La Gazette du Nord, 31 mars 1860, p. 5-6 (article signé E. Reyer).

Chronique musicale.

Ce n’est pas pour admirer la magnificence des décors, la richesse des costumes et la féerie de la mise en scène que l’on ira voir Gil-BlasGil BlasGil Blas, opéra-comique en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier mis en musique par Théophile Semet et créé au Théâtre-Lyrique le 23 mars 1860.Lire la suite…, le nouvel opéra du Théâtre-Lyrique. On ira voir Gil-BlasGil BlasGil Blas, opéra-comique en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier mis en musique par Théophile Semet et créé au Théâtre-Lyrique le 23 mars 1860.Lire la suite… pour se divertir aux cinq petits actes que MM. Michel CarréCarré, Michel-FlorentinMichel-Florentin Carré (Besançon, 21 octobre 1822 – Paris, 28 juin 1872), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit de nombreux drames, comédies, vaudevilles et livrets principalement en collaboration avec Jules Barbier dont Galathée (Massé), Les Noces de Jeannette (Massé), Les Papillotes Lire la suite… et Jules BarbierBarbier, Paul-JulesPaul-Jules Barbier (Paris, 8 mars 1825 – Paris, 16 janvier 1901), librettiste. Il débuta à la Comédie-Française à l’âge de dix-huit ans avec un intermède : L’Ombre de Molière et un drame : Un Poète. De 1849 à 1872 ,il écrivit en collaboration avec Michel Carré des drames, des comédiLire la suite… ont découpés dans le roman de Le SageLe Sage, Alain-RenéAlain-René Le Sage (Sarzeau/ Bretagne, 6 mai 1668 – Boulogne, 17 novembre 1747), écrivain et auteur dramatique. Très tôt orphelin, il étudia au collège Jésuite de Vannes, avant de s’installer à Paris en 1693. L’abbé de Lyonne l’engagea à son service et lui recommanda de traduire lLire la suite…, pour applaudir la charmante musique de M. SemetSemet, Théodore-Aimé-ÉmileThéodore-Aimé-Émile Semet (Lille, 6 septembre 1824 – Corbeil, 15 mars 1888), compositeur. Il étudia le violoncelle et l’harmonie au Conservatoire de Lille puis se perfectionna au Conservatoire de Paris auprès d’Halévy. Il se consacra à l’enseignement et à la composition de mélodies,Lire la suite… et la verve entraînante de Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite…. Franchement, il vaut mieux qu’on y aille pour cela que pour tout le reste. Je ne fais pourtant pas fi de ce luxe d’étoffes et de toiles peintes, auquel certaines œuvres doivent une longue carrière, mais j’aime assez que de temps à autre la simplicité des accessoires vienne donner un démenti à ceux qui disent : pour le succès d’une pièce lyrique une belle mise en scène est de rigueur. La seule chose qui soit de rigueur pour le succès d’une pièce lyrique c’est le mérite de la partition ; du moins cela devrait être ainsi, ne serait-ce que pour surprendre MM. les directeurs qui, souvent, comptent beaucoup plus sur l’effet de ce truc et de ce décor que sur l’effet de ce morceau. Comme dans Gil-BlasGil BlasGil Blas, opéra-comique en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier mis en musique par Théophile Semet et créé au Théâtre-Lyrique le 23 mars 1860.Lire la suite… il n’y a pas de trucs, j’allais dire aussi pas de décors, le directeur du Théâtre-Lyrique s’est reposé sur les auteurs et non sur MM. les costumiers et machinistes du soin de gagner la bataille, et ils l’ont gagnée.

