Le Courrier de Paris, 30 mai 1858, [p. 1-2] (article signé E. Reyer).

Chronique musicale.

Les Noces de Figaro. — Gastibelza.Noces de Figaro, LesLes Noces de Figaro (Le nozze di Figaro), K.V. 492, opera buffa en quatre actes sur un livret en italien de Lorenzo Da Ponte, d’après Beaumarchais, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Burgtheater de Vienne le 1er mai 1786.Lire la suite…

Quel chef-d’œuvre éternel que cet opéra, que ce drame joyeux, comme l’appelle la partition italienne des Nozze di Figaro Noces de Figaro, LesLes Noces de Figaro (Le nozze di Figaro), K.V. 492, opera buffa en quatre actes sur un livret en italien de Lorenzo Da Ponte, d’après Beaumarchais, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Burgtheater de Vienne le 1er mai 1786.Lire la suite…! Tout le monde connaît la spirituelle comédie que BeaumarchaisBeaumarchais, Pierre Augustin Caron dePierre Augustin Caron de Beaumarchais (Paris, 24 janvier 1732 – Paris, 18 mai 1899), auteur dramatique, librettiste. Fils d’horloger, il inventa le mécanisme de l’échappement à hampe ainsi qu’un mécanisme de perfectionnement des pédales de harpes. En 1759 il fut nommé professeur de harLire la suite… avait surnommée la Folle journée. En effet, que d’intrigues entrecroisées, que d’esprit, de verve, d’humour, comme disent aujourd’hui messieurs les Anglais ! Voilà un sujet toujours jeune, pétillant de finesse et de grâce. Aussi quel chemin a-t-il fait depuis sa première apparition sur la scène de la Comédie-Française, le mardi 27 avril 1784. — C’est le dix-huitième siècle dans sa fin, avec ses abus et ses masques. BeaumarchaisBeaumarchais, Pierre Augustin Caron dePierre Augustin Caron de Beaumarchais (Paris, 24 janvier 1732 – Paris, 18 mai 1899), auteur dramatique, librettiste. Fils d’horloger, il inventa le mécanisme de l’échappement à hampe ainsi qu’un mécanisme de perfectionnement des pédales de harpes. En 1759 il fut nommé professeur de harLire la suite… a marqué cette satire du bon coin de son style. Figaro est de son époque et en même temps de toutes les époques.

Ce sujet, vif et léger, audacieux et sentimental, passa bientôt les frontières. L’empereur Joseph II demanda à MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… de mettre en musique ce chef-d’œuvre ; Da PonteDa Ponte, LorenzoEmanuele Conegliano dit Lorenzo da Ponte (Ceneda, 10 mars 1749 – New York, 17 août 1838), librettiste. En tant que poète de cour à Vienne il écrivit, entre autres, les livrets des opéras de Mozart Le Nozze di Figaro, Don Giovanni et Cosi fan tutte. Après Vienne, il eut une vie riche en périLire la suite… le traduisit en italien, et il fut représenté pour la première fois, à Vienne, le 28 avril 1786.

Voici ce que nous trouvons à ce propos dans une lettre de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… père à sa fille, lettre datée de Salzbourg, 11 novembre 1785 :

« J’ai enfin reçu une lettre de douze lignes de ton frère….. Il a affaire par-dessus la tête pour finir le Nozze di Figaro.Noces de Figaro, LesLes Noces de Figaro (Le nozze di Figaro), K.V. 492, opera buffa en quatre actes sur un livret en italien de Lorenzo Da Ponte, d’après Beaumarchais, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Burgtheater de Vienne le 1er mai 1786.Lire la suite… Pour être libre le matin, il a remis tous ses élèves à l’après-midi. La musique ne me donne pas d’inquiétude. Mais cela lui coûtera bien des courses et des disputes, jusqu’à ce qu’il obtienne qu’on dispose selon ses vues le libretto qui est tiré de la comédie, et qui a grandement besoin d’être modifié »

En avril 1786, MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… père écrit à sa fille :

« Le 28, on jouera pour la première fois le Nozze di Figaro.Noces de Figaro, LesLes Noces de Figaro (Le nozze di Figaro), K.V. 492, opera buffa en quatre actes sur un livret en italien de Lorenzo Da Ponte, d’après Beaumarchais, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Burgtheater de Vienne le 1er mai 1786.Lire la suite… Ce sera merveille si la pièce réussit, car je sais qu’il y a de fortes cabales contre elle. SalieriSalieri, AntonioAntonio Salieri (Legnano, 18 août 1750 – Vienne, 7 mai 1825), compositeur. Il étudia à Venise, où le compositeur Florian Gassmann le remarqua et l’emmena à Vienne compléter son éducation musicale. Salieri s’y fit apprécier de Pietro Metastasio, de Christoph Willibad Gluck et surtout deLire la suite… et toute sa séquelle remueront ciel et terre. »

Ainsi toujours, dans l’histoire de l’art, cabale contre les hommes de génie et les chefs-d’œuvre. Et remarquez que ce n’est pas le public vrai, le public brave, honnête et naïf qui s’opposerait à ce qu’une œuvre d’un cachet neuf vînt raviver pour lui la source de ses jouissances ; non, ce sont les envieux, les médiocrités jalouses, qui abondent dans tous les temps. La postérité venge les chefs-d’œuvre, mais ils sont rarement tout d’abord accueillis avec une grande faveur. Ceci est la faute des intermédiaires intéressés à soutenir tel ou tel auteur, telle ou telle coterie. Pour Dieu, messieurs, laissez l’art se déployer à pleines voiles ! Eh quoi ! le beau vous choque-t-il donc si fort, que vous le poursuivez à outrance ? Le beau a sa mission civilisatrice ; il fait plus de véritable bien que tous les moyens préventifs, coërcitifs et autres de la même espèce. Cependant, quelques connaisseurs apprécient tout d’abord l’œuvre nouvelle. C’est le petit nombre des élus, la phalange sacrée et restreinte des initiés. Respectez, leur appréciation : c’est la saine critique qui discerne le bon grain de l’ivraie et sait faire germer la moisson.

MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… père écrit encore de Salzbourg, le 18 mai 1786 : « A la seconde représentation des Nozze di FigaroNoces de Figaro, LesLes Noces de Figaro (Le nozze di Figaro), K.V. 492, opera buffa en quatre actes sur un livret en italien de Lorenzo Da Ponte, d’après Beaumarchais, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Burgtheater de Vienne le 1er mai 1786.Lire la suite…, on a répété cinq morceaux ; on en a redemandé sept à la troisième. Un petit duo (sans doute celui de Suzanne et de la comtesse) a été redemandé trois fois. » Vous le voyez, le succès grandit, grandit toujours. Dès le 20 mars 1793, au milieu des horreurs de la Révolution, la fraîche partition du divin MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… est exécutée au théâtre de l’Opéra. Le citoyen NotarisNotaris, FrançoisFrançois Notaris (Gannat/Allier, 11 septembre 1745 – Paris, 15 décembre 1795), traducteur. Sous le pseudonyme de Hill et avec la collaboration de Antoine-Gilbert Griffet de La Beaume , il a traduit et adapté un roman anglais intitulé La Victime de l’imagination ou l’Enthousiaste de WertherLire la suite… avait arrangé les vers et avait conservé tout entière la prose de BeaumarchaisBeaumarchais, Pierre Augustin Caron dePierre Augustin Caron de Beaumarchais (Paris, 24 janvier 1732 – Paris, 18 mai 1899), auteur dramatique, librettiste. Fils d’horloger, il inventa le mécanisme de l’échappement à hampe ainsi qu’un mécanisme de perfectionnement des pédales de harpes. En 1759 il fut nommé professeur de harLire la suite…. Mais ce dialogue si étincelant gêna considérablement les chanteurs, et d’ailleurs, l’œuvre n’était nullement dans le goût du jour. Il fallut y renoncer. Le Mariage de Figaro ne fut représenté que cinq fois. Et cependant Laïs [Lays]Lays, FrancoisFrançois Lays (La Barthe de Nèstes/ Gascogne, 14 février 1758 – Ingrande, 30 mars 1831), ténor. Il débuta en 1779 à l’Opéra, où il fut immédiatement acclamé. Il effectua toute sa carrière à l’Opéra, ne se retirant de la scène qu’en 1822 après avoir été admiré sous l’AncieLire la suite… jouait Figaro, AdrienAdrien, Martin-JosephMartin-Joseph Adrien (Liège, 26 mai 1767 – Paris, 19 novembre 1822), baryton. Il étudia le chant à la maitrise de la cathédrale de Liège puis à Paris. Il fut engagé à l’Opéra de Paris en 1785 et partagea l’année suivante avec Alexandre Choron les rôles de rois et de grand-prêtres. ExLire la suite… représentait le comte Almaviva, ChardiniChardiny, Louis-ArmandLouis-Armand Chardin dit Chardiny (Rouen [Fécamp] ? 1755 – Paris, 1er octobre 1793), baryton. Il fut engagé à l’Opéra en 1780 et se fit remarquer quand il créa le rôle de Thésée (Œdipe à Colone, Sacchini, 1785). Il créa aussi Arthénée  dans Tarare (Salieri, 1787) et Théodore dans LeLire la suite… [Chardiny]Chardiny, Louis-ArmandLouis-Armand Chardin dit Chardiny (Rouen [Fécamp] ? 1755 – Paris, 1er octobre 1793), baryton. Il fut engagé à l’Opéra en 1780 et se fit remarquer quand il créa le rôle de Thésée (Œdipe à Colone, Sacchini, 1785). Il créa aussi Arthénée  dans Tarare (Salieri, 1787) et Théodore dans LeLire la suite… faisait Bartolo, Mme PonteuilPonteuil, Hélène-VictoireHélène-Victoire Lemoyne épouse Ponteuil (Paris ?, 1756 – avant 1835), soprano. Elle était la sœur du compositeur Jean-Baptiste Lemoyne. Elle épousa l’acteur Jean-Baptiste Triboullet dit Ponteuil et débuta au Concert Spirituel le 12 mars 1780 en chantant un motet de Prosper-Didier DeshayLire la suite…, la comtesse, Mlle Gavaudan cadette, Suzanne, etc. La pièce, réduite en quatre actes, n’en marcha pas mieux. Laïs était très lourd dans le rôle si vif de Figaro ; la ravissante musique de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, mal exécutée, ne pouvait être comprise.

Au Théâtre-Italien de Paris, le Nozze furent représentées pour la première fois le 23 décembre 1807. BarilliBarilli, MariannaMarianna Bondini épouse Barilli (Dresde, 18 octobre 1780 – Paris, 25 octobre 1813), soprano. Elle est la fille de Pasquale Bondini qui fut l’impresario qui créa Don Giovanni de Mozart à Prague où sa mère, Caterina Saporiti, chantait le rôle de Zerline et sa tante, Teresa Saporiti, celui de DLire la suite… et sa femme, TarulliTarulli, VenanzioVenanzio Tarulli (?, 1767 – ?), basse. Il se produisit au Théâtre de la Fenice de Venise dans Penelope de Cimarosa à l’automne 1801. Après avoir chanté au Théâtre de Vérone en 1804 dans Camillia ossia Il sotterraneo (Paer), il fut engagé au Théâtre de l’Impératrice à Paris de 1804Lire la suite…, les époux BianchiBianchi, CarolinaCarolina Crespi épouse Bianchi ( ?, 1770 – Milan, mars 1824), soprano. Elle épousa Eliodoro Bianchi en 1807 et la même année chanta avec lui à la première représentation des Nozze di Figaro (Mozart) au Théâtre-Italien à Paris. Ils eurent deux enfants, Giuseppina Bianchi et Angelo Bianchi, Lire la suite… remplissaient les principaux rôles ; la canzone du page était toujours bissée ; Mme BarilliBarilli, MariannaMarianna Bondini épouse Barilli (Dresde, 18 octobre 1780 – Paris, 25 octobre 1813), soprano. Elle est la fille de Pasquale Bondini qui fut l’impresario qui créa Don Giovanni de Mozart à Prague où sa mère, Caterina Saporiti, chantait le rôle de Zerline et sa tante, Teresa Saporiti, celui de DLire la suite… avait la gracieuseté de la redire la seconde fois en français.

En 1808, GarciaGarcia, Vincente del Populo Rodriguez, dit ManuelVincente del Populo Rodriguez, dit Manuel Garcia (Séville, 21 janvier 1775 – Paris, 9 juin 1832), ténor et compositeur. Il se produisit avec succès en Espagne (à Madrid et à Cadix) puis à Paris (de 1807 à 1812), avant d’être engagé à Naples, où il créa le rôle de Norfolk dans ElisabLire la suite… succède à BianchiBianchi, CarolinaCarolina Crespi épouse Bianchi ( ?, 1770 – Milan, mars 1824), soprano. Elle épousa Eliodoro Bianchi en 1807 et la même année chanta avec lui à la première représentation des Nozze di Figaro (Mozart) au Théâtre-Italien à Paris. Ils eurent deux enfants, Giuseppina Bianchi et Angelo Bianchi, Lire la suite… dans le rôle d’Almaviva.

En 1815, Mme Mainvielle-FodorMainvielle-Fodor, JoséphineJoséphine Mainvielle-Fodor (Paris, 13 octobre 1789 – Saint-Genis près de Lyon, 14 août 1870), soprano. Elle fit ses débuts à Saint-Pétersbourg en 1810. En 1812, elle épousa l’acteur français Mainville. Elle se produisit à Stockholm et à Copenhague avant de revenir à Paris, où elle fuLire la suite… est admirable dans cet ouvrage.

