L’Athenæum français, 23 octobre 1852, p. 263-264 (article signé Ern. Reyer).

Chronique musicale.

Les Soirées de VienneSoirées de Vienne, LesLes Soirées de Vienne, valses caprices d’après Franz Schubert, S.427, paraphrases pour piano de Franz Liszt.Lire la suite…, valses-caprices d’après SchubertSchubert, Franz PeterFranz Peter Schubert (Vienne, 31 janvier 1797 – Vienne, 19 novembre 1728), compositeur. Il étudia d’abord avec le chef de chœur de l’église de Lichtental, Michael Holzer, qui lui permit de passer l’examen d’entrée et de devenir boursier en 1808 à la chapelle de la Cour comme petit chaLire la suite…, par Franz LisztParis, au bureau central de musique, 8, rue Favart.


En musique comme en littérature les natures les plus excentriques ont parfois leurs moments de calme et leurs éclairs de raison ; dans ces moments-là l’artiste jette sur sa palette un voile qui, sans altérer la vivacité des couleurs, en adoucit les tons et leur donne une teinte plus vaporeuse et plus poétique ; les élans de son imagination n’atteignent plus aussi haut dans le domaine de la fantaisie, mais il n’en met pas moins son cachet personnel à des œuvres qui, pour être conçues dans des proportions plus simples et dépouillées de toute exagération systématique, n’en arrivent que plus sûrement à une popularité inévitable tout en ayant un mérite réel. M. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, par exemple, a fait bien des symphonies, et bien des symphonies où l’on rencontre çà et là d’excellentes choses ; mais nous doutons fort que ces compositions, dans lesquelles l’auteur a montré si hardiment son antipathie pour les formules consacrées par le génie des anciens maîtres, parviennent jamais à être acceptées des artistes et du public, comme le sont depuis longtemps les mélodies élégantes et gracieuses qu’il a écrites sur les plus fraîches poésies de Victor HugoHugo, VictorVictor Hugo (Besançon, 26 février 1802 – Paris, 22 mai 1885), écrivain. Tête de file du romantisme, il publia de nombreux poèmes dont Odes (1822), Les Orientales (1829), Les Feuilles d’automne (1831) et surtout le manifeste du romantisme qu’est sa préface à son drame historique CromwellLire la suite… et de Théophile GautierGautier, TheophileThéophile Gautier ( Tarbes, 30 aout 1811 – Paris, 23 mai 1872), écrivain, journaliste. Il fit ses études à Paris où il se lia d’amitié avec Gérard Nerval et fut un grand défenseur de Victor Hugo. Pour Gauthier, la musique, la peinture et la poésie étaient les éléments fondamentaux dLire la suite…. Bien des compositeurs croient encore que la masse ne s’empare que de ce qui est commun et vulgaire : c’est là une erreur qu’il est très-facile de démontrer : l’orgue de Barbarie, cet instrument dont l’industrie piémontaise a fait depuis longtemps une des calamités de notre époque, n’écorche-t-il pas indistinctement nos oreilles avec les refrains de M. Paul HenrionHenrion, PaulAlexandre Ferdinand Henrion dit Paul Henrion (Paris, 23 juin 1817 – Paris, 24 octobre 1901), chansonnier et fondateur de la SACEM. Il composa plus de 1300 chansons et 600 romances qu’il publia en album de 10 ou 12 presque chaque annee. Parmi ses titres citons Bouquet fane (1856), Adieu! Soyez benie!Lire la suite… et les inspirations les plus sublimes de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite…, de MéhulMehul, Etienne-NicolasEtienne-Nicolas Mehul (Givet, 22 juin 1763 – Paris, 18 octobre 1817), compositeur. Il étudia la musique avec Wilhelm Hanser et devint son assistant puis s’installa à Paris vers 1778 où il continua ses études avec le compositeur Jean-Frédéric Edelmann. Avec le librettiste, François-Benoît HLire la suite…, de RossiniRossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite… et de Boieldieu Boieldieu, Francois-AdrienFrançois-Adrien Boieldieu (Rouen, 16 décembre 1775 – Jarcy, 8 octobre 1834), compositeur. Il étudia à  Rouen avec Charles Broche, organiste de la cathédrale et fut nommé organiste de St. André de Rouen. Son premier opéra-comique, La Fille coupable, représenté en 1793 au Théâtre des ArLire la suite…? Il ne faut donc pas chercher à asseoir sa réputation sur des œuvres dont le principal mérite est d’être faites dans des conditions exceptionnelles et cela sous le prétexte de se mettre mieux en évidence et de se ranger plus vite parmi les individualités les plus marquantes : quand ce moyen réussit, les résultats en sont tôt ou tard éphémères ; l’originalité est sans doute la première des qualités que doit ambitionner un artiste, mais il doit bien se garder de la pousser jusqu’à ses dernières limites, car elles touchent de bien près à 1’extravagance et à la folie. Nous revenons donc à ce que nous avons dit au commencement de notre article ; et avant d’analyser le nouvel ouvrage de M. LisztLiszt, FranzFranz Liszt (Raiding, 22 octobre 1811 – Bayreuth, 31 juillet, 1886), pianiste et compositeur. Il étudia le piano d’abord avec son père puis grâce à une bourse étudia à Vienne avec Czerny pour le piano et Salieri pour la composition. Ses premiers récitals en 1823 à Vienne et à Pest firenLire la suite…, nous répéterons que c’est bien souvent lorsque l’artiste descend des sommets périlleux où l’entraîne une imagination un peu trop exaltée qu’il produit son premier chef-d’œuvre.

