Le Journal des Débats, 31 mai 1868 (article signé E. Reyer).

FEUILLETON DU JOURNAL DES DEBATS

DU  31 MAI 1868.

REVUE MUSICALE.

Théâtre des Fantaisies-Parisiennes : Le Barbier de SévilleBarbier de Séville, LeIl Barbiere di Siviglia (Le Barbier de Séville), opera buffa en 2 actes sur un livret de Cesare Sterbini, d’après Beaumarchais, mis en musique par Gioachino Rossini créé au Teatro Argentina à Rome le 20 février 1816. L’œuvre fut donnée à Paris pour la première fois au Théâtre-ItalienLire la suite…, de PaisielloPaisiello, GiovanniGiovanni Paisiello (Taranto, 9 mai 1740 – Naples, 5 juin 1816), compositeur. Il étudia au Conservatoire Sant’Onofrio de Naples avec Francesco Durante. Il composa de nombreux opéras qui furent produits en Italie avec succès. De 1776 à 1783, il fut le maître de chapelle de Catherine II de RusLire la suite…. — La PassionPassion selon Saint-MatthieuPassion selon Saint-Matthieu, BWV 244, oratorio en deux parties pour solistes, double chœur et double orchestre sur un livret en allemand de Picander, pseudonyme de Christian Friedrich Henrici, d’après les chapitres 26 et 27 de l’Evangile selon Saint-Matthieu mis en musique par Johann SebastiaLire la suite…, de BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite…. Musique religieuse.

Le petit théâtre des Fantaisies-Parisiennes, dont l’ambition s’est déjà signalée par d’honorables tentatives, et auxquels nous devons d’avoir entendu des œuvres oubliées ou inédites de GluckGluck, Christoph WillibaldChristoph Willibald Gluck (Erasbach/Haut-Palatinat, 2 juillet 1714 – Vienne, 15 novembre 1787), compositeur. Né en Bohème, on ne sait rien de ses études scolaires ou musicales. En 1732, il alla à Prague, jouant du violon, et préférablement du violoncelle et chantant dans les chœurs des églLire la suite…, de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite… et de GrétryGrétry, André-Ernest-ModesteAndré-Ernest-Modeste Grétry (Liège, 11 février 1741 – Montmorency, 24 septembre 1813), compositeur. Il apprit la musique à la maîtrise de la collégiale de Saint-Denis de Liège et reçut des leçons d’harmonie de Renkin et de composition de Moreau. Une bourse de la fondation Darchis lui perLire la suite…, vient de remettre à la scène un opéra de PaisielloPaisiello, GiovanniGiovanni Paisiello (Taranto, 9 mai 1740 – Naples, 5 juin 1816), compositeur. Il étudia au Conservatoire Sant’Onofrio de Naples avec Francesco Durante. Il composa de nombreux opéras qui furent produits en Italie avec succès. De 1776 à 1783, il fut le maître de chapelle de Catherine II de RusLire la suite…, ignoré de notre génération et qui méritait certainement d’être tiré de l’oubli. Il est vrai que RossiniRossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite…, s’étant emparé du sujet traité par PaisielloPaisiello, GiovanniGiovanni Paisiello (Taranto, 9 mai 1740 – Naples, 5 juin 1816), compositeur. Il étudia au Conservatoire Sant’Onofrio de Naples avec Francesco Durante. Il composa de nombreux opéras qui furent produits en Italie avec succès. De 1776 à 1783, il fut le maître de chapelle de Catherine II de RusLire la suite…, l’a frappé d’une telle empreinte, l’a traité avec des qualités si merveilleusement appropriées à la nature du poëme et à l’esprit de son auteur, qu’à cette heure encore malgré l’épreuve qui vient d’être faite, bon nombre de gens se refusent à admettre qu’il puisse exister dans le domaine de la musique un autre, Barbier de SévilleBarbier de Séville, LeIl Barbiere di Siviglia (Le Barbier de Séville), opera buffa en 2 actes sur un livret de Cesare Sterbini, d’après Beaumarchais, mis en musique par Gioachino Rossini créé au Teatro Argentina à Rome le 20 février 1816. L’œuvre fut donnée à Paris pour la première fois au Théâtre-ItalienLire la suite… que le sien. Celui qui vient d’être produit à la lumière et présenté au public avec un soin dont les artistes pieux envers leurs ancêtres légitimes devraient savoir gré à M. MartinetMartinet, LouisLouis Martinet (Paris, 19 mars 1814 – Paris, avant 8 janvier 1895), peintre et directeur. Il fit des études de peinture à l’École des beaux-arts de Paris avec Antoine-Jean Gros. Une maladie des yeux l’obligeant à abandonner la carrière de peintre, il devint inspecteur dans l’administrLire la suite…, vaut cependant la peine qu’on l’écoute et peut-être qu’on l’étudie.

L’ouvrage du maître napolitain, donné à Saint-Pétersbourg vers 1782, appartient au genre bouffe proprement dit, et n’a rien de commun avec le grotesque tant exploité de nos jours ; et bien qu’éclos sous les glaces du Nord, c’est un des produits les plus purs de la muse italienne, non point cette muse banale, alanguie par tant d’enfantemens hâtifs, qui  se traîne dans les chemins battus et laisse à peine entrevoir de loin en loin un reflet de sa gloire passée et de sa céleste origine, mais une jeune divinité toujours souriante en sa grâce ingénue, qui rit même volontiers à belles dents sans craindre de déroger, et demeure ingénue, au milieu de ses malices et de ses ardeurs. La fable qui nous la montre, tout le monde la connaît : BeaumarchaisBeaumarchais, Pierre Augustin Caron dePierre Augustin Caron de Beaumarchais (Paris, 24 janvier 1732 – Paris, 18 mai 1899), auteur dramatique, librettiste. Fils d’horloger, il inventa le mécanisme de l’échappement à hampe ainsi qu’un mécanisme de perfectionnement des pédales de harpes. En 1759 il fut nommé professeur de harLire la suite… l’a fournie. Sauf une scène, celle de Bartolo avec l’Eveillé et la Jeunesse, dont PaisielloPaisiello, GiovanniGiovanni Paisiello (Taranto, 9 mai 1740 – Naples, 5 juin 1816), compositeur. Il étudia au Conservatoire Sant’Onofrio de Naples avec Francesco Durante. Il composa de nombreux opéras qui furent produits en Italie avec succès. De 1776 à 1783, il fut le maître de chapelle de Catherine II de RusLire la suite… a tiré un délicieux petit trio, c’est la même où s’est exercée avec un souverain éclat la verve prodigieuse de RossiniRossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite….