En 1816, Mme CatalaniCatalani, AngelicaAngelica Catalani (Senigallia, 10 mai 1780 – Paris, 12 juin 1849), soprano. Elle fit ses débuts à Venise en 1795 et se produisit ensuite dans les villes d’Italie du Nord, où sa grande agilité vocale lui valut beaucoup de succès dans les ouvrages de Cimarosa, de Zingarelli et de Mayr. De 180Lire la suite… s’y fait applaudir.

En 1819, le 5 octobre, LevasseurLevasseur, Nicolas-ProsperNicolas-Prosper Levasseur (Bresles, 9 mars 1791 – Paris, 6 décembre 1871), basse. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Garat et obtint en 1811 un 2eme prix de chant et en 1812 un 1er prix de tragédie lyrique. Il débuta à l’Opéra en 1813 dans le rôle du Pacha de La Caravane du Caire (GLire la suite… débute dans Almaviva.

En 1821, très belle exécution par PellegriniPellegrini, FeliceFelice Pellegrini (Turin, 1774 – Paris, 20 septembre 1832), basse chantante. Il fit ses débuts à Livourne en 1795. De 1803 à 1818, il chanta au Théâtre Fiorentini comme premier bouffe, et créa le rôle de Filippo dans La Gazetta, ossia Il Matrimonio per concorso (Rossini, 1816). De 1819 à 1Lire la suite…, GarciaGarcia, Vincente del Populo Rodriguez, dit ManuelVincente del Populo Rodriguez, dit Manuel Garcia (Séville, 21 janvier 1775 – Paris, 9 juin 1832), ténor et compositeur. Il se produisit avec succès en Espagne (à Madrid et à Cadix) puis à Paris (de 1807 à 1812), avant d’être engagé à Naples, où il créa le rôle de Norfolk dans ElisabLire la suite…, Mmes Mainvielle-FodorMainvielle-Fodor, JoséphineJoséphine Mainvielle-Fodor (Paris, 13 octobre 1789 – Saint-Genis près de Lyon, 14 août 1870), soprano. Elle fit ses débuts à Saint-Pétersbourg en 1810. En 1812, elle épousa l’acteur français Mainville. Elle se produisit à Stockholm et à Copenhague avant de revenir à Paris, où elle fuLire la suite…, NaldiNaldi, CarolinaCarolina Naldi (Aquaviva/province de Livourve, 8 novembre 1802 – Château Haut-Brizay, 26 décembre 1876), soprano. Fille du baryton-basse, Giuseppe Naldi, elle fit ses débuts en 1819 et se produisit au Théâtre-Italien entre 1820 et 1823. Elle y eut beaucoup de succès dans Tancredi (Rossini) et Lire la suite… et Cinti.

En 1826, le 22 juillet, nouvelle représentation du Mariage de Figaro, au théâtre royal de l’Odéon. Castil-BlazeCastil-Blaze, Francois-Henri-JosephFrançois-Henri-Joseph Blaze dit Castil-Blaze (Cavaillon/Vaucluse, 1er décembre 1784 – Paris, 11 décembre 1857), critique musical, librettiste, traducteur et adaptateur. Il étudia d’abord la musique avec son père, avant de se rendre à Paris pour étudier le droit ; il devint l’un des premLire la suite… avait arrangé le chef-d’œuvre, mais la distribution était si faible que l’ouvrage ne put obtenir un grand succès. Toutefois la pièce se maintint au répertoire jusqu’en 1828.

En 1830, Mme MalibranMalibran, Maria FeliciaMaria Felicia Garcia, dite Malibran (Paris, 24 mars 1808 – Manchester, 23 septembre 1836), soprano. Fille du ténor Manuel Garcia, elle étudia le chant avec Louis Hérold et Auguste Panseron à partir de 1816. Elle fit une tournée avec sa famille à New York de 1823 à 1825 ; à son retour, ellLire la suite… joua le rôle de Suzanne au Théâtre-Italien, et une excellente exécution eut encore lieu à l’Odéon par LablacheLablache, LuigiLuigi Lablache (Naples, 6 décembre 1794 – Naples, 23 janvier 1858), basse. Il débuta comme basse comique à Naples en 1812 et comme basse chantante à Palerme en 1813. Au cours des années suivantes sa réputation grandit et il se produisit sur les scènes italiennes dont Milan en 1821 où il eut Lire la suite…, TamburiniTamburini, AntonioAntonio Tamburini (Faenza/ Italie, 28 mars 1800 – Nice, 8 novembre 1876), baryton. Il créa en Italie plusieurs ouvrages de Donizetti : l’Ajo nell’imbarazzo (1824), Gianni di Calais (1828), Francesca di Foix (1831), Fausta (1832) et de Bellini : Il Pirata (1827), La Straniera (1829). Après Lire la suite…, Mmes GrisiGrisi, CarlottaCarlotta Grisi (Visinida, 28 juin 1819 – St. Jean près Genève, 20 mai 1899), danseuse. Elle étudia à l’école de ballet de la Scala à Milan et fut découverte par le danseur Jules Perrot qui l’introduisit à l’Opéra de Paris. Elle y débuta en 1841 en créant Giselle où elle fit sensationLire la suite… et PersianiPersiani, FannyFanny Tacchinardi-Persiani (Rome, 4 octobre 1812 – Neuilly-sur-Seine, 3 mai 1867), soprano. Elève de son père, le ténor Nicola Tacchinardi, elle épousa le compositeur Giuseppe Barone Persiani en 1830 et fit ses débuts à Livourne en 1832 puis chanta à Venise, Milan et Naples où Donizetti compLire la suite…. M. Carvalho vient de renouveler avec bonheur les essais incomplets de NotarisNotaris, FrançoisFrançois Notaris (Gannat/Allier, 11 septembre 1745 – Paris, 15 décembre 1795), traducteur. Sous le pseudonyme de Hill et avec la collaboration de Antoine-Gilbert Griffet de La Beaume , il a traduit et adapté un roman anglais intitulé La Victime de l’imagination ou l’Enthousiaste de WertherLire la suite… et de Castil-BlazeCastil-Blaze, Francois-Henri-JosephFrançois-Henri-Joseph Blaze dit Castil-Blaze (Cavaillon/Vaucluse, 1er décembre 1784 – Paris, 11 décembre 1857), critique musical, librettiste, traducteur et adaptateur. Il étudia d’abord la musique avec son père, avant de se rendre à Paris pour étudier le droit ; il devint l’un des premLire la suite…. Le Théâtre-Français s’étant opposé à la reprise de la prose de BeaumarchaisBeaumarchais, Pierre Augustin Caron dePierre Augustin Caron de Beaumarchais (Paris, 24 janvier 1732 – Paris, 18 mai 1899), auteur dramatique, librettiste. Fils d’horloger, il inventa le mécanisme de l’échappement à hampe ainsi qu’un mécanisme de perfectionnement des pédales de harpes. En 1759 il fut nommé professeur de harLire la suite…, qui est effectivement son bien propre. MM. Michel CarréCarré, Michel-FlorentinMichel-Florentin Carré (Besançon, 21 octobre 1822 – Paris, 28 juin 1872), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit de nombreux drames, comédies, vaudevilles et livrets principalement en collaboration avec Jules Barbier dont Galathée (Massé), Les Noces de Jeannette (Massé), Les Papillotes Lire la suite… et Jules BarbierBarbier, Paul-JulesPaul-Jules Barbier (Paris, 8 mars 1825 – Paris, 16 janvier 1901), librettiste. Il débuta à la Comédie-Française à l’âge de dix-huit ans avec un intermède : L’Ombre de Molière et un drame : Un Poète. De 1849 à 1872 ,il écrivit en collaboration avec Michel Carré des drames, des comédiLire la suite… ont été chargés de la mission délicate d’adapter à notre langue la musique du grand maître et de mettre en vers le dialogue du prosateur. Disons tout de suite qu’ils ont fait ce double travail avec soin et conscience, et qu’ils y ont réussi.

