L’Artiste, 6 décembre 1857 (article signé E. Reyer).

Galerie du XIXe siècle

IX

Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…

 


Un critique dont les admirations rétrospectives sont bien connues et devant lequel un très petit nombre de nos compositeurs modernes ont pu trouver grâce, écrivait, il y a un an à peine, le post-scriptum suivant au bas d’une sorte d’étude, qu’il serait peut-être plus juste d’appeler un pamphlet, et dont M. Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… est le héros ou la victime : « Le travail qu’on vient de lire parut pour la première fois en 1846, et a été traduit en allemand et en italien. (Un peu de réclame ne nuit jamais.) Nous n’avons rien à modifier quant aux principes généraux qui s’y trouvent formulés ; mais si nous devions exprimer aujourd’hui les mêmes vérités, nous mettrions peut-être (aimable réticence !) un peu moins de vivacitéGrand traité d’instrumentation et d’orchestration modernesHector Berlioz : Grand traité d’instrumentation et d’orchestration modernes. Œuvre 10eme. Paris : Schonenberger [1843-44]. Cet ouvrage traite de la composition musicale du point de vue des instruments et de l’orchestre.Lire la suite… dans la critique qui s’attache particulièrement aux œuvres de M. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…. Nous laissons cependant à notre pensée toute sa verdeur de polémique ; car il est bon que les fruits de l’esprit, comme ceux de la terre (la terre, comme l’esprit, produit souvent des fruits bien amers), portent témoignage de la saison qui les a vus naître. »

En quelque saison qu’un écrivain se livre à l’appréciation d’une individualité marquante, il ne doit pas oublier que l’homme autour duquel se fait beaucoup de bruit ne saurait, dans aucun cas, en être tout à fait indigne. La critique peut avoir son drapeau et y rester fidèle ; mais lorsque deux camps ennemis sont en présence, à propos d’un nom ou d’une œuvre, elle ne doit entrer ni dans un camp ni dans l’autre ; elle doit mettre la vérité au-dessus de ses sympathies d’école et bien peser les arguments de chacun avant de formuler son jugement, surtout si elle ne veut pas être forcée de regretter plus tard une vivacitéGrand traité d’instrumentation et d’orchestration modernesHector Berlioz : Grand traité d’instrumentation et d’orchestration modernes. Œuvre 10eme. Paris : Schonenberger [1843-44]. Cet ouvrage traite de la composition musicale du point de vue des instruments et de l’orchestre.Lire la suite…, que quelques-uns, moins délicats dans leur langage, appelleront partialité ou injustice. La passion sied bien à la foule ; mais la modération est la première vertu de la critique : on ne vous croira jamais impartial quand vous aurez écrit sur un homme qui, s’il est en butte à tous les outrages, est également l’objet de toutes les ovations. « Non seulement M. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… ignore l’art d’écrire pour la voix humaine, mais son orchestration même n’est qu’un amas de curiosités sonores sans corps et sans développement. » Et ailleurs : « Le Chinois qui charme ses loisirs par le bruit du tam-tam, le sauvage que le frottement de deux pierres met en fureur, font de la musique dans le genre de celle que compose M. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…. » On ne vous croira pas, parce que ceux qui vous liront se souviendront de l’erreur dans laquelle d’autres que vous sont tombés en niant toute espèce de talent et de mérite à des contemporains dont la postérité a fait de grand génies ; et l’on vous demandera ce que vous pensez, par exemple, de cet horoscope tiré par un de ses confrères, à peu près oublié aujourd’hui, à l’auteur du Barbier et de Guillaume Tell : « Ce M. Rossini aura beau faire, il ne sera jamais qu’un petit discoureur en musique. » Répondrez-vous que chacun est libre d’exprimer son opinion personnelle et de la formuler comme bon lui semble ? Fort bien ; mais alors ne vous étonnez pas, si ceux-là même qui veulent bien vous accorder l’éloquence de l’accusateur vous refusent la sérénité et l’impartialité du juge. Ne vous étonnez pas non plus si, en attendant que l’avenir donne un démenti à vos prophéties, on cherche à s’enquérir un peu minutieusement de la valeur de votre personnalité, afin de savoir le degré d’autorité que l’on doit accorder à votre opinion personnelle. La loyauté et la délicatesse sont des qualités banales de la critique en France ; elles ne vous sauveront donc pas des reproches que seront en droit de vous adresser, dans un temps plus ou moins éloigné, ceux qui auront été témoins de la vivacitéGrand traité d’instrumentation et d’orchestration modernesHector Berlioz : Grand traité d’instrumentation et d’orchestration modernes. Œuvre 10eme. Paris : Schonenberger [1843-44]. Cet ouvrage traite de la composition musicale du point de vue des instruments et de l’orchestre.Lire la suite… de vos attaques et qui pourront apprécier plus tard jusqu’à quel point elles étaient fondées, jusqu’à quel point elles trouvent leur excuse dans une conviction profonde.

Il y a des colères que je comprends cependant ; il y a des haines auxquelles j’applaudis : ce sont les haines et les colères qui poursuivent tout ce qui est mesquin et vulgaire, tout ce qui se traîne dans les ornières boueuses des mauvais chemins, tout ce qui est plat, tout ce qui est vide, tout ce que la vénalité et la spéculation font éclore dans les cervelles de ces brocanteurs qui, se disant artistes, bafouent l’art et lui crachent à la figure. Ces colères, ces haines, BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… les a eues, plus violentes, plus persistantes, plus fondées que celles de bien d’autres qui, au fond, pensaient comme lui, mais qui n’avaient pas, pour les exprimer comme lui, l’énergie de son style, l’amertume de ses déceptions, la légitimité de ses ressentiments et de ses rancunes. Les choses vraiment belles, il les a saluées avec enthousiasme ; il a fait ses dieux de GluckGluck, Christoph WillibaldChristoph Willibald Gluck (Erasbach/Haut-Palatinat, 2 juillet 1714 – Vienne, 15 novembre 1787), compositeur. Né en Bohème, on ne sait rien de ses études scolaires ou musicales. En 1732, il alla à Prague, jouant du violon, et préférablement du violoncelle et chantant dans les chœurs des églLire la suite…, de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite… et de Spontini Spontini, Gaspare Luigi PacificoGaspare Luigi Pacifico Spontini (Maiolati près Ancona/Italie, 14 novembre 1774 – Maiolati près Ancona, 24 janvier 1851), compositeur. Il étudia la musique au conservatoire des Turchini à Naples et son premier opéra bouffe, Li puntigli delle donne, fut représenté à Rome en 1796. Plusieurs de Lire la suite…; il a prêché l’amour du beau, le culte de la poésie, le respect de soi-même, et il a prêché d’exemple ; les engouements passagers de la foule pour ces œuvres incolores qu’il a honorées quelquefois de ses sarcasmes ne l’ont jamais séduit, et l’ont jamais fait dévier de la route qu’il s’était tracée. Il est toujours resté lui-même, toujours sur la brèche, toujours convaincu, plein de courage et de persévérance, et digne, par conséquent, même dans ses moments d’erreur, de l’estime et de l’admiration de ceux qui ne partageaient ni ses croyances, ni son système, ni ses doctrines.

Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… est né le 11 décembre 1803, à la Côte-Saint-André, petite ville du département de l’Isère. Je suppose que, pendant son enfance, il a dû jouer à la toupie, sonner aux portes le soir, désobéir à ses parents, rire au nez de ses professeurs et émailler ses études de pensums et de bonnets d’âne. J’aime mieux supposer cela que de croire sérieusement qu’à l’âge de cinq ans BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… composait des quatuors qui obtenaient les suffrages de tous les connaisseurs et le désignaient à ses concitoyens comme un génie précoce, préludant de bonne heure aux plus brillantes destinées. Je crois à la vocation, sans doute, mais je crois qu’elle ne se manifeste qu’à une certaine heure ; et, sauf de très-rares exceptions, les petits phénomènes qui ont commencé à révéler telles ou telles aptitudes en remuant de certaine façon dans le ventre de leur mère n’ont jamais été à mes yeux que les héros ridicules de fables burlesques et sottement inventées. L’enfance de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… ne doit pas être nécessairement l’enfance de tous les grands artistes, et bien loin de m’enthousiasmer au récit des prouesses accomplies par le petit prodige de Salzbourg dans les diverses capitales de l’Europe, où le promenait la cupidité de son père, je le plains de tout mon cœur, comme je plains ces malheureux caniches déguisés en sultane dont les cabrioles sont réglées par les sons barbares et discordants des instruments de Crémone. Je n’ai jamais entendu dire que les arbres qui portaient les meilleurs fruits étaient les premiers à fleurir. Je n’irai donc pas rechercher dans l’enfance de BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… ces signes précurseurs d’une gloire future, dût-on accuser mon imagination de stérilité ou me reprocher d’avoir manqué au premier devoir du biographe. Ce n’est pas l’homme privé, non plus, que je chercherai à analyser, à peindre : c’est l’artiste.

