La Revue de Paris, 15 décembre 1853, p. 1018-1021 (article signé E. Reyer).

Revue musicale.

Théâtre-Lyrique : GeorgetteGeorgette ou le Moulin de FontenoyGeorgette ou Le Moulin de Fontenoy, opéra-comique en un acte sur un livret de Gustave Vaëz et Alphonse Royer mis en musique par François Gevaert et créé au Théâtre-Lyrique le 28 novembre 1853.Lire la suite…, ou le Moulin de FontenoyGeorgette ou le Moulin de FontenoyGeorgette ou Le Moulin de Fontenoy, opéra-comique en un acte sur un livret de Gustave Vaëz et Alphonse Royer mis en musique par François Gevaert et créé au Théâtre-Lyrique le 28 novembre 1853.Lire la suite…, opéra-bouffe en un acte, paroles de M. Gustave Vaëz, musique de M. Gevaert. — Si J’étais roiSi j’étais roiSi j’étais roi, opéra-comique en trois actes sur un livret de Adolphe d’Ennery et Jules Brésil mis en musique par Adolphe Adam, créé au Théâtre-Lyrique le 4 septembre 1852.Lire la suite…, opéra-comique en trois actes, de M. Adolphe AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite… (Reprise). — La Danse aux flambeauxDanse aux flambeaux, LaFackeltanz (Danse aux flambeaux) no. 3 en do mineur pour orchestre de Giacomo Meyerbeer. Adolphe Sax et Jean-Baptiste-Victor Mohr en firent un arrangement pour instruments de Sax avec l’accord de Meyerbeer qui fut jouée le 4 décembre 1853 à la salle Sainte-Cécile de Paris, dans un concert donLire la suite…, de MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite…. — Théâtre-Italien: Lucrezia BorgiaLucrezia BorgiaLucrezia Borgia, opéra en un prologue et deux actes sur un livret en italien de Felice Romani mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre de La Scala de Milan le 26 décembre 1833 et au Théâtre-Italien de Paris le 31 octobre 1840.Lire la suite…, I PuritaniI Puritani (Les Puritains)Les Puritains (I Puritani), opera seria en trois actes sur un livret en italien de Carlo Pepoli mis en musique par Vicenzo Bellini et créé au Théâtre-Italien de Paris le 24 janvier 1835.Lire la suite…, etc.


Georgette est une jolie meunière qui porte le jupon court, le corsage échancré, qui a la jambe fine, les dents blanches et l’œil agaçant ; de plus elle a une dot assez ronde. Tout cela est convoité par trois amoureux : maître Corbin, maître Renard et le notaire de Fontenoy. Il y en a aussi un quatrième qui se nommé André et qui est le neveu de maître Renard. Son oncle, voyant en lui un rival dangereux, l’envoie faire ses études de grec et de latin au chef-lieu du département et le met un beau matin sur la grande route, une valise sur le dos et un bâton à la main ; mais André, qui trouve son éducation suffisamment achevée, tourne le dos au chef-lieu du département et revient au moulin de Georgette. La meunière se sent plus de goût pour le jeune gars que pour les trois vieillards : aussi l’accueille-t-elle avec un regard tout rempli de séduisantes promesses et les deux amants, une fois réunis, ne songent plus qu’à se débarrasser des trois barbons qui viennent si obstinément se mettre à la traverse de leurs amours. André s’établit au moulin et s’enfarine de son mieux pour ne pas être reconnu ; Georgette donne rendez-vous aux trois soupirants et recommande à chacun d’eux de s’affubler d’un déguisement et d’une paire de moustaches ; ils arrivent à l’heure convenue, l’un habillé en caporal autrichien, l’autre en fantassin du roi de Prusse, et le troisième en mangeur de chandelles (nous sommes en 1815). La belle se moque d’eux, s’arme d’un tourne-broche et, après une série de mystifications fort divertissantes, elle les menace d’ameuter après eux tout le village si maître Renard refuse de consentir au mariage de son neveu ; le bonhomme s’exécute, le tabellion rédige le contrat, et maître Corbin sert de parrain à la jeune meunière.

Sur cette donnée, d’une gaieté ébouriffante, M. Gevaert a écrit une partition excessivement remarquable. Ce n’est pas l’œuvre d’un débutant, c’est l’œuvre d’un maître qui joint à une inspiration pleine de sève et d’originalité les qualités les plus sérieuses d’une solide érudition. M. Gevaert est un jeune lauréat de l’Institut de Belgique ; il a fait d’excellentes études sous la direction de M. FétisFétis, Francois-JosephFrançois-Joseph Fétis (Mons, 25 mars 1784 – Bruxelles, 26 mars 1871), compositeur, théoricien et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris le piano avec Boieldieu et Pradher et l’harmonie avec Rey et obtint un deuxième prix de composition en 1807. Après avoir occupé des postes à BoLire la suite…, et le gouvernement belge l’a chargé dernièrement d’une mission en Espagne, dont le but était de recueillir tous les documents relatifs à l’art musical, mission difficile que M. Gevaert a remplie de la manière la plus consciencieuse et la plus habile. Le rapport qu’il a adressé à l’Institut et que nous avons eu sous les yeux, est rédigé avec une précision, une clarté et une élégance de style qui feraient honneur à plus d’un académicien. Lors du concours qui eut lieu à Lille entre les sociétés chorales du Nord, nous eûmes l’occasion d’apprécier le talent de M. Gevaert ; les Gandois exécutèrent un chœur intitulé JérusalemJérusalem ou Le Départ des croisésJérusalem ou Le Départ des croisés, double chœur pour voix d’homme sur un poème de Ach. Centerick mis en musique par François Gevaert.Lire la suite…, qui nous parut être une composition d’un mérite tout exceptionnel ; les membres du jury, au nombre desquels étaient M. Ambroise Thomas et M. le baron TaylorTaylor, Isidore Justin Severin, BaronIsidore Justin Severin, Baron Taylor (Bruxelles, 5 aout 1789 – Paris, 6 septembre 1879), auteur dramatique et philanthrope. En 1818, il écrivit avec Charles Nodier des volumes sur différentes régions de France cataloguant les richesses du patrimoine, puis, dans les années 1820, écrivit ou tradLire la suite…, furent de notre avis ; ce chœur était de M. Gevaert, et comme l’exécution avait été irréprochable, la société de Gand obtint un premier prix. Depuis ce moment, nous attendions avec impatience le début de M. Gevaert au théâtre. Ce début devait avoir lieu à l’Opéra-Comique, mais M. PerrinPerrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite…, auquel son cahier des charges n’impose pas à l’égard des lauréats de l’Institut de Belgique les obligations qu’il a à remplir envers les lauréats français, se borna à recevoir la partition que lui présenta M. Gevaert, et en ajourna indéfiniment la représentation. M. Gevaert, las de passer ses journées dans l’antichambre de M. le directeur, s’adressa à la bienveillance plus hospitalière de M. Seveste. Le Théâtre-Lyrique, on le sait, a été institué principalement en faveur des jeunes compositeurs ; cela ne veut pas dire que les vieux en soient complètement exclus, mais enfin ils ne s’y montrent pas comme ailleurs, en trop grande majorité. M. Gevaert fut accueilli très-courtoisement par M. Seveste, directeur non encore subventionné, qui, sans trop savoir à qui il avait affaire, promit au jeune musicien d’examiner son œuvre et de la mettre immédiatement en répétition si cet examen lui était favorable. M. Seveste est un excellent administrateur, peut-être est-il en même temps un excellent appréciateur en matière de composition musicale ; le fait est que l’opéra de M. Gevaert lui parut digne des honneurs de la scène, que les rôles furent distribués et appris en peu de temps, et qu’aujourd’hui M. le directeur de l’Opéra-Comique regrette probablement d’avoir laissé son confrère profiter de cette bonne aubaine, si rare aujourd’hui, de faire entendre au public de la musique neuve, colorée, originale et admirablement orchestrée.

Dès les premières répétitions de GeorgetteGeorgette ou le Moulin de FontenoyGeorgette ou Le Moulin de Fontenoy, opéra-comique en un acte sur un livret de Gustave Vaëz et Alphonse Royer mis en musique par François Gevaert et créé au Théâtre-Lyrique le 28 novembre 1853.Lire la suite… les bruits les plus élogieux nous étaient venus des coulisses au sujet de l’œuvre de M. Gevaert ; le jour de la représentation à laquelle nous avons assisté, nous avons pu nous convaincre que ces bruits-là, contrairement à ce qui se passe habituellement, n’avaient rien d’exagéré, bien au contraire. On trouve dans GeorgetteGeorgette ou le Moulin de FontenoyGeorgette ou Le Moulin de Fontenoy, opéra-comique en un acte sur un livret de Gustave Vaëz et Alphonse Royer mis en musique par François Gevaert et créé au Théâtre-Lyrique le 28 novembre 1853.Lire la suite… toutes les qualités essentielles au genre bouffe : la verve, la simplicité, la grâce mélodique et la franchise du rhythme ; ce qui n’empêche pas, sous ce tissu charmant et délicat, de reconnaître la touche puissante, le style élevé, l’ampleur et la maëstria d’un grand compositeur dramatique.

