L’Athenæum Français, 3 février 1855, p. 105-106 (article signé E. Reyer).

Chronique musicale.

Théâtre de l’Opéra-Comique : Le Chien du jardinierChien du jardinier, LeLe Chien du jardinier, opéra-comique en un acte sur un livret de Joseph-Philippe Lockroy et Eugène Cormon mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 16 janvier 1855.Lire la suite…, opéra-comique en un acte, paroles de MM. LockroyLockroy, Joseph-PhilippeJoseph-Philippe Simon dit Lockroy (Turin, 17 février 1803 – Paris, 19 janvier 1891), acteur, auteur dramatique et librettiste. Il débuta comme comédien en 1827 à l’Odéon puis joua au théâtre de la Porte St. Martin et à la Comédie-Française tout en écrivant, seul ou avec Scribe des piècesLire la suite… et CormonCormon, EugènePierre-Étienne Piestre, dit Eugène Cormon (Lyon, 5 mai 1810 – Paris, 7 mars 1903), auteur dramatique. Il écrivit des pièces de théâtre, dont Philippe II, roi d’Espagne (1847), et des livrets d’opéras-comiques, seul ou en collaboration : Gastilbezza (1847) avec Adolphe d’Ennery, Lire la suite…, musique de M. Albert GrisarGrisar, AlbertAlbert Grisar (Anvers, 26 décembre 1808 – Asnières, 15 juin 1869), compositeur. Élève de Reicha à Paris et de Mercadante à Naples, il écrivit des opéras-comiques dans la tradition de Boieldieu qui eurent du succès dont Gilles ravisseur (1848), Les Porcherons (1850), Bonsoir M. Pantalon (185Lire la suite…. — Premier concert du Conservatoire. — Salle Sainte-Cécile : premier concert. — Concert de la France musicale.


Le chien du jardinier mangera-t-il, ne mangera-t-il pas, that’s the question ; en attendant il ne permet pas qu’un autre vienne ronger l’os qu’il tient sous sa patte ni flairer de trop près sa pâtée. Catherine a promis sa main à Justin, mais un jour qu’elle surprend François montant par une échelle à la chambre de sa cousine, elle fait semblant d’aimer François uniquement pour l’empêcher d’épouser Marcelle. Justin, sans trop se désoler, offre son cœur à Marcelle qui, bien vite consolée de l’infidélité de François, accepte avec empressement le cœur de Justin. Cela ne fait pas l’affaire de Catherine ; si elle prend à Marcelle son amoureux ce n’est pas pour que celle-ci en trouve si vite un autre, et encore moins pour que sa rivale lui prenne le sien. La voilà maintenant qui bouscule François et lui applique un vigoureux soufflet. Le pauvre garçon avait cru naïvement aux avances de Catherine ; il baisse l’oreille et se retire tout penaud devant les quolibets et les gestes rustiques de la jeune fille, sans oser retourner à Marcelle ; mais Justin qui est un madré compère, Justin qui n’est pas normand et marchand de bœufs pour rien, met fin aux bizarres prétentions de Mlle Catherine en lui racontant, d’un ton narquois, l’apologue du Chien du jardinierChien du jardinier, LeLe Chien du jardinier, opéra-comique en un acte sur un livret de Joseph-Philippe Lockroy et Eugène Cormon mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 16 janvier 1855.Lire la suite…. Catherine comprend la leçon et en profite. Les deux mariages se feront en même temps, et de plus elle dotera sa cousine Marcelle. Il n’y a pas d’intrigue, comme on voit, mais il y a là une charmante petite pièce, une délicieuse comédie qui se passe au village et qui pourrait tout aussi bien se passer ailleurs, de jolies situations, des mots spirituels et de piquants détails. Il était impossible de traduire plus finement et de mieux approprier à la scène de l’Opéra-Comique l’une des meilleures pièces de Lope de Vega, bâtie sur la pointe d’un proverbe et imitée, avant MM. LockroyLockroy, Joseph-PhilippeJoseph-Philippe Simon dit Lockroy (Turin, 17 février 1803 – Paris, 19 janvier 1891), acteur, auteur dramatique et librettiste. Il débuta comme comédien en 1827 à l’Odéon puis joua au théâtre de la Porte St. Martin et à la Comédie-Française tout en écrivant, seul ou avec Scribe