Dans Les Soirées de VienneSoirées de Vienne, LesLes Soirées de Vienne, valses caprices d’après Franz Schubert, S.427, paraphrases pour piano de Franz Liszt.Lire la suite…, ce qui nous a frappé d’abord c’est le caractère de simplicité que présente l’ensemble de l’œuvre. LisztLiszt, FranzFranz Liszt (Raiding, 22 octobre 1811 – Bayreuth, 31 juillet, 1886), pianiste et compositeur. Il étudia le piano d’abord avec son père puis grâce à une bourse étudia à Vienne avec Czerny pour le piano et Salieri pour la composition. Ses premiers récitals en 1823 à Vienne et à Pest firenLire la suite…, en empruntant à SchubertSchubert, Franz PeterFranz Peter Schubert (Vienne, 31 janvier 1797 – Vienne, 19 novembre 1728), compositeur. Il étudia d’abord avec le chef de chœur de l’église de Lichtental, Michael Holzer, qui lui permit de passer l’examen d’entrée et de devenir boursier en 1808 à la chapelle de la Cour comme petit chaLire la suite… quelques-uns de ses thèmes, n’a pas voulu altérer par les caprices de sa fantaisie l’inspiration du grand mélodiste allemand ; il l’a conservée, au contraire, dans toute sa pureté, et le sujet de chacun de ces petits tableaux, tout parfumés de la poésie rêveuse de l’auteur de MargueriteMarguerite au rouetMarguerite au rouet (Gretchen am Spinnrad) D. 118, mélodie pour voix et piano sur un texte de Wolfgang von Goethe mis en musique par Franz Schubert.Lire la suite… et des Plaintes de la jeune fillePlaintes de la jeune fillePlaintes de la jeune fille (Des Mädchens Klage), mélodie pour une voix et piano sur un texte de Friedrich von Schiller mis en musique par Franz Schubert. Schubert en a composé trois versions : la première, vers 1811, a pour numéro de référence D. 6 ; la seconde, en 1815, a pour référence Lire la suite…, se détache au milieu d’un encadrement d’arabesques et de fines ciselures du style le plus élégant. Le célèbre pianiste, dont les œuvres hérissées d’incroyables difficultés demandent la merveilleuse exécution de l’auteur pour être comprises, a renoncé cette fois à ces fusées de notes, à ces successions précipitées d’octaves et de gammes chromatiques qui sont tout autant un éblouissement pour les yeux qu’un charme pour les oreilles ; il s’est adressé aux intelligences délicates qui dans l’art préfèrent le sentiment à la prestidigitation, qui se passionnent pour la mélodie, et restent impassibles devant les difficultés vaincues. On dirait que LisztLiszt, FranzFranz Liszt (Raiding, 22 octobre 1811 – Bayreuth, 31 juillet, 1886), pianiste et compositeur. Il étudia le piano d’abord avec son père puis grâce à une bourse étudia à Vienne avec Czerny pour le piano et Salieri pour la composition. Ses premiers récitals en 1823 à Vienne et à Pest firenLire la suite…, en composant les Soirées de VienneSoirées de Vienne, LesLes Soirées de Vienne, valses caprices d’après Franz Schubert, S.427, paraphrases pour piano de Franz Liszt.Lire la suite…, a voulu écrire un appendice musical au livre remarquable qu’il a publié tout récemment sur François [Frédéric] Chopin. Sans rien perdre de son originalité, il rappelle dans plusieurs parties de l’ouvrage dont nous nous occupons la manière du maître, frappé si jeune et dans tout l’éclat de sa renommée ; cette vague réminiscence est comme un nouveau tribut d’éloges payé dans une autre langue à l’ami dont LisztLiszt, FranzFranz Liszt (Raiding, 22 octobre 1811 – Bayreuth, 31 juillet, 1886), pianiste et compositeur. Il étudia le piano d’abord avec son père puis grâce à une bourse étudia à Vienne avec Czerny pour le piano et Salieri pour la composition. Ses premiers récitals en 1823 à Vienne et à Pest firenLire la suite… appréciait mieux que personne l’admirable talent. Quoique les Soirées de VienneSoirées de Vienne, LesLes Soirées de Vienne, valses caprices d’après Franz Schubert, S.427, paraphrases pour piano de Franz Liszt.Lire la suite… ne portent pas de dédicace, c’est certainement à la mémoire de ChopinChopin, Frédéric-FrançoisFrédéric-François Chopin (Zelazowa près Varsovie, 1er mars 1810 – Paris, 17 octobre 1849), compositeur et pianiste. S’il étudia la musique avec Joseph Elsner, l’orgue et le piano avec Wilhelm Würfel, Chopin fut essentiellement un pianiste autodidacte.Ses premières compositions, des PoLire la suite… que LisztLiszt, FranzFranz Liszt (Raiding, 22 octobre 1811 – Bayreuth, 31 juillet, 1886), pianiste et compositeur. Il étudia le piano d’abord avec son père puis grâce à une bourse étudia à Vienne avec Czerny pour le piano et Salieri pour la composition. Ses premiers récitals en 1823 à Vienne et à Pest firenLire la suite… adresse cette œuvre, tout empreinte d’une douce mélancolie et d’une sensibilité exquise.

