La Revue de Paris, 1er mars 1854, p. 837-844 (article signé E. Reyer).

Revue musicale.

Théâtre de l’Opéra-Comique : l’Etoile du NordEtoile du Nord, L’L’Etoile du Nord, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 16 février 1854.Lire la suite…, opéra-comique en trois actes, paroles de M. Eugène ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite…, musique de M. Meyerbeer.


Le théâtre de l’Opéra-Comique se souviendra longtemps du 16 février 1854 : c’est pour lui la date d’un grand succès et d’une grande révolution. Parlons d’abord du libretto et de la musique du nouvel ouvrage de MM. Eugène ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite… et Meyerbeer ; nous ferons nos réflexions ensuite.

Le sujet de l’Etoile du NordEtoile du Nord, L’L’Etoile du Nord, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 16 février 1854.Lire la suite… est emprunté à un épisode de l’histoire de Russie ; seulement M. ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite…, suivant sa coutume, et pour céder aussi à ce que l’on appelle les exigences de théâtre, l’a embelli d’une foule de détails plus ou moins pittoresques, tirés de sa brillante imagination et marqués au coin de sa spirituelle fantaisie.

Le décor du premier acte représente le village de Wiborg, en Finlande ; à gauche est la maison habitée par Georges Skawronski et sa sœur Catherine ; à droite l’atelier de Peters. Sous l’enveloppe du charpentier Peters on devine bien vite l’humeur irascible, l’énergique volonté et la riche nature de Pierre le Grand. A peine s’est-il mêlé au groupe des villageois accourus à la suite du pâtissier Danilowitz, qu’il se prend de querelle avec quelques-uns d’entre eux, buvant, selon lui, avec un peu trop d’enthousiasme à la santé du roi de Suède. Danilowitz se range du côté de Peters, et les nouveaux amis, restés seuls, se serrent franchement la main et entament le chapitre des confidences. Peters avoue sa passion pour Catherine, passion qui l’a déterminé à rester dans le village de Wiborg, où il peut chaque matin avoir un regard des beaux yeux de celle qu’il aime. Danilowitz, lui, est amoureux de la fortune ; il rêve une autre destinée que celle de vendre des tartelettes : il veut aller très-haut. « C’est justement là que je vais, lui répond Peters, si tu veux nous ferons route ensemble ». Les deux amis se séparent. Peters attend avec impatience le lever de Catherine ; pour tromper son ennui, il prend sa flûte et se met à jouer l’air favori de sa maîtresse. Une flûte répond à la sienne : c’est celle de Georges Skawronski, virtuose émérite qui a donné à Peters ses premières leçons. Georges arrive bientôt complimenter son élève et lui offre un verre de genièvre. Peters, qui a été grondé plus d’une fois par Catherine sur son intempérance, refuse d’abord de trinquer avec Georges ; puis, cédant à l’habitude, il tend son verre et le vide d’un trait. Il n’a pas aperçu Catherine qui le guettait sournoisement : honteux d’être pris sur le fait, il ne peut maîtriser un mouvement de colère et s’oublie jusqu’à menacer la jeune fille, dont les paupières n’ont même pas fléchi devant le geste, brutal de l’ouvrier. Cette scène est interrompue par des cris d’effroi qui retentissent au loin. Prascowia, la fiancée de Georges, accourt tout éperdue et raconte à Catherine qu’une bande de Cosaques, de l’Ukraine, vient d’envahir le village, et qu’hommes et femmes s’enfuient épouvantés devant ces barbares velus. Peters veut sauter sur sa hache, mais un signe de Catherine lui ordonne de rentrer dans son atelier et de n’en pas bouger. Georges emmène Prascowia, et au moment où les Cosaques vont franchir le seuil de la maison de Catherine, celle-ci apparaît vêtue d’un costume de bohémienne et leur chante une ballade de l’Ukraine, qui les rend doux comme des agneaux. Ils abaissent leurs piques et se trémoussent en marquant avec une sauvage naïveté le rhythme du tambour de basque. Catherine s’est souvenue fort à propos de son ancien métier, qui était celui de sa mère, et après avoir dit la bonne aventure au caporal Gritzengo, qui commande ce détachement de Kalmucks, de Cosaques ou de Tartares, comme les appelle indistinctement M. ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite…, elle les congédie en leur disant, en manière d’adieu, et sur le ton prophétique que son accoutrement autorise :

Malheur à qui peut oublier

Le respect qu’on doit au foyer.

