Le Courrier de Paris, 17 octobre 1858, [p. 1-2] (article signé E. Reyer).

Chronique musicale.

BroskovanoBroskovanoBroskovano, opéra-comique en deux actes sur un livret de Eugene Scribe et Henri Boisseaux mis en musique par Louis Deffès et créé au Théâtre-Lyrique le 29 septembre 1858.Lire la suite… est un des plus jolis ouvrages qui, depuis fort longtemps, aient été joués au Théâtre-Lyrique : les auteurs sont jeunes tous deux, et le succès a déjà couronné une première fois leur heureuse collaboration. MM. DeffèsDeffès, Pierre LouisPierre-Louis Deffès (Toulouse, 24 juillet 1819 – Toulouse, 28 mai 1900), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Halévy et obtint en 1847 le premier Prix de Rome. En 1845, il composa une mélodie, La Toulousaine, qui connut une grande popularité, ainsi que sa Messe solennelle (RoLire la suite… et Henri BoisseauxBoisseaux, Claude-Nicolas-HenriHenri Boisseaux (Dijon, 14 octobre 1820 – Paris, 20 novembre 1863), auteur dramatique et journaliste. Il collabora à des journaux et écrivit seul et en collaboration (d’Ennery, Scribe) des pièces de théâtres dont Les Trois Maupin (1858), Le Fléau de l’attelier (1862), des vaudevilles etLire la suite… ont fait ensemble un petit acte intitulé la Clé des ChampsClé des champs, LaLa Clé des champs, opéra-comique en un acte sur un livret de Henri Boisseaux mis en musique par Louis Deffès et créé à l’Opéra-Comique le 20 mai 1857.Lire la suite…, lequel, s’il se montre rarement sur l’affiche de l’Opéra-Comique, n’en reste pas moins, pour cela, au nombre des pièces du répertoire.

J’aime beaucoup le titre de Broskovano BroskovanoBroskovano, opéra-comique en deux actes sur un livret de Eugene Scribe et Henri Boisseaux mis en musique par Louis Deffès et créé au Théâtre-Lyrique le 29 septembre 1858.Lire la suite…: les gens qui ont commencé par le trouver un peu prétentieux, bizarre, difficile à prononcer et à retenir, finiront par s’y habituer. Ce n’est pas là un titre de romance ou de polka, ni un titre rustique, assurément ; mais M. DeffèsDeffès, Pierre LouisPierre-Louis Deffès (Toulouse, 24 juillet 1819 – Toulouse, 28 mai 1900), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Halévy et obtint en 1847 le premier Prix de Rome. En 1845, il composa une mélodie, La Toulousaine, qui connut une grande popularité, ainsi que sa Messe solennelle (RoLire la suite…, si j’en juge par le cachet de distinction imprimé à son œuvre, ne me paraît pas avoir un goût très prononcé pour les sujets qui obligent la muse à chausser des sabots, à parler un patois alsacien ou bas-normand, et à chanter de ces petits riens qui ressemblent toujours à des platitudes. J’ai dit à propos de la MagicienneMagicienne, LaLa Magicienne, opéra en cinq actes sur un livret de Henri de Saint-Georges mis en musique par Fromental Halévy et créé à l’Opéra de Paris le 17 mars 1858.Lire la suite…, toute l’influence que le titre d’un ouvrage exerçait sur le public. Cette influence s’exerce aussi sur le compositeur, il y a des compositeurs qui ne consentiraient jamais à mettre en musique un libretto dont le titre serait vulgaire ou ridicule. Il y en a d’autres qui, au contraire, semblent rechercher ce genre d’étiquettes. J’aime beaucoup, je le répète, ce nom de Broskovano BroskovanoBroskovano, opéra-comique en deux actes sur un livret de Eugene Scribe et Henri Boisseaux mis en musique par Louis Deffès et créé au Théâtre-Lyrique le 29 septembre 1858.Lire la suite…: cela ne peut être le nom d’un rustre ou d’un imbécile.