Quelques mots sur les débuts de BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… dans la carrière musicale suffiront à montrer que, pour lui, la lutte a commencé de bonne heure.

Son père le destinait à la médecine ; et tout le monde, excepté le jeune BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, trouvait bien naturel que le fils suivît la profession du père. Au milieu des ouvrages de clinique et de thérapeutique dont il était entouré, au milieu des squelettes et des écorchés qui étaient les compagnons ordinaires de ses études, le futur docteur pâlissait des journées entières sur un traité d’harmonie dont les problèmes arides et les formules confuses faisaient bouillonner sa jeune intelligence ; puis il tirait un flageolet de sa poche ou une flûte de son étui, et alors, les oreilles paternelles étaient averties des infidélité d’Hector aux savantes leçons de BroussaisBroussais, François-Joseph-VictorFrançois-Joseph-Victor Broussais (Saint-Malo, 17 décembre 1872 – Vitry-sur-Seine, 17 novembre 1838), médecin. Fils d’un officier de santé qui naviguait comme chirurgien, il fut élevé au collège ecclésiastique de Dinan, où il rencontra Chateaubriand avec qui il se lia d’amitié. Il fit sLire la suite… et de RicherandRicherand, Balthasar-AnthelmeBalthasar-Anthelme, baron Richerand (Belley, 4 février 1779 – Paris, 23 janvier 1840), médecin chirurgien. Il fit ses études de médecine à Paris et fut reçu docteur en 1799. En 1807, il publia son ouvrage Nouveaux Éléments de physiologie, qui eut beaucoup de succès, et fut nommé directeuLire la suite…. Plus ces infidélités devenaient fréquentes, plus la tendre sollicitude du docteur s’alarmait pour l’avenir de son fils. A dix-neuf ans, on l’envoya à Paris. A peine y fut-il arrivé, qu’il tourna le dos à l’École de médecine et prit le chemin du Conservatoire et de l’Opéra. Au Conservatoire, il copiait les partitions de Glück [Gluck] ; à l’Opéra, il s’enflammait aux accents nouveaux pour lui des DanaïdesDanaïdes, LesLes Danaïdes, tragédie-opéra en cinq actes sur un livret de François Bailli du Roullet et Louis-Théodore Tschudi d’après Ranieri de’ Calzabigi, mis en musique par Antonio Salieri, créé à l’Opéra de Paris le 26 avril 1784.Lire la suite… de SalieriSalieri, AntonioAntonio Salieri (Legnano, 18 août 1750 – Vienne, 7 mai 1825), compositeur. Il étudia à Venise, où le compositeur Florian Gassmann le remarqua et l’emmena à Vienne compléter son éducation musicale. Salieri s’y fit apprécier de Pietro Metastasio, de Christoph Willibad Gluck et surtout deLire la suite…. Un jeune professeur du Conservatoire avec lequel il s’était lié d’amitié le fit admettre dans la classe de LesueurLesueur, Jean-FrancoisJean-François Lesueur (Drucat-Plessiel/Somme, 15 février 1760 – Paris, 6 octobre 1837), compositeur. Il reçut sa formation musicale dans les maîtrises d’Abbeville et d’Amiens. Il quitte Amiens en 1876 et pendant dix ans dirigea successivement les maîtrises de différents chapitres de provLire la suite…. Mais ce fut ReichaReicha, Antoine-JosephAntoine-Joseph Reicha (Prague, 26 février 1770 – Paris, 28 mai 1836), compositeur. Après une jeunesse itinérante au gré des manœuvres de l’armée napoléonienne, il suivit l’enseignement de Salieri et d’Albrechtsberger à Vienne (1802 à 1808) avant de s’installer à Paris, où il futLire la suite… qui lui apprit les premières notions de l’art du contre-point : la fugue lui sourit probablement avec moins de grâce, car elle fut bien longtemps avant d’obtenir ses faveurs.

Un jour BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… écrivit à AndrieuxAndrieux, François-Guillaume-Jean-StanislasFrançois-Guillaume-Jean-Stanislas Andrieux (Strasbourg, 6 mai 1759 – Paris, 9 mai 1833), écrivain, librettiste. Il étudia le droit et fut reçu au barreau en 1781. Il fut engagé comme secrétaire du duc d’Uzès et dans ses loisirs écrivit ses premières pièces de théâtre pour les comédienLire la suite… pour lui demander un libretto d’opéra. Le souvenir d’une amourette de collège lui avait fait choisir Estelle et NémorinEstelle et NémorinEstelle et Némorin, opéra sur un livret de Hyacinthe-Christophe Gerono mis en musique par Hector Berlioz en 1823. Berlioz détruisit l’œuvre.Lire la suite… comme les héros de sa première œuvre. AndrieuxAndrieux, François-Guillaume-Jean-StanislasFrançois-Guillaume-Jean-Stanislas Andrieux (Strasbourg, 6 mai 1759 – Paris, 9 mai 1833), écrivain, librettiste. Il étudia le droit et fut reçu au barreau en 1781. Il fut engagé comme secrétaire du duc d’Uzès et dans ses loisirs écrivit ses premières pièces de théâtre pour les comédienLire la suite… prétendit qu’il était trop âgé pour faire parler à sa muse le langage de l’idylle ; peut-être la collaboration d’un jeune homme, d’un débutant, lui paraissait-elle peu digne de sa vieille renommée : il refusa. Un des camarades de BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… s’offrit résolument à remplacer l’illustre académicien. Le sujet sollicitait sa verve de vingt ans : il se mit à l’œuvre. Mais, hélas ! de cette association de deux talents naissants, de deux imaginations vagabondes, il ne résulta qu’un poëme extravagant et une partition médiocre. Qu’est devenu aujourd’hui ce péché de jeunesse ? le foyer qui l’a fait disparaître en a-t-il lui-même gardé le souvenir ?

BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… ne se laissa pas influencer par ce premier échec. Et, sans autre transition que son caprice, il abandonna le genre dramatique pour le texte sacré. Il écrivit une messe dont il fut obligé de copier lui-même les parties et qu’il parvint, non sans bien des tribulations, à faire exécuter à Saint-Roch. Ce fut cette messe, ainsi qu’il le raconte lui-même, qui lui valut un compliment des plus énergiques de Mme LebrunLebrun, Louis SebastienLouis-Sébastien Lebrun (Paris, 10 décembre 1764 – Paris, 27 juin 1829), ténor, chef de chœur et compositeur. Entré à la maîtrise de Notre-Dame-de-Paris à l’âge de sept ans, il y étudia le chant et la composition pendant douze années. De 1783 à 1786, il devint chef de chœur à l’éLire la suite…, la femme de LebrunLebrun, Louis SebastienLouis-Sébastien Lebrun (Paris, 10 décembre 1764 – Paris, 27 juin 1829), ténor, chef de chœur et compositeur. Entré à la maîtrise de Notre-Dame-de-Paris à l’âge de sept ans, il y étudia le chant et la composition pendant douze années. De 1783 à 1786, il devint chef de chœur à l’éLire la suite…, l’auteur du RossignolRossignol, LeLe Rossignol, opéra en un acte sur un livret de Charles- Guillaume Etienne mis en musique par Louis-Sébastien Lebrun et créé à l’Opéra de Paris le 23 avril 1816.Lire la suite…. « Après un O salutaris, très-simple sous tous les rapports, dit BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, elle vint me serrer la main et me dit avec un accent pénétré : « F…, mon cher enfant, voilà un ô salutaris qui n’est point piqué des vers, et je défie tous ces petits b… des classes de contre-point d’écrire un morceau aussi bien ficelé et aussi crânement religieux. » C’était un suffrage qui avait bien sa valeur : l’opinion de Madame Lebrun était alors fort redoutée. Malgré cela, je crains bien que la messe ait eu plus tard le sort de l’opéra, car BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… écrivait il y a quelque temps à un de ses amis qui le priait de lui communiquer la collection complète de ses œuvres : « … Il y a peut-être dans tout cela bien des choses qu’il ne faudrait pas montrer ; mais j’ai tant brûlé de manuscrits, oratorios, ouverturesOuverture « Le Carnaval Romain »;Ouverture « Le Carnaval romain », ouverture caractéristique pour orchestre de Hector Berlioz créée à la salle Herz de Paris le 3 février 1844.Lire la suite…, opéras, cantates, qui me paraissaient avoir des droits à un auto-da-fé, qu’il faut me pardonner d’avoir laissé vivre le reste. »

