La Revue de Paris, 1er décembre 1853, p. 838-843 (article signé E. Reyer).

Revue musicale.

Opéra : JovitaJovita ou les boucaniersJovita ou Les Boucaniers, ballet-pantomime en trois tableaux sur un livret et une chorégraphie de Joseph Mazilier et une musique de Théodore Labarre créé à l’Opéra de Paris le 11 novembre 1853.Lire la suite…, ou les BoucaniersJovita ou les boucaniersJovita ou Les Boucaniers, ballet-pantomime en trois tableaux sur un livret et une chorégraphie de Joseph Mazilier et une musique de Théodore Labarre créé à l’Opéra de Paris le 11 novembre 1853.Lire la suite…, ballet-pantomime en trois tableaux, par M. MazillierMazilier, JosephJoseph Mazillier (Marseille, 13 mars 1797 – Paris, 19 mai 1868), danseur, chorégraphe. Il débuta à Lyon puis fut engagé à Bordeaux où il travailla sous la direction de J.-B. Blache. En 1825, il fut engagé comme premier danseur au Théâtre de la Porte-St.-Martin. Il remporta de grands succèsLire la suite… [Mazilier]Mazilier, JosephJoseph Mazillier (Marseille, 13 mars 1797 – Paris, 19 mai 1868), danseur, chorégraphe. Il débuta à Lyon puis fut engagé à Bordeaux où il travailla sous la direction de J.-B. Blache. En 1825, il fut engagé comme premier danseur au Théâtre de la Porte-St.-Martin. Il remporta de grands succèsLire la suite…, musique de M. Théodore Labarre. Début de Mme RosatiRosati, CarolinaCarolina Rosati, née Galetti (Bologna, 13 décembre 1826 – Vallauris/Alpes maritimes, 18 mai 1905), danseuse. Elle étudia avec Carlo Blasis et débuta sur scène à l’age de sept ans. Elle se produisit dans plusieurs villes d’Italie (Rome, Trieste, Parme) avant d’affirmer sa renommée à lLire la suite…. —Théâtre-Lyrique : Reprise des Amours du DiableAmours du Diable, LesLes Amours du Diable, opéra-comique en quatre actes sur un livret de Henri de Saint-Georges mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 24 août 1863.Lire la suite…. — Salle Herz : Les AiglesAigles, LesLes Aigles, héroïde lyrique en un acte sur un livret de Hermann Ducasse mis en musique par Hippolyte-André-Jean-Baptiste Chélard créé posthumément dans une version traduite en italien par Marco Marcelliano Marcello, sous le titre de Le Aquile romane, au Théâtre de la Scala de Milan le 10 mLire la suite…, héroïde lyrique, paroles de M. Hermann Du CasseDu Casse, HermannIl n’y a pas encore de descriptionLire la suite…, musique de M. ChelardChelard, Hippolyte-Andre-Jean-BaptisteHippolyte-André-Jean-Baptiste Chelard (Paris, 1er février 1789 – Weimar, 12 février 1861), compositeur. Il étudia au Conservatoire le violon avec Rodolphe Kreutzer et la composition avec François-Joseph Gossec et obtint le premier Prix de Rome en 1811. En Italie, il étudia avec Zingarelli etLire la suite…. — Théâtre des Variétés : PépitoPepitoPepito, opéra-comique en un acte sur un livret de Léon Battu et Jules Moinaux  mis en musique par Jacques Offenbach et créé au Théâtre des Variétés le 28 octobre 1853.Lire la suite…, opéra-comique en un acte, paroles de M. Léon BattuBattu, LéonLéon Battu (Paris, ? 1827 – Paris, 22 novembre 1857), vaudevilliste. Il était le fils du violoniste et second chef d’orchestre de l’orchestre de l’Opéra de Paris, Pantaléon Battu, et le frère de la soprano Marie Battu. Léon Battu écrivit de nombreux livrets d’ouvrages légers, seuLire la suite…, musique de M. OffenbachOffenbach, JacquesJacques Offenbach (Cologne, 20 juin 1819 – Paris, 5 octobre 1880), violoncelliste et compositeur. Il se produisait dans les salons et en concerts lorsqu’Arsène Houssaye, qui voulait réformer l’orchestre du Théâtre-Français, lui offrit, par contrat signé le 30 juillet 1850, le poste de chLire la suite…. —Nouvelles musicales.


De Rome au Mexique il n’y a qu’un pas, et l’administration de l’Opéra, toujours empressée à flatter les manies des habitués de l’orchestre, venait à peine d’attacher le cothurne aux pieds de Mme Guy-StéphanGuy-Stephan, MarieMarie-Antoinette Guy-Stéphan (Paris, 18 novembre 1818 – Paris, 21 aout 1873), ballerine. Elle fut engagée à l’Opéra de Paris de 1840 à 1841 puis à Londres de 1841 à 1843. Elle diffusa le ballet romantique à travers l’Europe en tournées à Barcelone en 1849, à Madrid et à Londres en 1Lire la suite…, qu’elle jetait une mantille sur les épaules de Mme RosatiRosati, CarolinaCarolina Rosati, née Galetti (Bologna, 13 décembre 1826 – Vallauris/Alpes maritimes, 18 mai 1905), danseuse. Elle étudia avec Carlo Blasis et débuta sur scène à l’age de sept ans. Elle se produisit dans plusieurs villes d’Italie (Rome, Trieste, Parme) avant d’affirmer sa renommée à lLire la suite…. Quelques jours lui ont suffi pour passer de la villa du consul Messala dans l’habitation du planteur Cavallinès et faire succéder aux tuniques des vestales et aux toges de sénateurs le costume plus pittoresque des esclaves, des colons et des boucaniers du nouveau monde. Ælya et MysisAelia et MysisAelia et Mysis, ballet-pantomime en deux actes sur un livret et une chorégraphie de Joseph Mazillier mis en musique par Henri Potier et créé à l’Opéra de Paris le 21 septembre 1853.Lire la suite…, malgré les pompes d’une riche mise en scène et les danses lascives de l’atellane, avait un parfum classique bon tout au plus à être apprécié par des professeurs universitaires et des écoliers en vacances ; dans JovitaJovita ou les boucaniersJovita ou Les Boucaniers, ballet-pantomime en trois tableaux sur un livret et une chorégraphie de Joseph Mazilier et une musique de Théodore Labarre créé à l’Opéra de Paris le 11 novembre 1853.Lire la suite…, les forêts vierges, la végétation des tropiques et les pics escarpés des Cordillères, les belles créoles bercées dans leurs hamacs, à l’ombre des palmiers, des lianes et des baobabs, forment un tableau dont les couleurs vivaces et sensuelles excitent d’une manière plus passionnée la sympathie des véritables amateurs de l’art chorégraphique. Le ballet romain n’avait été qu’applaudi ; le ballet mexicain a été lorgné avec enthousiasme, et là est le vrai succès. Voici en quelques lignes la fable inventée par M. MazillierMazilier, JosephJoseph Mazillier (Marseille, 13 mars 1797 – Paris, 19 mai 1868), danseur, chorégraphe. Il débuta à Lyon puis fut engagé à Bordeaux où il travailla sous la direction de J.-B. Blache. En 1825, il fut engagé comme premier danseur au Théâtre de la Porte-St.-Martin. Il remporta de grands succèsLire la suite…, fable assez simple et assez facile à comprendre pour que nous puissions en faire l’analyse sans le secours du livret, impôt sous forme de brochure que la veuve Jonas lève habituellement sur l’inintelligence de la critique.