M. SemetSemet, Théodore-Aimé-ÉmileThéodore-Aimé-Émile Semet (Lille, 6 septembre 1824 – Corbeil, 15 mars 1888), compositeur. Il étudia le violoncelle et l’harmonie au Conservatoire de Lille puis se perfectionna au Conservatoire de Paris auprès d’Halévy. Il se consacra à l’enseignement et à la composition de mélodies,Lire la suite… a écrit le rôle de Gil-Blas pour Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite…. C’est un grand tort selon moi que d’écrire un rôle pour une cantatrice, parce que si par une raison de congé ou de maladie la cantatrice fait défaut au rôle, la pièce est perdue. Un deuil récent a tenu pendant quelque temps Mme Miolan-CarvalhoMiolan-Carvalho, Marie-CarolineMarie-Caroline Félix-Miolan épouse Calvalho (Marseille, 31 décembre 1827 – Paris, 10 juillet 1895), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Duprez et obtint le 1er prix de chant en 1847. Elle débuta à l’Opéra-Comique en Mai 1850 dans L’Ambassadrice (Auber). Elle participa à Lire la suite… éloignée de la scène : les représentations de Philémon et BaucisPhilémon et BaucisPhilémon et Baucis, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique le 18 février 1860. Gounod en fit une nouvelle version en deux actes qui fut créée à l’Opéra-Comique le 16 mai 1876.Lire la suite… ont été suspendues. A peine Mme Carvalho est-elle rentrée en possession du rôle de Baucis qu’elle a créé avec tant d’intelligence et de talent, la voilà qui se prépare à partir pour Londres ou l’appelle un engagement au théâtre de Sa Majesté la Reine.

Dans peu de jours, et après un très petit nombre de représentations Philémon et BaucisPhilémon et BaucisPhilémon et Baucis, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique le 18 février 1860. Gounod en fit une nouvelle version en deux actes qui fut créée à l’Opéra-Comique le 16 mai 1876.Lire la suite… aura donc disparu de l’affiche et l’œuvre si élégante, si colorée de M. Charles GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… sera une œuvre sacrifiée. On la reprendra l’année prochaine, j’en suis tout à fait certain ; mais y a-t-il rien de plus éventuel et de plus éphémère que le succès d’une reprise ? M. Ambroise Thomas, un compositeur fort aimé du public et très apprécié par les artistes, donne à l’Opéra-Comique le Roman d’ElvireRoman d’Elvire, LeLe Roman d’Elvire, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Alexandre Dumas, père et Adolphe de Leuven mis en musique par Ambroise Thomas et créé à l’Opéra-Comique le 4 février 1860.Lire la suite…, ouvrage dont le poëme et la partition obtiennent un égal succès : à la troisième représentation Mlle MonroseMonrose, Marie-FlorentineMarie-Florentine Chollet dite Monrose (Paris, 16 novembre 1816 – Bruxelles, ? 1893), soprano. Elle était la fille du célèbre ténor Jean-Baptiste Chollet. Elle étudia avec Gilbert Duprez et Toussaint Mocker et débuta à l’Opéra-Comique le 22 septembre 1859 dans Elisabeth du Songe d’une Lire la suite… éprouve les premiers symptômes d’une maladie assez grave qui depuis un mois la met dans l’impossibilité de chanter, et comme, à ce qu’il paraît, il n’y a personne dans la troupe de M. Nestor de RoqueplanRoqueplan, Louis-Victor-NestorLouis-Victor-Nestor Roqueplan (Monreal/Aude, 16 septembre 1820 – Paris, 24 avril 1870), journaliste, directeur. Il vint à Paris en 1825 et s’engagea dans une carrière de journaliste. Il fut rédacteur en chef du Figaro où en 1830 il s’opposa aux ordonnances de Charles X. Pour La Presse et au Lire la suite… qui soit capable de prendre le rôle forcément abandonné par Mlle MonroseMonrose, Marie-FlorentineMarie-Florentine Chollet dite Monrose (Paris, 16 novembre 1816 – Bruxelles, ? 1893), soprano. Elle était la fille du célèbre ténor Jean-Baptiste Chollet. Elle étudia avec Gilbert Duprez et Toussaint Mocker et débuta à l’Opéra-Comique le 22 septembre 1859 dans Elisabeth du Songe d’une Lire la suite…, la pièce de MM. Alexandre DumasDumas père, AlexandreAlexandre Dumas père (Villers-Cotterêts, 24 juillet 1802 – Puys, près de Dieppe, 5 décembre 1870), écrivain. Un des plus populaires écrivains de l’époque romantique, il écrivit avec des collaborateurs plus de trois cents ouvrages dont les drames, Henri III et sa cour, et La Tour de NesleLire la suite…, de LeuvenLeuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 – Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d’un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite… et Ambroise Thomas est logée depuis un mois au rez-de-chaussée de l’affiche avec cette étiquette fallacieuse : En attendant la douzième représentation.