des piècesLire la suite… et CormonCormon, EugènePierre-Étienne Piestre, dit Eugène Cormon (Lyon, 5 mai 1810 – Paris, 7 mars 1903), auteur dramatique. Il écrivit des pièces de théâtre, dont Philippe II, roi d’Espagne (1847), et des livrets d’opéras-comiques, seul ou en collaboration : Gastilbezza (1847) avec Adolphe d’Ennery, Lire la suite…, par ce bon la FontaineLa Fontaine, Jean deJean de La Fontaine (Château-Thierry, 9 juillet 1621 – Paris, 13 avril 1695), poète. Il est renommé pour ses fables et dans une moindre mesure pour ses contes, qui ont cependant inspiré plusieurs opéras-comiques dont Le Magnifique (Grétry, 1773), Le Frère Philippe (Dourlen, 1818) et La ColoLire la suite… [La Fontaine]La Fontaine, Jean deJean de La Fontaine (Château-Thierry, 9 juillet 1621 – Paris, 13 avril 1695), poète. Il est renommé pour ses fables et dans une moindre mesure pour ses contes, qui ont cependant inspiré plusieurs opéras-comiques dont Le Magnifique (Grétry, 1773), Le Frère Philippe (Dourlen, 1818) et La ColoLire la suite… qui en a imité bien d’autres.

M. GrisarGrisar, AlbertAlbert Grisar (Anvers, 26 décembre 1808 – Asnières, 15 juin 1869), compositeur. Élève de Reicha à Paris et de Mercadante à Naples, il écrivit des opéras-comiques dans la tradition de Boieldieu qui eurent du succès dont Gilles ravisseur (1848), Les Porcherons (1850), Bonsoir M. Pantalon (185Lire la suite…, bien qu’il soit aussi familiarisé qu’on peut l’être avec les secrets de la haute composition, réussit beaucoup mieux dans le genre bouffe que dans le genre dramatique ; les petits tableaux d’intérieur, les farces italiennes, le simple, le naïf, le comique, conviennent à sa nature de son talent fin et gracieux, insuffisant à peindre de grandes scènes, à produire de grands effets. Ceci est suffisamment constaté par le succès de l’Eau merveilleuseEau merveilleuse, L’L’Eau merveilleuse, opéra-comique en deux actes sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Albert Grisar et créé au Théâtre de la Renaissance le 30 janvier 1839.Lire la suite…, de Gilles ravisseurGilles ravisseurGilles ravisseur, opéra-comique en un acte sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 21 février 1848.Lire la suite…, de Bonsoir monsieur PantalonBonsoir Monsieur PantalonBonsoir, Monsieur Pantalon, opéra-comique en un acte sur un livret de Lockroy et de Morvan mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 19 février 1851.Lire la suite…, des PorcheronsPorcherons, LesLes Porcherons, opéra-comique en trois actes sur un livret de Thomas Sauvage et Gabriel de Lurieu mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 12 janvier 1850.Lire la suite…, et par le peu d’enthousiasme qui a accueilli le Carillonneur de BrugesCarillonneur de Bruges, LeLe Carillonneur de Bruges, opéra-comique en trois actes sur un livret de Henri de Saint-Georges mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 20 février 1852.Lire la suite…, même à Bruges, et les Amours du diableAmours du Diable, LesLes Amours du Diable, opéra-comique en quatre actes sur un livret de Henri de Saint-Georges mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 24 août 1863.Lire la suite…, au Théâtre-Lyrique. M. GrisarGrisar, AlbertAlbert Grisar (Anvers, 26 décembre 1808 – Asnières, 15 juin 1869), compositeur. Élève de Reicha à Paris et de Mercadante à Naples, il écrivit des opéras-comiques dans la tradition de Boieldieu qui eurent du succès dont Gilles ravisseur (1848), Les Porcherons (1850), Bonsoir M. Pantalon (185Lire la suite… a, dit-on, une admiration passionnée pour les œuvres des grands maîtres de l’École allemande ; cette admiration se trahit fort peu dans son style, qui rappelle d’une manière saisissante celui de GrétryGrétry, André-Ernest-ModesteAndré-Ernest-Modeste Grétry (Liège, 11 février 1741 – Montmorency, 24 septembre 1813), compositeur. Il apprit la musique à la