La Revue française, 10 avril 1857, p. 508-512 (article signé E. Reyer).

Chronique musicale.


Les affiches de concert sont les premières feuilles que le printemps fait pousser à Paris : elles devancent même celles du fameux marronnier des Tuileries, qui, cette année, par parenthèse, a manqué à son rendez-vous : il a été en retard d’une semaine. On ne dira plus maintenant que l’exactitude est la politesse des rois et du marronnier du 20 mars. Bien des gens ont essayé d’expliquer ce défaut de ponctualité de l’arbre par l’approche de la fameuse comète qui, le 15 juin, doit allumer notre globe à la flamme de sa chevelure. Ces gens-là mettent leurs affaires et leur conscience en règle et ne vont pas au concert, en dépit des phrases rassurantes du savant M. BabinetBabinet, JacquesJacques Babinet (Lusignan, 5 mars 1794 – Paris, 21 octobre 1872), physicien, mathématicien et astronome français. Babinet est surtout connu pour ses découvertes en optique. Il établit l’Angstrom comme mesure de la lumière en 1827, en employant la longueur d’onde du Cadmium rouge et énonçaLire la suite…. A ceux-là, du moins, la comète, avant de les incendier, aura rendu un véritable service. Il y a cependant concerts et concerts ; par exemple, je ne confondrai pas l’exécution des SaisonsSaisons, LesLes Saisons (Die Jahreszeiten), oratorio en quatre parties pour trois solistes, chœur et orchestre sur un livret en allemand de Gottfired van Zweiten, d’après le poème éponyme en anglais de James Thompson, mis en musique par Joseph Haydn et créé au palais Schwarzenberg de Vienne le 24 avril Lire la suite… au Conservatoire avec la séance de prestidigitation et de gymnastique donnée chez Herz, chez Pleyel ou chez Érard par tel pianiste dont le nom m’échappe sans que j’aie fait, du reste, le moindre effort pour le retenir. Je ne confondrai pas davantage les intéressantes soirées, les brillantes matinées offertes au public par quelques artistes d’élite avec ces solennités charivariques où de prétentieuses médiocrités, annoncées à grand renfort de réclames, déroulent sérieusement, devant des spectateurs qui bâillent, leurs interminables programmes, tout bourrés de variations et de chansonnettes.

En dehors des concerts publics, nous avons eu, cette année, quelques concerts privés pour lesquels une lettre d’invitation était vraiment une bonne fortune ; nous mettrons de ce nombre les soirées données par M. WolffWolff, Désiré-Auguste-BernardDésiré-Auguste-Bernard Wolff (Paris, 3 mai 1821 – Paris, 9 février 1887), pianiste, compositeur et facteur de pianos. Il étudia au Conservatoire de Paris en obtint un premier prix de piano en 1839. De 1842 à 1847, il fut répétiteur de piano au Conservatoire. En 1850, il entra dans la fabriqLire la suite…, le représentant de la maison Pleyel, et par MM. BrandusBrandus, SamuelSamuel Brandus dit Gemmy Brandus (Berlin, 3 mars 1823 – Paris, 12 février 1873), éditeur. Son frère Louis Brandus lui remit, ainsi qu’à son associé Selim Dufour, la direction de son entreprise en 1854. Gemmy Brandus et Selim Dufour publièrent davantage d’auteurs français (Berlioz, Auber, Lire la suite… et DufourDufour, SelimNe en 17999. Il fut le partenaire associe de Samuel, dit Gemmy, Brandus, ils succedent a Louis Brandus, frere de Gemmy, en 1854. La maison Brandus & Dufour cotoie la faillite malgre son succes et son apparente prosperite. Selim Dufour y engloutit sa fortune et mourut ruine en 1872.Source: DictionnLire la suite…, les directeurs de la Gazette musicale, soirées auxquelles nos artistes les plus en renom se sont empressés de prêter leur concours. Chez M. WolffWolff, Désiré-Auguste-BernardDésiré-Auguste-Bernard Wolff (Paris, 3 mai 1821 – Paris, 9 février 1887), pianiste, compositeur et facteur de pianos. Il étudia au Conservatoire de Paris en obtint un premier prix de piano en 1839. De 1842 à 1847, il fut répétiteur de piano au Conservatoire. En 1850, il entra dans la fabriqLire la suite…, un jeune pianiste qui joue avec un certain style la musique classique, M. Camille Saint-SaensSaint-Saëns, Charles-CamilleCharles-Camille Saint-Saëns (Paris, 9 octobre 1835 – Alger, 16 décembre 1921), pianiste, organiste et compositeur. Il étudia le piano avec Camille Stamaty et donna son premier concert public en 1843. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François Benoist (orgue) et Fromental Halévy (compoLire la suite… [Saint-Saëns]Saint-Saëns, Charles-CamilleCharles-Camille Saint-Saëns (Paris, 9 octobre 1835 – Alger, 16 décembre 1921), pianiste, organiste et compositeur. Il étudia le piano avec Camille Stamaty et donna son premier concert public en 1843. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François Benoist (orgue) et Fromental Halévy (compoLire la suite…, a essayé un nouveau piano à pédales, appelé pédalier. Le jeu des pédales a l’étendue de deux octaves, et les touches, que les pieds mettent eu mouvement, produisent un peu l’effet de pizzicati de contrebasses. Sébastien BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite… a écrit des fugues pour le clavecin à pédales ; M. LemmensLemmens, Jaak-NikolausJaak-Nikolaus Lemmens (Zoerle-Parwys/ Belgique, 3 janvier 1823 – château de Linterpoort près de Malines, 30 janvier 1881), organiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Bruxelles et obtint un premier prix de piano en 1842 et un premier prix d’orgue et d’écriture en 1845. Nommé pLire la suite…, le premier organiste de Bruxelles, nous a joué, l’année dernière, ces mêmes fugues sur un piano d’Érard ; M. Camille Saint-SaënsSaint-Saëns, Charles-CamilleCharles-Camille Saint-Saëns (Paris, 9 octobre 1835 – Alger, 16 décembre 1921), pianiste, organiste et compositeur. Il étudia le piano avec Camille Stamaty et donna son premier concert public en 1843. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François Benoist (orgue) et Fromental Halévy (compoLire la suite… en a exécuté quelques-unes cette année sur un piano de Pleyel : M. BoisselotBoisselot, XavierXavier Boisselot (Montpellier, 3 décembre 1811 – Montpellier, 28 mars 1893), compositeur et facteur de piano. Après ses premières études à Marseille, il entra en 1830 au Conservatoire de musique de Paris d’abord dans la classe de Fétis puis dans celle de Lesueur. Il obtient le 1er Prix de RoLire la suite…, le célèbre facteur marseillais, a adapté aussi le mécanisme de BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite… à l’un des meilleurs instruments de sa fabrique qui a figuré à l’Exposition universelle ; mais je ne pense pas que cette complication soit de nature à tenter une grande quantité d’amateurs ; il faut de sérieuses études et une habitude tout exceptionnelle pour arriver à une exécution nette et brillante ; le travail des mains est déjà assez compliqué aujourd’hui, et d’ailleurs le jeu des pédales supprime les pédales d’expression, qui sont d’un si grand secours à la plupart de nos virtuoses. Si cette innovation ou plutôt cette rénovation n’est pas appelée à une grande popularité, elle a toutefois fourni à M. Saint-SaënsSaint-Saëns, Charles-CamilleCharles-Camille Saint-Saëns (Paris, 9 octobre 1835 – Alger, 16 décembre 1921), pianiste, organiste et compositeur. Il étudia le piano avec Camille Stamaty et donna son premier concert public en 1843. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François Benoist (orgue) et Fromental Halévy (compoLire la suite…, comme à M. LemmensLemmens, Jaak-NikolausJaak-Nikolaus Lemmens (Zoerle-Parwys/ Belgique, 3 janvier 1823 – château de Linterpoort près de Malines, 30 janvier 1881), organiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Bruxelles et obtint un premier prix de piano en 1842 et un premier prix d’orgue et d’écriture en 1845. Nommé pLire la suite…, l’occasion de se faire applaudir dans un exercice qui, pour tenir d’un peu près à la gymnastique, n’en a pas moins un certain intérêt de curiosité, principalement pour les amateurs de fugues, lesquels, malgré la propagande de quelques enthousiastes, sont toujours en grande minorité parmi nous. Après M. Saint-SaënsSaint-Saëns, Charles-CamilleCharles-Camille Saint-Saëns (Paris, 9 octobre 1835 – Alger, 16 décembre 1921), pianiste, organiste et compositeur. Il étudia le piano avec Camille Stamaty et donna son premier concert public en 1843. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François Benoist (orgue) et Fromental Halévy (compoLire la suite…, mademoiselle Marie DussyDussy, MarieMarie Cotteret, dite Dussy (Lyon, 19 août 1828 – Nice, ? mars 1907), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris où elle obtint un deuxième prix d’opéra-comique en 1850, puis débuta l’année suivante à l’Opéra, où elle se produisit jusqu’en 1859. Elle y créa entre autres Le MLire la suite… (de l’Opéra) a chanté la romance de Guillaume TellGuillaume TellGuillaume Tell, opéra en quatre actes sur un livret d’Etienne de Jouy et Hippolyte Bis, d’après Schiller, mis en musique par Gioachino Rossini, créé à l’Opéra de Paris le 3 aout 1829.Lire la suite…Sombres Frères [Sombre Forêt] — avec des fioritures que Rossini a négligé d’écrire et peut-être aussi d’approuver ; puis M. BonnehéeBonnehée, MarcMarc Bonnehée (Moumours/ Basses-Pyrénnées, 2 avril 1828 – Paris, 26 février 1886), baryton. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint, en 1853, les premiers prix d’opéra et de chant et le deuxième prix d’opéra-comique. La même année, il fut engagé à l’Opéra où il débuta Lire la suite… a dit le grand air du sénéchal dans Jean de ParisJean de ParisJean de Paris, opéra-comique en deux actes sur un livret de Claude Godard d’Aucourt de Saint-Just mis en musique par François-Adrien Boieldieu et créé à l’Opéra-Comique le 4 avril 1812.Lire la suite…, en l’embellissant d’un point d’orgue dont je n’ai entendu que la moitié ; je m’en suis allé pendant la seconde partie. M. BonnehéeBonnehée, MarcMarc Bonnehée (Moumours/ Basses-Pyrénnées, 2 avril 1828 – Paris, 26 février 1886), baryton. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint, en 1853, les premiers prix d’opéra et de chant et le deuxième prix d’opéra-comique. La même année, il fut engagé à l’Opéra où il débuta Lire la suite… (de l’Opéra) a pourtant du talent et une fort belle voix. Si je ne craignais de dire une chose par trop banale, j’ajouterais que M. et madame WolffWolff, Désiré-Auguste-BernardDésiré-Auguste-Bernard Wolff (Paris, 3 mai 1821 – Paris, 9 février 1887), pianiste, compositeur et facteur de pianos. Il étudia au Conservatoire de Paris en obtint un premier prix de piano en 1839. De 1842 à 1847, il fut répétiteur de piano au Conservatoire. En 1850, il entra dans la fabriqLire la suite… ont mis à faire les honneurs de leurs salons autant de grâce que de courtoisie. Madame Wolff est la nièce de M. Ambroise Thomas, et c’est sans doute par une flatterie pleine de délicatesse que la baronne de K… s’était parée, pour cette charmante fête, d’un costume mythologique qui la faisait ressembler à l’une des déesses que l’on voit figurer dans l’olympe de l’Opéra-Comique, au troisième acte de PsychéPsychéPsyché, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Ambroise Thomas et créé à l’Opéra-Comique le 26 janvier 1857.Lire la suite…. Il y avait encombrement de célébrités artistiques chez MM. DufourDufour, SelimNe en 17999. Il fut le partenaire associe de Samuel, dit Gemmy, Brandus, ils succedent a Louis Brandus, frere de Gemmy, en 1854. La maison Brandus & Dufour cotoie la faillite malgre son succes et son apparente prosperite. Selim Dufour y engloutit sa fortune et mourut ruine en 1872.Source: DictionnLire la suite… et BrandusBrandus, SamuelSamuel Brandus dit Gemmy Brandus (Berlin, 3 mars 1823 – Paris, 12 février 1873), éditeur. Son frère Louis Brandus lui remit, ainsi qu’à son associé Selim Dufour, la direction de son entreprise en 1854. Gemmy Brandus et Selim Dufour publièrent davantage d’auteurs français (Berlioz, Auber, Lire la suite… : l’élément germanique m’a semblé y dominer ; néanmoins la gaieté française y était représentée, et parfaitement représentée par M. BerthelierBerthelier, Jean-François-PhilibertJJean-François-Philibert Berthelier (Panissières/Loire, 14 décembre 1830 – Paris, 29 septembre 1888), ténor. Chanteur bouffe doté d’une voix claire et juste, il fit ses débuts en 1849 à Poitiers dans La Favorite (Donizetti). Refusé par le Conservatoire de Paris, il fut engagé par OffenbacLire la suite…, le plus amusant et le plus à la mode de nos chanteurs bouffes : madame Sievers [Lucci-Sievers]Lucci Sievers, AntonietteAntonietta Lucci Sievers (? – ?), soprano, professeur de chant et compositeur. Elle était surtout une pédagogue et publia 24 solfeggi per voce di soprano (24 solfèges pour voix de soprano) – Napoli : presso gli editori di musica, Girard & Ci., [185?]. Elle composa aussi des mélodies qu’elleLire la suite…, MM. SivoriSivori, Ernesto CamilloErnesto Camillo Sivori (Gènes, 25 octobre 1815 – Gênes, 19 février 1894), violoniste et compositeur. Élève de Niccolo Paganini, il se produisit dans toute l’Europe, mais surtout à Londres où il fonda en 1845 The Beethoven Quartet Society et collabora avec Berlioz au sein de la New PhilharLire la suite… et VivierVivier, Eugène-LéonEugène-Léon Vivier (Brioude, 4 décembre 1817 – Nice, 24 février 1900), corniste et compositeur. Il abandonna le droit pour se consacrer au cor, qu’il apprit en autodidacte. En 1842, il s’installa à Paris et se produisit en concerts dans sa ville et à l’étranger, souvent aux cotés de Lire la suite… se sont partagé le succès sérieux de la soirée : VivierVivier, Eugène-LéonEugène-Léon Vivier (Brioude, 4 décembre 1817 – Nice, 24 février 1900), corniste et compositeur. Il abandonna le droit pour se consacrer au cor, qu’il apprit en autodidacte. En 1842, il s’installa à Paris et se produisit en concerts dans sa ville et à l’étranger, souvent aux cotés de Lire la suite… a joué sa Chasse fantastiqueChasse fantastique, LaLa Chasse fantastique, solo pour cor d’Eugène Vivier.L’œuvre ne semble pas avoir été publiée. Lire la suite…, et, malgré toute l’attention avec laquelle je l’ai écoutée, je serais bien embarrassé d’expliquer par quels moyens il arrive à produire ce phénomène de quatre notes sonnant simultanément et de la manière la plus distincte. Cet effet est surprenant, et, quoique surprenant, il est très-agréable. Comme Vivier tient à son secret, je ne pense pas qu’il se décide jamais à nous donner lui même la clef de ce mystère : cherche qui voudra, devine qui pourra.

