons en sourdines y jouent un grand rôle. Les trois morceaux qui m’ont paru le plus remarquables sont : la romance d’Angèle, le trio sans accompagnement, A la beauté que notre cœur préfère, et le duo final. Dans son double rôle de sylphe et de marquis, M. FaureFaure, Jean-BaptisteJean-Baptiste Faure (Moulins, 15 janvier 1830 – Paris, 9 novembre 1914), baryton. Elève de Ponchard au Conservatoire de Paris, il obtint les 1er Prix de chant et d’opéra-comique à l’unanimité en 1852 et débuta en octobre à l’Opéra-Comique dans le rôle de Pygmalion (Massé). A l’OpLire la suite… a pu se donner la satisfaction de se montrer sous deux aspects différents : comme baryton et comme ténor. Je voudrais bien m’étendre un peu plus longuement sur cette jolie partition, mais j’ai déjà donné beaucoup de place à l’analyse du poëme… et j’entends les bêlements d’Aignelet.

Vous la connaissez, cette sublime farce de Maistre Pierre PathelinMaitre PathelinMaitre Pathelin, opéra-comique en deux actes sur un livret d’Adolphe de Leuven et Ferdinand Langlé mis en musique par François Bazin et créé à l’Opéra-Comique le 12 décembre 1856.Lire la suite…, ce lever de rideau des grands mystères du moyen âge. Pierre GringoireGringore, PierrePierre Gringon dit Gringore (Thury-Harcourt/Normandie, ? 1475 – Lorraine ?, 1539), poète et auteur dramatique. Il dirigea une troupe de théâtre à Paris de 1502 à 1512 et dirigea les représentations des Mystères à Paris de 1502 à 1517. Il écrivit des poèmes moraux dont Le Château d’AmLire la suite…, qui n’en est pas l’auteur, ajouta quelques scènes à la pièce primitive, et il en jouait le principal rôle, secondé par ses vaillants amis les confrères de la basoche. C’est d’après cette version que l’abbé BrueysBrueys, David Augustin Abbé deDavid-Augustin de Brueys, dit Abbé de Brueys (Aix-en-Provence, 18 septembre 1641 – Montpellier, 25 novembre 1723), écrivain. Après des études de droit à Montpellier, il fut converti du calvinisme au catholicisme par Bossuet, l’évêque de Meaux, en 1662. Il fut tonsuré en 1685 et pensionnLire la suite… et son collaborateur PalapratPalaprat, Jean deJean de Palaprat (Toulouse, ? mai 1650 – Paris, 14 octobre 1721), avocat et écrivain. Il écrivit, seul ou en collaboration de nombreuse pièces de théâtre dont L’Important de cour, La Fille de bon sens, Le Concert ridicule, La Femme d’intrigues et avec l’Abbé Brueys L’Avocat Patelin.Lire la suite… ont fait la comédie en trois actes que nous voyons encore quelquefois sur l’affiche du Théâtre-Français. La première édition de PathelinMaitre PathelinMaitre Pathelin, opéra-comique en deux actes sur un livret d’Adolphe de Leuven et Ferdinand Langlé mis en musique par François Bazin et créé à l’Opéra-Comique le 12 décembre 1856.Lire la suite… porte la date de 1490, et MM. de LeuvenLeuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 – Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d’un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite… et Langlé ont mieux aimé recourir à l’ancien texte qu’à l’œuvre un peu terne écrite pour les dévotes oreilles de Mme de Maintenon et de son royal amant. Je crois que depuis longtemps l’Opéra-Comique n’a mis la main sur un pareil succès. Mais est-ce bien là un opéra-comique, et la part du musicien est-elle bien digne d’envie ? Cela dépend de la manière de voir, et tous les musiciens, on le sait, ne voient pas de la même manière. Je suis néanmoins très-heureux de ce succès pour mon confrère BazinBazin, François-Emmanuel-JosephFrançois-Emmanuel-Joseph Bazin (Marseille, 4 septembre 1816 – Paris, 2 juillet 1878), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint le premier Prix de Rome en 1840. En 1849, il fut nommé professeur d’harmonie et d’accompagnement au Conservatoire. Il eut notamment pour élèves Lire la