BroskovanoBroskovanoBroskovano, opéra-comique en deux actes sur un livret de Eugene Scribe et Henri Boisseaux mis en musique par Louis Deffès et créé au Théâtre-Lyrique le 29 septembre 1858.Lire la suite… est un brigand, un valaque traqué par la milice turque et dont la tête est mise à prix, comme bien on le pense. Ce brigand est tué accidentellement sur une route par un jeune soldat ; le jeune soldat, effrayé du meurtre qu’il vient de commettre, cherche un refuge dans une grange ; l’aga lancé à la poursuite de Broskovano rencontre le cadavre de l’homme assassiné, et, trompé par la magnificence du costume, il s’imagine que ce cadavre est celui d’un grand seigneur. L’aga jure par sa barbe qu’il saura bien découvrir le meurtrier, et voilà comment le vieil Hassan et le jeune soldat se rencontrent dans la ferme de Jovitza. Constantin a dépouillé son habit militaire afin de ne pas être reconnu et il est pris tour à tour pour Bazile, le fiancé d’Hélène, et pour le terrible Broskovano dont la superstition populaire a fait un buveur de sang, un vampire. Hélène ne peut retenir un cri d’horreur ; le jeune soldat tombe aux pieds de la jeune fille, parvient à établir son identité, et le mariage ébauché au premier acte s’achève au dénouement. Constantin reçoit en guise de dot les dix mille piastres promises au vainqueur de Broskovano. Si l’espace me l’eut permis, je me serais plu à raconter les mille détails ingénieux et charmans de ce poème : tachons de faire une part un peu plus large au musicien.

M. DeffèsDeffès, Pierre LouisPierre-Louis Deffès (Toulouse, 24 juillet 1819 – Toulouse, 28 mai 1900), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Halévy et obtint en 1847 le premier Prix de Rome. En 1845, il composa une mélodie, La Toulousaine, qui connut une grande popularité, ainsi que sa Messe solennelle (RoLire la suite… a toutes les sympathies de ses confrères : son talent le rend indulgent et modeste ; deux qualités fort rares, même chez les compositeurs de musique. Je connais fort peu M. DeffèsDeffès, Pierre LouisPierre-Louis Deffès (Toulouse, 24 juillet 1819 – Toulouse, 28 mai 1900), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Halévy et obtint en 1847 le premier Prix de Rome. En 1845, il composa une mélodie, La Toulousaine, qui connut une grande popularité, ainsi que sa Messe solennelle (RoLire la suite…, et je ne puis, par conséquent, être soupçonné de camaraderie en faisant ainsi son éloge. La manière de ce musicien m’est excessivement sympathique : il évite avec soin les banalités et les réminiscences ; son instrumentation est claire, élégante et ne vise ni à l’effet ni au bruit, ce qui est presque toujours la même chose, lorsque M. DeffèsDeffès, Pierre LouisPierre-Louis Deffès (Toulouse, 24 juillet 1819 – Toulouse, 28 mai 1900), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Halévy et obtint en 1847 le premier Prix de Rome. En 1845, il composa une mélodie, La Toulousaine, qui connut une grande popularité, ainsi que sa Messe solennelle (RoLire la suite… ne réussit pas à être original au point de vue mélodique, on lui pardonne volontiers en faveur du soin qu’il apporte dans le dessin de ses accompagnemens et dans le travail de son orchestre. On voit qu’il n’écrit pas à l’aventure, pour le plaisir de barbouiller du papier d’après les procédés scolastiques. Voilà certes un compositeur qui mérite d’être encouragé, et je me plais à croire qu’il n’aura besoin que de lui-même pour se recommander à la sollicitude éclairée de M. Carvalho.

Le premier acte de BroskovanoBroskovanoBroskovano, opéra-comique en deux actes sur un livret de Eugene Scribe et Henri Boisseaux mis en musique par Louis Deffès et créé au Théâtre-Lyrique le 29 septembre 1858.Lire la suite… est bien supérieur au second ; mais n’allez pas croire que, dans le second, il n’y a pas d’excellentes choses ; seulement, on dirait que le compositeur était pressé d’arriver à la fin de son œuvre, et les formules italiennes sont d’un grand secours aux compositeurs qui sont forcés d’aller vite. Le bijou de la partition est, selon moi, la ballade du Vampire, dans laquelle le cor jette de temps en temps une note mystérieuse, et dont la mélodie est d’une ravissante simplicité. Cette ballade a deux couplets ; ce qui n’a pas empêché le public de demander bis. Le chœur, accompagné par la danse, et chanté au lever du rideau, est remarquable sous le rapport du coloris et du rhythme ; la chanson guerrière du jeune soldat, dont le motif est placé dans l’ouverture, est tout à fait réussie ; le duo syllabique qui suit a une valeur incontestable : l’accompagnement des deux motifs, entendus d’abord séparément, est du meilleur effet : c’est là de la science qui doit charmer les oreilles des plus ignorans en matière de contrepoint. Ajoutons à l’énumération de ces morceaux un quatuor parfaitement écrit, le chœur des gens de la noce, le chœur des soldats turcs et un final suffisamment grandiose pour un final d’opéra-comique.