Théâtre Lyrique. Choisy-le-RoiChoisy-le-RoiChoisy-le-Roi, opéra-comique en un acte sur un livret d’Adolphe de Leuven et Michel Carré mis en musique par Eugène Gautier et créé au Théâtre-Lyrique le 14 octobre 1852.Lire la suite..., opéra-comique en un acte, paroles de MM. Michel CarréCarré, Michel-FlorentinMichel-Florentin Carré (Besançon, 21 octobre 1822 – Paris, 28 juin 1872), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit de nombreux drames, comédies, vaudevilles et livrets principalement en collaboration avec Jules Barbier dont Galathée (Massé), Les Noces de Jeannette (Massé), Les Papillotes Lire la suite... et de LeuwenLeuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 - Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d'un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite... [Leuven]Leuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 - Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d'un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite..., musique de M. Eugène GautierGautier, Jean-François-EugèneJean-François-Eugène Gautier (Vaugirard près de Paris, 27 février 1811 – Paris, 1er avril 1878), violoniste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris le violon avec Habeneck et la composition avec Halévy. Il obtint le 1er Prix de violon en 1838 et le 2d Prix de Rome en 1842. Il joLire la suite....

Voilà la seconde fois depuis quinze jours à peine que le nom de M. Eugène GautierGautier, Jean-François-EugèneJean-François-Eugène Gautier (Vaugirard près de Paris, 27 février 1811 – Paris, 1er avril 1878), violoniste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris le violon avec Habeneck et la composition avec Halévy. Il obtint le 1er Prix de violon en 1838 et le 2d Prix de Rome en 1842. Il joLire la suite… est proclamé par M. le régisseur du Théâtre Lyrique. Quand un directeur a sous la main un compositeur qui a du talent et de la fécondité, il met volontiers à contribution sa fécondité et son talent, et le compositeur s’avise rarement de ne pas accepter des chances de succès qui lui sont si bénévolement offertes. M. Eugène GautierGautier, Jean-François-EugèneJean-François-Eugène Gautier (Vaugirard près de Paris, 27 février 1811 – Paris, 1er avril 1878), violoniste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris le violon avec Habeneck et la composition avec Halévy. Il obtint le 1er Prix de violon en 1838 et le 2d Prix de Rome en 1842. Il joLire la suite… ne prend, du reste, la place de personne, et d’autres auront bientôt leur tour qui n’attendent pas depuis plus longtemps que lui le grand jour de la publicité. Nous souhaitons vivement qu’ils réussissent comme vient de le faire l’auteur de MurdockMurdock le banditMurdock le bandit, opéra-comique en un acte sur un livret d’Adolphe de Leuven, mis