Je ne veux certes pas contester l’évidente supériorité de notre illustre contemporain, et j’entends qu’elle soit mise hors de doute ; mais, ce point admis, il faut reconnaître que (mérite à nul autre pareil) PaisielloPaisiello, GiovanniGiovanni Paisiello (Taranto, 9 mai 1740 – Naples, 5 juin 1816), compositeur. Il étudia au Conservatoire Sant’Onofrio de Naples avec Francesco Durante. Il composa de nombreux opéras qui furent produits en Italie avec succès. De 1776 à 1783, il fut le maître de chapelle de Catherine II de RusLire la suite…  boit dans son verre : le verre, si humble qu’il puisse paraître aujourd’hui, il l’a passé, tout plein d’une liqueur limpide et généreuse, à son successeur, lequel ne s’est pas fait faute d’en user largement, sans fausse honte ni mesure, comme un maître qui prend son bien où il le trouve et que sa haute fortune abrite contre le soupçon de plagiat.

On ne peut le nier : d’un bout à l’autre de l’œuvre l’imitation est flagrante ; elle apparaît en même temps dans le caractère des morceaux, dans la reproduction des mélodies, dans la gradation et la distribution des effets ; non seulement dans la suite logique du discours musical, que l’on pourrait croire imposé par le sens des paroles et la marche de l’action, mais encore dans l’analogie des procédés.

Dans le genre tempéré, lumineux et délicatement sensuel qui caractérisé tout un côté de l’école napolitaine et qui a porté sa gloire à un si haut degré, PaisielloPaisiello, GiovanniGiovanni Paisiello (Taranto, 9 mai 1740 – Naples, 5 juin 1816), compositeur. Il étudia au Conservatoire Sant’Onofrio de Naples avec Francesco Durante. Il composa de nombreux opéras qui furent produits en Italie avec succès. De 1776 à 1783, il fut le maître de chapelle de Catherine II de RusLire la suite… est un maître incontestable, facile, gracieux, discret, connaissant toutes les ressources de son art et s’appliquant à cacher la science qu’il possède avec tout le soin que d’autres mettent à montrer celle qu’ils n’ont pas. La manière de PaisielloPaisiello, GiovanniGiovanni Paisiello (Taranto, 9 mai 1740 – Naples, 5 juin 1816), compositeur. Il étudia au Conservatoire Sant’Onofrio de Naples avec Francesco Durante. Il composa de nombreux opéras qui furent produits en Italie avec succès. De 1776 à 1783, il fut le maître de chapelle de Catherine II de RusLire la suite…, qu’au premier abord on trouve si modeste, par comparaison, n’est pas tant à dédaigner. La forme paraît grêle ; regardez au fond, vous y découvrirez les élémens du style et de la facture qui ont prévalu aujourd’hui. Il possède d’ailleurs en propre une corde qui a presque toujours fait défaut à son illustre rival : Il est sensible, comme on disait au dix-huitième siècle ; il est naïf et tendre, si vous le préférez. Tandis qu’au dernier acte de l’opéra de RossiniRossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite…, après le contrat, Rosine est enivrée et Almaviva triomphant, chez l’autre les deux amans soupirent et s’abandonnent avec une délicieuse langueur au charme qui les domine. Ce n’est pas le délire de la joie qui fait éclater la fanfare ; c’est le cœur qui déborde et s’exhale en un chant doux et plein qui semble un lointain écho de la mélodie discrète et suave de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…. Quand on songe que ce dernier vivait alors contesté et malheureux à Vienne, et n’avait encore donné ni les NocesNoces de Figaro, LesLes Noces de Figaro (Le nozze di Figaro), K.V. 492, opera buffa en quatre actes sur un livret en italien de Lorenzo Da Ponte, d’après Beaumarchais, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Burgtheater de Vienne le 1er mai 1786.Lire la suite…, ni Don JuanDon Giovanni (Don Juan)Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni, K.V. 527, dramma giocoso en deux actes sur un livret de Lorenzo Da Ponte mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre des Etats de Prague le 29 octobre 1787. Mozart fit des modifications pour la création de l’œuvre au Burgtheater deLire la suite…, ni la Flûte enchantéeFlûte enchantée, LaLa Flûte enchantée (Die Zauberflöte), singspiel en deux actes sur un livret en allemand d’Emmanuel Schikaneder mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart, créé au Théâtre Auf-der-Wieden à Vienne le 30 septembre 1791.Lire la suite…, le joyeux Napolitain apparaît presque comme un précurseur, et malgré la distance incommensurable, malgré toute une révolution qui sépare le maître allemand du maître italien, j’imagine qu’il ne faudrait pas beaucoup analyser et scruter le BarbierBarbier de Séville, LeIl Barbiere di Siviglia (Le Barbier de Séville), opera buffa en 2 actes sur un livret de Cesare Sterbini, d’après Beaumarchais, mis en musique par Gioachino Rossini créé au Teatro Argentina à Rome le 20 février 1816. L’œuvre fut donnée à Paris pour la première fois au Théâtre-ItalienLire la suite… de PaisielloPaisiello, GiovanniGiovanni Paisiello (Taranto, 9 mai 1740 – Naples, 5 juin 1816), compositeur. Il étudia au Conservatoire Sant’Onofrio de Naples avec Francesco Durante. Il composa de nombreux opéras qui furent produits en Italie avec succès. De 1776 à 1783, il fut le maître de chapelle de Catherine II de RusLire la suite… pour y découvrir, toujours en germe s’entend, dans les relations des instrumens et des voix, dans le libre mouvement du chant qui, selon les convenances de la situation, circule librement de l’orchestre à la scène et réciproquement, dans le double courant de la mélodie et de l’harmonie qui ne cessent de s’entraider sans jamais se confondre, les premières conditions de cet équilibre si heureusement réalisé par MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… et qui assure tout à la fois à son œuvre l’unité et la vie.