Pour la majorité du public cela équivaut à une chute, et pour les auteurs cela n’en vaut guère mieux. Comment expliquer à certaines gens peu initiés aux mystères des coulisses et moins encore aux secrètes influences exercées par les artistes en renom sur les auteurs dont ils veulent bien interpréter les œuvres, comment leur expliquer que faute d’une quatrième roue (je ne veux point faire une comparaison blessante) le carrosse ne marche pas ? Si M. Ambroise Thomas n’eut point écrit le rôle de la marquise de Villabianca ou de Villafranca spécialement pour la voix et le talent de Mlle MonroseMonrose, Marie-FlorentineMarie-Florentine Chollet dite Monrose (Paris, 16 novembre 1816 – Bruxelles, ? 1893), soprano. Elle était la fille du célèbre ténor Jean-Baptiste Chollet. Elle étudia avec Gilbert Duprez et Toussaint Mocker et débuta à l’Opéra-Comique le 22 septembre 1859 dans Elisabeth du Songe d’une Lire la suite…, lesquels à vrai dire ne me semblent ni une voix ni un talent exceptionnels, ce rôle eût pu être donné à une autre cantatrice, et la pièce n’eût pas été condamnée à un sommeil dont elle ne se réveillera que bien difficilement et après lequel elle n’aura certainement plus l’attrait et les séductions des premiers jours.

C’est donc un tort, je le répète, que de destiner un rôle principal d’une œuvre quelconque, mais surtout d’une œuvre lyrique, à tel ou tel artiste, ténor, soprano ou contralto. Et cependant la plupart des auteurs ne procèdent pas autrement aujourd’hui. De cette façon, ils laissent prendre à l’artiste dont ils se servent comme d’un flambeau pour éclairer leur œuvre, une importance exagérée ; ils mettent en relief des qualités qui, au point de vue de l’art, sont bien souvent des défauts, et ils lui font en points d’orgues, en fioritures, en roulades et en agréments de toutes sortes, des sacrifices dont le succès ne les dédommage pas toujours.

Le public se laisse aller peu à peu à des engouements, à des admirations ridicules : il accueille par des trépignements la cavatine que lui chante à deux pieds de la rampe son étoile de prédilection, et il n’accorde qu’une attention secondaire à un final, à un morceau d’ensemble qui est une belle page musicale d’une valeur réelle. Et voilà pourquoi les compositeurs, même les plus arrivés, et auxquels on doit supposer par cette raison une certaine fermeté, une certaine influence, sont obligés de céder aux mille fantaisies, aux mille caprices de ce ténor ou de cette chanteuse, sous peine de voir le rôle le plus important de leur partition complètement sacrifié ou dédaigneusement jeté entre les mains d’une doublure. Voilà pourquoi les prétentions des premiers sujets, aujourd’hui, sont exorbitantes et ruineuses pour les directeurs qui ne peuvent pas ou qui ne savent pas se passer d’eux. Les bank-notes de l’Angleterre et les roubles de la Russie ne contribuent malheureusement que trop à entretenir un pareil état de choses qui existe à peu près partout, excepté dans quelques théâtres des petites cours ducales de l’Allemagne. Et je ne serais point étonné que tel baryton auquel un imprésario étranger vient d’offrir soixante mille francs d’appointements, pour six mois, entrât en scène en bottes éperonnées, une cravache à la main et, Louis XIV de coulisse, s’écriât en s’adressant au public : la pièce, c’est moi !