L’exécution des SaisonsSaisons, LesLes Saisons (Die Jahreszeiten), oratorio en quatre parties pour trois solistes, chœur et orchestre sur un livret en allemand de Gottfired van Zweiten, d’après le poème éponyme en anglais de James Thompson, mis en musique par Joseph Haydn et créé au palais Schwarzenberg de Vienne le 24 avril Lire la suite… au Conservatoire a été la grande solennité de l’année. Haydn avait soixante-quinze ans quand il écrivit cet oratorio, qui n’est pourtant pas le moins jeune, le moins mélodique de ses chefs-d’œuvre ; il y a bien quelques longueurs çà et là, un peu de monotonie dans la couleur générale de l’ouvrage ; mais en somme c’est une splendide partition que l’on a religieusement écoutée d’un bout à l’autre, et dont la plupart des morceaux ont été applaudis avec sincérité. Le calme après l’orage, la chasse, la danse des vendangeurs (un air national autrichien), la scène de la veillée, qui renferme un chœur fort original, une chanson (la chanson du rouet) et une délicieuse ballade ont été plus particulièrement goûtés ; le morceau final a un caractère plein de grandeur et de majesté ; il était impossible de mieux exprimer dans le langage musical le sens philosophique des paroles : l’homme fait un retour sur lui-même et compare aux saisons les diverses périodes de la vie. La traduction du texte allemand est de M. RogerRoger, Gustave-HippolyteGustave-Hippolyte Roger (La-Chapelle-Saint-Denis, 17 décembre 1815 – Paris, 12 septembre 1879), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les 1er Prix de chant et d’opéra-comique en 1837. Il débuta le 16 Février 1838 à l’Opéra-Comique dans le rôle de Georges de L’EclairLire la suite…, l’éminent artiste de l’Opéra ; elle est en tous points très-remarquable : sous le poëte, on devine le musicien. M. RogerRoger, Gustave-HippolyteGustave-Hippolyte Roger (La-Chapelle-Saint-Denis, 17 décembre 1815 – Paris, 12 septembre 1879), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les 1er Prix de chant et d’opéra-comique en 1837. Il débuta le 16 Février 1838 à l’Opéra-Comique dans le rôle de Georges de L’EclairLire la suite… a obtenu un double succès de traducteur et d’interprète ; Mlles BoulartBoulart, SophieSophie-Ferdinande-Dorothée Boulart (Montmartre, 3 avril 1836 – Asnières, 14 juin 1889), soprano. Élève de Mme Cinti-Damoreau au Conservatoire de Paris, elle obtint un 1er prix de chant et d’opéra-comique en 1853. Elle débuta en 1853 à l’Opéra-Comique dans Les Noces de Jeannette (MasLire la suite… et Ribault ont pris chacune leur part du rôle de Jeanne auquel elles ont laissé toute sa simplicité, toute sa naïveté rustique ; M. BonnehéeBonnehée, MarcMarc Bonnehée (Moumours/ Basses-Pyrénnées, 2 avril 1828 – Paris, 26 février 1886), baryton. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint, en 1853, les premiers prix d’opéra et de chant et le deuxième prix d’opéra-comique. La même année, il fut engagé à l’Opéra où il débuta Lire la suite… s’est montré plus respectueux pour Haydn que pour Boieldieu : il s’est abstenu d’enjoliver son rôle de points d’orgue et de fioritures que le public érudit du Conservatoire n’eût peut-être pas acceptés, du reste, sans témoigner de sa surprise avec un peu de vivacité. Je n’ai que des éloges à adresser à l’orchestre, à ces messieurs et à ces dames des chœurs, auxquels quatre répétitions ont suffi pour arriver à une exécution irréprochable. Au concert de dimanche dernier, nous avons entendu le trio et le finale de la deuxième partie de la CréationCréation, LaLa Création (Die Schöpfung), oratorio pour soprano, ténor, basse, chœur et orchestre en trois parties sur un livret de Gottfried van Swieten mis en musique par Joseph Haydn et créé en privé au Palais Schwarzenberg de Vienne le 30 avril 1798 puis en public au Burgtheater de Vienne le 19 mars Lire la suite… et un largo en fa dièse d’un quatuor de Haydn joué par tous les instruments à cordes. Le quatuor ainsi exécuté acquiert évidemment beaucoup plus de justesse, mais il perd de son caractère intime ; je ne suis pas très-partisan de ces transformations, et je persiste à trouver que la musique de chambre n’est pas de la musique de concert et ne va pas sans le broc de bière et la pipe de porcelaine. M. StockhausenStockhausen, JuliusJulius Stockhausen (Paris, 22 juillet 1826 – Francfort-sur-le-Main, 22 septembre 1906), baryton. Élève de Manuel Garcia, il débuta à Bâle dans Élie (Mendelssohn, 1848). Il suivit son professeur à Londres, où il chanta en 1850 devant la Reine. Il fut engagé au théâtre de Mannheim pour Lire la suite…, un des rares chanteurs que nous ayons à Paris, a dit très-purement et avec le style qui convient à ce genre de musique, un air d’ÆtiusEzio (Ætius)Ezio (Ætius), opera seria en trois actes sur un livret de Metastasio, mis en musique par Georg Friedrich Haendel, créé au King’s Theater de Londres le 15 janvier 1732. Cet opéra n’a pas de rôle pour voix de