Le Courrier de Paris, 24 janvier 1858, [p. 1-2] (article signé E. Reyer).

Chronique musicale.

Il n’est bruit à l’heure qu’il est, dans le monde du dilettantisme, que de l’immense succès obtenu au Théâtre-Lyrique par le Médecin malgré luiMédecin malgré lui, LeLe Médecin malgré lui, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré d’après de Molière, mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique le 15 janvier 1858.Lire la suite…, arrangé en opéra-comique par MM. Michel CarréCarré, Michel-FlorentinMichel-Florentin Carré (Besançon, 21 octobre 1822 – Paris, 28 juin 1872), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit de nombreux drames, comédies, vaudevilles et livrets principalement en collaboration avec Jules Barbier dont Galathée (Massé), Les Noces de Jeannette (Massé), Les Papillotes Lire la suite… et Jules BarbierBarbier, Paul-JulesPaul-Jules Barbier (Paris, 8 mars 1825 – Paris, 16 janvier 1901), librettiste. Il débuta à la Comédie-Française à l’âge de dix-huit ans avec un intermède : L’Ombre de Molière et un drame : Un Poète. De 1849 à 1872 ,il écrivit en collaboration avec Michel Carré des drames, des comédiLire la suite…, et mis en musique par M. Charles GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…. Le texte a été religieusement respecté, il faut nous hâter de le dire, partout où la nouvelle forme donnée à la comédie de Molière n’a pas nécessité la substitution du vers à la prose. Cela est de bon goût, et l’on sait de reste qu’il n’est pas dans les habitudes de nos arrangeurs, même les plus illustres, d’en agir toujours ainsi envers les vieux maîtres qu’ils rajeunissent ou qu’ils dépouillent, suivant les besoins du moment. Si quelques expressions un peu trop grasses ont été retranchées ça et là, la plupart des spectateurs ont dû s’apercevoir de ces légères coupures et les pardonner à un théâtre qui, s’il a le privilège de tout jouer, n’a peut-être pas le privilège de tout dire. Il paraît que la Comédie-Française se serait d’abord opposée à ce que le Médecin malgré lui Médecin malgré lui, LeLe Médecin malgré lui, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré d’après de Molière, mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique le 15 janvier 1858.Lire la suite…fût représenté au Théâtre-Lyrique ; elle aurait craint avec raison qu’une tentative de ce genre venant à réussir, d’autres tentatives ne suivissent la première, et que peu à peu les meilleures pièces de l’ancien répertoire ne lui fussent empruntées de la même façon. Le Théâtre-Lyrique, tout en protestant de la pureté de ses intentions, aurait répondu qu’une fois n’était pas coutume, et il aurait invoqué de nombreux précédens à l’appui de son acte d’appropriation. En voici quelques exemples que nous trouvons dans la Gazette des Théâtres, un des journaux les plus compétens et les mieux renseignés en matière d’art.

Le 1er décembre 1769 parut à l’Opéra la Psyché [L’Amour et Psyché]Amour et Psyché, L’L’Amour et Psyché est la troisième entrée des Festes de Paphos, ballet héroïque en trois entrées de Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville, créé à l’Opéra le 9 mai 1758. Le livret de L’Amour et Psyché  est de Claude-Henri Fusée de Voisenon. Cette entrée fut très prisée et repriseLire la suite… de MondonvilleMondonville, Jean-Joseph Cassanéa deJean-Joseph Cassanéa de Mondonville (Narbonne, 24 décembre 1715 – Belleville, 8 octobre 1773), compositeur. Il étudia le violon dans sa ville natale et fit ses débuts comme violoniste au concert spirituel à Paris en 1731. Peu après, il publia ses sonates pour violon op.1 (1733), ses sonates Lire la suite…, la même que LullyLully, Jean-BaptisteJean-Baptiste Lully (Florence, 29 novembre 1632 – Paris, 22 mars 1687), compositeur. A l’âge de 13 ans, il est engagé par la duchesse de Montpensier qui voulait apprendre l’Italien. Il apprit le violon, le clavecin et la composition avec Nicolas Metru. La duchesse reconnut ses talents lui peLire la suite… avait déjà mise en musique, l’œuvre collaborative enfin de Molière et de CorneilleCorneille, PierrePierre Corneille (Rouen, 6 juin 1601 – Paris, 1er octobre 1684), auteur dramatique. Il débuta au théâtre avec des comédies dont Mélite (1629) et L’Illusion comique (1635/36). Il devint célèbre avec sa tragi-comédie Le Cid (1637). Se succédèrent alors des tragédies parmi lesquelles HoracLire la suite….

En 1788 l’AmphitryonAmphitryonAmphitryon, opéra en trois actes sur un livret de Michel-Jean Sedaine d’après Molière mis en musique par Modeste Grétry et créé à Versailles le 15 mars 1786 et à l’Opéra de Paris le 15 juillet 1788.Lire la suite…, remanié par SedaineSedaine, Michel-JeanMichel-Jean Sedaine (Paris, 4 juillet 1719 – Paris, 17 mai 1797), librettiste. Un des plus importants librettistes d’opéras-comiques au XVIIIe siècle. Les livrets qu’il écrivit pour Monsigny (On ne s’avise jamais de tout; Le Roi et le fermier; Rose et Colas, Le Déserteur) , Philidor (BlaisLire la suite…, fut joué avec la musique de GrétryGrétry, André-Ernest-ModesteAndré-Ernest-Modeste Grétry (Liège, 11 février 1741 – Montmorency, 24 septembre 1813), compositeur. Il apprit la musique à la maîtrise de la collégiale de Saint-Denis de Liège et reçut des leçons d’harmonie de Renkin et de composition de Moreau. Une bourse de la fondation Darchis lui perLire la suite….

Le Médecin malgré luiMédecin malgré lui, LeLe Médecin malgré lui, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré d’après de Molière, mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique le 15 janvier 1858.Lire la suite…, opéra en trois actes, musique de DésaugiersDesaugiers père, Marc-Antoine-MadeleineMarc-Antoine-Madeleine Désaugiers père (Fréjus, ? 1742 – Paris, 10 septembre 1793), compositeur et librettiste. Il fut successivement maitre de chapelle à Fréjus et directeur du Grand Concert à Marseille. En 1764, il vint à Paris, où il se lia d’amitié avec Gluck. Il traduisit RéflexionsLire la suite…, fut joué le 26 janvier 1792 au théâtre Feydeau.

Un PourceaugnacMonsieur de PourceaugnacMonsieur de Pourceaugnac, opéra-bouffon en trois actes d’après Molière sur des parole ajustées sur la musique de Gioachino Rossini, Luigi Borghi, Giuseppe Mosca et Carl Maria von Weber par Castil-Blaze et créé au Théâtre de l’Odéon à Paris le 24 février 1827.Lire la suite… italien, musique de JadinJadin, Louis-EmmanuelLouis-Emmanuel Jadin, (Versailles, 21 septembre 1768 – Paris, 11 avril 1853), violoniste, claveciniste, pianiste et compositeur. Il étudia le violon avec son père et le clavecin avec son frère, Hyacinthe Jadin. Engagé à l’orchestre du Théâtre de Monsieur en 1789, il y devint premier claveciLire la suite…, fut chanté le 27 avril 1792, par RaffanelliRaffanelli, LuigiLuigi Raffanelli, (Lecce/Italie, 21 mars 1752 – Milan, ? 1821), basse. Il fit ses débuts en 1771 et fut rapidement remarqué pour les rôles bouffes qu’il chanta au Théâtre dei Fiorentini à Naples. Il se produisit avec succès sur toutes les grandes scènes d’Italie : Rome (1779), Parme, PaLire la suite…, MengozziMengozzi, BernardoBernardo Mengozzi (Florence, 29 janvier 1758 – Paris, 3 mars 1800), ténor, professeur de chant et compositeur. Il étudia le chant avec Guarducci à Florence et avec Potenza à Venise, avant de se produire à Naples et à Florence. En février 1787, il fut engagé avec son épouse au Théâtre duLire la suite…, ScalziScalzi, FilippoFilippo Scalzi ( ?- ?), ténor. En 1788, il se produisit à Florence puis à Gênes avant d’être engagé par la basse Giovanni Morelli dès l’ouverture du Théâtre de Monsieur, en janvier 1789, et s’y produisit jusqu’à la dissolution de la troupe en août 1792.Lire la suite…, ViganoniVigaroni, GiuseppeGiuseppe Vigaroni (Almeno près Bergame, 11 mars 1757 – Almeno, 30 décembre 1822), ténor. Il étudia le chant et le violon et fit ses débuts comme chanteur à Brescia en 1777. Suivirent des prestations à Padoue, Modène, Parme, Bologne et Rome. Il chanta à Londres en 1782 et plusieurs fois à VLire la suite…, et par Mmes Morichelli et RaffanelliRaffanelli, LuigiLuigi Raffanelli, (Lecce/Italie, 21 mars 1752 – Milan, ? 1821), basse. Il fit ses débuts en 1771 et fut rapidement remarqué pour les rôles bouffes qu’il chanta au Théâtre dei Fiorentini à Naples. Il se produisit avec succès sur toutes les grandes scènes d’Italie : Rome (1779), Parme, PaLire la suite….

Un second PourceaugnacMonsieur de PourceaugnacMonsieur de Pourceaugnac, opéra-bouffon en trois actes d’après Molière sur des parole ajustées sur la musique de Gioachino Rossini, Luigi Borghi, Giuseppe Mosca et Carl Maria von Weber par Castil-Blaze et créé au Théâtre de l’Odéon à Paris le 24 février 1827.Lire la suite… fut joué au théâtre Montansier, avec la musique de MengozziMengozzi, BernardoBernardo Mengozzi (Florence, 29 janvier 1758 – Paris, 3 mars 1800), ténor, professeur de chant et compositeur. Il étudia le chant avec Guarducci à Florence et avec Potenza à Venise, avant de se produire à Naples et à Florence. En février 1787, il fut engagé avec son épouse au Théâtre duLire la suite…, le 24 janvier 1793.

Un PourceaugnacMonsieur de PourceaugnacMonsieur de Pourceaugnac, opéra-bouffon en trois actes d’après Molière sur des parole ajustées sur la musique de Gioachino Rossini, Luigi Borghi, Giuseppe Mosca et Carl Maria von Weber par Castil-Blaze et créé au Théâtre de l’Odéon à Paris le 24 février 1827.Lire la suite… n° 3 fut arrangé par Castil-BlazeCastil-Blaze, Francois-Henri-JosephFrançois-Henri-Joseph Blaze dit Castil-Blaze (Cavaillon/Vaucluse, 1er décembre 1784 – Paris, 11 décembre 1857), critique musical, librettiste, traducteur et adaptateur. Il étudia d’abord la musique avec son père, avant de se rendre à Paris pour étudier le droit ; il devint l’un des premLire la suite… sur la musique de surtout de RossiniRossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite…, WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite… et autres maîtres, et joué à l’Odéon le 24 février 1822, par MondonvilleMondonville, Jean-Joseph Cassanéa deJean-Joseph Cassanéa de Mondonville (Narbonne, 24 décembre 1715 – Belleville, 8 octobre 1773), compositeur. Il étudia le violon dans sa ville natale et fit ses débuts comme violoniste au concert spirituel à Paris en 1731. Peu après, il publia ses sonates pour violon op.1 (1733), ses sonates Lire la suite…, PerronnetPeronnet, Pierre-Marie-DieudonnéPierre-Marie-Dieudonné Peronnet, ( ?, ca. 1790 – Paris, ? 1868), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un deuxième prix de chant en 1818. Il débuta en province (à Marseille et à Bordeaux), puis il fut engagé au Gymnase Dramatique avant de se produire à l’Odéon oùLire la suite…, Léon, Saint-PreuxSaint-Preux, M.Il n’y a pas encore de descriptionLire la suite…, ThénardThénard, Etienne-Bernard-AugusteEtienne-Bernard-Auguste Thénard (Lyon, 21 janvier 1807 – Bruxelles, 8 mai 1838), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint un 2eme prix de solfège en 1820 et un 2eme prix de vocalisation en 1821. Il débuta au Théâtre des Nouveautés le 7 novembre 1829, fut engagé à l’OpéraLire la suite…, Mmes Parilley et MondonvilleMondonville, Jean-Joseph Cassanéa deJean-Joseph Cassanéa de Mondonville (Narbonne, 24 décembre 1715 – Belleville, 8 octobre 1773), compositeur. Il étudia le violon dans sa ville natale et fit ses débuts comme violoniste au concert spirituel à Paris en 1731. Peu après, il publia ses sonates pour violon op.1 (1733), ses sonates Lire la suite….

En 1826, un PourceaugnacMonsieur de PourceaugnacMonsieur de Pourceaugnac, opéra-bouffon en trois actes d’après Molière sur des parole ajustées sur la musique de Gioachino Rossini, Luigi Borghi, Giuseppe Mosca et Carl Maria von Weber par Castil-Blaze et créé au Théâtre de l’Odéon à Paris le 24 février 1827.Lire la suite… avait paru en ballet au théâtre de la Porte-Saint-Martin ; MazurierMazurier, Charles-FrancoisCharles François Mazurier (Lyon, ? 1798 – Paris, 4 février 1828), danseur. Après des débuts remarqués à Lyon, Bordeaux et dans les théâtres de province, il fut engagé par le Théâtre de la Porte Saint Martin à Paris en 1823. Très vite il devient aussi célèbre que Talma ou Mlle Mars Lire la suite… jouait Pourceaugnac.

Enfin, l’an passé, Molière reparut à l’Opéra-Comique avec une PsychéPsychéPsyché, tragi-comédie et ballet sur un livret de Molière, Pierre Corneille et Philippe Quinault et une musique de Jean-Baptiste Lully créée dans la salle des machines du Palais des Tuileries de Paris le 17 janvier 1671 puis à l’Opéra de Paris (Salle du Palais-Royal) le 24 juillet 1671.Lire la suite… rajeunie par les librettistes mêmes du nouveau Médecin malgré luiMédecin malgré lui, LeLe Médecin malgré lui, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré d’après de Molière, mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique le 15 janvier 1858.Lire la suite….

On prétend que ces exemples ne semblaient pas assez justificatifs, assez concluans à la Comédie-Française pour qu’elle retirât son veto. Le Théâtre-Lyrique était à bout d’argumens. Soudain une idée lumineuse lui traverse l’esprit. « Faisons un échange, dit-il à son très honoré confrère : cédez-moi votre MédecinMédecin malgré lui, LeLe Médecin malgré lui, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré d’après de Molière, mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique le 15 janvier 1858.Lire la suite…, et je vous laisse choisir, parmi une foule de petits actes dont je n’ai que faire, trois ouvrages dont vous pourrez disposer au gré de votre fantaisie. » La proposition fut acceptée, avec cette seule modification qu’au lieu de choisir, la Comédie-Française, peu familiarisée avec le répertoire du Théâtre-Lyrique, aima mieux s’en remettre au sort. On jeta donc dans un chapeau les titres d’une douzaine d’opéras en un acte délaissés aujourd’hui, les uns parce qu’ils ont été joués, comme Flore et ZéphyrFlore et ZéphireFlore et Zéphire, opéra-comique en un acte sur un livret d’Adolphe de Leuven et Charles Delys mis en musique par Eugène Gautier et créé au Théâtre-Lyrique le 2 octobre 1852.Lire la suite… [ZéphireFlore et ZéphireFlore et Zéphire, opéra-comique en un acte sur un livret d’Adolphe de Leuven et Charles Delys mis en musique par Eugène Gautier et créé au Théâtre-Lyrique le 2 octobre 1852.Lire la suite…] et Bonsoir VoisinBonsoir, voisinBonsoir, voisin, opéra-comique en un acte sur un livret de Léon Brunswick et Arthur de Beauplan mis en musique par Ferdinand Poise et créé au Théâtre-Lyrique le 18 septembre 1853.Lire la suite…, une centaine de fois, sous la direction de M. Jules Séveste [Seveste], les autres également délaissés, quoiqu’ils n’aient eu que huit ou dix représentations au plus, et qui datent de l’avénement de M. Carvalho. Cela fait, on procéda au tirage de la loterie : le Duel du CommandeurDuel du commandeur, LeLe Duel du commandeur, opéra-comique en un acte sur un livret de Henri Boisseaux mis en musique par Théodore de Lajarte et créé au Théâtre-Lyrique le 10 juin 1857.Lire la suite…, les CommèresCommères, LesLes Commères, opéra-comique en un acte sur un livret d’Adolphe de Leuven et Charles Grandvallet mis en musique par Achille Montuoro  et créé au Théâtre-Lyrique le 10 juin 1857.Lire la suite… et Flore et ZéphyrFlore et ZéphireFlore et Zéphire, opéra-comique en un acte sur un livret d’Adolphe de Leuven et Charles Delys mis en musique par Eugène Gautier et créé au Théâtre-Lyrique le 2 octobre 1852.Lire la suite… sortirent les premiers de l’urne. MM. de LeuvenLeuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 – Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d’un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite… et Henry BoisseauxBoisseaux, Claude-Nicolas-HenriHenri Boisseaux (Dijon, 14 octobre 1820 – Paris, 20 novembre 1863), auteur dramatique et journaliste. Il collabora à des journaux et écrivit seul et en collaboration (d’Ennery, Scribe) des pièces de théâtres dont Les Trois Maupin (1858), Le Fléau de l’attelier (1862), des vaudevilles etLire la suite…, les auteurs des paroles, ont consenti très volontiers à faire le voyage du boulevard du Temple à la rue de Richelieu ; ils se sont engagés naturellement à modifier leur libretto suivant les exigences de notre première scène, et on a promis aux auteurs de la musique qui du reste n’élevaient aucune réclamation, de faire exécuter dans les entr’actes les meilleurs morceaux de leur partition. Ce sera une excellente occasion, pour l’orchestre du Théâtre-Français, de se distinguer et d’ajouter encore à sa réputation déjà si bien établie.

En supposant que ce que je viens de raconter ne soit qu’une invention, on conviendra qu’elle a toutes les apparences d’une chose probable.

La partition du Médecin malgré luiMédecin malgré lui, LeLe Médecin malgré lui, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré d’après de Molière, mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique le 15 janvier 1858.Lire la suite… a et devait avoir une couleur rétrospective. M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… était plus capable, peut-être, que pas un de ses confrères de se servir des tons familiers à RameauRameau, Jean-PhilippeJean-Philippe Rameau (Dijon, 25 septembre 1683 – Paris, 12 septembre 1764), compositeur. Fils de l’organiste Jean Rameau, il étudia au collège jésuite des Godrans mais interrompit ses études suite au décès de sa mère en 1697. Dès 1699, il travailla comme organiste suppléant de son pèreLire la suite… et à LullyLully, Jean-BaptisteJean-Baptiste Lully (Florence, 29 novembre 1632 – Paris, 22 mars 1687), compositeur. A l’âge de 13 ans, il est engagé par la duchesse de Montpensier qui voulait apprendre l’Italien. Il apprit le violon, le clavecin et la composition avec Nicolas Metru. La duchesse reconnut ses talents lui peLire la suite… et de les broyer sur sa palette. Cela demandait non seulement beaucoup de talent, mais encore beaucoup de finesse et de tact, et ces deux qualités, assez rares chez ceux qui, de parti pris, veulent imiter les anciens maîtres, M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… les possède au suprême degré. Si le compositeur s’était borné à ce seul travail archéologique, j’avoue que son œuvre n’eût inspiré au public, et même aux artistes les plus dignes de l’apprécier, qu’un intérêt tout à fait secondaire ; mais, fort heureusement, il n’en est point ainsi. De gracieuses mélodies, des modulations charmantes et inattendues, de délicates broderies et de piquans détails d’orchestre viennent à chaque page attester l’individualité puissante, l’imagination féconde et hardie du jeune musicien.

La popularité qui manquait à M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…, je crois qu’il l’aura conquise en une seule soirée. Je ne veux pas parler de cette popularité qui répand dans la rue de vulgaires refrains, mais de celle qui n’a manqué à aucun des plus grands noms de l’art, bien que pour quelques-uns elle ait été un peu tardive. SaphoSaphoSapho, opéra en trois actes sur un livret d’Émile Augier, mis en musique par Charles Gounod, créé à l’Opéra de Paris le 16 avril 1851.Lire la suite…, les Chœurs d’Ulysse, la Nonne sanglanteNonne sanglante, LaLa Nonne sanglante, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugène Scribe et de Germain Delavigne mis en musique par Charles Gounod, créé à l’Opéra de Paris le 18 octobre 1854.Lire la suite… et deux symphonies exécutées par la Société des jeunes artistes avaient fait estimer M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… : le Médecin malgré luiMédecin malgré lui, LeLe Médecin malgré lui, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré d’après de Molière, mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique le 15 janvier 1858.Lire la suite… le fera connaître. Et alors il lui arrivera ce qui est arrivé à bien d’autres : ses œuvres antérieures recevront comme un reflet de l’éclat projeté par l’œuvre nouvelle. Deux poëmes, l’un malgré la poésie du style et de l’idée, l’autre à cause d’un certain défaut d’unité dans le développement dramatique, avaient nui au succès des premiers ouvrages de M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… ; un troisième poëme, celui-là signé d’un nom immortel, aura largement aidé à la brillante réussite de sa dernière œuvre. Et voilà comment, dans le monde où nous vivons, la loi des compensations se manifeste toujours, quelles que soient les causes qui semblent vouloir en retarder l’effet.

Si jamais libretto nous a dispensé d’une analyse, c’est assurément celui du Médecin malgré lui Médecin malgré lui, LeLe Médecin malgré lui, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré d’après de Molière, mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique le 15 janvier 1858.Lire la suite…: MM. Michel CarréCarré, Michel-FlorentinMichel-Florentin Carré (Besançon, 21 octobre 1822 – Paris, 28 juin 1872), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit de nombreux drames, comédies, vaudevilles et livrets principalement en collaboration avec Jules Barbier dont Galathée (Massé), Les Noces de Jeannette (Massé), Les Papillotes Lire la suite… et Jules BarbierBarbier, Paul-JulesPaul-Jules Barbier (Paris, 8 mars 1825 – Paris, 16 janvier 1901), librettiste. Il débuta à la Comédie-Française à l’âge de dix-huit ans avec un intermède : L’Ombre de Molière et un drame : Un Poète. De 1849 à 1872 ,il écrivit en collaboration avec Michel Carré des drames, des comédiLire la suite…, je le répète, ont scrupuleusement respecté le texte, et n’ont fait que suivre pas à pas chaque scène de la comédie de Molière, cherchant avec beaucoup d’intelligence et d’habileté les situations les plus propres à inspirer le musicien.

Après une ouverture très sobrement instrumentée, dont le début en mouvement de marche est confié au quatuor, et dans laquelle on a particulièrement remarqué un joli chant de violoncelle, la toile se lève sur un charmant duo entre Sganarelle et Martine ; des traits rapides, exécutés par les violons, ajoutent à la pantomime déjà si expressive par elle-même du brutal fagotier. Après l’intervention officieuse du voisin Robert, accueillie comme on sait par les deux époux, Sganarelle s’en va couper d’autres verges, et Martine, restée seule, chante deux couplets pleins de verve et de malice féminine :

Toute femme tient sous sa patte

De quoi se venger d’un mari.

Le refrain surtout :

A Corsaire, corsaire et demi,

est gros de menaces pour la tête de l’infortuné mari.

Sganarelle, revenu du bois, caresse amoureusement le ventre de sa bouteille :

Qu’ils sont doux

Bouteille jolie,

Qu’ils sont doux

Vos petits gloux-gloux !

Mais mon sort ferait bien des jaloux

Si vous étiez toujours remplie ;

Ah ! bouteille ma mie,

Pourquoi vous vuidez-vous !

Je cite la chanson telle qu’elle est dans Molière. MM. Michel CarréCarré, Michel-FlorentinMichel-Florentin Carré (Besançon, 21 octobre 1822 – Paris, 28 juin 1872), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit de nombreux drames, comédies, vaudevilles et livrets principalement en collaboration avec Jules Barbier dont Galathée (Massé), Les Noces de Jeannette (Massé), Les Papillotes Lire la suite… et Jules BarbierBarbier, Paul-JulesPaul-Jules Barbier (Paris, 8 mars 1825 – Paris, 16 janvier 1901), librettiste. Il débuta à la Comédie-Française à l’âge de dix-huit ans avec un intermède : L’Ombre de Molière et un drame : Un Poète. De 1849 à 1872 ,il écrivit en collaboration avec Michel Carré des drames, des comédiLire la suite… y ont ajouté un second couplet, ce qui n’a pas empêché le public de demander bis. Le motif principal est ramené de la façon la plus spirituelle ; l’accompagnement est tout rempli d’ingénieux détails. Les deux valets de Géronte, auxquels Martine a déjà fait la leçon, s’approchent du fagotier et chantent avec lui un trio du meilleur comique. L’acte se termine par un chœur de bûcherons dans lequel les voix sont admirablement groupées, et dont le rhythme a beaucoup de franchise.

A l’acte suivant, une courte introduction sert de prélude à la scène amoureuse où MM. Michel CarréCarré, Michel-FlorentinMichel-Florentin Carré (Besançon, 21 octobre 1822 – Paris, 28 juin 1872), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit de nombreux drames, comédies, vaudevilles et livrets principalement en collaboration avec Jules Barbier dont Galathée (Massé), Les Noces de Jeannette (Massé), Les Papillotes Lire la suite… et Jules BarbierBarbier, Paul-JulesPaul-Jules Barbier (Paris, 8 mars 1825 – Paris, 16 janvier 1901), librettiste. Il débuta à la Comédie-Française à l’âge de dix-huit ans avec un intermède : L’Ombre de Molière et un drame : Un Poète. De 1849 à 1872 ,il écrivit en collaboration avec Michel Carré des drames, des comédiLire la suite… nous montrent Léandre soupirant sous le balcon de Lucinde. On retrouve avec plaisir la mandoline de don Juan entre les mains de l’amant, et, dans l’accompagnement de cette poétique sérénade, la mélodie a un parfum de mélancolie et de naïveté qui nous a ravi. Si je ne craignais d’entrer dans des détails trop techniques, je dirais quel charme et quelle variété donne au second couplet le délicieux contre-sujet exécuté par le basson, et qui répand ses délicates broderies sur les pizzicati du quatuor.

Le léger coup de grosse caisse frappé dans la chanson de la nourrice est venu donner raison aux réflexions que j’ai faites, dans mon dernier article, au sujet de l’emploi de cet instrument. La chanson a deux couplets, et ce n’est pas trop vraiment, car elle a été fort goûtée : le rhythme villageois sur lequel elle est écrite ne lui donne aucun air de parenté avec quelques-unes de nos paysanneries modernes.

Dans le sextuor que l’on peut appeler le sextuor de la consultation, M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… a eu l’excellente idée d’appliquer la forme mélodramatique au fulgurant récit de Sganarelle : Cabricias arci thuram, cathalamus, singulariterNonne sanglante, LaLa Nonne sanglante, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugène Scribe et de Germain Delavigne mis en musique par Charles Gounod, créé à l’Opéra de Paris le 18 octobre 1854.Lire la suite….

Les intermèdes et les divertissemens que Molière a introduits dans quelques-unes de ses comédies ont autorisé MM. Michel CarréCarré, Michel-FlorentinMichel-Florentin Carré (Besançon, 21 octobre 1822 – Paris, 28 juin 1872), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit de nombreux drames, comédies, vaudevilles et livrets principalement en collaboration avec Jules Barbier dont Galathée (Massé), Les Noces de Jeannette (Massé), Les Papillotes Lire la suite… et Jules BarbierBarbier, Paul-JulesPaul-Jules Barbier (Paris, 8 mars 1825 – Paris, 16 janvier 1901), librettiste. Il débuta à la Comédie-Française à l’âge de dix-huit ans avec un intermède : L’Ombre de Molière et un drame : Un Poète. De 1849 à 1872 ,il écrivit en collaboration avec Michel Carré des drames, des comédiLire la suite… à faire arriver sur le théâtre, au final du second acte, toute une armée de paysans, de joueurs d’instrumens, de bergers et de bergères aux houlettes enrubannées. Il me semble avoir reconnu dans la cage de Léandre le moineau que Mirtil offre à Mélicerte. Nommez cela une pastorale, une églogue ou une allégorie, le tableau est des plus gracieux, les danseuses forment une ceinture de gaze autour de la robe unie de Sganarelle, et quand l’amant de Lucinde, déguisé en berger, chante à son petit prisonnier les douceurs de la captivité, on dirait que les pipeaux de VirgilePublius Vergilius Maro dit VirgilePublius Virgilius Maro dit Virgile (Andes près Mantoue, vers 15 octobre 70 av. J.-C. – Brindisi, 27 septembre 19 av. J.-C.), poète. Il se lia d’amitié avec le poète Horace, le critique Quintilius Varus et la poète élégiaque Cornelius Gallus et étudia la philosophie, les lettres, le droitLire la suite… ou de ThéocriteThéocriteThéocrite (Syracuse, ca. 315 av. J.C. – Syracuse ?, ca. 250 av. J.-C.), poète grec. Il est considéré comme le créateur de la poésie bucolique grecque. Il aurait vécu une partie de sa vie à Alexandrie sous Ptolémée II (309/8 av. J.-C. – 215 av. J.-C.) et serait mort à Syracuse à la courLire la suite… se mêlent au gazouillement de l’orchestre. — Le chœur de paysans qui termine le premier acte revient à la fin de celui-ci et reparaît également à la fin de la pièce. L’effet produit par ce morceau explique l’insistance du compositeur.

