La Gazette du Nord, 12 mai 1860, p. 5-6 (article signé E. reyer).

Chronique musicale.

La première représentation de FidelioFidelioFidelio, opéra en deux actes sur un livret en allemand de Joseph Sonnleithner remanié par Stephan von Breuning puis par Georg Friedrich Treitschke et cree au Kärntnertortheater de Vienne le 23 mai 1814.Lire la suite… a eu lieu samedi dernier au Théâtre-Lyrique. Les éphémérides musicales enregistreront cette date du 5 mai 1860. Quelques jours auparavant l’Opéra-Comique jouait pour la première fois le Château-TrompetteChâteau-Trompette, LeLe Château-Trompette, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugene Cormon et Michel Carré mis en musique par François Gevaert créé à l’Opéra-comique le 28 avril 1860.Lire la suite… de M. GevaërtGevaërt, François-AugusteFrançois-Auguste Gevaërt (Huysse près d’Oudenaarde/ Belgique, 31 juillet 1828 – Bruxelles, 24 décembre 1908), compositeur et musicologue. Il étudia d’abord avec l’organiste J.-B. Christiaens. Très doué il entra à l’âge de 13 ans au conservatoire de Gand où il étudia le piano aveLire la suite… [Gevaert] et lundi dernier il tirait de ses cartons une petite partition en un acte de DonizettiDonizetti, GaetanoGaetano Donizetti (Bergame, 29 novembre 1797 – Bergame, 8 avril 1848), compositeur. Elève de Simon Mayr à Bergame et de Padre Stanislao Mattei à Bologne, Donizetti fit ses débuts en 1818 au théâtre San Luca de Venise avec Enrico di Borgogna dont le succès lui valut la commande de trois ouvragLire la suite…, longtemps oubliée. Le théâtre de M. RoqueplanRoqueplan, Louis-Victor-NestorLouis-Victor-Nestor Roqueplan (Monreal/Aude, 16 septembre 1820 – Paris, 24 avril 1870), journaliste, directeur. Il vint à Paris en 1825 et s’engagea dans une carrière de journaliste. Il fut rédacteur en chef du Figaro où en 1830 il s’opposa aux ordonnances de Charles X. Pour La Presse et au Lire la suite… suit donc sa voie naturelle ! Le départ de M. FaureFaure, Jean-BaptisteJean-Baptiste Faure (Moulins, 15 janvier 1830 – Paris, 9 novembre 1914), baryton. Elève de Ponchard au Conservatoire de Paris, il obtint les 1er Prix de chant et d’opéra-comique à l’unanimité en 1852 et débuta en octobre à l’Opéra-Comique dans le rôle de Pygmalion (Massé). A l’OpLire la suite…, qui est aujourd’hui un baryton-touriste, l’a fait renoncer à l’idée, passablement ambitieuse d’ailleurs, de monter le Don JuanDon Giovanni (Don Juan)Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni, K.V. 527, dramma giocoso en deux actes sur un livret de Lorenzo Da Ponte mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre des Etats de Prague le 29 octobre 1787. Mozart fit des modifications pour la création de l’œuvre au Burgtheater deLire la suite… de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, et il laisse à son confrère du boulevard du Temple le privilège d’exhumer les anciens chefs-d’œuvre.

