Le Courrier de Paris, 15 mai 1857, [p. 1-2] (article signé E. Reyer).

Revue musicale.


Il y avait une fois une compagnie de soldats qui, pour la plupart, avaient fait leurs premières armes aux barrières de Paris, et qui, sous le rapport des mœurs, n’appartenaient pas à l’élite de l’armée ; mais ils se battaient bien, étaient d’une intrépidité à toute épreuve et jouaient avec le même sang-froid, en cinq points d’écarté, leur petit doigt ou un verre d’absinthe. Un jour, on était en face de l’ennemi : « Camarades ! — s’écrie le commandant, — il s’agit d’aller élever une redoute sur ce mamelon : que trois ou quatre hommes de bonne volonté sortent des rangs. » Personne ne bouge. — « Mille tonnerres ! il n’y a donc pas de maçons parmi vous ? — Non, capitaine….. mais il y a des architectes ! ».

De même aujourd’hui il n’y a plus de pianistes, mais il y a des pianistes-compositeurs, et il y en a une telle quantité, que je remplirais aisément les dix colonnes de ce feuilleton si je voulais en donner seulement la liste alphabétique, sans le plus petit commentaire. Les belles œuvres de BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite…, de HændelHandel, Georges FredericGeorge Frideric Haendel (Halle, 23 février 1685 – Londres, 14 avril 1759), compositeur. Il étudia la composition avec Friedrich Wilhelm Zachow, organiste à Halle. En 1703, il accepta le poste de violoniste dans l’orchestre de Hambourg. C’est là qu’il composa son premier opéra, Almira (1Lire la suite…, de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite…, de HummelHummel, Johann NepomukJohann Nepomuk Hummel (Pressbourg [Bratilava], 14 novembre 1778 – Weimar, 17 octobre 1837), pianiste et compositeur. Enfant prodige, il prit des leçons avec Mozart qui l’encouragea à se faire connaitre comme virtuose du piano. De 1788 à 1792, il fit une tournée de concerts avec son père en Lire la suite…, sont devenues des hors-d’œuvre ; sur les rares programmes où on veut bien leur donner asile, elles remplissent l’office de repoussoirs ; elles y jouent le rôle des duègnes et des tuteurs dans les comédies espagnoles ; et tandis que ces guenilles demeurent tristement dans l’ombre, les fleurs nouvelles se balancent orgueilleusement sur leur tige et s’épanouissent au soleil. Fleurs sans parfums ! Variations, fantaisies, pots-pourris, élégies, rêveries, caprices, que me voulez-vous ? Pourquoi l’avoir tant persiflée, cette pauvre sonate qui vous valait bien ? C’était du moins une honnête personne, un peu ennuyeuse parfois, mais simple dans sa mise, sobre dans ses gestes et dans ses propos, tandis que vous, sous le prétexte de faire de l’esprit, vous discourez à tort et à travers sur des choses que vous ne connaissez pas, vous aimez les couleurs voyantes, vous vous affublez d’oripeaux d’emprunt, et vous vous avancez le poing sur la hanche devant un public que vous faites rougir par l’excentricité de vos allures, par la trivialité de vos expressions. Prenez garde à vous, la sonate vous guette : elle pourrait bien prendre sa revanche.

Certes, je ne suis pas un amant passionné de la sonate en général, mais j’aime le style, j’aime la netteté, j’aime l’expression et le sentiment, j’aime la délicatesse du doigté, toutes choses qui passaient autrefois pour des qualités indispensables à quiconque voulait exécuter la musique des maîtres. Aujourd’hui, tout cela est changé, et le clavier est un tremplin où les doigts sautent, s’agitent, se tordent et se trémoussent comme des clowns en colère : la rapidité et la force, la force brutale, voilà quelles doivent être les premières vertus de nos pianistes modernes, vertus que la musique qu’ils composent pour leur usage personnel est destinée à mettre en relief. Et de là une nuée d’arabesques, de gammes chromatiques, d’octaves et de dixième, de sauts et d’écartemens, de croisemens de mains et d’arpèges ; mais, de mélodie, point. Le thème disparaît peu à peu sous les variations, si bien qu’on ne sait plus ce qu’il est devenu ; il a passé par tous les mouvemens, par tous les rhythmes ; cantabile à l’origine, il finit en scherzo.