En général, nous aimons fort peu les traductions et nous sommes de l’avis du proverbe italien : Traduttore, traditore. Cependant ici, il y a une excuse toute naturelle ; Da PonteDa Ponte, LorenzoEmanuele Conegliano dit Lorenzo da Ponte (Ceneda, 10 mars 1749 – New York, 17 août 1838), librettiste. En tant que poète de cour à Vienne il écrivit, entre autres, les livrets des opéras de Mozart Le Nozze di Figaro, Don Giovanni et Cosi fan tutte. Après Vienne, il eut une vie riche en périLire la suite… ayant traduit BeaumarchaisBeaumarchais, Pierre Augustin Caron dePierre Augustin Caron de Beaumarchais (Paris, 24 janvier 1732 – Paris, 18 mai 1899), auteur dramatique, librettiste. Fils d’horloger, il inventa le mécanisme de l’échappement à hampe ainsi qu’un mécanisme de perfectionnement des pédales de harpes. En 1759 il fut nommé professeur de harLire la suite…, évidemment MM. CarréCarré, Michel-FlorentinMichel-Florentin Carré (Besançon, 21 octobre 1822 – Paris, 28 juin 1872), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit de nombreux drames, comédies, vaudevilles et livrets principalement en collaboration avec Jules Barbier dont Galathée (Massé), Les Noces de Jeannette (Massé), Les Papillotes Lire la suite… et BarbierBarbier, Paul-JulesPaul-Jules Barbier (Paris, 8 mars 1825 – Paris, 16 janvier 1901), librettiste. Il débuta à la Comédie-Française à l’âge de dix-huit ans avec un intermède : L’Ombre de Molière et un drame : Un Poète. De 1849 à 1872 ,il écrivit en collaboration avec Michel Carré des drames, des comédiLire la suite… avaient le droit de traduire Da PonteDa Ponte, LorenzoEmanuele Conegliano dit Lorenzo da Ponte (Ceneda, 10 mars 1749 – New York, 17 août 1838), librettiste. En tant que poète de cour à Vienne il écrivit, entre autres, les livrets des opéras de Mozart Le Nozze di Figaro, Don Giovanni et Cosi fan tutte. Après Vienne, il eut une vie riche en périLire la suite…, et bien que la langue italienne soit plus douce, plus flexible que la langue française, cependant celle-ci, lorsqu’elle est traitée par des gens habiles possédant à fond l’art des vers lyriques, peut s’assouplir et s’harmoniser avec la musique céleste du maître des maîtres.

Nul, en effet, n’a approché plus près de la perfection dans l’art musical que le divin MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…. — Essentiellement universel, cosmopolite, son génie n’est ni allemand, ni essentiellement italien ; il serait plutôt français, quoiqu’il ait été presque méconnu par nos compatriotes du siècle dernier. — MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, dans l’opéra, est humain et en même temps idéaliste. — Il a senti à fond toutes les passions de l’homme, de l’humanité, et cependant il les exprime de la façon la plus élevée. Jamais rien de grossier, de matérialiste dans ses peintures. Les musiciens le nomment le RaphaëlRaphael, Raffaello Sanzio (Santi)Raffaello Sanzio (Santi), dit Raphaël (Urino, 6 avril 1483 – Rome, 6 avril 1520), peintre. Considéré comme le plus grand peintre, il étudia d’abord avec son père puis avec Le Pérugin à Pérouse. Son premier chef d’œuvre, Le Mariage de la Vierge (1504), marque la fin de son apprentissagLire la suite… de la musique. — Je ne sache pas que les peintres appellent RaphaëlRaphael, Raffaello Sanzio (Santi)Raffaello Sanzio (Santi), dit Raphaël (Urino, 6 avril 1483 – Rome, 6 avril 1520), peintre. Considéré comme le plus grand peintre, il étudia d’abord avec son père puis avec Le Pérugin à Pérouse. Son premier chef d’œuvre, Le Mariage de la Vierge (1504), marque la fin de son apprentissagLire la suite… le MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… de la peinture. — Chez Mozart seul, la science a égalé le génie, et, toutefois, la science n’a jamais été chez lui que le manteau de l’idée. Seul, ce compositeur a excellé dans tous les genres : à vingt-quatre ans il écrivait IdoménéeIdoménée, roi de CrèteIdomeneo, re di Creta ossia Ilia e Idamante (Idoménée, roi de Crète  ou Ilia et Idamante), opera seria en trois actes sur un livret en italien de Giambattista Varesco d’après le livret d’Antoine Danchet, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre Cuvillés de Munich lLire la suite…, et il mourait à trente-six ans, après avoir fait JupiterSymphonie no. 41 do majeur "Jupiter" KV 551Symphonie pour orchestre no. 41 en do majeur KV 551 dite Jupiter de Wolfgang Amadeus Mozart. Cette symphonie datée par Mozart du 10 août 1788 a sans doute été créée du vivant de Mozart mais la date et le lieu de sa création ne sont pas été établis avec certitude.Lire la suite… (symphonie en ut majeur), la symphonie en solSymphonie no. 40 sol mineur KV 550Symphonie pour orchestre no. 40 en sol mineur KV 550 de Wolfgang Amadeus Mozart. Cette symphonie datée par Mozart du 25 juillet 1788 a sans doute été créée du vivant de Mozart mais la date et le lieu de sa création ne sont pas été établis avec certitude. Il en existe deux versions. La premiLire la suite… mineur, le quatuor en mi bémol, Don JuanDon Giovanni (Don Juan)Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni, K.V. 527, dramma giocoso en deux actes sur un livret de Lorenzo Da Ponte mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre des Etats de Prague le 29 octobre 1787. Mozart fit des modifications pour la création de l’œuvre au Burgtheater deLire la suite…, l’Ave Verum Ave verumAve verum corpus, K. V. 618, motet pour chœur à 4 voix, orchestre à cordes et orgue en ré majeur  de Wolfgang Amadeus Mozart sur un texte en latin attribué au pape Innocent VI pour la fête de Corpus Christi.Lire la suite…et le Requiem !RequiemMesse de Requiem en ré mineur K.V. 626 pour solistes, chœur et orchestre de Wolfgang Amadeus Mozart. L’œuvre laissée incomplète à la mort de Mozart fut terminée par son élève Franz Xavier Süssmayer. L’œuvre fut exécutée pour la première fois le 2 janvier 1793 dans la salle de restaLire la suite…