Il y a dans tous les arts, un peu avant l’épanouissement suprême, une heure unique et charmante, l’heure de la gaîté, de la jeunesse et de l’amour ; les fleurs qu’elle voit éclore peuvent perdre avec le temps leurs couleurs : elles gardent à jamais leur senteur printanière.

Le BarbierBarbier de Séville, LeIl Barbiere di Siviglia (Le Barbier de Séville), opera buffa en 2 actes sur un livret de Cesare Sterbini, d’après Beaumarchais, mis en musique par Gioachino Rossini créé au Teatro Argentina à Rome le 20 février 1816. L’œuvre fut donnée à Paris pour la première fois au Théâtre-ItalienLire la suite…, de PaisielloPaisiello, GiovanniGiovanni Paisiello (Taranto, 9 mai 1740 – Naples, 5 juin 1816), compositeur. Il étudia au Conservatoire Sant’Onofrio de Naples avec Francesco Durante. Il composa de nombreux opéras qui furent produits en Italie avec succès. De 1776 à 1783, il fut le maître de chapelle de Catherine II de RusLire la suite…, sorti sans effort d’une inspiration souriante, appartient par droit de naissance à la famille, hélas ! trop peu nombreuse, des œuvres privilégiées venues à cette heure propice que le vulgaire, amoureux avant tout de nouveauté, peut oublier ou méconnaître, mais qui se recommanderaient à l’attention des artistes, alors même qu’elles ne s’imposeraient pas à leur admiration.

Il y a eu cette année, comme les années précédentes, des concerts sacrés et des concerts profanes. Dans les uns comme dans les autres, beaucoup de belles œuvres ont été profanées. J’entends répéter souvent que le goût musical du public va améliorant chaque jour et entraîne la foule vers les grandes œuvres. Cela est vrai jusqu’à un certain point, mais il ne suffit pas d’aimer les œuvres des maîtres, il faut les comprendre, et, pour les comprendre, il faut les bien connaître. Tant que le public ne protestera pas à sa manière contre les chanteurs qui altèrent le texte d’un morceau, contre les pianistes qui corrigent MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… et BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, contre les chefs d’orchestre qui ignorent les mouvemens et le grand art des nuances, il restera encore beaucoup à faire pour compléter l’éducation de ce même public qui s’intitule modestement le premier public du monde, juge infaillible, arbitre souverain. Voilà un court préambule dans lequel le lecteur ne doit chercher aucune allusion à ce qui va suivre.