Catherine félicite Peters sur l’immobilité qu’il a conservée pendant cette scène ; elle lui pardonne son emportement de tout à l’heure et échange avec lui l’anneau des fiançailles ; puis elle s’occupe des préparatifs du mariage de Georges avec Prascowia, la fille du bourgmestre de Wiborg. En un clin d’œil tout est prêt ; mais à peine les invités sont-ils réunis qu’un avis secret, transmis à Catherine, lui apprend qu’une levée de recrues vient d’être ordonnée dans le village et que son frère est désigné pour partir. Pendant ce temps Georges fait sa toilette, et il répond à ses amis qui l’appellent et à sa fiancée qui l’attend :

Mes amis, un instant de grâce,

C’est mon habit que je passe.

Catherine, profitant de l’empressement que chacun met à complimenter Prascowia, s’esquive sans être aperçue, s’affuble des habits de son frère et va rejoindre les racoleurs. En prenant pendant quinze jours la place de Georges au camp de Silésie, elle lui donnera le temps d’entrevoir au moins le premier quartier de sa lune de miel. On la voit descendre dans une chaloupe et elle quitte le rivage en chantant un air mélancolique dont les dernières notes s’éteignent dans le lointain.

Le second acte nous montre le camp russe au milieu d’un ravin planté de bouleaux ; des sentinelles échelonnées de distance en distance se promènent l’arme au bras, et leur uniforme se détache à peine sur le fond gris du paysage. Une conspiration s’ourdit contre le czar, et Gritzengo, qui a obtenu la faveur de passer dans l’armée régulière, est chargé de recruter des mécontents. Il reçoit pour cela chaque matin une poignée de copecks enveloppés dans une feuille de papier, dont il n’a jamais songé à déchiffrer l’écriture, et qu’il laisse prendre à Catherine tout en devisant avec la jeune recrue des agréments attachés à la profession de soldat. Cet écrit est le plan de la conjuration ; Catherine le serre soigneusement, se promettant bien de le faire parvenir au czar. Arrivent deux jeunes officiers pour lesquels on dresse une tente sur le devant de la scène, et qui s’asseyent en vrais viveurs auprès d’une table chargée de flacons. L’un est le capitaine Peters, l’autre le lieutenant Danilowitz ; ils se provoquent à qui boira le plus, et pour s’exciter à boire davantage ils tendent leur verre à deux accortes vivandières qui leur servent d’échansons. Le bruit des voix, les éclats de rire et le choc des bouteilles qui roulent sous la table attirent l’attention de Catherine placée en faction à la porte de la tente. A travers un interstice de l’étoffe, elle aperçoit Peters dans un état complet d’ivresse, appliquant ses lèvres avinées sur une joue fraîche et rosée, qui semble s’offrir de fort bonne grâce aux caresses de l’officier. Catherine, irritée à la vue de l’infidélité de son amant, accueille par un vigoureux soufflet le caporal Gritzengo qui a surpris le mouvement de curiosité du jeune factionnaire et qui vient lui rappeler les devoirs de sa consigne. Catherine est conduite auprès de Peters, mais les fumées du vin lui ont tellement troublé l’esprit qu’il ne la reconnaît pas, et qu’il peut à peine balbutier l’ordre de fusiller sur-le-champ le soldat insubordonné. Catherine se laisse emmener après avoir dit adieu à Peters qu’elle accuse de sa mort. Le cri de douleur de la jeune fille a retenti dans le cœur du czar ; Peters, par un énergique effort de sa volonté, s’arrache aux étreintes de l’ivresse, rappelle à lui toute sa raison, et, courant à la porte de la tente, il ordonne de surseoir à l’exécution. Gritzengo s’avance alors d’un air tout penaud et raconte à Peters que le jeune soldat s’est échappé et qu’il l’a vu disparaître dans la rivière ; il remet en même temps à Peters un billet que Catherine lui a glissé dans la main au moment de son évasion. Ce billet, qui enveloppe l’anneau de Catherine, révèle les projets de révolte de l’armée russe. Pierre le Grand se présente bravement aux conjurés, leur reproche leur trahison, et, après s’être fait reconnaître, il se livre à leurs coups. Soldats et officiers s’agenouillent devant lui, implorent la clémence de leur souverain et jurent qu’ils se feront tuer sous ses yeux. On entend retentir les accents de la marche sacrée ; les sentinelles placées en vigie annoncent l’approche des Suédois ; la bataille va commencer et la toile tombe, les choses ne se passant pas encore tout à fait au théâtre de la rue Favart comme au Cirque-Olympique ou à la Gaîté.