L’air de Sganarelle, au début du troisième acte, pétille d’entrain et de bonne humeur.

Vive la médecine

………………………….

Et ceux qu’elle assassine

Enterrés comme il faut

N’en soufflent mot.

Thibaut et Perrin, escortés d’une foule d’autres, viennent réclamer les services de Sganarelle : on entend d’abord la marche de l’ouverture, puis le chœur chante :

Serviteur, monsieur le docteur,

et toute cette scène est assurément fort remarquable. Mais ce qui est un vrai bijou, une petite merveille dans le genre badin et guilleret, c’est le duo entre Sganarelle et Jacqueline.

J’entends la flûte exécuter une gamme chromatique isolée….. et le cynique docteur explique ce qu’il faisait dans la cour de Géronte ; puis c’est le tour du basson, dont les notes plaintives et saccadées accompagnent la pantomime de Sganarelle, à l’entrée de l’apothicaire….. Je ne sais si les dames qui ont le plus ri étaient précisément celles qui pouvaient cacher leur hilarité derrière un mouchoir et un éventail.

Après la chute du rideau, M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… a été entraîné sur la scène, et le public lui a fait une ovation des mieux méritées. Cette fois, on sentait qu’il y avait quelque chose de spontané et de sincère dans ces applaudissemens qui partaient de tous les points de la salle.

Les musiciens comme M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… sont rares : il est bon de leur faire fête, afin qu’ils ne s’arrêtent pas en chemin, doutant d’eux-mêmes ou découragés.

MeilletMeillet, Auguste Alphonse EdmondAuguste-Alphonse-Edmond Meillet (Nevers, 7 avril 1828 – Veules/ Seine-Inférieure, 31 août 1871), baryton. Il étudia au Conservatoire de Paris, et fut engagé à l’Opéra de 1848 à 1851. Il fut dans la troupe du Théâtre-Lyrique de 1851 à 1861 sauf pour la saison 1852/53 où il chanta à l’OpLire la suite… a profité des utiles conseils que lui a donnés M. GotGot, Francois-Jules-EdmondFrançois-Jules-Edmond Got (Lignerolles/ Orne, 1er octobre 1822 – Boulainvilliers, 20 mars 1901), acteur comique. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un premier prix de comédie en 1843. Il débuta l’année suivante à la Comédie Française, et fut reçu sociétaire en 1850. Il partiLire la suite…, le Sganarelle de la Comédie-Française : il a joué son rôle avec l’aplomb d’un parfait comédien, avec la verve et l’intelligence qu’on lui connaît. Le jeune WartelWartel, Pierre-FrançoisPierre-François Wartel (Versailles, 3 avril 1806 – Paris, 3 août 1882), ténor. Il étudia le chant avec Alexandre-Etienne Choron puis avec Adolphe Nourrit, et débuta à l’Opéra dans le rôle d’Aménophis (Moise, Rossini) en 1830 ; il y tint des petits rôles jusqu’en 1846. Il quitta enLire la suite…, à peine sorti du Conservatoire, marche déjà sur les traces de son père. Tout le monde a remarqué la gentillesse de Mlle FaivreFaivre, AmelieLouise-Amélie Faivre (Paris, 4 février 1837 – Paris, 17 novembre 1897), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris, où elle obtint un troisième accessit de chant et un deuxième prix d’opéra-comique en 1857. Elle débuta au Théâtre-Lyrique dans Euryanthe (Weber), et y créa de nombreLire la suite…, l’une des meilleures acquisitions qu’ait faites le Théâtre-Lyrique depuis longtemps : Mlle FaivreFaivre, AmelieLouise-Amélie Faivre (Paris, 4 février 1837 – Paris, 17 novembre 1897), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris, où elle obtint un troisième accessit de chant et un deuxième prix d’opéra-comique en 1857. Elle débuta au Théâtre-Lyrique dans Euryanthe (Weber), et y créa de nombreLire la suite… a une voix sympathique, et elle lit une partition aussi facilement que d’autres chanteuses lisent une affiche. LesageLesage, Joseph-AdolpheJoseph-Adolphe Lesage, (Rouen, 20 février 1828 – Paris, 19 janvier 1891), acteur et baryton. Il étudia la comédie au Conservatoire de Paris où il obtint un 1er prix en 1852. Il débuta à la Comédie-Française le 10 mai 1853 dans le rôle d’Orgon de Tartuffe mais, se découvrant une belleLire la suite… est plein de naturel et de bonhomie dans le rôle de Géronte ; FromentFromant, DésiréDésiré Fromant (Lille, 5 juin 1826 – Alger, 22 mars 1898), ténor. Il fut engagé au Théâtre-Lyrique de Paris en 1856 et y créa, entre autres, La Reine Topaze (Massé, 1856), Oberon (Weber, 1857), Les Nuits d’Espagne (Semet, 1857), Maitre Griffard (Delibes, 1857), Margot (Clapisson, 1857), Lire la suite… [Fromant]Fromant, DésiréDésiré Fromant (Lille, 5 juin 1826 – Alger, 22 mars 1898), ténor. Il fut engagé au Théâtre-Lyrique de Paris en 1856 et y créa, entre autres, La Reine Topaze (Massé, 1856), Oberon (Weber, 1857), Les Nuits d’Espagne (Semet, 1857), Maitre Griffard (Delibes, 1857), Margot (Clapisson, 1857), Lire la suite… chante très agréablement, on le sait ; quant à Mlle GirardGirard, CarolineCaroline Girard (Paris, 7 avril 1830 – Paris, 4 janvier 1925), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris où elle obtint un 1er prix d’opéra-comique en 1853 et débuta au Théâtre-Lyrique où pendant dix ans elle créa de nombreux rôles tels que Georgette des Dragons de Villars (Maillart,Lire la suite…, elle est peut-être insuffisante dans un rôle de nourrice, mais j’avoue que comme chanteuse légère elle ne laisse rien à désirer ; Il me reste à citer GirardotGirardot, Pierre-AdolpheAdolphe Girardot, (Paris, 1er décembre 1808 – Paris 16 février 1874), ténor comique. Il se produisit à Toulouse (1848), Alger (1851 à 1852), Bruxelles (1853 à 1855) avant d’être engagé au Théâtre-Lyrique de 1855 à 1863, où il chanta dans les reprises de Marie (Hérold, 1855), Le SourLire la suite…, Mlle MoreauMoreau, VictorineVictorine Moreau (Dammartin/Seine-et-Marne, 2 mai 1837 – ?, 1918), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 3eme accessit de chant en 1856. Elle fut engagée au Théâtre Lyrique de 1859 à 1863, puis se produisit à Bruxelles (1864 à 1867) et Lyon (1868/69). Le 30 août 1869, eLire la suite… et le voisin Robert : je n’aurai oublié personne, et j’espère que tout le monde sera content.