Les morceaux les plus applaudis du second acte devant être les meilleurs, je citerai le chœur pour voix d’hommes, chanté dans la coulisse, un quatuor dans lequel les voix de l’orchestre babillent de la façon la plus spirituelle, un duo plein de passion et de mouvement entre le soldat Constantin et la nièce de Jovitza. Le solo de cor joué pendant l’entr’acte est très mélodieux, mail il m’a paru un peu difficile : je dis cela pour faire ressortir toute l’habileté de l’exécutant.

MM. DeffèsDeffès, Pierre LouisPierre-Louis Deffès (Toulouse, 24 juillet 1819 – Toulouse, 28 mai 1900), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Halévy et obtint en 1847 le premier Prix de Rome. En 1845, il composa une mélodie, La Toulousaine, qui connut une grande popularité, ainsi que sa Messe solennelle (RoLire la suite… et Henri BoisseauxBoisseaux, Claude-Nicolas-HenriHenri Boisseaux (Dijon, 14 octobre 1820 – Paris, 20 novembre 1863), auteur dramatique et journaliste. Il collabora à des journaux et écrivit seul et en collaboration (d’Ennery, Scribe) des pièces de théâtres dont Les Trois Maupin (1858), Le Fléau de l’attelier (1862), des vaudevilles etLire la suite… doivent être fort satisfaits du succès qu’ils ont obtenu : l’administration du Théâtre-Lyrique s’est mis, pour eux, en frais de décors et de costumes ; la presse entière leur a été favorable, et le public confirmera, selon toutes probabilités, le jugement de la presse.

Quelques jours après la première représentation de BroskovanoBroskovanoBroskovano, opéra-comique en deux actes sur un livret de Eugene Scribe et Henri Boisseaux mis en musique par Louis Deffès et créé au Théâtre-Lyrique le 29 septembre 1858.Lire la suite…, on reprenait ObéronOberonOberon, opéra romantique en trois actes sur un livret en anglais de James Robinson Planche, d’après le poème de Christoph Martin Wieland, mis en musique par Carl Maria von Weber et créé au Théâtre de Covent Garden à Londres le 12 avril 1826. La version en français due à Charles Nuitter eLire la suite…, et Mme Meillet faisait sa rentrée dans le rôle de Rezzia. Lorsque Mme Meillet dut quitter le Théâtre-Lyrique, elle savait très bien qu’elle y reviendrait. Et elle y est revenue à la satisfaction de tous ceux qui aiment ce talent jeune et vivace, cette intelligence, cette distinction, cette voix harmonieuse et sympathique. Mme Meillet a mis à profit les loisirs qui lui ont été faits : elle a beaucoup travaillé, et son organe a acquis toute la souplesse désirable ; elle chante le rôle de Rezzia infiniment mieux qu’elle ne le chantait l’année dernière ; elle le chante purement, tel qu’il est écrit, sans y ajouter ni point d’orgue ni fioritures. J’aurais voulu que l’aimable cantatrice, à laquelle on ne peut certainement pas reprocher de manquer de passion et d’élan dans les situations dramatiques, mît un peu plus d’ampleur dans le magnifique récit qui précède le grand air du second acte. Ce récit ne doit pas passer inaperçu.

Je me permets cette légère critique pour l’acquit de ma conscience : elle ne saurait diminuer en rien le mérite qu’a eu Mme Meillet d’interpréter, comme bien peu d’artistes seraient capables de le faire aujourd’hui, l’admirable musique de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite….