L’action se passe à Mexico au commencement du dix-septième siècle ; le premier acte nous montre l’habitation de don José Cavallinès dans laquelle un troupeau d’esclaves est occupé aux préparatifs de la fête qui doit surprendre le réveil de Jovita, la fille du planteur. Des guirlandes de fleurs serpentent le long des murailles, et des mâts pavoisés de longs rubans supportent un écusson sur lequel est écrit le nom de Jovita ; la jeune créole paraît, et après avoir embrassé son père elle témoigne aux esclaves qui l’entourent et lui présentent des bouquets, combien elle est touchée de leurs attentions délicates. Cette scène de famille est interrompue par un roulement de tambour d’abord, et ensuite par l’arrivée d’un détachement de soldats espagnols, conduits par le lieutenant Altamirano, jeune officier de marine qui porte un pantalon de casimir blanc et des bottes à la Souvarow. L’avis suivant est appliqué sur un poteau planté devant la case des esclaves : « Le vice-roi promet une récompense de deux cents onces d’or à celui qui délivrera le Mexique de Zubillaga, chef des boucaniers, qui, chaque jour, commet de nouveaux crimes. » Nous copions textuellement la pancarte. Altamirano, après avoir fait signe à ses soldats de s’éloigner, salue galamment Jovita et lui parle d’amour dans le langage mimique le plus expressif ; mais elle le repousse en lui montrant l’écusson sur lequel son nom est écrit, ce qui veut dire que c’est aujourd’hui sa fête et qu’Altamirano ne s’en est pas souvenu. Le jeune homme balbutie une excuse qui n’est pas acceptée et les deux amants se séparent, fort irrités l’un contre l’autre. Voici venir un homme couvert de haillons, qui porte une longue barbe blanche, de longs cheveux gris, dont le dos est voûté et la démarche chancelante ; cet homme est un vieillard. Il demande l’hospitalité et on la lui accorde parce qu’il paraît honnête et que personne ne se défie de lui. Tout à coup ses yeux s’arrêtent sur l’affiche et le nom de Zubillaga le fait tressaillir. Pendant que les invités à la fête passent dans la salle du festin, Altamirano s’approche de Cavallinès et le prévient qu’il a à l’entretenir confidentiellement ; le mendiant ne quitte pas la place où il s’est assis. « Monsieur, vous avez une fille ? – Parbleu, Monsieur, je le sais bien ! » Mais comme le planteur trouve la position de l’officier peu à la hauteur de ses prétentions, il l’engage à monter en grade avant de solliciter la main de Jovita. Pour toute réponse Altamirano, avec un geste plein d’une véritable fierté espagnole, montre l’affiche concernant le chef des boucaniers, jure de l’exterminer lui et sa bande et de mériter par cette action d’éclat les épaulettes de capitaine. En entendant ce serment, le mendiant, jusque-là immobile, s’avance vers le hardi marin et lui propose de le guider dans sa périlleuse entreprise ; il connaît la retraite presque inaccessible de Zubillaga ; un hasard lui a fait découvrir. Altamirano accepte l’offre du vieillard, et le départ aura lieu au coucher du soleil. Le mendiant sort après avoir promis solennellement de revenir à l’heure convenue. Des groupes de danseurs se forment sur le devant de 1’habitation ; maîtres et esclaves s’ébattent joyeusement, sans se douter qu’ils ont une épée de Damoclès suspendue sur leur tête ; Jovita admirant l’intrépidité de son fiancé, lui pardonne son manque de courtoisie, et pour lui porter bonheur dans l’expédition qu’il va diriger contre le féroce boucanier, elle lui passe un anneau au doigt. Le mendiant reparaît ; il a remplacé sa besace par une longue rapière qui pend à sa ceinture. « Partons, dit l’officier. – C’est inutile, répond l’homme à la longue barbe ; je vous ai promis de vous conduire auprès de Zubillaga : je tiens ma parole, Zubillaga est devant vous. » Puis se débarrassant de ses haillons et de sa perruque, redressant son dos voûté et tirant la lame hors du fourreau, il se campe fièrement devant Altamirano et le provoque. Les mousquets des soldats vont faire feu sur le bandit, mais le lieutenant les écarte et fait comprendre à sa troupe qu’il vaut bien mieux remettre Zubillaga vivant aux mains du vice-roi. Avant que les soldats aient eu le temps de s’emparer de lui, Zubillaga a tiré de sa trompe un son sinistre, et aussitôt une bande de boucaniers, accourant à ce signal de leur chef, se répandent dans l’habitation, garrottent les esclaves, désarment les soldats et ne respectent que les musiciens de l’orchestre. Quant aux invités, « ils ne dansent plus ! » En souvenir de l’hospitalité qu’il a reçue de Cavallinès, Zubillaga consent à ne pas l’emmener au sommet des Cordillères et il l’attache à un arbre, pour le mettre dans l’impossibilité de le suivre ; puis, arrachant l’inscription qui met sa tête à prix, le boucanier la remplace par une autre dans laquelle il annonce au vice-roi que lui, Zubillaga, ne délivrera le lieutenant Altamirano que contre une rançon de quatre cents onces d’or. Pour paraître plus généreux et par déférence sans doute pour le caractère de l’officier, Zubillaga a doublé la somme. De Jovita, personne ne s’en est inquiété, et la jeune fille a assisté à cette scène de pillage et de violence, blottie sous des nattes que les bandits ne se sont pas souciés d’emporter. Restée seule avec son père, elle détache ses liens, s’arme d’un poignard et jure de délivrer Altamirano et tous les siens. La toile tombe sur ce serment de la belle créole.

