Le Journal des Débats, 8 août 1868 (article signé E. Reyer).

FEUILLETON DU JOURNAL DES DEBATS

DU  8 AOÛT 1868.

REVUE MUSICALE.

Concerts.

(Deuxième article.)

Je reprends la série des concerts que j’ai interrompue à la lettre G, après avoir payé un juste tribut d’éloges à M. le professeur GernsheimGernsheim, FriedrichFriedrich Gernsheim (Worms, 17 juillet 1839 – Berlin, 10 septembre 1916), chef d’orchestre, pianiste et compositeur. Il étudia d’abord avec Louis Liebe, un ancien élève de Louis Spohr, puis avec Edward Rosenhain à Francfort. Dès l’âge de 11 ans, il fit ses débuts comme pianiste prodigLire la suite…, du Conservatoire de Cologne.

Il existe à Paris un Cercle dont on parle peu, qui a été fondé en grande partie par des artistes, et dans lequel la bouillotte et le baccarat ont beaucoup de peine à s’acclimater. C’est le Cercle des Beaux-Arts, situé rue de la Chaussée-d’Antin ; sur la façade on ne voit ni macarons ni ornemens d’aucune sorte, et il n’y a pas de laquais endormis sur les banquettes de l’antichambre ; quelques bons tableaux sont accrochés aux murs d’une grande salle, à l’extrémité de laquelle est un piano à queue tout entouré de pupitres. C’est dans cette salle qu’une fois par semaine, pendant l’hiver, les membres du Cercle et leurs invités se réunissent pour entendre d’excellente musique. M. Georges JacobiJacobi, GeorgesGeorges Jacobi (Berlin, 13 février 1840 – Londres, 13 septembre 1906), violoniste, chef d’orchestre et compositeur.  Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de violon en 1861. Il joua dans l’orchestre de l’Opéra-Comique (1861-1862), puis fut nommé premier violon dLire la suite…, premier violon de l’Opéra, est le fondateur et l’ordonnateur de ces concerts intimes auxquels ses camarades d’orchestre se font un plaisir de concourir, auxquels prennent part également les artistes les plus distingués de notre première scène lyrique. Je ne suis pas aussi assidûment que je le voudrais les soirées musicales du Cercle des Beaux-Arts, mais, à Paris, est-on jamais libre de l’emploi de son temps ? Le programme du concert donné par M. Georges JacobiJacobi, GeorgesGeorges Jacobi (Berlin, 13 février 1840 – Londres, 13 septembre 1906), violoniste, chef d’orchestre et compositeur.  Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de violon en 1861. Il joua dans l’orchestre de l’Opéra-Comique (1861-1862), puis fut nommé premier violon dLire la suite… dans les salons Pleyel m’a rappelé la promesse que je m’étais faites d’exprimer à l’occasion toutes mes sympathies pour le Cercle de la rue de la Chaussée-d’Antin. J’avais déjà applaudi, à l’une des réunions de cet hiver, le NocturneNocturne pour violon et pianoNocturne pour violon et piano de Georges Jacobi. L’œuvre fut publiée à Londres : E. Donajowski, Music Publisher, 1907 dans The Castle Series of Music Books, Book 362 no.1.Lire la suite…, la BerceuseBerceuse pour violon et pianoBerceuse pour violon et piano de Georges Jacobi. L’œuvre fut publiée à Londres : E. Donajowski, Music Publisher, 1907 dans The Castle Series of Music Books, Book 361 no.1.Lire la suite… et la Chanson de Matelots Chanson de Matelot pour violon et pianoChanson de Matelot pour violon et piano de Georges Jacobi. L’œuvre fut publiée à Londres : E. Donajowski, Music Publisher, 1907 dans The Castle Series of Music Books, Book 368 no.1.Lire la suite…[MatelotChanson de Matelot pour violon et pianoChanson de Matelot pour violon et piano de Georges Jacobi. L’œuvre fut publiée à Londres : E. Donajowski, Music Publisher, 1907 dans The Castle Series of Music Books, Book 368 no.1.Lire la suite…], trois pièces charmantes et d’un fort bon style que M. Georges JacobiJacobi, GeorgesGeorges Jacobi (Berlin, 13 février 1840 – Londres, 13 septembre 1906), violoniste, chef d’orchestre et compositeur.  Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de violon en 1861. Il joua dans l’orchestre de l’Opéra-Comique (1861-1862), puis fut nommé premier violon dLire la suite… a exécutées à son concert, et dont il est l’auteur. Un Ave Maria pour deux voix, violon et piano, chanté par Mlles Bloch et Duval, a produit aussi beaucoup d’effet : il y a dans ce morceau, qui est aussi de la composition de M. JacobiJacobi, GeorgesGeorges Jacobi (Berlin, 13 février 1840 – Londres, 13 septembre 1906), violoniste, chef d’orchestre et compositeur.  Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de violon en 1861. Il joua dans l’orchestre de l’Opéra-Comique (1861-1862), puis fut nommé premier violon dLire la suite…, beaucoup d’onction et un très grand sentiment mélodique.

