La Revue française, 10 février 1855, p. 70-77 (article signé E. Reyer).

Chronique musicale.

L’Enfance du ChristEnfance du Christ, L’L’Enfance du Christ, trilogie sacrée pour récitant (ténor), soli, chœur et orchestre sur un livret et une musique de Hector Berlioz, créée à la salle Herz à Paris le 10 décembre 1854. Les trois parties de cette œuvre ont pour titre: Le Songe d’Hérode; La Fuite en Egypte; L’ArrivéLire la suite…, trilogie sacrée, paroles et musique de M. Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…. — Théâtre-Italien : Il TrovatoreTrovatore, IlIl Trovatore, opéra en quatre actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano  complété par Leone Emanuele Bardare et mis en musique par Giuseppe Verdi. L’œuvre fut créée au Théâtre Apollo à Rome le 19 janvier 1853 et au Théâtre-Italien à Paris le 23 décembre 1854.Lire la suite…, opéra en quatre actes, musique de M. Verdi Verdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite…; Linda di Chamouni [Linda di Chamounix] ; rentrée de Mlle E. Grisi. — Théâtre de l’Opéra-Comique : Le Chien du jardinierChien du jardinier, LeLe Chien du jardinier, opéra-comique en un acte sur un livret de Joseph-Philippe Lockroy et Eugène Cormon mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 16 janvier 1855.Lire la suite…, opéra-comique en un acte, paroles de MM. Lockroy et Cormon, musique de M. Albert GrisarGrisar, AlbertAlbert Grisar (Anvers, 26 décembre 1808 – Asnières, 15 juin 1869), compositeur. Élève de Reicha à Paris et de Mercadante à Naples, il écrivit des opéras-comiques dans la tradition de Boieldieu qui eurent du succès dont Gilles ravisseur (1848), Les Porcherons (1850), Bonsoir M. Pantalon (185Lire la suite…. — Albums.


Nous arrivons le dernier pour analyser la nouvelle partition de M. Berlioz Berlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…; mais il n’est jamais trop tard pour parler d’une œuvre applaudie trois fois déjà, et qui fera bien plus de bruit dans cinquante ans d’ici qu’elle n’en fait aujourd’hui.

BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… passait la soirée chez un de ses amis, architecte fort distingué ; on jouait au whist, et le savant compositeur s’intéressait médiocrement à la partie ; tous ces petits morceaux de carton peint qui s’agitaient sur le tapis vert étaient à ses yeux autant d’hiéroglyphes ; pour le distraire, on lui proposa d’écrire quelque chose sur un album : ce n’était peut-être pas plus amusant, mais au moins cela rentrait davantage dans sa spécialité. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… composa, séance tenante et sans piano, la guitare étant le seul instrument qu’il connaisse, un petit chant à quatre parties qui fut trouvé ravissant de grâce et de simplicité ; il avait même un parfum antique qui aurait pu faire remonter son origine à plus d’un siècle ; le caractère rétrospectif de ce morceau frappa tellement BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, qu’au lieu d’y mettre son nom il le signa d’un nom imaginaire dans lequel il eut la galanterie de faire entrer celui de son ami M. Leduc [Duc] : l’habile architecte dirigeait dans ce moment les travaux de restauration de la Sainte-Chapelle. L’œuvre improvisée par BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… dans un salon parisien fut signée Pierre Ducré, auquel il prêta le titre de maître de chapelle de la Sainte-Chapelle. Cela fait, BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… prit une copie des feuilles de 1’album, la mit dans son portefeuille, et il ne pensait plus à cette innocente facétie d’un musicien homme d’esprit, lorsqu’un jour MM. les membres du comité de la Société philharmonique de Sainte-Cécile, dont il était président et directeur, vinrent lui soumettre le programme du prochain concert. Il manquait un morceau, et ces messieurs demandèrent à BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… de combler la lacune par quelque fragment d’ouvrage peu connu et cependant de nature à piquer la curiosité du public. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… se souvint alors du manuscrit de Pierre Ducré ; il baptisa cela la Fuite en ­Égypte et l’offrit à ses collègues, qui furent ravis de la proposition. Le jour de la répétition, BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… arriva avec sa précieuse trouvaille ; les trois strophes du chœur s’étaient augmentées d’une petite ouverture et d’un air de ténor ; il en avait composé lui-même les paroles dans un style tout à fait en rapport avec celui de la mélodie. L’œuvre fut trouvée admirable, et les plus savants se perdaient en conjectures sur l’existence de Pierre Ducré, l’auteur d’une si belle composition, dont ils entendaient parler pour la première fois. la Fuite en Égypte obtint devant le public un succès immense. Le nom de Pierre Ducré vola de bouche en bouche, inconnu aux uns comme aux autres. « Ce n’est pas votre monsieurBonsoir Monsieur PantalonBonsoir, Monsieur Pantalon, opéra-comique en un acte sur un livret de Lockroy et de Morvan mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 19 février 1851.Lire la suite… BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… qui fera jamais de la musique pareille ! » dit à M. Leduc une dame qui l’avait accompagné au concert et qui professait la plus profonde antipathie pour l’auteur de Roméo et Juliette ; M. Leduc donna en souriant le mot de l’énigme à sa charmante compagne, qui se contenta de répondre d’un ton fort acerbe : « Eh bien, votre monsieurBonsoir Monsieur PantalonBonsoir, Monsieur Pantalon, opéra-comique en un acte sur un livret de Lockroy et de Morvan mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 19 février 1851.Lire la suite… BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… est un impertinent ! » Là-dessus la dame se leva et sortit. Bientôt l’histoire de la Fuite en Egypte et l’individualité du prétendu Ducré ne furent plus un mystère pour personne, et, parmi ceux qui avaient donné les signes du plus vif enthousiasme, il en est plus d’un qui se repentit d’avoir applaudi trop fort ou trop tôt.