LesueurLesueur, Jean-FrancoisJean-François Lesueur (Drucat-Plessiel/Somme, 15 février 1760 – Paris, 6 octobre 1837), compositeur. Il reçut sa formation musicale dans les maîtrises d’Abbeville et d’Amiens. Il quitte Amiens en 1876 et pendant dix ans dirigea successivement les maîtrises de différents chapitres de provLire la suite… joignit ses félicitations à celles de madame LebrunLebrun, Louis SebastienLouis-Sébastien Lebrun (Paris, 10 décembre 1764 – Paris, 27 juin 1829), ténor, chef de chœur et compositeur. Entré à la maîtrise de Notre-Dame-de-Paris à l’âge de sept ans, il y étudia le chant et la composition pendant douze années. De 1783 à 1786, il devint chef de chœur à l’éLire la suite…, et il fit admettre son élève au concours annuel de composition musicale. Dès la première épreuve, BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… fut mis hors de concours. ChérubiniCherubini, Maria Luigi Carlo Zanobi SalvadoreMaria Luigi Carlo Zanobi Salvadore Cherubini (Florence, 8 septembre 1860 – Paris, 15 mars 1842), compositeur. Il étudia la musique avec son père puis avec Bartolomeo Felici, Pietro Bizzari et Giuseppe Castrucci, puis à Milan avec Giuseppe Sarti. Il fut engagé comme compositeur au King’s TheateLire la suite… [Cherubini]Cherubini, Maria Luigi Carlo Zanobi SalvadoreMaria Luigi Carlo Zanobi Salvadore Cherubini (Florence, 8 septembre 1860 – Paris, 15 mars 1842), compositeur. Il étudia la musique avec son père puis avec Bartolomeo Felici, Pietro Bizzari et Giuseppe Castrucci, puis à Milan avec Giuseppe Sarti. Il fut engagé comme compositeur au King’s TheateLire la suite… était à cette époque directeur du Conservatoire, et l’illustre maître n’avait pas pour l’ancien étudiant en médecine une tendresse bien vive. Il me sera facile d’en donner la preuve en transcrivant ici une anecdote que j’ai entendu raconter par BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… lui-même, et qui témoigne jusqu’à quel point le débutant d’alors avait le pressentiment de sa future renommée. — BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… passait des journées entières à la bibliothèque du Conservatoire, le front penché sur les partitions de GlückGluck, Christoph WillibaldChristoph Willibald Gluck (Erasbach/Haut-Palatinat, 2 juillet 1714 – Vienne, 15 novembre 1787), compositeur. Né en Bohème, on ne sait rien de ses études scolaires ou musicales. En 1732, il alla à Prague, jouant du violon, et préférablement du violoncelle et chantant dans les chœurs des églLire la suite…, admirant l’une après l’autre les pages immortelles de ce puissant génie et s’initiant de bonne heure aux merveilleux secrets des plus sublimes conceptions dramatiques. Cette admiration n’avait point échappé à Chérubini Cherubini, Maria Luigi Carlo Zanobi SalvadoreMaria Luigi Carlo Zanobi Salvadore Cherubini (Florence, 8 septembre 1860 – Paris, 15 mars 1842), compositeur. Il étudia la musique avec son père puis avec Bartolomeo Felici, Pietro Bizzari et Giuseppe Castrucci, puis à Milan avec Giuseppe Sarti. Il fut engagé comme compositeur au King’s TheateLire la suite…: l’amour-propre du maëstro s’en était blessé. Un jour que BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… était arrivé dans la salle de lecture en passant par un chemin que la consigne du directeur interdisait aux élèves, un garçon de service voulut le faire sortir. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… s’y refusa. ChérubiniCherubini, Maria Luigi Carlo Zanobi SalvadoreMaria Luigi Carlo Zanobi Salvadore Cherubini (Florence, 8 septembre 1860 – Paris, 15 mars 1842), compositeur. Il étudia la musique avec son père puis avec Bartolomeo Felici, Pietro Bizzari et Giuseppe Castrucci, puis à Milan avec Giuseppe Sarti. Il fut engagé comme compositeur au King’s TheateLire la suite… fut appelé, et se voyant en face du glückiste enragé, son ennemi intime, il devint pourpre de colère et lui fit toutes sortes de menaces dans un jargon italien qui ne faisait qu’accroître la désobéissance et l’hilarité du coupable. ChérubiniCherubini, Maria Luigi Carlo Zanobi SalvadoreMaria Luigi Carlo Zanobi Salvadore Cherubini (Florence, 8 septembre 1860 – Paris, 15 mars 1842), compositeur. Il étudia la musique avec son père puis avec Bartolomeo Felici, Pietro Bizzari et Giuseppe Castrucci, puis à Milan avec Giuseppe Sarti. Il fut engagé comme compositeur au King’s TheateLire la suite… le poursuivait. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… tournait en ricanant autour de la table. « Dites-moi votré nom, zé veux savoir votré nom ! » lui criait le vieux maître dans son exaspération. —« Mon nom, répondit BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… en s’esquivant, vous le saurez peut-être quelque jour ! mais pour aujourd’hui, vous ne le saurez pas ! »

Les instances de sa famille décidèrent Hector à retourner à la côte Saint-André, mais elles ne purent l’y retenir. A la fin des vacances, il revint à Paris. La modique pension qu’il recevait de son père lui fut supprimée : il se condamna à toutes les privations d’une existence précaire plutôt que de faillir à la vocation dont il sentait en lui les impérieux élans : il donna des leçons de flûte et de guitare, et quand les leçons vinrent à manquer, il sollicita et obtint au concours une place de choriste au théâtre des Nouveautés (aujourd’hui théâtre du Vaudeville). Au milieu de sa détresse, le démon de la composition l’étreignait toujours des ses griffes crochues, et il parvint, aidé de quelques amis, à donner au Théâtre-Italien un concert dont le programme était exclusivement composé de ses œuvres nouvelles : l’ouverture des Francs-JugesOuverture « Les Francs-Juges »Ouverture pour l’opéra Les Francs-Juges sur un livret de Humbert Ferrand dont il ne reste plus que cinq fragments dont cette ouverture pour orchestre, créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 26 mai 1828.Lire la suite…, préface échappée au naufrage d’une œuvre dramatique qui échoua dans les parages de l’Académie royale de musique au moment d’atteindre le port ; l’ouverture de Waverley [WaverlyOuverture "Waverly"Waverly, grande ouverture pour orchestre op. 1, composée par Hector Berlioz et créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 26 mai 1828.Lire la suite…], une Scène héroïque grecqueScène Héroïque (La Révolution grecque)Scène Héroïque (La Révolution grecque), pour deux solistes, chœur et orchestre sur un texte de Humbert Ferrand mis en musique par Hector Berlioz et créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 26 mai 1828.Lire la suite… [La Révolution grecqueScène Héroïque (La Révolution grecque)Scène Héroïque (La Révolution grecque), pour deux solistes, chœur et orchestre sur un texte de Humbert Ferrand mis en musique par Hector Berlioz et créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 26 mai 1828.Lire la suite…] et la Mort d’OrphéeMort d’OrphéeLa Mort d’Orphée, monologue et bacchanale pour ténor soliste, chœur de femmes et orchestre sur un texte d’Henri Berton écrit pour le concours du Prix de Rome de 1828, mis en musique par Hector Berlioz. L’œuvre ne fut pas créée du vivant du compositeur.Lire la suite…. Or, voici ce qui arriva à ce concert : l’orchestre était composé des musiciens du Théâtre-Italien et de musiciens supplémentaires engagés par BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, et qui, pour la plupart, appartenaient à l’orchestre de l’Opéra. Ceux-ci recevaient un cachet individuel ; les autres, obligés de jouer comme pour une représentation ordinaire, n’avaient droit à aucune indemnité. Cela indisposa ces messieurs, qui montrèrent toute la mauvaise volonté et toute la négligence dont ils sont capables, quand ils veulent bien s’en donner la peine ; le règlement ne les contraignait de rester au théâtre que jusqu’à minuit : à minuit sonnant, ils partirent, laissant le concert inachevé, leurs pupitres vides et le compositeur dans un état de trouble et d’exaspération facile à concevoir. Je dois dire, en passant, que M. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… n’est pas le seul compositeur qui, dans une circonstance à peu près analogue, ait eu à souffrir de la négligence et du mauvais vouloir de messieurs les musiciens d’orchestre. Ces messieurs n’ont jamais admis qu’un concert donné au théâtre par le directeur du théâtre, et le soir d’une représentation, pût être considéré comme une soirée ordinaire. Malheur au compositeur qui ose invoquer le règlement et s’appuyer sur l’autorité du directeur !

La louable exactitude des musiciens du Théâtre-Italien s’esquivant au coup de minuit, tout heureux d’avoir fait une si bonne plaisanterie à M. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, à la direction et au public ; cette fuite précipitée qu’il n’était pas possible d’attribuer à un incendie ou à un écroulement, fut expliquée par les bonnes âmes qui étaient peut-être dans le secret de la farce ; et le lendemain, on entendait dire : « La musique de BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… fait fuir les musiciens mêmes qui sont chargés de l’exécuter ! » L’infortuné compositeur fut d’autant plus sensible à cette mésaventure, qu’à ce moment il avait au cœur une de ces passions qui enfantent, chez les natures ardentes, des joies immenses ou de terribles désespoirs. Des comédiens anglais venaient d’arriver à Paris, et c’est à une de leurs représentations que le bouillant Hector avait entrevu pour la première fois, sous les traits de la blonde Ophélia, la gracieuse image de ses poétiques rêveries.

Au lieu de se laisser abattre, BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, surmontant courageusement son affliction, travailla avec ardeur à la cantate qui devait lui ouvrir le chemin de la ville éternelle, et il cueillit enfin ses lauriers académiques dans le bûcher de SardanapaleMort de Sardanapale, LaLa Mort de Sardanapale, cantate pour le Prix de Rome sur un texte de Jean-François Gail mis en musique par Hector Berlioz et créée à l’Institut de France à Paris le 30 octobre 1830. Il ne survit que 197 mesures de cette œuvre.Lire la suite…. Il avait rêvé, comme dénoûment obligé de son œuvre, l’écroulement du palais au bruit de toutes les fanfares de l’orchestre ; mais ce ne fut qu’après avoir obtenu le prix qu’il osa réaliser cette pensée : BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… savait bien que tout ce qui ressemblerait, de sa part, à une innovation ou à une hardiesse le desservirait dans l’esprit de ses maîtres, personnages graves, cravatés de blanc, qui n’étaient pas déjà trop bien disposés en sa faveur. Le lendemain de son triomphe, il n’eut rien de plus pressé que de jeter sur le papier les premières notes de sa péroraison dramatique : le jour de l’exécution de la cantate, en séance solennelle de l’Institut, tout était prêt ; BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… avait copié lui-même les parties ; on avait répété, et l’effet avait été tel qu’il n’était bruit dans Paris que du terrible écroulement. Les portes du palais Mazarin furent envahies de bonne heure par une foule compacte ; la Malibran, qui n’avait pu trouver place dans la salle, était assise sur un tabouret, entre deux contre-basses, et ce jour-là BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… la vit pour la dernière fois. Le morceau fut exécuté, presque sans anicroche ; mais, au moment où les instruments de cuivre devaient vomir l’incendie et la mort par leurs gueules d’airain ; au moment où les murs du palais babylonien devaient tomber en poudre aux sons éclatants des cymbales, aux sombres mugissements des timbales et de la grosse caisse, un grand silence se fit dans l’orchestre ; pas un musicien n’oublia le mot d’ordre de la cabale ; quelques sourires ironiques répondirent seuls à l’appel rugissant du lauréat, placé à côté du chef d’orchestre. Alors Berlioz, dans toute l’exaspération d’une juste fureur, saisit la partition, la lança au milieu de l’orchestre, bouscula les pupitres et les instruments, se fit jour à travers la cohue qui l’entourait et sortit… Ce ne fut que quelques mois après, dans un concert qu’il donna au Conservatoire, avant de partir pour l’Italie, que la célèbre cantate, exécutée selon le vœu du compositeur, put être jugée et appréciée comme elle méritait de l’être. C’est à ce même concert que BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… fit entendre pour la première fois sa Symphonie fantastique.Symphonie fantastiqueLe titre original est: Épisode de la vie d’un artiste, symphonie fantastique en cinq parties, Op. 14, pour orchestre composée par Hector Berlioz et créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 5 décembre 1830.Lire la suite… Dans le programme de cette œuvre, qui restera comme l’expression la plus vivante et la plus significative de l’exaltation amoureuse qui s’était emparée de son âme, il a traduit toutes les phases d’une passion traînant après elle son cortège de fausses joies, de déceptions cruelles, de fureurs jalouses et d’étranges visions.

Pendant son séjour en Italie, BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… écrivit le monodrame de LélioLelio ou Le Retour à la vieLelio ou Le Retour à la vie, mélologue en six parties, Op.14b, pour récitant, solistes, chœur et orchestre avec piano sur un texte d’Hector Berlioz et d’Albert Du Boys mis en musique par Hector Berlioz et créé à la Salle du Conservatoire de Paris le 9 décembre 1832. Berlioz révisa l’Lire la suite… ou le Retour à la vieLelio ou Le Retour à la vieLelio ou Le Retour à la vie, mélologue en six parties, Op.14b, pour récitant, solistes, chœur et orchestre avec piano sur un texte d’Hector Berlioz et d’Albert Du Boys mis en musique par Hector Berlioz et créé à la Salle du Conservatoire de Paris le 9 décembre 1832. Berlioz révisa l’Lire la suite…, qui doit être considéré comme le complément de La Symphonie fantastiqueSymphonie fantastiqueLe titre original est: Épisode de la vie d’un artiste, symphonie fantastique en cinq parties, Op. 14, pour orchestre composée par Hector Berlioz et créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 5 décembre 1830.Lire la suite…, et dont il conçut le plan et les poétiques détails au milieu des sites sauvages de la campagne de Rome qu’il se plaisait à visiter pédestrement la guitare à la main et le fusil sur l’épaule.

La préface de LélioLelio ou Le Retour à la vieLelio ou Le Retour à la vie, mélologue en six parties, Op.14b, pour récitant, solistes, chœur et orchestre avec piano sur un texte d’Hector Berlioz et d’Albert Du Boys mis en musique par Hector Berlioz et créé à la Salle du Conservatoire de Paris le 9 décembre 1832. Berlioz révisa l’Lire la suite… donnera, mieux que je ne saurais le faire, une juste idée de la mise en scène de cette conception originale où les héros de Shakespeare passent comme des ombres évoquées par la fantaisie du musicien, tantôt berçant Lélio dans les plus doux songes de l’idéal, tantôt le torturant sous l’oppression terrible des sombres cauchemars. « La voir, l’entendre, elle !! elle !! ses traits nobles et gracieux défigurés par une ironie affreuse, sa douce voix changée en hurlement de bacchante….. » Toujours Ophélia !

Voici ce que dit l’auteur de Lélio Lelio ou Le Retour à la vieLelio ou Le Retour à la vie, mélologue en six parties, Op.14b, pour récitant, solistes, chœur et orchestre avec piano sur un texte d’Hector Berlioz et d’Albert Du Boys mis en musique par Hector Berlioz et créé à la Salle du Conservatoire de Paris le 9 décembre 1832. Berlioz révisa l’Lire la suite…dans sa préface : « L’orchestre, le chœur et les chanteurs invisibles doivent être placés sur le théâtre, derrière la toile. L’acteur parle et agit seul sur l’avant-scène. A la fin du dernier monologue, il sort, et le rideau se levant laisse à découvert tous les exécutants pour le final. »

Quand Berlioz revint à Paris, la Symphonie fantastiqueSymphonie fantastiqueLe titre original est: Épisode de la vie d’un artiste, symphonie fantastique en cinq parties, Op. 14, pour orchestre composée par Hector Berlioz et créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 5 décembre 1830.Lire la suite…, qu’il avait retouchée en Italie et complétée par LélioLelio ou Le Retour à la vieLelio ou Le Retour à la vie, mélologue en six parties, Op.14b, pour récitant, solistes, chœur et orchestre avec piano sur un texte d’Hector Berlioz et d’Albert Du Boys mis en musique par Hector Berlioz et créé à la Salle du Conservatoire de Paris le 9 décembre 1832. Berlioz révisa l’Lire la suite…, fut exécutée au Conservatoire avec un immense succès. A cette époque-là, les belles œuvres de l’intelligence excitaient de sincères enthousiasmes : on était en 1833, en pleine révolution romantique. Aujourd’hui, si BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… demandait la salle du Conservatoire pour y faire entendre ses compositions, il est probable qu’on la lui refuserait : tout ce que la Société des Concerts a pu faire pour lui s’est borné à inscrire la scène des SylphesSymphonie funèbre et triomphaleSymphonie funèbre et triomphale op. 15 pour orchestre d’harmonie, et cordes et chœurs ad libitum, sur un texte d’Antoni Deschamps mis en musique par Hector Berlioz et créée à la Salle Vivienne à Paris le 26 juillet 1840 et en plein air le 28 juillet 1840 à l’occasion de la grande comméLire la suite… et la Marche hongroise de Faust sur le programme de l’une de ses séances. Ce grand événement, qui remonte à six ou sept années, étonna beaucoup ceux qui connaissaient les habitudes placides et régulières de la Société de la rue Bergère et scandalisa le plus grand nombre ; aussi ne s’est-il plus renouvelé depuis. Nous demandons en quoi ces messieurs du Conservatoire dérogeraient et failliraient à la glorieuse mission qu’ils se sont donnée, en réservant de temps en temps une petite place aux vivants, à côté de leurs morts illustres.