baryton. Comme il était de coutume de transposer les rôles masculins chantés par Lire la suite…, opéra de Haendel. Puis on est arrivé au morceau capital du programme, le Songe d’une nuit d’étéSonge d’une nuit d’étéSonge d’une nuit d’été (Ein Sommernachtstraum), ouverture (Op. 21) et musique de scène (Op. 61) de Felix Mendelssohn pour la comédie de Shakespeare traduite par August Wilhelm Schlegel, créée au Neues Schloss à Potsdam le 14 octobre 1843.Lire la suite…, de MendelsohnMendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite… [Mendelssohn]Mendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite…. Chaque année cette poétique conception est mieux comprise ; et je crois bien que le coloris de l’instrumentation y aide beaucoup. Les bourdonnements de la flûte dans le grave et de l’alto accompagnant les couplets de la seconde partie ont été très-remarqués ; ces couplets, chantés par Mlle BoulartBoulart, SophieSophie-Ferdinande-Dorothée Boulart (Montmartre, 3 avril 1836 – Asnières, 14 juin 1889), soprano. Élève de Mme Cinti-Damoreau au Conservatoire de Paris, elle obtint un 1er prix de chant et d’opéra-comique en 1853. Elle débuta en 1853 à l’Opéra-Comique dans Les Noces de Jeannette (MasLire la suite…, ont dû rappeler à la jeune artiste ses premiers succès au Conservatoire, car il me semble que c’est par cela qu’elle a débuté avant d’entrer à l’Opéra-Comique. Les délicates évolutions des instruments à vent qui terminent le scherzo sont d’un effet très-piquant ; le finale en mouvement de marche est une des plus belles pages symphoniques que nous connaissions ; c’est d’un grandiose, d’une ampleur dignes de Beethoven ; les cymbales y sont employées sans la grosse-caisse, et nous voudrions bien que cette manière intelligente de se servir des instruments à percussion, pour augmenter la puissance de l’orchestre sans arriver au bruit et à la confusion, fût imitée dans quelques-unes de nos compositions modernes. Cette séance, qui est la septième (déjà !), commençait par la symphonie en fa de Beethoven : une belle préface digne de ce beau concert. Plusieurs abonnés ont exprimé le désir d’entendre une seconde fois, cette année, les SaisonsSaisons, LesLes Saisons (Die Jahreszeiten), oratorio en quatre parties pour trois solistes, chœur et orchestre sur un livret en allemand de Gottfired van Zweiten, d’après le poème éponyme en anglais de James Thompson, mis en musique par Joseph Haydn et créé au palais Schwarzenberg de Vienne le 24 avril Lire la suite… d’Haydn. Je ne sais encore comment cette demande sera accueillie par le tout-puissant M. GirardGiraud, FredericFrédéric Giraud (Isle-sur-sorgues/Vaucluse, 3 juin 1827 – ?), violoniste. Il fut un élève de Jacques-Féréol Mazas, Victor Morrel et Jean-Louis Cherblanc. Il etait 2nd violon à l’orchestre du Grand-Théâtre de Lyon en 1846, 2nd violon solo à celui du Théâtre-Lyrique à Paris en 1847 puisLire la suite….

Le nouveau ballet de M. AuberAuber, Daniel-François-EspritDaniel-François-Esprit Auber (Caen, 29 janvier 1782 – Paris, 12 mai 1871), compositeur. Sa famille était aisée et le prépara aux affaires tout en lui enseignant la musique, dans laquelle il montra très tôt son talent de chanteur (baryton), de pianiste, de violoniste et de violoncelliste. LesLire la suite…, Marco SpadaMarco Spada – BalletMarco-Spada, ballet en trois actes sur un livret de et Joseph Mazilier adapté de l’opéra-comique Marco Spada d’Auber, une chorégraphie de Joseph Mazilier et une musique de Daniel-François-Esprit Auber créé à l’Opéra de Paris le 1er avril 1857.Lire la suite…, puise la majeure partie de son intérêt dans le tournoi chorégraphique dont il est le prétexte entre Mmes FerrarisFerraris, AmaliaAmalia Ferraris (Voghera/ Italie, ca. 1830 – Florence, 8 février 1904), ballerine. Elle étudia à Turin avec Claudio Chouchoux puis à Milan avec Carlo Blasis. En 1841, elle débuta à la Scala dans La Sylphide puis interpréta le rôle de Myrta dans Giselle au Teatro Regio de Turin l’année Lire la suite… et RosatiRosati, CarolinaCarolina Rosati, née Galetti (Bologna, 13 décembre 1826 – Vallauris/Alpes maritimes, 18 mai 1905), danseuse. Elle étudia avec Carlo Blasis et débuta sur scène à l’age de sept ans. Elle se produisit dans plusieurs villes d’Italie (Rome, Trieste, Parme) avant d’affirmer sa renommée à lLire la suite…. J’ai consulté les plus expérimentés et les plus vieux habitués de l’orchestre pour savoir à laquelle de ces deux étoiles il convenait d’accorder la palme, et, malgré cela, je suis encore dans une indécision complète. Mes études en matière de danse ont été très-bornées : s’il s’agissait de me prononcer entre deux danseurs, mon embarras ne serait pas le même, tout homme qui danse me paraissant parfaitement ridicule : les hommes ne devraient figurer dans les ballets que comme mimes ; les évolutions de ces messieurs, emmaillotés dans des étoffes claires, ne valent pas pour moi les exercices du trapèze