Le Courrier de Paris, 16 décembre 1858, [non paginé, p. 1] (article signé E. Reyer).

Chronique musicale.

L’indisposition du ténor MontaubryMontaubry, Achille-FélixAchille-Félix Montaubry (Niort, 12 novembre 1826 – Angers, 2 octobre 1898), ténor. Au Conservatoire de Paris, il étudia le violoncelle et le chant, et obtint un deuxième prix d’opéra-comique en 1846. Violoncelle à l’orchestre du Théâtre du Vaudeville, il fit un début qui passa inaperLire la suite… se prolonge, et depuis quinze jours, l’affiche de l’Opéra-Comique nous annonce : Incessamment la première représentation des Trois-NicolasTrois Nicolas, LesLes Trois Nicolas, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe, Bernard Lopez et Gabriel de Lurieu mis en musique par Louis Clapisson et créé à l’Opéra-Comique le 16 décembre 1858.Lire la suite…. Incessamment n’étant pas synonyme de prochainement, il n’y a rien à reprocher à l’affiche de l’Opéra-Comique, rien, qu’une faute de français. Jamais pièce n’aura été attendue si longtemps et avec plus d’impatience que ces Trois-NicolasTrois Nicolas, LesLes Trois Nicolas, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe, Bernard Lopez et Gabriel de Lurieu mis en musique par Louis Clapisson et créé à l’Opéra-Comique le 16 décembre 1858.Lire la suite… ; jamais début n’aura excité plus que celui de M. MontaubryMontaubry, Achille-FélixAchille-Félix Montaubry (Niort, 12 novembre 1826 – Angers, 2 octobre 1898), ténor. Au Conservatoire de Paris, il étudia le violoncelle et le chant, et obtint un deuxième prix d’opéra-comique en 1846. Violoncelle à l’orchestre du Théâtre du Vaudeville, il fit un début qui passa inaperLire la suite… l’intérêt et la curiosité du public. — A-t-on des nouvelles de M. Montaubry Montaubry, Achille-FélixAchille-Félix Montaubry (Niort, 12 novembre 1826 – Angers, 2 octobre 1898), ténor. Au Conservatoire de Paris, il étudia le violoncelle et le chant, et obtint un deuxième prix d’opéra-comique en 1846. Violoncelle à l’orchestre du Théâtre du Vaudeville, il fit un début qui passa inaperLire la suite…? — Comment va M. Montaubry Montaubry, Achille-FélixAchille-Félix Montaubry (Niort, 12 novembre 1826 – Angers, 2 octobre 1898), ténor. Au Conservatoire de Paris, il étudia le violoncelle et le chant, et obtint un deuxième prix d’opéra-comique en 1846. Violoncelle à l’orchestre du Théâtre du Vaudeville, il fit un début qui passa inaperLire la suite…? — Eh bien ! le jour de la première représentation est-il fixé ? Il a été fixé deux ou trois fois, et puis le malencontreux adverbe a reparu le lendemain : incessamment, toujours incessament. Ah ! si pareille chose fut arrivée pour un opéra de M. MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite…, comme on n’aurait pas manqué de mettre ce retard, cette indisposition sur le dos du pauvre maestro ; comme on ne se serait pas gêné de voir dans cet incessamment de tous les jours la preuve nouvelle du système de réclame qu’on prête si obligeamment à l’illustre compositeur ! Et les plus charitables n’auraient-ils pas affirmé que c’étaient les répétitions incessantes de cette musique diabolique et inchantable qui avaient mis sur le flanc le nouveau ténor et lui avaient brisé la voix ? Certes, ce n’est pas de la musique de M. ClapissonClapisson, Antoine-LouisAntoine-Louis Clapisson (Naples, 5 septembre 1808 – Paris, 19 mars 1866), compositeur. Il étudia le violon d’abord à Bordeaux puis avec Habeneck