La Revue française, 1er décembre 1856, p. 251-256 (article signé E. Reyer).

Chronique musicale


L’Académie impériale de musique, ou, pour parler plus simplement, l’Opéra, demande à tous les échos une cantatrice qui ait la voix de Mme AlboniAlboni, MariettaMarietta Alboni (Cita di Castello/ Italie, 6 mars 1823 – Ville d’Avray, 23 juin 1894), contralto. Elle étudia à Bologne, où elle débuta en 1842 dans Saffo (Pacini). De 1847 à 1849, elle fut engagée au Théâtre-Italien de Paris, où elle chanta dans les opéras de Rossini et Donizetti. DLire la suite…, le talent dramatique de Mme ViardotViardot, Michelle-Ferdinande-PaulineMichelle-Ferdinande-Pauline Viardot( Paris, 18 juillet 1821 – Paris, 18 mai 1910), contralto, compositeur, pianiste et professeur de chant. Fille de Manuel Vincente Garcia, ténor et compositeur, soeur de la soprano Maria Malibran et de Manuel Patricio Garcia, l’un des plus important professeur deLire la suite… et la beauté de Mlle FalconFalcon, Marie-CornelieMarie-Cornélie Falcon (Paris, 28 janvier 1814 – Paris, 25 fevrier 1897), soprano. Élève au Conservatoire de Paris, elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra en 1831 et fut engagée à l’Opéra en 1832 où elle créa, entre autres, les rôles d’Amélie dans Gustave III ou le Bal masqué Lire la suite…. Ce dahlia bleu avait été aperçu, disait-on, sur les bords du Lido. Trois agents recommandables à plus d’un titre et investis de la confiance du gouvernement et de l’administration sont expédiés en toute hâte à Venise. Quelques jours après, trois dépêches télégraphiques arrivent à Paris, rue Lepelletier [Le Peletier] ; la première disait : « Beaucoup de voix, peu de talent ; » la seconde disait le contraire de la première : « Beaucoup de talent, peu de voix ; » la troisième enfin était d’un laconisme désespérant : « Ni talent, ni voix. » Avant de partir pour l’Italie, je ne sais si nos trois voyageurs ont frappé à la porte du Conservatoire : il se peut qu’ils n’y aient pas même songé. Ou bien ont-ils jeté un regard dédaigneux sur ces groupes de jeunes filles qui, chaque matin, prennent silencieusement le chemin du faubourg Poissonnière, et suivent, les yeux baissés, le cabas traditionnel de leur mère.

Peut-être au sein de ces fleurettes,

Filles de Dieu,

Se cache le dahlia bleu !

Mais le poëte qui a écrit ces vers n’a pas voulu, assurément, faire la moindre allusion aux charmantes pensionnaires de M. AuberAuber, Daniel-François-EspritDaniel-François-Esprit Auber (Caen, 29 janvier 1782 – Paris, 12 mai 1871), compositeur. Sa famille était aisée et le prépara aux affaires tout en lui enseignant la musique, dans laquelle il montra très tôt son talent de chanteur (baryton), de pianiste, de violoniste et de violoncelliste. LesLire la suite….