Depuis la fondation des Concerts populaires, la popularité de M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite… se reposait pendant six mois chaque année. Cette année-ci la popularité de l’infatigable M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite… ne se reposera pas. Aidé de M. l’abbé FreppelFreppel, Charles-EmileCharles-Émile Freppel (Obermai/Bas-Rhin, 1er juin 1827 – Angers, 22 décembre 1891), Abbé. Il entra au séminaire de Strasbourg en 1844 et reçut le sous-diaconat le 17 juin 1848. Deux ans plus tard, il fut ordonné prêtre et envoyé comme professeur aux Carmes à Paris. En 1851, l’évêque lLire la suite…, doyen de Sainte-Geneviève, professeur d’éloquence sacrée à la Sorbonne, M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite… vient de fonder la Société des Oratorios. Nous entendrons donc successivement sous la vaste coupole du Panthéon les chefs-d’œuvre de musique sacrée que nous ont laissés Sébastien BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite…, HaendelHandel, Georges FredericGeorge Frideric Haendel (Halle, 23 février 1685 – Londres, 14 avril 1759), compositeur. Il étudia la composition avec Friedrich Wilhelm Zachow, organiste à Halle. En 1703, il accepta le poste de violoniste dans l’orchestre de Hambourg. C’est là qu’il composa son premier opéra, Almira (1Lire la suite…, HaydnHaydn, Franz JosefFranz Josef Haydn (Rohrau/Basse Autriche, 31 mars 1732 – Vienne, 31 mai 1809), compositeur. Il étudia avec Johann Mathias Franck, chef de chœur de l’église de Hainburg et fut remarqué par Reutter, maître de chapelle du Stephansdom à Vienne, qu’il le recruta en 1739 ou 1740 comme choristeLire la suite…, MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… et Mendelssohn Mendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite…; et je ne doute pas qu’au Panthéon comme au Cirque M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite… ne donne de temps en temps quelque preuve de sympathie et de bon souvenir à des illustrations plus modernes. L’Enfance du ChristEnfance du Christ, L’L’Enfance du Christ, trilogie sacrée pour récitant (ténor), soli, chœur et orchestre sur un livret et une musique de Hector Berlioz, créée à la salle Herz à Paris le 10 décembre 1854. Les trois parties de cette œuvre ont pour titre: Le Songe d’Hérode; La Fuite en Egypte; L’ArrivéLire la suite…, de M. Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, et le TobieTobieTobie, oratorio pour soli, chœur et orchestre sur un texte de H[enri ?] Lefèvre mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre de Lyon le 25 avril 1854.Lire la suite…, de M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…, doivent être certainement inscrits sur son programme. Malheureusement, si le local est bien choisi pour que le public puisse y être commodément assis et y venir en foule, il laisse fort a désirer sous le rapport de l’acoustique. Dans certaines parties de l’édifice on entend peut-être un peu mieux que dans d’autres, mais la très grande majorité des auditeurs pourra se convaincre, en assistant aux séances du Panthéon, qu’un temple ou une église ne convient absolument pas aux grandes solennités musicales. C’est par la PassionPassion selon Saint-MatthieuPassion selon Saint-Matthieu, BWV 244, oratorio en deux parties pour solistes, double chœur et double orchestre sur un livret en allemand de Picander, pseudonyme de Christian Friedrich Henrici, d’après les chapitres 26 et 27 de l’Evangile selon Saint-Matthieu mis en musique par Johann SebastiaLire la suite… de Sébastien BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite… et l’Ode à sainte Cécile, de HaendelHandel, Georges FredericGeorge Frideric Haendel (Halle, 23 février 1685 – Londres, 14 avril 1759), compositeur. Il étudia la composition avec Friedrich Wilhelm Zachow, organiste à Halle. En 1703, il accepta le poste de violoniste dans l’orchestre de Hambourg. C’est là qu’il composa son premier opéra, Almira (1Lire la suite…, que la Société des Oratorios a inauguré la séance de ses concerts, concerts où la bienfaisance n’est pas oubliée : aux portes de l’église, de grandes dames tendent leurs bourses à la charité des dilettantes. Entre une idée et l’exécution de cette idée, la distance est courte pour un homme aussi actif et aussi agissant que M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite…. Cependant quand on est en présence d’une œuvre grandiose, très compliquée et très difficile, il serait peut-être plus sage de ne pas aller si rapidement en besogne : ce n’est que par des études sérieuses que l’on arrive à éviter les imperfections et les défaillances, et je ne crois pas émettre une opinion trop hardie en déclarant que la PassionPassion selon Saint-MatthieuPassion selon Saint-Matthieu, BWV 244, oratorio en deux parties pour solistes, double chœur et double orchestre sur un livret en allemand de Picander, pseudonyme de Christian Friedrich Henrici, d’après les chapitres 26 et 27 de l’Evangile selon Saint-Matthieu mis en musique par Johann SebastiaLire la suite…, de Sébastien BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite…, dont les complications et les difficultés sont appréciées par tous les musiciens, n’a point été suffisamment étudiée. Si la seconde exécution a été supérieure à la première, il y avait encore bien des défauts dans l’ensemble, bien des négligences dans les détails. Les partitions des vieux maîtres portent à peine quelques indications de nuances et de mouvemens ; en Allemagne, la tradition et l’intelligence des maîtres de chapelle suppléent à l’insuffisance de ces indications ; mais, en France, la plupart de nos artistes ne vivent pas assez dans la familiarité de certains chefs-d’œuvre pour pouvoir les révéler au public, en se fiant seulement à leur intelligence, et sans connaître la tradition. J’arrête ici ma critique ; il faut bien tenir compte de leurs généreux efforts à ceux qui se sont placés à la tête d’une entreprise où l’art a une plus grande place que la spéculation, et les encourager, comme ils le méritent, à atteindre le but qu’ils se sont proposé.

La PassionPassion selon Saint-MatthieuPassion selon Saint-Matthieu, BWV 244, oratorio en deux parties pour solistes, double chœur et double orchestre sur un livret en allemand de Picander, pseudonyme de Christian Friedrich Henrici, d’après les chapitres 26 et 27 de l’Evangile selon Saint-Matthieu mis en musique par Johann SebastiaLire la suite…, d’après l’évangile de saint Mathieu, bien supérieure à celle que BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite… a composée sur l’évangile de saint Jean, est écrite pour deux chœurs et deux orchestres avec soli de soprano, contralto, haute-contre ou ténor et basses. C’est assurément une des plus vastes conceptions qui aient été enfantées par le génie d’un musicien. Là sont jetés à pleines mains tous les trésors de la science, toutes les richesses de l’imagination. Et si l’art moderne nous a créé des ressources plus grandes, au point de vue des combinaisons et des sonorités de l’orchestre, il ne nous a révélé, dans le domaine de l’harmonie, aucun secret que ne connût l’immortel auteur de cette œuvre immense. Aujourd’hui encore nous sommes frappés de l’imposante allure de cette déclamation, de l’ampleur de ces récits, qui sont restés des modèles inimitables après avoir été si souvent imités ; l’esprit du compositeur, de celui qui pense et qui analyse, de celui qui aime à s’abreuver aux sources fécondantes du beau, reste ébloui par la grandeur et l’unité de ce style, par la puissance et la variété de ces chants inspirés. Le drame lyrique est là tout entier, dans ces élans superbes, dans ces mélodies onctueuses et tendres, dans ces apparitions si vigoureuses et si habilement calculées. BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite…, en allemand, veut dire ruisseau, ruisseau dont l’onde est pure et fortifiante, ruisseau plein de doux murmures et de débordemens, ruisseau plus large qu’un fleuve, plus impétueux qu’un torrent.