maîtrise de la collégiale de Saint-Denis de Liège et reçut des leçons d’harmonie de Renkin et de composition de Moreau. Une bourse de la fondation Darchis lui perLire la suite… et de CimarosaCimarosa, DomenicoDomenico Cimarosa (Aversa, 17 décembre 1749 – Venise, 11 janvier 1801), compositeur. Il étudia au Conservatoire di Santa Maria di Loreto de Naples avec Antonio Sacchini. Il se fit remarquer avec son premier ouvrage pour la scène, l’intermezzo comique Le magie di Merlina e Zoroastro (1772). SeLire la suite…. Un musicien serait trop bien doué s’il possédait en même temps la naïveté, la grâce, l’originalité, la grandeur et la force ; on en compte jusqu’à trois, et c’est beaucoup, qui ont eu tout cela en partage : MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, RossiniRossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite… et WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite…. Quoi qu’il en soit, M. GrisarGrisar, AlbertAlbert Grisar (Anvers, 26 décembre 1808 – Asnières, 15 juin 1869), compositeur. Élève de Reicha à Paris et de Mercadante à Naples, il écrivit des opéras-comiques dans la tradition de Boieldieu qui eurent du succès dont Gilles ravisseur (1848), Les Porcherons (1850), Bonsoir M. Pantalon (185Lire la suite… a un lot bien suffisant et que plus d’un pourrait lui envier.

Les premières mesures de l’ouverture du Chien du jardinierChien du jardinier, LeLe Chien du jardinier, opéra-comique en un acte sur un livret de Joseph-Philippe Lockroy et Eugène Cormon mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 16 janvier 1855.Lire la suite… sont empruntées à la chanson allégorique de Justin, puis vient un thème villageois accompagné d’une façon toute pittoresque par le triangle et le tambourin ; cela est frais, sautillant, gracieux et parfaitement instrumenté. Le duo entre François et Marcelle, le coq a chanté trois fois, est une des plus jolies pastorales que nous connaissions, il se termine malheureusement par une coda vulgaire qui est en même temps une réminiscence. Mais le duo suivant entre François et Catherine est un vrai bijou, un chef-d’œuvre de coquetterie, de naïveté et de sentiment ; les incidents scéniques sont admirablement exprimés par les voix et par 1’orchestre : la phrase dite par les violons, la réponse faite par les bassons, le chant des violoncelles, habilement modulé, certaines imitations rustiques, amenées fort à propos, sont autant de détails ingénieux qu’on aurait voulu applaudir à mesure qu’on les remarquait. L’andante de l’air de Justin a beaucoup d’ampleur mélodique, le duo entre Catherine et Marcelle pétille de verve et de malice : les deux demoiselles mettent les poings sur les hanches et se décochent l’une à l’autre les traits les plus acérés, les plus cruelles épigrammes ; il y a dans cette scène une animation, un caquetage que le compositeur a su rendre on ne peut mieux. La chanson du Chien du jardinierChien du jardinier, LeLe Chien du jardinier, opéra-comique en un acte sur un livret de Joseph-Philippe Lockroy et Eugène Cormon mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 16 janvier 1855.Lire la suite… aura la même popularité que la ronde des PorcheronsPorcherons, LesLes Porcherons, opéra-comique en trois actes sur un livret de Thomas Sauvage et Gabriel de Lurieu mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 12 janvier 1850.Lire la suite… ; c’est une de ces inspirations que les orgues de Barbarie se chargent de promener aux quatre coins du globe, un de ces refrains qui vont du théâtre dans la rue sans passer par la boutique de l’éditeur. Le rideau baisse sur un délicieux petit quatuor d’une élégante simplicité : poëme et musique ont obtenu un succès très-franc et très-mérité. La pièce est jouée par quatre des artistes les plus renommés du théâtre de l’Opéra-Comique : Mlle Lefebvre, Mlle Lemercier, MM. Ponchard fils et Faure.