Sur le programme du concert de M. William KrügerKrüger, WilhelmWilhelm Krüger (Stuttgart, 5 août 1820 – Stuttgart, 16 juin 1883), pianiste, compositeur et professeur. Fils du flûtiste virtuose de l’orchestre de chambre royal du Wurtemberg Gottlieb Krüger, il fut un éminent pianiste et un compositeur de musique de salon. En 1845, il s’installa à PariLire la suite…, où figure comme compositeur M. FaureFaure, Jean-BaptisteJean-Baptiste Faure (Moulins, 15 janvier 1830 – Paris, 9 novembre 1914), baryton. Elève de Ponchard au Conservatoire de Paris, il obtint les 1er Prix de chant et d’opéra-comique à l’unanimité en 1852 et débuta en octobre à l’Opéra-Comique dans le rôle de Pygmalion (Massé). A l’OpLire la suite…, le baryton de l’Opéra, je remarque le Concerto24 Etudes de concert dans tous les tons majeurs et mineurs pour piano, op. 14524 Etudes de concert dans tous les tons majeurs et mineurs pour piano, op. 145 en deux livres de Wilhelm Krüger, publiés à Paris : G. Flaxland, 1867.Lire la suite… en la majeur pour piano, avec accompagnement de double quatuor et d’orgue (à défaut d’orchestre), qui, autant qu’il m’en souvient, est une des œuvres les plus sérieuses et les plus distinguées qu’ait écrites M. KrügerKrüger, WilhelmWilhelm Krüger (Stuttgart, 5 août 1820 – Stuttgart, 16 juin 1883), pianiste, compositeur et professeur. Fils du flûtiste virtuose de l’orchestre de chambre royal du Wurtemberg Gottlieb Krüger, il fut un éminent pianiste et un compositeur de musique de salon. En 1845, il s’installa à PariLire la suite…, compositeur et pianiste. Les pianistes qui ne sont encore qu’élèves pianistes me sauront gré de leur signaler les vingt-quatre études de concert que M. William KrügerKrüger, WilhelmWilhelm Krüger (Stuttgart, 5 août 1820 – Stuttgart, 16 juin 1883), pianiste, compositeur et professeur. Fils du flûtiste virtuose de l’orchestre de chambre royal du Wurtemberg Gottlieb Krüger, il fut un éminent pianiste et un compositeur de musique de salon. En 1845, il s’installa à PariLire la suite… (son frère est un des bons harpistes allemands, et il est attaché au théâtre de Stuttgart) vient de publier chez l’éditeur Flaxland. Ces études parfaitement graduées, mettent l’élève à même de se familiariser progressivement avec toutes les difficultés que présentent le doigté et le mécanisme de l’instrument ; mais je ne comprends pas bien l’utilité des titres un peu prétentieux que l’auteur a donnés à chacune d’elles : Inquiétude, la Lutte, Joyeux ébats, la Coquette, la Babillarde, Promenade au clair de lune, etc., etc. Le même éditeur Flaxland, très dévoué au succès de la nouvelle école allemande (il a failli se pendre pour n’avoir pu aller assister, à Munich, à la première représentation des Maîtres chanteursMaitres chanteurs de Nuremberg, LesLes Maitres chanteurs de Nuremberg (Die Meistersinger von Nürnberg), opéra en trois actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre de la Cour royale de Bavière à Munich le 21 juin 1868.Lire la suite… de Richard Wagner, a acquis la propriété de la Suite d’orchestreSuite d’orchestre no. 1 op. 13Suite d’orchestre no. 1 op. 13 de Jules Massenet. Elle fut créée aux Concerts populaires dirigés par Jules Pasdeloup au Cirque Napoléon de Paris le 24 mars 1867.Lire la suite…, de M. Jules Massenet, une œuvre que M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite… a le mérite d’avoir mise en lumière, et qui, on s’en souvient peut-être, a été très chaudement vantée par les uns, et assez vertement critiquée par les autres. L’œuvre symphonique de M. Jules Massenet a donc une valeur réelle, et ce jeune compositeur n’est pas de ceux qui ont si peu de relief, qu’on ne prend même pas la peine de les discuter. L’éditeur Flaxland aime les musiciens à tempérament énergique et les œuvres marquées d’une forte empreinte : voilà pourquoi il a édité la Suite d’orchestreSuite d’orchestre no. 1 op. 13Suite d’orchestre no. 1 op. 13 de Jules Massenet. Elle fut créée aux Concerts populaires dirigés par Jules Pasdeloup au Cirque Napoléon de Paris le 24 mars 1867.Lire la suite… de l’ex-lauréat du Conservatoire. Jules Massenet, un des maîtres de l’avenir.

Je reviens au concert de M. KrügerKrüger, WilhelmWilhelm Krüger (Stuttgart, 5 août 1820 – Stuttgart, 16 juin 1883), pianiste, compositeur et professeur. Fils du flûtiste virtuose de l’orchestre de chambre royal du Wurtemberg Gottlieb Krüger, il fut un éminent pianiste et un compositeur de musique de salon. En 1845, il s’installa à PariLire la suite… pour dire quelques mots élogieux de deux mélodies de Benjamin Godard : la Belle enfantBelle Enfant, LaLa Belle Enfant, mélodie pour voix et piano sur un texte de Rose Harel mis en musique par Benjamin Godard, publiée dans un recueil intitulé 30 morceaux de chant, Paris : G. Flaxland, 1867.Lire la suite… et la Fille du pêcheur, chantées par Mlle Dolmetsch. La première fait partie d’un recueil de trente morceaux de chant que j’ai lus avec beaucoup d’intérêt et dans lesquels j’ai trouvé de jolies idées, de fines harmonies et un certain sentiment personnel ; je reprocherai seulement à M. Godard de chercher un peu trop souvent le développement de sa phrase musicale dans la répétition du même vers. Ce jeune compositeur aspire probablement au théâtre, et c’est au théâtre surtout qu’un pareil système offre des inconvéniens, aujourd’hui qu’on se préoccupe tant de la parole et de la vérité de l’action dans une œuvre dramatique. Par exemple, si un chœur chante : « Eloignons-nous, marchons sans bruits », il n’a qu’une chose à faire, c’est de chanter piano24 Etudes de concert dans tous les tons majeurs et mineurs pour piano, op. 14524 Etudes de concert dans tous les tons majeurs et mineurs pour piano, op. 145 en deux livres de Wilhelm Krüger, publiés à Paris : G. Flaxland, 1867.Lire la suite… et de s’en aller le plus vite possible. L’école nouvelle peut bien revendiquer ce progrès accompli au nom de la vérité et du bon sens.