Depuis que le Théâtre-Lyrique a enrichi son répertoire des ouvrages de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite…, de GluckGluck, Christoph WillibaldChristoph Willibald Gluck (Erasbach/Haut-Palatinat, 2 juillet 1714 – Vienne, 15 novembre 1787), compositeur. Né en Bohème, on ne sait rien de ses études scolaires ou musicales. En 1732, il alla à Prague, jouant du violon, et préférablement du violoncelle et chantant dans les chœurs des églLire la suite…, de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… et de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, les jeunes compositeurs n’ont qu’à entrer dans la salle pour se consoler de n’être pas admis sur la scène. Et ils y entrent, suivis d’une foule nombreuse, car, bien que quelques esprits chagrins prétendent le contraire, il y a même à Paris de beaux jours pour la belle musique. Chaque nouvelle tentative faite par le Théâtre-Lyrique dans le genre classique est un nouveau succès. Le public parisien que l’on a endoctriné prend goût à ces belles choses, et l’on dirait vraiment qu’il est tout honteux d’être resté si longtemps sans les comprendre, tant il met d’empressement à les aller voir, tant il montre de chaleur et de conviction dans ses manifestations enthousiastes. Je connais des mélomanes qui n’ont pas manqué une seule représentation d’OrphéeOrphée et EurydiceOrphée et Euridice, drame héroïque en trois actes sur un livret de Pierre-Louis Moline mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créé à l’Opéra de Paris le 2 août 1774.Lire la suite… et qui ont tellement vanté à leurs amis le fameux point d’orgue de Mme ViardotViardot, Michelle-Ferdinande-PaulineMichelle-Ferdinande-Pauline Viardot( Paris, 18 juillet 1821 – Paris, 18 mai 1910), contralto, compositeur, pianiste et professeur de chant. Fille de Manuel Vincente Garcia, ténor et compositeur, soeur de la soprano Maria Malibran et de Manuel Patricio Garcia, l’un des plus important professeur deLire la suite…, que leurs amis aussi ont voulu entendre ce fameux point d’orgue. Le bureau de location du Théâtre-Lyrique vous dirait le nombre des uns et des autres, car il les a comptés plus exactement que Panurge ne compte les montons de Dindenault. Ce sera pour FidelioFidelioFidelio, opéra en deux actes sur un livret en allemand de Joseph Sonnleithner remanié par Stephan von Breuning puis par Georg Friedrich Treitschke et cree au Kärntnertortheater de Vienne le 23 mai 1814.Lire la suite… comme pour OrphéeOrphée et EurydiceOrphée et Euridice, drame héroïque en trois actes sur un livret de Pierre-Louis Moline mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créé à l’Opéra de Paris le 2 août 1774.Lire la suite… : dans FidelioFidelioFidelio, opéra en deux actes sur un livret en allemand de Joseph Sonnleithner remanié par Stephan von Breuning puis par Georg Friedrich Treitschke et cree au Kärntnertortheater de Vienne le 23 mai 1814.Lire la suite… comme dans OrphéeOrphée et EurydiceOrphée et Euridice, drame héroïque en trois actes sur un livret de Pierre-Louis Moline mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créé à l’Opéra de Paris le 2 août 1774.Lire la suite… il y a un point d’orgue de l’invention de Mme ViardotViardot, Michelle-Ferdinande-PaulineMichelle-Ferdinande-Pauline Viardot( Paris, 18 juillet 1821 – Paris, 18 mai 1910), contralto, compositeur, pianiste et professeur de chant. Fille de Manuel Vincente Garcia, ténor et compositeur, soeur de la soprano Maria Malibran et de Manuel Patricio Garcia, l’un des plus important professeur deLire la suite… et qui pourrait bien être également le grand attrait de la soirée. Ne fallait-il pas jeter un éclat de rire au milieu de cette partition si sérieuse, de cette symphonie vocale, de cet opéra symphonie ainsi que l’ont appelée ce que l’appellent encore les amants de la cavatine, les partisans des accompagnements faciles ? De nos jours il ne saurait y avoir de musique sans points d’orgue, sans fioritures, sans traits, sans broderies : la mode est au chant orné. Ainsi le veulent nos célèbres cantatrices, toutes puissantes en ce beau domaine de la fantaisie où certains compositeurs n’ont eu garde de s’aventurer et où tant d’autres se fourvoient.

FidelioFidelioFidelio, opéra en deux actes sur un livret en allemand de Joseph Sonnleithner remanié par Stephan von Breuning puis par Georg Friedrich Treitschke et cree au Kärntnertortheater de Vienne le 23 mai 1814.Lire la suite… fut représenté pour la première fois à Vienne le 20 novembre 1805, pendant l’occupation française, devant un public presque exclusivement composé des officiers de l’armée de Napoléon. RiesRies, FerdinandFerdinand Ries (Bonn, 28 novembre 1784 – Francfort, 13 janvier 1838), pianiste et compositeur. Il étudia le piano et le violon avec son père, et le violoncelle avec Bernhard Romberg. En 1801, il se rendit à Vienne pour étudier le piano avec Beethoven et la composition avec Albrechtsberger. En Lire la suite…, l’un des biographes de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, prétend que le peu de succès de FidelioFidelioFidelio, opéra en deux actes sur un livret en allemand de Joseph Sonnleithner remanié par Stephan von Breuning puis par Georg Friedrich Treitschke et cree au Kärntnertortheater de Vienne le 23 mai 1814.Lire la suite…, ou plutôt de LéonoreLéonoreLéonore, opéra en trois actes op. 72 sur un livret de Joseph Sonnleithner, traduit de Jean-Nicolas Bouilly, mis en musique par Ludwig van Beethoven et créé au Théâtre An-der-Wien à Vienne le 20 novembre 1805. L’œuvre précédée de l’ouverture Léonore no. 2 fut représentée trois fois.Lire la suite…, car c’est là son premier titre, doit être attribué principalement à cette cause : la présence des troupes françaises à Vienne qui avait mis en fuite « les amateurs de musique, les gens riches, tous ceux qui avaient eu les moyens de fuir. » LéonoreLéonoreLéonore, opéra en trois actes op. 72 sur un livret de Joseph Sonnleithner, traduit de Jean-Nicolas Bouilly, mis en musique par Ludwig van Beethoven et créé au Théâtre An-der-Wien à Vienne le 20 novembre 1805. L’œuvre précédée de l’ouverture Léonore no. 2 fut représentée trois fois.Lire la suite… fut repris le 29 mars 1806, après que BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… y eut fait des coupures et des changements, après que le libretto eût été retouché et réduit à deux actes. L’opéra avait été donné en trois actes, quoique l’intitulé ne parlât jamais que de deux : à la reprise il fut joué trois fois, la dernière fois, le 10 avril 1806. Les intrigues des chanteurs que BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… avait indisposés mirent fin aux représentations. — On trouverait aisément dans l’histoire du théâtre moderne des accidents du même genre que celui-là. J’ajoute cette réflexion aux renseignements que je puise dans l’excellent ouvrage critique et biographique publié par M. de LenzLenz, Wilhelm vonWilhelm von Lenz (Riga, 20 mai 1809 – Saint-Pétersbourg, 7 janvier 1883), écrivain. Il travailla dans l’administration russe et se lia d’amitié avec de nombreux compositeurs dont Franz Liszt, Frédéric Chopin et Hector Berlioz. Son ouvrage le plus remarqué fut : Beethoven et ses trois stLire la suite… sur BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… et ses trois styles.