L’année dernière, dans un grand concert auquel concouraient quelques-unes de nos sommités artistiques, j’ai entendu ce magnifique allegro qui termine l’air d’Agathe, dans le Freyschütz Freischütz, DerDer Freischütz, opéra romantique en trois actes sur un livret de Johann Friedrich Kind, mis en musique par Carl Maria von Weber, créé au Nouveau Schauspielhaus de Berlin le 18 juin 1821.Lire la suite…[FreischützFreischütz, DerDer Freischütz, opéra romantique en trois actes sur un livret de Johann Friedrich Kind, mis en musique par Carl Maria von Weber, créé au Nouveau Schauspielhaus de Berlin le 18 juin 1821.Lire la suite…], exécuté à trois temps sur l’harmonium par un organiste célèbre ; cette sublime inspiration, cette phrase admirable s’était transformée en une valse vulgaire, et cela s’appelait une fantaisie, et cela a dû se vendre à dix mille exemplaires, comme une cavatine de M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite… ! La fantaisie et le pot-pourri peuvent se donner la main, et là, encore, il faut voir avec quel art tous ces motifs défigurés sont cousus l’un à l’autre, par quelles étranges modulations ils s’enchaînent ! — Il est tout naturel qu’un instrumentiste écrive pour son instrument ; mais on n’est pas compositeur parce qu’on est instrumentiste ; l’habileté que vous avez dans les doigts et la vigueur de vos poignets ne vous donneront pas du génie, si vous n’en avez pas ; vous ne serez pas un harmoniste distingué, parce que vous êtes un exécutant remarquable, et l’art de la composition ne livre pas ainsi ses secrets au premier venu. Combien y en a-t-il, parmi nos pianistes-compositeurs, qui aient fait la dixième partie des études que faisaient les anciens maîtres ? J’en connais quelques-uns qui ont une juste renommée et dont les œuvres resteront ; mais ils sont rares, et on comprend par quel sentiment de convenance je m’abstiens de les citer. Ceux-là ont le culte du beau, et leurs compositions, tout en ayant une originalité vraie, un cachet individuel, portent avec elles comme un reflet des grandes œuvres qu’ils ont jouées, étudiées et approfondies pendant de longues années ; ils respectent les traditions de l’ancienne école et s’ils marchent en avant, du moins se retournent-ils quelquefois, pour regarder en arrière. ― Ce que je pense et ce que je dis de la grande majorité des pianistes, je le dirai aussi de la grande majorité des chanteurs.

Au lieu de dépenser tant de temps et si peu d’imagination à composer des traits, des fioritures, des points-d’orgue et autres agrémens destinés, suivant eux, à embellir leurs rôles, ne feraient-ils pas mieux de s’en tenir au texte et d’employer leurs loisirs à étudier certaines partitions qu’ils ont à peine effleurées au Conservatoire ? Je suppose qu’à la demande générale de ceux qui ont le privilège de se faire écouter, on essayât de monter quelques-uns des chefs-d’œuvre de l’ancien répertoire ; où trouverait-on, en France, des artistes capables de les interpréter et même de les comprendre ? Nous avons pu suffisamment apprécier cette disette de talens chaque fois que la Société des Concerts nous a fait entendre des fragmens d’opéras de GluckGluck, Christoph WillibaldChristoph Willibald Gluck (Erasbach/Haut-Palatinat, 2 juillet 1714 – Vienne, 15 novembre 1787), compositeur. Né en Bohème, on ne sait rien de ses études scolaires ou musicales. En 1732, il alla à Prague, jouant du violon, et préférablement du violoncelle et chantant dans les chœurs des églLire la suite…, de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite…, de Spontini Spontini, Gaspare Luigi PacificoGaspare Luigi Pacifico Spontini (Maiolati près Ancona/Italie, 14 novembre 1774 – Maiolati près Ancona, 24 janvier 1851), compositeur. Il étudia la musique au conservatoire des Turchini à Naples et son premier opéra bouffe, Li puntigli delle donne, fut représenté à Rome en 1796. Plusieurs de Lire la suite…; des morceaux empruntés aux oratorios de HændelHandel, Georges FredericGeorge Frideric Haendel (Halle, 23 février 1685 – Londres, 14 avril 1759), compositeur. Il étudia la composition avec Friedrich Wilhelm Zachow, organiste à Halle. En 1703, il accepta le poste de violoniste dans l’orchestre de Hambourg. C’est là qu’il composa son premier opéra, Almira (1Lire la suite… et de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…. Le style large se perd chaque jour davantage ; la roulade envahit tout ; une voix bien posée est un phénomène ; le chevrottement a remplacé l’expression ; le cri est confondu avec le sentiment dramatique, et vraiment, monsieur ou madame, à vous voir vous égosiller de la sorte, on croirait que vous chantez devant un parterre de sourds.