On a eu tort de confier le rôle de Puck à Mlle Faivre Faivre, AmelieLouise-Amélie Faivre (Paris, 4 février 1837 – Paris, 17 novembre 1897), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris, où elle obtint un troisième accessit de chant et un deuxième prix d’opéra-comique en 1857. Elle débuta au Théâtre-Lyrique dans Euryanthe (Weber), et y créa de nombreLire la suite…; ce rôle n’est nullement dans sa voix, et elle a dû être la première à s’en apercevoir. Le chœur des nymphes de la mer, que la direction du Théâtre-Lyrique persiste à faire chanter par une voix seule, a été dit beaucoup trop vite. Exécuté de la sorte, ce morceau perd tout son caractère, toute sa poésie : M. DeloffreDeloffre, Louis-Michel AdolpheLouis-Michel-Adolphe Deloffre (Paris, 28 juillet 1817 – Paris, 8 janvier 1876), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia le violon d’abord avec son père, puis avec Bellon, Lafont et enfin Baillot. En 1836, il partit avec le chef d’orchestre Louis Jullien à Londres où il fut violon solo Lire la suite…, l’excellent chef d’orchestre du Théâtre-Lyrique, sait cela aussi bien que moi. Quant au personnage d’Obéron, le confier à un ténor léger, à un ténor aussi léger que M. FromantFromant, DésiréDésiré Fromant (Lille, 5 juin 1826 – Alger, 22 mars 1898), ténor. Il fut engagé au Théâtre-Lyrique de Paris en 1856 et y créa, entre autres, La Reine Topaze (Massé, 1856), Oberon (Weber, 1857), Les Nuits d’Espagne (Semet, 1857), Maitre Griffard (Delibes, 1857), Margot (Clapisson, 1857), Lire la suite…, c’est le réduire à des proportions par trop exiguës. Le rôle du roi des Génies peut ne pas avoir une très grande importance aux yeux de certaines personnes, mais il en a beaucoup aux yeux des musiciens. On a bissé l’ouverture – aujourd’hui c’est presque une tradition. BroskovanoBroskovanoBroskovano, opéra-comique en deux actes sur un livret de Eugene Scribe et Henri Boisseaux mis en musique par Louis Deffès et créé au Théâtre-Lyrique le 29 septembre 1858.Lire la suite… sert de lever de rideau à Obéron ;OberonOberon, opéra romantique en trois actes sur un livret en anglais de James Robinson Planche, d’après le poème de Christoph Martin Wieland, mis en musique par Carl Maria von Weber et créé au Théâtre de Covent Garden à Londres le 12 avril 1826. La version en français due à Charles Nuitter eLire la suite… il faut savoir gré au Théâtre-Lyrique de ne pas avoir fait d’ObéronOberonOberon, opéra romantique en trois actes sur un livret en anglais de James Robinson Planche, d’après le poème de Christoph Martin Wieland, mis en musique par Carl Maria von Weber et créé au Théâtre de Covent Garden à Londres le 12 avril 1826. La version en français due à Charles Nuitter eLire la suite… un lever de rideau à Broskovano.BroskovanoBroskovano, opéra-comique en deux actes sur un livret de Eugene Scribe et Henri Boisseaux mis en musique par Louis Deffès et créé au Théâtre-Lyrique le 29 septembre 1858.Lire la suite…

La saison du Théâtre-Italien a été inaugurée de la façon la plus brillante. Les portes se sont ouvertes à deux battans pour laisser passer les riches toilettes et les grands noms d’autrefois. Un de nos confrères, des mieux informés, en a donné une énumération très intéressante et très détaillée. Le beau monde, c’est la fortune du Théâtre-Italien. M. CalzadoCalzado, ToribioToribio Calzado (Valladolid/Espagne, ? 1805 – ?), directeur. Il dirigea le Théâtre-Italien de Paris de 1855 à 1863 avec la collaboration de Giovanni Bottesini, qu’il nomma chef d’orchestre, et du ténor Lorenzo Salvi, qu’il nomma administrateur du théâtre. Il fit représenter de nombreux Lire la suite…, qui s’attendait probablement à la visite de toutes ces élégances aristocratiques, avait fait restaurer ses murs et rafraîchir ses banquettes : la salle est maintenant d’une propreté, d’une coquetterie qui ne laissent rien à désirer. Il n’est pas jusqu’aux anciens tabourets des coulisses qui n’aient été remplacés par des sièges à ressort du mécanisme le plus ingénieux. Tout le monde étant commodément assis, personne n’a envie de s’en aller. C’est là un fait plein de vérité et sur lequel devraient réfléchir un peu plus MM. les directeurs de théâtre.

Le premier ouvrage joué cette année aux Italiens a été la TraviataTraviata, LaLa Traviata, opéra en trois actes sur un livret en italien de Francesco Maria Piave, d’après La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre La Fenice de Venise le 6 mars 1853.Lire la suite… de M. Verdi Verdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite…; le samedi suivant on nous a donné le RigolettoRigolettoRigoletto, opéra en trois actes sur un livret en italien de Francesco Maria Piave, d’après Le Roi s’amuse de Victor Hugo, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre La Fenice de Venise le 11 mars 1851.Lire la suite… du même compositeur. Ce soir c’est le tour de Rossini Rossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite…: nous entendrons l’Italiana in AlgieriL’Italiana in AlgieriL’Italiana in Algieri, melodramma giocoso en deux actes sur un livret en italien de Luigi Mosca mis en musique par Gioachino Rossini et créé au Théâtre San Benedetto de Venise le 22 mai 1813. L’opéra fut créé au Théâtre-Italien à Paris le 1er février 1817 et fut le premier opéra de RLire la suite…, opéra bouffe, dont le style est, par cela même, bien différent de celui des grandes œuvres dramatiques que je viens de citer.