La PassionPassion selon Saint-MatthieuPassion selon Saint-Matthieu, BWV 244, oratorio en deux parties pour solistes, double chœur et double orchestre sur un livret en allemand de Picander, pseudonyme de Christian Friedrich Henrici, d’après les chapitres 26 et 27 de l’Evangile selon Saint-Matthieu mis en musique par Johann SebastiaLire la suite… ne contient pas moins de soixante-dix-huit morceaux dont la moitié seulement (y compris le chœur final) ont été exécutés par les quatre cents instrumentistes et chanteurs que dirige M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite…. On a pensé que si l’on donnait l’oratorio tout entier la dose serait trop forte. Je ne puis qu’approuver une telle précaution, qui dit plus en faveur de l’habileté et de l’expérience de M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite… qu’elle ne fait l’éloge du public parisien. Evidemment nous ne sommes pas encore mûrs pour ces grands festivals d’Aix-La-Chapelle, de Cologne et de Düsseldorf qui durent trois jours. Et nous n’avons même pas une salle qui réunisse les conditions indispensables à des solennités de ce genre. Au Panthéon comme à Notre-Dame, comme à Saint-Eustache, comme dans la plupart des églises de Paris, on pourra bien dresser des estrades et réunir une masse imposante d’exécutans, y exécuter des messes et des oratorios, on n’obtiendra jamais qu’un effet relatif. J’aimerais beaucoup mieux entendre le RequiemRequiemMesse de Requiem en ré mineur K.V. 626 pour solistes, chœur et orchestre de Wolfgang Amadeus Mozart. L’œuvre laissée incomplète à la mort de Mozart fut terminée par son élève Franz Xavier Süssmayer. L’œuvre fut exécutée pour la première fois le 2 janvier 1793 dans la salle de restaLire la suite… de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… dans la petite salle du Conservatoire que sous la coupole d’une cathédrale. Il faut à l’église l’orgue et le plain-chant. Les détails d’orchestre s’y perdent ; les différens timbres des voix et des instrumens y produisent, en s’accouplant, une sorte de confusion, surtout dans les passages fugués exécutés dans un mouvement rapide. LesueurLesueur, Jean-FrancoisJean-François Lesueur (Drucat-Plessiel/Somme, 15 février 1760 – Paris, 6 octobre 1837), compositeur. Il reçut sa formation musicale dans les maîtrises d’Abbeville et d’Amiens. Il quitte Amiens en 1876 et pendant dix ans dirigea successivement les maîtrises de différents chapitres de provLire la suite…, qui a composé beaucoup de musique d’église, à parfaitement compris cela, et le caractère particulier qu’il il donné à ses compositions religieuses, l’emploi presque constant qu’il a fait des mouvemens larges, des rythmes simples et des accords prolongés, prouvent qu’il se préoccupait de la manière dont le son se répand à travers les arceaux des vastes nefs, sous les voûtes des tribunes et dans les profondeurs de l’abside ; qu’il savait combien la disposition architecturale du vaisseau d’une église est peu favorable, en général, aux combinaisons compliquées des voix et de l’orchestre, et qu’il a voulu atténuer autant que possible des inconvéniens dont tant d’autres ne se sont guère inquiétés. Quelques notions d’acoustique ne sauraient nuire à un musicien, ni même à un chef d’orchestre.

J’ai voulu seulement exprimer un sentiment général sur la PassionPassion selon Saint-MatthieuPassion selon Saint-Matthieu, BWV 244, oratorio en deux parties pour solistes, double chœur et double orchestre sur un livret en allemand de Picander, pseudonyme de Christian Friedrich Henrici, d’après les chapitres 26 et 27 de l’Evangile selon Saint-Matthieu mis en musique par Johann SebastiaLire la suite…, de BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite…, et dire quelques mots d’une tentative dont il faut souhaiter et encourager le succès ; si je ne suis entré dans aucun détail technique de l’œuvre, c’est que cette œuvre est colossale et que je n’oserais lui consacrer un court paragraphe à cette même place où je m’étends quelquefois avec tant de complaisance et de déplaisir sur de puériles productions, sur de pompeuses vulgarités qui font beaucoup de bruit la veille et qu’on oublie le lendemain.

C’est M. Maurice BourgesBourges, Jean-MauriceJean-Maurice Bourges (Bordeaux, 2 décembre 1812 – Paris, 15 mars 1881), critique musical, traducteur et compositeur.Il composa un opéra-comique, Sultana (1846), et devint critique musical à La Revue et Gazette Musicale à partir de 1839. Il traduisit le texte de La Passion selon Saint Matthieu deLire la suite… qui a traduit avec autant de soin que de fidélité l’oratorio de Jean-Sébastien BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite….

J’ai déjà eu l’occasion de dire, en parlant des prix de Rome, que l’Eglise avait offert à quelques uns d’entre eux un refuge contre les lenteurs, les ennuis et les déceptions de la carrière dramatique. M. Théodore Dubois, M. Bourgault-DucoudrayBourgault-Ducoudray, Louis-AlbertLouis-Albert Bourgault-Ducoudray (Nantes, 2 février 1840 – Vernouillet/Yvelines, 14 juillet 1914), compositeur, musicologue et chef d’orchestre. Il fit des études de droit tout en étudiant la musique au Conservatoire de Nantes. En 1858, il fit représenter à Nantes son opéra-comique L’AteLire la suite… et M. ChauvetChauvet, Charles-AlexisCharles-Alexis Chauvet (Marines/Val d’Oise, 7 juin 1837 – Argentan/Orne, 29 janvier 1871), organiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix d’orgue en 1860 ; il fut nommé à l’orgue de chœur de l’église Saint-Thomas d’Aquin puis en 1861 au graLire la suite… semblent s’être voués exclusivement à la composition de la musique religieuse. M. ChauvetChauvet, Charles-AlexisCharles-Alexis Chauvet (Marines/Val d’Oise, 7 juin 1837 – Argentan/Orne, 29 janvier 1871), organiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix d’orgue en 1860 ; il fut nommé à l’orgue de chœur de l’église Saint-Thomas d’Aquin puis en 1861 au graLire la suite…, qui vient d’être appelé il y a peu de temps aux fonctions d’organiste de la Trinité, est l’élève et le suppléant de M. Ambroise Thomas au Conservatoire. Lorsque M. Cavaillé-CollCavaille-Coll, AristideAristide Cavaillé-Coll (Montpellier, 14 fevrier 1811 – Paris, 13 octobre 1899), facteur d’orgues. Issu d’une famille de facteur d’orgues, il s’installa à Paris en 1833 et remporta la commande du grand orgue de la basilique Saint-Denis en cours de restauration. Un voyage d’études en 1844Lire la suite… voulut bien m’inviter à venir entendre le grand orgue de Notre-Dame, à l’inauguration duquel je n’avais pu assister, c’est M. ChauvetChauvet, Charles-AlexisCharles-Alexis Chauvet (Marines/Val d’Oise, 7 juin 1837 – Argentan/Orne, 29 janvier 1871), organiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix d’orgue en 1860 ; il fut nommé à l’orgue de chœur de l’église Saint-Thomas d’Aquin puis en 1861 au graLire la suite… qui toucha ce magnifique instrument ; il improvisa avec un art infini, et l’on sait que l’improvisation a été de tout temps l’écueil des plus grands organistes. Mais sa verve se ralentit quand plusieurs personnes, qui assistaient à cette séance intime, lui demandèrent d’imiter l’orage et le grondement du tonnerre ; il prétendit que son talent n’allait pas jusque-là. Le style élevé et les élégantes harmonies qui distinguent les ouvrages publiés par M. ChauvetChauvet, Charles-AlexisCharles-Alexis Chauvet (Marines/Val d’Oise, 7 juin 1837 – Argentan/Orne, 29 janvier 1871), organiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix d’orgue en 1860 ; il fut nommé à l’orgue de chœur de l’église Saint-Thomas d’Aquin puis en 1861 au graLire la suite… ne s’acquièrent qu’en vivant dans la familiarité des grands maîtres, et de BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite… particulièrement. Aussi les Quinze études préparatoires aux œuvres de BachQuinze Etudes préparatoires aux œuvres de BachQuinze Etudes préparatoires aux œuvres de Bach pour piano de Charles-Alexis Chauvet, Paris : Renaud, 1867Lire la suite… doivent-elles être considérées comme un hommage rendu par le jeune maître de chapelle de la Trinité à l’immortel organiste d’Arnstadt.