Que deviennent-elles donc ces gentilles demoiselles que nous voyons chaque année, vêtues de blanc et le sourire aux lèvres, offrir chastement leur front au laurier académique ? Après avoir recueilli tous ces applaudissements, toutes ces couronnes, sont-elles donc destinées uniquement à alimenter la troupe de fer-blanc de nos trois théâtres lyriques ? Je reconnais tout le zèle, tous les efforts, toute la sollicitude de MM. les professeurs du Conservatoire ; mais je voudrais bien voir, une fois par hasard, le résultat de tant de sollicitude, de tant de zèle, de tant d’efforts. Ce n’est rien de faire en pure perte le voyage d’Italie : le côté triste de tout ceci, c’est que nous soyons forcés d’avouer publiquement l’insuffisance de nos ressources, la stérilité de nos écoles ; c’est que nous allions demander à l’étranger des talents que nous devrions avoir à lui offrir, ou qu’il devrait nous envier. Paris, la capitale des arts, en quête d’une prima donna ! L’Italie ne peut rien nous donner aujourd’hui ; mais, Dieu merci ! nous lui avons assez pris ; et il est facile de s’en convaincre en jetant un coup d’œil sur la liste du personnel de l’Opéra : Mmes RosatiRosati, CarolinaCarolina Rosati, née Galetti (Bologna, 13 décembre 1826 – Vallauris/Alpes maritimes, 18 mai 1905), danseuse. Elle étudia avec Carlo Blasis et débuta sur scène à l’age de sept ans. Elle se produisit dans plusieurs villes d’Italie (Rome, Trieste, Parme) avant d’affirmer sa renommée à lLire la suite…, CuchiCucchi, ClaudinaClaudina Cucchi dite Couqui (Milan, 20 mars 1838 – Milan, 10 mars 1913), ballerine. Elle étudia avec Blasis et Hus à l’école de la Scala de Milan et débuta en 1855 à l’Opéra de Paris dans le rôle du Printemps du divertissement des Quatre Saisons des Vêpres Siciliennes de Verdi. Elle créLire la suite… [Cucchi]Cucchi, ClaudinaClaudina Cucchi dite Couqui (Milan, 20 mars 1838 – Milan, 10 mars 1913), ballerine. Elle étudia avec Blasis et Hus à l’école de la Scala de Milan et débuta en 1855 à l’Opéra de Paris dans le rôle du Printemps du divertissement des Quatre Saisons des Vêpres Siciliennes de Verdi. Elle créLire la suite… (prononcez Couqui), FerrariFerraris, AmaliaAmalia Ferraris (Voghera/ Italie, ca. 1830 – Florence, 8 février 1904), ballerine. Elle étudia à Turin avec Claudio Chouchoux puis à Milan avec Carlo Blasis. En 1841, elle débuta à la Scala dans La Sylphide puis interpréta le rôle de Myrta dans Giselle au Teatro Regio de Turin l’année Lire la suite… [Ferraris]Ferraris, AmaliaAmalia Ferraris (Voghera/ Italie, ca. 1830 – Florence, 8 février 1904), ballerine. Elle étudia à Turin avec Claudio Chouchoux puis à Milan avec Carlo Blasis. En 1841, elle débuta à la Scala dans La Sylphide puis interpréta le rôle de Myrta dans Giselle au Teatro Regio de Turin l’année Lire la suite…, Borghi-MamoBorghi-Mamo, AdelaïdeAdelaïde Borghi-Mamo (Bologne, 9 août 1829 – Bologne, 28 septembre 1901), mezzo-soprano. Élève de Festa et protégée de Giuditta Pasta, elle débuta à Urbino en 1846 et fut invitée au Théâtre-Italien de Paris par le colonel Ragani en 1853. Elle y chanta pendant trois ans puis fut engagée Lire la suite…, MedoriMedori, GiuseppinaJosepha Wilmot dite Giuseppina Medori (Foligno/ Italie, 12 septembre 1827 – Bruxelles, 3 novembre 1906), soprano. Née de parents belges établis en Italie (peut-être les chanteurs Carlotta et Nicola Medori, qui se produisirent à Pise en 1834), elle débuta en 1843 au Teatro Nuove de Naples dansLire la suite…, BerrettaBeretta, CaterinaCaterina Beretta (Milan, 8 décembre 1839 – Milan, 1er janvier 1911), ballerine. Elle étudia avec Auguste Hus à l’École de ballet du Théâtre de la Scala de Milan. Appelée à Paris en 1855, elle fut très applaudie dans Le Diable à quatre et dans Jovita, mais son interprétation dans le bLire la suite… [Beretta] Beretta, CaterinaCaterina Beretta (Milan, 8 décembre 1839 – Milan, 1er janvier 1911), ballerine. Elle étudia avec Auguste Hus à l’École de ballet du Théâtre de la Scala de Milan. Appelée à Paris en 1855, elle fut très applaudie dans Le Diable à quatre et dans Jovita, mais son interprétation dans le bLire la suite…; MM. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite…, GabrielliGabrielli, Nicolo, CountComte Nicolo Gabrielli (Naples, 21 février 1814 – Paris, 14 juin 1891), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Naples avec Carlo Conti, Zingarelli et Donizetti. à partir de 1835, il composa de nombreux opéras dont I dotti per fantasmo (1836), L’Americano in fiera (1837), Il padre della dLire la suite…, ArmandiArmandi, Eutime-MarieEutime-Marie Armandi (Bologne, 23 mars 1824 – Asnières, 22 mars 1884), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un deuxième prix de chant en 1850 et un deuxième prix d’opéra l’année suivante. Il débuta à l’Opéra dans Robert le diable (Meyerbeer) le 20 février 185Lire la suite…, BillettaBiletta, EmanueleEmanuele Biletta (Casale Monteferrato, 20 décembre 1825 – Pallanza, 29 novembre 1890), compositeur. Il étudia à Bologne, où il composa un Salve Regina à quatre voix qui lui valut le diplôme de membre de la Société philharmonique de Bologne. Protégé de Rossini, il séjourna à Paris, où Lire la suite… [Biletta]Biletta, EmanueleEmanuele Biletta (Casale Monteferrato, 20 décembre 1825 – Pallanza, 29 novembre 1890), compositeur. Il étudia à Bologne, où il composa un Salve Regina à quatre voix qui lui valut le diplôme de membre de la Société philharmonique de Bologne. Protégé de Rossini, il séjourna à Paris, où Lire la suite…, FontanaFontana, UranioUranio Fontana (Isco, ? novembre 1815 – Maisons-Lafitte, 20 mars 1881), compositeur et professeur de chant. Élève de Donizetti dont il arrangea en 1853 Elisabeth ou la fille du proscrit pour le Théâtre-Lyrique. Il avait étudié la musique au Conservatoire de Milan avec Francesco Basili entre Lire la suite…, etc. Qui nous a envoyé ces étoiles du chant et de la danse, ces professeurs émérites, ces ténors à toute épreuve, ces illustrissimi maestri ? L’Italie, toujours l’Italie ! Et encore, dans l’énumération que je viens de donner, je n’ai cité que des noms modernes, ne voulant pas remonter au déluge.