Dans la TraviataTraviata, LaLa Traviata, opéra en trois actes sur un livret en italien de Francesco Maria Piave, d’après La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre La Fenice de Venise le 6 mars 1853.Lire la suite… on a revu avec plaisir Mme Rosina PencoPenco, RosinaRosina Penco (Naples, 8 avril 1823 – Porretta près Bologne, 2 novembre 1894), soprano. Elle débuta sa carrière dans les théâtres dans les pays scandinaves en 1847/48 (Copenhague et Stockholm) avec beaucoup de succès dans œuvres de Donizetti et Verdi. En 1850, elle se produisit dans les théLire la suite…, cantatrice éminente dont nous avions conservé le meilleur souvenir. La voix de Mme PencoPenco, RosinaRosina Penco (Naples, 8 avril 1823 – Porretta près Bologne, 2 novembre 1894), soprano. Elle débuta sa carrière dans les théâtres dans les pays scandinaves en 1847/48 (Copenhague et Stockholm) avec beaucoup de succès dans œuvres de Donizetti et Verdi. En 1850, elle se produisit dans les théLire la suite… a beaucoup gagné sous le rapport du volume et de l’homogénéité ; mais c’est toujours un spectacle navrant que celui de cette jeune femme mêlant de si lamentables hoquets à ses chansons d’amour. La musique, suivant nous, se prête fort mal aux traductions réalistes des infirmités humaines. Povera Violetta !

M. Ludovico [Lodovico] GrazianiGraziani, LodovicoLodovico Graziani (Fermo, 14 novembre 1820 – Fermo, 15 mai 1885), ténor. Frère aîné de Francesco Graziani et élève de Francesco Cellini, il débuta à Venise en 1845 dans Un giorno di regno (Verdi), puis il chanta à Bologne. Il se produisit successivement sur plusieurs scènes italiennes : Lire la suite…, le frère du baryton, a débuté dans le rôle d’Alfredo Germondo, créé à Paris par M. MarioMario, Giovanni Matteo Mario, Cavaliere di Candia, ditGiovanni Matteo Mario, Cavaliere di Candia, dit Mario (Cagliari, 17 octobre 1810 – Rome, 11 novembre 1883), ténor. Il débuta à l’Opéra de Paris en 1838 et au Théâtre-Italien en 1839. Là, de 1840 à 1850, il chanta aux côtés de sa compagne Giulia Grisi reprenant les rôles de Rubini et crLire la suite…. M. GrazianiGraziani, LodovicoLodovico Graziani (Fermo, 14 novembre 1820 – Fermo, 15 mai 1885), ténor. Frère aîné de Francesco Graziani et élève de Francesco Cellini, il débuta à Venise en 1845 dans Un giorno di regno (Verdi), puis il chanta à Bologne. Il se produisit successivement sur plusieurs scènes italiennes : Lire la suite… est un amoureux robuste : il a un fort bel organe, et il sait s’en servir. Comme comédien, le débutant est plein d’inexpérience ; mais c’est là un défaut dont on est bien moins choqué au Théâtre-Italien, qu’au Gymnase ou même au Vaudeville. Le cantabile que M. MarioMario, Giovanni Matteo Mario, Cavaliere di Candia, ditGiovanni Matteo Mario, Cavaliere di Candia, dit Mario (Cagliari, 17 octobre 1810 – Rome, 11 novembre 1883), ténor. Il débuta à l’Opéra de Paris en 1838 et au Théâtre-Italien en 1839. Là, de 1840 à 1850, il chanta aux côtés de sa compagne Giulia Grisi reprenant les rôles de Rubini et crLire la suite… a cru devoir supprimer au troisième acte a été rétabli par M. GrazianiGraziani, LodovicoLodovico Graziani (Fermo, 14 novembre 1820 – Fermo, 15 mai 1885), ténor. Frère aîné de Francesco Graziani et élève de Francesco Cellini, il débuta à Venise en 1845 dans Un giorno di regno (Verdi), puis il chanta à Bologne. Il se produisit successivement sur plusieurs scènes italiennes : Lire la suite…. La réapparition de ce morceau a été on ne peut mieux accueillie par les dilletanti.