en musique par Eugene Gautier, créé au Théâtre-Lyrique le 23 octobre 1851.Lire la suite…, de Flore et ZéphyrFlore et ZéphireFlore et Zéphire, opéra-comique en un acte sur un livret d’Adolphe de Leuven et Charles Delys mis en musique par Eugène Gautier et créé au Théâtre-Lyrique le 2 octobre 1852.Lire la suite… [ZéphireFlore et ZéphireFlore et Zéphire, opéra-comique en un acte sur un livret d’Adolphe de Leuven et Charles Delys mis en musique par Eugène Gautier et créé au Théâtre-Lyrique le 2 octobre 1852.Lire la suite…] et de Choisy-le-RoiChoisy-le-RoiChoisy-le-Roi, opéra-comique en un acte sur un livret d’Adolphe de Leuven et Michel Carré mis en musique par Eugène Gautier et créé au Théâtre-Lyrique le 14 octobre 1852.Lire la suite…, le nouvel opéra dont nous allons faire rapidement l’analyse.

Le roi Louis XV, dans un accès de fièvre ou de dévotion, a éloigné momentanément madame de Pompadour de la cour de Versailles. Les Chroniques de l’Œil-de-BœufChroniques de l’Œil-de-bœufMme la comtesse douairière de B***, Chroniques pittoresques et critiques de l’Œil-de-bœuf, des petits appartemens de la Cour et des salons de Paris, sous Louis XIV, la Régence, Louis XV et Louis XVI, Albert Guillot, Paris, 1830. En fait c’est l’ouvrage du journaliste, éditeur et antiqLire la suite… nous ont appris plus d’une disgrâce de ce genre de la belle favorite. Pendant que la marquise promène son exil sous les frais ombrages de Choisy-le-Roi, le baron de Montchenu, auquel elle a joué jadis un assez méchant tour en l’envoyant porter au Châh de Perse des nouvelles de la santé de Minette la chatte de Trianon, le baron de Montchenu, qui est un des plus fins courtisans du pieux monarque, met à profit l’absence de madame de Pompadour et trame contre elle une petite intrigue qui n’a d’autre but que de lui aliéner à jamais le cœur de son royal amant. Malheureusement la diplomatie du baron échoue contre la vertu de Perrette, une jeune et fraîche villageoise qui habite une petite ferme au sein même de la retraite que s’est choisie madame de Pompadour. M. de Montchenu marchande Perrette à son tuteur qui se refuse à vendre sa pupille et à la laisser conduire dans le boudoir du roi de France ; il ne trouve même rien de mieux, pour se débarrasser des obsessions du baron, que d’en prévenir madame de Pompadour. La marquise a bien vite dressé ses batteries ; elle emprunte le costume de Perrette, et sous ce déguisement elle feint de céder aux sollicitations de M. de Montchenu, qui devient le messager d’amour de cette fausse Agnès. Elle le charge d’une lettre pour Louis le bien-aimé et dans cette lettre c’est la favorite elle-même qui sollicite sa grâce et qui ne tarde pas à l’obtenir. Le baron a été fait au même, et la marquise lui pardonne de n’avoir pas réussi à prendre sa revanche.