Voici quelques publications de M. ChauvetChauvet, Charles-AlexisCharles-Alexis Chauvet (Marines/Val d’Oise, 7 juin 1837 – Argentan/Orne, 29 janvier 1871), organiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix d’orgue en 1860 ; il fut nommé à l’orgue de chœur de l’église Saint-Thomas d’Aquin puis en 1861 au graLire la suite… que je recommande aux musiciens délicats : Quatre Offertoires de caractères gradués pour l’Avent de Noël Quatre Offertoires de caractères gradués pour l’Avent et le temps de NoëlQuatre Offertoires de caractères gradués pour l’Avent et le temps de Noël pour orgue sans pédales ou harmonium de Charles-Alexis Chauvet, Paris : Mme Maeyens-Couvreur, 1867. Plus tard, Chauvet adjoignit 5 autres offertoires, qu’il publia sous le titre : 9 Offertoires de caractères gradués Lire la suite…; Cinq feuillets d’albumCinq Feuillets d’AlbumCinq Feuillets d’Album pour piano de Charles-Alexis Chauvet, Paris : chez F. Mackar, 1868.Lire la suite…, dans lesquels est la transcription d’une mélodie alpestre que les touristes se souviendront d’avoir entendu sonner par le cor des bergers du Grindelwald, et quatre morceaux de genre : scherzo, romance, berceuse et musette, dédiés à M. Ambroise Thomas, le maître, distingué, le musicien érudit dont M. ChauvetChauvet, Charles-AlexisCharles-Alexis Chauvet (Marines/Val d’Oise, 7 juin 1837 – Argentan/Orne, 29 janvier 1871), organiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix d’orgue en 1860 ; il fut nommé à l’orgue de chœur de l’église Saint-Thomas d’Aquin puis en 1861 au graLire la suite… est un des élèves préférés.

Le Stabat MaterStabat Mater op. 5Stabat Mater op. 5 pour soli, chœur et orgue avec adjonction de violoncelles, contrebasses, harpes et trombones de Louis-Albert Bourgault-Ducoudray.Lire la suite…, de M. Bourgault-DucoudrayBourgault-Ducoudray, Louis-AlbertLouis-Albert Bourgault-Ducoudray (Nantes, 2 février 1840 – Vernouillet/Yvelines, 14 juillet 1914), compositeur, musicologue et chef d’orchestre. Il fit des études de droit tout en étudiant la musique au Conservatoire de Nantes. En 1858, il fit représenter à Nantes son opéra-comique L’AteLire la suite…, exécuté à Saint-Eustache le dimanche des RameauxRameau, Jean-PhilippeJean-Philippe Rameau (Dijon, 25 septembre 1683 – Paris, 12 septembre 1764), compositeur. Fils de l’organiste Jean Rameau, il étudia au collège jésuite des Godrans mais interrompit ses études suite au décès de sa mère en 1697. Dès 1699, il travailla comme organiste suppléant de son pèreLire la suite…, est une œuvre extrêmement intéressante et pleine d’originalité. Comme M. ChauvetChauvet, Charles-AlexisCharles-Alexis Chauvet (Marines/Val d’Oise, 7 juin 1837 – Argentan/Orne, 29 janvier 1871), organiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix d’orgue en 1860 ; il fut nommé à l’orgue de chœur de l’église Saint-Thomas d’Aquin puis en 1861 au graLire la suite…, M. Bourgault-DucoudrayBourgault-Ducoudray, Louis-AlbertLouis-Albert Bourgault-Ducoudray (Nantes, 2 février 1840 – Vernouillet/Yvelines, 14 juillet 1914), compositeur, musicologue et chef d’orchestre. Il fit des études de droit tout en étudiant la musique au Conservatoire de Nantes. En 1858, il fit représenter à Nantes son opéra-comique L’AteLire la suite… a fait ses études au Conservatoire, dans la classe de M. Ambroise Thomas ; mais il a pensé avec raison que si les doctrines scolastiques fortifient le tempérament d’un jeune musicien, elles ne sont point pour son inspiration des limites infranchissables, et en supposant qu’en partant de ce principe M. Bourgault-DucoudrayBourgault-Ducoudray, Louis-AlbertLouis-Albert Bourgault-Ducoudray (Nantes, 2 février 1840 – Vernouillet/Yvelines, 14 juillet 1914), compositeur, musicologue et chef d’orchestre. Il fit des études de droit tout en étudiant la musique au Conservatoire de Nantes. En 1858, il fit représenter à Nantes son opéra-comique L’AteLire la suite… se soit laissé entraîner à certaines hardiesses qui altèrent peut-être le caractère d’unité de son œuvre, il ne convient pas de les lui reprocher trop sévèrement. Ces hardiesses, d’autres diront ces imperfections, sont rachetées par des pages d’une beauté réelle, empreintes d’un très grand sentiment religieux. Je citerai le duo : O quam tristis, le chœur avec solos de basse et de contralto : Quis est homo, le Pro peccatis, le chœur : Fac ut ardeat, et l’Inflammatus, où l’entrée des trombones est d’un saisissant effet. Le Stabat MaterStabat Mater op. 5Stabat Mater op. 5 pour soli, chœur et orgue avec adjonction de violoncelles, contrebasses, harpes et trombones de Louis-Albert Bourgault-Ducoudray.Lire la suite… de M. Bourgault-DucoudrayBourgault-Ducoudray, Louis-AlbertLouis-Albert Bourgault-Ducoudray (Nantes, 2 février 1840 – Vernouillet/Yvelines, 14 juillet 1914), compositeur, musicologue et chef d’orchestre. Il fit des études de droit tout en étudiant la musique au Conservatoire de Nantes. En 1858, il fit représenter à Nantes son opéra-comique L’AteLire la suite… est écrit pour chœur et soli, avec orgue d’accompagnement soutenu par des violoncelles et des contre-basses, et renforcé de temps en temps par l’intervention du grand orgue.

