Gounod, Charles

Charles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il entra au Conservatoire de Paris en 1835 dans la classe de contrepoint et de fugue d’Halévy, et dans celles de composition de Reicha, Paer et Lesueur. Il obtint le 1er Prix de Rome en 1839. A Rome il se lia d’amitié avec Fanny Hensel, soeur de Felix Mendelssohn dont il ferra la connaissance à Leipzig en 1842. De retour à Paris, il est nommé maître de chapelle de l’église du Séminaire des Missions Etrangères. Tenté un moment par la carrière ecclésiastique, il opte pour la musique et démissionne en Février 1848 de son poste de maître de chapelle. Il se lie d’amitié avec la cantatrice Pauline Viardot et grâce à elle obtient une commande de l’Opéra de Paris pour un opéra, Sapho. Représenté en 1851, ce premier ouvrage scénique n’eut pas beaucoup de succès mais lui valut la commande de la musique de scène pour Ulysse, tragédie de François Ponsard, qui fut représentée à la Comédie en Française en 1853. En 1852, il épousa Anna Zimmermann, fille du pianiste et professeur du Conservatoire et devint directeur de l’Orphéon de la ville de Paris. De cette année date sa célèbre adaptation du prélude en Do majeur de Bach, d’abord sur un poème de Lamartine puis sur l’Ave Maria. Il reçut commande de l’Opéra pour un autre ouvrage, La Nonne Sanglante, sur un livret de Scribe représenté en 1854. Il composa aussi deux symphonies, ses premières mélodies et la Messe solennelle de Sainte Cécile. Gounod fit à cette époque la connaissance de deux étudiants, Georges Bizet et Camille Saint-Saëns, dont il encouragea les efforts en composition. Leon Carvalho, le directeur du Théâtre-Lyrique lui commanda un opéra-comique, Le Médecin malgré lui, représenté en Janvier 1858 et qui fut un franc succès. Une autre commande de Carvalho, Faust, lui valut un triomphe en 1859. Suivirent Philémon et Baucis (1860), La Colombe (1860), La Reine de Saba (1862), Mireille (1864) et Roméo et Juliette (1867). Pendant la guerre Franco-Prussienne, Gounod se réfugia en Angleterre où il fit la connaissance de Madame Georgina Weldon chez qui il habita pendant trois ans et composa de la musique de scène (Jeanne d’Arc, Les Deux reines), de la musique religieuse (Messe brève pour les morts, Missa angeli custodes) ainsi que des duos des chœurs et des pièces pour piano. De retour en France en 1874, il termina pour l’Opéra, Polyeucte, et composa Cinq-Mars pour l’Opéra-Comique. Mais ce fut ces deux oratorios, Rédemption (1882) et Mors et Vita (1885) qui lui valurent du succès. Dans ces dernières années Gounod composa la Petite Symphonie pour instruments à vent (1885) et un quatuor à cordes en la mineur.

Sources : The New Grove Dictionary of Music and Musicians ; M. Honegger: Dictionnaire de la musique.