Perrette est richement dotée et elle épouse son amoureux Lucas, Colas ou Lubin.

Ce libretto, écrit par la plume spirituelle de deux faiseurs en très-grand renom, est gai, amusant, et a complètement réussi.

Comme nous avons déjà, dans un précédent article, exprimé notre opinion sur la nature du talent de M. GautierGautier, Jean-François-EugèneJean-François-Eugène Gautier (Vaugirard près de Paris, 27 février 1811 – Paris, 1er avril 1878), violoniste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris le violon avec Habeneck et la composition avec Halévy. Il obtint le 1er Prix de violon en 1838 et le 2d Prix de Rome en 1842. Il joLire la suite…, nous nous abstiendrons de toute nouvelle réflexion à ce sujet, et nous nous bornerons à signaler les morceaux qui nous ont paru les plus saillants dans sa nouvelle partition.

L’ouverture est charmante d’un bout à l’autre ; elle est orchestrée avec beaucoup d’habileté et les motifs se succèdent, enchaînés les uns aux autres avec une grande unité de style. Les couplets chantés par Lubin sont du plus fin comique : les dessins de l’accompagnement sont remplis de finesse et de distinction ; nous aimons aussi la romance de Perrette qui est écrite dans un sentiment de naïveté à la fois simple et élégante. Un joli duo entre Perrette et madame de Pompadour, et un quatuor dans lequel la disposition des voix est fort bien entendue, méritent aussi d’être cités. En somme, nous préférons Choisy-le-RoiChoisy-le-RoiChoisy-le-Roi, opéra-comique en un acte sur un livret d’Adolphe de Leuven et Michel Carré mis en musique par Eugène Gautier et créé au Théâtre-Lyrique le 14 octobre 1852.Lire la suite… à Flore et ZéphyrFlore et ZéphireFlore et Zéphire, opéra-comique en un acte sur un livret d’Adolphe de Leuven et Charles Delys mis en musique par Eugène Gautier et créé au Théâtre-Lyrique le 2 octobre 1852.Lire la suite… ; l’instrumentation en est plus claire, plus sobre ; les instruments à percussion et les gros cuivres y jouent un rôle beaucoup moins important, et c’est là certainement une qualité qui mérite d’être appréciée, surtout dans un tout petit opéra-comique.

Mademoiselle Petit-Brière, après avoir passé en très-peu de temps de l’Opéra-National au théâtre de la rue Lepelletier [Le Peletier], et de l’Opéra à l’Opéra-Comique, a fait sa rentrée au troisième théâtre lyrique dans le rôle de madame de Pompadour. Nous avons applaudi son jeu intelligent et sa voix fraîche, sympathique, et d’une pureté irréprochable.

Grignon, père et fils, M. NeveuNeveu, Alexandre-LouisAlexandre-Louis Neveu (1814-?), baryton. Il fut engagé au Théâtre-Lyrique où il créa Murdock le bandit (Gautier, 1851), La Butte des moulins (A. Boieldieu, 1852), Les Fiancailles des Roses (Seveste et Deslys, 1852), Les Amours du diable (Grisar, 1853), Le Colin-Maillard (Hignard, 1853Lire la suite… et madame de CourcellesDecorcelles, BlancheBlanche Decorcelles dite de Corcelles ( ?, 1831 – ?), mezzo-soprano. Elle fut engagée au Théâtre-Lyrique de 1856 à 1857 et y chanta le rôle de Zélide dans Si j’étais roi (1852). Elle eut une liaison avec la basse Mathieu Emile Balanqué. Ils eurent deux enfants: Charles Balanqué, barytonLire la suite… ont droit aussi à toute la bienveillance de notre critique.