L’année dernière, en rendant compte du concert des sœurs PelliniPellini, NinaRita et Nina Pellini ( ? – ?), sopranos. Les deux sœurs Pellini seraient originaires du Piémont. Rita Pollini se produisit dans Luisa Miller (Verdi) à Naples en 1857 puis dans un concert du violoniste Henri Wieniawski à Saint-Pétersbourg le 17 avril 1860. Avec sa sœur Nina, elle donna un cLire la suite…, j’ai dit combien était sympathique et gracieux le talent de ces charmantes personnes ; il n’y a pas d’inconvénient à le répéter. Cette année-ci, Mlles Rita et Nina PelliniPellini, NinaRita et Nina Pellini ( ? – ?), sopranos. Les deux sœurs Pellini seraient originaires du Piémont. Rita Pollini se produisit dans Luisa Miller (Verdi) à Naples en 1857 puis dans un concert du violoniste Henri Wieniawski à Saint-Pétersbourg le 17 avril 1860. Avec sa sœur Nina, elle donna un cLire la suite… ont proposé au pianiste Henri KowalskiKowalski, HenriHenri Kowalski (Paris, 1er avril 1841 – Bordeaux, 6 juillet 1916), pianiste et compositeur. En 1853, il entra au Conservatoire de Paris, où il étudia le piano avec Antoine-François Marmontel, Émile Prudent et Anatole Petit et la composition avec Michele Enrico Carafa et Samuel David. Il se proLire la suite… d’unir leurs noms sur la même affiche, et ainsi se sont trouvées partagées non seulement les chances de succès, mais encore les chances qu’il y a à courir lorsqu’on invite le public à venir entendre de la musique de piano et de la musique de chant, des nocturnes et des polonaises, l’Hymne à Bébé et même une petite comédie en vers libres. Je m’empresse de le constater, ces chances ont été des plus heureuses : on a applaudi le jeu brillant et correct de M. KowalskiKowalski, HenriHenri Kowalski (Paris, 1er avril 1841 – Bordeaux, 6 juillet 1916), pianiste et compositeur. En 1853, il entra au Conservatoire de Paris, où il étudia le piano avec Antoine-François Marmontel, Émile Prudent et Anatole Petit et la composition avec Michele Enrico Carafa et Samuel David. Il se proLire la suite…, on a applaudi la verve comique de M. Coquelin, l’esprit et la grâce de Mlle Emilie Dubois ; on a applaudi surtout l’union harmonieuse de voix si fraîches et si pures des demoiselles PelliniPellini, NinaRita et Nina Pellini ( ? – ?), sopranos. Les deux sœurs Pellini seraient originaires du Piémont. Rita Pollini se produisit dans Luisa Miller (Verdi) à Naples en 1857 puis dans un concert du violoniste Henri Wieniawski à Saint-Pétersbourg le 17 avril 1860. Avec sa sœur Nina, elle donna un cLire la suite… et il n’y avait pas dans la salle Herz le plus petit coin inoccupé. La jolie idylle Rose et VioletteRose et violetteRose et violette, dialogue pour voix et piano de Rita Pellini publié à Paris : imp. Moncelot, 1867.Lire la suite… a valu à Mlle Rita PelliniPellini, RitaRita Pellini ( ? – ?), soprano. Rita et sa sœur Nina Pellini seraient originaires du Piémont. Rita Pellini se produisit dans Luisa Miller (Verdi) à Naples en 1857 puis dans un concert du violoniste Henri Wieniawski à Saint-Pétersbourg le 17 avril 1860. Avec sa sœur Nina elles donnèrent un cLire la suite… (c’est la sœur aînée) un double succès de chanteuse et de compositeur.

Un soir je suis entré au Casino de la rue Cadet ; le plaisir d’entendre de la musique efface bien des préjugés. Ce soir-là l’affiche annonçait le concerto en mi de MendelssohnMendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite…, exécuté par le jeune violoniste Luigini, et une ouverture de M. Luigini père, l’excellent chef d’orchestre du théâtre de Lyon. L’orchestre que dirige M. Arban est placé entre un estaminet où l’on fume et un tir où les personnes qui fréquentent l’établissement s’exercent au maniement des armes à feu. Il arrive souvent que l’orchestre et le tir donnent en même temps, et rien n’est plus surprenant, pour quelqu’un qui n’en a pas l’habitude, que ces coups de pistolet tirés au milieu d’une ouverture, d’un andante de symphonie ou d’un solo de violon. Le jeune Luigini familiarisé avec ces détonations et cette odeur de poudre, m’a vraiment étonné par la précision, la netteté de son jeu et l’élégance de son coup d’archet ; il fait parfaitement le staccato ; il a une bonne qualité de son et chante sur son instrument d’une façon très remarquable. L’ouverture de M. Luigini père a un certain parfum germanique qui ne me déplaît point. On sent passer le souffle de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite… à travers ces notes graves de clarinette, ces accords cuivrés et ces phrases pleines d’élan que les premiers violons exécutent. Peut-être eût-on pu désirer dans cette page symphonique, fort bien écrite d’ailleurs, un peu plus de sobriété dans l’instrumentation, de nuances plus soigneusement indiquées par l’orchestre, et moins de coups de pistolet.

