Le Courrier de Paris, 31 octobre 1858, [p. 1-2] (article signé E. Reyer).

Chronique musicale.

Les réclames n’ont pas menti : Mlle Emma LivryLivry, EmmaEmma-Marie Emarot dite Emma Livry (Paris, 24 septembre 1842 – Neuilly, 26 juillet 1863), danseuse. Fille naturelle de Célestine Emarot, danseuse de l’Opéra de Paris et du baron Charles de Chassiron elle étudia avec Mme Dominique et débuta en 1858 à l’Opéra de Paris dans La Sylphide. MariLire la suite… est une danseuse qui possède les pures traditions de l’école française, et le succès de la jeune ballerine, proclamé d’abord par une salle comble, parée, parfumée, décolletée et gantée comme aux soirs des solennités les plus imposantes, était confirmé, le lendemain, par les témoignages très éloquens de nos meilleurs juges en matière chorégraphique. Pas une note discordante n’a résonné au milieu de ce concert d’éloges : ceux qui ne placent pas encore Mlle Emma LivryLivry, EmmaEmma-Marie Emarot dite Emma Livry (Paris, 24 septembre 1842 – Neuilly, 26 juillet 1863), danseuse. Fille naturelle de Célestine Emarot, danseuse de l’Opéra de Paris et du baron Charles de Chassiron elle étudia avec Mme Dominique et débuta en 1858 à l’Opéra de Paris dans La Sylphide. MariLire la suite… au nombre des étoiles de la danse, affirment du moins qu’elle réalisera dans un avenir très prochain les brillantes espérances qu’elle donne aujourd’hui. Et en somme, quelques années de plus ou de moins ne font rien à l’affaire, pourvu que la prophétie s’accomplisse.

La débutante a seize ans, tout au plus, et déjà elle porte avec une aisance merveilleuse ces ailes de sylphide que Mlle TaglioniTaglioni, MarieMarie Taglioni (Stockholm, 23 avril 1804 – Marseille, 22 avril 1884), danseuse. Fille du danseur et chorégraphe italien Filippo Taglioni, elle étudia la danse avec son père et débuta en 1822 à Vienne, où son père avait été nommé maître de ballet de l’opéra de la cour. Elle se produisLire la suite… n’a peut-être pas voulu garder plus longtemps au fond de sa retraite. La grâce et la légèreté dans l’élévation, la rapidité dans le parcours, beaucoup de netteté, de précision, et une suprême élégance, telles sont, de l’avis de tout le monde, les qualités qui distinguent le talent de Mlle Emma LivryLivry, EmmaEmma-Marie Emarot dite Emma Livry (Paris, 24 septembre 1842 – Neuilly, 26 juillet 1863), danseuse. Fille naturelle de Célestine Emarot, danseuse de l’Opéra de Paris et du baron Charles de Chassiron elle étudia avec Mme Dominique et débuta en 1858 à l’Opéra de Paris dans La Sylphide. MariLire la suite…. J’imagine que c’est plus qu’il n’en faut pour justifier les éloges de la presse et les applaudissemens du public. On a bien fait, en détaillant les mérites de la nouvelle sylphide, de n’évoquer aucun souvenir, de n’établir entre elle et quelques-unes de nos illustrations modernes ni rapprochement, ni comparaison : que Mlle LivryLivry, EmmaEmma-Marie Emarot dite Emma Livry (Paris, 24 septembre 1842 – Neuilly, 26 juillet 1863), danseuse. Fille naturelle de Célestine Emarot, danseuse de l’Opéra de Paris et du baron Charles de Chassiron elle étudia avec Mme Dominique et débuta en 1858 à l’Opéra de Paris dans La Sylphide. MariLire la suite… soit de telle école plutôt que de telle autre, je le veux bien ; mais, dans tous les arts, l’individualité étant le premier des dons ou du moins le plus rare, l’abstention de la critique ne doit être considérée que comme un hommage de plus rendu au talent de la débutante.

La partition de la SylphideSylphide, LaLa Sylphide, ballet en deux actes sur un livret d’Adolphe Nourrit, une chorégraphie de Filippo Taglioni et une musique de Jean-Madeleine Schneitzhoeffer créé à l’Opéra de Paris le 12 mars 1832.Lire la suite…, qui date déjà d’un quart de siècle, est l’œuvre d’un musicien éminent, dont l’esprit excentrique et l’aimable philosophie ont laissé les plus joyeux souvenirs parmi ses camarades. On raconte encore à l’orchestre de l’Opéra les charges et les bons mots du timbalier Schneitzhoëffer [Schneitzhoeffer] ; la plupart de ces plaisanteries ont défrayé tous les recueils d’anas, et peut-être ont-elles plus aidé à populariser le nom un peu trop tudesque du compositeur que ne l’ont fait ses nombreuses productions en tous genres.

