L’Athenæum français, 29 décembre 1855, p. 1129 (article signé E. Reyer).

Théâtres. – chronique musicale.

Théâtre-Lyrique : Le SolitaireSolitaire, LeLe Solitaire, opéra-comique en trois actes sur un livret Eugène de Planard, mis en musique par Michel Carafa, créé à l’Opéra-Comique le 17 août 1822. Il fut repris au Théâtre-Lyrique le 14 décembre 1855.Lire la suite…, opéra-comique en trois actes, paroles de M. de PlanardPlanard, François-Antoine-Eugène deFrançois-Antoine-Eugène de Planard (Millau/Aveyron, 4 fevrier 1783 – Paris, 13 novembre 1853), auteur dramatique, librettiste. Durant la Révolution, Planard fut emprisonné avec sa mère, étant aristocrates. A sa libération il alla à Paris et fut engagé en 1806 comme archiviste au Conseil dLire la suite…, musique de M. CarafaCarafa, Michel (Michele Enrico Francesco Vincenzo AloisioMichel-Henri-François-Vincent-Aloys-Paul Carafa de Colobrano, dit Michel Carafa (Naples, 17 novembre 1787 – Paris, 26 juillet 1872). Second fils du prince de Colobrano et duc d’Alvita, il étudia la musique à Naples puis de 1806 à 1808 à Paris, auprès de Luigi Cherubini et Frédéric KalkenLire la suite… (reprise). — Salle Herz : premier concert de la Société des jeunes élèves du Conservatoire.


Je n’étais pas à la première représentation du SolitaireSolitaire, LeLe Solitaire, opéra-comique en trois actes sur un livret Eugène de Planard, mis en musique par Michel Carafa, créé à l’Opéra-Comique le 17 août 1822. Il fut repris au Théâtre-Lyrique le 14 décembre 1855.Lire la suite…, et j’avais de bonnes raisons pour cela ; mais j’étais à la reprise : le souvenir de cette soirée restera éternellement gravé dans ma mémoire. Le dialogue de M. PlanardPlanard, François-Antoine-Eugène deFrançois-Antoine-Eugène de Planard (Millau/Aveyron, 4 fevrier 1783 – Paris, 13 novembre 1853), auteur dramatique, librettiste. Durant la Révolution, Planard fut emprisonné avec sa mère, étant aristocrates. A sa libération il alla à Paris et fut engagé en 1806 comme archiviste au Conseil dLire la suite… m’a donné une idée de la prose de M. d’ArlincourtArlincourt, Charles Victor Prevot Vicomte d’Charles-Victor Prévost d’Arlincourt (château de Mérantais près de Versailles, 26 septembre 1788 – Paris, 22 janvier 1856), écrivain. Fils d’un fermier général guillotiné sous la Révolution, il fut nommé écuyer de Madame Mère par Napoléon puis intendant de l’armée d’Espagne. PLire la suite…, et maintenant je crois connaître le roman comme si je l’avais lu ; je ne parlerai pourtant ni du roman ni du poëme : un ouvrage dont vingt éditions n’ont pas suffi à épuiser le succès ne se raconte pas ; un opéra qui a fait le tour du monde sur les ailes de la renommée ne se raconte pas davantage : à l’époque où fut joué le SolitaireSolitaire, LeLe Solitaire, opéra-comique en trois actes sur un livret Eugène de Planard, mis en musique par Michel Carafa, créé à l’Opéra-Comique le 17 août 1822. Il fut repris au Théâtre-Lyrique le 14 décembre 1855.Lire la suite… (c’était, je crois, en 1822), le nom de RossiniRossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite… et ses œuvres n’étaient pas très-populaires en France : M. BertonBerton, Henri-MontanHenri-Montan Berton (Paris, 17 septembre 1767 – Paris, 22 avril 1844), compositeur. Elève de Sacchini, il débuta avec un opéra, Le Premier navigateur, représenté en 1784 et des cantates jouées aux concerts spirituels des 1786 qui furent favorablement reçues. En 1799, ses deux opéras, MontaLire la suite… venait d’écrire ces paroles mémorables : « Ce monsieur RossiniRossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite… aura beau faire, il ne sera jamais qu’un petit discoureur en