L’Athenæum français, 1er mars 1856, p. 170-171 (article signé E. Reyer).

Chronique musicale.

Théâtre-Italien : L’assedio di FirenzeAssedio di Firenze, L’L’Assedio di Firenze, (Le Siège de Florence), dramma lirico en trois actes sur un livret en italien de Filippo Manetta et Carlo Corghi mis en musique par Giovanni Bottesini et créé au Théâtre-Italien à Paris le 21 février 1856.Lire la suite…, opéra en trois [quatre] actes, musique de M. BottesiniBottesini, GiovanniGiovanni Bottesini (Crema, 22 décembre 1821 – Parme, 7 juillet 1889), contrebassiste et compositeur. Il étudia la contrebasse, l’harmonie, le contrepoint et la composition au Conservatoire de Milan. Très doué, il finit brillamment ses études en 1839, donna son premier concert à Crema en 18Lire la suite…. — La nouvelle direction du Théâtre-Lyrique. — Concert de M. LemmensLemmens, Jaak-NikolausJaak-Nikolaus Lemmens (Zoerle-Parwys/ Belgique, 3 janvier 1823 – château de Linterpoort près de Malines, 30 janvier 1881), organiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Bruxelles et obtint un premier prix de piano en 1842 et un premier prix d’orgue et d’écriture en 1845. Nommé pLire la suite….


Dans l’Assedio di FirenzeAssedio di Firenze, L’L’Assedio di Firenze, (Le Siège de Florence), dramma lirico en trois actes sur un livret en italien de Filippo Manetta et Carlo Corghi mis en musique par Giovanni Bottesini et créé au Théâtre-Italien à Paris le 21 février 1856.Lire la suite… (est-il bien nécessaire de traduire : le Siège de Florence ?) le parolier a agréablement mêlé la fiction à l’histoire, et en somme il a fait un poëme qui vaut bien les trois quarts des livrets italiens ; s’il n’a pas montré beaucoup d’invention, il a du moins cousu assez habilement ensemble des situations dramatiques et d’autres qui ne sont pas tout à fait dépourvues d’intérêt ; Michel-Ange joue un rôle épisodique dans l’action et paraît dans son atelier entouré d’ébauches qui sont déjà des chefs-d’œuvre : deux amants étant donnés, un traître se met à la traverse de leurs amours, et revêtu de la robe monacale, poursuit Juliette jusque dans les sombres arceaux du couvent où elle s’est réfugiée ; un vieillard à barbe grise remplit, avec beaucoup d’onction et de dignité, le rôle de la Providence, et au tableau final il traditore perce d’un coup d’épée la poitrine de Roméo. Il y a dans ce drame des scènes d’amour au milieu de scènes d’épouvante ; le cliquetis des armes s’entend au loin pendant que les deux amants échangent les serments les plus tendres ; les menaces du traître et les supplications de la victime sont accompagnées par les sons de l’orgue et les chastes accents des jeunes recluses ; le peuple promène son insouciance et sa chanson sous les murs du cloître, et par conséquent rien de ce qui peut séduire l’imagination d’un compositeur italien n’a été omis par le librettiste, auquel il revient de droit une bonne part du succès. M. BottesiniBottesini, GiovanniGiovanni Bottesini (Crema, 22 décembre 1821 – Parme, 7 juillet 1889), contrebassiste et compositeur. Il étudia la contrebasse, l’harmonie, le contrepoint et la composition au Conservatoire de Milan. Très doué, il finit brillamment ses études en 1839, donna son premier concert à Crema en 18Lire la suite… nous était déjà connu comme un contre-bassiste merveilleux, extraordinaire et comme un chef d’orchestre assez médiocre ; il vient de conquérir une place honorable parmi les compositeurs dramatiques : sous le rapport de l’instrumentation, de la combinaison des timbres et du travail des accompagnements, l’Assedio di FirenzeAssedio di Firenze, L’L’Assedio di Firenze, (Le