Je note en passant le succès qu’obtiennent auprès des amateurs de musique de chambre les séances consacrées par MM. MaurinMaurin, Jean-PierreJean-Pierre Maurin (Avignon, 14 février 1822 – Paris, 16 mars 1894), violoniste. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Guérin, Baillot et Habeneck et obtint un premier prix de violon en 1843. Il fut engagé dans l’orchestre de l’Opéra-Comique et en 1848 dans celui des Concerts du ConserLire la suite…, ColblainColblain, Jean-AdolpheJean-Adolphe Colblain (Bordeaux, 18 février 1828 – Paris, 22 février 1893), violoniste. Il fut élu premier violon solo, dans un premier temps de l’orchestre de la Société Sainte-Cécile en novembre 1853, puis du Théâtre-Italien et enfin de celui des concerts Lamoureux. Il se produisit surLire la suite…, MasMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite…, DemunckDemeunck, Pierre-Joseph-ErnestPierre-Joseph-Ernest Demeunck [de Meunck] (Bruxelles 19 décembre 1840 – Londres, 19 juin 1915), violoncelliste. Fils du violoncelliste François Demeunck (Bruxelles, 3 octobre 1816 – Bruxelles, 28 février 1854), il étudia avec Adrien-François Servais au Conservatoire de Bruxelles, où il obtLire la suite… [Demeunck]Demeunck, Pierre-Joseph-ErnestPierre-Joseph-Ernest Demeunck [de Meunck] (Bruxelles 19 décembre 1840 – Londres, 19 juin 1915), violoncelliste. Fils du violoncelliste François Demeunck (Bruxelles, 3 octobre 1816 – Bruxelles, 28 février 1854), il étudia avec Adrien-François Servais au Conservatoire de Bruxelles, où il obtLire la suite… et Camille Saint-SaënsSaint-Saëns, Charles-CamilleCharles-Camille Saint-Saëns (Paris, 9 octobre 1835 – Alger, 16 décembre 1921), pianiste, organiste et compositeur. Il étudia le piano avec Camille Stamaty et donna son premier concert public en 1843. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François Benoist (orgue) et Fromental Halévy (compoLire la suite…, à l’exécution des œuvres de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, HaydnHaydn, Franz JosefFranz Josef Haydn (Rohrau/Basse Autriche, 31 mars 1732 – Vienne, 31 mai 1809), compositeur. Il étudia avec Johann Mathias Franck, chef de chœur de l’église de Hainburg et fut remarqué par Reutter, maître de chapelle du Stephansdom à Vienne, qu’il le recruta en 1739 ou 1740 comme choristeLire la suite…, MendelssohnMendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite…, SchubertSchubert, Franz PeterFranz Peter Schubert (Vienne, 31 janvier 1797 – Vienne, 19 novembre 1728), compositeur. Il étudia d’abord avec le chef de chœur de l’église de Lichtental, Michael Holzer, qui lui permit de passer l’examen d’entrée et de devenir boursier en 1808 à la chapelle de la Cour comme petit chaLire la suite…, SchumannSchumann, RobertRobert Alexander Schumann (Zwickau, 8 juin 1810 – Endenich près Bonn, 29 juillet 1856), compositeur. Il étudia le droit avant de se consacrer à la musique. Entre 1829 et 1840, il  composa essentiellement des pièces pour piano telles que Carnaval op. 9,  Études symphoniques op. 13, Scènes Lire la suite…, et les derniers quatuors de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…. Je constate aussi les progrès de la Société symphonique, fondée et dirigée par M. Léopold Deledicque, membre de l’orchestre du Théâtre-Italien et de la Société des concerts du Conservatoire, et je félicite cet habile artiste d’avoir donné un tel relief, un ensemble si satisfaisant à une Société presque exclusivement composée d’amateurs.

On me prie d’annoncer que Mlle Louise Palloc a été engagée par la Direction des Concerts de Spa ; je le fais d’autant plus volontiers, qu’ayant eu le plaisir d’entendre dans une soirée intime cette jeune pianiste, j’ai été émerveillé de ses brillantes qualités d’exécution. C’est sans doute à l’étude des grands maîtres qu’elle doit la pureté de son style, la perfection et la délicatesse de son doigté. Mlle Louise Palloc est, si je ne me trompe, une artiste de beaucoup d’avenir.

Je n’ai pas a présenter au public M. Gennaro Perrelli : la réputation de cet artiste est solidement établie comme pianiste et comme compositeur ; il a défrayé à lui tout seul le programme du concert qu’il a donné dans les salons de la maison Erard, et à l’exception du Concerto italienConcerto en la majeur pour piano op. 128Concerto en la majeur pour piano solo ou avec accompagnement d’orchestre, op. 128 de Wilhelm Krüger, publié à Paris : Léon Escudier, 1864.Lire la suite… de Bach et de la sonate en ré mineur de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite…, il n’a fait entendre que des œuvres de sa composition. La plus importante est un concerto en sol mineur, avec accompagnement de quatuor. Que d’artistes, même parmi les plus grands, ne peuvent pas se donner le luxe d’un orchestre !

Mlle Dona de Potier est élève de LisztLiszt, FranzFranz Liszt (Raiding, 22 octobre 1811 – Bayreuth, 31 juillet, 1886), pianiste et compositeur. Il étudia le piano d’abord avec son père puis grâce à une bourse étudia à Vienne avec Czerny pour le piano et Salieri pour la composition. Ses premiers récitals en 1823 à Vienne et à Pest firenLire la suite… et a longtemps habité l’Allemagne. On n’a pas pris des leçons du célèbre pianiste sans avoir acquis une certaine dose de virtuosité, et rien ne vaut le séjour en Allemagne pour se familiariser avec la musique des maîtres et apprendre à la bien exécuter. La conclusion de ceci est tout en faveur du talent de Mlle Dona de Potier : le concert qu’elle a donné dans les salons Pleyel a été un des plus intéressant de la saison.

M. RosenhainRosenhain, JacobJacob Rosenhain (Mannheim, 2 décembre 1813 – Bade, 21 mars 1894), pianiste et compositeur. Il étudia avec Jakob Schmitt, Kalliwoda et Franz Xaver Schnyder von Wartensee et débuta comme pianiste à Francfort, où il s’installa. Il y produisit son opéra : Der Besuch im Irrenhaus (1834). En 18Lire la suite…, ayant quitté pendant les mois d’hiver la délicieuse villa qu’il habite aux environs de Bade, est venu à Paris offrir à des amis la primeur de quelques unes de ses nouvelles compositions. La soirée à laquelle il nous a conviés a eu lieu chez Erard : la musique de chambre est là comme chez elle. Un trio inédit pour piano, violon et violoncelle était l’œuvre capitale du programme, et aussi l’œuvre de prédilection du maître, puisque c’est la dernière qu’il a écrite. On sait en quelle estime les musiciens tiennent le talent de M. RosenhainRosenhain, JacobJacob Rosenhain (Mannheim, 2 décembre 1813 – Bade, 21 mars 1894), pianiste et compositeur. Il étudia avec Jakob Schmitt, Kalliwoda et Franz Xaver Schnyder von Wartensee et débuta comme pianiste à Francfort, où il s’installa. Il y produisit son opéra : Der Besuch im Irrenhaus (1834). En 18Lire la suite…. La réputation de cet artiste s’est établie par des ouvrages d’une valeur incontestable : sa première symphonie fut exécutée à Leipzig par la Société du Gewandhaus, sous la direction de MendelssohnMendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite…, et à l’âge de neuf ans, pianiste précoce, il donnait à Mannheim, où il est né, son premier concert. Voilà donc M. RosenhainRosenhain, JacobJacob Rosenhain (Mannheim, 2 décembre 1813 – Bade, 21 mars 1894), pianiste et compositeur. Il étudia avec Jakob Schmitt, Kalliwoda et Franz Xaver Schnyder von Wartensee et débuta comme pianiste à Francfort, où il s’installa. Il y produisit son opéra : Der Besuch im Irrenhaus (1834). En 18Lire la suite… jugé comme compositeur et comme virtuose. MaisMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite… peut-être ferais-je bien d’ouvrir ici une parenthèse pour apprendre à ceux qui l’ignorent que la Société du Gewandhaus jouit d’une renommée au moins égale à celle de la Société des concerts du Conservatoire ; seulement, la Société allemande n’est pas dirigée, comme la nôtre, par un comité qui s’obstine depuis quarante ans à offrir à ses abonnés, lesquels d’ailleurs ne songent nullement à s’en plaindre, le même menuet, le même Alleluia, le même psaume, qui laisse à une Société rivale, dont la popularité et le succès devraient cependant stimuler son zèle, le mérite de tentatives plus ou moins heureuses, mais toujours intéressantes, dans le domaine de l’art contemporain, et qui, presque en toutes occasions, se laisse aussi devancer par elle lorsqu’il s’agit de faire accueil à grand artiste français ou à quelque illustre virtuose étranger. Ainsi M. JoachimJoachim, JosephJoseph Joachim (Kitsee près de Presbourg/Bratislava, 28 juin 1831 – Berlin, 15 août 1907), violoniste, compositeur et pédagogue. Enfant prodige, il étudia à Pest et à Vienne et fit ses débuts à huit ans. Ayant développé toute sa technique dès l’âge de douze ans, il étudia ensuite àLire la suite… et M. LéonardSitchès de Mendi, AntoniaAntonia Sitchès de Mendi épouse Léonard (Talavera de la Reina/Espagne, 20 octobre 1827 – Maisons-Lafitte, 21 juin 1914), mezzo-soprano. Nièce de la seconde épouse du célèbre ténor Manuel Garcia, elle étudia le chant avec ce dernier et débuta au Théâtre-italien de Saint-Pétersbourg enLire la suite…, acclamés par les trois mille spectateurs du Cirque-Napoléon n’ont jamais paru sur l’estrade aux bords escarpés du temple de la rue Bergère ; MmeNorman-Neruda avait déjà joué trois fois (et l’on se souvient avec quel succès) sous la direction de M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite… lorsque le comité de la Société des concerts songea à solliciter le concours de cette gracieuse et habile artiste. MaisMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite… mon grief le plus sérieux, contre ce comité, c’est d’avoir préféré à M. Théodore RitterRitter, ThéodoreToussaint Prévost [Prévost-Ritter], dit Théodore Ritter (Nantes, 5 avril 1840 – Paris, 6 avril 1886), pianiste et compositeur. Il fut l’unique élève de Berlioz, qui lui confia la réduction pour piano de L’Enfance du Christ et de Romeo et Juliette. Il excellait dans l’interprétation deLire la suite…, Mme Remaury et M. Alphonse Duvernov. M. Théodore RitterRitter, ThéodoreToussaint Prévost [Prévost-Ritter], dit Théodore Ritter (Nantes, 5 avril 1840 – Paris, 6 avril 1886), pianiste et compositeur. Il fut l’unique élève de Berlioz, qui lui confia la réduction pour piano de L’Enfance du Christ et de Romeo et Juliette. Il excellait dans l’interprétation deLire la suite… informe cette année le comité qu’il est prêt à exécuter dans tel concert qu’on voudra lui désigner, le concerto en mi bémol de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…. Le comité lit la lettre de M. Théodore RitterRitter, ThéodoreToussaint Prévost [Prévost-Ritter], dit Théodore Ritter (Nantes, 5 avril 1840 – Paris, 6 avril 1886), pianiste et compositeur. Il fut l’unique élève de Berlioz, qui lui confia la réduction pour piano de L’Enfance du Christ et de Romeo et Juliette. Il excellait dans l’interprétation deLire la suite…, et, au lieu de lui voter des remerciemens, met aux voix l’acceptation de sa demande….. Combien s’est-il trouvé de membres pour repousser la proposition de M. Théodore RitterRitter, ThéodoreToussaint Prévost [Prévost-Ritter], dit Théodore Ritter (Nantes, 5 avril 1840 – Paris, 6 avril 1886), pianiste et compositeur. Il fut l’unique élève de Berlioz, qui lui confia la réduction pour piano de L’Enfance du Christ et de Romeo et Juliette. Il excellait dans l’interprétation deLire la suite… ? je l’ignore ; mais je sais seulement que le célèbre pianiste ne s’est senti atteint ni dans son talent ni dans son amour-propre par l’étrange refus de MM. les membres du comité.

Maintenant je reviens à M. RosenhainRosenhain, JacobJacob Rosenhain (Mannheim, 2 décembre 1813 – Bade, 21 mars 1894), pianiste et compositeur. Il étudia avec Jakob Schmitt, Kalliwoda et Franz Xaver Schnyder von Wartensee et débuta comme pianiste à Francfort, où il s’installa. Il y produisit son opéra : Der Besuch im Irrenhaus (1834). En 18Lire la suite…, et je le félicite bien sincèrement d’employer ses loisirs, au milieu d’une charmante retraite, et par ce temps de productions hâtives, à écrire des œuvres sérieuses qui attestent à la fois le soin qu’il prend de sa renommée et son respect pour l’art.