On a donc imposé des coupures à BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… lui-même, car il n’est pas à supposer qu’il les ait faites de son plein gré. Et nous autres pygmées auprès de ce géant, nous ne savons pas courber la tête et nous résigner quand il nous faut passer par ces mêmes fourches-caudines. Nous nous répandons en protestations et en doléances de toutes sortes aussitôt qu’un directeur nous parle de ces mutilations qu’il juge, dans son habileté, dans sa perspicacité, dans son expérience, indispensables à la réussite d’une œuvre dont chaque partie nous est également chère. Les temps ne sont pas changés ; seulement l’impresario viennois en promenant ses ciseaux à travers l’œuvre de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… agissait avec un sans-façon qui, vis-à-vis d’un si grand génie, pouvait passer pour de l’outrecuidance, tandis que nos directeurs actuels, agissant de la même manière envers nous, croient peut-être se conformer simplement à la tradition.

Grâce à l’intervention du prince Hichaowski auprès de la princesse de Prusse, LéonoreLéonoreLéonore, opéra en trois actes op. 72 sur un livret de Joseph Sonnleithner, traduit de Jean-Nicolas Bouilly, mis en musique par Ludwig van Beethoven et créé au Théâtre An-der-Wien à Vienne le 20 novembre 1805. L’œuvre précédée de l’ouverture Léonore no. 2 fut représentée trois fois.Lire la suite… fut jouée à Berlin et n’y obtint pas plus de succès qu’à Vienne.

En 1814 on accorda aux inspecteurs [recte: chanteurs] de l’Opéra impérial : SaalSaal, IgnazIgnaz Saal (Geiselhöring/Bavière, 26 juillet 1761 – Vienne, 30 octobre 1836), basse. Il termina ses études de séminariste à Munich en 1777 et la même année débuta au Théâtre de Munich. En 1781, il se produisit à Presbourg. Du 1er mars 1782 au 30 novembre 1821, il fut membre de la troupeLire la suite…, VoglVogl, Johann MichaelJohann Michael Vogl (Ennsdorf/Basse Autriche, 10 août 1768 – Vienne, 19 novembre 1840), baryton.  Il étudia au lycée de Kremsmünster tout en participant à des concerts dirigés par Franz Xaver Süssmayer. Il se rendit à Vienne et fut engagé en 1795 à l’Opéra où sa belle voix et ses taLire la suite… et WeinmüllerWeinmüller, CarlCarl Friedrich Clemens Weinmüller (Dillingen sur Danube, 8 novembre 1764 – Vienne, 16 mars 1828), basse. Il se joignit en 1783 à une troupe ambulante qui se produisait dans les petites villes d’Autriche. En 1788, il intégra l’Opéra de Pest comme première basse et régisseur. Il fit ses dLire la suite…, un bénéfice, sous condition de choisir un opéra qui ne nécessiterait pas trop de frais. C’est à cette misérable circonstance économique que fut due la reprise de LéonoreLéonoreLéonore, opéra en trois actes op. 72 sur un livret de Joseph Sonnleithner, traduit de Jean-Nicolas Bouilly, mis en musique par Ludwig van Beethoven et créé au Théâtre An-der-Wien à Vienne le 20 novembre 1805. L’œuvre précédée de l’ouverture Léonore no. 2 fut représentée trois fois.Lire la suite…, comme pis aller, comme ce qu’il y avait de meilleur marché. BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… y consentit, mais il entendit retoucher la partition et composa l’ouverture en mi majeur, le mélodrame, le récitatif de l’air de Léonore et l’allégro de l’air de Florestan ; il recomposa les deux grands finales, fit des coupures et retrancha définitivement le trio et le duo qui n’avaient pas toujours été exécutés. Il écrivit à ce sujet à Treitschke le mémorable billet suivant, un monument des modesties du génie :

« Cet opéra est l’affaire du monde la plus fatigante. Je suis mécontent de la plus grande partie de l’ouvrage, et il n’y a presque pas un seul morceau qui eût pu me donner quelque satisfaction dans mon mécontentement actuel. Il y a une grande différence entre se livrer à la réflexion et se laisser aller à l’inspiration. » Pauvre grand homme !

L’opéra ainsi remanié fut représenté avec succès, sous le nom de FidelioFidelioFidelio, opéra en deux actes sur un livret en allemand de Joseph Sonnleithner remanié par Stephan von Breuning puis par Georg Friedrich Treitschke et cree au Kärntnertortheater de Vienne le 23 mai 1814.Lire la suite…, le 23 mai 1814.

La réduction pour piano des deux premières partitions avec toutes leurs variantes, dit ensuite M. de LenzLenz, Wilhelm vonWilhelm von Lenz (Riga, 20 mai 1809 – Saint-Pétersbourg, 7 janvier 1883), écrivain. Il travailla dans l’administration russe et se lia d’amitié avec de nombreux compositeurs dont Franz Liszt, Frédéric Chopin et Hector Berlioz. Son ouvrage le plus remarqué fut : Beethoven et ses trois stLire la suite…, est un objet de haute élude critique, une inépuisable source d’instruction pour les compositeurs. Cette réduction a été publiée à Leipzig, en 1851, par Breitkopf et Hartel.