Si vous me trouvez un peu sévère, pis que cela peut-être, je vous répondrai que je suis logé au rez-de-chaussée du journal, et que je ne puis pas m’exprimer là comme je le ferais si j’écrivais à la quatrième page. D’ailleurs, j’admets des exceptions, cela va sans dire, et si je le dis tout de même, c’est afin qu’on n’en doute pas. Jamais la position des artistes lyriques n’a été plus brillante qu’elle ne l’est à notre époque, et jamais leur éducation n’a été plus négligée ; n’ayez ni le talent, ni le style, ni la méthode de DuprezDuprez, Gilbert-LouisGilbert-Louis Duprez (Paris, 6 décembre 1806 – Poissy, 23 septembre 1896), ténor. Il se fit d’abord une carrière en Italie où il créa plusieurs rôles d’opéras de Donizetti. Ce dernier écrivit le rôle d’Edgardo de Lucia di Lammermoor pour Duprez qui le créa à Naples en 1835. En 183Lire la suite…, mais ayez, comme il l’avait jadis, un ut de poitrine, et l’on vous paiera très volontiers cent mille francs par an, même plus, si vous l’exigez. On vous fera apprendre des rôles d’abord, et plus tard, si cela vous convient toutefois, on vous laissera libre d’apprendre la musique. Croirait-on, par exemple, que parmi nos chanteurs et nos cantatrices qui ont joui et qui jouissent encore de la plus grande vogue, il en est très peu qui sachent solfier.

Il y a quelques années, un de mes confrères, un de mes amis arrivait pour la première fois à l’Opéra, et y arrivait avec une partition remarquable à plus d’un titre. L’actrice qui en avait accepté le principal rôle exerçait alors une très grande influence sur notre première scène : ses moindres désirs étaient des ordres auxquels il fallait s’empresser de souscrire : cette reine au petit pied et à la jambe admirablement faite venait de répéter un duo qu’elle chantait avec le baryton X… Elle trouve sa partie un peu haute et prie le compositeur de la baisser d’un demi-ton ; cela dérangeait bien quelques combinaisons instrumentales, mais enfin l’auteur ne demandait pas mieux que d’en être quitte à si bon marché, et il allait se mettre à la besogne lorsque survient le baryton X…, lequel lui déclare de la façon la plus nette que le morceau est parfaitement dans sa voix, tel qu’il est écrit, et que le changement de ton demandé est impossible. Le musicien, fort embarrassé, tente une démarche auprès de la cantatrice, et lui soumet très respectueusement, avec toutes les précautions oratoires voulues, le refus du baryton de souscrire à la transposition du duo. — « Eh ! que vous importe, dit-elle au compositeur ; baissez ma partie, et ne vous occupez pas de la sienne. » Cette anecdote n’est pas de celles qu’on peut inventer ; je la donne pour ce qu’elle est, parfaitement authentique : l’auteur lui-même me la racontée, et bien d’autres l’ont entendue comme moi.