A défaut de cantatrice italienne, nous aurons Mme Deligne-LautersDeligne-Lauters, PaulinePauline Deligne-Lauters (Bruxelles, 1er décembre 1834 – Paris, 10 mai 1918), mezzo-soprano. Elle étudia au Conservatoire de Bruxelles et fut engagée au Théâtre-Lyrique de Paris en 1854. Elle y créa Le Billet de Marguerite (Gevaert, 1854), se produisit ensuite dans la version de Castil-Blaze dLire la suite…, dont l’engagement a été signé le jour où la mission de MM. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…, Gévaert [Gevaert] et Gustave Vaës a été terminée. Après avoir vu son nom éclipsé sur l’affiche du Théâtre-Lyrique par celui de Mme CabelCabel, Marie-JosèpheMarie-Josèphe Dreullette épouse Cabel (Liège, 31 janvier 1827 – Maisons-Laffitte, 23 mai 1885), soprano. Elle étudia à Liège avec Bouillon et à Bruxelles avec Ferdinand Cabel et Georges Cabel. Elle épousa ce dernier en 1847. Durant son année d’études au Conservatoire de Paris (1848/49)Lire la suite…, il serait plaisant, ma foi ! que Mme LautersDeligne-Lauters, PaulinePauline Deligne-Lauters (Bruxelles, 1er décembre 1834 – Paris, 10 mai 1918), mezzo-soprano. Elle étudia au Conservatoire de Bruxelles et fut engagée au Théâtre-Lyrique de Paris en 1854. Elle y créa Le Billet de Marguerite (Gevaert, 1854), se produisit ensuite dans la version de Castil-Blaze dLire la suite… éclipsât à son tour toutes ses rivales, et que sa cause, à peu près perdue devant le public du boulevard du Temple, fût gagnée devant les habitués de l’Opéra. Je croirais, pour ma part, à un pareil prodige si Mme LautersDeligne-Lauters, PaulinePauline Deligne-Lauters (Bruxelles, 1er décembre 1834 – Paris, 10 mai 1918), mezzo-soprano. Elle étudia au Conservatoire de Bruxelles et fut engagée au Théâtre-Lyrique de Paris en 1854. Elle y créa Le Billet de Marguerite (Gevaert, 1854), se produisit ensuite dans la version de Castil-Blaze dLire la suite… débutait dans un autre rôle que celui de Léonore, dans un autre ouvrage que le TrouvèreTrovatore, IlIl Trovatore, opéra en quatre actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano  complété par Leone Emanuele Bardare et mis en musique par Giuseppe Verdi. L’œuvre fut créée au Théâtre Apollo à Rome le 19 janvier 1853 et au Théâtre-Italien à Paris le 23 décembre 1854.Lire la suite…. Elle voudra vaincre les trombones, et les trombones la vaincront ; de plus, je ne suis pas bien certain que le rôle qu’on lui a imposé ou qu’elle a choisi soit tout à fait dans les meilleures cordes de sa voix. Il y a un moyen de remédier à cela, je le sais, c’est la transposition ; mais, dans les morceaux d’ensemble, ce moyen est d’une application difficile, et, d’ailleurs, il est de ceux qu’un musicien aussi sévère et aussi pointilleux que M. Narcisse GirardGirard, NarcisseNarcisse Girard (Mantes, 27 janvier 1797 – Paris, 17 janvier 1860), chef d’orchestre et compositeur. Élève de Baillot au Conservatoire de Paris, il obtint un premier prix de violon en 1820 et étudia la composition avec Reicha. Il fut un des membres fondateurs de la Société des Concerts du CLire la suite… ne saurait admettre.

Un petit journal, très-amusant, et ordinairement bien renseigné, nous a raconté comment s’était fait l’engagement de Mme Lauters Deligne-Lauters, PaulinePauline Deligne-Lauters (Bruxelles, 1er décembre 1834 – Paris, 10 mai 1918), mezzo-soprano. Elle étudia au Conservatoire de Bruxelles et fut engagée au Théâtre-Lyrique de Paris en 1854. Elle y créa Le Billet de Marguerite (Gevaert, 1854), se produisit ensuite dans la version de Castil-Blaze dLire la suite…: le nom de la jeune artiste au bas d’une demande de billets datée de Saint-Maur avait été une révélation instantanée pour M. l’administrateur de l’Opéra, un jour qu’il se racontait à lui-même toutes les tribulations de son métier. Mme LautersDeligne-Lauters, PaulinePauline Deligne-Lauters (Bruxelles, 1er décembre 1834 – Paris, 10 mai 1918), mezzo-soprano. Elle étudia au Conservatoire de Bruxelles et fut engagée au Théâtre-Lyrique de Paris en 1854. Elle y créa Le Billet de Marguerite (Gevaert, 1854), se produisit ensuite dans la version de Castil-Blaze dLire la suite… est mandée sur l’heure ; elle accourt, et à cette question nettement posée : « Avez-vous toujours votre belle voix ? » elle répond par une roulade péremptoire. L’audition devant MM. les membres du comité est fixée au lendemain, et l’on prétend que M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite…, pleinement satisfait, s’est incliné avec toute la grâce dont il est susceptible devant la nouvelle Léonore que sa bonne étoile lui envoyait. Il s’est chargé lui-même d’initier Mme LautersDeligne-Lauters, PaulinePauline Deligne-Lauters (Bruxelles, 1er décembre 1834 – Paris, 10 mai 1918), mezzo-soprano. Elle étudia au Conservatoire de Bruxelles et fut engagée au Théâtre-Lyrique de Paris en 1854. Elle y créa Le Billet de Marguerite (Gevaert, 1854), se produisit ensuite dans la version de Castil-Blaze dLire la suite… à toutes les nuances, à toutes les finesses de son rôle, et aujourd’hui l’Opéra, rassuré sur son avenir, attend avec une entière confiance la poétique traduction de M. Emilien PaciniPacini, EmilienEmilien Pacini (Paris, 17 novembre 1811 – Neuilly-sur-Seine, 23 novembre 1898), traducteur et librettiste. Il fut censeur dramatique au ministère de l’Intérieur et écrira quelques livrets tels ceux de Pierre de Médicis (Poniatowski, 1860) avec Henri de Saint-Georges et d’Erostrate (Reyer, 18Lire la suite….