Nous ne dirons rien de la reprise de la Pie voleusePie voleuse, LaLa Pie voleuse, opéra en trois actes sur un livret en français de Castil-Blaze d’après le drame éponyme de Théodore Baudouin d’Aubigny et Louis-Charles Caigniez dont les paroles furent ajustées sur la musique de Rossini pour son opéra italien La gazza ladra et créé au Théâtre de Lire la suite…, dont l’exécution est loin d’être satisfaisante. Le rôle de Ninette est un peu au-dessus du talent de mademoiselle RouvroyRouvray, Louise-RoseLouise-Rose Rouvray (Lille, 19 août 1823 – Paris, 20 novembre 1883), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 2eme Prix de chant en 1842. Elle débuta peut-être en 1845 à Toulouse puis fut engagée à Marseille où elle chanta les rôles de Zerline dans La Sirène (Auber)Lire la suite…, et BouchéBouché, Etienne-LucienEtienne-Lucien Bouché (?, 1807 – ?, 1891), basse noble. Il créa le rôle de Gaspard du Freischütz dans la version française de Pacini avec les récitatifs de Berlioz en 1841 et créa le rôle de Ferdinand du Guerillero (Thomas, 1842). Il fut engagé au Théâtre-Lyrique en 1851 et créa le Lire la suite…, qui chante d’une manière très-convenable le rôle de l’amiral dans la Perle du BrésilPerle du Brésil, LaLa Perle du Brésil, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules-Joseph Gabriel et Sylvain Saint-Etienne mis en musique par Félicien David et créé au Théâtre-Lyrique le 22 novembre 1851.Lire la suite…, n’a pas la voix assez souple pour qu’elle puisse se prêter aux fioritures et aux vocalises de la musique rossinienne.

A bientôt la reprise de FreyschutzFreischütz, DerDer Freischütz, opéra romantique en trois actes sur un livret de Johann Friedrich Kind, mis en musique par Carl Maria von Weber, créé au Nouveau Schauspielhaus de Berlin le 18 juin 1821.Lire la suite… [FreischützFreischütz, DerDer Freischütz, opéra romantique en trois actes sur un livret de Johann Friedrich Kind, mis en musique par Carl Maria von Weber, créé au Nouveau Schauspielhaus de Berlin le 18 juin 1821.Lire la suite…] et la rentrée de CholletChollet, Jean-Baptiste MarieJean-Baptiste-Marie Chollet (Paris, 20 mai 1798 – Nemours, 10 janvier 1892), ténor. Il débuta à l’Opéra-comique en 1826. Il créa les rôles-titres de Fra Diavolo (Auber, 1830), et Zampa (Hérold, 1831). Adam écrit pour lui le rôle de Chapelou dans Le Postillon de Lonjumeau (1835). Il Lire la suite… dans le Postillon de LongjumeauPostillon de Lonjumeau, LeLe Postillon de Lonjumeau, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe et de Henri de Saint-Georges, mis en musique par Adolphe Adam, créé à l’Opéra-Comique le 13 octobre 1836.Lire la suite….

Le Théâtre-Italien, dont le privilège vient d’être accordé à M. Alexandre CortiCorti, AlexandreAlexandre Corti (ca. 1820 – Milan, 10 avril 1856), directeur. Il avait été directeur de théâtre à Bergame avant d’être nommé directeur du Théâtre-Italien de Paris le 7 octobre 1852. Il démissionna le 28 juillet 1853. Lire la suite…, fera sa réouverture le 15 novembre par l’un des ouvrages du maestro VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite….