Le Moniteur Universel, 18 janvier 1865, p. (article signé E. REYER).

 Feuilleton du MoniteurMalédiction du ChanteurLa Malédiction du chanteur (Des Sängers Fluch), Op. 139, ballade pour soli, chœur et orchestre sur un texte en allemand de Robert Pohl d’après Ludwig Uhland mis en musique par Robert Schuman.Lire la suite…SOUVENIRS D’ALLEMAGNE Voir Le Moniteur des 19, 20, 22, 27, 29, 30 novembre, 16, 22, 25, 31 décembre 1864 et 3, 4, 6, 7, 12 et 15 janvier 1865.

Supposerons-nous donc que le goût des Allemands s’est corrompu au point de les amener à exalter tout ce qui nous semble bizarre, tourmenté, grotesque, extravagant, incompréhensible, et à méconnaître tout ce qui est grand, tout ce qui est simple, tout ce qui est beau ? Si cela est ainsi, d’où vient donc que le répertoire musical est si varié en Allemagne et que les chefs-d’œuvre de l’ancienne école y conservent leur place à côté des productions les plus discutées de l’école moderne ? En vérité, il vaut mieux supposer, comme je l’ai dit au commencement de ce travail, que notre éducation musicale laisse encore beaucoup à désirer, que nous n’aimons point assujettir notre imagination à de trop longs efforts pour pénétrer le sens de l’idée qui se présente à nous sous une forme inaccoutumée, et qu’il nous paraît plus simple de blâmer que d’approfondir. Pour les Allemands, la musique est une étude ; pour nous, elle n’est le plus souvent qu’une distraction.

Bien que Robert Schumann soit mort jeune (il n’avait pas quarante-cinq ans quand il ressentit les premières atteintes de la cruelle maladie qui devait l’emporter), son œuvre est considérable et se compose de musique de piano et de musique d’église, de liederIphigénie en AulideIphigénie en Aulide, tragédie lyrique en trois actes sur un livret de François-Louis Gand Le Bland dit bailli du Roullet mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créé à l’Opéra de Paris le 19 avril 1774.Lire la suite…, de trios, de quatuors, de quintettes, de chœurs d’hommes sans accompagnement, d’ouvertures, de cantates, d’oratorios, de symphonies, etc., formant une collection de près de cent cinquante numéros. Il n’a écrit qu’un seul opéra, sur Geneviève de Brabant [GenovevaGenovevaGenoveva, Op. 81, opéra en quatre actes sur un livret en allemand de Robert Reinick et Robert Schumann mis en musique par Robert Schumann et créé au Théâtre de la ville à Leipzig le 15 juin 1850.Lire la suite…; mais le succès ne répondit pas à son attente, et cet ouvrage, joué à Leipzig en 1850, ne fut donné que trois fois. Si quelques-uns de ses liederIphigénie en AulideIphigénie en Aulide, tragédie lyrique en trois actes sur un livret de François-Louis Gand Le Bland dit bailli du Roullet mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créé à l’Opéra de Paris le 19 avril 1774.Lire la suite… rappellent un peu la manière de Schubert, la majeure partie est conçue dans un style particulier à l’auteur, dont le plus grand soin a toujours été de rechercher les rythmes nouveaux et les cadences inusitées.

Pour bien comprendre la grâce, le sentiment poétique et l’élégante inspiration de certaines mélodies de SchumannSchumann, RobertRobert Alexander Schumann (Zwickau, 8 juin 1810 – Endenich près Bonn, 29 juillet 1856), compositeur. Il étudia le droit avant de se consacrer à la musique. Entre 1829 et 1840, il  composa essentiellement des pièces pour piano telles que Carnaval op. 9,  Études symphoniques op. 13, Scènes Lire la suite…, il faut les entendre interprétés par Mme Viardot, de même que ses œuvres pour le piano acquièrent une physionomie toute nouvelle, une originalité plus saillante encore sous les doigts de Mme Clara SchumannSchumann, ClaraClara Josephine Schumann née Wieck (Leipzig, 13 septembre 1819 – Francfort, 20 mai 1896), pianiste, compositeur et pédagogue. Née de parents tous deux musiciens, elle étudia avec son père qui avait divorcé de sa mère en 1824, ainsi qu’avec les meilleurs professeurs de Leipzig, de Dresde eLire la suite…, la grande et respectable artiste qui fut la compagne du célèbre compositeur. Ce qui nuira longtemps peut-être à la popularisation des œuvres symphoniques et vocales de Robert Schumann, c’est le grand nombre de difficultés d’exécution qu’elles présentent. Il composait au piano, et bien souvent il a paru ne pas se rendre compte des périls qu’offrent au chanteur ou à l’instrumentiste certains traits, certaines intonations que le clavier du piano reproduit tout naturellement. D’ailleurs, SchumannSchumann, RobertRobert Alexander Schumann (Zwickau, 8 juin 1810 – Endenich près Bonn, 29 juillet 1856), compositeur. Il étudia le droit avant de se consacrer à la musique. Entre 1829 et 1840, il  composa essentiellement des pièces pour piano telles que Carnaval op. 9,  Études symphoniques op. 13, Scènes Lire la suite… n’a jamais montré une habileté bien remarquable dans le maniement de l’orchestre ; au lieu de se préoccuper de faire chanter chaque instrument dans les conditions de sonorité les plus favorables, on dirait qu’il multipliait les obstacles dans le seul but de placer ses interprètes devant des impossibilités matérielles, ou de leur ménager la puérile satisfaction de la difficulté vaincue. En revanche, il a usé largement du style fugué, pour lequel l’admiration que lui inspirait Sébastien BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite… devait lui donner une préférence toute particulière. « Chaque jour, a-t-il écrit quelque part, je me prosterne devant ce grand saint de la musique, je me confesse à ce génie incommensurable, incomparable, dont le commerce m’épure et me fortifie. » Et son dernier ouvrage a été la confection d’une basse chiffrée pour les sonates de violon de Sébastien BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite….

Les grandes cantates ou ballades que SchumannSchumann, RobertRobert Alexander Schumann (Zwickau, 8 juin 1810 – Endenich près Bonn, 29 juillet 1856), compositeur. Il étudia le droit avant de se consacrer à la musique. Entre 1829 et 1840, il  composa essentiellement des pièces pour piano telles que Carnaval op. 9,  Études symphoniques op. 13, Scènes Lire la suite… a écrites pour orchestre et chœurs forment la partie la plus importante de son œuvre, et la plus recommandable à l’attention de la postérité. Il a laissé un FaustScènes du Faust de GoetheScènes du Faust de Goethe (Szenen aus Goethes Faust), WoO 3, oratorio en trois parties pour soli, chœur d’adultes, chœur d’enfants et orchestre sur des extraits du Faust de Wolfgang Goethe mis en musique par Robert Schumann. Le final du Faust (Faust Verklärung) fut créé au Théâtre Royal Lire la suite… inachevé, qui aurait, dit-on, pu être son chef-d’œuvre, et duquel il s’était occupé dès l’âge de treize ans. SchumannSchumann, RobertRobert Alexander Schumann (Zwickau, 8 juin 1810 – Endenich près Bonn, 29 juillet 1856), compositeur. Il étudia le droit avant de se consacrer à la musique. Entre 1829 et 1840, il  composa essentiellement des pièces pour piano telles que Carnaval op. 9,  Études symphoniques op. 13, Scènes Lire la suite… n’a pourtant pas été, comme MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, un enfant prodige. Sa vocation fut même longtemps combattue par la volonté de sa mère et plus tard par celle de son tuteur. Le Paradis et la PériParadis et la Péri, LeLe Paradis et la Péri (Das Paradies und die Peri), Op. 50, action (Handlung) pour soli, chœur et orchestre sur un livret en allemand d’Emil Flechsig et Robert Schumann d’après Lalla Rookh de Thomas Moore mis en musique par Robert Schumann et créée (Schumann) au Gewandhaus de Leipzig le 4 dLire la suite…, dont le sujet est emprunté au poëme anglais de Lalla RhookLalla-RoukhThomas Moore: Lalla Rookh, an Oriental Romance, Longman Hurst Rees Orme and Brown London, 1817.Lire la suite… [Rookh], passe pour l’œuvre capitale du maître. On y trouve bien çà et là quelques réminiscences de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite… et de Mendelssohn Mendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite…; mais l’inspiration s’y montre assez fréquemment, et, au point de vue de la science, il y a des pages on ne peut plus intéressantes pour le musicien. Il me semble même que, dans cet ouvrage, SchumannSchumann, RobertRobert Alexander Schumann (Zwickau, 8 juin 1810 – Endenich près Bonn, 29 juillet 1856), compositeur. Il étudia le droit avant de se consacrer à la musique. Entre 1829 et 1840, il  composa essentiellement des pièces pour piano telles que Carnaval op. 9,  Études symphoniques op. 13, Scènes Lire la suite… a abusé moins qu’ailleurs de ces superpositions de rythmes, de ces modulations étranges, de ces complications et de ces péripéties inattendues que lui reprochent avec raison ceux qui l’admirent le plus. Le chœur commençant par ces deux vers :