M. DeloffreDeloffre, Louis-Michel AdolpheLouis-Michel-Adolphe Deloffre (Paris, 28 juillet 1817 – Paris, 8 janvier 1876), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia le violon d’abord avec son père, puis avec Bellon, Lafont et enfin Baillot. En 1836, il partit avec le chef d’orchestre Louis Jullien à Londres où il fut violon solo Lire la suite…, qui aime la bonne musique, semblait tout fier et tout heureux d’avoir à diriger l’œuvre de M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… : cela se voyait à l’énergie et à la multiplicité de ses mouvemens, au soin qu’il mettait à ne laisser échapper aucune nuance, aucun détail de la partition. Il a su communiquer ses sympathies aux musiciens placés sous ses ordres et exciter leur zèle : c’est un bien beau résultat et je l’en félicite. Pourquoi n’adresserais-je pas aussi un mot d’éloges à MM. les choristes, qui, contrairement à l’usage, ont si bien mérité ce soir-là du public et de la critique. Ils ont daigné chanter en ouvrant la bouche et se sont montrés sobres de gestes facétieux. M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… peut considérer cela comme un hommage rendu à son talent et s’applaudir d’avoir été l’objet d’une exception si flatteuse.

Voici comment le gazetier SublignySubligny, Adrein-Thomas Perdou deAdrien-Thomas Perdou de Subligny (1636-1696) est un acteur, écrivain et dramaturge français. Avocat au Parlement de Paris, il composa plusieurs comédies, dont La Folle Querelle ou la Critique d’Andromaque (1668) et Le Désespoir extravagant (1670), pièce que Racine attribua à Molière, suite Lire la suite…, rédacteur de la Muse Dauphine, termine son appréciation du Médecin malgré lui Médecin malgré lui, LeLe Médecin malgré lui, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré d’après de Molière, mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique le 15 janvier 1858.Lire la suite…:

Molière, dit-on, ne l’appelle

Qu’une petite bagatelle ;

Mais cette bagatelle est d’un esprit si fin

Qu’il faut que je vous le die,

L’estime qu’on en fait est une maladie

Qui fait que dans Paris tout court au médecin.

Aujourd’hui que le feuilleton parle un langage beaucoup moins poétique, nous dirons simplement que la pièce aura cent représentations consécutives, et que tout Paris, qui la connaît déjà, ira la revoir pour l’entendre ou l’entendre pour la revoir.

La Demoiselle d’honneurDemoiselle d’honneur, LaLa Demoiselle d’honneur, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Méstepès et Antoine-Sébastien Kauffmann mis en musique par Théophile Semet et créé au Théâtre-Lyrique le 30 décembre 1857.Lire la suite… attirant toujours la foule, les répétitions de la Perle du BrésilPerle du Brésil, LaLa Perle du Brésil, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules-Joseph Gabriel et Sylvain Saint-Etienne mis en musique par Félicien David et créé au Théâtre-Lyrique le 22 novembre 1851.Lire la suite… se poursuivent avec une activité….. surprenante. Il est probable que l’ouvrage de M. Félicien David fera son apparition dans la première quinzaine de février. C’est aussi vers cette époque, très prochaine, qu’aura lieu la représentation de la MagicienneMagicienne, LaLa Magicienne, opéra en cinq actes sur un livret de Henri de Saint-Georges mis en musique par Fromental Halévy et créé à l’Opéra de Paris le 17 mars 1858.Lire la suite…. On dit le plus grand bien de la musique de M. Halévy Halévy, Jacques-Fromental-ÉlieJacques-Fromental-Élie Halévy (Paris, 27 mai 1799 – Nice, 12 mars 1862), compositeur. Il étudia la composition au Conservatoire de Paris avec Cherubini et Méhul et obtint le Prix de Rome en 1819. Il débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1827 avec L’Artisan et produisit à ce théâtrLire la suite…; la mise en scène sera éblouissante, féerique ; une partie d’échecs sera figurée et jouée par les premiers sujets de la danse : les pions qui se laisseront prendre disparaîtront dans des trappes.

— Je suis très assidûment les concerts de la Société des jeunes artistes : ces séances sont tout aussi intéressantes par la variété de leur programme que par le mérite de l’exécution. Le seul reproche qu’on pourrait adresser au vaillant orchestre de M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite…, c’est de se laisser emporter quelquefois par sa fougue juvénile et de ne pas se préoccuper assez des nuances. Ce défaut qui, d’ailleurs, devient moins sensible chaque jour, ne peut tarder à disparaître, et alors les jeunes virtuoses de la salle Herz offriront un dédommagement réel à ceux qui ne peuvent trouver place dans le temple, toujours trop étroit, de la rue Bergère. Au premier concert, on a religieusement écouté la belle ouverture de StruenséeStruenseeStruensee, tragédie en cinq actes de Michael Beer, créée au Théâtre de la Cour à Munich le 28 mars 1828. La pièce avait été interdite par la censure à Berlin en 1827 et ne fut autorisée à être représentée dans cette ville que près de vingt ans plus tard, le 19 septembre 1846. à cettLire la suite…, que bien peu de personnes connaissaient et qui n’avait jamais été exécutée à Paris. Le début de cette page symphonique est magistral, et l’on est tout d’abord impressionné par l’ampleur de la mélodie et la franchise du rhythme, par ces accouplemens et ces oppositions de timbres qui révèlent toute l’originalité, toute la puissance de M. MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite…, et portent l’empreinte de son vigoureux génie. Le thème de l’allegro appassionato, présenté avec beaucoup de simplicité par le quatuor, est développé ensuite à l’aide des procédés les plus scientifiques et les plus abstraits, mais sans que le charme mélodique soit jamais rompu par les classiques évolutions du contre-point et de la fugue ; puis, le motif principal est ramené au moyen d’une modulation enharmonique d’un effet saisissant, et bientôt la péroraison éclate, grandiose, sublime, groupant en un tutti formidable les différentes sonorités de l’orchestre.