Au troisième acte, Pierre le Grand est dans son palais de Pétersbourg ; il rêve mélancoliquement à Catherine qu’il croit perdue à jamais ; pendant qu’il signe des ukases que lui soumet Danilowitz, son premier ministre, le caporal Gritzengo entre sans façon dans le cabinet du czar et lui demande de l’avancement. L’instant est mal choisi, car Pierre, outré de douleur, prend la hache du charpentier Peters qu’il a conservée comme un trophée des beaux jours payses en Finlande, et menace de fendre la tête à l’ex-cosaque. Celui-ci ne comprend rien d’abord à la colère de son maître ; mais comme sa joue a conservé l’empreinte du soufflet de la jeune recrue, il finit par s’imaginer que le czar ne lui en veut que parce qu’il a laissé échapper son prisonnier ; il avoue alors qu’au moment où le soldat s’est élancé dans la rivière il a tiré sur lui un coup de feu, et qu’assurément les lois de la discipline sont satisfaites. Pierre le Grand désespère de plus en plus de retrouver Catherine et s’en va faire un tour de promenade dans son parc. En passant près de l’appartement de Danilowitz, ses oreilles sont frappées par les sons mélodieux d’une voix qu’il n’a pu oublier ; il interroge son premier ministre qui lui avoue, en effet, avoir recueilli Catherine ; mais les rudes secousses qu’elle a éprouvées ont troublé la raison de la pauvre fille, et elle ne reconnaît personne ; les charpentiers de Wiborg, anciens compagnons du czar, Prascowia et Georges viennent d’arriver à Saint-Pétersbourg ; Pierre dit quelques mots à l’oreille de Danilowitz et bientôt après les portes du fond s’ouvrent et laissent voir le décor du premier acte ; c’est bien le village qu’habitait Catherine ; rien n’y manque, ni la maison de Georges Skawronski, ni l’église, ni l’atelier de Peters ; Danilowitz a repris son costume de pâtissier et offre gaiement ses tartelettes aux villageois ; Catherine est au milieu d’eux ; elle répond peu à peu aux questions qu’on lui adresse et il lui semble sortir d’un mauvais rêve ; elle entend la flûte de Peters ; elle appelle son fiancé et tombe dans les bras du czar ; on apporte à Catherine le manteau d’hermine et la couronne impériale ; les prédictions de sa mère mourante se sont accomplies et l’Étoile du NordEtoile du Nord, L’L’Etoile du Nord, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 16 février 1854.Lire la suite…, qu’elle regardait comme sa bonne étoile, a tenu fidèlement ses promesses.

Ce libretto, dont il est inutile d’apprécier la valeur littéraire, est parfaitement coupé pour la musique et c’est là une qualité qui peut lui faire pardonner ses invraisemblances et ses défauts.

Nous allons analyser maintenant la partition de L’Étoile du NordEtoile du Nord, L’L’Etoile du Nord, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 16 février 1854.Lire la suite…, qui peut prendre place à côté des trois chefs-d’œuvre dont M. Meyerbeer a doté déjà la scène française.

L’ouverture est celle du Camp de SilésieCamp de Silésie, LeLe Camp de Silésie (Ein Feldlager in Schlesien), singspiel en trois actes sur un livret en français d’Eugène Scribe traduit en allemand par Ludwig Rellstab mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé au Théâtre Royal de Berlin le 7 décembre 1844.Lire la suite…, ouvrage qui n’a jamais été exécuté à Paris, mais qui a obtenu beaucoup de succès en Allemagne ; cette préface symphonique est largement conçue et traitée d’un bout à l’autre avec une grande élévation de style ; elle débute par une phrase qui se développe peu à peu et arrive, par un crescendo habilement préparé, à un tutti formidable ; les violoncelles chantent une mélodie suave qui revient plusieurs fois avec une heureuse variété dans l’accompagnement et ornée d’un contre-sujet qui lui donne une physionomie nouvelle ; l’allégro est plein de brio et de mouvement ; les petites flûtes et les hautbois marient leur timbre et détachent leurs notes mélodieuses sur des accords de harpes ; puis, les trompettes et les instruments de Sax, placés sur le théâtre, jettent leurs fanfares éclatantes au milieu de la péroraison et dialoguent avec l’orchestre.