Dans un passage de cette traduction, l’auteur fait dire à des religieuses qui chantent dans un couvent :

Le mal n’entre point ici ;

et les choristes s’obstinent à prononcer :

Le mâle n’entre point ici.

Il ne faudra rien négliger pour corriger cette prononciation vicieuse, qui prêterait à rire au public pour peu qu’il en eût envie. On ajoute aussi que Mme Borghi-MamoBorghi-Mamo, AdelaïdeAdelaïde Borghi-Mamo (Bologne, 9 août 1829 – Bologne, 28 septembre 1901), mezzo-soprano. Élève de Festa et protégée de Giuditta Pasta, elle débuta à Urbino en 1846 et fut invitée au Théâtre-Italien de Paris par le colonel Ragani en 1853. Elle y chanta pendant trois ans puis fut engagée Lire la suite… a toutes les peines du monde à dissimuler son accent transalpin ; mais j’espère bien qu’on ne sera pas plus exigeant pour elle à propos du TrouvèreTrovatore, IlIl Trovatore, opéra en quatre actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano  complété par Leone Emanuele Bardare et mis en musique par Giuseppe Verdi. L’œuvre fut créée au Théâtre Apollo à Rome le 19 janvier 1853 et au Théâtre-Italien à Paris le 23 décembre 1854.Lire la suite… qu’on ne l’a été à propos de la FavoriteFavorite, LaLa Favorite, opéra en quatre actes sur un livret de Alphonse Royer et Gustave Vaëz mis en musique par Gaetano Donizetti et créé à l’Opéra de Paris le 2 décembre 1840.Lire la suite… et du ProphèteProphète, LeLe Prophète, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugene Scribe et Emile Deschamps mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra de Paris le 16 avril 1849.Lire la suite…. Qu’il vienne donc au plus tôt ce grand jour de la première représentation du TrouvèreTrovatore, IlIl Trovatore, opéra en quatre actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano  complété par Leone Emanuele Bardare et mis en musique par Giuseppe Verdi. L’œuvre fut créée au Théâtre Apollo à Rome le 19 janvier 1853 et au Théâtre-Italien à Paris le 23 décembre 1854.Lire la suite…, et surtout gardons-nous de croire que le bruit qui se fait actuellement, sur notre première scène lyrique, autour de M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite… et par M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite…, étouffera pendant longtemps encore les belles inspirations de MM. Félicien DavidDavid, Félicien-CésarCésar-Félicien David (Cadenet, 13 avril 1810 – St Germain-en-Laye 29 aout 1876), compositeur. Orphelin à cinq ans, après des études à la maîtrise de la cathédrale St.-Sauveur d’Aix-en-Provence et au collège St.-Louis d’Aix, il entra en 1830 au Conservatoire de Paris dans la classe d’HLire la suite…, GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…, HalévyHalévy, Jacques-Fromental-ÉlieJacques-Fromental-Élie Halévy (Paris, 27 mai 1799 – Nice, 12 mars 1862), compositeur. Il étudia la composition au Conservatoire de Paris avec Cherubini et Méhul et obtint le Prix de Rome en 1819. Il débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1827 avec L’Artisan et produisit à ce théâtrLire la suite…, BoisselotBoisselot, XavierXavier Boisselot (Montpellier, 3 décembre 1811 – Montpellier, 28 mars 1893), compositeur et facteur de piano. Après ses premières études à Marseille, il entra en 1830 au Conservatoire de musique de Paris d’abord dans la classe de Fétis puis dans celle de Lesueur. Il obtient le 1er Prix de RoLire la suite… et quelques autres, qui, ayant été appelés, ont quelque chance d’être élus.

Et maintenant je crois qu’il est temps de jeter un coup d’œil sur les événements qui, depuis notre dernière revue, se sont passés à l’Opéra et à l’Opéra-Comique. J’entends par événement une pièce nouvelle, un début et une reprise ; tout le reste rentre dans la catégorie des commérages et des incidents de coulisse.

Commençons par la Rose de FlorenceRose de Florence, LaLa Rose de Florence, opéra en deux actes sur un livret de Henri de Saint-Georges mis en musique par Emanuele Biletta et créé à l’Opéra de Paris le 10 novembre 1856.Lire la suite…, poëme de M. de Saint-Georges, musique de M. BillettaBiletta, EmanueleEmanuele Biletta (Casale Monteferrato, 20 décembre 1825 – Pallanza, 29 novembre 1890), compositeur. Il étudia à Bologne, où il composa un Salve Regina à quatre voix qui lui valut le diplôme de membre de la Société philharmonique de Bologne. Protégé de Rossini, il séjourna à Paris, où Lire la suite…, dont la première représentation a eu lieu le 10 novembre.