Quelle précocité, quel génie et quelle variété dans le pinceau ! Tour à tour majestueux, noble, vigoureux, plein de charme, de grâce et de douceur, le musicien de l’amour possédait aussi l’énergie et la force. Sa mélodie est toujours onctueuse et coulante ; sa gaîté est franche et vive, sa clarté ne peut être surpassée. Son harmonie est d’une pureté classique, d’une correction désespérante, et cette perfection n’exclut pas les hardiesses les plus osées de l’école de l’avenir. Qu’il ait à traiter un sujet religieux, historique, sérieux ou bouffe, sacré ou profane, il aborde tout avec la même simplicité et le même réussi. Dans les Noces de FigaroNoces de Figaro, LesLes Noces de Figaro (Le nozze di Figaro), K.V. 492, opera buffa en quatre actes sur un livret en italien de Lorenzo Da Ponte, d’après Beaumarchais, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Burgtheater de Vienne le 1er mai 1786.Lire la suite…, il avait à faire résonner la note joyeuse, il l’a écrite limpide, claire et nette comme toujours. Les NocesNoces de Figaro, LesLes Noces de Figaro (Le nozze di Figaro), K.V. 492, opera buffa en quatre actes sur un livret en italien de Lorenzo Da Ponte, d’après Beaumarchais, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Burgtheater de Vienne le 1er mai 1786.Lire la suite… nous ont sans doute valu le BarbierBarbier de Séville, LeIl Barbiere di Siviglia (Le Barbier de Séville), opera buffa en 2 actes sur un livret de Cesare Sterbini, d’après Beaumarchais, mis en musique par Gioachino Rossini créé au Teatro Argentina à Rome le 20 février 1816. L’œuvre fut donnée à Paris pour la première fois au Théâtre-ItalienLire la suite…, de RossiniRossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite…. Quoi de plus franc que cette ouverture en majeur avec ces volutes de croches liées et ces fanfares si bien en harmonie avec la gaîté du sujet. Son contrepoint, son style fugué est d’un développement si naturel que les gens en dehors de l’art ne l’aperçoivent point, et que, cependant, les connaisseurs y trouvent une beauté achevée. Quel prodige que ces modulations si variées et pourtant si naturelles ! Quel miracle que cette science immense qui vient se confondre sans effort dans le jet éblouissant d’une mélodieuse inspiration ! Nous avons sous les yeux la partition italienne, et, pour être juste, il faudrait en citer tous les morceaux. Comme tout est en scène, à sa place et dans son cadre ! L’air de Bartolo, la Vendetta, nous a fait involontairement penser à l’air de la Calomnie. Comme celui de Chérubin exprime bien l’ardeur juvénile d’un adolescent : on sent, on respire dans cet air tous les feux d’une passion qui éclatera plus tard désordonnée dans don GiovanniDon Giovanni (Don Juan)Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni, K.V. 527, dramma giocoso en deux actes sur un livret de Lorenzo Da Ponte mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre des Etats de Prague le 29 octobre 1787. Mozart fit des modifications pour la création de l’œuvre au Burgtheater deLire la suite…. L’air de Figaro, Non piu andrai, est d’une allure martiale et carrée qui contraste de la façon la plus complète avec le précédent. Les accompagnemens sont d’une richesse achevée, et néanmoins ils ne couvrent jamais la voix. L’orchestration est sonore sans bruit, vigoureuse sans déchirer le tympan. On orchestre bien autrement aujourd’hui ! Au second acte, comme ces trois airs de la comtesse, de Cherubin et de Suzanne sont soigneusement étagés et superposés ; et ce final, quel développement grandiose sans superfétations et sans longueur inutiles ! Au troisième acte, quoi de plus délicieux que les deux duos, la marche et le chœur : Amanti constanti, qui amène si bien la chute du rideau. Au quatrième acte, cinq airs de suite ne se surmarchent point. — La scène finale est délicieusement réussie, et tous les caractères y sont habilement mis en relief et réunis. Sur trente morceaux, pas un de faible.

M. Carvalho a eu l’heureuse idée d’associer dans la reprise importante de ce chef-d’œuvre trois femmes d’un talent éprouvé : Mme Miolan, Mme Vandenheuvel-DuprezDuprez, Caroline-FirenziCaroline-Firenzi Duprez (Florence 10 avril 1832 – Pau, 17 avril 1875), soprano. Fille et élève du ténor, Gilbert Duprez, elle chanta à Reims puis au Théâtre-Italien en 1850, Londres en 1851, et Bruxelles en 1851/52 où elle créa le rôle de Joanita dans L’Abîme de la Maladetta composé pLire la suite… et Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite…. Cette attraction combinée est d’un heureux effet pour le public. Il est à regretter que la partie masculine de l’exécution ne soit pas en rapport avec le personnel féminin. BalanquéBalanqué, Mathieu-EmileMathieu-Émile Balanqué (Bayonne, 16 septembre 1826 – Paris, 29 avril 1866), basse. Il fit ses études au Conservatoire de Paris et débuta au Théâtre National (futur Théâtre-Lyrique) dans Juanita (Duprez) le 11 mai 1852. Il se produisit ensuite à Bruxelles et en province (Toulouse et StrasbouLire la suite… est évidemment inférieur à TamburiniTamburini, AntonioAntonio Tamburini (Faenza/ Italie, 28 mars 1800 – Nice, 8 novembre 1876), baryton. Il créa en Italie plusieurs ouvrages de Donizetti : l’Ajo nell’imbarazzo (1824), Gianni di Calais (1828), Francesca di Foix (1831), Fausta (1832) et de Bellini : Il Pirata (1827), La Straniera (1829). Après Lire la suite…. Les airs seuls et le duo, délicieusement chanté par Mmes DuprezDuprez, Caroline-FirenziCaroline-Firenzi Duprez (Florence 10 avril 1832 – Pau, 17 avril 1875), soprano. Fille et élève du ténor, Gilbert Duprez, elle chanta à Reims puis au Théâtre-Italien en 1850, Londres en 1851, et Bruxelles en 1851/52 où elle créa le rôle de Joanita dans L’Abîme de la Maladetta composé pLire la suite… et Miolan, ont produit un grand effet. — Mme DuprezDuprez, Caroline-FirenziCaroline-Firenzi Duprez (Florence 10 avril 1832 – Pau, 17 avril 1875), soprano. Fille et élève du ténor, Gilbert Duprez, elle chanta à Reims puis au Théâtre-Italien en 1850, Londres en 1851, et Bruxelles en 1851/52 où elle créa le rôle de Joanita dans L’Abîme de la Maladetta composé pLire la suite… joue le rôle de la comtesse avec une distinction parfaite, et elle le chante avec le style de la grande école de son père. — Quant à Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite…, elle rend le personnage de Suzanne d’une façon merveilleuse ; son brio, sa verve, son entrain ne peuvent être surpassés ; elle a le feu sacré, le diable au corps, ce je ne sais quoi qui est tout bonnement le génie, parce qu’on ne peut le définir. — Somme toute, le Théâtre-Lyrique a bien fait de remonter un chef-d’œuvre presque inconnu à la génération contemporaine. MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… est et sera un compositeur éternellement jeune. Il avait donc quelques droits, ce nous semble, à la sollicitude de M. Carvalho.