J’allais oublier le concert de Mme Sophie Prudhomme, professeur de piano, qui a fait d’excellens élèves, et dont le talent d’exécution, tout en n’étant pas celui d’une virtuose de premier ordre, n’en a pas moins de charme, d’élégance, de correction. A ce concert ont pris part l’habile violoniste SighicelliSighicelli, Vincent-Paul-MarieVincent-Paul-Marie Sighicelli (Cento/Italie, 30 juillet 1830 – Paris, 15 février 1905), violoniste et compositeur. Il étudia le violon avec son père, Antoine Sighicelli, avant de se rendre en 1847 à Vienne, où il étudia le contrepoint avec Simon Sechter et reçut des conseils des violonistesLire la suite…, Mme Marie Sass et M. Maurel, le jeune baryton qui l’année dernière, après avoir obtenu un premier prix de chant au Conservatoire, fut engagé par le directeur de l’Opéra. M. Maurel a chanté la romance du Pardon de PloërmelPardon de Ploërmel, LeLe Pardon de Ploërmel, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 4 avril 1859.Lire la suite… : « Ah ! mon remords te venge de mon fol abandon », et, avec Mme Marie Sass, le duo de GalathéeGalathéeGalathée, opéra-comique de Jean-Baptiste Weckerlin qui n’a pas été représenté et dont la partition semble être perdue.Lire la suite… et celui du troisième acte d’HamletHamletHamlet, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier mis en musique par Ambroise Thomas et créé à l’Opéra de Paris le 9 mars 1868.Lire la suite…, qui est très beau et très dramatique. Je crois M. Maurel appelé à un brillant avenir : il a un organe superbe, beaucoup d’intelligence, une figure très sympathique, la taille d’un grenadier et l’âge d’un conscrit. A peine sorti du Conservatoire, il ne se croit pas arrivé et travaille avec ardeur à perfectionner son talent et à acquérir les qualités qui font les bons comédiens. Il faut à ce jeune artiste une occasion propice pour se révéler avec éclat, et, lorsque le moment sera venu, M. le directeur de l’Opéra ne manquera pas de la lui offrir.  Quant à Mme Marie Sass, au concert comme au théâtre, c’est toujours la prima donna par excellence, la plus belle voix et la plus admirable organisation d’artiste qu’il y ait en France aujourd’hui. On ne l’ignore pas à Saint-Pétersbourg.

Le programme du concert de Mme H. Rouxel, née Angèle [Anne] Tailhardat, était fort attrayant ; l’assemblée nombreuse et très attentive. On a applaudi le jeu délicat et brillant de Mme Rouxel, dont la sœur [nièce], Mlle Laure Tailhardat, a partagé le succès dans un duo pour deux pianos, composé par M. Louis LacombeLacombe, LouisLouis Trouillon Lacombe, dit Louis Lacombe (Bourges, 26 novembre 1818 – Saint-Vaast-la-Hougue, 30 septembre 1884), pianiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint en 1831 un 1er prix de piano dans la classe de Zimmerman. De 1834 à 1839, il fit une longue tournée européeLire la suite… sur les motifs du Freyschütz [Robin desGrand Duo sur des motifs de Robin des bois, de WeberGrand Duo sur des motifs de Robin des bois, de Weber, pour deux pianos de Louis Lacombe, publié à Paris : Colombier [s.d.].Lire la suite… bois]. M. Rouxel, organiste habile, a été aussi le partenaire de sa femme ; le duo concertant pour piano et harmonium qu’ils ont exécuté ensemble, a produit beaucoup d’effet. M. SighicelliSighicelli, Vincent-Paul-MarieVincent-Paul-Marie Sighicelli (Cento/Italie, 30 juillet 1830 – Paris, 15 février 1905), violoniste et compositeur. Il étudia le violon avec son père, Antoine Sighicelli, avant de se rendre en 1847 à Vienne, où il étudia le contrepoint avec Simon Sechter et reçut des conseils des violonistesLire la suite… a joué du violon, M. TaffanelTaffanel, Claude-PaulClaude-Paul Taffanel (Bordeaux, 16 septembre 1844 – Paris, 22 novembre 1908), flûtiste, compositeur et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint les 1ers prix de flûte (1860), d’harmonie (1862) et de contrepoint et fugue (1865). Il fut engagé dans l’orchestre dLire la suite… a joué de la flûte, M. Eugène Fauvre a chanté le Père RigodonPère Rigodon, LeLe Père Rigodon, chansonnette pour voix et piano sur un texte de Victor Prilleux mis en musique par Eugène Crosti publiée à Paris par E. et A. Girod, 1867.Lire la suite…, chansonnette nouvelle dont il me semble bien avoir déjà parlé dans mon premier article ; Mme Armand et M. Samson, ex-sociétaire de la Comédie-Française, ont dit des vers : Mme Armand d’abord, M. Samson ensuite. Cette soirée, dont je garde un si bon souvenir, s’est terminée par les Brebis de PanurgeBrebis de Panurge, LesLes Brebis de Panurge, comédie en un acte en prose de Henri Meilhac et Ludovic Halévy, créée au Théâtre du Vaudeville de Paris le 24 novembre 1862.Lire la suite…, une des plus jolies comédies du Gymnase.