PaganiniPaganini, NicoloNicolo Paganini (Gênes, 27 octobre 1827 – Nice, 27 mai 1840), violoniste et compositeur. Il étudia le violon, la guitare et la composition avec Giovanni Cervetto (Servetto), Giacomo Costa et Francesco Gnecco, puis se perfectionna à Parme avec Alessandro Rolla et Gaspare Ghiretti de 1795 à 1796. Lire la suite…, en demandant à BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… de composer une symphonie avec alto principal, lui suggéra l’idée d’écrire Harold en ItalieHarold en ItalieHarold en Italie, symphonie en quatre parties pour orchestre avec alto principal. Ecrite à la demande de Nicolo Paganini, elle fut créée à la salle du Conservatoire de Paris le 23 novembre 1834.Lire la suite…, œuvre dans laquelle l’instrument solo traduit, au milieu des agitations mondaines exprimées par l’orchestre, les songes poétiques du héros de lord Byron. Il y avait déjà trois ans que cette composition grandiose faisait l’admiration des musiciens et ralliait autour de BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… un grand nombre de dissidents ou d’incrédules, lorsque PaganiniPaganini, NicoloNicolo Paganini (Gênes, 27 octobre 1827 – Nice, 27 mai 1840), violoniste et compositeur. Il étudia le violon, la guitare et la composition avec Giovanni Cervetto (Servetto), Giacomo Costa et Francesco Gnecco, puis se perfectionna à Parme avec Alessandro Rolla et Gaspare Ghiretti de 1795 à 1796. Lire la suite… l’entendit pour la première fois dans un concert où elle était accompagnée de la Symphonie fantastiqueSymphonie fantastiqueLe titre original est: Épisode de la vie d’un artiste, symphonie fantastique en cinq parties, Op. 14, pour orchestre composée par Hector Berlioz et créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 5 décembre 1830.Lire la suite… et du Retour à la vieLelio ou Le Retour à la vieLelio ou Le Retour à la vie, mélologue en six parties, Op.14b, pour récitant, solistes, chœur et orchestre avec piano sur un texte d’Hector Berlioz et d’Albert Du Boys mis en musique par Hector Berlioz et créé à la Salle du Conservatoire de Paris le 9 décembre 1832. Berlioz révisa l’Lire la suite…. Le célèbre violoniste fut dans l’enthousiasme, et le lendemain il écrivait à BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… cette fameuse lettre que toute l’Europe a lue et qui fut autographiée dans la Gazette musicale de M. Schlesinger. En voici la traduction exacte :

« Mon cher ami,

BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… mort, il n’y avait que BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… qui pût le faire revivre ; et moi qui ai goûté vos divines compositions, dignes d’un génie tel que le vôtre, je crois de mon devoir de vous prier de vouloir bien accepter, comme un hommage de ma part, vingt mille francs qui vous seront remis par M. le baron de Rothschild, sur la présentation de l’incluse.

Croyez- moi toujours votre affectionné.

Nicolo Paganini »Paganini, NicoloNicolo Paganini (Gênes, 27 octobre 1827 – Nice, 27 mai 1840), violoniste et compositeur. Il étudia le violon, la guitare et la composition avec Giovanni Cervetto (Servetto), Giacomo Costa et Francesco Gnecco, puis se perfectionna à Parme avec Alessandro Rolla et Gaspare Ghiretti de 1795 à 1796. Lire la suite…

« LE CHINOIS QUI CHARME SES LOISIRS PAR LE BRUIT DU TAM-TAM, LE SAUVAGE QUE LE FROTTEMENT DE DEUX PIERRES MET EN FUREUR, FONT DE LA MUSIQUE DANS LE GENRE DE CELLE QUE COMPOSE M. BERLIOZ »

Ne trouvez-vous pas que la lettre de PaganiniPaganini, NicoloNicolo Paganini (Gênes, 27 octobre 1827 – Nice, 27 mai 1840), violoniste et compositeur. Il étudia le violon, la guitare et la composition avec Giovanni Cervetto (Servetto), Giacomo Costa et Francesco Gnecco, puis se perfectionna à Parme avec Alessandro Rolla et Gaspare Ghiretti de 1795 à 1796. Lire la suite… tombe sur cette phrase comme un rayon de soleil sur l’insecte Il est bien entendu que notre comparaison s’applique à la phrase — à la phrase seulement. Et pour que nous ne soyons pas, à notre tour, accusé de partialité, nous dirons que le livre auquel nous empruntons cette citation et celle qui précède renferme des pages excessivement remarquables, et qui témoignent de l’érudition et du talent de l’auteur. (Note de bas de page d’Ernest Reyer) en train de maculer un beau fruit.

A la demande de M. le comte de GasparinGasparin, Adrien, comte deAdrien, comte de Gasparin (Orange, 29 juin 1783 – Orange, 7 septembre 1862), homme politique. Il fit carrière dans les armes, attaché comme officier de cavalerie à l’état-major du maréchal Murat pendant la campagne de Pologne (1806). Blessé à Eylau, il dut quitter le service et se mit à Lire la suite…, pair de France et ministre de l’intérieur, BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… composa sa grande Messe des MortsGrande Messe des MortsLa Grande Messe des morts (Requiem) pour soli, chœurs et orchestre, op. 9, de Berlioz fut créée aux Invalides le 5 décembre 1837. Elle fut reprise trois fois à Paris, le 20 août 1546, le 3 mai 1850 et enfin le 22 octobre 1852, à chaque fois à l’église Saint-Eustache et toujours sous la Lire la suite…, qui fut exécutée pour la première fois à l’église des Invalides, le 5 décembre 1837, à l’occasion du service funèbre célébré en l’honneur du général Damrémont et des officiers et soldats tués à la prise de Constantine.

Il y a des gens qui vous diront encore aujourd’hui le chiffre exact des coups de sifflet qui accueillirent Benvenuto CelliniBenvenuto CelliniBenvenuto Cellini, opéra en deux actes sur un livret de Léon Wailly et Auguste Barbier mis en musique par Hector Berlioz et créé à l’Opéra de Paris le 10 septembre 1838.Lire la suite…, le soir de la première représentation de cet ouvrage à l’Opéra. Quelques jours après, il avait disparu de l’affiche. Au nombre des musiciens impartiaux et éclairés qui protestaient contre l’accueil fait par le public et les artistes parisiens à l’œuvre de M. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, je dois citer en première ligne M. Xavier Boisselot, qui publia dans la Charte une étude très-consciencieuse et remplie d’appréciations fort justes sur le poëme et la musique de BenvenutoBenvenuto CelliniBenvenuto Cellini, opéra en deux actes sur un livret de Léon Wailly et Auguste Barbier mis en musique par Hector Berlioz et créé à l’Opéra de Paris le 10 septembre 1838.Lire la suite…. Car il faut dire que le libretto, pas plus que la partition, ne trouva grâce devant les aristarques d’alors, si indulgents aujourd’hui pour la plupart de nos librettiRomeo et JulietteRoméo et Juliette, symphonie dramatique, Op. 17, pour solistes, chœur et orchestre sur un texte d’Emile Deschamps d’après William Shakespeare, composée par Hector Berlioz et créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 24 novembre 1839.Lire la suite… modernes, qui s’appellent pompeusement des poëmes. MM. Jules [Léon] de WaillyWailly, Armand-François-Léon deArmand-François-Léon de Wailly (Paris, 28 juillet 1804 – Paris, 25 avril 1864), romancier et traducteur. Il écrivit son unique livret, Benvenuto Cellini, avec Auguste Barbier (Berlioz, 1838) et devant cet insuccès se détourna de la scène lyrique et écrivit des romans dont Angelica KauffmaLire la suite…, et Auguste BarbierBarbier, Henri-AugusteHenri-Auguste Barbier (Paris, 29 avril 1805 – Nice, 13 février 1882), écrivain et librettiste. Après ses études au Lycée Henri IV à Paris, Barbier étudia le droit. Il publia un roman satirique, Les Mauvais Garçons (1830), avec la collaboration d’Alphonse Royer et, après la révolution de Lire la suite…, un écrivain distingué et un grand poëte, ne furent pas plus épargnés que M. Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…. Quelques mois après, quand Benvenuto CelliniBenvenuto CelliniBenvenuto Cellini, opéra en deux actes sur un livret de Léon Wailly et Auguste Barbier mis en musique par Hector Berlioz et créé à l’Opéra de Paris le 10 septembre 1838.Lire la suite… reparut, il était tronqué et mutilé comme le furent plus tard le MoïseMoïse et PharaonMoïse et Pharaon, opéra en 4 actes sur un livret de Luigi Balocchi et Etienne de Jouy mis en musique par Gioachino Rossini, créé à l’Opéra de Paris le 26 mars 1827. Lire la suite… de Rossini et le FreyschützFreischütz, DerDer Freischütz, opéra romantique en trois actes sur un livret de Johann Friedrich Kind, mis en musique par Carl Maria von Weber, créé au Nouveau Schauspielhaus de Berlin le 18 juin 1821.Lire la suite… [FreischützFreischütz, DerDer Freischütz, opéra romantique en trois actes sur un livret de Johann Friedrich Kind, mis en musique par Carl Maria von Weber, créé au Nouveau Schauspielhaus de Berlin le 18 juin 1821.Lire la suite…] de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite…, avec lesquels il partagea l’honneur de servir de lever de rideau au ballet à la mode. Aujourd’hui, BenvenutoBenvenuto CelliniBenvenuto Cellini, opéra en deux actes sur un livret de Léon Wailly et Auguste Barbier mis en musique par Hector Berlioz et créé à l’Opéra de Paris le 10 septembre 1838.Lire la suite…, publié en français et en allemand, à Brunswick, chez l’éditeur LitolffLitolff, HenriHenry Charles Litolff (Londres, 6 février 1818 – Bois-Colombes, 6 août 1891), pianiste et compositeur. Après des études de piano avec Ignaz Moscheles entre 1830 et 1835, il voyagea en Europe (Paris, Bruxelles, Varsovie, Dresde, Leipzig et Berlin). En 1849, il devint citoyen de Brunswick et épLire la suite…, est au répertoire dans plusieurs villes de l’Allemagne, et particulièrement à Weimar, où il fut exécuté pour la première fois sous la direction de Franz LisztLiszt, FranzFranz Liszt (Raiding, 22 octobre 1811 – Bayreuth, 31 juillet, 1886), pianiste et compositeur. Il étudia le piano d’abord avec son père puis grâce à une bourse étudia à Vienne avec Czerny pour le piano et Salieri pour la composition. Ses premiers récitals en 1823 à Vienne et à Pest firenLire la suite…. Sans être prophète, on peut prédire à M. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… que l’heure de la réparation sonnera bientôt pour son œuvre comme elle vient de sonner pour ObéronOberonOberon, opéra romantique en trois actes sur un livret en anglais de James Robinson Planche, d’après le poème de Christoph Martin Wieland, mis en musique par Carl Maria von Weber et créé au Théâtre de Covent Garden à Londres le 12 avril 1826. La version en français due à Charles Nuitter eLire la suite… et EuryantheEuryantheEuryanthe, opéra en trois actes sur un livret en allemand de Helmina von Chézy mis en musique par Carl Maria von Weber et créé Kärntnertortheater de Vienne 25 octobre 1823.Lire la suite…. Depuis vingt ans le goût musical a fait des progrès en France ; le nom d’Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… n’est plus celui d’un extravagant et d’un maniaque, et les enthousiasmes et les oppositions que faisaient éclater, à cette époque d’effervescence romantique, les œuvres nouvelles créées par les adeptes de la jeune école, ont fait place maintenant à une discussion froide et réfléchie.