StruenséeStruenseeStruensee, tragédie en cinq actes de Michael Beer, créée au Théâtre de la Cour à Munich le 28 mars 1828. La pièce avait été interdite par la censure à Berlin en 1827 et ne fut autorisée à être représentée dans cette ville que près de vingt ans plus tard, le 19 septembre 1846. à cettLire la suite… est une tragédie de M. Michel BerrBeer, MichaelMichael Beer (Berlin, 19 août 1800 – Munich, 22 mars 1833), écrivain dramatique. Son premier drame, Klytemnestra (1819), fut bien reçu et l’encouragea à poursuivre des études d’histoire, de philologie, de sciences naturelles et de philosophie aux universités de Berlin et de Bonn. Il fit dLire la suite… [Beer]Beer, MichaelMichael Beer (Berlin, 19 août 1800 – Munich, 22 mars 1833), écrivain dramatique. Son premier drame, Klytemnestra (1819), fut bien reçu et l’encouragea à poursuivre des études d’histoire, de philologie, de sciences naturelles et de philosophie aux universités de Berlin et de Bonn. Il fit dLire la suite…, le frère de l’illustre maître, et pour laquelle celui-ci a écrit des chœurs, des entrées, des sorties, une ballade et une ouverture. De tout cela nous ne connaissons encore que l’ouverture, et cependant en France nous devrions courir avec un peu plus d’empressement au devant de toute œuvre créée par notre plus grand compositeur moderne. Puisque la mode est aux arrangemens, pourquoi le Théâtre-Lyrique ne ferait-il pas pour StruenséeStruenseeStruensee, tragédie en cinq actes de Michael Beer, créée au Théâtre de la Cour à Munich le 28 mars 1828. La pièce avait été interdite par la censure à Berlin en 1827 et ne fut autorisée à être représentée dans cette ville que près de vingt ans plus tard, le 19 septembre 1846. à cettLire la suite… ce qu’il a l’intention de faire pour PreciosaPreciosaPreciosa, Op. 78, musique de scène pour le drame en quatre actes en allemand de Pius Alexander Wolff, d’après la nouvelle La Gitanilla de Cervantès, composée par Carl Maria von Weber et créé à Berlin le 14 mars 1821.Lire la suite…, pièce mélodramatique dans laquelle il n’y a également que des chœurs, une ballade, une ouverture et quelques airs de danse ?

Autant qu’il m’en souvient, c’est au premier concert de la Société des jeunes artistes que nous avons entendu une fort belle scène, avec accompagnement d’orchestre et flûte obligée, interprétée par Mme Ugalde et composée par M. Duprato, l’aimable auteur des TrovatellesTrovatelles, LesLes Trovatelles, opéra-comique en un acte sur un livret de Michel Carré et Jules Lorin mis en musique par Jules Duprato et créé à l’Opéra-Comique le 28 juin 1854.Lire la suite…. La symphonie en mi bémolSymphonie no. 3 mi bémol majeur Op. 55 "Eroica"Symphonie pour orchestre no. 3 en mi bémol majeur Op. 55 dite « Eroica » de Ludwig van Beethoven dédiée au Prince Franz Joseh von Lobkowitz et créée au Theater-an-der-Wien  de Vienne le 7 avril 1805. A l’origine Beethoven avait voulu la dédier à Napoléon Bonaparte mais il biffa la déLire la suite… de M. Charles GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… était placée en tête du programme, et on l’a accueillie aussi chaleureusement qu’elle l’avait été l’année dernière. Je m’étonne qu’on n’ait pas bissé le chœur des Nymphes de PsychéPsychéPsyché, tragi-comédie et ballet sur un livret de Molière, Pierre Corneille et Philippe Quinault et une musique de Jean-Baptiste Lully créée dans la salle des machines du Palais des Tuileries de Paris le 17 janvier 1671 puis à l’Opéra de Paris (Salle du Palais-Royal) le 24 juillet 1671.Lire la suite…, l’une des pages les plus colorées et les plus mélodiques de l’élégante partition de M. Ambroise Thomas.

Le succès de la seconde séance a été pour l’ouverture du Jubilé (Jubel ouverture) de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite…, si pompeusement couronnée par l’hymne national anglais, et aussi pour un Ave MariaAve MariaAve Maria attribué à Jacques Arcadet. Il s’agit en fait d’une adaptation d’une chanson d’Arcadet ayant pour incipit « Nous voyons que les hommes font tous vertu d’aimer » et publiée chez Ballard en 1554. Le thème de cette chanson a été adapté par Pierre-Louis-Philippe Dietsch auLire la suite… d’ArcadetArcadet, JacquesJacques Arcadet [Arcadelt] (Namur ?, vers 1507 – Paris ?, 14 octobre 1568), compositeur. Il semble avoir reçu une éducation française avant de se rendre à la cour de Florence vers 1530, sans doute pour prendre la succession du madrigaliste Verdelot. De cette période 1530-1532 datent ses preLire la suite… (ArchadetArcadet, JacquesJacques Arcadet [Arcadelt] (Namur ?, vers 1507 – Paris ?, 14 octobre 1568), compositeur. Il semble avoir reçu une éducation française avant de se rendre à la cour de Florence vers 1530, sans doute pour prendre la succession du madrigaliste Verdelot. De cette période 1530-1532 datent ses preLire la suite…, Arkadelt ou Harcadelt), compositeur belge du seizième siècle. Il me semble avoir ouï dire que le thème de ce motet, très authentique du reste, avait été arrangé à quatre parties par M. DietchDietsch, Pierre-Louis-PhilippePierre-Louis-Philippe Dietsch (Dijon, 17 mars 1808 – Paris, 20 février 1865), compositeur et chef d’orchestre. Il étudia d’abord à l’école de musique d’Alexandre Choron puis au Conservatoire de Paris où il obtint un 1er prix de contrebasse en 1830. De 1830 à 1839, il fut maitre de chapLire la suite… [Dietsch]Dietsch, Pierre-Louis-PhilippePierre-Louis-Philippe Dietsch (Dijon, 17 mars 1808 – Paris, 20 février 1865), compositeur et chef d’orchestre. Il étudia d’abord à l’école de musique d’Alexandre Choron puis au Conservatoire de Paris où il obtint un 1er prix de contrebasse en 1830. De 1830 à 1839, il fut maitre de chapLire la suite…, maître de chapelle à l’église de la Madeleine.

Dimanche dernier, le morceau capital du programme était la Symphonie en la de Mendelssohn ; l’allegro, l’andanteNonne sanglante, LaLa Nonne sanglante, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugène Scribe et de Germain Delavigne mis en musique par Charles Gounod, créé à l’Opéra de Paris le 18 octobre 1854.Lire la suite… et le scherzo ont produit beaucoup d’effet ; le final, dont le rhythme est celui d’une saltarelle, a peut-être été moins apprécié, malgré le brio de l’instrumentation et la perfection du travail scientifique. En somme, cette symphonie a le droit d’être mise au premier rang dans l’œuvre du compositeur berlinois, si riche, si variée et….. si peu connue à Paris.

Il est d’usage, au théâtre comme au concert, qu’une certaine partie du public ayant affaire au vestiaire ou craignant l’encombrement des couloirs, s’en va toujours avant la fin. Les vrais amateurs de musique, dilettanti ou artistes, restent jusqu’à la dernière note. Il en restait fort peu dimanche, dans la salle Herz, pour entendre la magnifique péroraison de l’ouverture d’EgmontEgmontEgmont, Op. 84, musique de scène pour la tragédie de Johann Wolfgang Goethe, créée au Burgtheater à Vienne le 15 juin 1810.Lire la suite…, de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…. J’ai remarqué que l’empressement à partir n’est pas le même quand un concert se termine par des chansonnettes.

Demain, la séance du Conservatoire sera entièrement consacrée à l’exécution des SaisonsSaisons, LesLes Saisons (Die Jahreszeiten), oratorio en quatre parties pour trois solistes, chœur et orchestre sur un livret en allemand de Gottfired van Zweiten, d’après le poème éponyme en anglais de James Thompson, mis en musique par Joseph Haydn et créé au palais Schwarzenberg de Vienne le 24 avril Lire la suite… de HaydnHaydn, Franz JosefFranz Josef Haydn (Rohrau/Basse Autriche, 31 mars 1732 – Vienne, 31 mai 1809), compositeur. Il étudia avec Johann Mathias Franck, chef de chœur de l’église de Hainburg et fut remarqué par Reutter, maître de chapelle du Stephansdom à Vienne, qu’il le recruta en 1739 ou 1740 comme choristeLire la suite…. Je reviens au précédent concert pour constater l’impression produite par la grande scène d’IdoménéeIdoménée, roi de CrèteIdomeneo, re di Creta ossia Ilia e Idamante (Idoménée, roi de Crète  ou Ilia et Idamante), opera seria en trois actes sur un livret en italien de Giambattista Varesco d’après le livret d’Antoine Danchet, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre Cuvillés de Munich lLire la suite… et la Symphonie héroïqueSymphonie no. 4 la majeur Op. 90 "Italienne"Symphonie pour orchestre no. 4 en la majeur Op. 90 dite Italienne de Felix Mendelssohn. L’œuvre fut créée par l’orchestre de la Philharmonic Society sous la direction de Mendelssohn aux Hannover Square Rooms de Londres le 13 mai 1833. Mendelssohn commença une révision de l’œuvre des 1834Lire la suite…. Qui se douterait que le thème du final de cette gigantesque composition a été primitivement un air de danse, la trénis d’un quadrille de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… publié à Bonn par l’éditeur N. SimrockSimrock, NikolausIl n’y a pas encore de descriptionLire la suite…. J’ai vu, dans la bibliothèque de M. Aristide Farrenc, une copie de l’original.

Peu d’artistes interprètent la musique classique avec plus de talent et de goût que M. Louis Paulin. Aussi est-ce bien sincèrement que je lui exprime tous mes regrets de n’avoir pu assister samedi au concert qu’il a donné dans la salle BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite….

Mme Salvini-DonatelliSalvini-Donatelli, FannyFanny Salvini-Donatelli, de son vrai nom Francesca Lucchi, (Florence, ? 1815 – Milan, juin 1891), soprano. Elle épousa l’acteur Giuseppe Salvini, et débuta à Venise en 1839 dans le rôle de Rosine du Barbier de Séville (Rossini). Elle eut beaucoup de succès sur les scènes italiennes de ParLire la suite… vient de débuter d’une manière brillante au Théâtre-Italien. Mme Donatelli excelle, dit-on, dans le rôle de la TraviataTraviata, LaLa Traviata, opéra en trois actes sur un livret en italien de Francesco Maria Piave, d’après La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre La Fenice de Venise le 6 mars 1853.Lire la suite…, qu’elle a créé à Milan, et que M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite… a écrit pour elle. On lui a fait jouer Norinna [Norina] dans Don PasqualeDon PasqualeDon Pasquale, opera buffa en trois actes sur un livret de Giovanni Ruffini et Gaetano Donizetti basé sur un livret d’Angelo Anelli mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre-Italien à Paris le 3 janvier 1843. La version française due à Alphonse Royer et Gustave Vaëz fut créLire la suite…. Sa voix a des cordes charmantes et très sympathiques ; elle est d’une étendue suffisante et d’une très grande souplesse : il est difficile de chanter avec plus de pureté et de méthode. Nous apprenons avec plaisir que Mme Donatelli est engagée pour toute la saison.

En attendant un traité qui portera ce titre : l’Art d’enfreindre les règles de l’harmonie, et dont les meilleurs exemples seront puisés dans l’œuvre de RossiniRossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite…, de SpontiniSpontini, Gaspare Luigi PacificoGaspare Luigi Pacifico Spontini (Maiolati près Ancona/Italie, 14 novembre 1774 – Maiolati près Ancona, 24 janvier 1851), compositeur. Il étudia la musique au conservatoire des Turchini à Naples et son premier opéra bouffe, Li puntigli delle donne, fut représenté à Rome en 1796. Plusieurs de Lire la suite…, de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite…, de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… et de BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite… lui-même, on a publié et on publie encore une foule d’excellens livres théoriques et pratiques, qui enseignent les lois de la science des accords. Le dernier paru est, je crois, le Cours d’harmonie de M. François BazinBazin, François-Emmanuel-JosephFrançois-Emmanuel-Joseph Bazin (Marseille, 4 septembre 1816 – Paris, 2 juillet 1878), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint le premier Prix de Rome en 1840. En 1849, il fut nommé professeur d’harmonie et d’accompagnement au Conservatoire. Il eut notamment pour élèves Lire la suite…, chevalier de la Légion d’honneur, professeur au Conservatoire. J’ai examiné cet important ouvrage avec tout le soin, tout l’intérêt qu’il mérite ; mais mon suffrage est d’un poids fort minime, venant à la suite des adhésions si flatteuses et si honorables que M. BazinBazin, François-Emmanuel-JosephFrançois-Emmanuel-Joseph Bazin (Marseille, 4 septembre 1816 – Paris, 2 juillet 1878), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint le premier Prix de Rome en 1840. En 1849, il fut nommé professeur d’harmonie et d’accompagnement au Conservatoire. Il eut notamment pour élèves Lire la suite… a reçues de nos sommités musicales. D’ailleurs, la réputation de M. BazinBazin, François-Emmanuel-JosephFrançois-Emmanuel-Joseph Bazin (Marseille, 4 septembre 1816 – Paris, 2 juillet 1878), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint le premier Prix de Rome en 1840. En 1849, il fut nommé professeur d’harmonie et d’accompagnement au Conservatoire. Il eut notamment pour élèves Lire la suite… n’est plus à faire : il est aussi avantageusement connu comme théoricien que comme compositeur. L’Opéra-Comique lui doit de charmantes partitions ; le Conservatoire lui doit la plupart de ses meilleurs élèves. Voici de quelle manière M. François BazinBazin, François-Emmanuel-JosephFrançois-Emmanuel-Joseph Bazin (Marseille, 4 septembre 1816 – Paris, 2 juillet 1878), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint le premier Prix de Rome en 1840. En 1849, il fut nommé professeur d’harmonie et d’accompagnement au Conservatoire. Il eut notamment pour élèves Lire la suite… termine la préface de son livre : « Si je suis assez heureux pour que mon ouvrage facilite l’étude de l’harmonie, je serai amplement récompensé par la satisfaction d’avoir aidé à répandre un art divin que tous les grands esprits ont aimé ; le seul, peut-être, que l’on souhaite de retrouver dans le monde meilleur qui nous est promis. » Cette conclusion est certainement d’un parfait chrétien ; mais je la trouverais quelque peu entachée d’égoïsme si j’étais peintre, sculpteur ou poète, si j’étais seulement l’un des collaborateurs de M. François BazinBazin, François-Emmanuel-JosephFrançois-Emmanuel-Joseph Bazin (Marseille, 4 septembre 1816 – Paris, 2 juillet 1878), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint le premier Prix de Rome en 1840. En 1849, il fut nommé professeur d’harmonie et d’accompagnement au Conservatoire. Il eut notamment pour élèves Lire la suite…. Après tout, en souhaitant que la musique soit réservée aux élus de Dieu, M. BazinBazin, François-Emmanuel-JosephFrançois-Emmanuel-Joseph Bazin (Marseille, 4 septembre 1816 – Paris, 2 juillet 1878), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint le premier Prix de Rome en 1840. En 1849, il fut nommé professeur d’harmonie et d’accompagnement au Conservatoire. Il eut notamment pour élèves Lire la suite… se montre-t-il charitable envers les âmes du purgatoire, auxquelles il laisse sans doute la jouissance des autres arts.