au Conservatoire de Paris. En 1832 il fut engagé comme violoniste au Théâtre-Italien et composa à partir de 1839 de nombreuses romances dont certLire la suite… qu’on peut dire qu’elle est diabolique et inchantable ; l’auteur de la PromisePromise, LaLa Promise, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Adolphe de Leuven et Léon Brunswick mis en musique par Louis Clapisson et créé au Théâtre-Lyrique le 16 mars 1854.Lire la suite… et de la FanchonnetteFanchonnette, LaLa Fanchonnette, opéra-comique en trois actes sur un livret de Henri de Saint-Georges et Adolphe de Leuven, mis en musique par Louis Clapisson et créé au Théâtre-Lyrique le 1er mars 1856.Lire la suite… n’a jamais rien écrit de diabolique, et si quelques-unes de ses mélodies ne se chantent pas, ce n’est pas, assurément, qu’elles soient inchantables. La muse de M. ClapissonClapisson, Antoine-LouisAntoine-Louis Clapisson (Naples, 5 septembre 1808 – Paris, 19 mars 1866), compositeur. Il étudia le violon d’abord à Bordeaux puis avec Habeneck au Conservatoire de Paris. En 1832 il fut engagé comme violoniste au Théâtre-Italien et composa à partir de 1839 de nombreuses romances dont certLire la suite… est une bonne fille qui met quelquefois son bonnet de travers, mais ne le jette jamais par-dessus les moulins ; elle porte habituellement un jupon court et s’avance accorte et guillerette, le poing sur la hanche, quand elle vient faire sa révérence au public. Son pied est-il chaussé d’un sabot ou d’une mule de satin, elle le pose sur l’orgue de Crémone qui accompagne ses joyeux refrains, et de temps en temps elle lance un regard d’encouragement au petit Savoyard qui tourne la manivelle. Tra déri déri, tra déri déra. Et l’on fait le cercle autour de la jeune fille : quand elle passe sa sébile, on y jette de gros sous et même des pièces blanches ; celui-ci lui prend le menton, celui-là lui pince la taille ; car elle est bonne enfant la muse de M. ClapissonClapisson, Antoine-LouisAntoine-Louis Clapisson (Naples, 5 septembre 1808 – Paris, 19 mars 1866), compositeur. Il étudia le violon d’abord à Bordeaux puis avec Habeneck au Conservatoire de Paris. En 1832 il fut engagé comme violoniste au Théâtre-Italien et composa à partir de 1839 de nombreuses romances dont certLire la suite…, et elle n’a rien de la chasteté antique. « Je ne suis pas la muse de la musique, s’écrie-t-elle ! je suis la muse de la chanson, de la chansonnette et du pont-neuf, et j’ai des roulades plein mon gosier. Je m’arrête de préférence dans les carrefours, mais je chante partout et pour tout le monde. Et pendant que je cours les rues, par tous les soleils et par tous les brouillards, ma sœur, une mijaurée, une sotte, crève de misère et reste à la maison de peur de tacher de boue sa blanche tunique. Que de fois j’ai voulu l’entraîner avec moi et lui faire partager mes triomphes : elle n’a jamais voulu me suivre. Ses amans (ils sont bien peu nombreux) se prosternent à ses pieds et l’adorent comme une sainte. A celui qu’elle préfère, elle met au front une couronne d’immortelles. Moi, je trinque avec mes amoureux, je les embrasse gaillardement et les fais asseoir à ma table. Je ne leur donne pas de couronnes d’immortelles, je leur donne la popularité ! » BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… n’a jamais été un compositeur populaire ; M. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… n’est pas un compositeur populaire.