Le libretto de l’opéra de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, le seul ouvrage, on le sait, qu’il ait écrit pour le théâtre, est celui d’un opéra français : Léonore ou l’Amour conjugalLéonore ou L’Amour conjugalLéonore ou L’Amour conjugal, drame historique en deux actes et en prose mêlé de chants sur un livret de Jean-Nicolas Bouilly, mis en musique par Pierre Gaveaux, créé à l’Opéra-Comique le 19 février 1798.Lire la suite…, fait historique espagnol en deux actes, paroles de BouillyBouilly, Jean-NicolasJean-Nicolas Bouilly (La Caudraye près Tours, 23 janvier 1763 – Paris, 14 avril 1842), librettiste. Il fit des études de droit à Orléans puis fut reçu au parlement de Paris. En 1787, il abandonna sa carrière de juriste pour se consacrer à la littérature. Il fut sous la Révolution accusateurLire la suite…, musique de GaveauxGaveaux, PierrePierre Gaveaux (Béziers, 9 octobre 1760 – Charenton près de Paris, 5 février 1825), ténor et compositeur. Il étudia à la maîtrise de la cathédrale de Béziers, où il fut soliste pendant près de dix ans. Il étudia la composition avec l’abbé Combès puis, ayant accepté le poste de preLire la suite… ; représenté pour la première fois sur le théâtre Feydeau, le 1er ventôse de l’an VI. PaërPaer, FerdinandoFerdinando Paer (Parme, 1er juin 1771 – Paris, 3 mai 1839), compositeur. Il étudia avec son père puis avec Gian Francesco Fortunati, maitre de chapelle de la cour de Parme. Son premier opéra, Orphée et Eurydice (Parme, 1791) fut suivi de plusieurs autres qui lui valurent du succès dans les villLire la suite… traita ensuite le même sujet : LeonoraLeonora ossia L’Amor conjugaleLeonora ossia L’Amor conjugale, opéra en deux actes sur un livret de Giovanni Schmidt, d’après le livret Léonore ou L’Amour conjugal de Jean-Nicolas Bouilly, mis en musique par Ferdinando Paer et créé au Kleines Kurfürstliches Theater, à Dresde le 3 Octobre 1804.Lire la suite…, OssiaLeonora ossia L’Amor conjugaleLeonora ossia L’Amor conjugale, opéra en deux actes sur un livret de Giovanni Schmidt, d’après le livret Léonore ou L’Amour conjugal de Jean-Nicolas Bouilly, mis en musique par Ferdinando Paer et créé au Kleines Kurfürstliches Theater, à Dresde le 3 Octobre 1804.Lire la suite…, l’Amor conjugaleLeonora ossia L’Amor conjugaleLeonora ossia L’Amor conjugale, opéra en deux actes sur un livret de Giovanni Schmidt, d’après le livret Léonore ou L’Amour conjugal de Jean-Nicolas Bouilly, mis en musique par Ferdinando Paer et créé au Kleines Kurfürstliches Theater, à Dresde le 3 Octobre 1804.Lire la suite…, Fatto Storico in due atti. La musique de PaërPaer, FerdinandoFerdinando Paer (Parme, 1er juin 1771 – Paris, 3 mai 1839), compositeur. Il étudia avec son père puis avec Gian Francesco Fortunati, maitre de chapelle de la cour de Parme. Son premier opéra, Orphée et Eurydice (Parme, 1791) fut suivi de plusieurs autres qui lui valurent du succès dans les villLire la suite… eut un grand succès. BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… ne put même pas conserver le titre qu’il avait choisi pour son œuvre et qui était FidelioFidelioFidelio, opéra en deux actes sur un livret en allemand de Joseph Sonnleithner remanié par Stephan von Breuning puis par Georg Friedrich Treitschke et cree au Kärntnertortheater de Vienne le 23 mai 1814.Lire la suite… ; la direction du théâtre an der Wien lui imposa l’ancien intitulé du sujet. LéonoreLéonoreLéonore, opéra en trois actes op. 72 sur un livret de Joseph Sonnleithner, traduit de Jean-Nicolas Bouilly, mis en musique par Ludwig van Beethoven et créé au Théâtre An-der-Wien à Vienne le 20 novembre 1805. L’œuvre précédée de l’ouverture Léonore no. 2 fut représentée trois fois.Lire la suite… ou FidelioFidelioFidelio, opéra en deux actes sur un livret en allemand de Joseph Sonnleithner remanié par Stephan von Breuning puis par Georg Friedrich Treitschke et cree au Kärntnertortheater de Vienne le 23 mai 1814.Lire la suite… fut composé de 1804 à 1805 et achevé en grande partie à Hetzendorf près Vienne, pendant l’été de cette dernière année.

J’ai cru devoir donner tous ces détails historiques et chronologiques sur une œuvre qui, de quelque façon qu’on la juge, est un des plus beaux monuments de l’art lyrique, une création émanée du plus vaste génie musical qui ait jamais existé, un chef-d’œuvre pour quelques-uns, et pour tous une œuvre immortelle.