De la reprise des NocesNoces de Figaro, LesLes Noces de Figaro (Le nozze di Figaro), K.V. 492, opera buffa en quatre actes sur un livret en italien de Lorenzo Da Ponte, d’après Beaumarchais, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Burgtheater de Vienne le 1er mai 1786.Lire la suite… à celle de GastibelzaGastibelzaGastibelza, opéra en trois actes sur un livret d’Adolphe d’Ennery et Eugène Cormon mis en musique par Aimé Maillart et créé à l’Opéra National (futur Théâtre-Lyrique) le 15 novembre 1847.Lire la suite…, il y a toute la différence du Musée du Louvre à celui du Luxembourg : différence extrême des morts et des vivans. Aux uns, on doit le Panthéon ; ce sont les réputations consacrées : on devrait leur réserver un temple comme la salle Ventadour, qui pourrait être exclusivement destinée au genre étranger, traductions comprises. Avec GastibelzaGastibelzaGastibelza, opéra en trois actes sur un livret d’Adolphe d’Ennery et Eugène Cormon mis en musique par Aimé Maillart et créé à l’Opéra National (futur Théâtre-Lyrique) le 15 novembre 1847.Lire la suite…, nous rentrons en plein répertoire spécial du Théâtre-Lyrique. Il y aura bientôt onze ans l’Opéra-National ouvrait ses portes au public. Ce théâtre, accordé aux nombreuses sollicitations des jeunes compositeurs, ce théâtre, qui leur était spécialement destiné (ajoutons et qui devait leur être spécialement réservé), inaugurait son existence par un ouvrage en trois actes dû à l’un des membres de cette phalange militante et vigoureuse qui heurte sans cesse du front la porte étroite de la célébrité, qui périra, s’il le faut, sur le seuil, mais qui n’abandonne pas son poste, parce que ce poste lui est assigné par l’esprit créateur, par le souffle vivifiant du génie. Trois actes ! Une œuvre de cette importance confiée à un inconnu ! Quelle imprudence ! quelle faute ! répétaient à l’envi cette foule de petits esprits qui abondent sur la place, esprits étroits, mesquins et routiniers qui ne peuvent admettre d’autres noms que les noms prônés d’avance par leurs voisins, qui ne peuvent admirer une œuvre qu’après que leur journal, dûment bandé à leur adresse, leur en a préalablement octroyé la permission. Ils comptaient sur une chute, sur une chute bien éclatante, ces braves pessimistes de l’avenir, et cependant leur attente a été trompée. Jamais succès plus franc, de meilleur aloi n’est venu luire aux feux de la rampe ; GastibelzaGastibelzaGastibelza, opéra en trois actes sur un livret d’Adolphe d’Ennery et Eugène Cormon mis en musique par Aimé Maillart et créé à l’Opéra National (futur Théâtre-Lyrique) le 15 novembre 1847.Lire la suite… a été applaudi avec enthousiasme. AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite…, l’homme de talent et de cœur qui avait fondé le théâtre, était convaincu que dans la jeunesse il y a du bon, que dans la jeunesse se trouvent la verve, les idées, et que, malgré son inexpérience, en elle réside encore le plus ferme appui de l’avenir.

Les vrais, les légitimes succès sont rares aujourd’hui, et lorsque, pour rétablir l’équilibre des recettes dans un théâtre aux abois, on a besoin d’une œuvre d’un mérite hors ligne, on va dans la poussière des bibliothèques exhumer quelques opéras de maîtres très anciens, mais quelques opéras produits par des organisations jeunes et viriles.

On nous donne du MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, et MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… est mort avant trente-six ans ; on nous donne du WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite…, ce musicien-poète dont les divines mélodies parlent à l’âme mieux que les paroles les plus sublimes, et WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite… a été enlevé à la fleur de l’âge. Ces grands artistes avaient achevé leur carrière avant seulement qu’un grand prix de Rome ait pu commencer la sienne : puis l’on s’étonne encore de ce qu’aujourd’hui l’inspiration manque, de ce que les idées semblent ternes et froides ! Pauvres jeunes gens, quelle part est la vôtre ! Pendant dix ans, on vous fait attendre un poëme que chaque librettiste de talent s’empresse de vous refuser ; enfin, il se trouve un pauvre petit acte assez faible pour que les Variétés, le Gymnase ou le Palais Royal l’aient repoussé tour à tour : on vous le confie, ô jeunes musiciens ; sachez vous inspirer d’un si noble sujet ; courage, à l’œuvre ! D’autres années se passent. Vient ensuite le grand jour : on met l’ouvrage à l’étude ; mais les bons chanteurs sont tous occupés dans la grande pièce. Que reste-t-il donc au jeune lauréat ? de vieux acteurs qui ne peuvent plus chanter, de jeunes acteurs qui ne savent pas chanter encore.

On trouve à peu près l’affaire dans cette troupe de carton et de fer-blanc. Si tel air est trop élevé, on le coupe ; si ce trio est trop difficile, on le supprime. Le compositeur y comptait pourtant : c’était un morceau capital ; mais qu’importe ? on remplace avantageusement la chose par un couplet genre vaudeville. La pièce marche ; elle est jouée ! oui, mais comment est-elle jouée ? pendant un mois environ, lorsque les portes des loges s’ouvrent et se ferment, lorsque la salle se remplit, au milieu des conversations banales, au milieu du bruit produit par les petits bancs qu’on apporte, par les programmes qui se distribuent. Le jeune compositeur voit alors exécuter son œuvre par des comparses qui, sûrs de n’être pas écoutés, ne disent plus même leurs rôles. Puis un beau jour, l’ouvrage de quelque infortuné confrère vient prendre la place du sien, sans que le public se soit aperçu seulement de la substitution. Mais le directeur a rempli ses engagemens : deux noms nouveaux sont mis en lumière ; le théâtre a bien mérité de la critique !