J’ai rendu compte l’année dernière de l’oratorio de M. Théodore Dubois : les Sept paroles du ChristSept paroles du Christ, LesLes Sept paroles du Christ, oratorio pour soli, chœur et orchestre sur un texte en latin tiré des Saintes Écritures mis en musique par Théodore Dubois et créé à l’église Sainte-Clotilde de Paris le 19 avril 1867. L’œuvre est dédiée à Jean-Gaspard Deguerry, curé de la Madeleine.Lire la suite…. Cette composition magistrale a été exécutée de nouveau, cette année, le vendredi saint, à l’église Sainte-Clotilde, où M. Théodore Dubois est maître de chapelle.

Un musicien qui habite Strasbourg, et dont les articles de critique publiés dans le Courrier du Bas-Rhin ont une certaine autorité en France et en Allemagne, M. François Schwab nous a fait entendre le dimanche de Pâques, dans l’église Saint-Eustache, une messe de sa composition, remarquable par la facture et le sentiment mélodique, écrite avec beaucoup de soin, et dont le succès est un nouvel argument en faveur de la décentralisation artistique. La messe de M. SchwabSchwab, François-Marie-LouisFrançois-Marie-Louis Schwab (Strasbourg, 18 avril 1829 – Strasbourg, 6 septembre 1882), compositeur et critique musical. Il étudia avec Édouard Hauser (piano) et Philippe Hoerter (harmonie). Il composa une Valse de concert pour orchestre qu’il dédia à Theresa Milanollo (1850) et des ouvertuLire la suite… n’a pas été moins bien accueillie à Paris qu’elle ne l’avait été déjà à Bade et à Strasbourg. Je citerai particulièrement le Gloria, le Sanctus et l’O salutaris, belle page qu’a interprétée d’une façon magistrale la voix large et bien timbrée de M. AgnesiAgnesi, Luigi-FernandoLouis-Ferdinand-Leopold Agniez dit Luigi-Fernando Agnesi (Erpent/Namur, 17 juillet 1833 – Londres, 2 février 1875), baryton-basse. Il étudia au Conservatoire de Bruxelles et devint maître de chapelle de l’église Sainte-Catherine. Il enseigna la musique et composa de nombreuses mélodies, pubLire la suite….

La Société académique de musique sacrée, dirigée par M. VervoitteVervoitte, Charles-JosephCharles-Joseph Vervoitte (Aire-sur-la-Lys/Pas-de-Calais, 9 mai 1819 – Paris, 16 avril 1884), compositeur, organiste et maître de chapelle. Il étudia les rudiments de la musique avec le père Sironis puis plus sérieusement avec Lucien Catouillard, organiste à Aire de 1830 à 1836 puis à partirLire la suite…, maître de chapelle de Saint-Roch, donne tous les mercredis des séances dans lesquelles sont exécutées des morceaux religieux empruntés aux œuvres de Roland de LassusLassus, Roland deOrlande [Roland] de Lassus (Mons/ Hainaut, 1532 [1530] – Munich, 14 juin 1594), compositeur. En 1544, il fut engagé aux Pays-Bas par le général Ferrante Gonzaga, qui l’emmena avec sa suite à Mantoue puis à Milan, où il résida de 1546 à 1549. Après un séjour à Naples, d’où dateraienLire la suite…, PalestrinaPalestrina, Giovanni Pierluigi daGiovanni Pierluigi da Palestrina (Palestrina ?, 1525 [1526 ?] – Rome, 2 février 1594), compositeur. Il fut admis dans la maîtrise de Sainte-Marie-Majeure à Rome. En 1544, il fut nommé organiste de la cathédrale de Palestrina. En 1551, il fut d’abord maître de chant de la chapelle Giulia Lire la suite…, VictoriaVictoria, Tomás Luis deTomás Luis de Victoria (Sanchidrián/province d’Avila Espagne, ca. 1548 – Madrid, 27 août 1611), prêtre, organiste et compositeur. En 1558, il devint chantre de la cathédrale d’Avila, où il fut l’élève du maître de chapelle Bernardino de Ribera, de Jeronimo de Espinar et de Juan NavaLire la suite…, CarissimiCarissimi, Giacomo [Jacomo]Giacomo [Jacomo] Carissimi (Marino près Rome, baptisé, 18 avril 1605 – Rome, 12 janvier 1674), compositeur. On sait peu de choses de son apprentissage. Il fut engagé en octobre 1623 dans le chœur de la cathédrale de Tivoli et l’année suivante en fut nommé organiste. Il y tint les orgues dLire la suite…, RameauRameau, Jean-PhilippeJean-Philippe Rameau (Dijon, 25 septembre 1683 – Paris, 12 septembre 1764), compositeur. Fils de l’organiste Jean Rameau, il étudia au collège jésuite des Godrans mais interrompit ses études suite au décès de sa mère en 1697. Dès 1699, il travailla comme organiste suppléant de son pèreLire la suite…, HaendelHandel, Georges FredericGeorge Frideric Haendel (Halle, 23 février 1685 – Londres, 14 avril 1759), compositeur. Il étudia la composition avec Friedrich Wilhelm Zachow, organiste à Halle. En 1703, il accepta le poste de violoniste dans l’orchestre de Hambourg. C’est là qu’il composa son premier opéra, Almira (1Lire la suite…, JomelliJommelli, Niccolo [Nicolo]Niccolo [Nicolo] Jommelli (Aversa/Italie, 10 septembre 1714 – Naples, 25 août 1774), compositeur. Il étudia d’abord avec le chef de chœur de la cathédrale d’Aversa puis fut envoyé en 1725 au Conservatoire San Onofrio de Naples, ou il étudia avec Ignazio Prota et Francesco Feo. En 1728, iLire la suite… [Jommelli]Jommelli, Niccolo [Nicolo]Niccolo [Nicolo] Jommelli (Aversa/Italie, 10 septembre 1714 – Naples, 25 août 1774), compositeur. Il étudia d’abord avec le chef de chœur de la cathédrale d’Aversa puis fut envoyé en 1725 au Conservatoire San Onofrio de Naples, ou il étudia avec Ignazio Prota et Francesco Feo. En 1728, iLire la suite…, HaydnHaydn, Franz JosefFranz Josef Haydn (Rohrau/Basse Autriche, 31 mars 1732 – Vienne, 31 mai 1809), compositeur. Il étudia avec Johann Mathias Franck, chef de chœur de l’église de Hainburg et fut remarqué par Reutter, maître de chapelle du Stephansdom à Vienne, qu’il le recruta en 1739 ou 1740 comme choristeLire la suite…, CherubiniCherubini, Maria Luigi Carlo Zanobi SalvadoreMaria Luigi Carlo Zanobi Salvadore Cherubini (Florence, 8 septembre 1860 – Paris, 15 mars 1842), compositeur. Il étudia la musique avec son père puis avec Bartolomeo Felici, Pietro Bizzari et Giuseppe Castrucci, puis à Milan avec Giuseppe Sarti. Il fut engagé comme compositeur au King’s TheateLire la suite…, l’abbé de BrossardBrossard, Sébastien deSébastien de Brossard (Dompierre-les-Ormes, 12 septembre 1655 – Meaux, 10 août 1730), abbé, musicologue et compositeur. Il étudia la philosophie et la théologie à Caen et fut ordonné prêtre en 1675. Il étudia la musique en autodidacte alors qu’il était établi à la cathédrale Notre-DLire la suite…, maître de chapelle de BossuetBossuet, Jacques-BénigneJacques-Benigne Bossuet (Dijon, 27 septembre 1627 – Paris, 12 avril 1704), évêque. Il étudia d’abord au collège des jésuites de Dijon puis vint à Paris en 1641 pour poursuivre au Collège de Navarre des cours de philosophie et de théologie. Il fut reçu docteur en théologie, ordonné prLire la suite…, BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, etc. Ces séances sont suivies très assidûment et méritent d’être encouragées, bien que l’exécution n’en soit pas toujours très irréprochable. C’est aussi à Saint-Roch, le jour du samedi saint, que le StabatStabat Mater op. 5Stabat Mater op. 5 pour soli, chœur et orgue avec adjonction de violoncelles, contrebasses, harpes et trombones de Louis-Albert Bourgault-Ducoudray.Lire la suite… de PalestrinaPalestrina, Giovanni Pierluigi daGiovanni Pierluigi da Palestrina (Palestrina ?, 1525 [1526 ?] – Rome, 2 février 1594), compositeur. Il fut admis dans la maîtrise de Sainte-Marie-Majeure à Rome. En 1544, il fut nommé organiste de la cathédrale de Palestrina. En 1551, il fut d’abord maître de chant de la chapelle Giulia Lire la suite… a été chanté par plusieurs Sociétés chorales réunies par M. Eugène Delaporte, et placées sous la direction de M. Blaise [Bleuse]Bleuse [Bleuzé], Charles-FrançoisCharles-François Bleuse [Bleuzé] (Thennelles/Aisne, 23 octobre 1829 – Paris, 15 février 1911), organiste et chef de chœur. Après avoir étudié l’orgue avec Louis-James-Alfred Lefébure-Wély, il devint maître de chapelle à l’église Sainte-Marguerite, chef de chœur au Théâtre-LyriquLire la suite…, maître de chapelle de Saint-Sulpice, auquel M. VervoitteVervoitte, Charles-JosephCharles-Joseph Vervoitte (Aire-sur-la-Lys/Pas-de-Calais, 9 mai 1819 – Paris, 16 avril 1884), compositeur, organiste et maître de chapelle. Il étudia les rudiments de la musique avec le père Sironis puis plus sérieusement avec Lucien Catouillard, organiste à Aire de 1830 à 1836 puis à partirLire la suite… avait offert lui-même son bâton de commandement.

J’ai donné le pas à la musique religieuse sur la musique profane : mon prochain feuilleton sera consacré aux innombrables artistes qui m’ont procuré le plaisir d’assister à leurs concerts.

E. REYER.