Pendant un voyage que BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… fit à Leipzig, il céda à l’invitation de quelques artistes, et écrivit, comme complément de la Fuite en Egypte, l’Arrivée à Saïs ; peu de temps après un de ses amis, délégué de la Société philharmonique de Londres, lui proposa de traiter un sujet ayant pour titre le Massacre des Innocents. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, tout musicien dramatique qu’il est, trouva le thème un peu haut en couleur et se contenta de l’effleurer légèrement en composant le Songe d’Hérode, qui servit de prélude aux deux parties déjà achevées de son poëme biblique et qui s’y reliait tout naturellement. L’œuvre, ainsi complétée, fut appelée l’Enfance du ChristEnfance du Christ, L’L’Enfance du Christ, trilogie sacrée pour récitant (ténor), soli, chœur et orchestre sur un livret et une musique de Hector Berlioz, créée à la salle Herz à Paris le 10 décembre 1854. Les trois parties de cette œuvre ont pour titre: Le Songe d’Hérode; La Fuite en Egypte; L’ArrivéLire la suite…, trilogie sacrée dont trois auditions ont déjà eu lieu devant un grand concours de dilettanti et d’artistes dans la salle de M. Henri Herz. Nous dirons quelques mots du libretto avant d’analyser la partition.

Les personnages qui concourent à l’action sont : la Vierge Marie, saint Joseph, Hérode, Polydoras, un centurion, un père de famille ; chœur d’anges, chœurs de soldats romains, d’Égyptiens, de devins juifs et d’Ismaélites. Certaines parties du drame sont expliquées par un récitant qui remplit un rôle à peu près semblable à celui que jouait le coryphée dans la tragédie antique.

Dans la crèche, en ce temps, Jésus venait de naître,

Mais nul prodige encor ne l’avait fait connaître :

Et déjà les puissants tremblaient,

Déjà les faibles espéraient,

Tous attendaient…

Or apprenez, chrétiens, quel crime épouvantable

Au roi des Juifs alors suggéra la terreur,

Et le céleste avis que, dans leur humide étable,

Aux parents de Jésus envoya le Seigneur.

Ce récit est interrompu par la ronde de nuit des soldats romains guidés par Polydoras à travers les rues de Jérusalem. Un centurion crie : Qui vient ? et les deux satellites du préteur Gallus s’entretiennent pendant quelques instants des ridicules terreurs et des insomnies du roi juif. Puis la patrouille se remet en marche et s’éloigne.