M. MaillartMaillart, AiméLouis Maillart, dit Aimé Maillart (Montpellier, 24 mars 1817 – Moulins, 26 mai 1871), compositeur. Premier prix de Rome en 1841, son premier ouvrage pour la scène, Gastibelza, fut représenté avec succès à l’Opéra National, fondé par Adolphe Adam, en 1847. La Croix de Marie (1852) fait sLire la suite… n’a pas été traité de la sorte par Adolphe AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite…. Un drame intéressant, sinon très littéraire, de frais décors, l’élite de la troupe, voilà ce que l’heureux auteur a trouvé pour venir en aide à son succès. Aussi GastibelzaGastibelzaGastibelza, opéra en trois actes sur un livret d’Adolphe d’Ennery et Eugène Cormon mis en musique par Aimé Maillart et créé à l’Opéra National (futur Théâtre-Lyrique) le 15 novembre 1847.Lire la suite… est-il, suivant nous, le meilleur ouvrage de M. MaillartMaillart, AiméLouis Maillart, dit Aimé Maillart (Montpellier, 24 mars 1817 – Moulins, 26 mai 1871), compositeur. Premier prix de Rome en 1841, son premier ouvrage pour la scène, Gastibelza, fut représenté avec succès à l’Opéra National, fondé par Adolphe Adam, en 1847. La Croix de Marie (1852) fait sLire la suite…. Si, à la reprise, l’impression produite sur le public a été moindre qu’à la première apparition de cette œuvre vraiment remarquable, nous ne devons en accuser que l’exécution médiocre qui a lieu aujourd’hui.

MichotMichot, Pierre-JulesPierre-Jules Michot (Lyon, 22 mai 1828 – Chatou, 22 avril 1896), ténor. Il fit ses débuts en province puis chanta à Paris au café-concert, où Adolphe Adam le remarqua. Il étudia auprès de A. Guillot de Sainbris et débuta au Théâtre-Lyrique dans le rôle-titre de Richard Cœur-de-Lion (Lire la suite… chante bien ; sa voix puissante et timbrée est une de ces belles voix de ténor si rares, si difficiles à rencontrer. Il a fait des progrès comme chanteur et comme acteur, mais il a encore à travailler, à s’animer pour qu’on puisse comprendre comment le vent qui souffle à travers la montagne a rendu folle une nature aussi tranquille que la sienne. — Le comte de Saldagne, dont PaulyPauly, M.Pauly (? – ?), baryton. On trouve peu de renseignements sur ce chanteur, qui se produisit dans la troupe du Théâtre d’Amiens en 1839-40, puis dans celle du Théâtre de Liège (1841-42), Lille (1842-43) et Marseille (1845-46), où il connut le succès dans Le Valet de chambre (Carafa) ainsi queLire la suite…, le baryton à la méthode si pure, à la voix vibrante et agile, avait fait une création des plus importantes, se trouve réduit à une proportion mesquine par la faiblesse de l’acteur qui le représente. — Il aurait fallu là Grillon Grillon, Antoine-FerdinandAntoine-Ferdinand Grillon (Besançon, 29 août 1825 – ?, 1902), baryton. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint en 1850 un deuxième prix de chant. Il se produisit d’abord au Théâtre de Strasbourg avant d’être engagé en 1856 au Théâtre-Lyrique, où il y resta jusqu’en 1866, parLire la suite…; qu’est-il devenu ? — JuncaJunca, Francois MarcelFrançois-Marcel Junca (Bayonne, vers 1818 – Lormes près de Corbigny/ Nièvre, 4 octobre 1878), basse. Il fit ses études à Toulon puis à Paris et débuta en 1838 à Metz. Il chanta en 1840/41 à Lyon et de 1850 à 1855 au Théâtre-Lyrique de Paris où il participa aux créations des œuvres sLire la suite…, qui prêtait au roi d’Espagne une majestueuse dignité, se trouve remplacé par LesageLesage, Joseph-AdolpheJoseph-Adolphe Lesage, (Rouen, 20 février 1828 – Paris, 19 janvier 1891), acteur et baryton. Il étudia la comédie au Conservatoire de Paris où il obtint un 1er prix en 1852. Il débuta à la Comédie-Française le 10 mai 1853 dans le rôle d’Orgon de Tartuffe mais, se découvrant une belleLire la suite…, un excellent acteur auquel ce rôle ne convient guère. — Mlle BorghèseBorghèse, Jeanne-Joseph-Félix-Amédée-JulietteJeanne-Joseph-Félix-Amédée-Juliette Bourgeois dite Juliette Borghèse (Cloyes/ Eure-et-Loir, 28 juin 1834 – ?), mezzo-soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris, où elle obtint en 1853 un troisième accessit de chant, un premier accessit d’opéra et un deuxième accessit d’opéra-comiLire la suite… ne chante pas toujours juste. Est-ce une flatterie à l’adresse de Mme*** ? — Quant à PotelPotel, Pierre-ArmandPierre-Armand Piau dit Potel (Paris, 5 juillet 1830 – Montpellier, le 23 janvier 1879), ténor. En 1857, il fut engagé au Théâtre-Lyrique, où il resta jusqu’en 1862. Le 1er novembre 1862, il débuta à l’Opéra-Comique dans Le Diable au moulin (Gevaert). Il y fit tout le reste de sa carriLire la suite…, il laisse tout à fait dans l’ombre le joli rôle de Mattéo, si bien créé par DelsarteDelsarte, Camille-Auguste-AchilleCamille-Auguste-Achille Delsarte, dit Delsarte jeune (Cambrai, 8 juin 1818 – Hobart/Tasmanie, Australie, 2 juillet 1877), ténor et professeur de chant. Il était le jeune frère de François Delsarte lequel fut également son professeur. Après s’être produit dans des concerts, il débuta au ThLire la suite… jeune et que GirardotGirardot, Pierre-AdolpheAdolphe Girardot, (Paris, 1er décembre 1808 – Paris 16 février 1874), ténor comique. Il se produisit à Toulouse (1848), Alger (1851 à 1852), Bruxelles (1853 à 1855) avant d’être engagé au Théâtre-Lyrique de 1855 à 1863, où il chanta dans les reprises de Marie (Hérold, 1855), Le SourLire la suite… aurait très bien rendu.

Venons maintenant à l’analyse de la partition. L’ouverture est brillante et bien orchestrée. Le premier acte s’ouvre par un beau chœur de chasseurs qui demanderait seulement à être attaqué avec plus de vigueur.

La célèbre romance de MonpouMonpou, Francois-Louis-HippolyteFrançois-Louis-Hippolyte Monpou (Paris, 12 janvier 1804 – Orléans, 10 août 1841), compositeur. Il étudia à l’École de musique fondée par Alexandre Choron, où il y fut également employé comme répétiteur-accompagnateur. Ses ballades et ses romances telles Deux Archers, L’Andalouse eLire la suite…, base de la pièce, est intercalée dans le duo n° 5 avec effet. Ce duo est dramatique, et bien qu’un peu tourmenté, il se termine par une jolie strette. Le final contient un cantabile très bien dit par MichotMichot, Pierre-JulesPierre-Jules Michot (Lyon, 22 mai 1828 – Chatou, 22 avril 1896), ténor. Il fit ses débuts en province puis chanta à Paris au café-concert, où Adolphe Adam le remarqua. Il étudia auprès de A. Guillot de Sainbris et débuta au Théâtre-Lyrique dans le rôle-titre de Richard Cœur-de-Lion (Lire la suite…, et il se clôt par le chœur d’introduction, repris par les voix de femmes qui viennent y mêler leurs notes argentines.