Du Théâtre-Lyrique, M. Gevaert peut s’en aller tout droit à l’Opéra, muni du seul brevet de talent que lui a octroyé M. Seveste et que le public et la critique ont été unanimes à sanctionner. Au milieu de ce concert d’éloges de toute la presse, un petit cri discordant s’est fait entendre, et une voix a reproché à M. Gevaert, entre autres choses absurdes, sa qualité d’étranger. De quoi se plaint donc cette crécelle ? L’auteur d’une boutade si malséante n’a-t-il pas eu un ouvrage joué à l’Opéra-Comique, et n’est-il pas cependant tout ce qu’il y a de plus étranger à l’art de la composition musicale ? Il y a longtemps qu’on a dit et écrit ceci : qu’il n’y avait pas de frontières pour le génie. Le critique en question ne paraît pas s’en douter ; il nous fait songer à ce bon franciscain auquel on demandait quelle impression il avait éprouvée en lisant quelques feuillets croustillants d’un livre peu orthodoxe, et qui répondit : « J’ai vu que cela ne m’importait guère, et j’ai passé outre. »

L’opéra de M. Gevaert est joué par Mlle GirardGirard, CarolineCaroline Girard (Paris, 7 avril 1830 – Paris, 4 janvier 1925), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris où elle obtint un 1er prix d’opéra-comique en 1853 et débuta au Théâtre-Lyrique où pendant dix ans elle créa de nombreux rôles tels que Georgette des Dragons de Villars (Maillart,Lire la suite…, jeune élève récemment couronnée du Conservatoire, artiste intelligente, à la voix fraîche et pure comme du cristal, à la physionomie vive et spirituelle ; par l’excellent comédien Grignon, par M. CabelCabel, Marie-JosèpheMarie-Josèphe Dreullette épouse Cabel (Liège, 31 janvier 1827 – Maisons-Laffitte, 23 mai 1885), soprano. Elle étudia à Liège avec Bouillon et à Bruxelles avec Ferdinand Cabel et Georges Cabel. Elle épousa ce dernier en 1847. Durant son année d’études au Conservatoire de Paris (1848/49)Lire la suite…, qui a une magnifique voix de baryton, et par M. SujolSujol, Gustave-Francois Vitras ditGustave-François Vitras, dit Sujol (Nouvelle-Orléans/ Louisiane, 6 juillet 1825 – Paris, 16 mars 1890), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un premier prix d’opéra-comique et un deuxième prix d’opéra en 1850. Il débuta au Grand-Théâtre de Toulouse puis fut engagé Lire la suite…, qui chante avec beaucoup de goût et qui est très-convenable dans le personnage d’André, l’amoureux préféré de la belle meunière.