Hérode est seul en son palais. Une voix prophétique lui annonce chaque nuit l’arrivée de l’enfant qui doit le détrôner ; il ne peut chasser de son esprit ce présage menaçant et mande auprès de lui les sages de Judée, auxquels il raconte le songe qui l’obsède. Les devins consultent les esprits, et ceux-ci répondent que la voix a dit vrai :

Un enfant vient de naître

Qui fera disparaître

Ton trône et ton pouvoir.

Rien ne pourra conjurer la chute du tyran : il tombera, à moins que, pour satisfaire les noirs esprits, il n’ordonne le massacre de tous les nouveau-nés.

Eh bien ! par le fer qu’ils périssent !

………………………………….

Malgré les cris, malgré les pleurs

De tant de mères éperdues,

Des rivières de sang vont être répandues :

Je serai sourd à ces douleurs,

…………………………………

Les devins exhortent le roi à ne pas laisser faiblir son courage. La scène change et passe du palais d’Hérode dans l’étable de Bethléem ; l’enfant Jésus joue avec les agneaux qui bondissent autour de lui ; il leur donne de l’herbe tendre et répand des fleurs sur leur litière ; le père et la mère assistent aux joyeux ébats du divin enfant, touchante et gracieuse idylle qui, avant d’être décrite par la plume poétique d’Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, avait tenté le pinceau de plus d’un artiste. Un chœur d’anges invisibles avertit Joseph et Marie du péril qui menace leur fils ; ils doivent, pour le sauver, s’enfuir vers le désert et dérober soigneusement la trace de leurs pas. La puissance céleste veillera sur eux.

Hosanna !

Hosanna !

Au début de la seconde partie (la Fuite en Egypte), les bergers, rassemblés auprès de l’étable de Bethléem, accompagnent de leurs vœux le départ de la sainte Famille :

Cher enfant, Dieu te bénisse !

Dieu vous bénisse, heureux époux !

Puis le récitant raconte le voyage des pieux pèlerins, la halte dans l’oasis et l’adoration des anges pendant le sommeil de Jésus.

Le tableau s’assombrit : le simoun soulève en tourbillons rapides le sable brûlant du désert ; l’âne, le fidèle serviteur de la famille sainte, s’arrête, chancelle et tombe pour ne plus se relever ; son maître aussi eût succombé de fatigue et de soif sans le secours de Dieu ; seule, sainte Marie marche calme et sereine, appuyant sur son cœur la blonde chevelure et la tête bénie de son cher fils. Enfin, les voyageurs aperçoivent l’enceinte d’une cité romaine : ils arrivent à Saïs. La foule tumultueuse encombre les rues ; saint Joseph frappe à la porte de la première maison venue ; il demande un asile et du pain ; des voix repoussent brutalement sa prière:

Arrière, vils Hébreux,

Les gens de Rome n’ont que faire

De vagabonds et de lépreux !

II fait entendre ailleurs ses supplications et implore l’hospitalité pour la mère épuisée dont le sein est tari, pour l’enfant qui manque de lait ; les gens d’Égypte, comme les gens de Rome, répondent par l’injure aux plaintes des voyageurs haletants.

…. Sous la ramée

De ces sycomores l’on voit

Tout à l’écart un humble toit.

Frappons encor. ….

Marie unit sa voix à celle de Joseph, et, cette fois, la porte s’ouvre ; le chef de la famille ismaélite parait sur le seuil de la maison et invite les pauvres Hébreux à prendre place au foyer :

Les enfants d’Ismaël

Sont frères de ceux d’Israël.

Les serviteurs s’empressent autour d’eux, lavent leurs pieds meurtris, apportent de l’eau, du lait, des fruits, et préparent une couchette pour l’enfant Jésus. Jésus ! quel nom charmant ! Le père de famille est charpentier, Joseph est son compère ; ils travailleront ensemble ; le fils de Marie grandira auprès des laborieux artisans et les aidera bientôt. De douces larmes, des larmes d’attendrissement et de reconnaissance, s’échappent des yeux de Marie ; les jeunes Ismaélites prennent leurs instruments et charment par les sons mélodieux des flûtes et de la harpe thébaine les derniers instants de la soirée. Puis, quand l’heure du repos a sonné, les hôtes se séparent et se disent, adieu jusqu’au lendemain. La bonne mère a oublié déjà ses fatigues et ses peines : elle veillera sur le sommeil de son fils.

Ce fut ainsi que par un infidèle

Fut sauvé le Sauveur.

Le récitant peint en quelques vers l’éducation de Jésus et son retour en Judée, où devait s’accomplir le divin mystère de la Rédemption. L’ouvrage se termine par un chœur mystique sans accompagnement.

La nouvelle partition de M. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… a obtenu un succès immense ; ses anciens adversaires eux-mêmes ont applaudi, à de très-rares exceptions près. Le compositeur n’a pourtant rien changé à sa manière ; seulement il a choisi un sujet à la portée de tout le monde ; peut-être aussi l’éducation du public est-elle en voie de progrès : il en est temps ! BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… y est bien pour quelque chose : a-t-il assez prêché l’amour du grand et du beau, le mépris du pont-neuf et de l’ariette, du mesquin et du vulgaire ! On l’a traité de fou et de maniaque, on l’a outragé de toutes les façons ; il est toujours resté debout sur la brèche, luttant avec ardeur et raillant spirituellement les blasphémateurs. De temps à autre il s’en allait en Allemagne retremper ses forces, et là il trouvait d’amples dédommagements à l’injustice de ses compatriotes. Aujourd’hui la France semble vouloir comprendre qu’elle a méconnu jusqu’ici une de ses plus grandes gloires musicales ; je ne serais pas étonné que, depuis le succès de sa trilogie, BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… ait reçu l’offre de plus d’un libretto en cinq actes. Les journaux sont unanimes pour le louer, et les cris discordants des insulteurs attachés, aujourd’hui comme autrefois, au char de toute renommée, se perdent au milieu des bravos enthousiastes de la foule. A la prochaine vacance de l’Institut (Dieu fasse que ce soit le plus tard possible !) BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… sera un concurrent redoutable.

Ce qui nous a le plus frappé dans la partition de l’Enfance du ChristEnfance du Christ, L’L’Enfance du Christ, trilogie sacrée pour récitant (ténor), soli, chœur et orchestre sur un livret et une musique de Hector Berlioz, créée à la salle Herz à Paris le 10 décembre 1854. Les trois parties de cette œuvre ont pour titre: Le Songe d’Hérode; La Fuite en Egypte; L’ArrivéLire la suite…, c’est l’unité du style, la couleur biblique de la mélodie, la grandeur et la simplicité des effets. Quant à la finesse des détails, à la vérité des imitations, on peut s’en rapporter pour cela au talent descriptif de l’auteur de FaustDamnation de Faust, LaLa Damnation de Faust, légende dramatique en quatre parties, Op. 24, pour solistes, double chœur, chœur d’enfants et orchestre sur un texte de Gérard de Nerval traduit de Wolfganf von Goethe avec des ajouts d’Almire Gandonnière, mis en musique par Hector Berlioz et créé à l’Opéra-ComLire la suite… et de la Symphonie fantastiqueSymphonie fantastiqueLe titre original est: Épisode de la vie d’un artiste, symphonie fantastique en cinq parties, Op. 14, pour orchestre composée par Hector Berlioz et créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 5 décembre 1830.Lire la suite…. L’orchestre est réduit à sa plus simple expression : les trombones eux-mêmes n’y jouent qu’un rôle secondaire ; les cornets à pistons, l’ophicléide, les cymbales et la grosse caisse, employés avec tant d’importance dans l’instrumentation moderne, ont été mis de côté cette fois par le compositeur auquel on a si souvent reproché d’en avoir fait un usage immodéré.

Les premiers vers chantés par le récitant sont accompagnés par des tenues de la petite harmonie et quelques tremolo du quatuor en sourdine. La ronde nocturne, commençant, par des pizzicati de contre-basse et dont le motif passe tour à tour d’un instrument à l’autre, se développe graduellement et arrive par un rinforzando habilement ménagé à un tutti grandiose ; puis la patrouille s’arrête ; le cor et la clarinette jettent leurs notes voilées et mystérieuses sur les dernières mesures de cette belle page symphonique au caractère soldatesque et farouche. Après un court dialogue entre Polydoras et le centurion, le motif reparaît, et peu à peu les sons s’affaiblissent à mesure que les pas des soldats se perdent dans le lointain.