En voici une autre que je puis garantir d’autant plus aisément que c’est à moi-même qu’elle est arrivée. Je me présente un jour chez un chanteur dont le nom est désormais inséparable de celui du plus fécond mélodiste allemand : je tire de ma poche un rouleau de musique ; c’était une simple ballade, et je prie le grand artiste de vouloir bien la prendre sous son haut patronage. « Très volontiers, mais il faut d’abord que je l’entende : mettez-vous au piano et chantez-moi ça. » — « Monsieur, j’ai bien peu de voix. » — « Cela ne fait rien, allez toujours. » Je m’exécute ; de temps en temps, j’entendais de flatteuses interruptions qui me ravissaient. A peine ai-je fini, que mon auditeur, trop bienveillant, m’invite à recommencer ; je me garde bien de me faire prier. Mêmes interruptions, mêmes complimens que la première fois. « Reposez-vous maintenant. » Je me repose. Au bout de dix minutes, j’allais me retirer ; on me retient. « — Mon cher, savez-vous bien que votre romance est délicieuse ; j’en raffole, et si je ne craignais d’être indiscret, je vous prierais de vouloir bien me la chanter une troisième fois. » Est-on jamais indiscret de demander pareille chose à un compositeur ! Je me remets au piano et je répète les trois couplets ; j’avais donc chanté neuf fois la même chanson : je me lève ; alors le grand artiste prend ma place et me dit d’un ton solennel : « — A mon tour maintenant ; » puis, quand il a achevé le premier couplet : « — Voilà comment nous déchiffrons à première vue, nous autres ! » — Assurément la mémoire n’y était pour rien ; il paraît cependant que je n’eus pas l’air de donner dans cette première vue-là, car le grand artiste me dit adieu assez sèchement et ne chanta jamais ma romance. Depuis je l’ai rencontré bien souvent, je l’ai bien souvent complimenté sur ses succès, mais j’ai toujours évité de faire la moindre allusion à son ingénieux talent de lecteur.

Si j’avais l’ineffable bonheur d’être un chanteur en vogue, un premier sujet, baryton ou ténor ; si j’étais autorisé par un engagement en bonne forme à prendre chaque année trente ou quarante mille francs dans la caisse de mon directeur, il me semble que je serais profondément humilié de ne pas savoir déchiffrer la musique et d’être forcé de recourir à des procédés purement mnémotechniques pour étudier mes rôles. Mais chacun comprend l’art à sa manière, et nos chanteurs d’aujourd’hui ne se trouvent certainement pas plus ridicules, dans leur ignorance des principes élémentaires de l’art, que ne l’étaient les grands seigneurs d’autrefois qui ne savaient pas l’orthographe.

Ce n’est certes pas M. RubinsteinRubinstein, AntonAnton Rubinstein (Vikhvatinets/ Ukraine, 28 novembre 1829 – Peterhof/ Russie, 20 novembre 1894), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec A. I. Villoing et fit un tour de l’Europe comme enfant prodige (1840-1843). Sa famille s’installa à Berlin où, de 1844 à 1846, il étudia la comLire la suite… qui m’a fait préluder avec tant de vivacité contre messieurs les pianistes-compositeurs. Il joue du piano et il compose, mais celui-là du moins sait-il bien ce qu’il fait. Son jeu a une puissance, une souplesse, un charme vraiment prodigieux. Le piano, cet instrument si souvent monotone et désagréable, acquiert sous ses doigts les sons les plus brillans et les plus veloutés, et j’ai rarement entendu un virtuose tirer plus d’effets neufs et piquans de la combinaison des pédales ; il est vrai qu’il s’en sert à propos et qu’il n’en abuse pas ; là est évidemment une grande partie de son secret. Presque tous les pianistes que j’ai entendus (ici encore j’ouvre une parenthèse pour de très réelles exceptions) se servent de la pédale forte comme d’un soufflet d’orgue : elle est toujours en mouvement et on dirait vraiment qu’elle est indispensable à la résonance de l’instrument. M. RubinsteinRubinstein, AntonAnton Rubinstein (Vikhvatinets/ Ukraine, 28 novembre 1829 – Peterhof/ Russie, 20 novembre 1894), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec A. I. Villoing et fit un tour de l’Europe comme enfant prodige (1840-1843). Sa famille s’installa à Berlin où, de 1844 à 1846, il étudia la comLire la suite…, qui est d’origine allemande, est né à Moscou et attaché à l’une des princesses de la cour de Russie. Sa position lui fait de doux loisirs et il voyage pour son agrément sans le moindre piano à sa suite. Tous les instrumens lui paraissent bons, quand ils sont bons, et je crois qu’il regarde fort peu à l’étiquette ; Erard, Boisselot, Herz, Pape ou Pleyel sont, à ses yeux, également recommandables ; peut-être a-t-il une préférence pour l’un d’entre eux, mais il n’aliénera jamais son indépendance au profit de telle fabrique ou de telle autre ; il n’y a rien du commis-voyageur dans cet artiste.