suite…, qui n’a pas toujours eu le bonheur d’entendre rire aux éclats quand on exécutait sa musique. Si les charmantes choses que renferme la partition ont quelque chance, aux yeux du public, d’être éclipsées par le dialogue, c’est une raison de plus pour que la critique les mette en relief et insiste même sur leur valeur réelle. M. François BazinBazin, François-Emmanuel-JosephFrançois-Emmanuel-Joseph Bazin (Marseille, 4 septembre 1816 – Paris, 2 juillet 1878), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint le premier Prix de Rome en 1840. En 1849, il fut nommé professeur d’harmonie et d’accompagnement au Conservatoire. Il eut notamment pour élèves Lire la suite… est un savant, un homme de goût, et il est à peu près inutile de dire qu’il a donné à son œuvre une allure rétrospective, une couleur moyen âge, ce qui s’obtient par des procédés dont l’emploi offre plus de dangers qu’on ne pense. Mais pourquoi diable la grosse caisse vient-elle si mal terminer une ouverture qui commence si bien ? Les couplets de l’avocat, dont le refrain est chanté en trio, ont été bissés avec acclamation. Les couplets du pasteur Aignelet n’ont pas eu moins de succès, et, franchement, ce sont là deux petits chefs-d’œuvre de musique bouffe, deux échantillons admirablement réussis du genre comique. La marche jouée par l’orchestre, pendant que le tribunal arrive et s’installe, a beaucoup de caractère. J’aime ce basson qui, en quelques notes, peint si heureusement la majestueuse bêtise du bailli. Qu’on me permette de rappeler maintenant que M. François BazinBazin, François-Emmanuel-JosephFrançois-Emmanuel-Joseph Bazin (Marseille, 4 septembre 1816 – Paris, 2 juillet 1878), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint le premier Prix de Rome en 1840. En 1849, il fut nommé professeur d’harmonie et d’accompagnement au Conservatoire. Il eut notamment pour élèves Lire la suite…, l’un de nos meilleurs professeurs du Conservatoire, est l’auteur du Trompette de M. le princeTrompette de M. le Prince, LeLe Trompette de Monsieur le Prince, opéra-comique en un acte sur un livret de Honoré-Marie-Joseph Duveyrier-Mélesville mis en musique par François Bazin et créé à l’Opéra-Comique le 15 mai 1846.Lire la suite…, du Malheur d’être jolieMalheur d’être jolie, LeLe Malheur d’être jolie, opéra-comique en un acte sur un livret de Charles Desnoyers mis en musique par François Bazin et créé à l’Opéra-Comique le 18 mai 1847.Lire la suite…, de la Nuit de la Saint-SylvestreNuit de la Saint-Sylvestre, LaLa Nuit de la Saint-Sylvestre, opéra-comique en trois actes sur un livret de Honoré-Marie-Joseph Duveyrier-Mélesville et Michel Masson mis en musique par François Bazin et créé à l’Opéra-Comique le 7 juillet 1849.Lire la suite…, de MadelonMadelonMadelon, opéra-comique en deux actes sur un livret de Thomas Sauvage, mis en musique par François Bazin, créé à l’Opéra-Comique le 26 mars 1852.Lire la suite…, et que sa cantate, HéloïseHeloïse de MontfortHeloïse de Montfort, cantate pour soli et orchestre sur un texte d’Emile Deschamps mis en musique par François Bazin. Composée dans le cadre du concours pour le prix de Rome en 1840, l’œuvre valut au compositeur le prix de Rome.Lire la suite… [LoïseHeloïse de MontfortHeloïse de Montfort, cantate pour soli et orchestre sur un texte d’Emile Deschamps mis en musique par François Bazin. Composée dans le cadre du concours pour le prix de Rome en 1840, l’œuvre valut au compositeur le prix de Rome.Lire la suite…] de MontfortHeloïse de MontfortHeloïse de Montfort, cantate pour soli et orchestre sur un texte d’Emile Deschamps mis en musique par François Bazin. Composée dans le cadre du concours pour le prix de Rome en 1840, l’œuvre valut au compositeur le prix de Rome.Lire la suite…, lui valut le grand prix de composition en 1840.