FidelioFidelioFidelio, opéra en deux actes sur un livret en allemand de Joseph Sonnleithner remanié par Stephan von Breuning puis par Georg Friedrich Treitschke et cree au Kärntnertortheater de Vienne le 23 mai 1814.Lire la suite…, à Paris, a été joué pour la première fois au théâtre de l’Odéon, par une troupe allemande dont faisaient partie deux artistes justement célèbres, Mme Schrœder-Devrient et le ténor HaitzingerHaizinger, AntonAnton Haizinger (Haitzinger) (Wilfersdorf/ Basse-Autriche, 14 mars 1796 – Karlsruhe, 31 décembre 1869), ténor. Après avoir étudié à Vienne avec Wölkert, Giuseppe Mozatti et Antonio Salieri, il fut engagé en 1821 comme premier ténor au théâtre An-der-Wien, où il chanta le rôle de FloreLire la suite….

En 1852, M. LumleyLumley, BenjaminBenjamin Levi [Levy], dit Lumley (Birmingham, 1810 – Londres, 17 mars 1875), impresario. Après des études de droit, il travailla dans une étude d’avocat et dut s’occuper de la banqueroute du directeur de l’opéra-italien au King’s Theater (devenu Her Majesty Theater en 1837), dont il tiLire la suite…, alors directeur du Théâtre-Italien, monta cet ouvrage avec Mlle CruvelliCruvelli, SophieJeanne-Sophie-Charlotte Cruwell dite Sophie Cruvelli (Bielefeld/Allemagne, 12 mars 1826 – Monte-Carlo, 6 novembre 1907), soprano. Elle étudia le chant avec Giulio Marco Bordogni à Paris et Francesco Lamperti à Milan. Elle fit son début au Théâtre La Fenice de Venise en 1847 et au Théâtre-ItaLire la suite… dans le rôle de Fidelio ; après trois représentations il fallut revenir à la musique du répertoire. Mais, trois représentations consécutives au Théâtre-Italien, c’est beaucoup : un opéra allemand ne pouvait y fournir une plus longue carrière.

Nous espérons bien qu’il n’en sera pas de même, au Théâtre-Lyrique, surtout si nous devons en croire les présages de la première soirée. Le libretto, très habilement arrangé par MM. Jules BarbierBarbier, Paul-JulesPaul-Jules Barbier (Paris, 8 mars 1825 – Paris, 16 janvier 1901), librettiste. Il débuta à la Comédie-Française à l’âge de dix-huit ans avec un intermède : L’Ombre de Molière et un drame : Un Poète. De 1849 à 1872 ,il écrivit en collaboration avec Michel Carré des drames, des comédiLire la suite… et Michel CarréCarré, Michel-FlorentinMichel-Florentin Carré (Besançon, 21 octobre 1822 – Paris, 28 juin 1872), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit de nombreux drames, comédies, vaudevilles et livrets principalement en collaboration avec Jules Barbier dont Galathée (Massé), Les Noces de Jeannette (Massé), Les Papillotes Lire la suite…, est toujours d’une teinte un peu sombre ; seulement il nous paraît avoir beaucoup gagné au double point de vue de l’intérêt et de l’agencement scénique. Je crois inutile d’insister sur la rigoureuse exactitude avec laquelle la partition est exécutée. La direction du Théâtre-Lyrique, aidée des conseils de M. Hector Berlioz, a entouré de tous ses soins l’exécution d’une œuvre aussi importante et aussi digne du respect de tous : un duo qui n’est pas dans la partition française mais qui existe dans la partition publiée à Leipzig, un ravissant duo pour deux femmes, accompagné par un seul violon et un seul violoncelle, avec quelques tenues épisodiques d’instruments à vent, a été rétabli au deuxième acte.

BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… a écrit quatre ouvertures pour FidelioFidelioFidelio, opéra en deux actes sur un livret en allemand de Joseph Sonnleithner remanié par Stephan von Breuning puis par Georg Friedrich Treitschke et cree au Kärntnertortheater de Vienne le 23 mai 1814.Lire la suite…, et toutes les quatre sont admirables ; mais celle que l’on joue ordinairement est la quatrième, en mi majeur. Ecrire quatre ouvertures pour un seul ouvrage c’est de la prodigalité : aujourd’hui il paraît qu’on a bien du mal à en écrire une seule, car, à peu d’exceptions près, nos plus belles œuvres modernes débutent par une courte introduction. Je n’entreprendrai point l’analyse de la partition de FidelioFidelioFidelio, opéra en deux actes sur un livret en allemand de Joseph Sonnleithner remanié par Stephan von Breuning puis par Georg Friedrich Treitschke et cree au Kärntnertortheater de Vienne le 23 mai 1814.Lire la suite… pour laquelle il me faudrait non pas les colonnes d’un journal, mais les pages d’un livre ; d’ailleurs, les amateurs qui sont friands de ces sortes de dissertations dans lesquelles l’emploi des termes techniques est inévitable ont l’habitude de les aller chercher dans les journaux spéciaux… où la plupart du temps ils ne les trouveront pas. Quels sont les morceaux que le public a le plus applaudis, je l’ignore : il me serait plus facile de dire quel artiste a eu le plus de succès, quel est celui qui a été le plus à la hauteur de son rôle, celui-là c’est M. BattailleBattaille, Charles-AmableCharles-Amable Battaille (Nantes, 30 septembre 1822 – Paris, 2 mai 1872), Basse. Après des études de médecine à Nantes, il vint à Paris et étudia au Conservatoire avec Manuel Garcia. Il obtint les premiers prix de chant, d’opera et d’opéra-comique en 1847 et débuta en 1848 à l’Opéra-CoLire la suite…. A côté de ce chanteur de grand style Mlle FaivreFaivre, AmelieLouise-Amélie Faivre (Paris, 4 février 1837 – Paris, 17 novembre 1897), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris, où elle obtint un troisième accessit de chant et un deuxième prix d’opéra-comique en 1857. Elle débuta au Théâtre-Lyrique dans Euryanthe (Weber), et y créa de nombreLire la suite… a montré toute sa gentillesse, toute la fraîcheur de sa jolie voix ; dans son duo avec Mme ViardotViardot, Michelle-Ferdinande-PaulineMichelle-Ferdinande-Pauline Viardot( Paris, 18 juillet 1821 – Paris, 18 mai 1910), contralto, compositeur, pianiste et professeur de chant. Fille de Manuel Vincente Garcia, ténor et compositeur, soeur de la soprano Maria Malibran et de Manuel Patricio Garcia, l’un des plus important professeur deLire la suite… elle a bravement soutenu aussi le danger d’un pareil voisinage. M. GuardiGuardi, Jean-Hector Gruyer ditJean-Hector Gruyer, dit Guardi (Grenoble, 24 septembre 1827 – Sassenage/Isère, 2 janvier 1908), ténor et homme politique. Il étudia le chant avec Adolphe-Adam Bizet, le père du compositeur, et fut engagé au Théâtre-Lyrique en automne 1858. Sa voix, exceptionnellement étendue, couvrait les Lire la suite… est un ténor qui rendra très certainement au Théâtre-Lyrique plus de services qu’il ne lui en a rendus jusqu’à présent : malheureusement il a une timidité excessive qui nuit à l’émission de sa voix, qui paralyse ses moyens ; cela disparaîtra avec l’expérience, avec l’habitude de la scène : M. GuardiGuardi, Jean-Hector Gruyer ditJean-Hector Gruyer, dit Guardi (Grenoble, 24 septembre 1827 – Sassenage/Isère, 2 janvier 1908), ténor et homme politique. Il étudia le chant avec Adolphe-Adam Bizet, le père du compositeur, et fut engagé au Théâtre-Lyrique en automne 1858. Sa voix, exceptionnellement étendue, couvrait les Lire la suite… est un nouveau venu au théâtre : sa timidité peut encore passer pour de la modestie — vertu rare !

— L’Opéra-Comique a pris soin de nous faire savoir, quelques jours avant la première représentation de RitaRita ou le Mari battuRita ou Le Mari battu, opéra-comique en un acte sur un livret de Gustave Vaëz, mis en musique par Gaetano Donizetti et créé posthumément à l’Opéra-Comique le 7 mai 1860.Lire la suite…, ou le Mari battuRita ou le Mari battuRita ou Le Mari battu, opéra-comique en un acte sur un livret de Gustave Vaëz, mis en musique par Gaetano Donizetti et créé posthumément à l’Opéra-Comique le 7 mai 1860.Lire la suite…, que l’authenticité de cette partition ne pouvait être mise en doute : ce n’est point un pastiche composé avec des feuilles volantes, avec des pages détachées de ci et de là ; c’est une partition écrite tout entière de la main de DonizettiDonizetti, GaetanoGaetano Donizetti (Bergame, 29 novembre 1797 – Bergame, 8 avril 1848), compositeur. Elève de Simon Mayr à Bergame et de Padre Stanislao Mattei à Bologne, Donizetti fit ses débuts en 1818 au théâtre San Luca de Venise avec Enrico di Borgogna dont le succès lui valut la commande de trois ouvragLire la suite…, ainsi que l’ont reconnu, déclaré et certifié les experts nommés à cet effet. Le libretto écrit également tout entier de la main de M. Gustave Vaëz est des plus amusants et des mieux tournés. Il n’y a vraiment que les hommes sérieux pour rire avec cet entrain, avec cette gaieté, avec cette verve.

Le héros de la pièce est un matelot marseillais ou au moins provençal ; qu’il vienne du port de Toulon ou de la Cannebière, c’est absolument la même chose, et le même assent. Gasparo s’est marié deux fois ; la seconde fois la cérémonie nuptiale a été interrompue un peu brusquement au sortir de l’église : Gasparo obligé de rejoindre son bord est parti pour le Canada, puis le bruit de sa mort a couru et sa veuve s’est remariée. Elle est maintenant Mme Pépé, et tient l’auberge la mieux achalandée du pays. Gasparo n’était pas parti si précipitamment qu’il n’eût eu le temps d’appliquer sur la joue de Rita un échantillon du système dont il usait vis-à-vis de sa première moitié. Et Rita se venge sur Pépé de l’affront qu’elle a reçu de Gasparo. Pépé est donc battu, mais il n’est que çà. Le retour du mari cause un grand émoi dans l’auberge. Pépé est enchanté de perdre ses droits ; Gasparo ne veut pas reprendre les siens. Les deux maris tirent leur femme à la courte paille, jouant ainsi à qui perd gagne. Le sort les favorise pourtant l’un et l’autre : Gasparo s’éloigne, et comme au fond Rita est très-éprise de Pépé, elle jure qu’elle ne le battra plus.