L’esprit qui voit cette âme pure

Tomber victime du tyran,

et le chœur suivant :

O saintes larmes du coupable !

O pleurs sacrés du repentir !

sont même d’une simplicité magistrale et presque entièrement accompagnés par des accords plaqués qui rappellent les beaux effets de sonorité que l’on remarque dans la plupart des œuvres religieuses de LesueurLesueur, Jean-FrancoisJean-François Lesueur (Drucat-Plessiel/Somme, 15 février 1760 – Paris, 6 octobre 1837), compositeur. Il reçut sa formation musicale dans les maîtrises d’Abbeville et d’Amiens. Il quitte Amiens en 1876 et pendant dix ans dirigea successivement les maîtrises de différents chapitres de provLire la suite….

M. le baron Ernouf, musicien des plus distingués, a publié l’année dernière, dans La Revue contemporaine, une notice très-détaillée et très bien faite sur la vie et les œuvres de Robert Schumann.

« Il est inconcevable et presque honteux, dit le judicieux écrivain, à propos du Paradis et la PériParadis et la Péri, LeLe Paradis et la Péri (Das Paradies und die Peri), Op. 50, action (Handlung) pour soli, chœur et orchestre sur un livret en allemand d’Emil Flechsig et Robert Schumann d’après Lalla Rookh de Thomas Moore mis en musique par Robert Schumann et créée (Schumann) au Gewandhaus de Leipzig le 4 dLire la suite…, qu’un pareil ouvrage n’ait pas encore été exécuté à Paris. »