M. SemetSemet, Théodore-Aimé-ÉmileThéodore-Aimé-Émile Semet (Lille, 6 septembre 1824 – Corbeil, 15 mars 1888), compositeur. Il étudia le violoncelle et l’harmonie au Conservatoire de Lille puis se perfectionna au Conservatoire de Paris auprès d’Halévy. Il se consacra à l’enseignement et à la composition de mélodies,Lire la suite… a écrit le rôle de Gil-Blas pour Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite… ; mais je crois avoir suffisamment indiqué que ce n’est pas uniquement pour M. SemetSemet, Théodore-Aimé-ÉmileThéodore-Aimé-Émile Semet (Lille, 6 septembre 1824 – Corbeil, 15 mars 1888), compositeur. Il étudia le violoncelle et l’harmonie au Conservatoire de Lille puis se perfectionna au Conservatoire de Paris auprès d’Halévy. Il se consacra à l’enseignement et à la composition de mélodies,Lire la suite… et pour Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite… que je me suis livré à des réflexions fort justes, sans doute, mais, hélas ! bien inutiles. Je n’ai pas la prétention de changer quoi que ce soit à ce qui est accepté, à ce qui existe et à ce qui durera fort longtemps encore ; mais, tout en sachant que je ne serai pas entendu, je n’ai pu m’empêcher de pousser mon petit cri dans la solitude.

Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite… ne part ni pour Londres, ni pour Saint-Pétersbourg ; elle jouit d’une bonne santé, et dans la saison où nous sommes, les grippes et les coryzas ne sont pas très-redoutables ; je souhaite donc de tous mes vœux que Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite… continue à faire valoir pendant une longue série de représentations non interrompues les très-jolies choses que M. SemetSemet, Théodore-Aimé-ÉmileThéodore-Aimé-Émile Semet (Lille, 6 septembre 1824 – Corbeil, 15 mars 1888), compositeur. Il étudia le violoncelle et l’harmonie au Conservatoire de Lille puis se perfectionna au Conservatoire de Paris auprès d’Halévy. Il se consacra à l’enseignement et à la composition de mélodies,Lire la suite… a composées expressément pour elle. C’est bien pour Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite… que M. SemetSemet, Théodore-Aimé-ÉmileThéodore-Aimé-Émile Semet (Lille, 6 septembre 1824 – Corbeil, 15 mars 1888), compositeur. Il étudia le violoncelle et l’harmonie au Conservatoire de Lille puis se perfectionna au Conservatoire de Paris auprès d’Halévy. Il se consacra à l’enseignement et à la composition de mélodies,Lire la suite… a prodigué, dans le rôle de Gil-Blas, ces notes basses et un peu gutturales qui rappellent au public l’entraînant refrain de la chanson bachique de GalathéeGalatéeGalatée, opéra-comique en deux actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Victor Massé et créé à l’Opéra-Comique le 14 avril 1852.Lire la suite…. C’est aussi pour Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite… que M. SemetSemet, Théodore-Aimé-ÉmileThéodore-Aimé-Émile Semet (Lille, 6 septembre 1824 – Corbeil, 15 mars 1888), compositeur. Il étudia le violoncelle et l’harmonie au Conservatoire de Lille puis se perfectionna au Conservatoire de Paris auprès d’Halévy. Il se consacra à l’enseignement et à la composition de mélodies,Lire la suite… a noté cette délicieuse sérénade espagnole qui, bien qu’elle soit empruntée à des motifs originaux, est tout autant à M. SemetSemet, Théodore-Aimé-ÉmileThéodore-Aimé-Émile Semet (Lille, 6 septembre 1824 – Corbeil, 15 mars 1888), compositeur. Il étudia le violoncelle et l’harmonie au Conservatoire de Lille puis se perfectionna au Conservatoire de Paris auprès d’Halévy. Il se consacra à l’enseignement et à la composition de mélodies,Lire la suite… que les airs écossais de La Dame BlancheDame blanche, LaLa Dame blanche, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par François-Adrien Boieldieu et créé à l’Opéra-Comique le 10 décembre 1825.Lire la suite… sont à Boïeldieu [Boieldieu] et les mélodies orientales du DésertDésert, LeLe Désert, ode-symphonie en trois parties pour solistes et orchestre sur un poème d’Auguste Collin mis en musique par Félicien David et créée à la salle du Conservatoire de Paris le 8 décembre 1844.Lire la suite… à M. Félicien David.