Le Théâtre-Italien nous a donné la Linda di Chamouni Linda di ChamouniLinda di Chamouni, melodramma semiserio en trois actes sur un livret en italien de Gaetano Rossi mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Kärntnertortheater de Vienne le 19 mai 1842 et au Théâtre-Italien de Paris le 17 novembre 1842.Lire la suite…[Linda di ChamounixLinda di ChamouniLinda di Chamouni, melodramma semiserio en trois actes sur un livret en italien de Gaetano Rossi mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Kärntnertortheater de Vienne le 19 mai 1842 et au Théâtre-Italien de Paris le 17 novembre 1842.Lire la suite…] de DonizettiDonizetti, GaetanoGaetano Donizetti (Bergame, 29 novembre 1797 – Bergame, 8 avril 1848), compositeur. Elève de Simon Mayr à Bergame et de Padre Stanislao Mattei à Bologne, Donizetti fit ses débuts en 1818 au théâtre San Luca de Venise avec Enrico di Borgogna dont le succès lui valut la commande de trois ouvragLire la suite…, dont le libretto est une traduction de la Grâce de Dieu Grâce de Dieu, LaLa Grâce de Dieu, drame en cinq actes, mêlé de chants, d’Adolphe d’Ennery et Gustave Lemoine, créé au Théâtre de la Gaîté à Paris le 16 janvier 1841. Lire la suite…de M. Denneryd’Ennery, Dennery, AdolpheAdolphe Philippe dit d’Ennery (Paris, 17 juin 1811 – Paris, 25 janvier 1899), auteur dramatique et librettiste. Né Adolphe Philippe, il se donna le pseudonyme Dennery q’un décret en 1858 lui permit de changer et d’écrire avec la particule d’Ennery. Littérateur très habile dans l’agencement deLire la suite… [d’Ennery]. Cet ouvrage a servi de début, ou pour mieux dire de rentrée, à Mlle Ernesta GrisiGrisi, ErnestaErnesta Grisi (Visidina/Istrie, 28 juin 1819 – Saint-Jean près Genève, 20 mai 1899), mezzo-soprano. Sœur de la célèbre ballerine Carlotta Grisi et cousine germaine des cantatrices Giuditta Grisi et Giulia Grisi, elle connut une brève carrière qui débuta en 1836 dans le rôle d’Adalgisa danLire la suite…, dont la belle voix de contralto était depuis trop longtemps silencieuse et le talent inoccupé. Nous regrettons vivement qu’après une seule représentation Mlle GrisiGrisi, ErnestaErnesta Grisi (Visidina/Istrie, 28 juin 1819 – Saint-Jean près Genève, 20 mai 1899), mezzo-soprano. Sœur de la célèbre ballerine Carlotta Grisi et cousine germaine des cantatrices Giuditta Grisi et Giulia Grisi, elle connut une brève carrière qui débuta en 1836 dans le rôle d’Adalgisa danLire la suite… ait été de nouveau réduite au silence, par suite d’un rhume qui est venu bien malencontreusement la priver d’une partie de ses moyens et interrompre son succès. La charmante cantatrice s’est acquittée avec une grâce parfaite et une supériorité incontestable du rôle de Pierrotto, le petit Savoyard qui pleure si affectueusement sur les écarts de sa sœur Linda. Toute la salle l’a applaudie après la touchante villanelle qu’elle soupire dans la coulisse et qu’elle répète en scène au troisième acte. Mlle GrisiGrisi, ErnestaErnesta Grisi (Visidina/Istrie, 28 juin 1819 – Saint-Jean près Genève, 20 mai 1899), mezzo-soprano. Sœur de la célèbre ballerine Carlotta Grisi et cousine germaine des cantatrices Giuditta Grisi et Giulia Grisi, elle connut une brève carrière qui débuta en 1836 dans le rôle d’Adalgisa danLire la suite… possède les bonnes traditions de l’école italienne ; elle chante purement, sans efforts, sans cris et sans grimaces, ce qui est un fait à peu près exceptionnel aujourd’hui. Mme GassierGassier, EdouardEdouard Gassier (St. Maximin ou Draguignan/Var, 30 avril 1820 –  La Havane/Cuba, 18 décembre 1872), baryton-basse.  Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint, en 1844, les 1er prix d’opéra et d’opéra-comique et un 2eme prix de chant. Il débuta à l’Opéra-Comique dans le rôle Lire la suite… fait des prodiges de vocalisation, de légèreté et de souplesse dans le rôle de Linda. On ne peut pas se faire une idée de la flexibilité, du brio et de l’étendue de cette voix, dont le timbre métallique a l’éclat et la pureté du cristal ; ce sont des fusées de notes, des trilles sans fin, des roulades, des traits chromatiques et des arpèges à humilier un rossignol. Mme PersianiPersiani, FannyFanny Tacchinardi-Persiani (Rome, 4 octobre 1812 – Neuilly-sur-Seine, 3 mai 1867), soprano. Elève de son père, le ténor Nicola Tacchinardi, elle épousa le compositeur Giuseppe Barone Persiani en 1830 et fit ses débuts à Livourne en 1832 puis chanta à Venise, Milan et Naples où Donizetti compLire la suite…, Mme LagrangeLagrange, Anne Caroline deAnne Caroline de Lagrange (Nancy, 24 juillet 1824 – Paris, 23 avril 1905), soprano. Elève à Paris de Giulio Marco Bordogni. Elle fit une apparition au Théâtre de la Renaissance en 1840 dans La Duchesse de Guise (Flotow) puis se rendit en Italie où elle continua ses études d’abord à Milan avecLire la suite… et Mme CabelCabel, Marie-JosèpheMarie-Josèphe Dreullette épouse Cabel (Liège, 31 janvier 1827 – Maisons-Laffitte, 23 mai 1885), soprano. Elle étudia à Liège avec Bouillon et à Bruxelles avec Ferdinand Cabel et Georges Cabel. Elle épousa ce dernier en 1847. Durant son année d’études au Conservatoire de Paris (1848/49)Lire la suite… elle-même baisseraient pavillon devant les hardiesses périlleuses et les prouesses inimitables de Mme GassierGassier, EdouardEdouard Gassier (St. Maximin ou Draguignan/Var, 30 avril 1820 –  La Havane/Cuba, 18 décembre 1872), baryton-basse.  Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint, en 1844, les 1er prix d’opéra et d’opéra-comique et un 2eme prix de chant. Il débuta à l’Opéra-Comique dans le rôle Lire la suite…. Un ténor séducteur et peu séduisant, un marquis ridicule et un père sermonneur complètent le personnel de la pièce. Ces trois rôles sont confiés à des artistes d’un talent éprouvé : il signor BaucardéBaucarde, CarloCarlo Baucarde (Florence, 22 avril 1826 – Florence, 22 janvier 1883), baryton puis ténor. Né en 1825 à Florence, il fut l’élève de Carlotta Ungher. Il débuta à 17 ans comme baryton à Lisbonne puis à Naples. Sa carrière ne prit son essor qu’en 1848 quand il débuta comme ténor au San CLire la suite…, le vaillant héros du TrovatoreTrovatore, IlIl Trovatore, opéra en quatre actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano  complété par Leone Emanuele Bardare et mis en musique par Giuseppe Verdi. L’œuvre fut créée au Théâtre Apollo à Rome le 19 janvier 1853 et au Théâtre-Italien à Paris le 23 décembre 1854.Lire la suite…, MM. RossiRossi, NapoleoneGiovanni Napoleone Rossi (Lucca, ? 1810 – après 1870), basse. Il étudia le chant au conservatoire de Lucca, où il débuta en 1836 avant de partir en tournée à Venise, Madrid et dans d’autres villes espagnoles où il se produisit avec succès. Il eut une importante carrière en Italie : à MLire la suite… et GassierGassier, EdouardEdouard Gassier (St. Maximin ou Draguignan/Var, 30 avril 1820 –  La Havane/Cuba, 18 décembre 1872), baryton-basse.  Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint, en 1844, les 1er prix d’opéra et d’opéra-comique et un 2eme prix de chant. Il débuta à l’Opéra-Comique dans le rôle Lire la suite…. Les décors sont très-convenables ; nous n’aurions jamais cru qu’on en eût tant fait aujourd’hui pour un opéra de DonizettiDonizetti, GaetanoGaetano Donizetti (Bergame, 29 novembre 1797 – Bergame, 8 avril 1848), compositeur. Elève de Simon Mayr à Bergame et de Padre Stanislao Mattei à Bologne, Donizetti fit ses débuts en 1818 au théâtre San Luca de Venise avec Enrico di Borgogna dont le succès lui valut la commande de trois ouvragLire la suite…. La direction s’occupe activement de monter Gli Arabi nelle GallieGli Arabi nelle GallieGli Arabi nelle Gallie o sia Il trionfo della fede  (Les Arabes en Gaules ou Le Triomphe de la foi), melodramma serio en deux actes sur un livret en italien de Luigi Romanelli mis en musique par Giovanni Pacini et créé au Théâtre de La Scala de Milan le 8 mars 1827 et au Théâtre-Italien de PaLire la suite…, du maestro Pacini Pacini, Antonio-Francesco-SaverioAntonio Francesco Gaetano Saverio Pacini (Naples, 7 juillet 1778 – Paris, 10 mars 1866), compositeur, professeur de chant et éditeur de musique. Il étudia la musique au Conservatoire della Pieta dei Turchini de Naples, où il dirigea un orchestre quelque temps avant d’être nommé directeur deLire la suite…; nous la louons de son activité.