ManfredManfred Op. 115Manfred, Op. 115, poème dramatique pour plusieurs récitants, solistes, chœur et orchestre sur le poeme de Lord Byron mis en musique par Robert Schuman et créé au Gewandhaus de Leipzig le 14 mars 1852.Lire la suite…, Le Pèlerinage de la RosePèlerinage de la Rose, LeLe Pèlerinage de la Rose (Der Rose Pilgerfahrt), Op. 112, conte de fées musical en deux parties pour solistes, chœur et orchestre sur un livret en allemand de Moritz Horn mis en musique par Robert Schumann et créé à Düsseldorf le 5 février 1852.  Schumann en fit d’abord une version avec aLire la suite…, MignonRequiem pour MignonRequiem pour Mignon (Requiem für Mignon), Op. 98b, pour soli, chœur et orchestre sur un texte de Wolfgang Goethe extrait de son roman Wilhelm Meister, mis en musique par Robert Schumann et créé à Düsseldorf le 21 novembre 1850.Lire la suite…, Le Fils du roi Fils du Roi, LeLe Fils du roi (Der Königsohn), Op. 116, ballade pour soli, chœur et orchestre sur un poème en allemand de Ludwig Uhland mis en musique par Robert Schumann.Lire la suite…et La Malédiction du chanteur (Sængers-Fluch)Malédiction du ChanteurLa Malédiction du chanteur (Des Sängers Fluch), Op. 139, ballade pour soli, chœur et orchestre sur un texte en allemand de Robert Pohl d’après Ludwig Uhland mis en musique par Robert Schuman.Lire la suite…, bien qu’ils ne soient pas conçus dans des proportions aussi vastes que Le Paradis et la PériParadis et la Péri, LeLe Paradis et la Péri (Das Paradies und die Peri), Op. 50, action (Handlung) pour soli, chœur et orchestre sur un livret en allemand d’Emil Flechsig et Robert Schumann d’après Lalla Rookh de Thomas Moore mis en musique par Robert Schumann et créée (Schumann) au Gewandhaus de Leipzig le 4 dLire la suite…, n’en méritent pas moins une attention sérieuse de la part des musiciens.

M. le baron Ernouf termine ainsi sa notice biographique sur « l’illustre et malheureux maître de Zwickau » :

« Le succès des œuvres de SchumannSchumann, RobertRobert Alexander Schumann (Zwickau, 8 juin 1810 – Endenich près Bonn, 29 juillet 1856), compositeur. Il étudia le droit avant de se consacrer à la musique. Entre 1829 et 1840, il  composa essentiellement des pièces pour piano telles que Carnaval op. 9,  Études symphoniques op. 13, Scènes Lire la suite… nous paraît inévitable ; mais il peut être lent encore à se généraliser. Dans la situation actuelle, la moyenne de notre éducation musicale est encore inférieure aux difficultés matérielles qu’offrent la plupart de ses compositions. Mais nous pouvons affirmer par notre propre expérience que ceux qui auront le courage d’affronter ces difficultés seront amplement payés de leur peine. Nous avons entendu, et nous risquons encore d’entendre plus d’une critique inconsidérée à propos de Schumann Schumann, RobertRobert Alexander Schumann (Zwickau, 8 juin 1810 – Endenich près Bonn, 29 juillet 1856), compositeur. Il étudia le droit avant de se consacrer à la musique. Entre 1829 et 1840, il  composa essentiellement des pièces pour piano telles que Carnaval op. 9,  Études symphoniques op. 13, Scènes Lire la suite…; mais nous savons que le propre des génies vraiment originaux est de demeurer longtemps  incompris, et nous nous souvenons d’avoir entendu, non pas seulement des amateurs, mais des maîtres (OnslowOnslow, Andre-Georges-LouisAndré-Georges-Louis Onslow (Clermont-Ferrand, 27 juillet 1784 – Clermont-Ferrand, 3 octobre 1853), compositeur. Il étudia le piano avec Jan Ladislas Dussek et la composition avec Antonin Reicha. Principalement connu pour son abondante musique de chambre (37 quatuors, 34 quintettes a cordes, 10 tLire la suite… par exemple), contester sérieusement la valeur des dernières productions de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…. SchumannSchumann, RobertRobert Alexander Schumann (Zwickau, 8 juin 1810 – Endenich près Bonn, 29 juillet 1856), compositeur. Il étudia le droit avant de se consacrer à la musique. Entre 1829 et 1840, il  composa essentiellement des pièces pour piano telles que Carnaval op. 9,  Études symphoniques op. 13, Scènes Lire la suite… est du nombre de ces talents qui, n’ayant fait aucune concession aux caprices éphémères de la mode, en sont récompensés par une estime plus grande de la postérité et rajeunissent au lieu de vieillir. »

Il me semble que M. le baron Ernouf doit être de mon avis lorsque je demande la création à Paris d’une Société symphonique qui, sans parti pris d’école, sans esprit de condescendance vis-à-vis du public, ennemie de toute coterie et favorable à tout ce qui doit être considéré comme un progrès dans le mouvement des idées nouvelles, puisse faire pour l’art en général ce que ses aînées ont fait pour une fraction (pour une fraction seulement) des chefs-d’œuvre de l’ancienne école.