Le chœur d’introduction a un cachet de simplicité rustique ; une piquante modulation amène l’air de Danilowitz qui est tout à fait dans le sentiment de l’Opéra-Comique mais qui rappelle un peu trop par le rhythme surtout la manière d’HéroldHérold, Louis-Joseph-FerdinandLouis-Joseph-Ferdinand Hérold (Paris, 28 janvier 1791 – Paris, 19 janvier 1833), compositeur. Premier prix de Rome en 1812, il rencontra des succès durables à l’Opera-Comique avec Marie (1826), Zampa (1831), et Le Pré aux clercs (1832).Lire la suite… ou de M. AuberAuber, Daniel-François-EspritDaniel-François-Esprit Auber (Caen, 29 janvier 1782 – Paris, 12 mai 1871), compositeur. Sa famille était aisée et le prépara aux affaires tout en lui enseignant la musique, dans laquelle il montra très tôt son talent de chanteur (baryton), de pianiste, de violoniste et de violoncelliste. LesLire la suite…. Le chœur suivant est franchement accentué et des traits rapides de petite flûte accompagnent la reprise du motif ; il y a beaucoup d’énergie et d’animation dans le chœur de la dispute brusquement interrompu par le tintement de la cloche, dont chaque coup est marqué dans l’orchestre par une note de petite flûte et de cornet à pistons. Les couplets de Catherine sont spirituellement écrits ; les harpes, la clarinette et des tremolo du quatuor accompagnent la phrase qu’elle chante en se souvenant des dernières paroles que lui a adressées sa mère mourante ; ce passage nous a rappelé le songe du prophète ; les couplets de Prascowia manquent d’originalité ; il nous semble les avoir entendus déjà dans un opéra d’HéroldHérold, Louis-Joseph-FerdinandLouis-Joseph-Ferdinand Hérold (Paris, 28 janvier 1791 – Paris, 19 janvier 1833), compositeur. Premier prix de Rome en 1812, il rencontra des succès durables à l’Opera-Comique avec Marie (1826), Zampa (1831), et Le Pré aux clercs (1832).Lire la suite… les Rosières ; Rosières, LesLes Rosières, opéra-comique en trois actes sur un livret de Emmanuel Théolon mis en musique par Ferdinand Hérold  et créé à l’Opéra-Comique le 27 janvier 1817.Lire la suite…ce n’est assurément pas une réminiscence volontaire, mais c’est une réminiscence. Le mouvement de colère de Peters est admirablement exprimé par les contre-basses, les violoncelles, les bassons et les altos qui grondent sourdement et s’unissent progressivement en une gamme ascendante de sixte et tierce. Le chœur des Cosaques est d’une sauvagerie saisissante ; l’air bohémien chanté par Catherine a beaucoup de couleur ; le triangle et le tambour de basque y sont employés d’une manière tout à fait pittoresque. Nous avons remarqué, après le duo chanté par Peters et Catherine, le duo entre Prascowia et la sœur de Georges ; il est franchement comique et renferme de délicieux détails. Les gens de la noce arrivent sur la scène précédés de musiciens qui simulent l’accord de leurs instruments ; cet accord a lieu dans l’orchestre et forme une succession de quintes sur lesquelles passe heureusement un travail symphonique très-habilement réussi. Pareil tour de force a été fait par MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… dans Don JuanDon Giovanni (Don Juan)Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni, K.V. 527, dramma giocoso en deux actes sur un livret de Lorenzo Da Ponte mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre des Etats de Prague le 29 octobre 1787. Mozart fit des modifications pour la création de l’œuvre au Burgtheater deLire la suite… et par WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite… dans le Freyschutz Freischütz, DerDer Freischütz, opéra romantique en trois actes sur un livret de Johann Friedrich Kind, mis en musique par Carl Maria von Weber, créé au Nouveau Schauspielhaus de Berlin le 18 juin 1821.Lire la suite…[FreischützFreischütz, DerDer Freischütz, opéra romantique en trois actes sur un livret de Johann Friedrich Kind, mis en musique par Carl Maria von Weber, créé au Nouveau Schauspielhaus de Berlin le 18 juin 1821.Lire la suite…]. Les couplets de Prascowia sont accompagnés à mezza voce, par un chœur dont la mélodie, chantée par des voix de femmes, exprime un balancement plein de charme et de volupté ; la pantomime de quelques jeunes danseuses rend cet effet plus saisissant encore. Au moment où Catherine s’éloigne du rivage, elle soupire doucement une délicieuse ballade, terminée par une cadence très-originale, dont l’écho répète les dernières notes.