au bout d’une échelle ou d’une perche de cinquante pieds de haut, exécutés au Cirque ou sur la place publique. Le sujet de Marco SpadaMarco Spada – BalletMarco-Spada, ballet en trois actes sur un livret de et Joseph Mazilier adapté de l’opéra-comique Marco Spada d’Auber, une chorégraphie de Joseph Mazilier et une musique de Daniel-François-Esprit Auber créé à l’Opéra de Paris le 1er avril 1857.Lire la suite…, vous le connaissez : il est emprunté tout entier au libretto de l’opéra-comique de M. Scribe Scribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite…; quant à la musique, c’est un pot-pourri des plus jolis motifs de M. AuberAuber, Daniel-François-EspritDaniel-François-Esprit Auber (Caen, 29 janvier 1782 – Paris, 12 mai 1871), compositeur. Sa famille était aisée et le prépara aux affaires tout en lui enseignant la musique, dans laquelle il montra très tôt son talent de chanteur (baryton), de pianiste, de violoniste et de violoncelliste. LesLire la suite…. Fra DiavoloFra DiavoloFra Diavolo, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Daniel-François-Esprit Auber et créé à l’Opéra-Comique le 23 janvier 1830.Lire la suite…, HaydéeHaydée ou Le SecretHaydée ou Le Secret, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Daniel-François-Esprit Auber et créé à l’Opéra-Comique le 28 décembre 1847.Lire la suite…, le Concert à la courConcert à la cour, LeLe Concert à la cour, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe et Honoré-Marie-Joseph Duveyrier-Mélesville mis en musique par Daniel-François-Esprit Auber et créé à l’Opéra-Comique le 3 juin 1824.Lire la suite…, la BarcarolleBarcarolle, LaLa Barcarolle, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Daniel-François-Esprit Auber et créé à l’Opéra-Comique le 22 avril 1845.Lire la suite…, FiorellaFiorellaFiorella, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Daniel-François-Esprit Auber et créé à l’Opéra-Comique le 28 novembre 1826.Lire la suite…, le Duc d’OlonneDuc d’Olonne, LeLe Duc d’Olonne, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe et Joseph-Xavier Bonifave dit Saintine mis en musique par Daniel-François-Esprit Auber et créé à l’Opéra-Comique le 4 février 1842.Lire la suite…, la SirèneSirène, LaLa Sirène, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Daniel-François-Esprit Auber et créé à l’Opéra-Comique le 26 mars 1844.Lire la suite… et les Diamants de la couronneDiamants de la couronne, LesLes Diamants de la couronne, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe et Henri de Saint-Georges mis en musique par Daniel-François-Esprit Auber et créé à l’Opéra-Comique le 6 mars 1841.Lire la suite…, tout aussi bien que Marco SpadaMarco Spada – BalletMarco-Spada, ballet en trois actes sur un livret de et Joseph Mazilier adapté de l’opéra-comique Marco Spada d’Auber, une chorégraphie de Joseph Mazilier et une musique de Daniel-François-Esprit Auber créé à l’Opéra de Paris le 1er avril 1857.Lire la suite…, ont fourni leur contingent mélodique à ce charmant écrit où brillent aussi, çà et là, quelques perles, moins précieuses peut-être, mais plus nouvelles : les airs composés par le maître pour ce qui s’appelle, en style chorégraphique, des divertissements. M. AuberAuber, Daniel-François-EspritDaniel-François-Esprit Auber (Caen, 29 janvier 1782 – Paris, 12 mai 1871), compositeur. Sa famille était aisée et le prépara aux affaires tout en lui enseignant la musique, dans laquelle il montra très tôt son talent de chanteur (baryton), de pianiste, de violoniste et de violoncelliste. LesLire la suite… aurait pu écrire une partition originale que l’on aurait écoutée, sinon avec plus de plaisir, du moins avec plus d’intérêt ; s’il ne l’a pas fait, c’est qu’il avait des raisons pour ne pas le faire. La musique de Marco SpadaMarco Spada – BalletMarco-Spada, ballet en trois actes sur un livret de et Joseph Mazilier adapté de l’opéra-comique Marco Spada d’Auber, une chorégraphie de Joseph Mazilier et une musique de Daniel-François-Esprit Auber créé à l’Opéra de Paris le 1er avril 1857.Lire la suite…, toute rétrospective qu’elle est, assure à ce ballet un très-grand succès ; les grâces de Mmes RosatiRosati, CarolinaCarolina Rosati, née Galetti (Bologna, 13 décembre 1826 – Vallauris/Alpes maritimes, 18 mai 1905), danseuse. Elle étudia avec Carlo Blasis et débuta sur scène à l’age de sept ans. Elle se produisit dans plusieurs villes d’Italie (Rome, Trieste, Parme) avant d’affirmer sa renommée à lLire la suite… et FerrarisFerraris, AmaliaAmalia Ferraris (Voghera/ Italie, ca. 1830 – Florence, 8 février 1904), ballerine. Elle étudia à Turin avec Claudio Chouchoux puis à Milan avec Carlo Blasis. En 1841, elle débuta à la Scala dans La Sylphide puis interpréta le rôle de Myrta dans Giselle au Teatro Regio de Turin l’année Lire la suite… y contribueront beaucoup ; le poëme y contribuera aussi, mais dans des proportions plus modestes, j’imagine.