musique. » Aussi le public, bien qu’il eût déjà fait connaissance avec la Gazza LadraGazza ladra, LaLa gazza ladra, opera semiseria en deux actes sur un livret en italien de Giovanni Gherardini créé au Théâtre de La Scala de Milan le 31 mai 1817.Lire la suite…, le BarbierBarbier de Séville, LeIl Barbiere di Siviglia (Le Barbier de Séville), opera buffa en 2 actes sur un livret de Cesare Sterbini, d’après Beaumarchais, mis en musique par Gioachino Rossini créé au Teatro Argentina à Rome le 20 février 1816. L’œuvre fut donnée à Paris pour la première fois au Théâtre-ItalienLire la suite…, OthelloOtelloOtello, opera seria en trois actes sur un livret en italien de Francesco Berio di Salsa mis en musique par Gioachino Rossini et créé au Théâtre Del Fondo de Naples le 4 décembre 1816 et au Théâtre-Italien de Paris le 5 juin 1821. Rossini remania l’œuvre sur un livret français d’AlphonseLire la suite…, TancrèdeTancrediTancredi, melodramma eroico en deux actes sur un livret en italien de Gaetano Rossi, d’apres Voltaire, mis en musique par Gioachino Rossini et créé au Théâtre La Fenice de Venise le 6 février 1813.Lire la suite… et la CenerentolaCenerentola, LaLa Cenerentola ossia la bontà in trionfo (Cendrillon ou  La Bonté triomphante), dramma giocoso en deux actes sur un livret en italien de Jacopo Ferretti mis en musique par Gioachino Rossini et créé au Théâtre Valle à Rome le 25 janvier 1817.Lire la suite…, trouva que la musique de ce monsieur RossiniRossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite… ressemblait prodigieusement à celle de M. CarafaCarafa, Michel (Michele Enrico Francesco Vincenzo AloisioMichel-Henri-François-Vincent-Aloys-Paul Carafa de Colobrano, dit Michel Carafa (Naples, 17 novembre 1787 – Paris, 26 juillet 1872). Second fils du prince de Colobrano et duc d’Alvita, il étudia la musique à Naples puis de 1806 à 1808 à Paris, auprès de Luigi Cherubini et Frédéric KalkenLire la suite…, et c’est naturellement ce dernier qui fut censé avoir servi de modèle à l’autre. Aujourd’hui on est édifié sur le mérite de ce pastiche rossinien auquel l’auteur n’a pu donner une physionomie ni plus originale ni moins surannée en cherchant à le rajeunir à grand renfort d’instruments de cuivre : tapage et retapage. J’avoue mon antipathie pour ce genre de restauration qui n’a d’autre effet que de faire ressortir la vulgarité de la ligne mélodique et la pauvreté du dessin. Si M. CarafaCarafa, Michel (Michele Enrico Francesco Vincenzo AloisioMichel-Henri-François-Vincent-Aloys-Paul Carafa de Colobrano, dit Michel Carafa (Naples, 17 novembre 1787 – Paris, 26 juillet 1872). Second fils du prince de Colobrano et duc d’Alvita, il étudia la musique à Naples puis de 1806 à 1808 à Paris, auprès de Luigi Cherubini et Frédéric KalkenLire la suite… n’eût plus été de ce monde et qu’on eût eu tout de même l’heureuse pensée d’exhumer le SolitaireSolitaire, LeLe Solitaire, opéra-comique en trois actes sur un livret Eugène de Planard, mis en musique par Michel Carafa, créé à l’Opéra-Comique le 17 août 1822. Il fut repris au Théâtre-Lyrique le 14 décembre 1855.Lire la suite…, un confrère se serait chargé de retaper la partition, de la rapapilloter et de déguiser ses rides les plus profondes. J’aime autant que M. CarafaCarafa, Michel (Michele Enrico Francesco Vincenzo AloisioMichel-Henri-François-Vincent-Aloys-Paul Carafa de Colobrano, dit Michel Carafa (Naples, 17 novembre 1787 – Paris, 26 juillet 1872). Second fils du prince de Colobrano et duc d’Alvita, il étudia la musique à Naples puis de 1806 à 1808 à Paris, auprès de Luigi Cherubini et Frédéric KalkenLire la suite… ait pu s’occuper lui-même de ce travail délicat.