Au deuxième tableau, nous sommes dans la grotte de Zubillaga ; cette grotte n’a pas d’issue : les rochers qui la forment sont coupés à pic et aboutissent à un abîme. Les bandits n’ont gardé que quelques-uns de leurs prisonniers ; le reste a été vendu comme du bétail. Altamirano a l’air fort triste, ne voyant pas poindre la rançon qui doit payer sa liberté ; les boucaniers boivent et s’enivrent ; les sentinelles échelonnées sur les rochers veillent afin d’éviter une surprise. L’une d’elles fait un geste d’inquiétude et signale une femme à l’horizon. Cette femme, c’est Jovita, qui entre bientôt dans la caverne, déguisée en gitana, un tambour de basque à la main. Les boucaniers l’entourent et la trouvent fort belle ; Altamirano la reconnaît, mais la jeune fille lui ordonne de dissimuler, le moment de la délivrance n’étant pas encore venu. Chacun des boucaniers voudrait bien posséder Jovita ; l’autorité du chef est sur le point d’être méconnue, et celui-ci, sentant gronder l’orage, a recours à une ruse pour tromper la convoitise de ses soldats : il leur propose de placer leurs noms dans un chapeau et de laisser Jovita à celui qui sera favorisé par le sort. La proposition acceptée, Zubillaga se fait un pupitre d’un baril de poudre qui est auprès de lui et écrit son nom sur chaque bulletin ; les bandits le regardent, mais ne se doutent nullement de la supercherie. Ils sont illettrés ! Pendant les préparatifs de cette loterie, dont elle est l’enjeu, Jovita s’approche du chef des boucaniers, coupe avec son poignard les cordons de la poire à poudre qui pend à sa ceinture, et en renverse le contenu de la base du baril à l’autre extrémité de la grotte ; elle dit tout bas, à Altamirano, que l’heure de la vengeance vient enfin de sonner, et elle fait placer les prisonniers derrière un bloc de rocher qui doit les garantir de l’explosion ; puis elle met le feu à la traînée de poudre. Un horrible craquement se fait entendre : les boucaniers et leur chef sont ensevelis sous les décombres ; les prisonniers sont sains et saufs. Ils se jettent à genoux et chantent un hymne de reconnaissance à l’Eternel ; en ce moment-là la chorégraphie et la pantomime montrent qu’elles ne sont pas impuissantes à traduire les élans religieux de la prière.

Le troisième tableau, c’est le triomphe de Jovita. Le vice-roi donne un bal dans son palais pour célébrer la victoire remportée par la fille de Cavallinès sur les boucaniers ; la belle créole arrive dans un char traîné par quatre chevaux blancs ; son entrée est annoncée par le carillon des cloches, le bruit des fanfares et les salves de l’artillerie ; les autorités de la ville lui font cortège ; de jeunes filles, vêtues de blanc, jettent des fleurs sur le chemin de la triomphatrice. Le vice-roi la reçoit debout, tête nue, et lui remet la seule récompense qu’elle ait demandée : le brevet de capitaine de son Altamirano, son fiancé et bientôt son époux.

Le quatrième tableau, c’est le rappel de tous les acteurs, et plus particulièrement de Mme RosatiRosati, CarolinaCarolina Rosati, née Galetti (Bologna, 13 décembre 1826 – Vallauris/Alpes maritimes, 18 mai 1905), danseuse. Elle étudia avec Carlo Blasis et débuta sur scène à l’age de sept ans. Elle se produisit dans plusieurs villes d’Italie (Rome, Trieste, Parme) avant d’affirmer sa renommée à lLire la suite…, qui, à peine parue, disparaît sous une pluie de bouquets, lesquels, lancés quelquefois par des mains maladroites, n’en arrivent pas moins à leur adresse. Nous nous souvenons du succès de Mme RosatiRosati, CarolinaCarolina Rosati, née Galetti (Bologna, 13 décembre 1826 – Vallauris/Alpes maritimes, 18 mai 1905), danseuse. Elle étudia avec Carlo Blasis et débuta sur scène à l’age de sept ans. Elle se produisit dans plusieurs villes d’Italie (Rome, Trieste, Parme) avant d’affirmer sa renommée à lLire la suite…, dans le ballet de la TempestaTempesta, LaLa Tempesta, opéra en deux actes sur un livret en italien d’Eugène Scribe, d’après l’œuvre éponyme de Shakespeare,  mis en musique par Fromental Halévy et créé  au Her Majesty’s Theatre à Londres le 14 juin 1850. L’œuvre fut représentée au Théâtre-Italien de Paris le 25 féLire la suite…, opéra de M. HalévyHalévy, Jacques-Fromental-ÉlieJacques-Fromental-Élie Halévy (Paris, 27 mai 1799 – Nice, 12 mars 1862), compositeur. Il étudia la composition au Conservatoire de Paris avec Cherubini et Méhul et obtint le Prix de Rome en 1819. Il débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1827 avec L’Artisan et produisit à ce théâtrLire la suite…, joué au Théâtre-Italien pendant la direction de M. Lumley Lumley, BenjaminBenjamin Levi [Levy], dit Lumley (Birmingham, 1810 – Londres, 17 mars 1875), impresario. Après des études de droit, il travailla dans une étude d’avocat et dut s’occuper de la banqueroute du directeur de l’opéra-italien au King’s Theater (devenu Her Majesty Theater en 1837), dont il tiLire la suite…; ce succès n’est pas à comparer à celui que la charmante danseuse vient d’obtenir dans le ballet que M. MazillierMazilier, JosephJoseph Mazillier (Marseille, 13 mars 1797 – Paris, 19 mai 1868), danseur, chorégraphe. Il débuta à Lyon puis fut engagé à Bordeaux où il travailla sous la direction de J.-B. Blache. En 1825, il fut engagé comme premier danseur au Théâtre de la Porte-St.-Martin. Il remporta de grands succèsLire la suite… a composé tout exprès pour ses débuts ; les plus fins connaisseurs placent aujourd’hui le nom de Mme RosatiRosati, CarolinaCarolina Rosati, née Galetti (Bologna, 13 décembre 1826 – Vallauris/Alpes maritimes, 18 mai 1905), danseuse. Elle étudia avec Carlo Blasis et débuta sur scène à l’age de sept ans. Elle se produisit dans plusieurs villes d’Italie (Rome, Trieste, Parme) avant d’affirmer sa renommée à lLire la suite… à côte des célébrités du genre non loin de ceux de Fanny Elssler et de Carlotta GrisiGrisi, CarlottaCarlotta Grisi (Visinida, 28 juin 1819 – St. Jean près Genève, 20 mai 1899), danseuse. Elle étudia à l’école de ballet de la Scala à Milan et fut découverte par le danseur Jules Perrot qui l’introduisit à l’Opéra de Paris. Elle y débuta en 1841 en créant Giselle où elle fit sensationLire la suite….