La Société Sainte-Cécile a donné son premier concert (le premier de l’abonnement). L’ouverture d’Iphigénie en AulideIphigénie en AulideIphigénie en Aulide, tragédie lyrique en trois actes sur un livret de François-Louis Gand Le Bland dit bailli du Roullet mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créé à l’Opéra de Paris le 19 avril 1774.Lire la suite… a été chaleureusement exécutée, mais dans la symphonie pastorale l’orchestre a négligé certaines nuances, certaines délicatesses de détails auxquelles sont habitués les fidèles du temple de la rue Bergère. Mlle BergBerg, CamilleCamille Berg (? – ?), mezzo-soprano. Elle était l’élève de Gustave Héquet et ne semble pas avoir fait une carrière sur les scènes lyriques.Lire la suite… a dit de sa voix mélodieuse et sympathique le solo d’une cantate de PhilidorPhilidor, François-André DanicanFrançois-André Danican Philidor (Dreux, 7 septembre 1726 – Londres, 31 août 1795), compositeur, joueur d’échecs. Né dans une famille de musiciens peut-être d’origine Écossaise (Danican serait la francisation de Duncan) et Philidor le surnom donné par le roi de France Louis XIII au granLire la suite…, que l’on a écoutée avec recueillement ; l’air du sénéchal, de Jean de ParisJean de ParisJean de Paris, opéra-comique en deux actes sur un livret de Claude Godard d’Aucourt de Saint-Just mis en musique par François-Adrien Boieldieu et créé à l’Opéra-Comique le 4 avril 1812.Lire la suite…, annoncé par l’affiche, a été passé sous silence ; un fragment de l’oratorio ElieElieElias (Elie), Op. 70, oratorio pour soli, chœur et orchestre en deux parties sur un livret en allemand de Julius Schubring d’après les Livres des Rois 1 et 2 de l’Ancien Testament et créé, dans une version en anglais due à William Bartholomew sous le titre Elijah, au festival triennal de muLire la suite… de Mendelssohn-Bartholdy a produit beaucoup d’effet.

Les programmes de la Société des concerts sont, on le sait, fort peu variés. N’était l’incomparable perfection de l’exécution, qui constitue un attrait toujours vif, toujours nouveau, l’intérêt qui s’attache aux séances si justement célèbres du Conservatoire pourrait bien commencer à décroître. Toujours les mêmes noms, toujours les mêmes chefs-d’œuvre, toujours du sublime ! M. Narcisse GirardGirard, NarcisseNarcisse Girard (Mantes, 27 janvier 1797 – Paris, 17 janvier 1860), chef d’orchestre et compositeur. Élève de Baillot au Conservatoire de Paris, il obtint un premier prix de violon en 1820 et étudia la composition avec Reicha. Il fut un des membres fondateurs de la Société des Concerts du CLire la suite…, tout-puissant au sein du comité, ne passerait ni pour un impie ni pour un profanateur, s’il ouvrait de temps en temps les portes du sanctuaire à quelques-uns de nos compositeurs vivants auxquels on attribue, à tort ou à raison, des œuvres symphoniques assez estimables. Prenons quelques noms, et ne les prenons pas au hasard : M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…, M. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, Mme FarrencFarrenc, Jeanne-LouiseJeanne-Louise Farrenc, née Dumont (Paris, 31 mai 1804 – Paris 15 septembre 1875), compositeur et pianiste. Elle étudia le piano avec Anne-Élisabeth Soria, élève de Clémenti et la composition avec Antonin Reicha. Elle enseigna le piano au Conservatoire de Paris de 1842 jusqu’à sa retraite Lire la suite…, M. Félicien DavidDavid, Félicien-CésarCésar-Félicien David (Cadenet, 13 avril 1810 – St Germain-en-Laye 29 aout 1876), compositeur. Orphelin à cinq ans, après des études à la maîtrise de la cathédrale St.-Sauveur d’Aix-en-Provence et au collège St.-Louis d’Aix, il entra en 1830 au Conservatoire de Paris dans la classe d’HLire la suite…. Je suis bien sûr que les applaudissements de la majorité du public, si c’est, comme on le dit, un public d’élite, étoufferaient les réclamations d’une poignée de vénérables fidèles au culte des morts.