Le deuxième acte s’ouvre par des danses nationales, dont le rhythme a quelque analogie avec celui de la redowa ; l’orchestration de cette page chorégraphique est des plus piquantes ; les contre-basses y doublent par instants le chant qui est aussi à la petite flûte ; les couplets du cuirassier, accompagnés par les trompettes, ont une verve toute militaire, et l’air de Gritzengo est très-bouffe ; le chœur fait entendre des trrra qui rappellent un peu le rataplan des Huguenots ; la phrase dite par les ténors et reprise ensuite par Gritzengo dans un ton différent et sur une note tenue par les soprani est une des plus délicieuses et des plus franches inspirations de M. Meyerbeer. Ce morceau a été bissé. Le duo bachique entre Peters et Danilowitz n’offre rien de très-saillant, mais le duo suivant chanté par les deux vivandières est du meilleur comique ; il n’a rien été fait de plus spirituel et de plus original dans ce genre ; les voix des deux femmes imitent par des traits chromatiques descendants et qui se succèdent avec rapidité le bruit que font les dés agités dans un cornet et roulant sur la table. Les fifres, les clarinettes et les tambours exécutent une marche qui est un petit chef-d’œuvre et que nous préférons de beaucoup au final qui nous a paru bruyant et peu mélodique ; nous sommes très partisans des instruments de Sax, partout ailleurs qu’à la scène ; nos régiments et non pas nos théâtres lyriques doivent profiter des ingénieuses découvertes du célèbre facteur belge qui sait, du reste, tout l’intérêt que nous prenons à son orchestre, et qui ne peut pas s’étonner des bornes que nous imposons à notre sincère admiration pour les produits de son industrie.

Pierre le Grand chante au troisième acte une mélodie large, sentimentale et délicieusement accompagnée par les cors ; le dessin des violons en sourdine que l’on entend au deuxième couplet est du meilleur effet ; la scène suivante (l’air et le récit de Gritzengo) renferme quelques longueurs qu’il serait facile de faire disparaître ; cette phrase :

Toujours la discipline

Devant qui je m’incline.

n’est pas d’une entière nouveauté, et elle revient plus d’une fois. La romance de Prascowia est une fraîche et gracieuse inspiration ; elle a été demandée par Mlle LefebvreFaure, Constance-CarolineConstance-Caroline Lefebvre épouse Faure (Paris, 21 décembre 1828 – Paris, 1905), soprano. Elle étudia le chant au Conservatoire de Paris avec M. Banderali et Mme Moreau-Sainti et obtint un 1er Prix d’opéra-comique en 1849. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1849 et chanta avec succès auLire la suite… à M. Meyerbeer et composée par l’illustre maître séance tenante dans le cabinet du régisseur de l’Opéra-Comique ; la transition du mineur au majeur est charmante, et les pizzicati des violons qui vont crescendo en accompagnant la voix, ne pouvaient être plus heureusement employés. Le motif principal du duo chanté par Georges et Prascowia a une vague ressemblance avec le grand air de Gustave IIIGustave III ou le Bal masquéGustave III ou Le Bal masqué, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Daniel-François-Esprit Auber et créé à l’Opéra de Paris le 27 février 1833.Lire la suite… (paroles de M. ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite…, musique de M. AuberAuber, Daniel-François-EspritDaniel-François-Esprit Auber (Caen, 29 janvier 1782 – Paris, 12 mai 1871), compositeur. Sa famille était aisée et le prépara aux affaires tout en lui enseignant la musique, dans laquelle il montra très tôt son talent de chanteur (baryton), de pianiste, de violoniste et de violoncelliste. LesLire la suite…). Il y a une tristesse pleine de poésie dans le chant exécuté par les violoncelles divisés lorsque paraît Catherine, vêtue de la robe blanche traditionnelle des folles par amour et les cheveux épars ; la scène de la folie est traitée d’un bout à l’autre avec cette science de la musique dramatique que M. Meyerbeer possède plus que personne aujourd’hui ; les mélodies rappelées par l’orchestre expriment de la façon la plus saisissante les souvenirs confus qui agitent tour à tour l’imagination égarée de la jeune fille. Les accents belliqueux de la marche sacrée retentissent avec éclat ; les trompettes sonnent, la grosse caisse et les cymbales frappent à l’unisson, et le peuple pousse des vivats d’allégresse pour fêter le bonheur du czar et l’avènement de la jeune et belle impératrice.

L’Étoile du NordEtoile du Nord, L’L’Etoile du Nord, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 16 février 1854.Lire la suite… nous montre le talent de M. Meyerbeer sous une phase nouvelle ; cependant, malgré la finesse de certains détails, l’esprit, la grâce et la fraîcheur répandus dans la partie comique, nous ne croyons pas que ce soit là le genre qui convienne au théâtre de M. PerrinPerrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite…, théâtre engagé depuis longtemps dans une voie qui n’est pas sa voie naturelle. Que l’on remplace le dialogue par du récitatif et que l’on monte L’Étoile du NordEtoile du Nord, L’L’Etoile du Nord, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 16 février 1854.Lire la suite… à l’Opéra, assurément personne ne s’avisera de trouver que c’est là de la musique d’opéra comique. Du reste, après les cent, deux cents ou trois cents représentations de l’Étoile du NordEtoile du Nord, L’L’Etoile du Nord, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 16 février 1854.Lire la suite…, il est probable que M. PerrinPerrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite… en reviendra à des œuvres moins développées et moins grandioses, car il serait bien embarrassé si MM. ThomasThomas, Charles-Louis-AmbroiseCharles-Louis-Ambroise Thomas (Metz, 5 août 1811 – Paris, 12 février 1896), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint le 1er Prix de piano en 1829 dans la classe de G. Zimmerman, et, élève dans la classe de composition de Lesueur il obtint le Prix de Rome en 1832. Il compLire la suite…, AuberAuber, Daniel-François-EspritDaniel-François-Esprit Auber (Caen, 29 janvier 1782 – Paris, 12 mai 1871), compositeur. Sa famille était aisée et le prépara aux affaires tout en lui enseignant la musique, dans laquelle il montra très tôt son talent de chanteur (baryton), de pianiste, de violoniste et de violoncelliste. LesLire la suite…, AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite… et HalévyHalévy, Jacques-Fromental-ÉlieJacques-Fromental-Élie Halévy (Paris, 27 mai 1799 – Nice, 12 mars 1862), compositeur. Il étudia la composition au Conservatoire de Paris avec Cherubini et Méhul et obtint le Prix de Rome en 1819. Il débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1827 avec L’Artisan et produisit à ce théâtrLire la suite… s’autorisaient de l’exemple et du succès de M. Meyerbeer pour écrire des opéras qui exigeraient, outre une riche mise eu scène, un renfort indispensable de choristes, d’instrumentistes, de comparses, de tambours, de saxhorns, de saxophones et de sax-tubas. Nul doute qu’aux yeux de M. le directeur de l’Opéra-Comique, le talent de MM. ThomasThomas, Charles-Louis-AmbroiseCharles-Louis-Ambroise Thomas (Metz, 5 août 1811 – Paris, 12 février 1896), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint le 1er Prix de piano en 1829 dans la classe de G. Zimmerman, et, élève dans la classe de composition de Lesueur il obtint le Prix de Rome en 1832. Il compLire la suite…, AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite…, AuberAuber, Daniel-François-EspritDaniel-François-Esprit Auber (Caen, 29 janvier 1782 – Paris, 12 mai 1871), compositeur. Sa famille était aisée et le prépara aux affaires tout en lui enseignant la musique, dans laquelle il montra très tôt son talent de chanteur (baryton), de pianiste, de violoniste et de violoncelliste. LesLire la suite… et HalévyHalévy, Jacques-Fromental-ÉlieJacques-Fromental-Élie Halévy (Paris, 27 mai 1799 – Nice, 12 mars 1862), compositeur. Il étudia la composition au Conservatoire de Paris avec Cherubini et Méhul et obtint le Prix de Rome en 1819. Il débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1827 avec L’Artisan et produisit à ce théâtrLire la suite… ne justifiât une semblable prétention. Le lendemain des représentations de l’Étoile du NordEtoile du Nord, L’L’Etoile du Nord, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 16 février 1854.Lire la suite…, à moins d’exhumer ces vieilles partitions qui comptent assez d’amateurs à Paris pour remplir chaque soir la salle de l’Opéra-Comique, quelle est l’œuvre nouvelle qui voudra entrer en lutte avec l’opéra de M. Meyerbeer ? Par qui sera-t-elle chantée ? Par Bussine, par FaureFaure, Constance-CarolineConstance-Caroline Lefebvre épouse Faure (Paris, 21 décembre 1828 – Paris, 1905), soprano. Elle étudia le chant au Conservatoire de Paris avec M. Banderali et Mme Moreau-Sainti et obtint un 1er Prix d’opéra-comique en 1849. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1849 et chanta avec succès auLire la suite…, par PugetPuget, Jules HenriJules-Henri Puget (Marseille, 1813 – ?, 1887), ténor. Il étudia le chant au Conservatoire de Marseille puis se produisit à Alger, Toulon, Nantes où il aborda les rôles principaux des Mousquetaires de la reine (Halévy), L’Eclair (Halévy), Le Comte d’Ory (Rossini), et Massaniello (CarafLire la suite…. Ce sont là, nous en convenons, d’excellents artistes ; mais les cantatrices remarquables à côté de Mlle DuprezDuprez, Caroline-FirenziCaroline-Firenzi Duprez (Florence 10 avril 1832 – Pau, 17 avril 1875), soprano. Fille et élève du ténor, Gilbert Duprez, elle chanta à Reims puis au Théâtre-Italien en 1850, Londres en 1851, et Bruxelles en 1851/52 où elle créa le rôle de Joanita dans L’Abîme de la Maladetta composé pLire la suite… et de Mlle LefebvreFaure, Constance-CarolineConstance-Caroline Lefebvre épouse Faure (Paris, 21 décembre 1828 – Paris, 1905), soprano. Elle étudia le chant au Conservatoire de Paris avec M. Banderali et Mme Moreau-Sainti et obtint un 1er Prix d’opéra-comique en 1849. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1849 et chanta avec succès auLire la suite…, où les prendra-t-on ? Mme Miolan-CarvalhoMiolan-Carvalho, Marie-CarolineMarie-Caroline Félix-Miolan épouse Calvalho (Marseille, 31 décembre 1827 – Paris, 10 juillet 1895), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Duprez et obtint le 1er prix de chant en 1847. Elle débuta à l’Opéra-Comique en Mai 1850 dans L’Ambassadrice (Auber). Elle participa à Lire la suite… qui chante l’opérette à ravir, n’est-elle pas dans un état plein d’intérêt, qui va, pendant quelques mois, la tenir éloignée de la scène ? Admettons maintenant que M. PerrinPerrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite… arrive à composer des spectacles très-attrayants avec de petits opéras en un acte, tels que les Noces de Jeannette Noces de Jeannette, LesLes Noces de Jeannette, opéra-comique en un acte sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier, mis en musique par Victor Massé, créé à l’Opéra-Comique le 4 février 1853.Lire la suite…et les Papillottes de M. Benoît ; Papillottes de M. Benoist, LesLes Papillotes de M. Benoist, opéra-comique en un acte sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Henri Reber et créé à l’Opéra-Comique le 28 décembre 1853.Lire la suite…il ne sera pas lésé dans ses bénéfices, c’est fort possible, mais les compositeurs seront-ils bien satisfaits de la part qui leur sera faite, et M. le directeur du théâtre de la rue Favart les renverra-t-il tous ensemble à son collègue du troisième théâtre lyrique ? En un mot, le succès de l’Etoile du NordEtoile du Nord, L’L’Etoile du Nord, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 16 février 1854.Lire la suite… est un très-grand et très-légitime succès, mais nous demeurons convaincu qu’il exercera une influence fâcheuse sur l’avenir du théâtre de l’Opéra-Comique, duquel il adviendra ce qu’il est advenu de l’Opéra : M. Meyerbeer y trônera dans toute la splendeur de son talent et de sa renommée, tandis que les musiciens, ses humbles collègues, viendront y échouer modestement, sans tambours ni trompettes, et la plupart du temps avec des partitions qui ne seront pas sans mérite.