Le premier acte se passe à Florence dans la maison de l’orfèvre Césario : on y voit la belle Aminta, toute triste d’être obligée de combler les vœux de son père en épousant son cousin Téobaldo. Ce cousin a un rival préféré qui offre des bouquets, fait des concetti et chante des sérénades : c’est le duc de Palma, un fort mauvais sujet et un très-grand seigneur. Jusque-là on s’explique aisément la préférence d’Aminta. Mais, à l’acte suivant, quand on voit le jeune duc, au milieu d’une folle orgie, perdre sa fortune en deux coups de dés, et jouer ensuite sa fortune perdue contre la maîtresse qui lui reste, contre la belle Aminta, oh ! alors, le sentiment du publie est tout en faveur de Téobaldo. L’émotion a été vive pendant la scène où Téobaldo masqué provoque son rival et lui ravit la rose attachée à son pourpoint, fleur emblématique de l’amour d’Aminta, et qui a gardé, comme elle, tout son parfum, toute sa fraîcheur au milieu des souillures de l’orgie. Aminta, éperdue, se jette dans un gouffre, la toile tombe, et, derrière les nuages rosés que dissipe le coup de sifflet du machiniste, on aperçoit la fille de Césario endormie sur son prie-Dieu, dans l’humble attitude qu’elle avait à la fin du premier acte ; tout le reste n’était donc qu’un affreux rêve, un long cauchemar, une vision envoyée à Aminta par son ange gardien. Téobaldo vient réveiller sa fiancée et la conduit à l’autel. Si ma mémoire m’eût fait défaut pour raconter cet intéressant livret, la Jolie fille de GandJolie Fille de Gand, LaLa Jolie Fille de Gand, ballet-pantomime en trois actes sur un livret de Henri de Saint-Georges, une chorégraphie d’Albert Decombe et une musique de Adolphe Adam créé à l’Opéra de Paris le 22 juin 1842.Lire la suite… et Victorine ou la Nuit porte conseilVictorine ou la Nuit porte conseilVictorine ou La Nuit porte conseil, drame en cinq actes de Théophile-Marion Dumersan, Charles Dupeuty, et Gabriel de Lurieu, créé au Théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris le 21 avril 1831.Lire la suite… auraient aidé à mes souvenirs. J’ai commencé par parler de la pièce, parce que c’est l’habitude, et aussi parce que je suis très-embarrassé de dire mon avis sur la partition. Qu’on me permette, pour me donner le temps de la réflexion, de raconter une petite historiette que je me souviens d’avoir lue dans un vieux chroniqueur dont le nom m’échappe. En 17.., le duc régnant d’une petite principauté allemande, se disant grand amateur de musique, et jouant un peu de la flûte, avait pris sous sa protection un compositeur pour lequel il professait une admiration sincère ; les sujets du grand-duc ne partageaient pas tout à fait l’opinion de leur maître. Chaque fois qu’on annonçait un nouvel ouvrage du musicien favori, ils protestaient autant que les lois un peu tyranniques du pays leur permettaient de le faire ; puis, le jour de la première représentation venu, ils se répandaient par groupes dans la salle, envahissaient les places réservées au public, et leur mauvaise humeur, tempérée cependant par la présence de l’Altesse sérénissime, se traduisait en gestes non équivoques, en bâillements prolongés, en ronflements sonores. Et ces malheureux dilettanti espéraient toujours que le virtuose couronné reviendrait à la raison ou prêterait l’oreille aux murmures significatifs de son peuple. Il n’en fut rien. Un jour, c’était le lendemain d’une soirée plus orageuse que les précédentes, on trouva le grand-duc assassiné dans son lit. Ce meurtre fut pendant longtemps attribué à une vengeance politique : plus tard, on acquit la conviction qu’il était le résultat d’un complot tramé par quelques mélomanes poussés à bout par l’entêtement de leur souverain et exaspérés par la détestable musique qu’ils avaient entendue la veille. Le compositeur ne s’était pas trompé sur la véritable cause du meurtre ; le soir même il avait quitté la ville à la faveur d’un déguisement.