Voici le programme du premier concert. La symphonie en fa de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, la symphonie en ut de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, un motet à deux voix de ClariClari, Giovanni Carlo MariaGiovanni Carlo Maria Clari (Pise, 27 septembre 1677 – Pise, 16 mai 1754), compositeur. Il fut maître de chapelle à Pistoia de 1703 à 1724, puis des chevaliers de San Stefano en 1724 et enfin de la cathédrale de Pise de 1736 à sa mort. Ses Duetti e Terzetti da camera (Bologna, Silvani, 1720) lLire la suite…, un alléluia de HaendelHandel, Georges FredericGeorge Frideric Haendel (Halle, 23 février 1685 – Londres, 14 avril 1759), compositeur. Il étudia la composition avec Friedrich Wilhelm Zachow, organiste à Halle. En 1703, il accepta le poste de violoniste dans l’orchestre de Hambourg. C’est là qu’il composa son premier opéra, Almira (1Lire la suite… et le grand air de Montano et StéphanieMontano et StéphanieMontano et Stéphanie, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jean-Elie Bédéno Dejaure mis en musique par Henri Montan Berton et créé à l’Opéra-Comique le 15 avril 1799.Lire la suite…, beaucoup trop grand pour la voix mince et fluette de Mme Carvalho-Miolhan [Miolan-Carvalho]Miolan-Carvalho, Marie-CarolineMarie-Caroline Félix-Miolan épouse Calvalho (Marseille, 31 décembre 1827 – Paris, 10 juillet 1895), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Duprez et obtint le 1er prix de chant en 1847. Elle débuta à l’Opéra-Comique en Mai 1850 dans L’Ambassadrice (Auber). Elle participa à Lire la suite…. M. LeroyLeroy, Adolphe-MartheAdolphe-Marthe Leroy (Saint-Germain-en-Laye, 16 août 1827 – Argenteuil, 1er septembre 1880), clarinettiste. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un premier prix en 1845. Membre de la Société des Concerts du Conservatoire à partir de 1851 et de la Chapelle impériale en 1853, il jouaLire la suite…, un de nos instrumentistes les plus distingués, a merveilleusement joué un concerto de clarinette de Berr ; on ne saurait poétiser davantage un instrument que la foule ignorante tourne si volontiers en ridicule.

Encore un premier concert, celui de la France musicale, qui en doit trois chaque année à ses abonnés, et qui les leur donne. Ce premier concert a eu lieu dans la salle Sainte-Cécile ; le personnel du Théâtre-Italien et le répertoire de M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite… en ont presque fait à eux seuls tous les frais. Mme FrezzoliniFrezzolini-Poggi, Erminia dite FrezzoliniErminia Frezzolini-Poggi, dite Frezzolini (Orvieto/ Italie 27 mars 1818 – Paris, 5 novembre 1884). Elle étudia avec son père, Giuseppe Frezzolini, créateur du rôle de Dulcamara de L’Elisir d’amore (Donizetti, 1832) et Domenico Ronconi avant de débuter en 1837 à Florence dans Beatrice di Lire la suite…, l’ombre d’une cantatrice, Mme Borghi-MamoBorghi-Mamo, AdelaïdeAdelaïde Borghi-Mamo (Bologne, 9 août 1829 – Bologne, 28 septembre 1901), mezzo-soprano. Élève de Festa et protégée de Giuditta Pasta, elle débuta à Urbino en 1846 et fut invitée au Théâtre-Italien de Paris par le colonel Ragani en 1853. Elle y chanta pendant trois ans puis fut engagée Lire la suite…, la plus magnifique voix de contralto qu’il soit possible d’entendre, le baryton GrazianiGraziani, FrancescoFrancesco Graziani (Fermo, 26 avril 1828 – Fermo, 30 juin 1901), baryton. Élève de Cellini, il débuta en 1851 dans le rôle du comte de Vergy dans Gemma di Vergi (Donizetti) à Ascoli Piceno. Les saisons suivantes, il chanta sur plusieurs scènes d’Italie. De 1853 à 1861, il se produit réguliLire la suite… et le ténor BaraldiBaraldi, PietroPietro Baraldi [Neri-Baraldi] (Minerbo/Italie, ? 