La reprise de RigolettoRigolettoRigoletto, opéra en trois actes sur un livret en italien de Francesco Maria Piave, d’après Le Roi s’amuse de Victor Hugo, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre La Fenice de Venise le 11 mars 1851.Lire la suite… nous a fait faire connaissance avec Mlle de RudaRuda, Rosa deRozsa Bogya dite Rosa de Ruda (Hongrie, ca. 1835 – Berlin, ?octobre 1919), soprano. Elle étudia à Vienne et fit ses débuts à Budapest en 1854 dans Macbeth (Verdi). Elle acquit très vite une réputation internationale et chanta en Italie et à Paris. Elle fit une tournée en Allemagne en 1860/61Lire la suite…, une jeune cantatrice d’origine allemande qui chante la musique italienne comme il convient de la chanter aujourd’hui. Mlle de RudaRuda, Rosa deRozsa Bogya dite Rosa de Ruda (Hongrie, ca. 1835 – Berlin, ?octobre 1919), soprano. Elle étudia à Vienne et fit ses débuts à Budapest en 1854 dans Macbeth (Verdi). Elle acquit très vite une réputation internationale et chanta en Italie et à Paris. Elle fit une tournée en Allemagne en 1860/61Lire la suite… a une voix vibrante et très étendue ; les qualités et les défauts de cette artiste nous empêchent d’établir la moindre comparaison entre son talent et celui de Mme FrezzoliniFrezzolini-Poggi, Erminia dite FrezzoliniErminia Frezzolini-Poggi, dite Frezzolini (Orvieto/ Italie 27 mars 1818 – Paris, 5 novembre 1884). Elle étudia avec son père, Giuseppe Frezzolini, créateur du rôle de Dulcamara de L’Elisir d’amore (Donizetti, 1832) et Domenico Ronconi avant de débuter en 1837 à Florence dans Beatrice di Lire la suite…. Le rôle de Blanche, la fille du duc de Mantoue, doit être un de ses meilleurs rôles, puisque c’est par là qu’elle a débuté : on l’a applaudie avec autant de courtoisie que de justice. Les honneurs de la soirée ont été, comme toujours, pour le quatuor du quatrième acte : cette opposition de rires et de larmes si fidèlement exprimée par le compositeur, est une des choses qui, dans RigolettoRigolettoRigoletto, opéra en trois actes sur un livret en italien de Francesco Maria Piave, d’après Le Roi s’amuse de Victor Hugo, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre La Fenice de Venise le 11 mars 1851.Lire la suite…, impressionnent le plus vivement l’auditoire.

J’aime beaucoup le talent et la voix de Mme Nantier-Didiée Nantier-Didiée, Constance-Betzy-RosabellaConstance-Betzy-Rosabella Nantier-Didiée (Saint-Denis/ Île de la Réunion, 16 novembre 1831 – Madrid, 4 décembre 1867), mezzo-soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Duprez et obtint le premier prix d’opéra en 1849. Elle fit ses débuts à Turin en 1850 dans La Vestale (MercadLire la suite…: l’année dernière, nous n’avons eu que de rares occasions d’entendre cette excellente et fort habile cantatrice. Il me semble qu’on devrait la fêter davantage et la produire plus souvent.

M. Ludovico GrazianiGraziani, LodovicoLodovico Graziani (Fermo, 14 novembre 1820 – Fermo, 15 mai 1885), ténor. Frère aîné de Francesco Graziani et élève de Francesco Cellini, il débuta à Venise en 1845 dans Un giorno di regno (Verdi), puis il chanta à Bologne. Il se produisit successivement sur plusieurs scènes italiennes : Lire la suite…, dont le second début a eu lieu dans RigolettoRigolettoRigoletto, opéra en trois actes sur un livret en italien de Francesco Maria Piave, d’après Le Roi s’amuse de Victor Hugo, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre La Fenice de Venise le 11 mars 1851.Lire la suite…, a parfaitement chanté la romance la Donna e mobile qui, dit-on, est empreinte d’un très grand sentiment de légèreté et d’ironie. Cette romance n’a pas tardé à obtenir en France la vogue bien légitime dont elle jouit en Italie.

J’ai assisté au début de Mlle Audibert dans le Trouvère. La couche de bistre qui s’étend sur le visage d’Azucena, sied on ne peut mieux à la physionomie de la débutante, physionomie mobile et très expressive. Mlle Audibert est élève du Conservatoire : si ce n’est pas toujours un brevet de capacité, c’est du moins, une recommandation suffisante. Sa voix n’est pas également timbrée dans ses différens registres, mais elle a du charme, de l’éclat et beaucoup d’énergie. Si Mlle Audibert prend les éloges qu’elle a mérités pour des encouragemens, nous la compterons, très certainement, un jour parmi les étoiles de notre première scène lyrique. Je désire très vivement, pour elle et pour nous, qu’elle échappe à certaines influences, qui, depuis quelques années, tendent à remplacer les meilleures traditions de l’art du chant par les procédés les plus barbares et les plus révoltans. Il faut pour cela que Mlle Audibert ne se laisse pas éblouir par les triomphes faciles qu’elle voit recueillir autour d’elle.