Si l’on veut connaître notre opinion sur le ballet de JovitaJovita ou les boucaniersJovita ou Les Boucaniers, ballet-pantomime en trois tableaux sur un livret et une chorégraphie de Joseph Mazilier et une musique de Théodore Labarre créé à l’Opéra de Paris le 11 novembre 1853.Lire la suite…, nous dirons que cela ne vaut pas le Diable à quatreDiable à Quatre, LeLe Diable à quatre, ballet-pantomime en deux actes sur un livret d’Adolphe de Leuven et Joseph Mazilier, une chorégraphie de Joseph Mazillier et une musique d’Adolphe Adam créé à l’Opéra de Paris le 11 août 1845.Lire la suite…, la SylphideSylphide, LaLa Sylphide, ballet en deux actes sur un livret d’Adolphe Nourrit, une chorégraphie de Filippo Taglioni et une musique de Jean-Madeleine Schneitzhoeffer créé à l’Opéra de Paris le 12 mars 1832.Lire la suite…, la Fille mal gardéeFille mal gardée, LaLa Fille mal gardée, ballet-pantomime en deux actes sur un livret de Jean Bercher Dauberval, une chorégraphie de Jean Aumer et une musique de Ferdinand Hérold créé à l’Opéra de Paris le 17 novembre 1828.Lire la suite…, la Jolie Fille de GandJolie Fille de Gand, LaLa Jolie Fille de Gand, ballet-pantomime en trois actes sur un livret de Henri de Saint-Georges, une chorégraphie d’Albert Decombe et une musique de Adolphe Adam créé à l’Opéra de Paris le 22 juin 1842.Lire la suite…, que cela ne vaut pas surtout Giselle GiselleGiselle, ballet fantastique en deux actes sur un livret de Théophile Gautier et Henri de Saint-Georges, une chorégraphie de Jean Coralli et une musique d’Adolphe Adam, créé à l’Opéra de Paris le 28 juin 1841.Lire la suite…; mais M. MazillierMazilier, JosephJoseph Mazillier (Marseille, 13 mars 1797 – Paris, 19 mai 1868), danseur, chorégraphe. Il débuta à Lyon puis fut engagé à Bordeaux où il travailla sous la direction de J.-B. Blache. En 1825, il fut engagé comme premier danseur au Théâtre de la Porte-St.-Martin. Il remporta de grands succèsLire la suite… n’a sans doute pas la prétention d’être poëte et d’avoir de l’esprit comme M. de Saint-GeorgesSaint-Georges, Jules-Henri Vernoy deJules-Henri Vernoy de Saint-Georges (Paris, 7 novembre 1799 – Paris, 23 décembre 1875), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit d’abord un roman puis il se tourna vers la scène et écrivit plusieurs comédies, drames et vaudevilles et produisit pendant cinquante ans des livrets d’opéras eLire la suite…, quand M. de Saint-GeorgesSaint-Georges, Jules-Henri Vernoy deJules-Henri Vernoy de Saint-Georges (Paris, 7 novembre 1799 – Paris, 23 décembre 1875), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit d’abord un roman puis il se tourna vers la scène et écrivit plusieurs comédies, drames et vaudevilles et produisit pendant cinquante ans des livrets d’opéras eLire la suite… a pour collaborateur Théophile GautierGautier, TheophileThéophile Gautier ( Tarbes, 30 aout 1811 – Paris, 23 mai 1872), écrivain, journaliste. Il fit ses études à Paris où il se lia d’amitié avec Gérard Nerval et fut un grand défenseur de Victor Hugo. Pour Gauthier, la musique, la peinture et la poésie étaient les éléments fondamentaux dLire la suite….

L’administration de l’Opéra donnait trois semaines à M. AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite… pour écrire la musique de JovitaJovita ou les boucaniersJovita ou Les Boucaniers, ballet-pantomime en trois tableaux sur un livret et une chorégraphie de Joseph Mazilier et une musique de Théodore Labarre créé à l’Opéra de Paris le 11 novembre 1853.Lire la suite…, et M. AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite… a refusé ; elle n’en a pas donné davantage à M. LabarreLabarre, Théodore-François-Joseph Berry dit ThéodoreJoseph-François-Théodore Berry dit Labarre (Paris, 23[24] mars 1805 – Paris, 9 mars 1870), harpiste et compositeur. Il étudia la harpe au Conservatoire de Paris avec François-Joseph Naderman et Nicolas-Charles Bochsa, l’harmonie avec Victor Dourlen et la composition avec François-Adrien BoiLire la suite…, et M. LabarreLabarre, Théodore-François-Joseph Berry dit ThéodoreJoseph-François-Théodore Berry dit Labarre (Paris, 23[24] mars 1805 – Paris, 9 mars 1870), harpiste et compositeur. Il étudia la harpe au Conservatoire de Paris avec François-Joseph Naderman et Nicolas-Charles Bochsa, l’harmonie avec Victor Dourlen et la composition avec François-Adrien BoiLire la suite… a accepté. Pour un musicien qui a envie de faire, la question de temps n’est rien ; pour un musicien qui a envie de bien faire, la question de temps est tout. Il y a fort peu de jolis motifs dans la partition du nouveau ballet ; l’orchestration n’en est pas très-richement colorée et le travail presque continuel du quatuor n’est pas assez intéressant pour qu’on ne regrette pas ça et là l’absence trop fréquente des instruments de la petite harmonie. Nous sommes fâché de n’avoir pas plus d’éloges à adresser à M. LabarreLabarre, Théodore-François-Joseph Berry dit ThéodoreJoseph-François-Théodore Berry dit Labarre (Paris, 23[24] mars 1805 – Paris, 9 mars 1870), harpiste et compositeur. Il étudia la harpe au Conservatoire de Paris avec François-Joseph Naderman et Nicolas-Charles Bochsa, l’harmonie avec Victor Dourlen et la composition avec François-Adrien BoiLire la suite…, que nous savons être un harpiste de premier ordre et un compositeur de talent.