M. RubinsteinRubinstein, AntonAnton Rubinstein (Vikhvatinets/ Ukraine, 28 novembre 1829 – Peterhof/ Russie, 20 novembre 1894), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec A. I. Villoing et fit un tour de l’Europe comme enfant prodige (1840-1843). Sa famille s’installa à Berlin où, de 1844 à 1846, il étudia la comLire la suite… avait déjà donné un premier concert ; il en a donné un second samedi dernier, et sans doute il sera obligé d’en donner un troisième, au Théâtre-Italien, dit-on. Son concertoConcerto pour piano et orchestre no. 3 en sol majeur Op. 45Concerto pour piano et orchestre no. 3 en sol majeur Op. 45 d’Anton Rubinstein. Composé en 1853/4, le concerto fut dédié à Ignaz Moscheles et créé par Rubinstein à la salle Herz à Paris le 16 avril 1857.Lire la suite… (en sol majeur) pour piano et orchestre est une œuvre capitale, habilement conduite, et surtout remarquable par la richesse et le coloris de l’instrumentation, par le piquant et l’originalité des détails ; il y a là des accouplemens de timbres du plus joli effet, de fines broderies, des contre-sujets pleins d’élégance, et si certains amateurs du genre simple peuvent lui demander parfois un peu plus de clarté dans les modulations, un peu moins d’étrangeté dans les harmonies, ils doivent reconnaître du moins dans ces hardiesses la volonté d’un maître qui a pu se tromper, mais qui s’est trompé en maître, la main d’un homme d’expérience, qui ne donne rien au hasard, qui s’éloigne des sentiers vulgaires, qui évite les réminiscences et les lieux-communs.

Je ne sais pas si M. RubinsteinRubinstein, AntonAnton Rubinstein (Vikhvatinets/ Ukraine, 28 novembre 1829 – Peterhof/ Russie, 20 novembre 1894), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec A. I. Villoing et fit un tour de l’Europe comme enfant prodige (1840-1843). Sa famille s’installa à Berlin où, de 1844 à 1846, il étudia la comLire la suite… est l’élève de HenseltHenselt, Georg Martin Adolf vonGeorg Martin Adolf von Henselt (Schwabach/ Bavière, 9 mai 1814 – Bad Warmbrunn/ Silésie, 10 octobre 1889), pianiste et compositeur. Il étudia le piano à Munich, puis il partit à Vienne étudier le piano avec Hummel et la composition avec Simon Sechter. Il fit ses débuts de pianiste à MunichLire la suite…, mais évidemment il a plus d’un point d’analogie avec ce grand pianiste duquel Adolphe AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite… disait, à son retour de Russie : « Il a joué du piano devant moi pendant trois heures, et au bout de trois heures je regrettais de ne pas le voir recommencer. » Adolphe AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite… racontant cela à un de ses amis en France, n’avait aucune raison pour ne pas être sincère. Et ma foi, il aurait bien pu en dire autant de M. RubinsteinRubinstein, AntonAnton Rubinstein (Vikhvatinets/ Ukraine, 28 novembre 1829 – Peterhof/ Russie, 20 novembre 1894), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec A. I. Villoing et fit un tour de l’Europe comme enfant prodige (1840-1843). Sa famille s’installa à Berlin où, de 1844 à 1846, il étudia la comLire la suite…. Son séjour à Paris marquera dans l’histoire de l’art ; il doit partir incessamment pour Londres, et quoiqu’on ait dit sur les dilettanti d’Outre-Manche qui écoutent les quatuors de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, en lisant sur de petites partitions qu’ils tiennent sens dessus dessous, je suis bien persuadé que le voyage de M. RubinsteinRubinstein, AntonAnton Rubinstein (Vikhvatinets/ Ukraine, 28 novembre 1829 – Peterhof/ Russie, 20 novembre 1894), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec A. I. Villoing et fit un tour de l’Europe comme enfant prodige (1840-1843). Sa famille s’installa à Berlin où, de 1844 à 1846, il étudia la comLire la suite… en Angleterre sera un grand événement : il aura pour lui le public et la presse. En France, il n’a guère eu que le public. Peut-être a-t-il eu le tort d’arriver un des derniers : quelques-uns de mes confrères auxquels il a été vendu tant de traquenards depuis le commencement de la saison, se sont méfiés cette fois, et je suis bien sûr qu’ils regrettent aujourd’hui cet excès de prudence.