Les matelots qui bravaient alors les fureurs de l’Océan et dont les fronts étaient illuminés par les éclairs de la tempête, sont penchés aujourd’hui aux bords du vaisseau, et regardent silencieusement les flots limpides qu’effleure à peine le souffle léger de la brise ; mais il en est parmi eux qui se souviennent encore du bruit que fit dans Paris l’orchestre monstre dirigé par Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, le jour où les cendres des victimes de juillet furent triomphalement amenées sur la place de la Bastille ; dix mille spectateurs mêlèrent leurs voix aux magnifiques accents de l’ApothéoseApothéoseApothéose, pour chœur et orchestre sur des paroles d’Antoni Deschamps mises en musique par Hector Berlioz. Ce chœur est une nouvelle version du dernier mouvement de la Symphonie funèbre et triomphale. La version originale pour harmonie militaire sans chœur et sans instruments à cordes fut crLire la suite…, et quand la Symphonie funèbreSymphonie funèbre et triomphaleSymphonie funèbre et triomphale op. 15 pour orchestre d’harmonie, et cordes et chœurs ad libitum, sur un texte d’Antoni Deschamps mis en musique par Hector Berlioz et créée à la Salle Vivienne à Paris le 26 juillet 1840 et en plein air le 28 juillet 1840 à l’occasion de la grande comméLire la suite…, après avoir tonné en plein air, entra dans la salle Vivienne, accompagnée de ses tambours et de ses cymbales, escortée de son immense artillerie de cuivre, ces dix mille spectateurs l’y suivirent, et le succès alla toujours en grossissant pendant une longue série de concerts. Je veux bien croire que la politique n’était pas tout à fait étrangère aux manifestations qui accueillaient chaque soir BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… et son œuvre ; mais on ne saurait, malgré cela, nier la portée musicale d’une composition qui, dans quelque milieu qu’elle soit placée, excitera toujours une admiration très-grande.

Le 24 novembre 1839, peu de temps par conséquent avant l’inauguration de la colonne de Juillet, BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… avait fait entendre, dans un grand concert qu’il donna au Conservatoire, sa symphonie de Roméo et JulietteRomeo et JulietteRoméo et Juliette, symphonie dramatique, Op. 17, pour solistes, chœur et orchestre sur un texte d’Emile Deschamps d’après William Shakespeare, composée par Hector Berlioz et créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 24 novembre 1839.Lire la suite…, dont l’adagio est considéré comme son chef-d’œuvre. Si quelque chose peut être mis en parallèle avec cette page grandiose, c’est la Scène des champs, qui forme la troisième partie de la Symphonie fantastiqueSymphonie fantastiqueLe titre original est: Épisode de la vie d’un artiste, symphonie fantastique en cinq parties, Op. 14, pour orchestre composée par Hector Berlioz et créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 5 décembre 1830.Lire la suite….

En 1841, après avoir composé un traité d’instrumentation, qui restera comme l’ouvrage théorique le plus savant et le plus complet qui ait été écrit dans ce genre, BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… part pour l’Allemagne et s’arrête successivement à Stuttgart, à Weimar, à Leipzig, à Dresde et à Brunswick, où chacun de ses concerts attire la foule. Dans cette dernière ville, BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… répond à un de ses amis qui l’engageait à transporter à la scène le sujet de Roméo et JulietteRomeo et JulietteRoméo et Juliette, symphonie dramatique, Op. 17, pour solistes, chœur et orchestre sur un texte d’Emile Deschamps d’après William Shakespeare, composée par Hector Berlioz et créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 24 novembre 1839.Lire la suite… : « Où trouverais-je deux artistes de génie capables de soutenir pendant cinq actes les personnages si poétiques de Juliette et de Roméo? D’ailleurs, le sujet m’exalte trop. Si je faisais cet opéra, je crois que je mourrais ensuite. » La réponse de BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, répétée à un admirateur fanatique de la musique du maître, lui arrache ce mot tout empreint d’une énergie cornélienne : « Eh bien! qu’il meure, mais qu’il le fasse !»

De Brunswick, BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… se rend à Hambourg et de là à Berlin, où le roi de Prusse lui donne les témoignages les plus flatteurs d’estime et de sympathie. A peine est-il revenu en France, on l’appelle à Marseille, à Lyon et à Lille ; puis il repart pour l’Allemagne et séjourne quelque temps dans la capitale de l’Autriche. Il est présenté au prince de MetternichMetternich, Klemens Wenzel Prince vonKlemens Wenzel Nepomuk Lothar Prince von Metternich (Coblence, 15 mai 1773 – Vienne, 11 juin 1859), homme d’état et diplomate. Il fut le grand négociateur du Congrès de Vienne en 1815, et œuvra de 1815 à 1848 sur le plan diplomatique pour maintenir une balance des pouvoirs entre les grandesLire la suite…, qui, en le voyant, s’écrie : « Ah ! c’est donc vous, monsieur, qui composez des morceaux pour cinq cents musiciens ? — Monseigneur, lui répond BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, cela ne m’arrive pas tous les jours. Le plus souvent, j’en fais pour quatre cent cinquante seulement. » C’est aussi à Vienne, qu’au milieu d’un bal, un Irlandais, accompagné de deux femmes charmantes, s’avance vers BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… et lui dit : « Souffrez, monsieur, que je presse la noble main qui a écrit Roméo et JulietteRomeo et JulietteRoméo et Juliette, symphonie dramatique, Op. 17, pour solistes, chœur et orchestre sur un texte d’Emile Deschamps d’après William Shakespeare, composée par Hector Berlioz et créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 24 novembre 1839.Lire la suite…. « Et en même temps, il s’emparait de la main gauche du compositeur. « Monsieur, dit BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… en riant, ce n’est pas avec celle-là. » L’étranger prend alors la main droite, et, la serrant avec effusion, il dit au malicieux artiste : « Ah ! vous êtes bien Français ! il faut que vous vous moquiez même de ceux qui vous aiment. »