J’ai assisté cette semaine à l’exécution de deux trios pour piano, violon et violoncelle, piano, violon et flûte, composés par Mme FarrencFarrenc, Jeanne-LouiseJeanne-Louise Farrenc, née Dumont (Paris, 31 mai 1804 – Paris 15 septembre 1875), compositeur et pianiste. Elle étudia le piano avec Anne-Élisabeth Soria, élève de Clémenti et la composition avec Antonin Reicha. Elle enseigna le piano au Conservatoire de Paris de 1842 jusqu’à sa retraite Lire la suite…. Ces deux morceaux pourraient être signés par les plus grands maîtres du genre : le premier est tout à fait dans le style classique, mais sans imitation, sans réminiscences ; le second est plein de fantaisie, d’effets nouveaux, et d’une piquante originalité dans la forme et dans les détails. Mme FarrencFarrenc, Jeanne-LouiseJeanne-Louise Farrenc, née Dumont (Paris, 31 mai 1804 – Paris 15 septembre 1875), compositeur et pianiste. Elle étudia le piano avec Anne-Élisabeth Soria, élève de Clémenti et la composition avec Antonin Reicha. Elle enseigna le piano au Conservatoire de Paris de 1842 jusqu’à sa retraite Lire la suite… a une très-grande réputation, mais elle n’occupe pas la place qu’elle devrait avoir ; les artistes l’apprécient fort, mais le public sait son nom et ne connaît pas assez ses ouvrages. Ce qui manque à Mme FarrencFarrenc, Jeanne-LouiseJeanne-Louise Farrenc, née Dumont (Paris, 31 mai 1804 – Paris 15 septembre 1875), compositeur et pianiste. Elle étudia le piano avec Anne-Élisabeth Soria, élève de Clémenti et la composition avec Antonin Reicha. Elle enseigna le piano au Conservatoire de Paris de 1842 jusqu’à sa retraite Lire la suite…, c’est le savoir-faire, c’est le goût de la réclame dont bien d’autres, beaucoup moins habiles qu’elle, ont tiré de si précieux avantages. Elle vit modestement, elle n’est d’aucune coterie, et, dans les loisirs que lui laisse l’enseignement, elle écrit un chef-d’œuvre que quelques amis ont seuls le privilége d’entendre et d’applaudir. Cette existence tout artiste a son beau côté sans doute, mais il lui manque ces grandes émotions que donne la foule quand elle consacre par ses mille voix le travail enfanté par le génie à ses heures de méditation et de solitude. L’œuvre de Mme FarrencFarrenc, Jeanne-LouiseJeanne-Louise Farrenc, née Dumont (Paris, 31 mai 1804 – Paris 15 septembre 1875), compositeur et pianiste. Elle étudia le piano avec Anne-Élisabeth Soria, élève de Clémenti et la composition avec Antonin Reicha. Elle enseigna le piano au Conservatoire de Paris de 1842 jusqu’à sa retraite Lire la suite… se compose de symphonies, de musique de chambre, de morceaux de piano et d’études. Pourquoi ses symphonies ne sont-elles pas plus souvent sur le programme de la Société des concerts ? Qui le sait ? Nous serons donc toujours les mêmes avec notre admiration exclusive pour les morts ; nos défiances et nos injustices pour l’artiste de génie qui nous coudoie, et nos réparations tardives. Je reviens à ces deux trios d’une forme si pure, si correcte, si élégante, et je remercie mille fois l’auteur des jouissances que j’ai éprouvées pendant cette délicieuse soirée. L’exécution a été merveilleuse d’ensemble, de délicatesse et de perfection ; Mme FarrencFarrenc, Jeanne-LouiseJeanne-Louise