Le soir de la répétition générale du ballet de M. AuberAuber, Daniel-François-EspritDaniel-François-Esprit Auber (Caen, 29 janvier 1782 – Paris, 12 mai 1871), compositeur. Sa famille était aisée et le prépara aux affaires tout en lui enseignant la musique, dans laquelle il montra très tôt son talent de chanteur (baryton), de pianiste, de violoniste et de violoncelliste. LesLire la suite…, Mme FarrencFarrenc, Jeanne-LouiseJeanne-Louise Farrenc, née Dumont (Paris, 31 mai 1804 – Paris 15 septembre 1875), compositeur et pianiste. Elle étudia le piano avec Anne-Élisabeth Soria, élève de Clémenti et la composition avec Antonin Reicha. Elle enseigna le piano au Conservatoire de Paris de 1842 jusqu’à sa retraite Lire la suite… donnait un concert dans les salons de M. Érard. Plusieurs artistes de l’Opéra, qui avaient promis leur concours à l’éminent professeur du Conservatoire, ont été empêchés, et le programme a dû être changé : nous y avons perdu MM. GoufféGouffé, AchilleAchille-Henry-Hector Gouffé (Pontoise, 4 novembre 1804 – Paris, 31 août 1874), contrebassiste. Il fut contrebassiste à la Société des Concerts du Conservatoire et à l’Opéra. De 1836 à 1874, il organisa chez lui des séances de musique de chambre qui furent très suivies et auxquelles partiLire la suite…, DorusDorus, LouisVincent-Joseph van Steenkiste, dit Louis Dorus (Valenciennes, 1er mars 1813 – Étretat, 9 juin 1896), flûtiste.En 1828, il obtint un premier prix de flûte au Conservatoire de Paris et fut engagé comme flûte solo à l’Opéra en 1835. Il y restera jusqu’en 1866. En 1847 il fut un des fondatLire la suite…, LeroyLeroy, Adolphe-MartheAdolphe-Marthe Leroy (Saint-Germain-en-Laye, 16 août 1827 – Argenteuil, 1er septembre 1880), clarinettiste. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un premier prix en 1845. Membre de la Société des Concerts du Conservatoire à partir de 1851 et de la Chapelle impériale en 1853, il jouaLire la suite… et Rousselot Rousselot, Joseph-FrancoisJoseph-François Rousselot (Nîmes, 6 février 1803 – Argenteuil, 4 septembre 1880), corniste. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un premier prix de cor en 1823 dans la classe de Louis-François Dauprat. De 1828 à 1838, il joua dans l’orchestre de la Société des Concerts du CLire la suite…; il nous est resté M. AlardAlard, Delphin-JeanDelphin-Jean Alard (Bayonne, 8 mars 1815 – Paris, 22 février 1888), violoniste, pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Habeneck, Fétis et Halévy et obtint un premier prix de violon à l’unanimité en 1830. Il fut soliste à la Société des Concerts du ConservatoLire la suite… et M. LeeLee, SébastienSebastian [Sébastien] Lee (Hambourg, 24 décembre 1805 – Hambourg, 4 janvier 1887), violoncelliste et compositeur. Après ses études à Hambourg, il se produisit en tournées en Allemagne avant de venir en 1832 à Paris, où il fréquenta les musiciens qui faisaient de la musique de chambre, parLire la suite…. Un trio inédit pour piano, violon et violoncelle, était la pièce principale de la soirée. Cette œuvre, que j’avais déjà entendue dans une réunion intime, chez l’auteur, et dont j’ai rendu compte, a été magistralement exécutée ; je puis ajouter, sans entrer dans plus de détails, que l’artiste qui a écrit une page d’une facture aussi élevée, d’un style aussi correct, aussi ferme, aussi classique en un mot, est un compositeur du premier ordre. On a joué dernièrement au Conservatoire une symphonie de M. ReberReber, Napoléon-HenriNapoléon-Henri Reber (Mulhouse, 21 octobre 1807 – Paris, 24 novembre 1880), compositeur. Il entra au Conservatoire de Paris en 1828 où il fut l’élève de Lesueur pour la composition. Il fut nommé professeur d’harmonie au Conservatoire en 1851 et de composition en 1862 à la suite d’HalLire la suite…, dans laquelle il y a des parties très-remarquables, le public a parfaitement accueilli cette production d’un auteur vivant ; Mme FarrencFarrenc, Jeanne-LouiseJeanne-Louise Farrenc, née Dumont (Paris, 31 mai 1804 – Paris 15 septembre 1875), compositeur et pianiste. Elle étudia le piano avec Anne-Élisabeth Soria, élève de Clémenti et la composition avec Antonin Reicha. Elle enseigna le piano au Conservatoire de Paris de 1842 jusqu’à sa retraite Lire la suite… a eu le même honneur et le même succès il y a quelques années ; je crois que la Société des Concerts ferait acte de justice et de galanterie en renouvelant en faveur de Mme FarrencFarrenc, Jeanne-LouiseJeanne-Louise Farrenc, née Dumont (Paris, 31 mai 1804 – Paris 15 septembre 1875), compositeur et pianiste. Elle étudia le piano avec Anne-Élisabeth Soria, élève de Clémenti et la composition avec Antonin Reicha. Elle enseigna le piano au