Siège de Florence), dramma lirico en trois actes sur un livret en italien de Filippo Manetta et Carlo Corghi mis en musique par Giovanni Bottesini et créé au Théâtre-Italien à Paris le 21 février 1856.Lire la suite… est bien supérieur à la plupart des opéras italiens que je connais, et particulièrement à ceux de M. Verdi Verdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite…; ce talent dans le maniement de l’orchestre n’a pas été très-apprécié du public en général, mais il n’est pas passé inaperçu aux yeux des artistes ; les rares mélodies que l’on rencontre dans l’ouvrage de M. BottesiniBottesini, GiovanniGiovanni Bottesini (Crema, 22 décembre 1821 – Parme, 7 juillet 1889), contrebassiste et compositeur. Il étudia la contrebasse, l’harmonie, le contrepoint et la composition au Conservatoire de Milan. Très doué, il finit brillamment ses études en 1839, donna son premier concert à Crema en 18Lire la suite… ne sont pas frappées au coin d’une très-grande originalité ; cependant à moins d’avoir une aversion bien prononcée pour la musique italienne, on les écoute volontiers et on ne doit pas éprouver une grande difficulté à les retenir ; dans les morceaux d’ensemble, l’imitation du style de M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite… est un peu trop évidente ; je citerai néanmoins le final du second acte, qui est parfaitement développé et dans lequel, à la suite d’un decrescendo tout à fait inattendu et dont l’effet a une certaine nouveauté, on entend une phrase délicieuse, d’une grâce et d’une suavité remarquables. Je ne sais si le motif du chœur chanté dans la coulisse est populaire en Italie ou s’il est de l’invention de M. BottesiniBottesini, GiovanniGiovanni Bottesini (Crema, 22 décembre 1821 – Parme, 7 juillet 1889), contrebassiste et compositeur. Il étudia la contrebasse, l’harmonie, le contrepoint et la composition au Conservatoire de Milan. Très doué, il finit brillamment ses études en 1839, donna son premier concert à Crema en 18Lire la suite…, mais je dois déclarer qu’il est des plus heureux et qu’on l’a fort applaudi. M. MarioMario, Giovanni Matteo Mario, Cavaliere di Candia, ditGiovanni Matteo Mario, Cavaliere di Candia, dit Mario (Cagliari, 17 octobre 1810 – Rome, 11 novembre 1883), ténor. Il débuta à l’Opéra de Paris en 1838 et au Théâtre-Italien en 1839. Là, de 1840 à 1850, il chanta aux côtés de sa compagne Giulia Grisi reprenant les rôles de Rubini et crLire la suite… chante, avec le peu de voix qui lui reste, une romance qui n’a rien de saillant et qu’on a eu le tort de faire bisser ; la cavatine de Mme PencoPenco, RosinaRosina Penco (Naples, 8 avril 1823 – Porretta près Bologne, 2 novembre 1894), soprano. Elle débuta sa carrière dans les théâtres dans les pays scandinaves en 1847/48 (Copenhague et Stockholm) avec beaucoup de succès dans œuvres de Donizetti et Verdi. En 1850, elle se produisit dans les théLire la suite… renferme quelques passages bien réussis que le talent de la cantatrice fait ressortir avec un art et un sentiment parfaits. Mme PencoPenco, RosinaRosina Penco (Naples, 8 avril 1823 – Porretta près Bologne, 2 novembre 1894), soprano. Elle débuta sa carrière dans les théâtres dans les pays scandinaves en 1847/48 (Copenhague et Stockholm) avec beaucoup de succès dans œuvres de Donizetti et Verdi. En 1850, elle se produisit dans les théLire la suite… n’arrive pas à l’exagération, si commune à la majeure partie des cantatrices italiennes de la nouvelle école ; elle se tient dans de sages limites ; sa méthode est excellente, et elle chante avec beaucoup de goût et de pureté. Si l’Assedio di FirenzeAssedio di