La grande variété qui existe dans le répertoire des théâtres d’Allemagne, la place donnée par eux aux œuvres classiques et aux ouvrages modernes, ne m’a pas fait souhaiter seulement de voir s’établir à Paris un théâtre qui initierait le public aux beautés d’une foule d’opéras allemands dont il a ignoré jusqu’ici l’existence : je voudrais aussi que l’un de nos théâtres lyriques fût spécialement désigné pour maintenir au répertoire les grandes œuvres d’une autre époque, dont quelques-unes sont nées en France, et que nous ne voyons tirées de l’oubli qu’à des intervalles beaucoup trop éloignés. Le théâtre auquel incomberait cette mission glorieuse serait naturellement l’Académie impériale  de musique. Et alors nous n’en serions pas réduits à aller chercher dans les rayons de nos bibliothèques ces modèles de l’art dont le culte ne pourrait qu’être ravivé par le prestige et l’éclat de la représentation.

Peut-être même, sous le rapport spéculatif, comme au point de vue artistique, y a-t-il là une idée qui serait doublement féconde en bons résultats. Cette idée n’est pas de moi ; elle est de M. le comte WalewskiWalewski, Alexandre Florian Joseph, ComteAlexandre Florian Joseph, Comte Walewski (Walewice/Pologne, 4 mai 1810 – Strasbourg, 2 septembre 1868), homme politique. Il était le fils de Napoléon 1er et de la comtesse Marie Walewska. Il s’installa à Paris en 1827 et fut naturalisé français en 1833. Il embrassa la carrière politique enLire la suite…, qui, afin de permettre à l’Opéra d’agrandir son répertoire, voulut augmenter le nombre de ses représentations et ne pas le laisser dans les limites où il s’est maintenu depuis Louis XIVLouis XIV de BourbonLouis-Dieudonné de Bourbon, dit Louis XIV (Saint-Germain-en-Laye, 5 septembre 1638 – Versailles, 1er septembre 1715), roi de France. Son père décéda le 14 mai 1643 ; Louis XIV n’avait donc pas encore cinq ans lorsqu’il accéda au trône. Les grands seigneurs du royaume profitèrent de sa Lire la suite… et LullyLully, Jean-BaptisteJean-Baptiste Lully (Florence, 29 novembre 1632 – Paris, 22 mars 1687), compositeur. A l’âge de 13 ans, il est engagé par la duchesse de Montpensier qui voulait apprendre l’Italien. Il apprit le violon, le clavecin et la composition avec Nicolas Metru. La duchesse reconnut ses talents lui peLire la suite…. M. le comte WalewskiWalewski, Alexandre Florian Joseph, ComteAlexandre Florian Joseph, Comte Walewski (Walewice/Pologne, 4 mai 1810 – Strasbourg, 2 septembre 1868), homme politique. Il était le fils de Napoléon 1er et de la comtesse Marie Walewska. Il s’installa à Paris en 1827 et fut naturalisé français en 1833. Il embrassa la carrière politique enLire la suite… communiqua son projet à M. Emile PerrinPerrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite…, directeur de l’Académie impériale de musique, lequel, en administrateur intelligent, en véritable artiste, accueillit avec empressement et se mit à étudier le projet que lui soumettait le ministre. Malheureusement on suscita de droite et de gauche des objections plus ou moins sérieuses, on parla d’empêchements matériels, et le projet fut abandonné. Pourquoi ne le reprendrait-on pas, et qui sait si la question, plus approfondie aujourd’hui, ne fournirait pas des arguments victorieux en faveur de l’idée de M. le comte Walewski Walewski, Alexandre Florian Joseph, ComteAlexandre Florian Joseph, Comte Walewski (Walewice/Pologne, 4 mai 1810 – Strasbourg, 2 septembre 1868), homme politique. Il était le fils de Napoléon 1er et de la comtesse Marie Walewska. Il s’installa à Paris en 1827 et fut naturalisé français en 1833. Il embrassa la carrière politique enLire la suite…?

Je me bornerai à dire que, si l’Opéra jouait tous les jours, les dépenses que nécessiteraient ces représentations, particulièrement l’augmentation du personnel chantant et des musiciens de l’orchestre, seraient entièrement couvertes et même dépassées par les nouveaux abonnements ; car il est bon de faire savoir qu’à l’Opéra, comme aux italiens, il y a plus d’un postulant pour une loge ou une stalle abandonnée par le titulaire. A une époque où la musique sérieuse, la musique classique, est en si grand honneur parmi nous, on ne peut guère douter de l’empressement du public à venir entendre des œuvres telles que La VestaleVestale, LaLa Vestale, tragédie lyrique en trois actes sur un livret d’Etienne de Jouy mis en musique par Gaspare Spontini et créé à l’Opéra de Paris le 11 décembre 1807.Lire la suite…, Fernand CortezFernand CortezFernand Cortez ou La Conquête du Mexique, opéra en trois actes sur un livret d’Etienne de Jouy et Joseph-Alphonse d’Esménard mis en musique par Gaspare Spontini et créé à l’Opéra de Paris le 28 novembre 1809.Lire la suite…, OlympieOlympieOlympie, opéra en trois actes sur un livret de Charles Brifaut et Armand-Michel Dieulafoy, d’après la tragédie de Voltaire, mis en musique par Gaspare Spontini et créé à l’Opéra de Paris le 22 décembre 1819. Spontini remania l’œuvre pour lui donner une fin heureuse. Cette version fut Lire la suite…, AlcesteAlcesteAlceste, tragédie lyrique en trois actes sur un livret de François-Louis Gand Le Bland dit bailli du Roullet adaptée du livret en italien de Ranieri de’ Calzabigi mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créée à l’Opéra de Paris le 23 avril 1776. La version originale en Italien futLire la suite…, ArmideArmideArmide, tragédie lyrique en cinq actes sur un livret de Philippe Quinault mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créée à l’Opéra de Paris le 23 septembre 1777.Lire la suite…, les deux IphigéniesIphigénie en TaurideIphigénie en Tauride, tragédie lyrique en quatre actes sur un livret de Nicolas-François Gaillard mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créé à l’Opéra de Paris le 18 mai 1778.Lire la suite…, Les BardesBardes ou Ossian, LesLes Bardes ou Ossian, opéra en trois actes sur un livret d’Alphonse François Paul Palat-Dercy et Jean-Marie Deschamps, mis en musique par Jean-François Lesueur, créé à l’Opéra de Paris le 10 juillet 1804.Lire la suite…, Alexandre à BabyloneAlexandre à BabyloneAlexandre à Babylone, opéra en 5 actes sur un livret de Louis-Pierre-Marie-François Baour-Lormian, mis en musique par Jean-François Lesueur, reçu à l’Opéra de Paris en 1823 mais non représenté.Lire la suite…, et tant d’autres qui s’effaceraient peu à peu de nos souvenirs, si on ne les ressuscitait en leur rendant tout l’éclat, toute la pompe de leurs splendeurs passées.

Noblesse oblige. L’Académie impériale de musique ne peut laisser à un théâtre secondaire l’honneur et le profit d’une pareille résurrection.