Conservatoire de Paris de 1842 jusqu’à sa retraite Lire la suite… une tentative qui a si bien réussi une première fois. M. ReichardtReichardt, AlexandreAlexandre Reichardt (Pak/Hongrie, 17 avril 1825 – Boulogne-sur-mer, 14 mars 1885), ténor. Il débuta à Lwiw (Ukraine) dans le rôle de Rodrigo d’Otello (Rossini). Il étudia à Vienne avec Angelica Catalani et Giovanni Gentiluomo et fut engagé de 1843 à 1851 dans la troupe de l’Opéra de VieLire la suite…, jeune ténor des théâtres de Vienne et de Londres, a chanté des lieder allemands avec une voix un peu faible, mais très-sympathique, et une excellente méthode. Mlle Sabatier-BlotSabatier-Blot, Sophie-MariaSophie-Maria Sabatier-Blot (Guise/ Aisne, 6 septembre 1839 – Paris, 17 octobre 1891), pianiste. Elle étudia au Conservatoire de Paris, où elle obtint en 1856 un deuxième prix de solfège, avant d’obtenir en 1860 un premier prix de piano dans la classe de Louise Farrenc.Lire la suite…, élève de Mme FarrencFarrenc, Jeanne-LouiseJeanne-Louise Farrenc, née Dumont (Paris, 31 mai 1804 – Paris 15 septembre 1875), compositeur et pianiste. Elle étudia le piano avec Anne-Élisabeth Soria, élève de Clémenti et la composition avec Antonin Reicha. Elle enseigna le piano au Conservatoire de Paris de 1842 jusqu’à sa retraite Lire la suite…, a exécuté, avec une délicatesse et une pureté de doigts très-remarquables, de charmantes études de son professeur, et M. AlardAlard, Delphin-JeanDelphin-Jean Alard (Bayonne, 8 mars 1815 – Paris, 22 février 1888), violoniste, pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Habeneck, Fétis et Halévy et obtint un premier prix de violon à l’unanimité en 1830. Il fut soliste à la Société des Concerts du ConservatoLire la suite… a joué avec Mme FarrencFarrenc, Jeanne-LouiseJeanne-Louise Farrenc, née Dumont (Paris, 31 mai 1804 – Paris 15 septembre 1875), compositeur et pianiste. Elle étudia le piano avec Anne-Élisabeth Soria, élève de Clémenti et la composition avec Antonin Reicha. Elle enseigna le piano au Conservatoire de Paris de 1842 jusqu’à sa retraite Lire la suite… une sonate en utSonge d’une nuit d’étéSonge d’une nuit d’été (Ein Sommernachtstraum), ouverture (Op. 21) et musique de scène (Op. 61) de Felix Mendelssohn pour la comédie de Shakespeare traduite par August Wilhelm Schlegel, créée au Neues Schloss à Potsdam le 14 octobre 1843.Lire la suite… mineur, composée par elle, dont l’andante surtout est un chef-d’œuvre de grâce et de mélodie. Voilà un concert où il n’y avait pas la moindre chansonnette, et je vous assure que l’attention et la sympathie du public n’ont pas faibli un seul instant.

Je regrette que le défaut d’espace m’empêche de donner autre chose qu’un souvenir aux concerts de M. et Mme DeloffreDeloffre, Louis-Michel AdolpheLouis-Michel-Adolphe Deloffre (Paris, 28 juillet 1817 – Paris, 8 janvier 1876), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia le violon d’abord avec son père, puis avec Bellon, Lafont et enfin Baillot. En 1836, il partit avec le chef d’orchestre Louis Jullien à Londres où il fut violon solo Lire la suite…, de Mlle LaguesseLaguesse, JoséphineJoséphine Laguesse (? – Hyères, 26 septembre 1866), pianiste. Elle enseignait le piano et donnait des concerts de musique de chambre à Paris. Elle composa plusieurs pièces pour piano (polkas, mazurkas, fantaisies etc.)Sources : La Revue artistique et littéraire, 1863 ; Le Ménestrel 13 marsLire la suite…, de MM. BragaBraga, GaetanoGaetano Braga (Giulianova/ Abruzzi (Italie), 9 juin 1829 – Milan, 21 novembre 1807). Violoncelliste et compositeur. De 1841 à 1852, il étudia au Conservatoire de Naples avec Ciandelli et Saverio Mercadante. Son premier opéra, Alina, fut représenté en 1853 au Teatro Fondo de Naples. Il partit Lire la suite…, Frédéric GiraudGiraud, FredericFrédéric Giraud (Isle-sur-sorgues/Vaucluse, 3 juin 1827 – ?), violoniste. Il fut un élève de Jacques-Féréol Mazas, Victor Morrel et Jean-Louis Cherblanc. Il etait 2nd violon à l’orchestre du Grand-Théâtre de Lyon en 1846, 2nd violon solo à celui du Théâtre-Lyrique à Paris en 1847 puisLire la suite…, et aux intéressantes séances de quatuors de M. le comte de Stanlein[Stainlein].

A dimanche prochain la grande soirée de Théodore RitterRitter, ThéodoreToussaint Prévost [Prévost-Ritter], dit Théodore Ritter (Nantes, 5 avril 1840 – Paris, 6 avril 1886), pianiste et compositeur. Il fut l’unique élève de Berlioz, qui lui confia la réduction pour piano de L’Enfance du Christ et de Romeo et Juliette. Il excellait dans l’interprétation deLire la suite…. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… a pris sous son patronage le début du jeune maestro, et il dirigera lui-même l’orchestre.