On ne compte que quatre nègres dans le ballet américain de M. Mazillier Mazilier, JosephJoseph Mazillier (Marseille, 13 mars 1797 – Paris, 19 mai 1868), danseur, chorégraphe. Il débuta à Lyon puis fut engagé à Bordeaux où il travailla sous la direction de J.-B. Blache. En 1825, il fut engagé comme premier danseur au Théâtre de la Porte-St.-Martin. Il remporta de grands succèsLire la suite…; ce sont : MM. DuhamelDuhamel, ErnestErnest Duhamel (? – ?), danseur fit partie de la troupe de ballet de l’Opéra de Paris de 1848 à 1858. Il fut appelé sous les drapeaux en Algérie de 1858 à 1863. Il demanda alors à être réintégré dans le corps de ballet de l’Opéra de Paris.  Son frère, Alphonse Duhamel ( ? – ?), daLire la suite…, BarbierBarbier, Mr.Barbier ( ? – ?), danseur. Il fit partie de la troupe de ballet de l’Opéra de Paris.Lire la suite…, MichautMichaux, Pierre-VictorPierre-Victor Michaux (Nevers, 11 février 1837 – Paris, 8 août 1878), danseur. Il  fut engagé le 1er février 1854 dans la troupe de ballet de l’Opéra de Paris, où il demeura jusqu’au 1er février 1874, lorsqu’il prit sa retraite.Lire la suite… et PissarelloPissarello, Mr.Pissarello ( ? – ?), danseur. Il fit partie de la troupe de ballet de l’Opéra de Paris.Lire la suite…. Les décorations sont de MM. Despléchin, Cambon et Thierry.

L’Opéra a engagé à cent mille francs par an Mlle Sophie CruvelliCruvelli, SophieJeanne-Sophie-Charlotte Cruwell dite Sophie Cruvelli (Bielefeld/Allemagne, 12 mars 1826 – Monte-Carlo, 6 novembre 1907), soprano. Elle étudia le chant avec Giulio Marco Bordogni à Paris et Francesco Lamperti à Milan. Elle fit son début au Théâtre La Fenice de Venise en 1847 et au Théâtre-ItaLire la suite…, qui doit jouer le principal rôle dans la Nonne sanglanteNonne sanglante, LaLa Nonne sanglante, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugène Scribe et de Germain Delavigne mis en musique par Charles Gounod, créé à l’Opéra de Paris le 18 octobre 1854.Lire la suite… de M. Gounod, à moins qu’elle ne préfère débuter dans JérusalemJérusalemJérusalem, opéra en quatre actes sur un livret d’Alphonse Royer et Gustave Vaëz, mis en musique par Giuseppe Verdi, créé à l’Opéra de Paris le 26 novembre 1847. C’est l’adaptation en Français de l’œuvre de Giuseppe Verdi, I Lombardi alla prima crociata, sur un livret de TemistoclLire la suite… ou dans la VestaleVestale, LaLa Vestale, tragédie lyrique en trois actes sur un livret d’Etienne de Jouy mis en musique par Gaspare Spontini et créé à l’Opéra de Paris le 11 décembre 1807.Lire la suite…, de Spontini, ce qui est bien possible.

Le Théâtre-Lyrique vient de reprendre les Amours du DiableAmours du Diable, LesLes Amours du Diable, opéra-comique en quatre actes sur un livret de Henri de Saint-Georges mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 24 août 1863.Lire la suite… de M. Grisar ; nous ne referons pas l’analyse de cet ouvrage, mais nous répéterons que le trio final est une des plus belles inspirations dramatiques que nous connaissions ; ce trio serait applaudi à l’Opéra comme il l’est au théâtre de M. SévesteSéveste, JulesDésiré-Henri-Jules Séveste (Paris, 19 mars 1803 – Meudon, 30 juin 1854), directeur. Fils de Pierre Séveste, en 1822 il se joignit à son père qui dirigeait le théâtre de Saint-Cloud. Avec son frère, Edmond Séveste, il fonda le Théâtre de Belleville en 1828 et obtint le privilège de prLire la suite… [Seveste] ; il est fâcheux qu’à la suite de cette scène si émouvante et traitée avec un talent si élevé le compositeur fasse chanter dans la coulisse une sorte de cantique céleste dont le motif rappelle la chanson de Frédéric Bérat :

Adieu, mon fils, adieu !

Bonne espérance !

Mme ColsonColson, Pauline DésiréePauline-Désirée Dejon épouse Colson (Belgique, ca. 1828 – Milan, 1904), soprano. Elle débuta à La Haye sous le nom de Pauline Marchand. Elle épousa en 1850 le ténor Charles-Alexandre Colson et fit carrière sous le nom de Mme Colson. Elle fut engagée au Théâtre-Lyrique de Paris en 1852 eLire la suite… a été plus belle et plus applaudie qu’elle ne l’avait jamais été dans ce rôle de Satan qui met si bien en relief ses brillantes qualités de comédienne et de cantatrice. La voix de Mme ColsonColson, Pauline DésiréePauline-Désirée Dejon épouse Colson (Belgique, ca. 1828 – Milan, 1904), soprano. Elle débuta à La Haye sous le nom de Pauline Marchand. Elle épousa en 1850 le ténor Charles-Alexandre Colson et fit carrière sous le nom de Mme Colson. Elle fut engagée au Théâtre-Lyrique de Paris en 1852 eLire la suite… (peut-être ces perfectionnements sont-ils dûs à un repos tant soit peu prolongé), a acquis une souplesse, une vibration et une étendue qu’elle n’avait pas autrefois au même degré ; aujourd’hui, Mme ColsonColson, Pauline DésiréePauline-Désirée Dejon épouse Colson (Belgique, ca. 1828 – Milan, 1904), soprano. Elle débuta à La Haye sous le nom de Pauline Marchand. Elle épousa en 1850 le ténor Charles-Alexandre Colson et fit carrière sous le nom de Mme Colson. Elle fut engagée au Théâtre-Lyrique de Paris en 1852 eLire la suite… est une artiste qui n’a beaucoup de rivales sur aucune scène lyrique, et nous ne savons pas pourquoi le théâtre du boulevard du Temple ne lui fait pas l’honneur d’inscrire en lettres moins microscopiques son nom sur l’affiche. Cet honneur étant réservé aux premiers sujets, il appartient de droit à Mme ColsonColson, Pauline DésiréePauline-Désirée Dejon épouse Colson (Belgique, ca. 1828 – Milan, 1904), soprano. Elle débuta à La Haye sous le nom de Pauline Marchand. Elle épousa en 1850 le ténor Charles-Alexandre Colson et fit carrière sous le nom de Mme Colson. Elle fut engagée au Théâtre-Lyrique de Paris en 1852 eLire la suite…, et nous le réclamons pour elle de la justice et de la courtoisie de M. SévesteSéveste, JulesDésiré-Henri-Jules Séveste (Paris, 19 mars 1803 – Meudon, 30 juin 1854), directeur. Fils de Pierre Séveste, en 1822 il se joignit à son père qui dirigeait le théâtre de Saint-Cloud. Avec son frère, Edmond Séveste, il fonda le Théâtre de Belleville en 1828 et obtint le privilège de prLire la suite…. Avec Mme ColsonColson, Pauline DésiréePauline-Désirée Dejon épouse Colson (Belgique, ca. 1828 – Milan, 1904), soprano. Elle débuta à La Haye sous le nom de Pauline Marchand. Elle épousa en 1850 le ténor Charles-Alexandre Colson et fit carrière sous le nom de Mme Colson. Elle fut engagée au Théâtre-Lyrique de Paris en 1852 eLire la suite… dans les Amours du DiableAmours du Diable, LesLes Amours du Diable, opéra-comique en quatre actes sur un livret de Henri de Saint-Georges mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 24 août 1863.Lire la suite… ou dans toute autre pièce, et Mme CabelCabel, Marie-JosèpheMarie-Josèphe Dreullette épouse Cabel (Liège, 31 janvier 1827 – Maisons-Laffitte, 23 mai 1885), soprano. Elle étudia à Liège avec Bouillon et à Bruxelles avec Ferdinand Cabel et Georges Cabel. Elle épousa ce dernier en 1847. Durant son année d’études au Conservatoire de Paris (1848/49)Lire la suite… dans Le Bijou perdu, la fortune du Théâtre-Lyrique est pour longtemps assurée, et la foule en connaît maintenant le chemin. — Un chemin que l’on paraît avoir oublié, c’est celui de la salle Ventadour qui a fait sa réouverture à huis-clos, sans tambour ni trompette ; nous avons lu sur les affiches qu’on y avait déjà donné CenerentolaCenerentola, LaLa Cenerentola ossia la bontà in trionfo (Cendrillon ou  La Bonté triomphante), dramma giocoso en deux actes sur un livret en italien de Jacopo Ferretti mis en musique par Gioachino Rossini et créé au Théâtre Valle à Rome le 25 janvier 1817.Lire la suite… et Lucrezia BorgiaLucrezia BorgiaLucrezia Borgia, opéra en un prologue et deux actes sur un livret en italien de Felice Romani mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre de La Scala de Milan le 26 décembre 1833 et au Théâtre-Italien de Paris le 31 octobre 1840.Lire la suite….

Il est arrivé dernièrement à Paris un compositeur français qui, après avoir obtenu le premier prix de l’Institut, il y a de cela quelque vingt ans, est parti pour l’Allemagne où il s’est acquis une certaine réputation et où son talent est fort estimé. Ce compositeur se nomme ChelardChelard, Hippolyte-Andre-Jean-BaptisteHippolyte-André-Jean-Baptiste Chelard (Paris, 1er février 1789 – Weimar, 12 février 1861), compositeur. Il étudia au Conservatoire le violon avec Rodolphe Kreutzer et la composition avec François-Joseph Gossec et obtint le premier Prix de Rome en 1811. En Italie, il étudia avec Zingarelli etLire la suite…, tout simplement ; mais à l’accueil qui lui a été fait ici par les critiques, ses juges, par les musiciens, ses confrères, et par le public, il est aisé de comprendre qu’aux yeux de tout ce monde-là, M. ChelardChelard, Hippolyte-Andre-Jean-BaptisteHippolyte-André-Jean-Baptiste Chelard (Paris, 1er février 1789 – Weimar, 12 février 1861), compositeur. Il étudia au Conservatoire le violon avec Rodolphe Kreutzer et la composition avec François-Joseph Gossec et obtint le premier Prix de Rome en 1811. En Italie, il étudia avec Zingarelli etLire la suite… a perdu sa qualité de Français, qu’il est Allemand comme Meyerbeer et que c’est par pure modestie qu’il ne se fait pas appeler Van Chelard. L’héroïde lyrique intitulée les AiglesAigles, LesLes Aigles, héroïde lyrique en un acte sur un livret de Hermann Ducasse mis en musique par Hippolyte-André-Jean-Baptiste Chélard créé posthumément dans une version traduite en italien par Marco Marcelliano Marcello, sous le titre de Le Aquile romane, au Théâtre de la Scala de Milan le 10 mLire la suite…, que M. ChelardChelard, Hippolyte-Andre-Jean-BaptisteHippolyte-André-Jean-Baptiste Chelard (Paris, 1er février 1789 – Weimar, 12 février 1861), compositeur. Il étudia au Conservatoire le violon avec Rodolphe Kreutzer et la composition avec François-Joseph Gossec et obtint le premier Prix de Rome en 1811. En Italie, il étudia avec Zingarelli etLire la suite… a fait exécuter la semaine dernière dans les salons de M. Herz, est une composition fort savante, à laquelle nous ne reprocherons qu’une trop grande unité dans la forme et un peu de monotonie dans le style ; M. ChelardChelard, Hippolyte-Andre-Jean-BaptisteHippolyte-André-Jean-Baptiste Chelard (Paris, 1er février 1789 – Weimar, 12 février 1861), compositeur. Il étudia au Conservatoire le violon avec Rodolphe Kreutzer et la composition avec François-Joseph Gossec et obtint le premier Prix de Rome en 1811. En Italie, il étudia avec Zingarelli etLire la suite… manie l’orchestre comme les plus grands maîtres ; entre ses mains habiles, cet instrument formé de tous les instruments vibre avec une puissance, chante avec une précision et un charme qui nous ont frappé d’admiration ; seulement la salle Herz est bien petite pour servir de cadre à une pareille œuvre ; au moment où les deux orchestres (musiciens militaires et musiciens civils) jouent ensemble la grande marche qui sert de lever de rideau à l’épopée romaine, nous aurions souhaité être à l’Hippodrome, au Cirque-Olympique ou au Champ-de-Mars, et nous y aurions peut-être gagné quelque beau décor qui nous eût décrit mieux encore que la musique et le libretto la mémorable légende rimée avec tant de verve, de chaleur et de délicates intentions par M. Hermann Du CasseDu Casse, HermannIl n’y a pas encore de descriptionLire la suite….

Comme mélodiste M. ChelardChelard, Hippolyte-Andre-Jean-BaptisteHippolyte-André-Jean-Baptiste Chelard (Paris, 1er février 1789 – Weimar, 12 février 1861), compositeur. Il étudia au Conservatoire le violon avec Rodolphe Kreutzer et la composition avec François-Joseph Gossec et obtint le premier Prix de Rome en 1811. En Italie, il étudia avec Zingarelli etLire la suite… manque un peu d’originalité et, semblable en cela à M. Meyerbeer, il ne dédaigne pas de mélanger parfois les trois écoles, trouvant sans doute qu’il y a du bon dans toutes les trois. En somme si M. ChelardChelard, Hippolyte-Andre-Jean-BaptisteHippolyte-André-Jean-Baptiste Chelard (Paris, 1er février 1789 – Weimar, 12 février 1861), compositeur. Il étudia au Conservatoire le violon avec Rodolphe Kreutzer et la composition avec François-Joseph Gossec et obtint le premier Prix de Rome en 1811. En Italie, il étudia avec Zingarelli etLire la suite… n’est pas un musicien sans défauts, il n’en a pas moins un très-grand talent, et qui sait même si avec plus de défauts nous ne lui aurions pas trouvé du génie ! Dans le cas où M. RoqueplanRoqueplan, Louis-Victor-NestorLouis-Victor-Nestor Roqueplan (Monreal/Aude, 16 septembre 1820 – Paris, 24 avril 1870), journaliste, directeur. Il vint à Paris en 1825 et s’engagea dans une carrière de journaliste. Il fut rédacteur en chef du Figaro où en 1830 il s’opposa aux ordonnances de Charles X. Pour La Presse et au Lire la suite… n’ouvrirait pas les portes de son théâtre au compositeur qui a écrit les AiglesAigles, LesLes Aigles, héroïde lyrique en un acte sur un livret de Hermann Ducasse mis en musique par Hippolyte-André-Jean-Baptiste Chélard créé posthumément dans une version traduite en italien par Marco Marcelliano Marcello, sous le titre de Le Aquile romane, au Théâtre de la Scala de Milan le 10 mLire la suite… et l’opéra de MacbethMacbethMacbeth, tragédie lyrique en trois actes sur un livret de Claude-Joseph Rouget de l’Isle mis en musique par Hippolyte-André-Baptiste Chelard et créé à l’Opéra de Paris le 29 juin 1827.Lire la suite…, M. ChelardChelard, Hippolyte-Andre-Jean-BaptisteHippolyte-André-Jean-Baptiste Chelard (Paris, 1er février 1789 – Weimar, 12 février 1861), compositeur. Il étudia au Conservatoire le violon avec Rodolphe Kreutzer et la composition avec François-Joseph Gossec et obtint le premier Prix de Rome en 1811. En Italie, il étudia avec Zingarelli etLire la suite… recevrait, nous n’en doutons pas, le plus gracieux accueil de M. le directeur de l’Opéra-Comique.

Les Variétés ont donné dernièrement un charmant petit acte de MM. Léon BattuBattu, LéonLéon Battu (Paris, ? 1827 – Paris, 22 novembre 1857), vaudevilliste. Il était le fils du violoniste et second chef d’orchestre de l’orchestre de l’Opéra de Paris, Pantaléon Battu, et le frère de la soprano Marie Battu. Léon Battu écrivit de nombreux livrets d’ouvrages légers, seuLire la suite… et Jacques Offenbach Offenbach, JacquesJacques Offenbach (Cologne, 20 juin 1819 – Paris, 5 octobre 1880), violoncelliste et compositeur. Il se produisait dans les salons et en concerts lorsqu’Arsène Houssaye, qui voulait réformer l’orchestre du Théâtre-Français, lui offrit, par contrat signé le 30 juillet 1850, le poste de chLire la suite…; le sujet est emprunté au romancero espagnol ; il est gai, amusant et écrit d’une manière très-spirituelle et très-littéraire, les deux pouvant quelquefois aller ensemble. La musique est facile à chanter, facile à retenir et orchestrée avec beaucoup de finesse et d’originalité ; le succès a été très-mérité. Pourquoi ce joli petit opérette a-t-il été refusé par M. Perrin Perrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite…? — Probablement parce que M. PerrinPerrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite… n’a pas refusé ColetteColetteColette, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène de Planard mis en musique par Justin Cadaux et créé à l’Opéra-Comique le 20 octobre 1853.Lire la suite….