M. BaucheBauche, AlexandreAlexandre Bauche (Rouen, ? 1816 – Montmartre, 12 juillet 1858), ténor. Il était commis chez un négociant de Rouen et débuta vers 1840 au Théâtre-des-Arts de cette ville. Il se produisit ensuite au Havre, puis à l’Opéra de Lyon en 1845/6. Il débuta à l’Opéra-Comique en 1848 dans le Lire la suite…, ténor que l’Opéra avait enlevé à l’Opéra-Comique et que la province avait ravi à l’Opéra, a reparu au Théâtre-Lyrique sous les traits du SolitaireSolitaire, LeLe Solitaire, opéra-comique en trois actes sur un livret Eugène de Planard, mis en musique par Michel Carafa, créé à l’Opéra-Comique le 17 août 1822. Il fut repris au Théâtre-Lyrique le 14 décembre 1855.Lire la suite…; robe brune en bouracan et longue barbe grise. Ce costume sévère et peu gracieux n’eût pas empêché un ténor qui aurait eu de la voix de la montrer. Mlle PannetratPannetrat, Irma-SophieIrma-Sophie Pannetra (Alger, 24 mars 1833 – Paris, 6 janvier 1892), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris, où elle obtint un premier prix de chant en 1853 et l’année suivante un deuxième accessit d’opéra et un deuxième prix d’opéra-comique. Après une saison à Toulouse, elleLire la suite… a joué le rôle de la timide Élodie, timidement et en chantant faux quelquefois ; Alberti s’était coiffé d’un casque russe, ce qui a empêché le public de vérifier la vérité de cette belle image : mes remords croissent avec mes cheveux gris ; Palzo, le traître Palzo, qui a vécu dans les honneurs et dans la mollesse des cours, n’en a pas meilleure façon pour cela, et je plains M. MarchotMarchot, AugusteCharles-Mathieu-Édouard-Auguste Marchot (Revin/ Ardennes, 19 février 1821 – Nancy, 10 octobre 1886), basse chantante. Il fit un début peu remarqué à l’Opéra-Comique en août 1854, remplaçant à l’improviste le baryton Jean-Baptiste Faure, indisposé, dans le rôle de Malipieri de HaydéLire la suite…, auquel est échu ce rôle, de s’attirer si fréquemment, par l’expression de sa physionomie et la nature de sa voix, d’aussi mauvaises aubaines. Mlle GirardGirard, CarolineCaroline Girard (Paris, 7 avril 1830 – Paris, 4 janvier 1925), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris où elle obtint un 1er prix d’opéra-comique en 1853 et débuta au Théâtre-Lyrique où pendant dix ans elle créa de nombreux rôles tels que Georgette des Dragons de Villars (Maillart,Lire la suite… est accorte, frétillante et pleine de gentillesse ; elle est excellente musicienne, elle a une très-jolie voix, et sait s’en servir ; M. AllaisAllais, Achille-CésarAchille César Allais (Lille, 3 janvier 1828 – Paris, 15 mars 1863), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 3eme accessit d’opéra-comique en 1853. En 1854, il fut engagé au