La fécondité tant vantée de certains musiciens pâlirait devant l’ensemble de l’œuvre de Schneitzhoeffer Schneitzhoeffer, Jean-Madeleine-MarieJean-Madeleine-Marie Schneitzhœffer (Toulouse, 13 octobre 1785 – Paris, 4 octobre 1852), pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un deuxième prix de piano (an IX). De 1816 à 1820, il fut timbalier dans l’orchestre de l’Opéra, avant d’être nommé chLire la suite…: il a écrit la musique de ProserpineProserpineProserpine, ballet-pantomime en trois actes sur un livret et une chorégraphie de Pierre Gardel, une musique de Jean-Madeleine Schneitzhoeffer créé à l’Opéra de Paris le 18 février 1818.Lire la suite…, de Zémire et AzorZémire et AzorZémire et Azor, ballet-féerie en trois actes sur un livret et une chorégraphie de André-Jwan-Jacques Deshayes  et une musique Jean-Madeleine Schneitzhoeffer créé à l’Opéra de Paris le 20 octobre 1824.Lire la suite…, du SicilienSicilien, LeLe Sicilien ou L’Amour peintre, ballet-pantomime en un acte sur un livret d’Anatole Petit, une chorégraphie d’Anatole Petit, une musique de Ferdinand Sor et Jean-Madeleine Schneitzhoeffer créé à l’Opéra de Paris le 11 juin 1827.Lire la suite…, des Filets de Vulcain [Mars et Vénus ou les Filets de VulcainMars et Vénus ou Les Filets de VulcainMars et Vénus ou Les Filets de Vulcain, ballet en quatre actes sur un livret et une chorégraphie de Jean-Baptiste Blache de Beaufort dit Blache père, une musique de Jean-Madeleine Schneitzhoeffer créé à l’Opéra de Paris le 25 mai 1826. Ce ballet avait été précédemment monté au Grand-ThLire la suite…] et de la TempêteTempête, LaLa Tempête, ballet-féerie en deux actes sur un livret d’Adolphe Nourrit, une chorégraphie de Jean Coralli  et une musique Jean-Madeleine Schneitzhoeffer créé à l’Opéra de Paris le 15 septembre 1834.Lire la suite…, ballets charmans qui précédèrent ce chef-d’œuvre de science et de mélodie que l’Opéra nous rend aujourd’hui ; il a composé aussi des symphonies, des messes et des quatuors, c’est-à-dire de la musique de chambre, de la musique d’église et de la musique de concert. La mort est venue le frapper au moment où il travaillait à un grand ouvrage dramatique ; il s’est essayé dans tous les styles, presque toujours avec succès, et, à chacune de ses compositions, il a imprimé le cachet de son talent sérieux, de son imagination si vive, si hardie, si variée. Que reste-t-il de tout cela aujourd’hui ? Il reste la partition de la SylphideSylphide, LaLa Sylphide, ballet en deux actes sur un livret d’Adolphe Nourrit, une chorégraphie de Filippo Taglioni et une musique de Jean-Madeleine Schneitzhoeffer créé à l’Opéra de Paris le 12 mars 1832.Lire la suite… ; c’est bien assez vraiment pour sauver de l’oubli le nom de SchneitzhoefferSchneitzhoeffer, Jean-Madeleine-MarieJean-Madeleine-Marie Schneitzhœffer (Toulouse, 13 octobre 1785 – Paris, 4 octobre 1852), pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un deuxième prix de piano (an IX). De 1816 à 1820, il fut timbalier dans l’orchestre de l’Opéra, avant d’être nommé chLire la suite…, mais n’est-il pas regrettable que le souvenir d’un artiste si richement doué ait besoin, pour revivre dans la postérité, des pirouettes et des ronds de jambes d’une danseuse. Je ne crois pas que la partition à orchestre de la SylphideSylphide, LaLa Sylphide, ballet en deux actes sur un livret d’Adolphe Nourrit, une chorégraphie de Filippo Taglioni et une musique de Jean-Madeleine Schneitzhoeffer créé à l’Opéra de Paris le 12 mars 1832.Lire la suite… ait jamais été gravée ; si elle eût été jugée digne d’un tel honneur, les élèves qui recherchent les bons modèles pourraient la consulter avec plus de profit, qu’une foule d’autres œuvres admises traditionnellement dans les rayons de nos bibliothèques.

SchneitzhoefferSchneitzhoeffer, Jean-Madeleine-MarieJean-Madeleine-Marie Schneitzhœffer (Toulouse, 13 octobre 1785 – Paris, 4 octobre 1852), pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un deuxième prix de piano (an IX). De 1816 à 1820, il fut timbalier dans l’orchestre de l’Opéra, avant d’être nommé chLire la suite… n’a pas usé aussi largement que l’a fait HéroldHérold, Louis-Joseph-FerdinandLouis-Joseph-Ferdinand Hérold (Paris, 28 janvier 1791 – Paris, 19 janvier 1833), compositeur. Premier prix de Rome en 1812, il rencontra des succès durables à l’Opera-Comique avec Marie (1826), Zampa (1831), et Le Pré aux clercs (1832).Lire la suite… dans la SomnambuleSomnambule, LaLa Somnambule, ballet en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe, une chorégraphie de Jean Aumer et une musique Ferdinand Hérold créé à l’Opéra de Paris le 19 septembre 1827.Lire la suite… du droit que s’arrogeaient autrefois les compositeurs de ballet, d’introduire dans leurs partitions des airs caractéristiques ou des motifs en vogue ; cependant il a emprunté à BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite… le sujet de l’une de ses dernières fugues, et à FiorilloFiorillo, FederigoFederigo Fiorillo (Brunswick, 1er juin 1755 – Londres ? après 1823), violoniste et compositeur. Il se produisit en tournées d’abord à Saint-Pétersbourg (1777) puis en Pologne (1780/1). Il fut chef d’orchestre à Riga de 1782 à 1784. Il vint à Paris en 1785 et eut beaucoup de succès au ConLire la suite… le thème d’une étude de violon pour les placer, avec tous les développemens exigés par la situation, dans la scène des sorcières qui ouvre le deuxième acte de la SylphideSylphide, LaLa Sylphide, ballet en deux actes sur un livret d’Adolphe Nourrit, une chorégraphie de Filippo Taglioni et une musique de Jean-Madeleine Schneitzhoeffer créé à l’Opéra de Paris le 12 mars 1832.Lire la suite…. Je ne saurais dire pourquoi cette scène, qui est traitée d’une façon tout à fait remarquable, a été supprimée. Il s’est servi, dans un pas de deux du deuxième acte, d’un thème de MaysederMayseder, JosephJoseph Mayseder (Vienne, 26 octobre 1789 – Vienne, 21 novembre 1863), violoniste et compositeur. Il étudia le violon avec Joseph Suche et Anton Wranitzky et fit un brillant début en 1800. En 1802, il étudia le piano et la composition avec Förstner avant d’être nommé premier violon de l’oLire la suite…, et, au premier acte, apparaît dans toute sa simplicité mélodique une romance, très chantée jadis, de Mme Pauline Duchambge Duchambge, Marie-Barbe-Charlotte-Antoinette-PaulineMarie-Barbe-Charlotte-Antoinette-Pauline du Montet épouse Duchambge (Martinique, ca. 1778 – Paris, 23 avril 1858), compositeur. En 1796, elle épousa Philibert Duchambge, trésorier général de la Martinique, avant de s’en séparer pour poursuivre une carrière musicale à Paris, où elle se perLire la suite…; mais en dehors de ces réminiscences volontaires, il y a les idées et l’originalité de l’auteur, une originalité de bon aloi et des idées dont on peut admirer encore aujourd’hui toute la fraîcheur, toute l’élégance ; il y a aussi son habilité et son savoir, les détails ingénieux de son instrumentation, la variété de ses rhythmes et la distinction de ses harmonies ; il y a enfin tout ce que l’on désirerait rencontrer dans une foule d’œuvres que l’opinion publique place beaucoup plus haut, assurément, que la partition de la SylphideSylphide, LaLa Sylphide, ballet en deux actes sur un livret d’Adolphe Nourrit, une chorégraphie de Filippo Taglioni et une musique de Jean-Madeleine Schneitzhoeffer créé à l’Opéra de Paris le 12 mars 1832.Lire la suite….

SchneitzhoefferSchneitzhoeffer, Jean-Madeleine-MarieJean-Madeleine-Marie Schneitzhœffer (Toulouse, 13 octobre 1785 – Paris, 4 octobre 1852), pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un deuxième prix de piano (an IX). De 1816 à 1820, il fut timbalier dans l’orchestre de l’Opéra, avant d’être nommé chLire la suite… aurait pu être, s’il l’eût voulu, un compositeur très célèbre ; mais l’estime de ses confrères a toujours paru lui suffire, et l’on voit bien, à la prodigalité avec laquelle il a semé les fleurs de son imagination, à la direction un peu hasardeuse qu’il a imprimée à son talent, et plus encore peut-être à la nature des œuvres auxquelles il a appliqué ses facultés si multiples et si rares, qu’il se souciait aussi peu de sa renommée que de sa fortune. Sa place de timbalier et de chef du chant à l’Opéra constituait la plus sérieuse partie de ses revenus : on peut le ranger dans la catégorie des musiciens qui, autrefois comme aujourd’hui, auraient fort mal vécu s’ils avaient voulu vivre de l’unique produit de leurs œuvres. J’étonnerais bien des gens si je leur apprenais, par exemple, que M. MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite… lui-même, pourrait, à la rigueur, être rangé dans cette catégorie : Robert le DiableRobert-le-diableRobert le Diable, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugene Scribe et  Germain Delavigne, mis en musique par Giacomo Meyerbeer, créé à l’Opéra de Paris le 21 novembre 1831.Lire la suite…, les Huguenots Huguenots, LesLes Huguenots, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugene Scribe et  Emile Deschamps, mis en musique par Giacomo Meyerbeer, créé à l’Opéra de Paris le 29 février 1836.Lire la suite…et le ProphèteProphète, LeLe Prophète, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugene Scribe et Emile Deschamps mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra de Paris le 16 avril 1849.Lire la suite…, c’est-à-dire les trois plus grands succès qu’aient eus l’Opéra dans un espace de trente années, rapportent en moyenne quatre mille francs par an à l’illustre maître.

SchneitzhoefferSchneitzhoeffer, Jean-Madeleine-MarieJean-Madeleine-Marie Schneitzhœffer (Toulouse, 13 octobre 1785 – Paris, 4 octobre 1852), pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un deuxième prix de piano (an IX). De 1816 à 1820, il fut timbalier dans l’orchestre de l’Opéra, avant d’être nommé chLire la suite… est mort dans les premiers jours du mois de novembre 1853, à l’âge de soixante-cinq ans : son père avait été premier hautbois à l’orchestre de l’Opéra. M. Jules JaninJanin, JulesJules Janin (Saint-Étienne, 16 février 1804 – Paris, 19 juin 1874), critique dramatique et écrivain. Après des études au Lycée Louis-le-Grand à Paris, il devint rédacteur au Figaro et à La Quotidienne et publia ses premiers romans : L’Ane mort et la Femme guillotinée (1827) et La ConfLire la suite… écrivit dans le Journal des Débats du 8 novembre une notice aussi spirituelle que touchante sur ce digne artiste : « … Celui-là surtout pouvait dire : Si le ciel l’eût voulu, je serais fils d’un prince ! car sa mère avait été la fiancée de Bernadotte, ce soldat passé roi ! On n’est pas le fils d’un roi, on est le fils d’un hautbois, on s’en console et l’on devient un musicien de grande espérance. Et puis on est jeune, on est habile, et l’on marche à la tête du 1er régiment de la garde impériale, pardieu ! on marche avant le colonel, et l’on n’a pas dix-huit ans ! Il est vrai que l’on marche en grand appareil, une clarinette à la main ! Il conduisit ainsi son régiment du 26 prairial au 11 vendémiaire, et bientôt il rentra dans le giron de la musique savante ; enfant de la symphonie, il fut le bien venu sous le toit maternel, c’est-à-dire au Conservatoire, qui s’accommoda fort des compositions du jeune maître. »

M. Jules JaninJanin, JulesJules Janin (Saint-Étienne, 16 février 1804 – Paris, 19 juin 1874), critique dramatique et écrivain. Après des études au Lycée Louis-le-Grand à Paris, il devint rédacteur au Figaro et à La Quotidienne et publia ses premiers romans : L’Ane mort et la Femme guillotinée (1827) et La ConfLire la suite… énumère les principales œuvres de SchneitzhoefferSchneitzhoeffer, Jean-Madeleine-MarieJean-Madeleine-Marie Schneitzhœffer (Toulouse, 13 octobre 1785 – Paris, 4 octobre 1852), pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un deuxième prix de piano (an IX). De 1816 à 1820, il fut timbalier dans l’orchestre de l’Opéra, avant d’être nommé chLire la suite… et arrive au ballet de la SylphideSylphide, LaLa Sylphide, ballet en deux actes sur un livret d’Adolphe Nourrit, une chorégraphie de Filippo Taglioni et une musique de Jean-Madeleine Schneitzhoeffer créé à l’Opéra de Paris le 12 mars 1832.Lire la suite…: « Ce chef d’œuvre entrepris à la prière d’Adolphe NourritNourrit, AdolpheAdolphe Nourrit (Paris, 3 mars 1802 – Naples, 8 mars 1839), ténor. Fils du chanteur Louis Nourrit, il fit ses études avec Manuel Garcia et débuta à l’Opéra de Paris en 1821 dans le rôle de Pylade dans Iphigenie en Tauride (Gluck). Nommé 1er sujet en 1824, il créa de nombreux rôles écriLire la suite…, dansé par cette danseuse introuvable Sa Légèreté Mlle Taglioni Taglioni, MarieMarie Taglioni (Stockholm, 23 avril 1804 – Marseille, 22 avril 1884), danseuse. Fille du danseur et chorégraphe italien Filippo Taglioni, elle étudia la danse avec son père et débuta en 1822 à Vienne, où son père avait été nommé maître de ballet de l’opéra de la cour. Elle se produisLire la suite…! C’était le bon temps de l’Opéra, le temps où il avait des chanteuses, des danseuses, des merveilles : Mlle TaglioniTaglioni, MarieMarie Taglioni (Stockholm, 23 avril 1804 – Marseille, 22 avril 1884), danseuse. Fille du danseur et chorégraphe italien Filippo Taglioni, elle étudia la danse avec son père et débuta en 1822 à Vienne, où son père avait été nommé maître de ballet de l’opéra de la cour. Elle se produisLire la suite…, Mlle ElsslerElssler, FranziskaFranziska Elssler, dite Fanny Elssler (Gumpendorf, 23 juin 1810 – Vienne, 27 novembre 1884), danseuse. Elle fit ses débuts au Kärtnertor Theater de Vienne en 1817 et triompha sur toutes les scènes européennes ainsi qu’aux États-Unis (1840-1842) comme l’une des meilleures ballerines de lLire la suite…, Mlle FalconFalcon, Marie-CornelieMarie-Cornélie Falcon (Paris, 28 janvier 1814 – Paris, 25 fevrier 1897), soprano. Élève au Conservatoire de Paris, elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra en 1831 et fut engagée à l’Opéra en 1832 où elle créa, entre autres, les rôles d’Amélie dans Gustave III ou le Bal masqué Lire la suite…, LevasseurLevasseur, Nicolas-ProsperNicolas-Prosper Levasseur (Bresles, 9 mars 1791 – Paris, 6 décembre 1871), basse. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Garat et obtint en 1811 un 2eme prix de chant et en 1812 un 1er prix de tragédie lyrique. Il débuta à l’Opéra en 1813 dans le rôle du Pacha de La Caravane du Caire (GLire la suite… et Nourrit Nourrit, AdolpheAdolphe Nourrit (Paris, 3 mars 1802 – Naples, 8 mars 1839), ténor. Fils du chanteur Louis Nourrit, il fit ses études avec Manuel Garcia et débuta à l’Opéra de Paris en 1821 dans le rôle de Pylade dans Iphigenie en Tauride (Gluck). Nommé 1er sujet en 1824, il créa de nombreux rôles écriLire la suite…! De toutes ces grandeurs, on nous donne la menue monnaie aujourd’hui, et le cuivre a remplacé l’or. » Il me semble que le prince des critiques est bien sévère pour les artistes qui tous n’ont pas encore disparu aujourd’hui de notre première scène lyrique.

J’ai dit qu’on avait supprimé la scène des sorcières au commencement du deuxième acte de la SylphideSylphide, LaLa Sylphide, ballet en deux actes sur un livret d’Adolphe Nourrit, une chorégraphie de Filippo Taglioni et une musique de Jean-Madeleine Schneitzhoeffer créé à l’Opéra de Paris le 12 mars 1832.Lire la suite…. Ce morceau capital a été remplacé par un pas que M. ClapissonClapisson, Antoine-LouisAntoine-Louis Clapisson (Naples, 5 septembre 1808 – Paris, 19 mars 1866), compositeur. Il étudia le violon d’abord à Bordeaux puis avec Habeneck au Conservatoire de Paris. En 1832 il fut engagé comme violoniste au Théâtre-Italien et composa à partir de 1839 de nombreuses romances dont certLire la suite… a composé expressément pour Mlle Emma LivryLivry, EmmaEmma-Marie Emarot dite Emma Livry (Paris, 24 septembre 1842 – Neuilly, 26 juillet 1863), danseuse. Fille naturelle de Célestine Emarot, danseuse de l’Opéra de Paris et du baron Charles de Chassiron elle étudia avec Mme Dominique et débuta en 1858 à l’Opéra de Paris dans La Sylphide. MariLire la suite…, nous avons peut-être perdu au change, mais enfin nous n’avons pas tout perdu : l’andanteAndantePas de danse ecrit pour Mlle Emma Livry et insere dans le ballet La Sylphide de ScheitzhoefferLire la suite… est parfaitement réussi ; le cor y fait entendre ses notes veloutées et soupire une amoureuse cantilène que M. ClapissonClapisson, Antoine-LouisAntoine-Louis Clapisson (Naples, 5 septembre 1808 – Paris, 19 mars 1866), compositeur. Il étudia le violon d’abord à Bordeaux puis avec Habeneck au Conservatoire de Paris. En 1832 il fut engagé comme violoniste au Théâtre-Italien et composa à partir de 1839 de nombreuses romances dont certLire la suite… a cru devoir terminer par un de ces point d’orgue interminables dont il a pris l’habitude en écrivant pour le troisième théâtre lyrique.

SaphoSaphoSapho, opéra en trois actes sur un livret d’Émile Augier, mis en musique par Charles Gounod, créé à l’Opéra de Paris le 16 avril 1851.Lire la suite… sert de lever de rideau à la SylphideSylphide, LaLa Sylphide, ballet en deux actes sur un livret d’Adolphe Nourrit, une chorégraphie de Filippo Taglioni et une musique de Jean-Madeleine Schneitzhoeffer créé à l’Opéra de Paris le 12 mars 1832.Lire la suite…. J’ai déjà exprimé tous mes regrets au sujet des coupures que l’on a cru devoir faire à la belle partition de M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…. La plupart des compositeurs, du reste, n’ont pas échappé à ces mutilations ; seulement, de nos jours, elles sont beaucoup plus fréquentes ; et les bonnes raisons ne manquent pas pour démontrer aux auteurs qu’elles sont tout à fait nécessaires. Je raconterai à ce sujet une anecdote très piquante que je tiens de M. MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite… et qui est relative à l’auteur du Matrimonio segretoMatrimonio segreto, IlIl Matrimonio segreto, dramma giocoso italien en deux actes sur un livret de Giovanni Bertati mis en musique par Domenico Cimarosa et créé au Burgtheater de Vienne le 7 février 1792.Lire la suite….

CimarosaCimarosa, DomenicoDomenico Cimarosa (Aversa, 17 décembre 1749 – Venise, 11 janvier 1801), compositeur. Il étudia au Conservatoire di Santa Maria di Loreto de Naples avec Antonio Sacchini. Il se fit remarquer avec son premier ouvrage pour la scène, l’intermezzo comique Le magie di Merlina e Zoroastro (1772). SeLire la suite… avait été appelé à la cour d’un prince italien pour y écrire la musique d’un opéra-bouffe. Le soir de la répétition générale, l’intendant des menus plaisirs de Son Altesse tira sa montre et constata que l’ouvrage durait dix-huit minutes de trop : le prince quittait le spectacle tous les soirs à la même heure, et il fallait absolument que le rideau baissât à l’heure convenue. Le compositeur fut invité à raccourcir son œuvre, à y faire des coupures. Il s’y refusa obstinément. L’intendant en référa à l’Altesse, qui, en raison de l’estime toute particulière qu’elle avait pour le talent de CimarosaCimarosa, DomenicoDomenico Cimarosa (Aversa, 17 décembre 1749 – Venise, 11 janvier 1801), compositeur. Il étudia au Conservatoire di Santa Maria di Loreto de Naples avec Antonio Sacchini. Il se fit remarquer avec son premier ouvrage pour la scène, l’intermezzo comique Le magie di Merlina e Zoroastro (1772). SeLire la suite…, accorda à celui-ci les dix-huit minutes en litige. L’ouvrage plut infiniment au prince, et il n’eut pas à regretter le mouvement de générosité auquel il s’était laissé aller en faveur de l’artiste. Mais là se borna la générosité de l’Altesse : le compositeur était à la veille de son départ, et il n’avait encore vu venir ni médaillon ni tabatière. Il crut à un oubli et demanda, avant de partir, la faveur d’être admis à baiser la main du souverain. Sa valise était prête, et le vetturino faisait claquer son fouet à la porte du palais.

– Eh ! quoi, CimarosaCimarosa, DomenicoDomenico Cimarosa (Aversa, 17 décembre 1749 – Venise, 11 janvier 1801), compositeur. Il étudia au Conservatoire di Santa Maria di Loreto de Naples avec Antonio Sacchini. Il se fit remarquer avec son premier ouvrage pour la scène, l’intermezzo comique Le magie di Merlina e Zoroastro (1772). SeLire la suite…, tu nous quittes ce soir !

– Oui, altesse, je me rends à Alexandrie.

– Mais, maestro, tu n’y songes pas : voyager ainsi la nuit ! Tu sais bien que les routes ne sont pas sûres ; n’as-tu donc pas peur d’être détroussé par les brigands ?

– Eh ! que diable veux-tu qu’ils me prennent ? répondit CimarosaCimarosa, DomenicoDomenico Cimarosa (Aversa, 17 décembre 1749 – Venise, 11 janvier 1801), compositeur. Il étudia au Conservatoire di Santa Maria di Loreto de Naples avec Antonio Sacchini. Il se fit remarquer avec son premier ouvrage pour la scène, l’intermezzo comique Le magie di Merlina e Zoroastro (1772). SeLire la suite…, qui traitait d’égal à égal avec les têtes couronnées : ……les dix-huit minutes que tu m’as données.

M. MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite… ne m’a pas dit la suite de l’histoire ; mais il est probable que le prince n’eut pas l’air de comprendre l’allusion renfermée dans la réponse de CimarosaCimarosa, DomenicoDomenico Cimarosa (Aversa, 17 décembre 1749 – Venise, 11 janvier 1801), compositeur. Il étudia au Conservatoire di Santa Maria di Loreto de Naples avec Antonio Sacchini. Il se fit remarquer avec son premier ouvrage pour la scène, l’intermezzo comique Le magie di Merlina e Zoroastro (1772). SeLire la suite…, car l’artiste partit sans emporter ni médaillon ni tabatière.

La nouvelle de la prochaine représentation à l’Opéra-Comique d’un ouvrage en trois actes, de M. MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite…, est aujourd’hui chose certaine. Le traité est signé ; les répétitions vont commencer ; la pièce est à trois personnages seulement : MM. FaureFaure, Jean-BaptisteJean-Baptiste Faure (Moulins, 15 janvier 1830 – Paris, 9 novembre 1914), baryton. Elève de Ponchard au Conservatoire de Paris, il obtint les 1er Prix de chant et d’opéra-comique à l’unanimité en 1852 et débuta en octobre à l’Opéra-Comique dans le rôle de Pygmalion (Massé). A l’OpLire la suite…, Sainte-FoySainte-Foy, Charles-Louis Pubereaux ditCharles-Louis Pubereaux dit Sainte-Foy (Vitry-le-Francois/Marne, 13 fevrier 1817 – Neuilly, 1er avril 1877), tenor. Elève de Morin au Conservatoire de Paris. Débute à l’Opéra-Comique le 18 Mai 1840 dans le rôle de Dionigi dans Zanetta ou jouer avec le feu (Auber). Il y resta jusqu’à sa retraitLire la suite… et Mme CabelCabel, Marie-JosèpheMarie-Josèphe Dreullette épouse Cabel (Liège, 31 janvier 1827 – Maisons-Laffitte, 23 mai 1885), soprano. Elle étudia à Liège avec Bouillon et à Bruxelles avec Ferdinand Cabel et Georges Cabel. Elle épousa ce dernier en 1847. Durant son année d’études au Conservatoire de Paris (1848/49)Lire la suite… paraîtront dans des costumes bretons, et chanteront une musique qui n’a pas la prétention, à ce qu’assure M. MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite…, d’avoir une couleur tout à fait locale.

Voilà donc une fortune pour le théâtre de M. RoqueplanRoqueplan, Louis-Victor-NestorLouis-Victor-Nestor Roqueplan (Monreal/Aude, 16 septembre 1820 – Paris, 24 avril 1870), journaliste, directeur. Il vint à Paris en 1825 et s’engagea dans une carrière de journaliste. Il fut rédacteur en chef du Figaro où en 1830 il s’opposa aux ordonnances de Charles X. Pour La Presse et au Lire la suite… et une bonne fortune pour le public : un instant, M. MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite… avait craint que la santé de sa fille l’obligeât de se rendre à Nice ; mais la gravité du mal a heureusement disparu, et l’illustre maître, débarrassé aujourd’hui de toute préoccupation inquiétante, peut se consacrer entièrement aux soins que réclament les répétitions et la mise en scène de son nouveau chef d’œuvre.

M. MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite…, en prenant à l’Opéra-Comique une place qui lui serait due, quand bien même elle ne lui aurait pas été depuis longtemps promise, ne prend la place de personne : nous ne serons donc privés ni de la pièce en deux actes de M. Eugène GauthierGautier, Jean-François-EugèneJean-François-Eugène Gautier (Vaugirard près de Paris, 27 février 1811 – Paris, 1er avril 1878), violoniste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris le violon avec Habeneck et la composition avec Halévy. Il obtint le 1er Prix de violon en 1838 et le 2d Prix de Rome en 1842. Il joLire la suite… dans laquelle Mme CabelCabel, Marie-JosèpheMarie-Josèphe Dreullette épouse Cabel (Liège, 31 janvier 1827 – Maisons-Laffitte, 23 mai 1885), soprano. Elle étudia à Liège avec Bouillon et à Bruxelles avec Ferdinand Cabel et Georges Cabel. Elle épousa ce dernier en 1847. Durant son année d’études au Conservatoire de Paris (1848/49)Lire la suite… remplit le principal rôle, ni de l’opéra de M. ClapissonClapisson, Antoine-LouisAntoine-Louis Clapisson (Naples, 5 septembre 1808 – Paris, 19 mars 1866), compositeur. Il étudia le violon d’abord à Bordeaux puis avec Habeneck au Conservatoire de Paris. En 1832 il fut engagé comme violoniste au Théâtre-Italien et composa à partir de 1839 de nombreuses romances dont certLire la suite… dont le retard ne doit être attribué qu’aux changemens réclamés par le poëme. L’ouvrage de M. Limnander, Les Blancs et les Bleus, sera seul ajourné au mois de mars ; les auteurs ont consenti avec la meilleure grâce du monde à cet ajournement, et très certainement ils ne perdront rien pour attendre.

Nous dirons à ce sujet que l’engagement de Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite… vient d’être renouvelé pour trois ans, aux conditions les plus honorables et les plus flatteuses pour la jeune et éminente cantatrice. Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite… rentrera dans les Blancs et les Bleus ; jusque-là il faudra nous résigner à ne pas l’entendre, l’une des clauses de son engagement portant qu’elle ne devra paraître dans aucun rôle du répertoire, pas même dans celui de Pygmalion qui fut l’origine de ses succès à l’Opéra-Comique.

Le Théâtre-Italien vient de reprendre successivement l’Italiana in AlgieriL’Italiana in AlgieriL’Italiana in Algieri, melodramma giocoso en deux actes sur un livret en italien de Luigi Mosca mis en musique par Gioachino Rossini et créé au Théâtre San Benedetto de Venise le 22 mai 1813. L’opéra fut créé au Théâtre-Italien à Paris le 1er février 1817 et fut le premier opéra de RLire la suite… et la NormaNormaNorma, opéra en deux actes sur un livret de Felice Romani (d’après Soumet et Lefèvre) mis en musique par Vincenzo Bellini, créé au Théâtre de la Scalla de Milan le 26 décembre 1831. Lire la suite…. En l’absence de Mlle AlboniAlboni, MariettaMarietta Alboni (Cita di Castello/ Italie, 6 mars 1823 – Ville d’Avray, 23 juin 1894), contralto. Elle étudia à Bologne, où elle débuta en 1842 dans Saffo (Pacini). De 1847 à 1849, elle fut engagée au Théâtre-Italien de Paris, où elle chanta dans les opéras de Rossini et Donizetti. DLire la suite…, c’est Mme Nantier-DidiéeNantier-Didiée, Constance-Betzy-RosabellaConstance-Betzy-Rosabella Nantier-Didiée (Saint-Denis/ Île de la Réunion, 16 novembre 1831 – Madrid, 4 décembre 1867), mezzo-soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Duprez et obtint le premier prix d’opéra en 1849. Elle fit ses débuts à Turin en 1850 dans La Vestale (MercadLire la suite… qui a rempli le rôle d’Isabelle dans l’opéra-bouffe de RossiniRossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite…. Mme CambardiCambardi, Mathilde JeanneMathilde-Jeanne Chambard dite Cambardi (Lyon, 24 mai 1828 – Vichy, 30 novembre 1861), mezzosoprano. Elle étudia au Conservatoire, où elle obtint en 1851 un 1er prix de Chant et un 2eme prix d’Opéra. Elle se produisit à Bruxelles (1851) puis au Grand Théâtre de Lyon (1852) dans Fernand CorteLire la suite… s’est fait applaudir dans le personnage un peu secondaire d’Elvira ; mais quelques jours après, le rôle d’Adalgise offrait à cette prima donna l’occasion de nous montrer plus complètement les qualités très réelles et très appréciées déjà de son gracieux talent. Mme PencoPenco, RosinaRosina Penco (Naples, 8 avril 1823 – Porretta près Bologne, 2 novembre 1894), soprano. Elle débuta sa carrière dans les théâtres dans les pays scandinaves en 1847/48 (Copenhague et Stockholm) avec beaucoup de succès dans œuvres de Donizetti et Verdi. En 1850, elle se produisit dans les théLire la suite… a dit avec ampleur et pureté la belle cavatine de casta-diva, après laquelle le public l’a rappelée à trois reprises différentes. Il faut autant que possible se montrer hospitalier envers les artistes étrangers et adoucir pour eux les rigueurs de l’exil.

La partition de NormaNormaNorma, opéra en deux actes sur un livret de Felice Romani (d’après Soumet et Lefèvre) mis en musique par Vincenzo Bellini, créé au Théâtre de la Scalla de Milan le 26 décembre 1831. Lire la suite… renferme des beautés de premier ordre ; ces beautés n’ont pas été complètement éclipsées, de l’avis de bien des gens, par les grandes pages dramatiques que nous envoie d’Italie l’école moderne et auxquelles nous faisons un accueil si enthousiaste. Nous reverrons donc avec plaisir, et le plus souvent possible, sur l’affiche du Théâtre-Italien, des œuvres dont les titres seuls, comme celui de NormaNormaNorma, opéra en deux actes sur un livret de Felice Romani (d’après Soumet et Lefèvre) mis en musique par Vincenzo Bellini, créé au Théâtre de la Scalla de Milan le 26 décembre 1831. Lire la suite…, rappellent les plus belles soirées de ce théâtre.

Un ami de BelliniBellini, VincenzoVincenzo Bellini (Catania 3 novembre 1801 – Puteaux près Paris, 23 septembre 1835), compositeur. Fils et petit-fils de compositeurs, il fit ses études au Collège Royal de Musique à Naples de 1819 à 1825 avec Tritto et Zingarelli. Il fut également influencé par les opéras de Rossini, compositLire la suite… me disait dernièrement qu’au moment où le chantre mélodieux des PuritainsI Puritani (Les Puritains)Les Puritains (I Puritani), opera seria en trois actes sur un livret en italien de Carlo Pepoli mis en musique par Vicenzo Bellini et créé au Théâtre-Italien de Paris le 24 janvier 1835.Lire la suite… et de la SomnambuleSomnambule, LaLa Somnambule, ballet en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe, une chorégraphie de Jean Aumer et une musique Ferdinand Hérold créé à l’Opéra de Paris le 19 septembre 1827.Lire la suite… reçut son brevet de chevalier de la légion d’honneur, il se mit à pleurer comme un enfant et se trouva tout à fait indigne d’une faveur si grande ; depuis ce moment là, il ne regardait jamais le ruban rouge attaché à sa boutonnière sans songer à tout ce qu’il lui faudrait faire pour le mériter. Et il mourut peu de temps après, ne se doutant guère qu’il laissait après lui des chefs-d’œuvre de mélodie et de tendresse, de ravissantes et poétiques inspirations que déparent à peine certaines négligences et dont le temps n’a pas altéré les sublimes beautés.

La salle des Concerts de Paris avait jeudi dernier un aspect beaucoup moins folâtre que d’habitude. De nombreux dilletanti et quelques critiques étaient venus y entendre une ouverture de M. BartheBarthe, Grat-Norbert dit AdrienGrat-Norbert Barthe dit Adrien Barthe (Bayonne, 7 juin 1828 – Asnières-sur-Seine, 13 aout 1898), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint le 1er Prix de Rome en 1854. Son oratorio, Judith, composé lors de son séjour à Rome, reçu le Prix Edouard Rodrigues. Il épousa Mlle BanLire la suite…, premier grand-prix de Rome, une symphonie inédite de M. DemerssemanDemersseman, Jules-Auguste-EdouardJules-Auguste-Édouard Demersseman (Hondschoote/ Belgique, 9 janvier 1833 – Paris, 1er décembre 1866), flûtiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint, à 12 ans, un premier prix de flûte en 1845, un premier prix de solfège l’année suivante et un premier accessLire la suite…, l’excellent flûtiste, et une ouverture du même compositeur. Dans chacune de ces œuvres, il y a de fort belles choses à signaler, et l’orchestre que dirige avec beaucoup d’habilité M. ElbelElbel, Victor-FlorentinVictor-Florentin Elbel (Strasbourg, 8 janvier 1817 – Nice, 1er avril 1894), organiste, compositeur et chef d’orchestre. Il fut le chef d’orchestre des Concerts de Paris qui se donnaient à la rue de Helder et au Ranelagh en été. Il composa une ouverture, Berlin la nuit, un oratorio, l’OcéanLire la suite… les a mises en relief d’une manière très remarquable. Cet orchestre est insuffisant ; mais il fonctionne avec beaucoup d’ensemble ; il observe attentivement les nuances, et en somme il a des qualités que ne possèdent pas toujours des orchestres plus nombreux, mais moins bien disciplinés. L’ouverture de M. BartheBarthe, Grat-Norbert dit AdrienGrat-Norbert Barthe dit Adrien Barthe (Bayonne, 7 juin 1828 – Asnières-sur-Seine, 13 aout 1898), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint le 1er Prix de Rome en 1854. Son oratorio, Judith, composé lors de son séjour à Rome, reçu le Prix Edouard Rodrigues. Il épousa Mlle BanLire la suite… est sagement écrite, instrumentée avec beaucoup de goût et d’une manière brillante ; mais l’auteur, influencé peut-être par les lauriers scholastiques qu’il convoitait à l’époque où il l’a écrite, y a dépensé plus de savoir que de mélodie. L’ouverture de M. DemerssemanDemersseman, Jules-Auguste-EdouardJules-Auguste-Édouard Demersseman (Hondschoote/ Belgique, 9 janvier 1833 – Paris, 1er décembre 1866), flûtiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint, à 12 ans, un premier prix de flûte en 1845, un premier prix de solfège l’année suivante et un premier accessLire la suite…, dont le thème principal est un motif basque, est traitée avec non moins d’habileté et de science que celle de son confrère ; il y a dans tout cela de la verve, de la jeunesse, et, je le répète, beaucoup de savoir.

La première partie de la symphonie est assurément la meilleure ; l’auteur semble s’être inspiré, quant à la forme bien entendu, de la symphonie héroïque de Beethoven Beethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…; l’andante est bien développé, mais si l’idée principale avait eu une valeur plus grande, les développemens auraient présenté plus d’intérêt ; je n’aime pas la sonnerie qui accompagne le menuet, mais je reconnais cependant toute la grâce, toute l’inspiration qu’il y a dans ce morceau : le thème final, bien qu’il soit un peu sautillant, est traité avec une science réelle ; la fugue qui arrive, un peu avant la péroraison, témoignerait, à elle seule, des excellentes études qu’a faites M. DemerssemanDemersseman, Jules-Auguste-EdouardJules-Auguste-Édouard Demersseman (Hondschoote/ Belgique, 9 janvier 1833 – Paris, 1er décembre 1866), flûtiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint, à 12 ans, un premier prix de flûte en 1845, un premier prix de solfège l’année suivante et un premier accessLire la suite…. Savoir faire une fugue et avoir du génie, il n’en faut pas davantage pour arriver à l’immortalité.