La partition de Gil-BlasGil BlasGil Blas, opéra-comique en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier mis en musique par Théophile Semet et créé au Théâtre-Lyrique le 23 mars 1860.Lire la suite… est très mélodique, et le souffle de l’inspiration ne s’y fait pas sentir à de trop rares intervalles. Dans son instrumentation, M. SemetSemet, Théodore-Aimé-ÉmileThéodore-Aimé-Émile Semet (Lille, 6 septembre 1824 – Corbeil, 15 mars 1888), compositeur. Il étudia le violoncelle et l’harmonie au Conservatoire de Lille puis se perfectionna au Conservatoire de Paris auprès d’Halévy. Il se consacra à l’enseignement et à la composition de mélodies,Lire la suite… trouve assez fréquemment d’heureux accouplements de timbres : il connaît à fond l’art de grouper les voix, et ses morceaux d’ensemble ne sont pas les moins bien réussis. Il y a, au cinquième acte, un chœur de marmitons, qui est un petit chef-d’œuvre : il est d’une exécution assez difficile pourtant MM. les choristes du Théâtre-Lyrique l’ont détaillé avec une délicatesse, avec une perfection dont il faut les féliciter.

Je n’aime pas beaucoup ces traits de petite flûte qui, au commencement du quatrième acte, sifflent l’entrée du comédien Zapata : je comprends bien l’intention comique du compositeur ; mais, si partisan que je sois de la musique descriptive ou imitative, je trouve qu’il ne faut pas lui faire franchir certaines limites que le bon goût et la sensibilité de l’oreille ne permettent pas de dépasser. Je prends la liberté de dire cela à M. SemetSemet, Théodore-Aimé-ÉmileThéodore-Aimé-Émile Semet (Lille, 6 septembre 1824 – Corbeil, 15 mars 1888), compositeur. Il étudia le violoncelle et l’harmonie au Conservatoire de Lille puis se perfectionna au Conservatoire de Paris auprès d’Halévy. Il se consacra à l’enseignement et à la composition de mélodies,Lire la suite…, lequel n’est pas, je le sais, un archevêque de Grenade.

 Mlle GirardGirard, CarolineCaroline Girard (Paris, 7 avril 1830 – Paris, 4 janvier 1925), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris où elle obtint un 1er prix d’opéra-comique en 1853 et débuta au Théâtre-Lyrique où pendant dix ans elle créa de nombreux rôles tels que Georgette des Dragons de Villars (Maillart,Lire la suite…, la sémillante soubrette à laquelle est confié le personnage épisodique de Laure, chante au troisième acte de fort jolis couplets, et elle les chante d’une façon ravissante. La voix de Mlle GirardGirard, CarolineCaroline Girard (Paris, 7 avril 1830 – Paris, 4 janvier 1925), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris où elle obtint un 1er prix d’opéra-comique en 1853 et débuta au Théâtre-Lyrique où pendant dix ans elle créa de nombreux rôles tels que Georgette des Dragons de Villars (Maillart,Lire la suite… est remarquable par l’éclat, par la pureté de son timbre et la justesse de ses intonations ; son talent de comédienne est des plus fins, des plus distingués. J’ajouterai que Mlle GirardGirard, CarolineCaroline Girard (Paris, 7 avril 1830 – Paris, 4 janvier 1925), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris où elle obtint un 1er prix d’opéra-comique en 1853 et débuta au Théâtre-Lyrique où pendant dix ans elle créa de nombreux rôles tels que Georgette des Dragons de Villars (Maillart,Lire la suite… est excellente musicienne, et je suis heureux de rencontrer par hasard au bout de ma plume, le nom d’une cantatrice à laquelle je puisse adresser un pareil éloge.

La scène de la consultation, au deuxième acte, est traitée avec beaucoup d’esprit et de talent ; les paroles que les auteurs du livret ont mises dans la bouche du docteur Sangrado : Que le ciel vous tienne en joie, rappelant l’entrée de Basile dans le BarbierBarbier de Séville, LeIl Barbiere di Siviglia (Le Barbier de Séville), opera buffa en 2 actes sur un livret de Cesare Sterbini, d’après Beaumarchais, mis en musique par Gioachino Rossini créé au Teatro Argentina à Rome le 20 février 1816. L’œuvre fut donnée à Paris pour la première fois au Théâtre-ItalienLire la suite…, auraient pu être cependant un écueil pour un compositeur moins habile que M. SemetSemet, Théodore-Aimé-ÉmileThéodore-Aimé-Émile Semet (Lille, 6 septembre 1824 – Corbeil, 15 mars 1888), compositeur. Il étudia le violoncelle et l’harmonie au Conservatoire de Lille puis se perfectionna au Conservatoire de Paris auprès d’Halévy. Il se consacra à l’enseignement et à la composition de mélodies,Lire la suite….

Malgré la légère critique que j’ai faite à propos de l’introduction du quatrième acte, je n’en ai pas moins apprécié tout le mérite de cette page instrumentale, dont les tranquilles harmonies animent le frais paysage au milieu duquel le comédien Zapata vient promener ses guenilles. Pourquoi les sifflets de la petite flûte troublent-ils si malencontreusement la poésie de ce charmant tableau ?

Les personnages mis en scène par les auteurs du livret appartiennent au roman, et, si quelques modifications inévitables ont du être apportées à leur rôle, ce n’est ni aux dépens de leur caractère ni de leur physionomie. MM Carré et Jules BarbierBarbier, Paul-JulesPaul-Jules Barbier (Paris, 8 mars 1825 – Paris, 16 janvier 1901), librettiste. Il débuta à la Comédie-Française à l’âge de dix-huit ans avec un intermède : L’Ombre de Molière et un drame : Un Poète. De 1849 à 1872 ,il écrivit en collaboration avec Michel Carré des drames, des comédiLire la suite… ne sont point gens à tomber dans une pareille erreur. Voici les cinq épisodes qu’ils ont choisis en essayant de les relier les uns aux autres par un léger fil dramatique. Cinq épisodes dans la vie du héros de Le SageLe Sage, Alain-RenéAlain-René Le Sage (Sarzeau/ Bretagne, 6 mai 1668 – Boulogne, 17 novembre 1747), écrivain et auteur dramatique. Très tôt orphelin, il étudia au collège Jésuite de Vannes, avant de s’installer à Paris en 1693. L’abbé de Lyonne l’engagea à son service et lui recommanda de traduire lLire la suite…, c’est bien peu ; mais à mesure que Gil-Blas marche dans ses aventures, l’intérêt qu’il inspire n’est plus le même, et les auteurs ont voulu surtout éviter de vieillir Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite….

Au premier acte, Gil-Blas arrive dans la caverne du capitaine Rolando et profite du sommeil de ses hôtes pour se sauver en emportant la cassette du capitaine, et la belle Aurore, pupille de don Vincent, tombée comme Gil-Blas, entre les mains des brigands. Le duo que chantaient les deux prisonniers au moment de leur fuite a paru un peu long : les bandits pouvaient se réveiller et la pièce était finie ; on a supprimé ce duo.

A l’acte suivant, Gil-Blas est devenu l’élève et presque le confrère du docteur Sangrado. Il sauve don Vincent des saignées de son maître et lui fait boire, au lieu d’eau chaude, quelques flacons de vin vieux. Don Cléophas, qui convoitait l’héritage de don Vincent et comptait beaucoup sur les ordonnances du docteur Sangrado, veut reconnaître le service que Gil-Blas s’est permis de lui rendre par des coups de bâton ; mais Gil-Blas proteste de son ignorance et finit par désarmer don Cléophas, qui le prend à son service.

Gil-Blas, revêtu des habits de son nouveau maître, s’introduit dans un but de galanterie chez Mlle Florimonde, l’actrice la plus célèbre de Madrid, et s’entretient secrètement avec Mlle Laure, la camériste de la diva, travestie en grande dame. Melchior Zapata, l’auteur sifflé par la petite flûte, l’époux un peu délaissé de Mlle Florimonde, trouble ce tête-à-tête amoureux, met flamberge au vent et essaie de pourfendre Gil-Blas qui, à la faveur de l’obscurité, s’échappe par la fenêtre.