Farrenc, née Dumont (Paris, 31 mai 1804 – Paris 15 septembre 1875), compositeur et pianiste. Elle étudia le piano avec Anne-Élisabeth Soria, élève de Clémenti et la composition avec Antonin Reicha. Elle enseigna le piano au Conservatoire de Paris de 1842 jusqu’à sa retraite Lire la suite…, qui tenait le piano, était secondée par trois de nos meilleurs instrumentistes : MM. DorusDorus, LouisVincent-Joseph van Steenkiste, dit Louis Dorus (Valenciennes, 1er mars 1813 – Étretat, 9 juin 1896), flûtiste.En 1828, il obtint un premier prix de flûte au Conservatoire de Paris et fut engagé comme flûte solo à l’Opéra en 1835. Il y restera jusqu’en 1866. En 1847 il fut un des fondatLire la suite…, ChaîneChaîne, EugèneEugène Chaîne (Charleville, 1er décembre 1819 – Paris, 23 août 1882), violoniste. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un premier prix de violon en 1840. De 1837 à 1841, il joua dans les orchestres de l’Opéra et des Concerts du Conservatoire. Féru de musique de chambre, il fut Lire la suite… et LeboucLebouc, Charles-JosephCharles-Joseph Lebouc (Besançon, 22 décembre 1822 – Hyères, 7 mars 1893), violoncelliste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un premier prix de violoncelle en 1844. Il fut membre de l’orchestre de l’Opéra de 1846 à 1848 et l’année suivante de la Société desLire la suite…. Je ne dois pas oublier Mlle ColinColin, Marie-Marguerite-Louise-AglaéMarie-Marguerite-Louise-Aglaé Colin (Bordeaux, 2 juin 1835 – ?), pianiste. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Louise Farrenc et obtint un premier prix de piano en 1852. Elle se produisit en concerts à Paris avec succès.Source: C. Pierre: Le Conservatoire National; La Revue et GazLire la suite…, élève de Mme FarrencFarrenc, Jeanne-LouiseJeanne-Louise Farrenc, née Dumont (Paris, 31 mai 1804 – Paris 15 septembre 1875), compositeur et pianiste. Elle étudia le piano avec Anne-Élisabeth Soria, élève de Clémenti et la composition avec Antonin Reicha. Elle enseigna le piano au Conservatoire de Paris de 1842 jusqu’à sa retraite Lire la suite…, qui a poétisé par son doigté brillant, son exécution d’une netteté irréprochable, quelques-unes des plus jolies études de son professeur.

Et maintenant, comme ma chronique s’adresse à des dilettanti de goûts différents, de genres variés, je prends la liberté de recommander aux pensionnats de jeunes demoiselles et aux virtuoses de salon l’AlbumAlbum de RomancesAlbum de 1858, dédié aux artistes, paroles de MM. H. Boisseaux, Ch. Delange, Hipp. Guerin de Litteau, comte de Lagarde, Ed. Plouvier, Al. Saint-Etienne et Sylvain Saint-Etienne, mises en musique par Louis Clapisson, J. Meissonnier fils, 1858.Lire la suite… de M. Clapisson (de l’Institut), publié par l’éditeur MeissonnierMeissonnier, Jean-RacineJean-Racine Meissonnier (Marseille, ? 1794 – Saint-Germain en Laye, 18 décembre 1865), éditeur. Il fonda sa maison d’édition en 1820 en rachetant le fonds de Firmin Corbaux. Il publia des romances, des airs populaires en arrangement pour toutes sortes d’instruments, de la musique de danse, Lire la suite…, et dont chaque feuillet est un petit chef-d’œuvre de grâce et de sentiment. Je crois inutile de donner mon avis sur la reliure.