1828 – Bologne, 29 juin 1902), ténor. Il débuta, grâce à l’appui de Rossini, en 1850 dans DonPasquale (Donizetti) à Bologne. Il chanta sur toutes les scènes d’Italie, d’Europe et d’Amérique et fut une saison engagé à l’Opéra dLire la suite… ont passé en revue les partitions du TrovatoreTrovatore, IlIl Trovatore, opéra en quatre actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano  complété par Leone Emanuele Bardare et mis en musique par Giuseppe Verdi. L’œuvre fut créée au Théâtre Apollo à Rome le 19 janvier 1853 et au Théâtre-Italien à Paris le 23 décembre 1854.Lire la suite… et de Giovanna d’ArcoGiovanna d’ArcoGiovanna d’Arco, dramma lirico en trois actes et un prologue sur un livret en italien de Temistocle Solera d’après Die Jungfrau von Orléans (La Jeune Fille d’Orléans) de Friedrich Schiller, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre de La Scala de Milan le 15 février 1845.Lire la suite…. M. BragaBraga, GaetanoGaetano Braga (Giulianova/ Abruzzi (Italie), 9 juin 1829 – Milan, 21 novembre 1807). Violoncelliste et compositeur. De 1841 à 1852, il étudia au Conservatoire de Naples avec Ciandelli et Saverio Mercadante. Son premier opéra, Alina, fut représenté en 1853 au Teatro Fondo de Naples. Il partit Lire la suite…, jeune violoncelliste qui arrive de Naples, a joué avec une netteté de coup d’archet et une pureté de sons très-remarquables un morceau composé par lui sur des thèmes du TrovatoreTrovatore, IlIl Trovatore, opéra en quatre actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano  complété par Leone Emanuele Bardare et mis en musique par Giuseppe Verdi. L’œuvre fut créée au Théâtre Apollo à Rome le 19 janvier 1853 et au Théâtre-Italien à Paris le 23 décembre 1854.Lire la suite…. Théodore RitterRitter, ThéodoreToussaint Prévost [Prévost-Ritter], dit Théodore Ritter (Nantes, 5 avril 1840 – Paris, 6 avril 1886), pianiste et compositeur. Il fut l’unique élève de Berlioz, qui lui confia la réduction pour piano de L’Enfance du Christ et de Romeo et Juliette. Il excellait dans l’interprétation deLire la suite…, ce petit pianiste en jaquette qui en remontrerait à plus d’un maître sérieux, a émerveillé l’auditoire par son jeu correct, délicat et brillant ; il a exécuté deux fantaisies de sa composition : le VolubilisVolubilisVolubilis, scherzo pour le piano op. 5 de Théodore Ritter publié par L. Escudier, Paris, 1854.Lire la suite…, gracieuse bluette, et un arrangement sur des motifs du Trovatore déjà nommé. La séance a commencé par un sextuor pour piano et instruments à cordes, dont l’auteur est M. Salvator, musicien de talent, nourri d’études classiques et plein de respect pour les œuvres des anciens maîtres. N’oublions pas le rondo joué par M. GoufféGouffé, AchilleAchille-Henry-Hector Gouffé (Pontoise, 4 novembre 1804 – Paris, 31 août 1874), contrebassiste. Il fut contrebassiste à la Société des Concerts du Conservatoire et à l’Opéra. De 1836 à 1874, il organisa chez lui des séances de musique de chambre qui furent très suivies et auxquelles partiLire la suite…, l’éminent contre-bassiste de l’Opéra, entre les mains duquel l’instrument géant se transforme complètement et laisse échapper des sons d’une douceur et d’une suavité surprenantes ; on croirait entendre, par moments, la chanterelle d’un violon résonnant sous l’archet d’un excellent violoniste.