On voit par ce dénouement que ce n’est pas le code à la main que M. Gustave Vaëz a composé cette petite comédie.

Il y a de très-jolies choses dans la partition ; DonizettiDonizetti, GaetanoGaetano Donizetti (Bergame, 29 novembre 1797 – Bergame, 8 avril 1848), compositeur. Elève de Simon Mayr à Bergame et de Padre Stanislao Mattei à Bologne, Donizetti fit ses débuts en 1818 au théâtre San Luca de Venise avec Enrico di Borgogna dont le succès lui valut la commande de trois ouvragLire la suite… a dû écrire cela au courant de la plume, sans avoir la prétention de composer un chef-d’œuvre : ce sont des mélodies faciles, vives et bien rythmées, de jolis accompagnements, d’intéressants détails dans l’orchestre ; l’auteur de l’Elixir d’AmourElisir d’Amore, L’L’Elisir d’Amore, melodramma giocoso en deux actes sur un livret en italien de Felice Romani mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre de la Canobbiana à Milan le 12 mai 1832.Lire la suite… et de la Fille du RégimentFille du Regiment, LaLa Fille du régiment, opéra-comique en deux actes sur un livret de Jean-François-Alfred Bayard et Henri de Saint-Georges mis en musique par Gaetano Donizetti et créé à l’Opéra-Comique le 11 février 1840.Lire la suite… se retrouve dans la partition de RitaRita ou le Mari battuRita ou Le Mari battu, opéra-comique en un acte sur un livret de Gustave Vaëz, mis en musique par Gaetano Donizetti et créé posthumément à l’Opéra-Comique le 7 mai 1860.Lire la suite…, bien plus qu’on ne retrouvait l’auteur de la LucieLucia di LamermoorLucia di Lammermoor, dramma tragico en trois actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano, d’après The Bride of Lammermoor  de Walter Scott, mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre San Carlo de Naples le 26 septembre 1835 et au Théâtre-Italien de Paris le 12 déceLire la suite… et de la FavoriteFavorite, LaLa Favorite, opéra en quatre actes sur un livret de Alphonse Royer et Gustave Vaëz mis en musique par Gaetano Donizetti et créé à l’Opéra de Paris le 2 décembre 1840.Lire la suite… dans le mélodrame d’ElisabethElisabeth ou la fille du proscritElisabeth ou La Fille du proscrit, opéra en trois actes sur un livret de Léon Brunswick et Adolphe de Leuven mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre-Lyrique le 31 décembre 1853.Lire la suite…, joué il y a une dizaine d’années au Théâtre-Lyrique. Mais l’authenticité d’ElisabethElisabeth ou la fille du proscritElisabeth ou La Fille du proscrit, opéra en trois actes sur un livret de Léon Brunswick et Adolphe de Leuven mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre-Lyrique le 31 décembre 1853.Lire la suite… n’avait point été reconnue par un aréopage de musiciens compétents et quelques-uns mêmes avaient osé la révoquer en doute, sinon d’une manière absolue, du moins relativement à la plus grande partie de l’ouvrage.

RitaRita ou le Mari battuRita ou Le Mari battu, opéra-comique en un acte sur un livret de Gustave Vaëz, mis en musique par Gaetano Donizetti et créé posthumément à l’Opéra-Comique le 7 mai 1860.Lire la suite… n’a pas d’ouverture ; après une courte préface instrumentale l’hôtesse chante la prospérité de sa maison.

Un passage de cet air rappelle l’Aragonaise du Domino noirDomino noir, LeLe Domino noir, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe, mis en musique par Daniel-François-Esprit Auber, créé à l’Opéra-Comique le 2 décembre 1837.Lire la suite…, c’est le même mouvement, le même rhythme et le même sentiment aussi. Je constate une rencontre heureuse, une réminiscence.

Le duo entre Rita et Pépé est fort bien dialogué :

― Combien je regrette mon premier mari !

― C’est moi qui regrette son premier mari !

Ce duo commence par un soufflet et finit par une coda très animée, mais sans voies de fait.

Gasparo entre en scène : sa profession de foi conjugale étonne prodigieusement le jeune Pépé qui est si loin de suivre un pareil système : qui bene amat bene castigat. La profession de foi de Gasparo a eu beaucoup de succès. On a applaudi également l’air en mouvement de valse :

Je suis joyeux comme un pinson.

chanté par M. WarotWarot, Victor-Alexandre-JosephVictor-Alexandre-Joseph Warot (Verviers/Belgique, 18 septembre 1834 – Bois-Colombes près Paris, 29 mars 1906), ténor. Il étudia avec son père et puis à Paris avec Giulio Alary et débuta à l’Opéra-Comique le 1er octobre 1858 dans Les Monténégrins (Limnander). Il créa le rôle du FauchLire la suite…, jeune ténor sur qui reposent les futures espérances de l’Opéra-Comique. M. WarotWarot, Victor-Alexandre-JosephVictor-Alexandre-Joseph Warot (Verviers/Belgique, 18 septembre 1834 – Bois-Colombes près Paris, 29 mars 1906), ténor. Il étudia avec son père et puis à Paris avec Giulio Alary et débuta à l’Opéra-Comique le 1er octobre 1858 dans Les Monténégrins (Limnander). Il créa le rôle du FauchLire la suite… est intelligent : je crois qu’il réussira ; mais sa voix a besoin d’être assouplie, et sans trop m’étonner qu’il s’essaye dans les traits et les roulades, je l’engage, quand il chante en public, à discontinuer ce genre d’exercices.