Je n’adresserai qu’un reproche à M. RubinsteinRubinstein, AntonAnton Rubinstein (Vikhvatinets/ Ukraine, 28 novembre 1829 – Peterhof/ Russie, 20 novembre 1894), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec A. I. Villoing et fit un tour de l’Europe comme enfant prodige (1840-1843). Sa famille s’installa à Berlin où, de 1844 à 1846, il étudia la comLire la suite…, à propos de son concerto, c’est d’avoir fait jouer à l’orchestre un rôle plus important qu’au piano ; il a même sacrifié ce trait caractéristique et traditionnel que HummelHummel, Johann NepomukJohann Nepomuk Hummel (Pressbourg [Bratilava], 14 novembre 1778 – Weimar, 17 octobre 1837), pianiste et compositeur. Enfant prodige, il prit des leçons avec Mozart qui l’encouragea à se faire connaitre comme virtuose du piano. De 1788 à 1792, il fit une tournée de concerts avec son père en Lire la suite…, FieldField, JohnJohn Field (Dublin, 26 juillet 1782 – Moscou, 23 janvier 1837), pianiste et compositeur. Il étudia avec ses parents et avec Tommaso Giordani, et donna son premier concert public à Dublin en 1792. L’année suivante, la famille s’installa à Londres et il devint l’élève de Muzio Clementi. Lire la suite… et MendelsohnMendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite… [Mendelssohn]Mendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite… n’ont jamais oublié dans leurs compositions du même genre ; c’est dans l’exécution de ce trait que le pianiste attire sur lui seul l’attention et les applaudissemens du public et qu’il montre son talent à découvert. Mais M. RubinsteinRubinstein, AntonAnton Rubinstein (Vikhvatinets/ Ukraine, 28 novembre 1829 – Peterhof/ Russie, 20 novembre 1894), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec A. I. Villoing et fit un tour de l’Europe comme enfant prodige (1840-1843). Sa famille s’installa à Berlin où, de 1844 à 1846, il étudia la comLire la suite… se soucie médiocrement de ces sortes de traditions, et peut-être a-t-il tenu à bien nous faire savoir qu’il était compositeur avant tout.

L’exécution de la sonate en la mineur pour piano et violon a ramené devant le public un des plus grands artistes de notre époque : VieuxtempsVieuxtemps, HenriHenri Vieuxtemps (Verviers/Belgique, 17 février 1820 – Mustapha/Algérie, 6 juin 1881), violoniste et compositeur. Enfant prodige, il se produisit en concerts à Bruxelles dès l’âge de sept ans, attirant l’attention du violoniste Charles de Bériot qui le fit venir à Paris, où il débuta enLire la suite… a été accueilli par mille bravos ; mais on aurait bien dû lui témoigner aussi combien il était peu généreux à lui de s’être réservé une si petite place sur le programme et de n’avoir consenti à se faire entendre qu’une fois. Dans cette sonate, il n’y a aucune de ces choses qui mettent en relief la valeur du violoniste, aucune de ces insurmontables difficultés que le public applaudit le plus souvent sans les comprendre, mais qu’il applaudit : aussi VieuxtempsVieuxtemps, HenriHenri Vieuxtemps (Verviers/Belgique, 17 février 1820 – Mustapha/Algérie, 6 juin 1881), violoniste et compositeur. Enfant prodige, il se produisit en concerts à Bruxelles dès l’âge de sept ans, attirant l’attention du violoniste Charles de Bériot qui le fit venir à Paris, où il débuta enLire la suite…, avec la puissance magique de son nom et de son talent, était-il, parmi les virtuoses de ce temps-ci, un des seuls capables d’affronter un tel péril et d’en sortir victorieux. Le plus bel éloge que je puisse faire de la sonate en la mineur de M. RubinsteinRubinstein, AntonAnton Rubinstein (Vikhvatinets/ Ukraine, 28 novembre 1829 – Peterhof/ Russie, 20 novembre 1894), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec A. I. Villoing et fit un tour de l’Europe comme enfant prodige (1840-1843). Sa famille s’installa à Berlin où, de 1844 à 1846, il étudia la comLire la suite…, c’est de dire qu’elle m’a rappelé la sonate en la mineur de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite….