Je frémis quand je songe à l’influence que peuvent exercer de méchantes compositions sur des organisations délicates. Mais nous sommes bien loin de cette petite principauté germanique qui osait pousser jusqu’au crime l’horreur de la mauvaise musique, et, à part une petite querelle d’école qui eut lieu au dix-huitième siècle entre une poignée de citoyens, la musique en France nous a charmés quelquefois, ennuyés souvent, mais passionnés jamais. Ainsi (cela me ramène tout naturellement à mon sujet), à la première représentation de l’opéra de M. BillettaBiletta, EmanueleEmanuele Biletta (Casale Monteferrato, 20 décembre 1825 – Pallanza, 29 novembre 1890), compositeur. Il étudia à Bologne, où il composa un Salve Regina à quatre voix qui lui valut le diplôme de membre de la Société philharmonique de Bologne. Protégé de Rossini, il séjourna à Paris, où Lire la suite…, je n’ai remarqué dans l’auditoire ni enthousiasme ni colère ; l’orchestre, où depuis un temps immémorial les véritables amateurs prennent place, ne s’agitait ni dans un sens ni dans l’autre ; ceux-ci regardaient la scène avec une impassibilité d’automates, ceux-là tournaient la page de leur livret avec une prétention extrême. Je suis bien sûr que la préoccupation générale était de savoir comment M. de Saint-Georges aurait vaincu cette très-grande difficulté de réduire de moitié un poëme en quatre actes, sans diminuer l’intérêt, sans gêner l’action dans sa marche. Pauvre M. BillettaBiletta, EmanueleEmanuele Biletta (Casale Monteferrato, 20 décembre 1825 – Pallanza, 29 novembre 1890), compositeur. Il étudia à Bologne, où il composa un Salve Regina à quatre voix qui lui valut le diplôme de membre de la Société philharmonique de Bologne. Protégé de Rossini, il séjourna à Paris, où Lire la suite… ! il a dû bien souffrir le jour où on a coupé sans pitié la plus belle moitié de son œuvre ! Le musicien qui est victime d’une pareille mutilation est plutôt à plaindre qu’à blâmer. Un librettiste aussi fécond et aussi goûté que M. de Saint-Georges peut utiliser le lendemain les rognures de la veille ; mais M. BillettaBiletta, EmanueleEmanuele Biletta (Casale Monteferrato, 20 décembre 1825 – Pallanza, 29 novembre 1890), compositeur. Il étudia à Bologne, où il composa un Salve Regina à quatre voix qui lui valut le diplôme de membre de la Société philharmonique de Bologne. Protégé de Rossini, il séjourna à Paris, où Lire la suite…, malgré tout son talent, n’aura peut-être pas de sitôt l’occasion de faire revivre dans une œuvre nouvelle les pages sacrifiées de la Rose de FlorenceRose de Florence, LaLa Rose de Florence, opéra en deux actes sur un livret de Henri de Saint-Georges mis en musique par Emanuele Biletta et créé à l’Opéra de Paris le 10 novembre 1856.Lire la suite…. Il va sans dire que la couleur dominante de cette partition est la couleur italienne ; si la guitare qui accompagne la sérénade du premier acte rappelle de très-loin la mandoline de Don JuanDon Giovanni (Don Juan)Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni, K.V. 527, dramma giocoso en deux actes sur un livret de Lorenzo Da Ponte mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre des Etats de Prague le 29 octobre 1787. Mozart fit des modifications pour la création de l’œuvre au Burgtheater deLire la suite…, le finale du second tableau, la scène de jeu et le duel rappellent de très-près les progressions violentes, les éclats de voix doublés de cuivre, les rhythmes et les unissons de M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite…. Mais, que ce soient là des réminiscences volontaires ou des rencontres fortuites, peut-on songer à blâmer M. BillettaBiletta, EmanueleEmanuele Biletta (Casale Monteferrato, 20 décembre 1825 – Pallanza, 29 novembre 1890), compositeur. Il étudia à Bologne, où il composa un Salve Regina à quatre voix qui lui valut le diplôme de membre de la Société philharmonique de Bologne. Protégé de Rossini, il séjourna à Paris, où Lire la suite… d’admirer et d’imiter un maître qui resplendit aujourd’hui parmi nous dans toute la gloire de sa renommée, dans tout l’éclat de ses succès ? On n’en est encore qu’à la troisième représentation de la Rose de FlorenceRose de Florence, LaLa Rose de Florence, opéra en deux actes sur un livret de Henri de Saint-Georges mis en musique par Emanuele Biletta et créé à l’Opéra de Paris le 10 novembre 1856.Lire la suite…, mais l’affiche nous dit qu’on attend la quatrième, et c’est assez pour nous rassurer sur le sort de cet ouvrage.