Au second acte, les couplets à boire ne ressortent pas plus, rendus par CibotCibot, EmileJean-Baptiste-Émile Cibot (Limoges, 13 mars 1835 – Paris, 30 novembre 1860), baryton. Il fut découvert par Louis-Henri Obin et Louis Geymard lors d’un concert qu’ils donnèrent à Limoges avec sa collaboration. Ils l’encouragèrent à se rendre à Paris, où il participa à des concerts (rLire la suite…, que ceux des cloches mimés par PotelPotel, Pierre-ArmandPierre-Armand Piau dit Potel (Paris, 5 juillet 1830 – Montpellier, le 23 janvier 1879), ténor. En 1857, il fut engagé au Théâtre-Lyrique, où il resta jusqu’en 1862. Le 1er novembre 1862, il débuta à l’Opéra-Comique dans Le Diable au moulin (Gevaert). Il y fit tout le reste de sa carriLire la suite….

Une jolie saltarelle précède un morceau d’ensemble tout à fait dans le genre italien. Cela nous a rappelé involontairement le célèbre final de la LucieLucia di LamermoorLucia di Lammermoor, dramma tragico en trois actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano, d’après The Bride of Lammermoor  de Walter Scott, mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre San Carlo de Naples le 26 septembre 1835 et au Théâtre-Italien de Paris le 12 déceLire la suite…, comme le joli chœur du seigneur qui suit exhale un parfum de la Favorite.Favorite, LaLa Favorite, opéra en quatre actes sur un livret de Alphonse Royer et Gustave Vaëz mis en musique par Gaetano Donizetti et créé à l’Opéra de Paris le 2 décembre 1840.Lire la suite… La ritournelle finale de ce chœur est très finement instrumentée.

La romance en demi-teinte de GastibelzaGastibelzaGastibelza, opéra en trois actes sur un livret d’Adolphe d’Ennery et Eugène Cormon mis en musique par Aimé Maillart et créé à l’Opéra National (futur Théâtre-Lyrique) le 15 novembre 1847.Lire la suite… : « Si tu changeais, hélas ! ton inconstance me rendrait fou, » a été parfaitement rendue par MichotMichot, Pierre-JulesPierre-Jules Michot (Lyon, 22 mai 1828 – Chatou, 22 avril 1896), ténor. Il fit ses débuts en province puis chanta à Paris au café-concert, où Adolphe Adam le remarqua. Il étudia auprès de A. Guillot de Sainbris et débuta au Théâtre-Lyrique dans le rôle-titre de Richard Cœur-de-Lion (Lire la suite…. Au troisième acte, la romance de MonpouMonpou, Francois-Louis-HippolyteFrançois-Louis-Hippolyte Monpou (Paris, 12 janvier 1804 – Orléans, 10 août 1841), compositeur. Il étudia à l’École de musique fondée par Alexandre Choron, où il y fut également employé comme répétiteur-accompagnateur. Ses ballades et ses romances telles Deux Archers, L’Andalouse eLire la suite… est jouée par l’orchestre pendant l’entrée de Gastibelza. MichotMichot, Pierre-JulesPierre-Jules Michot (Lyon, 22 mai 1828 – Chatou, 22 avril 1896), ténor. Il fit ses débuts en province puis chanta à Paris au café-concert, où Adolphe Adam le remarqua. Il étudia auprès de A. Guillot de Sainbris et débuta au Théâtre-Lyrique dans le rôle-titre de Richard Cœur-de-Lion (Lire la suite… chante alors une délicieuse romance avec ritournelle de cor :

Dans le divin séjour,

On s’aime, et pour toujours

Soyons unis dans les cieux.

La marche au supplice du duc de Mendoza se fait entendre ; le duc bénit sa fille, pendant que le chœur chante :

Ô dieu miséricordieux,

Daigne au coupable ouvrir les yeux !

Vient ensuite un duo extrêmement dramatique où dona Sabine se tord dans les convulsions du désespoir : elle a détruit la raison de son amant sans sauver la vie de son père.

Accablée de tant de malheurs, elle tombe évanouie ; Gastibelza recouvre la raison en la reconnaissant, et ils chantent ensemble une jolie strette d’amour :

O bonheur ! ô douce ivresse !

Dans mes bras viens que je te presse.

Aimable poésie !

Et le roi fait grâce au milieu des vivats unanimes de son peuple.

Somme toute, cette partition est chaudement écrite ; il y a peut-être trop de trombones et de cuivre, mais on y sent la sève de la jeunesse. — M. MaillartMaillart, AiméLouis Maillart, dit Aimé Maillart (Montpellier, 24 mars 1817 – Moulins, 26 mai 1871), compositeur. Premier prix de Rome en 1841, son premier ouvrage pour la scène, Gastibelza, fut représenté avec succès à l’Opéra National, fondé par Adolphe Adam, en 1847. La Croix de Marie (1852) fait sLire la suite… est élève de M. LeborneLeborne, Aimé-Ambroise-SimonAimé-Ambroise-Simon Leborne (Bruxelles, 29 décembre 1797 – Paris, 2 avril 1866), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Victor Dourlen et Luigi Cherubini et obtint le 1er Prix de Rome en 1820. Il fut nommé la même année professeur de solfège au Conservatoire. En 1836, il fut noLire la suite…, l’un des plus savans et des meilleurs professeurs du Conservatoire. Il est allé en Italie s’échauffer au contact de ce soleil du Midi qui développe les natures ardentes et généreuses.

Pour notre part, si nous trouvons GastibelzaGastibelzaGastibelza, opéra en trois actes sur un livret d’Adolphe d’Ennery et Eugène Cormon mis en musique par Aimé Maillart et créé à l’Opéra National (futur Théâtre-Lyrique) le 15 novembre 1847.Lire la suite… supérieur au Moulin des TilleulsMoulin des tilleuls, LeLe Moulin des tilleuls, opéra-comique en un acte sur un livret de Julien de Mallian et Eugène Cormon mis en musique par Aimé Maillart et créé à l’Opéra-Comique le 9 novembre 1849.Lire la suite…, à la Croix de MarieCroix de Marie, LaLa Croix de Marie, opéra-comique en trois actes sur un livret de Joseph-Philippe Lockroy et Adolphe d’Ennery, mis en musique par Louis Maillart, créé à l’Opéra-Comique  le 19 juillet 1852.Lire la suite… et aux Dragons de VillarsDragons de Villars, LesLes Dragons de Villars, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Cormon et Joseph-Philippe Lockroy mis en musique par Aimé Maillart et créé au Théâtre-Lyrique le 19 septembre 1856.Lire la suite…, cela tient sans doute à ce que ce premier ouvrage a été conçu et enfanté dans de meilleures conditions artistiques.