Mercredi prochain, Mlle Emma LivryLivry, EmmaEmma-Marie Emarot dite Emma Livry (Paris, 24 septembre 1842 – Neuilly, 26 juillet 1863), danseuse. Fille naturelle de Célestine Emarot, danseuse de l’Opéra de Paris et du baron Charles de Chassiron elle étudia avec Mme Dominique et débuta en 1858 à l’Opéra de Paris dans La Sylphide. MariLire la suite… débutera dans la SylphideSylphide, LaLa Sylphide, ballet en deux actes sur un livret d’Adolphe Nourrit, une chorégraphie de Filippo Taglioni et une musique de Jean-Madeleine Schneitzhoeffer créé à l’Opéra de Paris le 12 mars 1832.Lire la suite…. Cette jeune ballerine a été élevée à bonne école : elle a une pureté irréprochable, une légèreté et une grâce qui plairont assurément aux amateurs de chorégraphie. J’ai eu la bonne fortune d’assister à l’une des dernières répétitions, et j’ai pu me convaincre que Mlle Emma LivryLivry, EmmaEmma-Marie Emarot dite Emma Livry (Paris, 24 septembre 1842 – Neuilly, 26 juillet 1863), danseuse. Fille naturelle de Célestine Emarot, danseuse de l’Opéra de Paris et du baron Charles de Chassiron elle étudia avec Mme Dominique et débuta en 1858 à l’Opéra de Paris dans La Sylphide. MariLire la suite… n’était pas au-dessous de tout ce qui a déjà été dit et imprimé sur son compte. M. ClapissonClapisson, Antoine-LouisAntoine-Louis Clapisson (Naples, 5 septembre 1808 – Paris, 19 mars 1866), compositeur. Il étudia le violon d’abord à Bordeaux puis avec Habeneck au Conservatoire de Paris. En 1832 il fut engagé comme violoniste au Théâtre-Italien et composa à partir de 1839 de nombreuses romances dont certLire la suite… a composé exprès pour elle un pas que l’on reconnaîtra facilement au milieu des ravissans motifs qui se succèdent dans la mélodieuse partition de Schneitzhoffer Schneitzhoeffer, Jean-Madeleine-MarieJean-Madeleine-Marie Schneitzhœffer (Toulouse, 13 octobre 1785 – Paris, 4 octobre 1852), pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un deuxième prix de piano (an IX). De 1816 à 1820, il fut timbalier dans l’orchestre de l’Opéra, avant d’être nommé chLire la suite…: ce pas est très développé, et je serais fort étonné si, malgré sa fécondité bien établie, le compositeur l’eût écrit au courant de la plume.

Puisque j’ai nommé M. ClapissonClapisson, Antoine-LouisAntoine-Louis Clapisson (Naples, 5 septembre 1808 – Paris, 19 mars 1866), compositeur. Il étudia le violon d’abord à Bordeaux puis avec Habeneck au Conservatoire de Paris. En 1832 il fut engagé comme violoniste au Théâtre-Italien et composa à partir de 1839 de nombreuses romances dont certLire la suite…, je prends la liberté d’annoncer comme très prochaine la première représentation des Trois NicolasTrois Nicolas, LesLes Trois Nicolas, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe, Bernard Lopez et Gabriel de Lurieu mis en musique par Louis Clapisson et créé à l’Opéra-Comique le 16 décembre 1858.Lire la suite… à l’Opéra-Comique. C’est dans cet ouvrage, dont le poëme est dû à la collaboration de MM. Scribe et Bernard Lopez, que débutera M. MontaubryMontaubry, Achille-FélixAchille-Félix Montaubry (Niort, 12 novembre 1826 – Angers, 2 octobre 1898), ténor. Au Conservatoire de Paris, il étudia le violoncelle et le chant, et obtint un deuxième prix d’opéra-comique en 1846. Violoncelle à l’orchestre du Théâtre du Vaudeville, il fit un début qui passa inaperLire la suite…, ténor qui s’est fait une très grande renommée en province.

DupratoDuprato, Jules-Laurent-AnacharsisJules-Laurent-Anacharsis Hinard dit Duprato (Nîmes, 20 juillet 1827 – Paris, 20 mai 1892), compositeur. Il étudia la composition avec Simon Leborne au Conservatoire de Paris et obtint le premier Prix de Rome en 1848. Il rencontra le succès aux Bouffes-Parisiens en 1856 avec son opérette MonsieurLire la suite…, le brillant auteur des TrovatellesTrovatelles, LesLes Trovatelles, opéra-comique en un acte sur un livret de Michel Carré et Jules Lorin mis en musique par Jules Duprato et créé à l’Opéra-Comique le 28 juin 1854.Lire la suite…, termine dans ce moment-ci un opéra comique dont le sujet est emprunté à la vie de Salvator RosaRosa, SalvatorSalvator Rosa (Arenella, près de Naples, 21 juillet 1615 – Rome, 15 mars 1673), peintre, graveur, acteur et poète satirique. Il étudia la peinture avec son oncle Paolo Greco et son beau-frère Francesco Francanzano, un élève de Jusepe de Ribeira, puis avec Aniello Falcone. Ses premiers tableaLire la suite…. Le rôle principal est destiné à M. FaureFaure, Jean-BaptisteJean-Baptiste Faure (Moulins, 15 janvier 1830 – Paris, 9 novembre 1914), baryton. Elève de Ponchard au Conservatoire de Paris, il obtint les 1er Prix de chant et d’opéra-comique à l’unanimité en 1852 et débuta en octobre à l’Opéra-Comique dans le rôle de Pygmalion (Massé). A l’OpLire la suite….

M. MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite… assistait hier soir à la représentation de la MagicienneMagicienne, LaLa Magicienne, opéra en cinq actes sur un livret de Henri de Saint-Georges mis en musique par Fromental Halévy et créé à l’Opéra de Paris le 17 mars 1858.Lire la suite…. A moitié caché au fond d’une loge, il paraissait écouter avec beaucoup d’intérêt les belles inspirations de M. Halévy. L’illustre maître va quitter Paris pour se rendre à Nice, auprès de sa fille, dont la santé le préoccupe bien plus que l’impatience avec laquelle le public attend de lui un nouveau chef-d’œuvre.

Si bien gardées que soient les coulisses du Théâtre-Lyrique à l’heure des répétitions du FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite… de M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…, si discrets que soient les artistes chargés d’interpréter cet important ouvrage, les bruits les plus élogieux circulent déjà au sujet de la partition du jeune maître. Les auteurs du poëme ont suivi pas à pas le drame de Gœthe, ce qui permet de croire que la curiosité du public ne sera nullement émoussée par le grand succès qui attire aujourd’hui tout le Paris lettré et illettré au théâtre de la Porte Saint-Martin. Je ne suis pas assez initié aux secrets du Théâtre-Lyrique pour dire positivement si le FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite… de M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… passera avant la Fée CarabosseFée Carabosse, LaLa Fée Carabosse, opéra-comique en trois actes, précédé d’un prologue, sur un livret de Joseph-Philippe Lockroy et Hippolyte Cogniard mis en musique par Victor Massé et créé au Théâtre-Lyrique le 28 février 1859.Lire la suite… de M. Victor Massé Massé, Felix-Marie-VictorFélix Marie Victor Massé (Lorient, 7 mars 1822 – Paris, 5 juillet 1884), compositeur. Il étudia le piano avec Zimmerman et la composition avec Halévy au Conservatoire de Paris, où obtint le 1er Prix de piano en 1839 et le 1er Prix de Rome en 1844. Il débute à l’Opéra-Comique en 1850 avec LLire la suite…; ce qu’il y a de certain, c’est que si ces ouvrages étaient donnés en même temps, ils ne se feraient aucun tort l’un à l’autre. En attendant, les Noces de FigaroNoces de Figaro, LesLes Noces de Figaro (Le nozze di Figaro), K.V. 492, opera buffa en quatre actes sur un livret en italien de Lorenzo Da Ponte, d’après Beaumarchais, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Burgtheater de Vienne le 1er mai 1786.Lire la suite… attirent la foule et on voit briller alternativement sur l’affiche les grands noms de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… et de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite….

— C’est mercredi que doit avoir lieu, à l’Opéra, la première apparition de Mlle Emma LivryLivry, EmmaEmma-Marie Emarot dite Emma Livry (Paris, 24 septembre 1842 – Neuilly, 26 juillet 1863), danseuse. Fille naturelle de Célestine Emarot, danseuse de l’Opéra de Paris et du baron Charles de Chassiron elle étudia avec Mme Dominique et débuta en 1858 à l’Opéra de Paris dans La Sylphide. MariLire la suite… dans la SylphideSylphide, LaLa Sylphide, ballet en deux actes sur un livret d’Adolphe Nourrit, une chorégraphie de Filippo Taglioni et une musique de Jean-Madeleine Schneitzhoeffer créé à l’Opéra de Paris le 12 mars 1832.Lire la suite…, charmant ballet remis au théâtre exprès pour les débuts de cette jeune danseuse française, qui, par le genre de son talent, rappelle, dit-on, Mlle TaglioniTaglioni, MarieMarie Taglioni (Stockholm, 23 avril 1804 – Marseille, 22 avril 1884), danseuse. Fille du danseur et chorégraphe italien Filippo Taglioni, elle étudia la danse avec son père et débuta en 1822 à Vienne, où son père avait été nommé maître de ballet de l’opéra de la cour. Elle se produisLire la suite….