M. RubinsteinRubinstein, AntonAnton Rubinstein (Vikhvatinets/ Ukraine, 28 novembre 1829 – Peterhof/ Russie, 20 novembre 1894), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec A. I. Villoing et fit un tour de l’Europe comme enfant prodige (1840-1843). Sa famille s’installa à Berlin où, de 1844 à 1846, il étudia la comLire la suite… n’a pas joué uniquement de sa musique ; il nous a donné aussi du Chopin, du MendelsohnMendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite… et du BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… : une berceuse, deux romances sans paroles et la Marche des ruines d’Athènes qu’on a fait bisser. L’orchestre a été vaillamment conduit par son jeune chef, M. Adolphe de GrootGroot, Adolphe deAdolphe de Groot ( Frankfort, 20 mai 1819 – Paris, 22 février 1896), chef d’orchestre et compositeur. Fils du clarinettiste David de Groot et frère du pianiste et compositeur Jules de Groot. Il fut chef d’orchestre au Théâtre de la Porte Saint-Martin puis au Châtelet. Il composa la musiquLire la suite….

Je voudrais bien dire un mot de deux petits ouvrages qui viennent d’être joués aux Bouffes-Parisiens ; mais je n’ose pas passer, sans transition, de M. RubinsteinRubinstein, AntonAnton Rubinstein (Vikhvatinets/ Ukraine, 28 novembre 1829 – Peterhof/ Russie, 20 novembre 1894), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec A. I. Villoing et fit un tour de l’Europe comme enfant prodige (1840-1843). Sa famille s’installa à Berlin où, de 1844 à 1846, il étudia la comLire la suite… à M. GastinelGastinel, Leon-Gustave-CyprienLéon-Gustave-Cyprien Gastinel (Villers-les-Pots, 15 août 1823 – Fresnes, 18 octobre 1906), compositeur. Élève de Halévy au Conservatoire, il obtint le premier Prix de Rome en 1843. En 1841 il fut engagé comme violoniste à l’orchestre de l’Opéra-Comique et plus tard comme altiste à la Lire la suite… et à Mlle Pauline ThysThys, PaulinePauline-Marie-Elisa Thys épouse Sébault (Paris, 23 octobre 1835- ? 1909), compositeur. Fille du compositeur et 1er prix de Rome Adolphe Thys, elle composa des romances et des mélodies qui eurent beaucoup de succès ainsi que des opéras-comiques dont elle écrivit souvent les livrets, dont La PoLire la suite…. Ce n’est plus du tout la même musique. Et d’abord, j’ai tort de placer M. GastinelGastinel, Leon-Gustave-CyprienLéon-Gustave-Cyprien Gastinel (Villers-les-Pots, 15 août 1823 – Fresnes, 18 octobre 1906), compositeur. Élève de Halévy au Conservatoire, il obtint le premier Prix de Rome en 1843. En 1841 il fut engagé comme violoniste à l’orchestre de l’Opéra-Comique et plus tard comme altiste à la Lire la suite… et Mlle ThysThys, PaulinePauline-Marie-Elisa Thys épouse Sébault (Paris, 23 octobre 1835- ? 1909), compositeur. Fille du compositeur et 1er prix de Rome Adolphe Thys, elle composa des romances et des mélodies qui eurent beaucoup de succès ainsi que des opéras-comiques dont elle écrivit souvent les livrets, dont La PoLire la suite… sur la même ligne : M. GastinelGastinel, Leon-Gustave-CyprienLéon-Gustave-Cyprien Gastinel (Villers-les-Pots, 15 août 1823 – Fresnes, 18 octobre 1906), compositeur. Élève de Halévy au Conservatoire, il obtint le premier Prix de Rome en 1843. En 1841 il fut engagé comme violoniste à l’orchestre de l’Opéra-Comique et plus tard comme altiste à la Lire la suite… est un lauréat de l’Institut, qui a été à Rome et qui en est revenu ; Mlle ThysThys, PaulinePauline-Marie-Elisa Thys épouse Sébault (Paris, 23 octobre 1835- ? 