On a repris au Théâtre-Lyrique Si j’étais roiSi j’étais roiSi j’étais roi, opéra-comique en trois actes sur un livret de Adolphe d’Ennery et Jules Brésil mis en musique par Adolphe Adam, créé au Théâtre-Lyrique le 4 septembre 1852.Lire la suite…, une des meilleures partitions de M. Adolphe AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite…. Mme ColsonColson, Pauline DésiréePauline-Désirée Dejon épouse Colson (Belgique, ca. 1828 – Milan, 1904), soprano. Elle débuta à La Haye sous le nom de Pauline Marchand. Elle épousa en 1850 le ténor Charles-Alexandre Colson et fit carrière sous le nom de Mme Colson. Elle fut engagée au Théâtre-Lyrique de Paris en 1852 eLire la suite… a été très-belle et très-applaudie dans le personnage de Némeah. Il est probable que nous ne tarderons pas à voir Mme ColsonColson, Pauline DésiréePauline-Désirée Dejon épouse Colson (Belgique, ca. 1828 – Milan, 1904), soprano. Elle débuta à La Haye sous le nom de Pauline Marchand. Elle épousa en 1850 le ténor Charles-Alexandre Colson et fit carrière sous le nom de Mme Colson. Elle fut engagée au Théâtre-Lyrique de Paris en 1852 eLire la suite… à l’Opéra où son talent lui permet d’occuper la première place ; peu de cantatrices réunissent comme elle les qualités exigées par deux des rôles les plus importants du répertoire de l’Académie impériale de musique : celui de Léonor dans la FavoriteFavorite, LaLa Favorite, opéra en quatre actes sur un livret de Alphonse Royer et Gustave Vaëz mis en musique par Gaetano Donizetti et créé à l’Opéra de Paris le 2 décembre 1840.Lire la suite… et celui de Valentine dans les HuguenotsHuguenots, LesLes Huguenots, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugene Scribe et  Emile Deschamps, mis en musique par Giacomo Meyerbeer, créé à l’Opéra de Paris le 29 février 1836.Lire la suite…. JuncaJunca, Francois MarcelFrançois-Marcel Junca (Bayonne, vers 1818 – Lormes près de Corbigny/ Nièvre, 4 octobre 1878), basse. Il fit ses études à Toulon puis à Paris et débuta en 1838 à Metz. Il chanta en 1840/41 à Lyon et de 1850 à 1855 au Théâtre-Lyrique de Paris où il participa aux créations des œuvres sLire la suite… est un superbe prince Kador ; le turban relève, on ne peut mieux, la beauté de sa physionomie ; il se costume avec une exactitude surprenante, et il chante de la manière la plus franche et la mieux sentie. TallonTallon, HenryHenry Tallon (Toulon, ? juin 1822 – Marseille, ca. 1900), ténor. Créateur de Frantz dans Maitre Wolfram de Reyer au Théâtre-Lyrique le 20 Mai 1854.« Né à Toulon en juin 1822, Henry Tallon [Talon], après de rapides études primaires, entra en apprentissage chez un peintre en voitures de laLire la suite… a eu de très-beaux moments ; il émet sa voix avec art et il joue avec beaucoup d’intelligence et de naturel. LaurentLaurent, Pierre MariePierre-Marie Quillevéré, dit Laurent (Brest, 24 janvier 1821 – Chatou, 23 août 1854), baryton. Second prix de chant en 1840 au Conservatoire de Paris, il débuta à Marseille avant d’être engagé au Théâtre-Lyrique en 1852. Il créa le rôle-titre de Maître Wolfram d’Ernest Reyer en maiLire la suite… est un artiste d’un mérite incontestable, un comédien parfait et un chanteur dont la méthode ne laisse rien à désirer ; il a dit avec beaucoup de charme et de finesse la délicieuse phrase de la romance du premier acte :

Maintenant dites-nous, princesse,

Si vous croyez encor rêver.

N’oublions pas Mlle GirardGirard, CarolineCaroline Girard (Paris, 7 avril 1830 – Paris, 4 janvier 1925), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris où elle obtint un 1er prix d’opéra-comique en 1853 et débuta au Théâtre-Lyrique où pendant dix ans elle créa de nombreux rôles tels que Georgette des Dragons de Villars (Maillart,Lire la suite…, gracieuse jeune personne à laquelle un bout de rôle suffit pour faire applaudir son talent plein de jeunesse, sa taille charmante, sa belle chevelure vénitienne et ses jolis yeux.