Les notes graves des trombones et le grondement des instruments à cordes expriment les terreurs auxquelles est en proie le roi Hérode ; la mélodie O misère des rois ! débute par une phrase pleine d’ampleur répétée par l’accompagnement dans des sons différents et dont le trait caractéristique est la non-altération de la note sensible montant sur la tonique ; le chœur des devins coupé par les réponses de l’orchestre, la scène de la conjuration sur un rhythme à sept temps, l’allegro mouvementé, les fanfares des cuivres, les gammes chromatiques des flûtes et des clarinettes, tout cela forme un tableau d’une couleur saisissante, cabalistique et féroce. Au drame fantastique succède le drame réel ; après la conjuration, le massacre.

La pastorale chantée par Marie dans l’étable de Bethléem, le duo entre la sainte Vierge et saint Joseph, le chœur des anges invisibles, offrent un contraste d’une tendresse et d’une simplicité pleines de charmes avec le précédent tableau : c’est pur et lumineux comme une toile de Raphaël ; les sons du hautbois se détachent sur la mélodie ; les gruppetti des violons, les gammes amusantes de la flûte, les pissicati [pizzicati] des basses, imitent le bêlement des agneaux bondissant autour de l’enfant Jésus.

Le chœur des bergers, accompagné par le quatuor, et dont les strophes sont séparées par une courte ritournelle de hautbois et de clarinettes employées dans le registre du chalumeau, est remarquable par de piquantes modulations tout à fait inattendues et n’ôtant rien cependant au caractère tendre et naïf de la mélodie. Ce chœur est précédé d’une belle introduction en style fugué, et dans laquelle la note sensible non atténuée monte sur la tonique, effet que nous avons déjà signalé dans le cantabile du roi Hérode.

L’air du récitant est rempli d’ingénieux détails et conserve jusqu’à la fin le même sentiment onctueux et biblique : une brise légère passe à travers le feuillage des palmiers ; on entend le murmure de la source dans l’oasis ; les voyageurs sommeillent, et les anges prient autour du divin Enfant.

Au début de la troisième partie, nous retrouvons avec une légère variété de rhythme le thème de la fugue qui sert de prélude au chœur des bergers ; après un récit rempli d’ingénieux effets d’orchestre, Joseph et Marie unissent leurs voix suppliantes, et les brusques réponses du chœur séparent chacune des strophes chantées par les deux époux ; les altos font entendre un dessin obstiné qui se détache sur les tremolo des contre-basses et les gémissements des violoncelles. L’air chanté par le père de famille respire le calme et la franchise ; une fugue merveilleusement travaillée peint l’empressement, l’activité des serviteurs ; les violons en sourdine dialoguent avec les instruments de la petite harmonie. Le trio pour harpe et deux flûtes est une des pages les plus originales et les plus gracieuses de la partition ; à l’andante, d’un caractère tendre et naïf, succèdent de rapides arpèges, de délicates fanfares, des trilles et des stanates, charmantes évolutions qui n’empruntent rien cependant au style moderne. Le père de famille annonce que la soirée est terminée ; les hôtes et les serviteurs entonnent l’hymne d’adieu ; les derniers accords du quatuor en sourdine arrivent smorzando sur une cadence de hautbois et de clarinettes dans le grave : c’est le sommeil. Le chœur mystique, sans accompagnement, placé à la fin de l’ouvrage, est un morceau d’une facture large et savante, une imitation grandiose du style de PalestrinaPalestrina, Giovanni Pierluigi daGiovanni Pierluigi da Palestrina (Palestrina ?, 1525 [1526 ?] – Rome, 2 février 1594), compositeur. Il fut admis dans la maîtrise de Sainte-Marie-Majeure à Rome. En 1544, il fut nommé organiste de la cathédrale de Palestrina. En 1551, il fut d’abord maître de chant de la chapelle Giulia Lire la suite….

Nous avons rarement assisté a une exécution plus parfaite, plus intelligente ; BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… a choisi ses instrumentistes parmi nos virtuoses les plus renommés : les solistes se nomment BattailleBattaille, Charles-AmableCharles-Amable Battaille (Nantes, 30 septembre 1822 – Paris, 2 mai 1872), Basse. Après des études de médecine à Nantes, il vint à Paris et étudia au Conservatoire avec Manuel Garcia. Il obtint les premiers prix de chant, d’opera et d’opéra-comique en 1847 et débuta en 1848 à l’Opéra-CoLire la suite…, JourdanJourdan, Pierre-MariusPierre-Marius Jourdan (Marseille 28 octobre 1823 – Bruxelles, entre le 1er et le 9 février 1879), ténor. Il fit ses études au Conservatoire de Paris qu’il termina en 1845 avec un 1er prix de chant.  Il débuta à l’Opéra-Comique dans Zemire et Azor (Grétry) en 1846 et y resta jusqu’en 18Lire la suite…, GardoniGardoni, ItaloItalo Gardoni (Parme, 12 mars 1821 – Paris, 26 mars 1882), ténor. Élève d’Antonio di Cesari au Conservatoire de Parme, il débuta en 1840 dans le rôle-titre de Roberto Devereux (Donizetti) à Viadana près de Mantoue, puis chanta à Turin et à Berlin aux côtés du célèbre tenor Rubini daLire la suite…, DepassioDepassio, JeanJean Depassio (Lyon, 4 mai 1824 – Montmorency, 24 mars 1887), basse. A la fin de ses études au Conservatoire de Paris il fut engagé à la Monnaie à Bruxelles où il resta jusqu’en 1851. Entre 1851 et 1854, il chanta à l’Opéra de Paris et participa aux créations du Juif errant (Halévy, 1Lire la suite…, MeilletMeillet, Auguste Alphonse EdmondAuguste-Alphonse-Edmond Meillet (Nevers, 7 avril 1828 – Veules/ Seine-Inférieure, 31 août 1871), baryton. Il étudia au Conservatoire de Paris, et fut engagé à l’Opéra de 1848 à 1851. Il fut dans la troupe du Théâtre-Lyrique de 1851 à 1861 sauf pour la saison 1852/53 où il chanta à l’OpLire la suite… et madame Meillet Meillet, Auguste Alphonse EdmondAuguste-Alphonse-Edmond Meillet (Nevers, 7 avril 1828 – Veules/ Seine-Inférieure, 31 août 1871), baryton. Il étudia au Conservatoire de Paris, et fut engagé à l’Opéra de 1848 à 1851. Il fut dans la troupe du Théâtre-Lyrique de 1851 à 1861 sauf pour la saison 1852/53 où il chanta à l’OpLire la suite…; leur réputation nous dispense de faire leur éloge.

— La glace est rompue : M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite… triomphe dans ce moment-ci de la longue indifférence dont l’avait gratifié à tort ou à raison le public parisien : il est le musicien en vogue, le compositeur devant lequel tous les obstacles s’aplanissent : à peine le succès du TrovatoreTrovatore, IlIl Trovatore, opéra en quatre actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano  complété par Leone Emanuele Bardare et mis en musique par Giuseppe Verdi. L’œuvre fut créée au Théâtre Apollo à Rome le 19 janvier 1853 et au Théâtre-Italien à Paris le 23 décembre 1854.Lire la suite… est il proclamé, que les journaux et les familiers de l’Opéra s’extasient déjà sur les beautés dramatiques, mélodiques et instrumentales des Vêpres siciliennesVêpres Siciliennes, LesLes Vêpres siciliennes, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugène Scribe et Charles Duveyrier mis en musique par Giuseppe Verdi et créé à l’Opéra de Paris le 13 juin 1855.Lire la suite…, poëme de M. Scribe Scribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite…; nous sommes heureux de voir un homme de talent, un étranger, recevoir parmi nous cette hospitalité écossaise que l’Italie et l’Allemagne accorderont peut-être un jour à quelqu’un de nos compatriotes.

MM. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite… a écrit une partition tout à fait à la hauteur de ses précédents ouvrages : ErnaniEnfance du Christ, L’L’Enfance du Christ, trilogie sacrée pour récitant (ténor), soli, chœur et orchestre sur un livret et une musique de Hector Berlioz, créée à la salle Herz à Paris le 10 décembre 1854. Les trois parties de cette œuvre ont pour titre: Le Songe d’Hérode; La Fuite en Egypte; L’ArrivéLire la suite…, Nabucco, I Lombardi et I Due Foscari : Due Foscari, II Due Foscari (Les Deux Foscari), tragedia lirica en trois actes sur un livret en italien de Francesco Maria Piave d’apres The Two Foscari de Byron, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Teatro Argentina de Rome le 3 novembre 1844.Lire la suite…c’est le même style, ce sont les mêmes moyens, les mêmes effets, avec un peu plus de sobriété dans l’orchestre. On a beaucoup vanté le tableau final pendant lequel le troubadour Maurica [Manrico], enfermé dans le donjon du comte de Luna, envoie son dernier adieu, sa dernière pensée à Léonora. Le chant du Miserere dans la coulisse retentit connue un glas de mort au milieu des plaintes suprêmes des deux amants. Nous sommes de l’avis de tout le monde : le compositeur a tiré un très-heureux parti de cette situation éminemment dramatique. L’éditeur de M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite… a vendu en quelques jours une quantité innombrable de partitions du TrovatoreTrovatore, IlIl Trovatore, opéra en quatre actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano  complété par Leone Emanuele Bardare et mis en musique par Giuseppe Verdi. L’œuvre fut créée au Théâtre Apollo à Rome le 19 janvier 1853 et au Théâtre-Italien à Paris le 23 décembre 1854.Lire la suite…, et c’est là le signe le plus évident d’un succès réel.

GrisarGrisar, AlbertAlbert Grisar (Anvers, 26 décembre 1808 – Asnières, 15 juin 1869), compositeur. Élève de Reicha à Paris et de Mercadante à Naples, il écrivit des opéras-comiques dans la tradition de Boieldieu qui eurent du succès dont Gilles ravisseur (1848), Les Porcherons (1850), Bonsoir M. Pantalon (185Lire la suite…, qui réussit admirablement dans le genre bouffe, vient de doter l’Opéra-Comique d’un petit chef-d’œuvre de finesse, de sentiment et d’originalité : le Chien du jardinierChien du jardinier, LeLe Chien du jardinier, opéra-comique en un acte sur un livret de Joseph-Philippe Lockroy et Eugène Cormon mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 16 janvier 1855.Lire la suite… aura le succès de GillesGilles ravisseurGilles ravisseur, opéra-comique en un acte sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 21 février 1848.Lire la suite…, de BonsoirBonsoir Monsieur PantalonBonsoir, Monsieur Pantalon, opéra-comique en un acte sur un livret de Lockroy et de Morvan mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 19 février 1851.Lire la suite…, monsieur Pantalon ! Bonsoir Monsieur PantalonBonsoir, Monsieur Pantalon, opéra-comique en un acte sur un livret de Lockroy et de Morvan mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 19 février 1851.Lire la suite…des Porcherons Porcherons, LesLes Porcherons, opéra-comique en trois actes sur un livret de Thomas Sauvage et Gabriel de Lurieu mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 12 janvier 1850.Lire la suite…et de l’Eau merveilleuse ; Eau merveilleuse, L’L’Eau merveilleuse, opéra-comique en deux actes sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Albert Grisar et créé au Théâtre de la Renaissance le 30 janvier 1839.Lire la suite…il fera oublier que M. GrisarGrisar, AlbertAlbert Grisar (Anvers, 26 décembre 1808 – Asnières, 15 juin 1869), compositeur. Élève de Reicha à Paris et de Mercadante à Naples, il écrivit des opéras-comiques dans la tradition de Boieldieu qui eurent du succès dont Gilles ravisseur (1848), Les Porcherons (1850), Bonsoir M. Pantalon (185Lire la suite…, dans un moment d’ambition mal calculée, dans un accès de fièvre dramatique, a écrit le Carillonneur de BrugesCarillonneur de Bruges, LeLe Carillonneur de Bruges, opéra-comique en trois actes sur un livret de Henri de Saint-Georges mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 20 février 1852.Lire la suite… et les Amours du DiableAmours du Diable, LesLes Amours du Diable, opéra-comique en quatre actes sur un livret de Henri de Saint-Georges mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 24 août 1863.Lire la suite…. L’ouverture est charmante d’un bout à l’autre ; le tambourin et le triangle y marquent le rhythme d’un chant villageois : le premier duo est ravissant, sauf la coda, et le second duo est plus ravissant encore que le premier. Ajoutons à cela les couplets du Chien du jardinierChien du jardinier, LeLe Chien du jardinier, opéra-comique en un acte sur un livret de Joseph-Philippe Lockroy et Eugène Cormon mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 16 janvier 1855.Lire la suite…, la romance de Catherine, et le quatuor final, d’une adorable naïveté.

La pièce est parfaitement jouée et chantée par Mlles LemercierLemercier, Marie Charlotte LeocadieMarie Charlotte Léocadie Lermercier (Blois, 7 avril 1827 – Paris, 9 août 1907), soprano. Elle fit ses études au Conservatoire de Paris et obtint en 1845 un 2eme accessit de chant. Elle débuta à l’Opéra-Comique le 29 Juin 1846 dans Zémire et Azor (Grétry). Elle resta jusqu’en 1862 à l’Lire la suite… et LefebvreFaure, Constance-CarolineConstance-Caroline Lefebvre épouse Faure (Paris, 21 décembre 1828 – Paris, 1905), soprano. Elle étudia le chant au Conservatoire de Paris avec M. Banderali et Mme Moreau-Sainti et obtint un 1er Prix d’opéra-comique en 1849. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1849 et chanta avec succès auLire la suite…, MM. Ponchard fils et FaureFaure, Constance-CarolineConstance-Caroline Lefebvre épouse Faure (Paris, 21 décembre 1828 – Paris, 1905), soprano. Elle étudia le chant au Conservatoire de Paris avec M. Banderali et Mme Moreau-Sainti et obtint un 1er Prix d’opéra-comique en 1849. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1849 et chanta avec succès auLire la suite…, quatre artistes d’un talent réel, qui comptent en première ligne dans le personnel du théâtre de l’Opéra-Comique.

Enregistrons, en deux lignes, un grand événement musical qui n’a pas besoin de commentaires : la rentrée de Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite… dans le rôle de GalatéeGalatéeGalatée, opéra-comique en deux actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Victor Massé et créé à l’Opéra-Comique le 14 avril 1852.Lire la suite…, et son début dans le rôle d’Isabelle du Pré aux ClercsPré aux clercs, LeLe Pré aux clercs, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène de Planard, mis en musique par Louis Hérold, créé à l’Opéra-Comique le 15 décembre 1832.Lire la suite…. On a fêté la célèbre cantatrice comme aux plus beaux jours de ses premiers succès.

— Les albums les plus en vogue celte année sont ceux de Pierre DupontDupont, PierrePierre Dupont (Lyon, 23 avril 1821 – Lyon, 24 juillet 1870), poète et chansonnier. Grâce au soutien du poète Pierre Lebrun il publia en 1844 son premier volume de vers, Les Deux anges. Sa chanson, Les Boeufs, publiée en 1846 dans son second volume, Les Paysans, connut un retentissant succès. SeLire la suite…, d’Étienne ArnaudArnaud, Jean-Guillaume-EtienneJean-Guillaume-Etienne Arnaud (Marseille, 16 mars 1807 – Marseille, 28 janvier 1863), compositeur. Il étudia le chant au Conservatoire de Paris avec Charles Plantade et composa surtout des romances, les publiant dans des albums presque chaque année.Source: Dictionnaire de la musique en FrancLire la suite… et de Léopold AmatAmat, Paul LéopoldPaul-Léopold Amat (Toulouse, 30 novembre 1813 – Nice, 31 octobre 1872), compositeur et chef d’orchestre. Il fut l’administrateur des Bouffes-Parisiens de 1855-1856 et jouit également du privilège du Théâtre Beaumarchais. Il composa de nombreuse romances et mélodies et écrivit pour la Lire la suite…. Nous avons un peu collaboré au premier, et cette collaboration, toute secondaire qu’elle est, nous empêche de dire notre avis sur les nouvelles productions de l’auteur des Bœufs.Bœufs, LesLes Bœufs, mélodie dont les paroles et la musique sont de Pierre Dupont.Lire la suite…