Antoine RubinsteinRubinstein, AntonAnton Rubinstein (Vikhvatinets/ Ukraine, 28 novembre 1829 – Peterhof/ Russie, 20 novembre 1894), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec A. I. Villoing et fit un tour de l’Europe comme enfant prodige (1840-1843). Sa famille s’installa à Berlin où, de 1844 à 1846, il étudia la comLire la suite… a été le lion de la saison ; il était venu à Paris il y a dix ou douze ans, y avait eu beaucoup de succès comme pianiste, mais n’avait pas laissé parmi nous la réputation d’un compositeur. Cette fois, il a donné à lui seul une série de concerts pour lesquels on s’arrachait les billets longtemps à l’avance. Quelques pianistes en ont paru surpris. Depuis Liszt, revenu aujourd’hui des vanités de ce monde, on n’avait vu un pareil enthousiasme, un tel empressement. RubinsteinRubinstein, AntonAnton Rubinstein (Vikhvatinets/ Ukraine, 28 novembre 1829 – Peterhof/ Russie, 20 novembre 1894), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec A. I. Villoing et fit un tour de l’Europe comme enfant prodige (1840-1843). Sa famille s’installa à Berlin où, de 1844 à 1846, il étudia la comLire la suite… excelle à jouer la musique des maîtres, comme il excelle à jouer sa musique, et, lui aussi, est un maître, un maître virtuose, un maître compositeur, dont la double célébrité, depuis longtemps établie en Allemagne, vient d’être consacrée par le public parisien. En ces sortes de choses, qu’il s’agisse d’une belle œuvre ou d’un grand artiste, nous nous imaginons souvent prendre l’initiative, tandis que nous sommes en retard de quelques années sur nos bons voisins. MaisMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite… c’est une manie que nous avons, et elle n’est pas bien dangereuse, de consacrer les renommées exotiques et de découvrir des chefs-d’œuvre déjà connus et appréciés ailleurs que chez nous, N’oublions pas cependant que c’est nous qui les premiers avons fait la réputation de Mlle NilssonNilsson, ChristineChristine Nilsson (Sjöabol, près de Växjö/Suède, 20 août 1843 – Stockholm, 22 novembre 1921), soprano. Elle étudia le chant avec Franz Adolf Berwald à Stockholm puis vint se perfectionner à Paris auprès de Victor Massé et d’Enrico Delle Sedie. En 1864, elle débuta dans le rôle-titre dLire la suite…, et qu’au taux où les Anglais paient la valeur de cette blonde artiste, nous devons en être bien fiers. Seulement les Anglais, pas plus que les Allemands, n’ont la prétention de consacrer les réputations que nous avons faites et de découvrir les chefs- d’œuvre que nous avons produits ; ils nous donnent ainsi une leçon de bon goût et de modestie dont nous nous garderons bien de profiter. M. RubinsteinRubinstein, AntonAnton Rubinstein (Vikhvatinets/ Ukraine, 28 novembre 1829 – Peterhof/ Russie, 20 novembre 1894), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec A. I. Villoing et fit un tour de l’Europe comme enfant prodige (1840-1843). Sa famille s’installa à Berlin où, de 1844 à 1846, il étudia la comLire la suite… ne s’est pas contenté de donner des concerts à son bénéfice : il n’a jamais marchandé l’appui de son talent et l’influence de son nom à qui les lui a demandés. On l’a même vu figurer sur l’affiche d’une soirée musicale organisée au profit d’une œuvre de bienfaisance, à laquelle des artistes français avaient refusé leur concours. M. Camille Saint-SaënsSaint-Saëns, Charles-CamilleCharles-Camille Saint-Saëns (Paris, 9 octobre 1835 – Alger, 16 décembre 1921), pianiste, organiste et compositeur. Il étudia le piano avec Camille Stamaty et donna son premier concert public en 1843. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François Benoist (orgue) et Fromental Halévy (compoLire la suite… ayant dirigé l’orchestre aux concerts de M. RubinsteinRubinstein, AntonAnton Rubinstein (Vikhvatinets/ Ukraine, 28 novembre 1829 – Peterhof/ Russie, 20 novembre 1894), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec A. I. Villoing et fit un tour de l’Europe comme enfant prodige (1840-1843). Sa famille s’installa à Berlin où, de 1844 à 1846, il étudia la comLire la suite…, M. RubinsteinRubinstein, AntonAnton Rubinstein (Vikhvatinets/ Ukraine, 28 novembre 1829 – Peterhof/ Russie, 20 novembre 1894), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec A. I. Villoing et fit un tour de l’Europe comme enfant prodige (1840-1843). Sa famille s’installa à Berlin où, de 1844 à 1846, il étudia la comLire la suite… a dirigé l’orchestre aux concerts de M. Camille Saint-Saëns ; le vendredi saint il a joué au Conservatoire (cette fois le comité est arrivé avant M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite…), on l’a applaudi à côté de M. GernsheimGernsheim, FriedrichFriedrich Gernsheim (Worms, 17 juillet 1839 – Berlin, 10 septembre 1916), chef d’orchestre, pianiste et compositeur. Il étudia d’abord avec Louis Liebe, un ancien élève de Louis Spohr, puis avec Edward Rosenhain à Francfort. Dès l’âge de 11 ans, il fit ses débuts comme pianiste prodigLire la suite…, et les enfans FrémauxFrémaux, Jeanne-Marie-CharlotteJeanne-Marie-Charlotte Frémaux (Marseille, 15 juin 1855 – Paris, 12 janvier 1888), pianiste. Elle étudia au Conservatoire de Paris où elle obtint une 3e mention en 1870. Elle épousa François-Joseph Vinck à Paris le 28 novembre 1876.Lire la suite… lui doivent le plus clair de leur recette. Comme virtuose, il n’a guère de rivaux ; comme compositeur, il a écrit des œuvres dont il faut louer d’abord la conception robuste et originale, et qui portent le reflet de son individualité. Quoiqu’il soit à peine âgé de trente-neuf ans, son bagage est considérable : symphonies, oratorios, drames lyriques, concertos, musique de chambre et musique de salon, il a abordé tous les genres, usant largement de l’étonnante fécondité dont le ciel l’a doué. Ici il est temps que je m’arrête ; je ne saurais analyser en quelques lignes les œuvres de M. RubinsteinRubinstein, AntonAnton Rubinstein (Vikhvatinets/ Ukraine, 28 novembre 1829 – Peterhof/ Russie, 20 novembre 1894), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec A. I. Villoing et fit un tour de l’Europe comme enfant prodige (1840-1843). Sa famille s’installa à Berlin où, de 1844 à 1846, il étudia la comLire la suite…, et c’est tout au plus si j’ai la place nécessaire pour arriver aux dernières lettres de mon alphabet.

J’ai connu le pianiste Ernest Stœger à Mannheim, où il était attaché en qualité de violoncelliste au théâtre grand-ducal. Il me communiqua le projet qu’il avait formé de venir se fixer à Paris ; je ne lui dissimulai pas les difficultés qui l’y attendaient. Il y est venu tout de même, et grâce à son talent, grâce à de persévérans efforts, il s’y est fait une position des meilleures et des plus honorables. M. Stœger est un musicien fort instruit et très épris de son art. Le quatuor pour instrumens à cordes qu’il a fait entendre à son concert serait une composition tout à fait remarquable si le style en était plus sévère et plus soutenu. Il me semble que le talent de M. Stœger est mieux à l’aise et se révèle d’une façon plus nette dans les œuvres qu’il a écrites pour le piano.