C’est pendant ses voyages en Allemagne que BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… composa la Damnation de FaustDamnation de Faust, LaLa Damnation de Faust, légende dramatique en quatre parties, Op. 24, pour solistes, double chœur, chœur d’enfants et orchestre sur un texte de Gérard de Nerval traduit de Wolfganf von Goethe avec des ajouts d’Almire Gandonnière, mis en musique par Hector Berlioz et créé à l’Opéra-ComLire la suite…, qui fut jouée deux fois au théâtre de l’Opéra-Comique, en présence d’un nombreux auditoire, mais qui ne rapporta pas à l’auteur de quoi payer les frais de l’exécution. Déjà, le grand festival du palais de l’Industrie et les concerts donnés dans le Cirque des Champs-Élysées avaient plus fait pour la gloire de BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… que pour sa fortune. C’est peut-être ce qui le décida à s’en aller en Russie, où il arriva muni d’excellentes lettres de recommandation et précédé d’une réputation immense. A Moscou et à Saint-Pétersbourg, la salle de la NoblesseIl y a une salle de la Noblesse à Moscou et il y en a une à Saint-Pétersbourg. C’est une sorte de club placé sous le patronage des plus grands noms de l’aristocratie de l’empire. (Note de bas de page d’Ernest Reyer), dans laquelle BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… avait obtenu la faveur toute spéciale de donner ses concerts, était envahie par l’élite de la société, chaque fois que l’exécution de FaustDamnation de Faust, LaLa Damnation de Faust, légende dramatique en quatre parties, Op. 24, pour solistes, double chœur, chœur d’enfants et orchestre sur un texte de Gérard de Nerval traduit de Wolfganf von Goethe avec des ajouts d’Almire Gandonnière, mis en musique par Hector Berlioz et créé à l’Opéra-ComLire la suite… était annoncée. Mais la soirée qui, au dire de BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, lui rappelle son plus beau triomphe, est celle qui eut lieu au Grand-Théâtre de Saint-Pétersbourg, peu de jours avant son départ, et dans laquelle il fit entendre Roméo et JulietteRomeo et JulietteRoméo et Juliette, symphonie dramatique, Op. 17, pour solistes, chœur et orchestre sur un texte d’Emile Deschamps d’après William Shakespeare, composée par Hector Berlioz et créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 24 novembre 1839.Lire la suite… et des fragments de FaustDamnation de Faust, LaLa Damnation de Faust, légende dramatique en quatre parties, Op. 24, pour solistes, double chœur, chœur d’enfants et orchestre sur un texte de Gérard de Nerval traduit de Wolfganf von Goethe avec des ajouts d’Almire Gandonnière, mis en musique par Hector Berlioz et créé à l’Opéra-ComLire la suite….

A Moscou, le célèbre artiste reçut une invitation du roi de Prusse qui le pressait vivement de se rendre à Berlin, pour y faire exécuter son FaustDamnation de Faust, LaLa Damnation de Faust, légende dramatique en quatre parties, Op. 24, pour solistes, double chœur, chœur d’enfants et orchestre sur un texte de Gérard de Nerval traduit de Wolfganf von Goethe avec des ajouts d’Almire Gandonnière, mis en musique par Hector Berlioz et créé à l’Opéra-ComLire la suite…, déjà si répandu dans les principales villes de l’Allemagne. Revenu de Berlin à Paris, BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… partit bientôt après pour Londres, où l’appelait un engagement qui venait de lui être offert pour diriger l’orchestre de Drury-Lane ; l’année suivante, il contracta un nouvel engagement avec la nouvelle Société Philharmonique d’Exeter-Hall ; et enfin, quelques mois plus tard, l’ancienne Société Philharmonique l’appelle et lui offre de partager avec M. Costa, son habile chef d’orchestre, le bâton de commandement.

Ce fut pendant le court séjour qu’il fit en France en revenant de son premier voyage à Londres que BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… composa la Fuite en Egypte, dont il attribua la musique à Pierre Ducré, un nom de fantaisie qu’il dit être celui d’un célèbre compositeur du xviie siècle. Les savants firent des recherches ; les musiciens ne tarirent pas d’éloges sur la simplicité mystique du style, le caractère tendre et religieux de la mélodie ; les dévots écoutèrent cela avec onction ; le public battit des mains avec frénésie. Quand on apprit le stratagème dont s’était servi BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… pour forcer l’admiration de ceux qui jusque-là s’étaient enfuis rien qu’à l’idée d’entendre une note de sa musique, on n’osa pas revenir sur un jugement que tous les journaux, tous les critiques avaient sanctionné. Et le mystificateur ne se gêna pas de rire en voyant le désappointement et le dépit des mystifiés. Après que le voile du pseudonyme fut levé, BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, encouragé par le succès qu’il venait d’obtenir, acheva l’œuvre dont la Fuite en Egypte n’était que la préface, et il écrivit cette admirable trilogie de l’Enfance du ChristEnfance du Christ, L’L’Enfance du Christ, trilogie sacrée pour récitant (ténor), soli, chœur et orchestre sur un livret et une musique de Hector Berlioz, créée à la salle Herz à Paris le 10 décembre 1854. Les trois parties de cette œuvre ont pour titre: Le Songe d’Hérode; La Fuite en Egypte; L’ArrivéLire la suite…, exécutée le 12 décembre l854 dans la salle Herz, et qui lui ouvrit enfin les portes de l’Institut. Les palmes vertes, en ajoutant douze cents francs au budget annuel d’Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, n’ont rien ajouté à sa gloire, et son entrée à l’Académie des beaux-arts ne lui fait pas assurément plus d’honneur qu’à quelques-uns de ceux qui se sont décidés à l’y faire admettre. Tout le monde a remarqué, lors de l’élection de M. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, cette bizarrerie du sort qui offrait à l’auteur de FaustDamnation de Faust, LaLa Damnation de Faust, légende dramatique en quatre parties, Op. 24, pour solistes, double chœur, chœur d’enfants et orchestre sur un texte de Gérard de Nerval traduit de Wolfganf von Goethe avec des ajouts d’Almire Gandonnière, mis en musique par Hector Berlioz et créé à l’Opéra-ComLire la suite… et de Roméo et JulietteRomeo et JulietteRoméo et Juliette, symphonie dramatique, Op. 17, pour solistes, chœur et orchestre sur un texte d’Emile Deschamps d’après William Shakespeare, composée par Hector Berlioz et créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 24 novembre 1839.Lire la suite… le fauteuil laissé vacant par la mort si regrettable de l’auteur du ChâletChâlet, LeLe Châlet, opéra-comique en un acte sur un livret d’Eugène Scribe et de Honoré-Marie-Joseph Duveyrier-Mélesville, mis en musique par Adolphe Adam, créé à l’Opéra-Comique le 25 septembre 1834.Lire la suite… et du Postillon de LonjumeauPostillon de Lonjumeau, LeLe Postillon de Lonjumeau, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe et de Henri de Saint-Georges, mis en musique par Adolphe Adam, créé à l’Opéra-Comique le 13 octobre 1836.Lire la suite….

Le 30 avril 1855, un Te DeumTe DeumTe Deum, H. 22 de Hector Berlioz pour ténor soliste, deux chœurs mixtes et un chœur d’enfant, orchestre et orgue. L’œuvre fut créée sous la direction du compositeur à l’Eglise Saint-Eustache à Paris le 30 avril 1855.Lire la suite… à trois chœurs, avec orchestre et orgue concertants, composé par Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, fut exécuté, sous la direction de l’auteur, par cent cinquante musiciens et près de huit cents choristes, hommes, femmes et enfants, dans l’église de Saint-Eustache.

Le 15 novembre de la même année, au palais de l’Industrie universelle, le jour de la cérémonie de la distribution des récompenses, douze cents musiciens, placés au centre de la vaste enceinte, entonnèrent un hymne en l’honneur du chef de l’État. La cantate l’ImpérialeImpériale, L’L’Impériale, cantate à deux chœurs et orchestre sur un texte du Capitaine Pierre-Chérie Lafont créée le 15 novembre 1855 au Palais de l’Industrie bâti sur les Champs-Elysées  à Paris pour l’Exposition Universelle de 1855.Lire la suite… est la dernière œuvre connue d’Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite….