Théâtre-Lyrique, où il créa Schahabaham II (Gautier, 1854), Une Nuit à Séville (Barbier, 1855) eLire la suite… lui a donné la réplique et l’a gaillardement enlevée à la scène finale du deuxième acte. Je ne sais à qui revient l’honneur de cette reprise, à M. PellegrinPellegrin, PierrePierre Pellegrin, (Carcassonne, 30 avril 1794 – Toulon, 25 juin 1877), directeur. Il fut directeur du Grand-Théâtre de Toulon de 1833-36, de 1838-44, et de 1846-47. Après avoir dirigé le Théâtre du Gymnase à Marseille, il fut nommé directeur du Grand-Théâtre de Marseille du 21 Novembre 184Lire la suite… ou à son alter ego M. Allan-DervilleAlan-Dorville, CasimirCasimir Alan-Dorville [Allan-Dorville](? – Paris, ? 1857), directeur. Il fut directeur du Théâtre de Toulon en 1844-45. Pierre Pellegrin, qui fut directeur du ce même théâtre de 1838 à 1844 et de 1846 à 1847, a pu l’avoir connu alors et l’avoir invité à le seconder lorsqu’il fut nommLire la suite… [Alan-Dorville]Alan-Dorville, CasimirCasimir Alan-Dorville [Allan-Dorville](? – Paris, ? 1857), directeur. Il fut directeur du Théâtre de Toulon en 1844-45. Pierre Pellegrin, qui fut directeur du ce même théâtre de 1838 à 1844 et de 1846 à 1847, a pu l’avoir connu alors et l’avoir invité à le seconder lorsqu’il fut nommLire la suite…, un joyeux compagnon qui tape familièrement sur l’abdomen de M. le chevalier de Saint-GeorgesSaint-Georges, Jules-Henri Vernoy deJules-Henri Vernoy de Saint-Georges (Paris, 7 novembre 1799 – Paris, 23 décembre 1875), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit d’abord un roman puis il se tourna vers la scène et écrivit plusieurs comédies, drames et vaudevilles et produisit pendant cinquante ans des livrets d’opéras eLire la suite…. J’engage les amateurs du genre bouffon qui n’ont pas vu jouer les Deux aveuglesDeux Aveugles, LesLes Deux Aveugles, bouffonnerie en un acte sur un livret de Jules Moinaux mis en musique par Jacques Offenbach et créée au Théâtre des Bouffes-Parisiens le 5 juillet 1855.Lire la suite… à aller entendre le Solitaire ; Solitaire, LeLe Solitaire, opéra-comique en trois actes sur un livret Eugène de Planard, mis en musique par Michel Carafa, créé à l’Opéra-Comique le 17 août 1822. Il fut repris au Théâtre-Lyrique le 14 décembre 1855.Lire la suite…ils riront davantage et plus longtemps. Viennent donc au plus tôt Mme Miolhan [Miolan-Carvalho]Miolan-Carvalho, Marie-CarolineMarie-Caroline Félix-Miolan épouse Calvalho (Marseille, 31 décembre 1827 – Paris, 10 juillet 1895), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Duprez et obtint le 1er prix de chant en 1847. Elle débuta à l’Opéra-Comique en Mai 1850 dans L’Ambassadrice (Auber). Elle participa à Lire la suite… et la partition nouvelle !