J’arrive maintenant à la reprise de Jean de ParisJean de ParisJean de Paris, opéra-comique en deux actes sur un livret de Claude Godard d’Aucourt de Saint-Just mis en musique par François-Adrien Boieldieu et créé à l’Opéra-Comique le 4 avril 1812.Lire la suite… que nous n’avions pas entendu depuis une dizaine d’années. Cet opéra fut composé par Boïeldieu [Boieldieu] en 1812, peu de temps après son retour de Russie, sur un libretto de Saint-JustSaint-Just, baron Godard d’Aucour de, ClaudeClaude Godard d’Aucourt baron de Saint-Just (Paris 14 juillet 1769 – Paris, 17 mars 1826), librettiste. Il était le fils puiné d’un fermier général. Il écrivit plusieurs livrets dont Zoraïme et Zulnar (Boieldieu, 1798), Le Calife de Bagdad (Boieldieu, 1800), L’Heureux malgré lui (MéhulLire la suite…. A cette époque, NicoloIsouard, Nicolas dit NicoloNicolas Isouard, dit Nicolo (Malte, 18 mai 1773 – Paris, 23 mars 1818), compositeur. Rival de Boieldieu pour les faveurs du public, ces opéras comiques tels que Les Rendez-vous bourgeois (1807), Cendrillon (1810), Joconde (1814) et Jeannot et Colin (1814), se maintinrent longtemps au réperLire la suite… tenait le haut de la scène, et il venait d’écrire CendrillonCendrillonCendrillon, opéra-comique en trois actes sur un livret de Charles-Guillaume Etienne mis en musique par Nicolo Isouard et créé à l’Opéra-Comique le 22 février 1810.Lire la suite… pour Mme DuretDuret, Anne-CecileAnne-Cécile Dorlise dite Mme Duret (Paris, ? 1785 – Paris, 29 septembre 1862), soprano. Fille de la soprano Mme de Saint-Aubain, elle étudia au Conservatoire de Paris avec Pierre-Jean Garat. En 1808, elle fut engagée à l’Opéra-Comique, épousa le violoniste et compositeur Marcel-Antoine Lire la suite… et Mlle RégnaultLemonnier, Louise-Thérèse-Antoinette Régnault épouseLouise Thérèse Antoinette Régnault, épouse Lemonnier (Brest, 24 aout 1789 – Saint-Sever/Calvados, 5 avril 1866), soprano. Elle débuta à 16 ans en 1805, sous le nom de Mlle Regnault, à Rouen, où elle chanta pendant quatre saisons. En 1809, elle débuta dans Isabelle et Gertrude (Grétry) et LLire la suite…, deux cantatrices rivales. Mme DuretDuret, Anne-CecileAnne-Cécile Dorlise dite Mme Duret (Paris, ? 1785 – Paris, 29 septembre 1862), soprano. Fille de la soprano Mme de Saint-Aubain, elle étudia au Conservatoire de Paris avec Pierre-Jean Garat. En 1808, elle fut engagée à l’Opéra-Comique, épousa le violoniste et compositeur Marcel-Antoine Lire la suite… parvint à l’emporter sur Mlle RégnaultLemonnier, Louise-Thérèse-Antoinette Régnault épouseLouise Thérèse Antoinette Régnault, épouse Lemonnier (Brest, 24 aout 1789 – Saint-Sever/Calvados, 5 avril 1866), soprano. Elle débuta à 16 ans en 1805, sous le nom de Mlle Regnault, à Rouen, où elle chanta pendant quatre saisons. En 1809, elle débuta dans Isabelle et Gertrude (Grétry) et LLire la suite…, et celle-ci serait restée dans un abandon complet si Boïeldieu n’eût jeté un regard de compassion sur elle : cette jeune artiste avait une voix charmante, une jolie figure, beaucoup d’intelligence, et, en l’entendant chanter, on ne se serait jamais douté qu’elle vivait depuis son entrée au théâtre dans l’ignorance la plus complète des premiers éléments de son art. Boïeldieu lui confia le rôle de la princesse de Navarre dans Jean de ParisJean de ParisJean de Paris, opéra-comique en deux actes sur un livret de Claude Godard d’Aucourt de Saint-Just mis en musique par François-Adrien Boieldieu et créé à l’Opéra-Comique le 4 avril 1812.Lire la suite…. A côté de Mlle RégnaultLemonnier, Louise-Thérèse-Antoinette Régnault épouseLouise Thérèse Antoinette Régnault, épouse Lemonnier (Brest, 24 aout 1789 – Saint-Sever/Calvados, 5 avril 1866), soprano. Elle débuta à 16 ans en 1805, sous le nom de Mlle Regnault, à Rouen, où elle chanta pendant quatre saisons. En 1809, elle débuta dans Isabelle et Gertrude (Grétry) et LLire la suite…, qui devint plus tard Mme LemonnierLemonnier, Louise-Thérèse-Antoinette Régnault épouseLouise Thérèse Antoinette Régnault, épouse Lemonnier (Brest, 24 aout 1789 – Saint-Sever/Calvados, 5 avril 1866), soprano. Elle débuta à 16 ans en 1805, sous le nom de Mlle Regnault, à Rouen, où elle chanta pendant quatre saisons. En 1809, elle débuta dans Isabelle et Gertrude (Grétry) et LLire la suite…, brillaient ElleviouElleviou, JeanJean Elleviou (Rennes, 14 juin 1769 – Paris, 5 mai 1841), ténor. Il débuta à la Comédie-Italienne dans le rôle-titre du Déserteur (Monsigny, 1790). Réfugié à Strasbourg en 1795, il y perfectionna sa diction et son jeu qui firent sa renommée. En 1801, il revint à Paris, engagé à l’OpLire la suite…, MartinMartin, Nicolas-Jean-BlaiseNicolas-Jean-Blaise Martin (Paris, 24 février 1768 – Ronzières près de Lyon, 28 octobre 1837), baryton aigu. Après des débuts en 1789 dans Le Marquis de Tulipano (Paisiello), il fut engagé en 1801 à l’Opéra-Comique, où il fit toute sa carrière. Sa voix de baryton très étendue lui perLire la suite…, JulietJuliet, AntoineAntoine Juliet (vers 1755 – Paris, 30 mai 1825), ténor. Il fut tout à tour soldat, ébéniste puis tenancier de restaurant avant de devenir acteur et chanteur. Sa carrière de chanteur débuta à Rouen en 1786. Quatre ans plus tard, il connut son premier succès à Paris dans l’opéra-comique Lire la suite… et Mme GavaudanGavaudan, Marie-AlexandrineMarie-Alexandrine Ducamel épouse Gavaudan dite Mme Gavaudan (Paris, 15 septembre 1781 – Passy, 24 juin 1850), soprano. Après des études à Paris, elle épousa le célèbre ténor de l’Opéra-Comique Jean-Baptiste Gavaudan. Elle fit toute sa carrière à l’Opéra-Comique sous le nom de MmeLire la suite…. L’ouvrage eut un immense succès, et c’est à peine si l’on s’aperçut des défauts du poëme, dont le second acte n’a pas, à beaucoup près, l’esprit et la gaieté du premier. Les plus savants contrepointistes, les aristarques les plus sévères et les plus compétents furent désarmés par les beautés de la partition, et cette fois ils se trouvèrent dans l’impossibilité de reprocher au compositeur la moindre incorrection harmonique, la plus petite négligence de style. Comme je ne veux pas qu’on me croie plus de mémoire et plus de savoir que je n’en ai réellement, j’avoue avec humilité que j’ai puisé tous ces détails dans la Biographie des Musiciens de M. FétisFétis, Francois-JosephFrançois-Joseph Fétis (Mons, 25 mars 1784 – Bruxelles, 26 mars 1871), compositeur, théoricien et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris le piano avec Boieldieu et Pradher et l’harmonie avec Rey et obtint un deuxième prix de composition en 1807. Après avoir occupé des postes à BoLire la suite….