Le comédien et le valet se rencontrent au quatrième acte près d’un petit village, et trempent ensemble leur dernière croûte dans l’eau claire de la fontaine. L’hôtellerie voisine leur envoie le fumet d’un succulent repas préparé pour la noce de Perrette et de Corcuelos (appelé, par euphonie, Cocuello dans la pièce). Gil-Blas s’arme de sa guitare et demande pour lui et pour son compagnon une place au festin ; la complainte de Gil-Blas attire sur le seuil de l’auberge la nouvelle mariée tenant dans ses bras un immense gâteau sur lequel Gil-Blas et Zapata mordent à belles dents. La complainte est fort jolie, et valait certes mieux qu’une galette. Le bruit d’un carrosse se fait entendre : don Vincent paraît entouré de ses serviteurs et reconnaît Gil-Blas auquel il offre une place dans sa maison.

Le dernier tableau nous montre Gil-Blas devenu secrétaire du duc de Lerme, et menacé d’être enfermé dans la tour de Ségovie pour avoir favorisé les penchants amoureux du fils aîné du roi d’Espagne. Gil-Blas est sauvé de la corde par l’intervention du capitaine Rolando qui s’est fait alguazil et qui, on le voit, en use généreusement avec son ancien prisonnier.

Que la femme sauvée par Gil-Blas soit dona Mencia de Mosquera, l’épouse de don Alvar ou Aurore de Gusman, la fille de don Vincent ; que don Vincent prenne la place du licencié Sédillo et épouse sa pupille au lieu de succomber à la fougue de ses humeurs, cela n’ôte rien à l’intérêt de la pièce et ne prouve nullement que MM. Michel CarréCarré, Michel-FlorentinMichel-Florentin Carré (Besançon, 21 octobre 1822 – Paris, 28 juin 1872), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit de nombreux drames, comédies, vaudevilles et livrets principalement en collaboration avec Jules Barbier dont Galathée (Massé), Les Noces de Jeannette (Massé), Les Papillotes Lire la suite… et Jules BarbierBarbier, Paul-JulesPaul-Jules Barbier (Paris, 8 mars 1825 – Paris, 16 janvier 1901), librettiste. Il débuta à la Comédie-Française à l’âge de dix-huit ans avec un intermède : L’Ombre de Molière et un drame : Un Poète. De 1849 à 1872 ,il écrivit en collaboration avec Michel Carré des drames, des comédiLire la suite… n’aient pas fait un excellent livret d’opéra comique.

Le succès a été très grand et très mérité. M. SemetSemet, Théodore-Aimé-ÉmileThéodore-Aimé-Émile Semet (Lille, 6 septembre 1824 – Corbeil, 15 mars 1888), compositeur. Il étudia le violoncelle et l’harmonie au Conservatoire de Lille puis se perfectionna au Conservatoire de Paris auprès d’Halévy. Il se consacra à l’enseignement et à la composition de mélodies,Lire la suite… est un de ces musiciens distingués et modestes que l’on aime à voir réussir. Je suis bien sûr que, sans tenir compte des réflexions que j’ai faites plus haut au sujet des rôles destinés d’avance à telle ou telle cantatrice, M. SemetSemet, Théodore-Aimé-ÉmileThéodore-Aimé-Émile Semet (Lille, 6 septembre 1824 – Corbeil, 15 mars 1888), compositeur. Il étudia le violoncelle et l’harmonie au Conservatoire de Lille puis se perfectionna au Conservatoire de Paris auprès d’Halévy. Il se consacra à l’enseignement et à la composition de mélodies,Lire la suite… ne manquera pas d’écrire le rôle principal de son prochain opéra pour Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite…. Certes voilà une véritable artiste, une artiste dont le talent explique suffisamment les préférences d’un compositeur.