Bade a été la dernière station de mon voyage en Allemagne. C’est une petite ville assez mal jugée par les gens qui ne la connaissent pas. Moi j’aime Bade, et je m’y plais extrêmement, surtout à l’époque où elle n’est pas encore envahie par la foule de ceux qui viennent la visiter dans un but tout différent du mien. Quand je dis Bade, je veux surtout parler de ses environs, du joli village de Lichtenthal par exemple, où l’artiste, amoureux de la solitude, peut trouver la plus charmante retraite au milieu des plaisirs et des distractions qui restent à sa portée.

Le théâtre de Bade, même à l’époque où il n’avait ni l’importance ni les élégantes proportions qu’il a aujourd’hui, n’a jamais marchandé l’hospitalité aux auteurs qui sont venus la lui demander ; et si ses portes se sont toujours ouvertes à deux battants pour laisser entrer les maîtres qu’attendaient un excellent orchestre, des interprètes choisis et un public d’élite, elles ne se sont presque jamais fermées devant de plus humbles, las et découragés d’avoir trop longtemps frappé ailleurs. MM. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, Henri LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite…, GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…, Victor MasséMassé, Felix-Marie-VictorFélix Marie Victor Massé (Lorient, 7 mars 1822 – Paris, 5 juillet 1884), compositeur. Il étudia le piano avec Zimmerman et la composition avec Halévy au Conservatoire de Paris, où obtint le 1er Prix de piano en 1839 et le 1er Prix de Rome en 1844. Il débute à l’Opéra-Comique en 1850 avec LLire la suite…, ClapissonClapisson, Antoine-LouisAntoine-Louis Clapisson (Naples, 5 septembre 1808 – Paris, 19 mars 1866), compositeur. Il étudia le violon d’abord à Bordeaux puis avec Habeneck au Conservatoire de Paris. En 1832 il fut engagé comme violoniste au Théâtre-Italien et composa à partir de 1839 de nombreuses romances dont certLire la suite…, Ernest Boulanger, RosenhainRosenhain, JacobJacob Rosenhain (Mannheim, 2 décembre 1813 – Bade, 21 mars 1894), pianiste et compositeur. Il étudia avec Jakob Schmitt, Kalliwoda et Franz Xaver Schnyder von Wartensee et débuta comme pianiste à Francfort, où il s’installa. Il y produisit son opéra : Der Besuch im Irrenhaus (1834). En 18Lire la suite…, Prosper PascalPascal, Prosper-AugusteProsper-Auguste Pascal (Lyon, 9 janvier 1823 – Paris, 30 août 1880), compositeur et critique musical. Il composa plusieurs œuvres lyriques : Roman de la rose (1854), et La Nuit aux gondoles (1861) pour le Théâtre-Lyrique, Le Cabaret des amours (1862) pour l’Opéra-Comique et La Fleur de LotLire la suite…, Gustave Héquet, François Schwab, Mme de GrandvalGrandval, Marie-Félicie-Clémence deMarie-Félicie-Clémence de Grandval née de Reiset (Saint-Rémy-des-Monts/Sarthe, 21 janvier 1830 – Paris, 15 janvier 1907), compositeur. Elle étudia auprès de Friedrich von Flotow et de Camille Saint-Saëns, avant de composer des ouvrages pour la scène, notamment Le Sou de Lise (Bouffes-ParisiLire la suite…, ont figuré à leur tour sur l’affiche du théâtre de Bade ; et si je n’ajoute pas un autre nom à cette liste, c’est par un sentiment de réserve qui, je l’espère, sera compris et apprécié.