Je ne connais pas une seule note des Trois NicolasTrois Nicolas, LesLes Trois Nicolas, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe, Bernard Lopez et Gabriel de Lurieu mis en musique par Louis Clapisson et créé à l’Opéra-Comique le 16 décembre 1858.Lire la suite… ; mais, si comme tout me le fait supposer, cet ouvrage est conçu dans le style et dans le goût de la FanchonnetteFanchonnette, LaLa Fanchonnette, opéra-comique en trois actes sur un livret de Henri de Saint-Georges et Adolphe de Leuven, mis en musique par Louis Clapisson et créé au Théâtre-Lyrique le 1er mars 1856.Lire la suite… ou de la PromisePromise, LaLa Promise, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Adolphe de Leuven et Léon Brunswick mis en musique par Louis Clapisson et créé au Théâtre-Lyrique le 16 mars 1854.Lire la suite…, il est probable que le succès en est assuré d’avance. Quant à l’indisposition de M. MontaubryMontaubry, Achille-FélixAchille-Félix Montaubry (Niort, 12 novembre 1826 – Angers, 2 octobre 1898), ténor. Au Conservatoire de Paris, il étudia le violoncelle et le chant, et obtint un deuxième prix d’opéra-comique en 1846. Violoncelle à l’orchestre du Théâtre du Vaudeville, il fit un début qui passa inaperLire la suite…, elle ne peut pas se prolonger indéfiniment ; nous ne tarderons donc pas à voir l’adverbe incessamment disparaître de l’affiche de l’Opéra-Comique.

Voici un prélude aux Trois-NicolasTrois Nicolas, LesLes Trois Nicolas, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe, Bernard Lopez et Gabriel de Lurieu mis en musique par Louis Clapisson et créé à l’Opéra-Comique le 16 décembre 1858.Lire la suite… ; c’est l’Album de M. ClapissonClapisson, Antoine-LouisAntoine-Louis Clapisson (Naples, 5 septembre 1808 – Paris, 19 mars 1866), compositeur. Il étudia le violon d’abord à Bordeaux puis avec Habeneck au Conservatoire de Paris. En 1832 il fut engagé comme violoniste au Théâtre-Italien et composa à partir de 1839 de nombreuses romances dont certLire la suite… pour l’année 1859. Cet album est richement relié et le nom de l’auteur est frappé en lettres d’or sur la couverture : il renferme douze romances et douze dessins, signés Célestin NanteuilNanteuil, CelestinCélestin Nanteuil (Rome, 11 juillet 1813 – Marlotte, 7 septembre 1873), peintre et graveur. Il étudia à l’école des Beaux-Arts de Paris avec Eustache-Hyacinthe Langlois puis avec Dominique Ingres. Il est très lié au cercle des créateurs romantiques : Victor Hugo, Alexandre Dumas, GérardLire la suite…, le grand-maître en l’art de poétiser, avec son crayon, les sujets les plus vulgaires. Voulez-vous quelques titres pris au hasard dans cet élégant recueil, c’est : la Dot de SuzonDot de Suzon, LaLa Dot de Suzon, mélodie pour voix et piano sur des paroles d’Alexandre Saint-Etienne mises en musique par Antoine-Louis Clapisson.Lire la suite… et les Conseils du grand-papaConseils du grand-papa, LesLes Conseils du grand-papa, mélodie pour voix et piano sur des paroles Edouard Plouvier mises en musique par Antoine-Louis Clapisson.Lire la suite… ; ce sont : les Points sur les iPoints sur les i, LesLes Points sur les i, mélodie pour voix et piano sur des paroles de Hippolyte-Louis Guérin de Litteau mises en musique par Antoine-Louis Clapisson.Lire la suite…, le Chant du grillonChant du grillon, LeLe Chant du Grillon, mélodie pour voix et piano sur des paroles de Henri Boisseaux mises en musique par Antoine-Louis Clapisson.Lire la suite…, la Jeune fille et les oiseauxJeune Fille et les oiseaux, LaLa Jeune Fille et les oiseaux, mélodie pour voix et piano sur des paroles de Sylvain