1909), compositeur. Fille du compositeur et 1er prix de Rome Adolphe Thys, elle composa des romances et des mélodies qui eurent beaucoup de succès ainsi que des opéras-comiques dont elle écrivit souvent les livrets, dont La PoLire la suite… est une débutante. Le poème de M. GastinelGastinel, Leon-Gustave-CyprienLéon-Gustave-Cyprien Gastinel (Villers-les-Pots, 15 août 1823 – Fresnes, 18 octobre 1906), compositeur. Élève de Halévy au Conservatoire, il obtint le premier Prix de Rome en 1843. En 1841 il fut engagé comme violoniste à l’orchestre de l’Opéra-Comique et plus tard comme altiste à la Lire la suite… se nomme l’Opéra aux fenêtresOpéra aux fenêtres, L’L’Opéra aux fenêtres, opérette en un acte sur un livret de Ludovic Halévy, d’après August von Kotzebue, mis en musique par Léon Gastinel et créée aux Bouffes-Parisiens le 5 mai 1857.Lire la suite… ; celui de Mlle ThysThys, PaulinePauline-Marie-Elisa Thys épouse Sébault (Paris, 23 octobre 1835- ? 1909), compositeur. Fille du compositeur et 1er prix de Rome Adolphe Thys, elle composa des romances et des mélodies qui eurent beaucoup de succès ainsi que des opéras-comiques dont elle écrivit souvent les livrets, dont La PoLire la suite… a pour titre la Pomme de Turquie Pomme de Turquie, LaLa Pomme de Turquie, opérette en un acte sur un livret une musique de Pauline Thys et créée aux Bouffes-Parisiens le 9 mai 1857.Lire la suite…; le premier est imité de KotzebueKotzebue, August Friedrich Ferdinand vonAugust Friedrich Ferdinand von Kotzebue (Weimar, 3 mai 1761 – Mannheim, 23 mars 1819), auteur dramatique. Il étudia le droit et devint avocat en 1780. Il fut nommé secrétaire du gouverneur-général de Saint-Pétersbourg puis assesseur à la Haute Cour d’appel de Tallim en 1783. Deux ans plusLire la suite… , le second est de pure invention. Je voudrais bien pouvoir faire marcher de front les analyses de ces deux partitions, mais je m’exposerais à mélanger l’inexpérience, la naïveté même de Mlle ThysThys, PaulinePauline-Marie-Elisa Thys épouse Sébault (Paris, 23 octobre 1835- ? 1909), compositeur. Fille du compositeur et 1er prix de Rome Adolphe Thys, elle composa des romances et des mélodies qui eurent beaucoup de succès ainsi que des opéras-comiques dont elle écrivit souvent les livrets, dont La PoLire la suite… avec la science de contrepointiste et la recherche mélodique de M. Gastinel Gastinel, Leon-Gustave-CyprienLéon-Gustave-Cyprien Gastinel (Villers-les-Pots, 15 août 1823 – Fresnes, 18 octobre 1906), compositeur. Élève de Halévy au Conservatoire, il obtint le premier Prix de Rome en 1843. En 1841 il fut engagé comme violoniste à l’orchestre de l’Opéra-Comique et plus tard comme altiste à la Lire la suite…; les détailler l’une après l’autre, je n’en aurais peut-être ni le temps ni l’espace ; j’aime bien mieux, pour cette fois seulement, ne pas influencer le jugement du public et le laisser libre d’applaudir ou de critiquer ces deux ouvrages. Je suis bien sûr qu’il ira les entendre, mais je ne saurais prévoir ce qu’il en pensera ; malgré le vif intérêt que je porte aux Bouffes-Parisiens, je suis très peu familiarisé avec les mœurs et les goûts des clients de cet heureux théâtre.

Hier, j’ai passé la soirée chez RossiniRossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite… : il y avait fort peu de monde ; ce n’était pas jour de réception officielle. Le grand maestro se tenait à l’écart et évitait de causer. Il a une extinction de voix contre laquelle tous les sirops adoucissants, toutes les boissons goudronnées n’ont rien pu encore. Comme je me félicitais de la prochaine publication des six mélodies qu’il vient de composer, il m’a dit avec une petite moue pleine d’indifférence : « Peuh ! c’est bien peu de chose ; j’ai écrit cela pour ma femme, le matin, pendant qu’elle faisait chauffer mon café au lait. » Et je crois avoir compris que les six mélodies ne seront jamais publiées. Il faudra se faire présenter chez RossiniRossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite… pour les entendre on du moins pour les voir ; et alors, pour peu que RossiniRossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite… soit prévenu du but de votre visite, il mettra dans sa causerie tant d’esprit, tant de charme et de bienveillance, il vous racontera des anecdotes si gaies, si divertissantes, que vous oublierez complètement de lui parler musique.