Firenze, L’L’Assedio di Firenze, (Le Siège de Florence), dramma lirico en trois actes sur un livret en italien de Filippo Manetta et Carlo Corghi mis en musique par Giovanni Bottesini et créé au Théâtre-Italien à Paris le 21 février 1856.Lire la suite… ne remplit pas autant que le TrovatoreTrovatore, IlIl Trovatore, opéra en quatre actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano  complété par Leone Emanuele Bardare et mis en musique par Giuseppe Verdi. L’œuvre fut créée au Théâtre Apollo à Rome le 19 janvier 1853 et au Théâtre-Italien à Paris le 23 décembre 1854.Lire la suite…, par exemple, la caisse du Théâtre-Italien, ce n’est pas une raison pour que cet ouvrage ne mérite pas de rester au répertoire à côté de bien d’autres que le caprice du public a acclamés comme de véritables chefs-d’œuvre. Dans tous les cas il ne peut qu’ajouter à la réputation que M. BottesiniBottesini, GiovanniGiovanni Bottesini (Crema, 22 décembre 1821 – Parme, 7 juillet 1889), contrebassiste et compositeur. Il étudia la contrebasse, l’harmonie, le contrepoint et la composition au Conservatoire de Milan. Très doué, il finit brillamment ses études en 1839, donna son premier concert à Crema en 18Lire la suite… a déjà acquise dans le monde artiste.

M. PellegrinPellegrin, PierrePierre Pellegrin, (Carcassonne, 30 avril 1794 – Toulon, 25 juin 1877), directeur. Il fut directeur du Grand-Théâtre de Toulon de 1833-36, de 1838-44, et de 1846-47. Après avoir dirigé le Théâtre du Gymnase à Marseille, il fut nommé directeur du Grand-Théâtre de Marseille du 21 Novembre 184Lire la suite… vient de donner sa démission de directeur du Théâtre-Lyrique ; il nous paraît inutile de faire connaître les motifs qui ont provoqué cette démission : nous dirons simplement qu’elle a été acceptée. M. CarvalhoCarvalho, LéonLéon Cavaille, dit Carvalho (Port-Louis/ Île Maurice, 18 janvier 1825 – Paris, 29 décembre 1897), baryton et directeur.Après de bonnes études de chant au Conservatoire de Paris, il débuta le 2 Juin 1849 dans Scapin de Gilles ravisseur (Grisar) à l’Opéra-comique et tint plusieurs rôlesLire la suite…, le mari de Mme Miollan-CarvalhoMiolan-Carvalho, Marie-CarolineMarie-Caroline Félix-Miolan épouse Calvalho (Marseille, 31 décembre 1827 – Paris, 10 juillet 1895), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Duprez et obtint le 1er prix de chant en 1847. Elle débuta à l’Opéra-Comique en Mai 1850 dans L’Ambassadrice (Auber). Elle participa à Lire la suite… [Miolan-Carvalho]Miolan-Carvalho, Marie-CarolineMarie-Caroline Félix-Miolan épouse Calvalho (Marseille, 31 décembre 1827 – Paris, 10 juillet 1895), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Duprez et obtint le 1er prix de chant en 1847. Elle débuta à l’Opéra-Comique en Mai 1850 dans L’Ambassadrice (Auber). Elle participa à Lire la suite…, remplace M. PellegrinPellegrin, PierrePierre Pellegrin, (Carcassonne, 30 avril 1794 – Toulon, 25 juin 1877), directeur. Il fut directeur du Grand-Théâtre de Toulon de 1833-36, de 1838-44, et de 1846-47. Après avoir dirigé le Théâtre du Gymnase à Marseille, il fut nommé directeur du Grand-Théâtre de Marseille du 21 Novembre 184Lire la suite… et, immédiatement après l’installation du nouveau directeur, on a repris les répétitions de la FanchonetteFanchonnette, LaLa Fanchonnette, opéra-comique en trois actes sur un livret de Henri de Saint-Georges et Adolphe de Leuven, mis en musique par Louis Clapisson et créé au Théâtre-Lyrique le 1er mars 1856.Lire la suite…. Cette œuvre, due à la collaboration de MM. ClapissonClapisson, Antoine-LouisAntoine-Louis Clapisson (Naples, 5 septembre 1808 – Paris, 