Saint-Etienne mises en musique par Antoine-Louis Clapisson.Lire la suite…, la Croix du cheminCroix du chemin, LaLa Croix du chemin, méditation pour une voix et piano sur des paroles d’Alexandre Saint-Etienne mises en musique par Louis Clapisson. Cette mélodie fait partie de l’Album de 12 romances de Louis Clapisson paru chez J. Meissonnier fils, Paris 1859.Lire la suite… et Où vont les nuagesOù vont les nuagesOù vont les nuages, mélodie pour voix et piano sur des paroles de Hippolyte-Louis Guérin de Litteau mises en musique par Antoine-Louis Clapisson.Lire la suite…. Où vont les nuages ? où vont les albums ? qui le sait ! Et cependant les albums sont éternels comme les nuages, et comme eux il en est de blancs et de roses, de perlés et de veloutés : vous les voyez paraître et disparaître à travers les vitrines des marchands de musique, puis, vous les retrouvez sur le piano d’une jeune fille, sur la table où se déposent les offrandes du nouvel an : là, vous les distinguez à peine au milieu des boîtes de chocolat et des cornets de bonbons. L’année suivante, d’autres albums arrivent qui chassent les anciens. Où vont ces cartonnages, où vont ces vignettes, où vont ces chansons ? Y a-t-il des collectionneurs d’albums comme il y a des collectionneurs de médailles et de papillons ? Avez-vous jamais vu un album dans les rayons d’une bibliothèque musicale ? Non, sans doute ; mais vous savez comme moi que telle romance qui s’est vendue à quinze ou vingt mille exemplaires, est la feuille détachée d’un album disparu. Cette romance qui se chantait il y a des années, se chante encore aujourd’hui : les autres sont oubliées, celle-là a survécu, et je parierais qu’elle est signée Loïsa Puget ou MasiniMasini, FrançoisFrançois Masini (Florence, 16 juillet 1804 – Paris, 20 août 1863), compositeur. Après des études musicales en Italie, il vint s’installer à Paris en 1830. Il composa de nombreuses mélodies pour voix et piano, qu’il publia en albums annuels. Il perdit peu à peu la faveur du public et mouLire la suite…, Albert GrisarGrisar, AlbertAlbert Grisar (Anvers, 26 décembre 1808 – Asnières, 15 juin 1869), compositeur. Élève de Reicha à Paris et de Mercadante à Naples, il écrivit des opéras-comiques dans la tradition de Boieldieu qui eurent du succès dont Gilles ravisseur (1848), Les Porcherons (1850), Bonsoir M. Pantalon (185Lire la suite… ou Hippolyte Monpou. Si vous la retrouvez au milieu de pages sérieuses, vous fredonnerez avec plaisir ce refrain gracieux, cette douce cantilène, cette berceuse, cette barcarolle en trois couplets, et vous laisserez-là le grand air d’opéra pour la naïve romance, le rubis étincelant pour la petite perle. Y a-t-il une petite perle dans l’album de M. Clapisson Clapisson, Antoine-LouisAntoine-Louis Clapisson (Naples, 5 septembre 1808 – Paris, 19 mars 1866), compositeur. Il étudia le violon d’abord à Bordeaux puis avec Habeneck au Conservatoire de Paris. En 1832 il fut engagé comme violoniste au Théâtre-Italien et composa à partir de 1839 de nombreuses romances dont certLire la suite…? Cherchez-là, comme je l’ai cherchée, et vous la trouverez peut-être. Ces douze petits sujets, légendes et historiettes, qui ont éveillé la muse de M. ClapissonClapisson, Antoine-LouisAntoine-Louis Clapisson (Naples, 5 septembre 1808 – Paris, 19 mars 1866), compositeur. Il étudia le violon d’abord à Bordeaux puis avec Habeneck au Conservatoire de Paris. En 1832 il fut engagé comme violoniste au Théâtre-Italien et composa à partir de 1839 de nombreuses romances dont certLire la suite…, ne sont pas tous dépourvus de poésie ; évidemment, il y a mieux