L’orchestre Sax, dirigé par M. MohrMohr, Jean-Baptiste VictorJean-Baptiste Victor Mohr (Paris, 24 février 1823 – Paris, 14 avril 1891), corniste, compositeur et chef d’orchestre. Il étudia à l’Académie de Musique de Valenciennes puis au Conservatoire de Paris où il obtint un 1er prix de cor en 1847. Il fut premier cor solo de l’orchestre de l’OpLire la suite…, a exécuté dimanche dernier à la salle Sainte-Cécile, dans un concert donné au profit des incendiés de la rue Baubourg, la Marche [DanseDanse aux flambeaux, LaFackeltanz (Danse aux flambeaux) no. 3 en do mineur pour orchestre de Giacomo Meyerbeer. Adolphe Sax et Jean-Baptiste-Victor Mohr en firent un arrangement pour instruments de Sax avec l’accord de Meyerbeer qui fut jouée le 4 décembre 1853 à la salle Sainte-Cécile de Paris, dans un concert donLire la suite…] aux flambeauxDanse aux flambeaux, LaFackeltanz (Danse aux flambeaux) no. 3 en do mineur pour orchestre de Giacomo Meyerbeer. Adolphe Sax et Jean-Baptiste-Victor Mohr en firent un arrangement pour instruments de Sax avec l’accord de Meyerbeer qui fut jouée le 4 décembre 1853 à la salle Sainte-Cécile de Paris, dans un concert donLire la suite…, de M. MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite…. Cette fantaisie, remplie de délicieux motifs, est instrumentée avec un art infini, à part quelques réminiscences et quelques longueurs ; c’est là une page bien digne de l’auteur de Robert, du ProphèteProphète, LeLe Prophète, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugene Scribe et Emile Deschamps mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra de Paris le 16 avril 1849.Lire la suite… et des HuguenotsHuguenots, LesLes Huguenots, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugene Scribe et  Emile Deschamps, mis en musique par Giacomo Meyerbeer, créé à l’Opéra de Paris le 29 février 1836.Lire la suite…. La Danse aux flambeauxDanse aux flambeaux, LaFackeltanz (Danse aux flambeaux) no. 3 en do mineur pour orchestre de Giacomo Meyerbeer. Adolphe Sax et Jean-Baptiste-Victor Mohr en firent un arrangement pour instruments de Sax avec l’accord de Meyerbeer qui fut jouée le 4 décembre 1853 à la salle Sainte-Cécile de Paris, dans un concert donLire la suite… a été bissée ; il y a partout de maladroits enthousiastes. A cette même séance on a joué le trio composé par M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… sur un prélude de Sébastien Bach. L’orgue rendait des sons imperceptibles, et l’effet a été manqué. C’est vraiment dommage. Le grand air de la FavoriteFavorite, LaLa Favorite, opéra en quatre actes sur un livret de Alphonse Royer et Gustave Vaëz mis en musique par Gaetano Donizetti et créé à l’Opéra de Paris le 2 décembre 1840.Lire la suite…, chanté par Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite… (de l’Opéra-Comique), a valu de chaleureux bravos à cette belle et émouvante cantatrice dont la magnifique voix de contralto est condamnée depuis longtemps au silence le plus absolu par suite de combinaisons administratives dans lesquelles nous n’avons pas à nous immiscer et dont M. le directeur du théâtre de la rue Favart a seul le secret.