Aux ouvrages dont j’ai donné le titre, je dois ajouter le Cinq MaiCinq Mai, LeLe Cinq mai, chant pour basse, chœur et orchestre op. 6 sur un poème de Pierre-Jean de Béranger mis en musique par Hector Berlioz, créé le 22 novembre 1835 à la Salle du Conservatoire à Paris.Lire la suite…, chant composé sur la mort de l’empereur Napoléon Ier, pour voix de basse avec chœurs et orchestre, paroles de Béranger ; Vox populi Vox populiVox populi, deux chœurs avec accompagnement d’orchestre op. 20 no. 1 La Menace des Francs, marche et chœur sur un texte anonyme mis en musique par Hector Berlioz et créé le 25 mars 1851 à la Salle Sainte-Cécile à Paris, et op. 20 no. 2 Hymne à la France  sur un texte de Henri-Auguste BarbLire la suite…: deux grands chœurs (la Menace des Francs Menace des Francs, LaLa Menace des Francs, marche et chœur pour chœur et orchestre op. 20 no. 2 sur un texte anonyme mis en musique par Hector Berlioz et créé le 25 mars 1851 à la Salle Sainte-Cécile à Paris.Lire la suite…et l’Hymne à la FranceHymne à la FranceHymne à la France, pour chœur et orchestre sur un poème de Henri-Auguste Barbier mis en musique par Hector Berlioz et créé à la salle du Festival de l’Industrie bâtie sur les Champs-Elysées  à Paris le 1er août 1844.Lire la suite…); TristiaTristiaTristia, trois chœurs avec accompagnement d’orchestre : op.18 no. 1 Méditation religieuse, sur un poème de Louise Belloc d’après Thomas Moore ; op. 18 no. 2 La Mort d’Ophélie, sur un poème d’Ernest Legouvé d’après Shakespeare ; op. 18 no. 3 Marche funèbre pour la dernière scèLire la suite…, trois chœurs avec accompagnement d’orchestre ; Rêverie et Caprice, romance pour le violon, dédiée à Artot ; l’ouverture du CorsaireOuverture « Le Corsaire » Op. 21Le Corsaire, ouverture pour orchestre op. 21 de Hector Berlioz créée le 19 janvier 1845 au Cirque Olympique à Paris.Lire la suite… et celle du Carnaval romainOuverture « Le Carnaval Romain »;Ouverture « Le Carnaval romain », ouverture caractéristique pour orchestre de Hector Berlioz créée à la salle Herz de Paris le 3 février 1844.Lire la suite…, page symphonique pleine de verve et de coloris, l’une des plus répandues et des plus appréciées parmi les nombreuses compositions d’Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… M. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… achève en ce moment un grand opéra en cinq actes, dont il a écrit la musique et le libretto et qui est destiné à l’Académie Impériale de musique.. Les mélodies qu’il a écrites sur des poésies de Théophile Gautier, Béranger, Roger de Beauvoir, Victor Hugo, Lamartine, Brizeux et Thomas Moore (traduction de M. Gounet), forment différents recueils intitulés : Feuillets d’albumFeuillets d’albumFeuillets d’album, trois mélodies pour voix et piano op. 19 sur des poèmes de Pierre-Jean de Béranger, Roger de Beauvoir et Jules Janin mis en musique par Hector Berlioz.Lire la suite…, Die Sommernachte (les Nuits d’été), IrlandeGrand traité d’instrumentation et d’orchestration modernesHector Berlioz : Grand traité d’instrumentation et d’orchestration modernes. Œuvre 10eme. Paris : Schonenberger [1843-44]. Cet ouvrage traite de la composition musicale du point de vue des instruments et de l’orchestre.Lire la suite…, Sara la BaigneuseSara la BaigneuseSara la baigneuse, ballade sur un poème de Victor Hugo mis en musique par Hector Berlioz. Berlioz composa trois versions de cette œuvre. La première version, écrite pour 4 voix d’hommes et orchestre, fut créée à la Salle du Conservatoire de Paris et dirigée par Narcisse Girard le 9 novembrLire la suite…, la CaptiveCaptive, LaLa Captive, mélodie pour une voix et guitare ou piano sur des paroles de Victor Hugo mises en musique par Hector Berlioz. L’œuvre fut composée à Rome en février 1832. Berlioz en fit 6 différentes versions ajoutant une partie de violoncelle ad libitum pour un concert le 30 décembre 1832. BerLire la suite… et Fleurs des LandesFleurs des LandesFleurs des landes, op. 13, cinq mélodies pour voix et piano sur des poèmes d’Adolphe de Bouclon, Antoine de Bertin, Emile Deschamps, et Auguste Brizeux mis en musique par Hector Berlioz.Lire la suite…. La plupart de ces mélodies, outre l’édition piano et chant, sont publiées avec accompagnement d’orchestre. Je recommande particulièrement, à ceux qui refusent à BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… le charme, la naïveté et la grâce de l’inspiration, la CaptiveCaptive, LaLa Captive, mélodie pour une voix et guitare ou piano sur des paroles de Victor Hugo mises en musique par Hector Berlioz. L’œuvre fut composée à Rome en février 1832. Berlioz en fit 6 différentes versions ajoutant une partie de violoncelle ad libitum pour un concert le 30 décembre 1832. BerLire la suite…, le Jeune Poëte [Pâtre] breton, la Belle VoyageuseVoyages en Allemagne et en ItalieVoyage musical en Allemagne et en Italie, Etudes sur Beethoven, Gluck et Weber. Mélanges et nouvelles, de Hector Berlioz, publié par Jules Labitte, Paris, 1844.Lire la suite… et l’AbsenceMenace des Francs, LaLa Menace des Francs, marche et chœur pour chœur et orchestre op. 20 no. 2 sur un texte anonyme mis en musique par Hector Berlioz et créé le 25 mars 1851 à la Salle Sainte-Cécile à Paris.Lire la suite…. Certainement cela n’arrivera jamais au degré de popularité des Espoirs perdus, des Brises folles et des Perles d’amour, de nos compositeurs de romances en vogue ; cela ne se chantera jamais dans la rue comme on chante les Aventures de mam’zelle Thérèse, les Exploits de Jeannette et les Charmes de Jeanneton ; mais BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… ne place pas ses ambitions sur ce terrain-là. Il est poëte, essentiellement poëte, et je crois, à quelque école que l’on appartienne, qu’il est de toute justice de le reconnaître. Il a pu se tromper, il a pu se laisser aller à des exagérations souvent blâmables ; mais il n’a jamais galvaudé son talent, il n’est jamais descendu des hauteurs de l’art dans le domaine du trafic vulgaire. Il a la religion des maîtres, et quelques quolibets lancés à droite et à gauche, dans des moments de verve sarcastique, à une époque où la fièvre du romantisme tourmentait les jeunes disciples d’une école nouvelle, ne sauraient être invoqués comme des arguments sérieux par ceux qui lui reprochent son dédain pour certaines œuvres classiques. Dans les deux livres qu’il a publiés : Voyages en Allemagne et en ItalieVoyages en Allemagne et en ItalieVoyage musical en Allemagne et en Italie, Etudes sur Beethoven, Gluck et Weber. Mélanges et nouvelles, de Hector Berlioz, publié par Jules Labitte, Paris, 1844.Lire la suite… et les Soirées de l’orchestreSoirées de l’orchestre, LesLes Soirées de l’orchestre par Hector Berlioz. Recueil d’extraits des feuilletons de Hector Berlioz mis sous forme de 25 soirées suivies de deux épilogues, publié par Michel Levy Frères, libraires-éditeurs, Rue Vivienne 2bis, Paris, 1852.Lire la suite…, il a blessé bien des susceptibilités en persiflant bien des ridicules ; mais à coté de certaines pages pleines d’une amère ironie, il y en a d’autres dans lesquelles l’enthousiasme du musicien se traduit de la manière la plus éloquente, lorsqu’il a devant lui les grandes figures de GluckGluck, Christoph WillibaldChristoph Willibald Gluck (Erasbach/Haut-Palatinat, 2 juillet 1714 – Vienne, 15 novembre 1787), compositeur. Né en Bohème, on ne sait rien de ses études scolaires ou musicales. En 1732, il alla à Prague, jouant du violon, et préférablement du violoncelle et chantant dans les chœurs des églLire la suite…, de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite…, de SpontiniSpontini, Gaspare Luigi PacificoGaspare Luigi Pacifico Spontini (Maiolati près Ancona/Italie, 14 novembre 1774 – Maiolati près Ancona, 24 janvier 1851), compositeur. Il étudia la musique au conservatoire des Turchini à Naples et son premier opéra bouffe, Li puntigli delle donne, fut représenté à Rome en 1796. Plusieurs de Lire la suite… et de Meyerbeer. J’ai insisté dans cette notice biographique sur les vicissitudes et les obstacles que BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… avait eu à vaincre au commencement de sa carrière ; les oppositions qu’il a rencontrées sur son chemin, les outrages dont on l’a abreuvé n’ont pas affaibli son courage, mais ont singulièrement assombri son humeur, aiguisé les pointes de ses sarcasmes et développé l’irascibilité naturelle de son caractère ; malheureusement il avait une tribune pour exhaler ses griefs, une plume pour se défendre, et il l’a fait souvent sans ménager les autres plus qu’on ne l’avait ménagé lui-même. Aujourd’hui, bien qu’une lutte de vingt ans n’ait pas émoussé ses facultés, il semble s’être renfermé dans une réserve prudente ; mais ne croyez pas pour cela que le critique ait mis sur sa tête grisonnante le bonnet de coton qui refroidit les bouillonnements de l’intelligence ; ne croyez pas non plus que le musicien ait abjuré ses doctrines et ses croyances en entrant dans le temple des Immortels : le chat a toujours ses griffes ; il les montre quelquefois à des intimes qui ne rient jamais de si bon cœur que quand ils sont eux-mêmes un peu égratignés. Moi, par exemple, qui n’échapperai certainement pas à l’accusation d’avoir chanté un dithyrambe en l’honneur de M. Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, je n’ai pas plus été épargné par lui que quelques-uns de mes confrères. Je lui suis redevable de quatre lignes d’éloge, de quinze lignes de critique et d’une plaisanterie assez mordante que lui a suggéré le SelamSelam, LeLe Selam, symphonie orientale en quatre parties pour solistes et orchestre sur des poèmes de Théophile Gautier mis en musique par Ernest Reyer et créée au Théâtre-Italien de Paris le 5 avril 1850.Lire la suite…, ma première œuvre. Je dis cela pour qu’on sache bien que l’admiration que je lui témoigne aujourd’hui n’est pas une dette de reconnaissance dont je m’acquitte. Quant à ce qui est de l’avenir… chez M. Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, l’honorabilité de l’homme privé et l’impartialité du feuilletoniste ne peuvent pas être soupçonnées.