Jean de ParisJean de ParisJean de Paris, opéra-comique en deux actes sur un livret de Claude Godard d’Aucourt de Saint-Just mis en musique par François-Adrien Boieldieu et créé à l’Opéra-Comique le 4 avril 1812.Lire la suite… n’a pas vieilli, et le public de l’Opéra-Comique s’est laissé aller volontiers au charme de ces mélodies élégantes, de cette orchestration sobre et variée. Le grand air de la princesse de Navarre a été parfaitement chanté par Mlle BoulartBoulart, SophieSophie-Ferdinande-Dorothée Boulart (Montmartre, 3 avril 1836 – Asnières, 14 juin 1889), soprano. Élève de Mme Cinti-Damoreau au Conservatoire de Paris, elle obtint un 1er prix de chant et d’opéra-comique en 1853. Elle débuta en 1853 à l’Opéra-Comique dans Les Noces de Jeannette (MasLire la suite…. Ce morceau est tiré de la partition de CalypsoCalypsoCalypso, tragédie lyrique en trois actes sur un livret de Paul Dercy mis en musique par Adrien-François Boieldieu et créé à Saint-Pétersbourg le 1807.Lire la suite… [TélémaqueTelemaqueTélémaque dans l’ile de Calypso ou Le Triomphe de la sagesse, tragédie lyrique en trois actes sur un livret de Paul Dercy mis en musique par Jean-François Lesueur et créée au Théâtre Feydeau à Paris le 11 mai 1796.Lire la suite…], opéra composé en six semaines par Boïeldieu à l’occasion des relevailles de l’impératrice de Russie, et dont le poëme était celui de TélémaqueTelemaqueTélémaque dans l’ile de Calypso ou Le Triomphe de la sagesse, tragédie lyrique en trois actes sur un livret de Paul Dercy mis en musique par Jean-François Lesueur et créée au Théâtre Feydeau à Paris le 11 mai 1796.Lire la suite…, déjà mis en musique par LesueurLesueur, Jean-FrancoisJean-François Lesueur (Drucat-Plessiel/Somme, 15 février 1760 – Paris, 6 octobre 1837), compositeur. Il reçut sa formation musicale dans les maîtrises d’Abbeville et d’Amiens. Il quitte Amiens en 1876 et pendant dix ans dirigea successivement les maîtrises de différents chapitres de provLire la suite…. Mlle BoulartBoulart, SophieSophie-Ferdinande-Dorothée Boulart (Montmartre, 3 avril 1836 – Asnières, 14 juin 1889), soprano. Élève de Mme Cinti-Damoreau au Conservatoire de Paris, elle obtint un 1er prix de chant et d’opéra-comique en 1853. Elle débuta en 1853 à l’Opéra-Comique dans Les Noces de Jeannette (MasLire la suite… a la voix un peu faible, mais elle chante fort bien. Mlle Henrion s’est montrée très-courroucée de ce qu’un critique a osé dire qu’elle n’avait pas de jolies jambes, et elle n’en a pas voulu le moins du monde à un autre critique qui les a trouvées très-fines et faites dans la perfection. Je ne parlerai donc pas des jambes de Mlle Henrion, et je ne sais si elle me saura gré de ne pas les avoir remarquées. Delaunay-RicquierDelaunay-Riquier, Edmond-Jules Riquier ditEdmond Jules Riquier dit Delaunay-Riquier (Lille, 29 septembre 1826 – Lille, 17 octobre 1899), ténor puis baryton. Il commença ses études à Lille et les termina au Conservatoire de Paris en 1850. Il fut immédiatement engagé comme ténor à l’Opéra-Comique, où il chanta dans plusieurs créaLire la suite… n’a jamais connu ElleviouElleviou, JeanJean Elleviou (Rennes, 14 juin 1769 – Paris, 5 mai 1841), ténor. Il débuta à la Comédie-Italienne dans le rôle-titre du Déserteur (Monsigny, 1790). Réfugié à Strasbourg en 1795, il y perfectionna sa diction et son jeu qui firent sa renommée. En 1801, il revint à Paris, engagé à l’OpLire la suite… (moi non plus, du reste) : aussi n’essaye-t-il pas de le rappeler. M. StockhausenStockhausen, JuliusJulius Stockhausen (Paris, 22 juillet 1826 – Francfort-sur-le-Main, 22 septembre 1906), baryton. Élève de Manuel Garcia, il débuta à Bâle dans Élie (Mendelssohn, 1848). Il suivit son professeur à Londres, où il chanta en 1850 devant la Reine. Il fut engagé au théâtre de Mannheim pour Lire la suite…, qui débutait dans le rôle du sénéchal, est un chanteur élevé à bonne école ; le public des concerts le connaît bien et l’a souvent applaudi. Sa méthode est parfaite, sa voix est très-sympathique, et il est excellent musicien. Jamais il ne fera un trait de mauvais goût, jamais il ne se permettra la moindre altération au texte. Je désire que tant de rares qualités soient appréciées à l’Opéra-Comique comme elles méritent de l’être. On a trouvé en général que M. StockhausenStockhausen, JuliusJulius Stockhausen (Paris, 22 juillet 1826 – Francfort-sur-le-Main, 22 septembre 1906), baryton. Élève de Manuel Garcia, il débuta à Bâle dans Élie (Mendelssohn, 1848). Il suivit son professeur à Londres, où il chanta en 1850 devant la Reine. Il fut engagé au théâtre de Mannheim pour Lire la suite… n’était pas un comédien consommé : c’est vrai ; mais il y a de la ressource chez un artiste qui est jeune, qui est intelligent, et qui, surtout, est modeste.

Je renvoie au prochain numéro l’analyse du SylpheSylphe, LeLe Sylphe, opéra-comique en deux actes sur un livret de Henri de Saint-Georges mis en musique par Louis Clapisson et créé à l’Opéra-Comique le 27 novembre 1856.Lire la suite…, succès à l’Opéra-Comique, et celle de M’sieu LandryM’sieur LandryM’sieur Landry, opérette en un acte sur un livret de Camille du Locle mis en musique par Jules Duprato et créée aux Bouffes-Parisiens le 24 novembre 1856.Lire la suite…, succès aux Bouffes-Parisiens.