La société des jeunes élèves du Conservatoire a donné dimanche son premier concert ; la belle symphonie en ré majeurSymphonie no. 1 en ré majeurSymphonie pour orchestre no. 1 en ré majeur de Charles Gounod. Dédiée à la Société des jeunes artistes du Conservatoire de Paris, elle en fut créée sous la direction de Jules Pasdeloup à la salle Herz de Paris le 4 mars 1855. L’Allegretto et le Scherzo en avaient été préalablement jouLire la suite… de M. Charles GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… dont nous avons déjà rendu compte, et qui avait obtenu un si grand succès l’année dernière, a été réentendue avec un très-grand plaisir ; le public a battu des mains à cette savante composition, à ces motifs charmants développés avec tant d’habilité et de finesse, à cet orchestration pleine de jolis détails, si sobre et si claire, tout comme s’il les entendait pour la première fois. On a voulu faire bisser l’allegro, mais M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite…, après avoir consulté sa montre, a cru devoir passer outre, et il a donné le signal de la grande scène d’Armide suivie du final du troisième acte. Mme LautersDeligne-Lauters, PaulinePauline Deligne-Lauters (Bruxelles, 1er décembre 1834 – Paris, 10 mai 1918), mezzo-soprano. Elle étudia au Conservatoire de Bruxelles et fut engagée au Théâtre-Lyrique de Paris en 1854. Elle y créa Le Billet de Marguerite (Gevaert, 1854), se produisit ensuite dans la version de Castil-Blaze dLire la suite… [Deligne-Lauters]Deligne-Lauters, PaulinePauline Deligne-Lauters (Bruxelles, 1er décembre 1834 – Paris, 10 mai 1918), mezzo-soprano. Elle étudia au Conservatoire de Bruxelles et fut engagée au Théâtre-Lyrique de Paris en 1854. Elle y créa Le Billet de Marguerite (Gevaert, 1854), se produisit ensuite dans la version de Castil-Blaze dLire la suite… a chanté la partie d’ArmideArmideArmide, tragédie lyrique en cinq actes sur un livret de Philippe Quinault mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créée à l’Opéra de Paris le 23 septembre 1777.Lire la suite… ; Mlle de la PommerayeLa pommeraie, Anne-Celine-Ernestine Berdalle deAnne-Célina-Ernestine Berdalle de Lapommeraie (Rouen, 23 novembre 1834 – Paris, 11 avril 1886), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 3eme accessit d’opéra-comique, un 2eme accessit de chant et un 1er prix d’opéra en 1855. Elle est engagée à l’Opéra où elle se pLire la suite… celle de la Haine ; la musique de GluckGluck, Christoph WillibaldChristoph Willibald Gluck (Erasbach/Haut-Palatinat, 2 juillet 1714 – Vienne, 15 novembre 1787), compositeur. Né en Bohème, on ne sait rien de ses études scolaires ou musicales. En 1732, il alla à Prague, jouant du violon, et préférablement du violoncelle et chantant dans les chœurs des églLire la suite…, nous n’avons pas besoin de le dire, n’est pas à la portée de tous les talents ; nos artistes d’aujourd’hui sont peu familiarisés avec ce style magistral, avec ces récitatifs grandioses ; les bonnes traditions sont perdues, et il faudrait des études spéciales pour les retrouver ; il faudrait surtout que certaines compositions du genre parisien dans lesquelles ces même artistes cueillent journellement des lauriers si faciles, ne fussent pas pour eux ou pour elles des prétextes à faire tout le contraire de ce que le goût et la méthode commandent. Il est plus facile de prendre une mauvaise habitude que de s’en défaire. D’ailleurs, où sont les bons exemples à suivre, les modèles à imiter ? Sur quelle scène joue-t-on de temps en temps les grandes œuvres classiques ? à quoi servent les exercices du Conservatoire ? Je n’en sais ma foi rien ; bien des chanteurs, bien des cantatrices, et j’ajouterai même bien des professeurs ne le savent pas davantage. L’orchestre de M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite… a fait des merveilles : c’est aujourd’hui un des meilleurs orchestres de Paris ; il y a dans cette armée de jeunes musiciens parfaitement disciplinée, beaucoup de zèle, d’intelligence et de talent. L’ouverture d’Egmont a été enlevée avec un brio et un ensemble des plus remarquables. Cela dit, souhaitons bonne chance à la Société des jeunes élèves du Conservatoire ; il n’est pas à craindre, du reste, que le sort de la défunte Société Sainte-Cécile lui soit réservé.

P. S. Je rendrai compte dans mon prochain article des SaisonsSaisons, LesLes Saisons, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Victor Massé et créé à l’Opéra-Comique le 22 décembre 1855.Lire la suite…, ouvrage qui vient de recevoir un excellent accueil à l’Opéra-Comique.