M. ReberReber, Napoléon-HenriNapoléon-Henri Reber (Mulhouse, 21 octobre 1807 – Paris, 24 novembre 1880), compositeur. Il entra au Conservatoire de Paris en 1828 où il fut l’élève de Lesueur pour la composition. Il fut nommé professeur d’harmonie au Conservatoire en 1851 et de composition en 1862 à la suite d’HalLire la suite… vient d’être nommé membre de l’Institut et occupera le fauteuil laissé vacant par la mort de M. OnslowOnslow, Andre-Georges-LouisAndré-Georges-Louis Onslow (Clermont-Ferrand, 27 juillet 1784 – Clermont-Ferrand, 3 octobre 1853), compositeur. Il étudia le piano avec Jan Ladislas Dussek et la composition avec Antonin Reicha. Principalement connu pour son abondante musique de chambre (37 quatuors, 34 quintettes a cordes, 10 tLire la suite…. La section de peinture, dans laquelle l’auteur du Père GaillardPère Gaillard, LeLe Père Gaillard, opéra-comique en trois actes sur un livret de Thomas Sauvage, mis en musique par Henri Reber, créé à l’Opéra-Comique le 27 septembre 1852. Lire la suite… et de la Nuit de NoëlNuit de Noël, LaLa Nuit de Noël, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe, mis en musique par Henri Reber, créé à l’Opéra-Comique le 9 février 1848.Lire la suite… compte de très-ardents admirateurs de son talent, a voté pour lui en grande majorité ; M. Félicien DavidDavid, Félicien-CésarCésar-Félicien David (Cadenet, 13 avril 1810 – St Germain-en-Laye 29 aout 1876), compositeur. Orphelin à cinq ans, après des études à la maîtrise de la cathédrale St.-Sauveur d’Aix-en-Provence et au collège St.-Louis d’Aix, il entra en 1830 au Conservatoire de Paris dans la classe d’HLire la suite… n’a eu que quatre voix ; nous aimons à croire que ce sont quatre musiciens qui les lui ont données.

Le premier des trois magnifiques concerts que donne annuellement la France musicale aura lieu dans la salle Herz, jeudi, 1er décembre à huit heures du soir. On y entendra Mmes TedescoTedesco, FortunataFortunata Tedesco (Mantoue, 14 décembre 1826 – ?), contralto italienne. Elle débuta à la Scala à Milan en 1844 avant de se produire avec succès sur les scènes italiennes, à Vienne, puis en tournée en Amérique du Nord de 1847 à 1850. Elle fut engagée en 1851 à l’Opéra de Paris, où eLire la suite…, Nantier-DidiéeNantier-Didiée, Constance-Betzy-RosabellaConstance-Betzy-Rosabella Nantier-Didiée (Saint-Denis/ Île de la Réunion, 16 novembre 1831 – Madrid, 4 décembre 1867), mezzo-soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Duprez et obtint le premier prix d’opéra en 1849. Elle fit ses débuts à Turin en 1850 dans La Vestale (MercadLire la suite…, Sophie et Bella Dulken [Sarah-Isabella DulckenDulcken, Sarah-IsabellaSarah-Isabella Dulcken (Londres, 15 mai 1836 – Munich, 1899), pianiste et virtuose du duet-Concertina. Elle étudia le duet-concertina avec Giulio Regondis et se produisit en tournée avec sa sœur, Sophie Dulcken. Installée à Paris, elle y donnera des leçons et épousera en 1864 Johann PhilippLire la suite… et Sophie-Louise Dulcken]Dulcken, Sophie-Louise-AugusteSophie-Louise-Auguste Dulcken (Londres, 6 mars 1835 – ?), pianiste. Elle est la fille de l’organiste Heinrich Dulcken, la petite-fille de la pianiste Sophie Lebrun-Dulcken et par celle-ci l’arrière-petite-fille de la cantatrice Francesca Danzi-Lebrun et de son époux Ludwig August Lebrun, hauLire la suite…, MM. GueymardGueymard, LouisLouis Geymard (Chaponnay/ Isère, 17 août 1822 – Saint-Fargeau, 8 juillet 1880), ténor. Il étudia le chant au Conservatoire de Paris et obtint les 2eme Prix de chant et d’Opéra en 1847. Il débuta à l’Opéra dans le rôle titre de Robert-le-Diable (Meyerbeer) en 1849 et y chanta tous le rLire la suite… et BellettiBelletti, Giovanni BattistaGiovanni Battista Belletti (Sarzana/Italie, 17 février 1813 – Sarzana/Italie, 27 décembre 1890), baryton. Il étudia au Conservatoire de Bologne avec Pilotti et débuta avec éclat en 1837 dans le rôle de Figaro du Barbier de Séville (Rossini) à l’Opéra de Stockholm, où il resta jusqu’en Lire la suite….

Les lecteurs de la Revue de Paris qui s’occupent de musique et qui aiment la bonne musique nous sauront gré de leur donner la liste de quelques-uns des ouvrages les plus en vogue qui sont publiés par l’éditeur L. Mayaud et Ce : six morceaux pour piano par Charles Delioux, entre autres la Valse élégante et les deux Mazurka ; JadisJadisIl n’y a pas encore de descriptionLire la suite…, mélodie originale par Mlle NicoloNicolo-Isouard, Sophie-NicoleSophie-Nicole Nicolo-Isouard (Paris, 27 novembre 1809 – ?), compositeur. Fille du compositeur d’opéras-comiques Nicolas Isouard, dit Nicolo, elle est l’auteur de nombreuses romances.Lire la suite…, et un très-beau duo à quatre mains composé par L. MessemackersMessemackers, LouisLouis Messemackers (Bruxelles, 30 août 1809 – Ixelles/Belgique, 4 mars 1889), compositeur et pianiste. Il fit son apprentissage musical avec son père, le pianiste et compositeur Henri Messemackers, puis il se rendit à Paris à l’âge de dix-huit ans où il étudia le piano avec Liszt et la coLire la suite… sur des motifs de la LucieDuo a quatre mains sur des motifs de LucieIl n’y a pas encore de descriptionLire la suite…. Ajoutons aussi le nom de M. Emile PérierPerrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite… qui a écrit de charmants duos pour piano et violon et celui de M. Léon LangloisLanglois, LéonLéon Langlois (Paris, 18 juillet 1835 – Paris, 10 mars 1901), compositeur, éditeur de musique. Il composa de la musique de salon telle que la Schottisch des Mandarins (1853) pour piano ou la valse chantée Reviens ! sur des paroles de Georges Boyer (1880). Il fut directeur de la maison d’éditioLire la suite…, l’auteur de la Polka des pagesPolka des pagesIl n’y a pas encore de descriptionLire la suite… et de celle intitulée la Fée des roseauxPolka "La Fee des roseaux"Il n’y a pas encore de descriptionLire la suite….