que des rimes dans la CinquantaineCinquantaine, LaLa Cinquantaine, chansonnette pour une voix et piano sur des paroles de Henri Boisseaux mises en musique par Louis Clapisson. Cette mélodie fait partie de l’Album de 12 romances de Louis Clapisson paru chez J. Meissonnier fils, Paris 1859.Lire la suite…, de M. Edouard PlouvierPlouvier, EdouardEdouard Plouvier (Paris, 22 août 1821 – Paris, 12 novembre 1876), auteur dramatique, librettiste et poète. Ouvrier corroyeur, ce fut un écrivain autodidacte. Il écrivit une quarantaine de pièces de théâtre seul ou en collaboration avec d’autres auteurs dont Ne touchez pas à la hache ! (Lire la suite…, dans les Mois visiteursMois visiteurs, LesLes Mois visiteurs, cantilène pour une voix et piano sur des paroles de Henri Boisseaux mises en musique par Louis Clapisson. Cette mélodie fait partie de l’Album de 12 romances de Louis Clapisson paru chez J. Meissonnier fils, Paris 1859.Lire la suite…, de M. Henri BoisseauxBoisseaux, Claude-Nicolas-HenriHenri Boisseaux (Dijon, 14 octobre 1820 – Paris, 20 novembre 1863), auteur dramatique et journaliste. Il collabora à des journaux et écrivit seul et en collaboration (d’Ennery, Scribe) des pièces de théâtres dont Les Trois Maupin (1858), Le Fléau de l’attelier (1862), des vaudevilles etLire la suite…, le néo-collaborateur de M. ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite…, et dans la Croix du cheminCroix du chemin, LaLa Croix du chemin, méditation pour une voix et piano sur des paroles d’Alexandre Saint-Etienne mises en musique par Louis Clapisson. Cette mélodie fait partie de l’Album de 12 romances de Louis Clapisson paru chez J. Meissonnier fils, Paris 1859.Lire la suite…, d’Alexandre Saint-Etienne. Il est mort bien jeune celui-là ; mais, si peu qu’il ait vécu, il a laissé chez tous ceux qui l’ont connu, qui l’ont aimé, des regrets et des souvenirs. Allons ! nous sommes à l’époque des réconciliations et des souhaits ; je me réconcilie avec les albums et je leur souhaite à tous le même succès. Il y a, à Paris et ailleurs aussi, une foule de jeunes filles qui aspirent, dans un recueil de romances, les premiers parfums de l’amour, et, certes, ces petites personnes me trouveraient de bien mauvais goût si je leur disais qu’à mes yeux l’album n’est, le plus souvent, qu’un présent ridicule.

― Un brillant début, celui de Mme Caroline BarbotBarbot, CarolineCaroline Douvry épouse Barbot (Paris, 27 avril 1830 – Toulouse, 17 septembre 1893), soprano. Elle accompagna son père à la Nouvelle-Orléans de 1845 à 1847. Elle étudia au Conservatoire de Paris, où elle obtint un 1er prix de chant en 1850. La même année, elle épousa le ténor Joseph-ThéLire la suite…, a eu lieu dernièrement à l’Opéra. J’ai connu la débutante alors qu’elle se nommait Mlle Douvry : elle sortait du Conservatoire, elle chantait dans les Concerts, et toutes les fois qu’un artiste allait réclamer le concours de cette voix charmante et sympathique, il était accueilli avec la meilleure grâce du monde. Et M. BarbotBarbot, JulesJoseph-Théodore-Désiré Barbot, dit Jules Barbot (Toulouse, 12 avril 1824 – Paris, 26 décembre 1896), ténor. Élève de M. Garcia au Conservatoire de Paris, il obtint un premier prix de chant et un deuxième prix d’opéra-comique en 1847 et fut engagé à l’Opéra de Paris cette même annLire la suite…, lui aussi, ne refusait jamais l’appui de son talent à qui venait le solliciter ; M. BarbotBarbot, JulesJoseph-Théodore-Désiré Barbot, dit Jules Barbot (Toulouse, 12 avril 1824 – Paris, 26 décembre 1896), ténor. Élève de M. Garcia au Conservatoire de Paris, il obtint un premier prix