19 mars 1866), compositeur. Il étudia le violon d’abord à Bordeaux puis avec Habeneck au Conservatoire de Paris. En 1832 il fut engagé comme violoniste au Théâtre-Italien et composa à partir de 1839 de nombreuses romances dont certLire la suite…, de LeuwenLeuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 – Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d’un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite… [Leuven]Leuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 – Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d’un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite… et Saint-GeorgesSaint-Georges, Jules-Henri Vernoy deJules-Henri Vernoy de Saint-Georges (Paris, 7 novembre 1799 – Paris, 23 décembre 1875), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit d’abord un roman puis il se tourna vers la scène et écrivit plusieurs comédies, drames et vaudevilles et produisit pendant cinquante ans des livrets d’opéras eLire la suite…, annoncée depuis si longtemps par l’affiche, si impatiemment attendue par tous ceux qui s’intéressent à la fortune du Théâtre-Lyrique, doit voir le jour au commencement de la semaine prochaine. On en fait d’avance le plus grand éloge….. M. CarvalhoCarvalho, LéonLéon Cavaille, dit Carvalho (Port-Louis/ Île Maurice, 18 janvier 1825 – Paris, 29 décembre 1897), baryton et directeur.Après de bonnes études de chant au Conservatoire de Paris, il débuta le 2 Juin 1849 dans Scapin de Gilles ravisseur (Grisar) à l’Opéra-comique et tint plusieurs rôlesLire la suite… est un artiste qui a tenu très-honorablement l’emploi de basse chantante à l’Opéra-Comique ; il est jeune, intelligent et plein de zèle ; peut-être comprendra-t-il que ce n’est pas sur le succès d’un pont-neuf ou l’engouement excité momentanément par une cantatrice qu’un directeur habile doit fonder toutes ses espérances. En attendant M. CarvalhoCarvalho, LéonLéon Cavaille, dit Carvalho (Port-Louis/ Île Maurice, 18 janvier 1825 – Paris, 29 décembre 1897), baryton et directeur.Après de bonnes études de chant au Conservatoire de Paris, il débuta le 2 Juin 1849 dans Scapin de Gilles ravisseur (Grisar) à l’Opéra-comique et tint plusieurs rôlesLire la suite… est en procès avec M. Perrin Perrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite…; je signale ceci en passant, ne voulant pas entrer dans des détails administratifs dont, fort heureusement pour moi, je n’ai pas à m’occuper.

J’assistais il v a quelques jours au concert donné par M. LemmensLemmens, Jaak-NikolausJaak-Nikolaus Lemmens (Zoerle-Parwys/ Belgique, 3 janvier 1823 – château de Linterpoort près de Malines, 30 janvier 1881), organiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Bruxelles et obtint un premier prix de piano en 1842 et un premier prix d’orgue et d’écriture en 1845. Nommé pLire la suite…, l’un des premiers organistes de la Belgique et pianiste de la bonne école, vivant dans la familiarité des grands maîtres. Au milieu des œuvres classiques de BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite… et de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, M. LemmensLemmens, Jaak-NikolausJaak-Nikolaus Lemmens (Zoerle-Parwys/ Belgique, 3 janvier 1823 – château de Linterpoort près de Malines, 30 janvier 1881), organiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Bruxelles et obtint un premier prix de piano en 1842 et un premier prix d’orgue et d’écriture en 1845. Nommé pLire la suite… avait glissé timidement quelques-unes de ses compositions : une rêverieRêverieRêverie, pour piano de Jacques-Nicolas Lemmens. Lemmens a publié chez Chappell, Londres, 1865 Trois Compositions pour harmonium dont la seconde s’intitule Rêverie. Il est également possible que Reyer se réfère plus au caractère de l’œuvre qu’à son titre exact et que la pièce jouée sLire la suite…, une aspiration religieuseAspiration religieuseAspiration religieuse, pour piano de Jacques-Nicolas Lemmens. C’est la première des Quatre Pièces pour piano publiées par Meynne, Bruxelles, 1856. Lire la suite… et une fantaisie intitulée Rike-Tike-TakFantaisie pour piano "Rike-Tike-Tak"Fantaisie Rike-Tike-Tak pour piano de Jacques-Nicolas Lemmens. C’est la dernière des Quatre Pièces pour piano publiées par Meynne, Bruxelles, 1856. Elle est dédiée à M. Henri Conscience.Lire la suite…, sorte de mouvement perpétuel. L’élégance de facture, la grâce mélodique et la finesse harmonique de chacun de ces morceaux ont été très-remarqués. Sous le rapport de l’exécution de la musique classique, le style de M. LemmensLemmens, Jaak-NikolausJaak-Nikolaus Lemmens (Zoerle-Parwys/ Belgique, 3 janvier 1823 – château de Linterpoort près de Malines, 30 janvier 1881), organiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Bruxelles et obtint un premier prix de piano en 1842 et un premier prix d’orgue et d’écriture en 1845. Nommé pLire la suite… ne me paraît pas d’une pureté irréprochable ; dans la sonate en ut dièse mineur par exemple, je n’aime pas cette manière exagérée d’accentuer chaque phrase ; mieux vaudrait, je crois, plus d’ampleur et de simplicité ; l’œuvre est assez belle et assez dramatique par elle-même pour pouvoir se passer de ces petites nuances prétentieuses et subtiles dans lesquelles il est impossible de voir l’expression d’un sentiment élevé. Cette observation ne doit pas m’empêcher de rendre hommage au talent avec lequel M. LemmensLemmens, Jaak-NikolausJaak-Nikolaus Lemmens (Zoerle-Parwys/ Belgique, 3 janvier 1823 – château de Linterpoort près de Malines, 30 janvier 1881), organiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Bruxelles et obtint un premier prix de piano en 1842 et un premier prix d’orgue et d’écriture en 1845. Nommé pLire la suite… interprète les fugues de BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite… pour le piano à pédale. Cet instrument est le perfectionnement du clavecin à pédale inventé par BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite… lui-même ; l’agilité des pieds doit être aussi grande que l’agilité des mains pour arriver à une exécution parfaite, et c’est là une difficulté que peu de pianistes ont vaincue avec autant de bonheur que M. LemmensLemmens, Jaak-NikolausJaak-Nikolaus Lemmens (Zoerle-Parwys/ Belgique, 3 janvier 1823 – château de Linterpoort près de Malines, 30 janvier 1881), organiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Bruxelles et obtint un premier prix de piano en 1842 et un premier prix d’orgue et d’écriture en 1845. Nommé pLire la suite…. Une jeune cantatrice, blonde et gracieuse, d’une figure souriante et pleine de poésie, Mlle SherringtonSherrington, HelenHelen Sherrington (Preston, 4 octobre 1834 – Bruxelles, 9 mai 1906), soprano. Elle étudia à Rotterdam, où sa famille avait émigré, avant d’entrer en 1852 au Conservatoire de Bruxelles, où elle obtint un premier prix de chant et de déclamation. En 1856, elle débuta à Londres et devint viLire la suite…, a chanté délicieusement deux mélodies de Schubert Schubert, Franz PeterFranz Peter Schubert (Vienne, 31 janvier 1797 – Vienne, 19 novembre 1728), compositeur. Il étudia d’abord avec le chef de chœur de l’église de Lichtental, Michael Holzer, qui lui permit de passer l’examen d’entrée et de devenir boursier en 1808 à la chapelle de la Cour comme petit chaLire la suite…: le SecretSecret, LeLe Secret, mélodie pour une voix et piano de Franz Schubert D. 491 sur un texte en français d’Antoine Bélanger adapté au texte original en allemand de Johann Baptist Mayrhofer dont le titre est Geheimnis.Lire la suite… et la Barcarolle BarcarolleBarcarolle, mélodie pour une voix et piano de Franz Schubert D. 774 sur un texte en français d’Antoine Bélanger adapté au texte original en allemand de Leopold Graf zu Stollberg dont le titre est Auf dem Wasser zu singen.Lire la suite…[BarcarolleBarcarolleBarcarolle, mélodie pour une voix et piano de Franz Schubert D. 774 sur un texte en français d’Antoine Bélanger adapté au texte original en allemand de Leopold Graf zu Stollberg dont le titre est Auf dem Wasser zu singen.Lire la suite…] ; l’air de la CréationCréation, LaLa Création (Die Schöpfung), oratorio pour soprano, ténor, basse, chœur et orchestre en trois parties sur un livret de Gottfried van Swieten mis en musique par Joseph Haydn et créé en privé au Palais Schwarzenberg de Vienne le 30 avril 1798 puis en public au Burgtheater de Vienne le 19 mars Lire la suite… de HaydnHaydn, Franz JosefFranz Josef Haydn (Rohrau/Basse Autriche, 31 mars 1732 – Vienne, 31 mai 1809), compositeur. Il étudia avec Johann Mathias Franck, chef de chœur de l’église de Hainburg et fut remarqué par Reutter, maître de chapelle du Stephansdom à Vienne, qu’il le recruta en 1739 ou 1740 comme choristeLire la suite… est peut-être un peu au-dessus de ses moyens : sa voix est légèrement voilée, mais elle a un timbre très sympathique et sa méthode ne laisse rien à désirer. Mlle SherringtonSherrington, HelenHelen Sherrington (Preston, 4 octobre 1834 – Bruxelles, 9 mai 1906), soprano. Elle étudia à Rotterdam, où sa famille avait émigré, avant d’entrer en 1852 au Conservatoire de Bruxelles, où elle obtint un premier prix de chant et de déclamation. En 1856, elle débuta à Londres et devint viLire la suite… ne fait pas de roulades, ne met pas des points d’orgue de sa façon là où l’auteur n’en a pas mis ; elle respecte le texte, et par cela même je crains bien qu’elle ne soit pas appelée à de bruyants succès.

Je rendrai compte dans mon prochain article de Manon-LescautManon LescautManon Lescaut, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Daniel-François-Esprit Auber et créé à l’Opéra-Comique le 23 février 1856.Lire la suite… [Manon LescautManon LescautManon Lescaut, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Daniel-François-Esprit Auber et créé à l’Opéra-Comique le 23 février 1856.Lire la suite…], ouvrage en trois actes, paroles de M. ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite…, musique de M. AuberAuber, Daniel-François-EspritDaniel-François-Esprit Auber (Caen, 29 janvier 1782 – Paris, 12 mai 1871), compositeur. Sa famille était aisée et le prépara aux affaires tout en lui enseignant la musique, dans laquelle il montra très tôt son talent de chanteur (baryton), de pianiste, de violoniste et de violoncelliste. LesLire la suite…, écrit spécialement pour la rentrée de Mme CabelCabel, Marie-JosèpheMarie-Josèphe Dreullette épouse Cabel (Liège, 31 janvier 1827 – Maisons-Laffitte, 23 mai 1885), soprano. Elle étudia à Liège avec Bouillon et à Bruxelles avec Ferdinand Cabel et Georges Cabel. Elle épousa ce dernier en 1847. Durant son année d’études au Conservatoire de Paris (1848/49)Lire la suite… au théâtre de l’Opéra-Comique. L’abbé Prévost est pour si peu de chose dans l’affaire, que si le bonhomme était encore de ce monde il me pardonnerait, sans doute d’être, très-involontairement, en retard sur tous mes confrères.