La salle Ventadour, depuis sa réouverture, a donné : La NormaNormaNorma, opéra en deux actes sur un livret de Felice Romani (d’après Soumet et Lefèvre) mis en musique par Vincenzo Bellini, créé au Théâtre de la Scalla de Milan le 26 décembre 1831. Lire la suite…, Les PuritainsI Puritani (Les Puritains)Les Puritains (I Puritani), opera seria en trois actes sur un livret en italien de Carlo Pepoli mis en musique par Vicenzo Bellini et créé au Théâtre-Italien de Paris le 24 janvier 1835.Lire la suite…, Lucrèze [LucreziaLucrezia BorgiaLucrezia Borgia, opéra en un prologue et deux actes sur un livret en italien de Felice Romani mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre de La Scala de Milan le 26 décembre 1833 et au Théâtre-Italien de Paris le 31 octobre 1840.Lire la suite…] BorgiaLucrezia BorgiaLucrezia Borgia, opéra en un prologue et deux actes sur un livret en italien de Felice Romani mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre de La Scala de Milan le 26 décembre 1833 et au Théâtre-Italien de Paris le 31 octobre 1840.Lire la suite… et La CenerentolaCenerentola, LaLa Cenerentola ossia la bontà in trionfo (Cendrillon ou  La Bonté triomphante), dramma giocoso en deux actes sur un livret en italien de Jacopo Ferretti mis en musique par Gioachino Rossini et créé au Théâtre Valle à Rome le 25 janvier 1817.Lire la suite… avec TamburiniTamburini, AntonioAntonio Tamburini (Faenza/ Italie, 28 mars 1800 – Nice, 8 novembre 1876), baryton. Il créa en Italie plusieurs ouvrages de Donizetti : l’Ajo nell’imbarazzo (1824), Gianni di Calais (1828), Francesca di Foix (1831), Fausta (1832) et de Bellini : Il Pirata (1827), La Straniera (1829). Après Lire la suite…, GardoniGardoni, ItaloItalo Gardoni (Parme, 12 mars 1821 – Paris, 26 mars 1882), ténor. Élève d’Antonio di Cesari au Conservatoire de Parme, il débuta en 1840 dans le rôle-titre de Roberto Devereux (Donizetti) à Viadana près de Mantoue, puis chanta à Turin et à Berlin aux côtés du célèbre tenor Rubini daLire la suite…, MarioMario, Giovanni Matteo Mario, Cavaliere di Candia, ditGiovanni Matteo Mario, Cavaliere di Candia, dit Mario (Cagliari, 17 octobre 1810 – Rome, 11 novembre 1883), ténor. Il débuta à l’Opéra de Paris en 1838 et au Théâtre-Italien en 1839. Là, de 1840 à 1850, il chanta aux côtés de sa compagne Giulia Grisi reprenant les rôles de Rubini et crLire la suite…, RossiRossi, NapoleoneGiovanni Napoleone Rossi (Lucca, ? 1810 – après 1870), basse. Il étudia le chant au conservatoire de Lucca, où il débuta en 1836 avant de partir en tournée à Venise, Madrid et dans d’autres villes espagnoles où il se produisit avec succès. Il eut une importante carrière en Italie : à MLire la suite…, l’AlboniAlboni, MariettaMarietta Alboni (Cita di Castello/ Italie, 6 mars 1823 – Ville d’Avray, 23 juin 1894), contralto. Elle étudia à Bologne, où elle débuta en 1842 dans Saffo (Pacini). De 1847 à 1849, elle fut engagée au Théâtre-Italien de Paris, où elle chanta dans les opéras de Rossini et Donizetti. DLire la suite…, la ParodiParodi, TeresaTeresa Parodi (Gênes, 27 août 1827 – ? après 1878), soprano. Elle étudia le chant dès l’âge de 12 ans avec Maestro Celli et Degola à Gênes puis avec Felice Ronconi à Milan et enfin avec Giuditta Pasta. Elle débuta à Bergame en 1845 dans le rôle-titre de Gemma di Vergi (Donizetti) et Lire la suite… et la FrezzoliniFrezzolini-Poggi, Erminia dite FrezzoliniErminia Frezzolini-Poggi, dite Frezzolini (Orvieto/ Italie 27 mars 1818 – Paris, 5 novembre 1884). Elle étudia avec son père, Giuseppe Frezzolini, créateur du rôle de Dulcamara de L’Elisir d’amore (Donizetti, 1832) et Domenico Ronconi avant de débuter en 1837 à Florence dans Beatrice di Lire la suite…, merveilleux talents dont les noms magiques ont ramené le monde élégant au Théâtre-Italien si habilement dirigé par M. le colonel RaganiRagani, Cesar Joseph Gaetan, comte de Zani, ColonelCésar-Joseph-Gaëtan, comte de Zani, colonel Ragani (Bologna, 6 avril 1785 – Romainville, 21 mai 1862), directeur de théâtre. Colonel dans l’armée de Napoléon Ier, il épousa en 1806 la cantatrice Giuseppina Grassani et devint ainsi l’oncle par alliance de Giulia, Giuditta, Ernesta et CarLire la suite…. A bientôt les débuts de Mme Ernesta GrisiGrisi, ErnestaErnesta Grisi (Visidina/Istrie, 28 juin 1819 – Saint-Jean près Genève, 20 mai 1899), mezzo-soprano. Sœur de la célèbre ballerine Carlotta Grisi et cousine germaine des cantatrices Giuditta Grisi et Giulia Grisi, elle connut une brève carrière qui débuta en 1836 dans le rôle d’Adalgisa danLire la suite….

L’Opéra-Comique a repris la TonelliTonelli, LaLa Tonelli, opéra-comique en deux actes sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Ambroise Thomas et créé à l’Opéra-Comique le 30 mars 1853.Lire la suite…, l’un des ouvrages les plus estimés et les plus mélodiques de M. Ambroise Thomas. On a regretté généralement l’absence de Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite…, mais on ne désespère pas de son retour sur une scène où elle ne sera jamais remplacée.

Le joli petit opéra le Colin-MaillardColin-Maillard, LeLe Colin-Maillard, opéra-comique en un acte sur un livret de Jules Verne et Michel Carré mis en musique par Aristide Hignard et créé au Théâtre-Lyrique le 28 avril 1853.Lire la suite…, de MM. Jules VernesVerne, JulesJules Verne (Nantes, 8 février 1828 – Amiens, 25 mars 1905), écrivain. Jules Verne débuta comme poète et dramaturge (La Paille rompue, 1850). Pour son ami Aristide Hignard il écrivit des livrets d’opéras-comiques dont Le Colin-Maillard (1853), Les Compagnons de la Marjolaine (1855), MonsieLire la suite… et Aristide Hignard, vient d’être représenté à Nantes avec un plein succès.

L’éditeur L. Mayaud publie cette année l’album d’Etienne Arnaud, l’un de nos compositeurs de romances les plus féconds et les plus aimés. Cet album est comme tous les autres, richement relié et orné de délicieuses images. Ce qui le distingue de ses semblables, ce sont des mélodies faciles, élégantes et très-correctement écrites.