de chant et un deuxième prix d’opéra-comique en 1847 et fut engagé à l’Opéra de Paris cette même annLire la suite… et Mlle Douvry se sont rencontrés ainsi plus d’une fois sur la même estrade ; ils étaient heureux de se trouver ensemble, de chanter dans le même livre, et un beau jour ils se sont mariés. Assurément c’est M. BarbotBarbot, JulesJoseph-Théodore-Désiré Barbot, dit Jules Barbot (Toulouse, 12 avril 1824 – Paris, 26 décembre 1896), ténor. Élève de M. Garcia au Conservatoire de Paris, il obtint un premier prix de chant et un deuxième prix d’opéra-comique en 1847 et fut engagé à l’Opéra de Paris cette même annLire la suite… qui a fait sa femme ce qu’elle est aujourd’hui, une grande artiste, une comédienne intelligente, une cantatrice de premier ordre. L’Opéra-Comique et le Théâtre-Lyrique ne se sont pas soucié de madame Barbot Barbot, CarolineCaroline Douvry épouse Barbot (Paris, 27 avril 1830 – Toulouse, 17 septembre 1893), soprano. Elle accompagna son père à la Nouvelle-Orléans de 1845 à 1847. Elle étudia au Conservatoire de Paris, où elle obtint un 1er prix de chant en 1850. La même année, elle épousa le ténor Joseph-ThéLire la suite…: ils l’ont envoyée en province, et la province l’a gardée aussi longtemps qu’elle a pu ; de là elle est allée en Belgique, et la Belgique aurait bien voulu ne pas nous la rendre. Mme Caroline BarbotBarbot, CarolineCaroline Douvry épouse Barbot (Paris, 27 avril 1830 – Toulouse, 17 septembre 1893), soprano. Elle accompagna son père à la Nouvelle-Orléans de 1845 à 1847. Elle étudia au Conservatoire de Paris, où elle obtint un 1er prix de chant en 1850. La même année, elle épousa le ténor Joseph-ThéLire la suite… s’est révélée au public de l’Opéra dans l’un des rôles les plus difficiles du répertoire, celui de Valentine, et elle a rendu à ce rôle toute son importance, toute sa vie, tout son prestige. Pas une nuance ne lui a échappé, pas une phrase n’est passée inaperçue ; nous avons retrouvé enfin la fiancée de Raoul avec toutes ses tendresses, avec toute sa passion, avec sa distinction de noble dame, ses agitations et ses angoisses d’amante éplorée ; et, en même temps que la cantatrice à la voix souple, vibrante et harmonieuse, on a applaudi la tragédienne au masque mobile, aux élans chaleureux, aux poses dramatiques et sculpturales. Je me réjouis du succès qu’a obtenu Mme BarbotBarbot, JulesJoseph-Théodore-Désiré Barbot, dit Jules Barbot (Toulouse, 12 avril 1824 – Paris, 26 décembre 1896), ténor. Élève de M. Garcia au Conservatoire de Paris, il obtint un premier prix de chant et un deuxième prix d’opéra-comique en 1847 et fut engagé à l’Opéra de Paris cette même annLire la suite…, parce que ce succès-là est un succès de bon aloi, qui s’est fait par la seule force du talent et sans le secours de la réclame.

Le soir même de ce début, j’étais placé à côté d’un vieux monsieur qui aurait désiré, comme moi, que chacun des interprètes du chef-d’œuvre de M. MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite… fût à la hauteur de son rôle : malheureusement, il n’en était point ainsi. Mais à quoi bon se plaindre, quand les plaintes sont inutiles ?

J’aime mieux raconter un mot que j’ai recueilli de la bouche même de mon voisin. Il disait un jour, à l’un des pensionnaires de notre première scène lyrique : « Vous avez certainement une jolie voix et même du talent, mon cher ami, mais vous êtes loin de la perfection et vous auriez besoin de travailler… » — « Je le sais bien, lui répondit le chanteur, dans un accès de modestie : mais, pour travailler, il faut avoir du temps de reste… et j’ai tant d’élèves ! »