Les journaux marseillais rendent compte dans les termes les plus flatteurs de l’opéra de MM. Auguste Morel et CarcassonneCarcassonne, AdolpheAdolphe Carcassonne (Marseille, 15 mars 1826 – Marseille, 22 septembre 1891), auteur dramatique et librettiste. Il publia un recueil de poèmes,Premières lueurs (1852), puis écrivit avec peu de succès pour les théâtres de Marseille quelques pièces. Il trouva sa voie dans le théâtre de salon Lire la suite… : le Jugement de DieuJugement de Dieu, LeLe Jugement de Dieu, opéra en quatre actes sur un livret d’Adolphe Carcassonne mis en musique par Auguste Morel et créé au Grand Théâtre de Marseille le 9 mars 1860.Lire la suite…. La partition de cet ouvrage va être gravée ; aussitôt que je l’aurai entre les mains j’essaierai d’en faire une analyse détaillée, et je connais assez le talent sérieux et distingué de M. Auguste Morel, pour être bien certain que je n’aurai rien à rabattre des éloges qui lui ont été prodigués par ses compatriotes.

Les SaisonsSaisons, LesLes Saisons (Die Jahreszeiten), oratorio en quatre parties pour trois solistes, chœur et orchestre sur un livret en allemand de Gottfired van Zweiten, d’après le poème éponyme en anglais de James Thompson, mis en musique par Joseph Haydn et créé au palais Schwarzenberg de Vienne le 24 avril Lire la suite…, de HaydnHaydn, Franz JosefFranz Josef Haydn (Rohrau/Basse Autriche, 31 mars 1732 – Vienne, 31 mai 1809), compositeur. Il étudia avec Johann Mathias Franck, chef de chœur de l’église de Hainburg et fut remarqué par Reutter, maître de chapelle du Stephansdom à Vienne, qu’il le recruta en 1739 ou 1740 comme choristeLire la suite…, ont été exécutées à la dernière séance du Conservatoire. La partie instrumentale a été, comme toujours, bien supérieure à la partie vocale. Où trouver aujourd’hui des chanteurs capables de rivaliser avec un pareil orchestre ?

Je n’ai pu assister au dernier concert de la Société des Jeunes Artistes ; mais j’étais au concert précédent, dont les morceaux les plus applaudis ont été la belle symphonie en mi bémolSymphonie no. 2 en mi bémol majeurSymphonie pour orchestre no. 2 en mi bémol majeur de Charles Gounod. Elle fut créée par la Société des jeunes artistes du Conservatoire de Paris sous la direction de Jules Pasdeloup à la salle Herz de Paris le 13 février 1856. Le Larghetto en avait été préalablement joué par les mêmes arLire la suite… de M. Charles GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…, le final du premier acte des Chœurs d’AthalieChœurs d’AthalieChœurs d’Athalie, musique de scène pour la tragédie de Jean Racine composée par Jules-Emile-David Cohen et créée au Théâtre Français le 8 avril 1859.Lire la suite…, de M. Jules Cohen. A la salle Herz, comme au Théâtre-Français, on a apprécié le style élevé et les bibliques inspirations du jeune maître. Le solo de cette page remarquable, dans laquelle les voix et l’orchestre sont traités d’une façon très-supérieure, a été chanté par M. FaureFaure, Jean-BaptisteJean-Baptiste Faure (Moulins, 15 janvier 1830 – Paris, 9 novembre 1914), baryton. Elève de Ponchard au Conservatoire de Paris, il obtint les 1er Prix de chant et d’opéra-comique à l’unanimité en 1852 et débuta en octobre à l’Opéra-Comique dans le rôle de Pygmalion (Massé). A l’OpLire la suite…. Je ne saurais dire si M. Jules Cohen, malgré les applaudissements que M. FaureFaure, Jean-BaptisteJean-Baptiste Faure (Moulins, 15 janvier 1830 – Paris, 9 novembre 1914), baryton. Elève de Ponchard au Conservatoire de Paris, il obtint les 1er Prix de chant et d’opéra-comique à l’unanimité en 1852 et débuta en octobre à l’Opéra-Comique dans le rôle de Pygmalion (Massé). A l’OpLire la suite… a obtenus, a été très-flatté des ornements d’un goût équivoque dont le chanteur a cru devoir embellir l’œuvre du musicien.

J’attendrai que la saison des concerts soit terminée pour consacrer un article spécial aux virtuoses qui ont bien voulu me convier à leurs intéressantes soirées.