J’ai parlé plus haut de l’opéra de M. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, Beatrix et BénédictBéatrice et BénédictBéatrice et Bénédict, opéra-comique en deux actes sur un livret de Hector Berlioz, d’après Shakespeare, mis en musique par Hector Berlioz et créé au Théâtre de Bade le 9 août 1862.Lire la suite… ; Le Chevalier NahelChevalier Nahel, LeLe Chevalier Nahel, drame lyrique en trois actes sur un livret d’Edouard Plouvier mis en musique par Henry Litolff et créé au Théâtre de Bade le 10 août 1863.Lire la suite…, d’Henri LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite…, est une des œuvres les plus importantes et les plus remarquables aussi qui se soient produites sur la scène badoise. J’ai appris avec plaisir que M. le directeur du Théâtre-Lyrique s’était engagé à représenter, dans un avenir prochain, la belle partition de M. LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite…, et je souhaite bien sincèrement de voir confirmer par les bravos parisiens un succès auquel j’ai été si heureux d’applaudir. M. François Schwab, dont le nom se révélait à moi pour la première fois, lorsque j’entendis son charmant opéra intitulé Les Amours de SylvioAmours de Silvio, LesLes Amours de Silvio ou Le Fruit défendu, opéra-comique en un acte sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par François Schwab et créé su le Théâtre du Salon Louis XIV à Bade le 25 septembre 1861.Lire la suite…, est en même temps un écrivain érudit et un compositeur de talent. Les articles de critique musicale qu’il publie périodiquement dans Le Courrier du Bas-Rhin sont fort goûtés par les gens compétents ; il formule ses jugements en connaissance de cause, et les journaux parisiens ont plus d’une fois reproduit les saines et éloquentes appréciations du jeune écrivain. Le bagage musical de M. François Schwab ne se compose pas seulement des Amours de SylvioAmours de Silvio, LesLes Amours de Silvio ou Le Fruit défendu, opéra-comique en un acte sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par François Schwab et créé su le Théâtre du Salon Louis XIV à Bade le 25 septembre 1861.Lire la suite… ; il a écrit des ouvertures et des morceaux de chant exécutés à Strasbourg dans différents concerts, un opéra-comique en deux actes sous ce titre piquant et un peu long : La nuit tous les chats sont grisNuit, tous les chats sont gris, LaLa Nuit, tous les chats sont gris, opéra-comique en deux actes sur un livret de Philippe Mutée mis en musique par François Schwab et créé à Strasbourg en mars 1858.Lire la suite…, quelques fantaisies pour instrument à vent, et une messe à grand orchestre, dont S. M. la reine d’Espagne a bien voulu accepter la dédicace.

Il est vraiment à regretter que, par des considérations tout à fait étrangères à l’art, et qui blesseraient certaines susceptibilités si je les faisais connaître, le théâtre de Bade ait été obligé de restreindre son programme, et de n’y plus donner place, à l’avenir, qu’aux opéras italiens et au répertoire de la Comédie française. De cela, fort heureusement, nous serons indemnisés par un grand concert international (on se sert beaucoup de ce mot aujourd’hui), qui aura lieu, très-probablement, chaque année à la même époque. Je suis en mesure de dire dès à présent que les principaux morceaux que l’on exécutera au prochain festival seront empruntés aux œuvres de MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite…, RossiniRossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite…, GlinkaGlinka, Mikhail IvanovichMikhail Ivanovich Glinka (Novospasskoye près Yelnya, district de Smolensk/Russie, 20 mai [1er juin ?] 1804 – Berlin, 15 février 1857), compositeur. Il étudia le piano avec John Field puis Charles Meyer et le chant avec Belloli. Il voyagea en Italie de 1830 à 1833 avec le ténor Nicolay IvanovLire la suite…, BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite…, GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…, SchumannSchumann, RobertRobert Alexander Schumann (Zwickau, 8 juin 1810 – Endenich près Bonn, 29 juillet 1856), compositeur. Il étudia le droit avant de se consacrer à la musique. Entre 1829 et 1840, il  composa essentiellement des pièces pour piano telles que Carnaval op. 9,  Études symphoniques op. 13, Scènes Lire la suite… et Richard WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite….

(La suite prochainement.)