Mme Béguin-Salomon, l’une des meilleures élèves de Mme FarrencFarrenc, Jeanne-LouiseJeanne-Louise Farrenc, née Dumont (Paris, 31 mai 1804 – Paris 15 septembre 1875), compositeur et pianiste. Elle étudia le piano avec Anne-Élisabeth Soria, élève de Clémenti et la composition avec Antonin Reicha. Elle enseigna le piano au Conservatoire de Paris de 1842 jusqu’à sa retraite Lire la suite…, excelle à traduire la musique classique, ce qui ne l’a pas empêchée, au concert qu’elle a donné chez Erard, de faire briller sa virtuosité dans l’exécution de la marche du Tannhäuser, transcrite par LisztLiszt, FranzFranz Liszt (Raiding, 22 octobre 1811 – Bayreuth, 31 juillet, 1886), pianiste et compositeur. Il étudia le piano d’abord avec son père puis grâce à une bourse étudia à Vienne avec Czerny pour le piano et Salieri pour la composition. Ses premiers récitals en 1823 à Vienne et à Pest firenLire la suite…. BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… tenait la tête du programme, dont M. Adolphe Blanc occupait l’autre extrémité. Ce jeune musicien s’est voué et dévoué exclusivement à la composition de la musique de chambre ; dans un genre où de très grands maîtres se sont illustrés, il a pris une position fort honorable, et que d’autres musiciens qui courent après des positions lucratives ne lui envient pas. II faut cependant beaucoup plus de talent pour composer un trio comme celui que M. Adolphe Blanc a fait exécuter au concert de Mme Béguin-Salomon, que pour écrire de petites opérettes qui se jouent cent fois.

La soirée de M. Eugène Sauzay a eu lieu chez lui, comme à l’ordinaire, soirée tout intime et qui ne s’adresse qu’aux délicats. L’excellent professeur a exécuté, avec le concours de MM. FranchommeFranchomme, Auguste-JosephAuguste-Joseph Franchomme (Lille, 10 avril 1808 – Paris, 21 janvier 1884), violoncelliste. Il étudia au Conservatoire de Paris et remporta un premier prix de violoncelle en 1825. Il fut d’abord engagé à l’orchestre de l’Ambigu, puis à celui du Théâtre-Italien en 1827. L’année suivanLire la suite…, MasMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite… et autres artistes qui ne sont point indignes d’être ses partenaires, un quintette de BoccheriniBoccherini, LuigiLuigi Boccherini (Lucques, 19 février 1743 – Madrid, 28 mai 1805), violoncelliste et compositeur. Il étudia le violoncelle et la composition avec Francesco Vannucci et dès l’âge de treize ans se produisit en public avec un concerto pour violoncelle. En 1858, il fit une tournée de concerts aveLire la suite…, un quatuor de HaydnHaydn, Franz JosefFranz Josef Haydn (Rohrau/Basse Autriche, 31 mars 1732 – Vienne, 31 mai 1809), compositeur. Il étudia avec Johann Mathias Franck, chef de chœur de l’église de Hainburg et fut remarqué par Reutter, maître de chapelle du Stephansdom à Vienne, qu’il le recruta en 1739 ou 1740 comme choristeLire la suite… et un quatuor de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…. La séance s’est terminée par un admirable quintette de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…. M. Eugène Sauzay possède des qualités qui deviennent plus rares chaque jour : une finesse et une distinction exquises, une connaissance profonde et intelligente du maître qu’il exécute, unies à une grande originalité d’interprétation. Le succès de M. Sauzay a été complet : son auditoire s’est retiré enthousiasmé.

M. Julien Sauzay étant élève de son père, on peut dire de lui qu’il a été à bonne école. Son concert a eu lieu chez Erard, devant une nombreuse et élégante assemblée. Très bien secondé par MM. FranchommeFranchomme, Auguste-JosephAuguste-Joseph Franchomme (Lille, 10 avril 1808 – Paris, 21 janvier 1884), violoncelliste. Il étudia au Conservatoire de Paris et remporta un premier prix de violoncelle en 1825. Il fut d’abord engagé à l’orchestre de l’Ambigu, puis à celui du Théâtre-Italien en 1827. L’année suivanLire la suite…, MasMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite… et Mme Charlotte Tardieu de Malleville, l’élégante pianiste dont j’ai eu bien souvent ici l’occasion de faire l’éloge, M. Julien Sauzay, qui joint à un style large, à un son puissant et plein de charme, une très grande délicatesse d’archet, s’est fait particulièrement applaudir dans l’exécution d’une sonate de Tartini appelée le trille du diable.

Si Vivier veut me prêter un instant son cor enchanté, je sonnerai en son honneur une fanfare dont seront étourdis les cornistes ses confrères, qui ont prétendu qu’il ne savait pas jouer du cor. Il y a eu et il y a encore aujourd’hui des virtuoses extrêmement habiles sur cet instrument que l’on a cru perfectionner en y adaptant des pistons ; mais on aurait pu se passer de ce perfectionnement si tous les cornistes savaient seulement faire une gamme comme la fait Vivier, en rendant presque insensible le passage des notes ouvertes aux sons bouchés. Voilà où est la véritable difficulté vaincue, voilà le vrai mérite de l’incomparable artiste. La production simultanée de trois ou quatre sons n’est qu’un effet isolé, obtenu à l’aide d’un artifice dont Vivier n’est pas seul, dit-on, à posséder le secret ; mais quel autre virtuose exécuterait comme lui ce menuet fantastique, cette étude de sons rapides qu’il a écrite tout exprès pour porter un défi à ses rivaux ? Quel autre que lui a ce charme, cette suavité et cette pureté de son dans le chant d’une mélodie ? Son andante pour voix et cor est une des compositions les plus suaves qu’il soit possible d’entendre, et je ne sais rien de plus pittoresque, de plus brillant que son Appel du chasseur, suivi de la Descriptive d’une chasse, morceau dans lequel, comme dans le précédent, la voix et le cor dialoguent d’une façon si neuve et si inattendue. Je crois inutile de dire que Vivier a obtenu un succès qui a été jusqu’à l’enthousiasme, succès dont M. et Mme LéonardSitchès de Mendi, AntoniaAntonia Sitchès de Mendi épouse Léonard (Talavera de la Reina/Espagne, 20 octobre 1827 – Maisons-Lafitte, 21 juin 1914), mezzo-soprano. Nièce de la seconde épouse du célèbre ténor Manuel Garcia, elle étudia le chant avec ce dernier et débuta au Théâtre-italien de Saint-Pétersbourg enLire la suite…, M. Edouard Wolff et un jeune et charmant ténor dont le talent, par excès de modestie, se cache sous les initiales F. L., ont pris une bonne et légitime part.

Il me reste maintenant à m’excuser auprès de MM. X, Y, Z de les avoir oubliés, et j’en aurai fini avec une des taches les plus laborieuses qui puissent m’être imposée.

E. REYER