On a applaudi le duo entre Rita et Gasparo, on a applaudi le trio final, on a applaudi les morceaux que j’ai cités et ceux dont je n’ai pas gardé le souvenir.

Enfin, c’est un succès de plus pour le théâtre de l’Opéra-Comique et, si l’on veut, un nouveau titre pour DonizettiDonizetti, GaetanoGaetano Donizetti (Bergame, 29 novembre 1797 – Bergame, 8 avril 1848), compositeur. Elève de Simon Mayr à Bergame et de Padre Stanislao Mattei à Bologne, Donizetti fit ses débuts en 1818 au théâtre San Luca de Venise avec Enrico di Borgogna dont le succès lui valut la commande de trois ouvragLire la suite… à l’estime des uns et à l’admiration des autres. M. PaliantiPalianti, LouisLouis Palianti (Cadix, 9 septembre 1810 – Paris, 5 octobre 1875), basse. Engagé en 1835 à l’Opéra-Comique de Paris, où il était également régisseur, il y resta jusqu’à son décès. Excellent acteur, il interpréta des rôles de caractères tels que Giacomo dans Fra Diavolo (Auber) et lLire la suite… nous a dit que RitaRita ou le Mari battuRita ou Le Mari battu, opéra-comique en un acte sur un livret de Gustave Vaëz, mis en musique par Gaetano Donizetti et créé posthumément à l’Opéra-Comique le 7 mai 1860.Lire la suite… était le dernier ouvrage du maître.

Je recommande aux jeunes mères qui ont de petits enfants blonds et roses la BerceuseBerceuseL’Oreiller d’un enfant, berceuse pour voix et piano sur des paroles de Marceline Desbordes-Valmore mises en musique par Mme. A Ferdinand (née Sallard).Lire la suite… que Mme A. FerdinandFerdinand, Mme A.Mme A. Ferdinand née Sallard [Ferdinand-Sallard]( ? – Paris, 23 mars 1918), soprano. Elle était la fille de la soprano Jeanne-Catherine Levasseur épouse Sallard. Elle se produisit au Théâtre-Lyrique de Paris débutant avec une prestation dans Rigoletto (Verdi) en 1864 sous le nom de Mme FerdLire la suite… vient de publier chez l’éditeur GambogiGambogiGambogi. Maison d’édition musicale fondée à Paris en 1858 par Hippolyte et Charles Gambogi reprenant le fonds de la maison d’édition de François-Joseph Chabal. En 1878, le fonds Gambogi sera reprit par Charles Genevée.Lire la suite…. Je connaissais Mme FerdinandFerdinand, Mme A.Mme A. Ferdinand née Sallard [Ferdinand-Sallard]( ? – Paris, 23 mars 1918), soprano. Elle était la fille de la soprano Jeanne-Catherine Levasseur épouse Sallard. Elle se produisit au Théâtre-Lyrique de Paris débutant avec une prestation dans Rigoletto (Verdi) en 1864 sous le nom de Mme FerdLire la suite… pour l’avoir entendue chanter, au Théâtre-Français, un solo dans les Chœurs d’Ulysse Choeurs d’UlysseChoeurs d’Ulysse, musique de scène de Charles Gounod pour la tragédie de François Ponsard, créé à la Comédie-Française le 18 juin 1852.Lire la suite…[Les Chœurs d’Athalie], de M. Jules Cohen, mais je ne me doutais nullement de son talent de compositeur. En m’envoyant sa BerceuseBerceuseL’Oreiller d’un enfant, berceuse pour voix et piano sur des paroles de Marceline Desbordes-Valmore mises en musique par Mme. A Ferdinand (née Sallard).Lire la suite… Mme FerdinandFerdinand, Mme A.Mme A. Ferdinand née Sallard [Ferdinand-Sallard]( ? – Paris, 23 mars 1918), soprano. Elle était la fille de la soprano Jeanne-Catherine Levasseur épouse Sallard. Elle se produisit au Théâtre-Lyrique de Paris débutant avec une prestation dans Rigoletto (Verdi) en 1864 sous le nom de Mme FerdLire la suite… m’a fait une surprise des plus agréables. Il y a plus d’originalité, plus d’inspiration et plus de charme dans cette bluette que dans une foule de mélodies signées par les maîtres du genre. Les paroles sont de Mme Desbordes-ValmoreDesbordes-Valmore, Marceline-Félicité-JosephMarceline-Félicité-Joseph Desbordes, dite Mme Desbodes-Valmore (Douai, 20 mai 1786 – Paris, 23 juillet 1859), poète. Elle débuta comme comédienne à Douai avant de se produire à l’Opéra-Comique à Paris, où elle créa Julie ou le Pot de fleurs (Spontini, 1805). De santé délicate, elle Lire la suite….