Nous n’avons que des éloges à adresser aux artistes qui remplissent les principaux rôles de l’Étoile du Nord ; Etoile du Nord, L’L’Etoile du Nord, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 16 février 1854.Lire la suite…BattailleBattaille, Charles-AmableCharles-Amable Battaille (Nantes, 30 septembre 1822 – Paris, 2 mai 1872), Basse. Après des études de médecine à Nantes, il vint à Paris et étudia au Conservatoire avec Manuel Garcia. Il obtint les premiers prix de chant, d’opera et d’opéra-comique en 1847 et débuta en 1848 à l’Opéra-CoLire la suite… a dessiné, avec le talent d’un comédien de premier ordre, la rude et mâle physionomie du czar ; c’est là une de ses plus belles créations ; comme chanteur, il a été ce qu’il est toujours : irréprochable dans sa méthode, sympathique et chaleureux dans l’expression de son chant. Mlle Caroline Duprez est adorable dans le rôle de Catherine dont elle a rendu toutes les nuances avec une exquise délicatesse ; sa voix pure et harmonieuse a des inflexions charmantes ; elle vocalise dans la perfection ; elle a de la sensibilité, et il ne lui manque par instants qu’un peu plus de vigueur dans l’organe ; Mlle DuprezDuprez, Caroline-FirenziCaroline-Firenzi Duprez (Florence 10 avril 1832 – Pau, 17 avril 1875), soprano. Fille et élève du ténor, Gilbert Duprez, elle chanta à Reims puis au Théâtre-Italien en 1850, Londres en 1851, et Bruxelles en 1851/52 où elle créa le rôle de Joanita dans L’Abîme de la Maladetta composé pLire la suite… a toutes les traditions de son père, et nous ne savons rien de plus élogieux à lui adresser. Hermann-LéonHermann-Léon, LeonardLeonard Herrmann dit Hermann-Léon (Lyon, 3 juillet 1814 – Paris, 13 novembre 1858), basse chantante. Il étudia le chant avec Delsarte et débuta en province puis à Bruxelles. Engagé en 1844 à l’Opéra-comique il y créa les rôles du Capitaine Roland dans Les Mousquetaires de la Reine (HalLire la suite… se costume avec un goût irréprochable ; il chante avec beaucoup de verve, et il était impossible de rendre avec plus de comique et de vérité le personnage barbu et soldatesque du caporal Gritzengo. Mlle LefebvreFaure, Constance-CarolineConstance-Caroline Lefebvre épouse Faure (Paris, 21 décembre 1828 – Paris, 1905), soprano. Elle étudia le chant au Conservatoire de Paris avec M. Banderali et Mme Moreau-Sainti et obtint un 1er Prix d’opéra-comique en 1849. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1849 et chanta avec succès auLire la suite… est une charmante Prascowia, très séduisante sous son joli costume suédois, et fort distinguée comme comédienne et comme cantatrice. Mlles LemercierLemercier, Marie Charlotte LeocadieMarie Charlotte Léocadie Lermercier (Blois, 7 avril 1827 – Paris, 9 août 1907), soprano. Elle fit ses études au Conservatoire de Paris et obtint en 1845 un 2eme accessit de chant. Elle débuta à l’Opéra-Comique le 29 Juin 1846 dans Zémire et Azor (Grétry). Elle resta jusqu’en 1862 à l’Lire la suite… et DecroixDecroix, Marguerite Jeanne CamilleMarguerite Jeanne Camille Decroix (Lyon, 11 janvier 1828 – ?) Après avoir débuté à l’éphémère Opéra-National au Cirque Olympique du Boulevard du Temple dirigé par Adolphe Adam (15 Nov. 1847 au 13 Mars 1848), elle chanta à l’Opéra-Comique de 1848 à 1860. Elle débuta dans le rôle de Lire la suite… sont les deux plus frétillantes vivandières qu’il soit possible d’imaginer ; leur duo a été bissé, et il le sera probablement plus d’une fois. JourdanJourdan, Pierre-MariusPierre-Marius Jourdan (Marseille 28 octobre 1823 – Bruxelles, entre le 1er et le 9 février 1879), ténor. Il fit ses études au Conservatoire de Paris qu’il termina en 1845 avec un 1er prix de chant.  Il débuta à l’Opéra-Comique dans Zemire et Azor (Grétry) en 1846 et y resta jusqu’en 18Lire la suite… s’est acquitté avec son talent accoutumé du rôle épisodique du père de Catherine. Les chœurs, conduits par M. CornetteCornette, VictorVictor Cornette (Amiens, 27 septembre 1795 – Paris, 19 février 1868), chef de chœur. Il étudia au Conservatoire de Paris puis entra comme musicien au 12e régiment de grenadiers-tirailleurs de la garde impériale en 1813 et fit campagne en Belgique et en Hollande. Il fut chef de musique d’un Lire la suite…, et l’orchestre dirigé par M. TilmantTilmant, Theophile-AlexandreThéophile-Alexandre Tilmant, dit Tilmant aîné (Valenciennes, 9 juillet 1799 – Asnières, 7 mai 1878), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire avec Rodolphe Kreutzer et obtint un 1er  Prix de violon en 1819. Il fut un des cofondateurs de la Société des concerts du ConserLire la suite…, ont fonctionné avec un ensemble qui n’est pas plus satisfaisant au Conservatoire et à l’Opéra.

Un article ayant pour titre : de l’État de la musique en France et du répertoire de l’Opéra, a été publié dans le dernier numéro de cette revue. Nous ne discuterons pas la théorie de M. Charles AsselineauAsselineau, CharlesCharles Asselineau (Paris, 13 mars 1820 – Châtelguyon, 25 juillet 1874), écrivain. Il fit ses études au Collège Bourbon (actuel Lycée Condorcet), où il se lia d’amitié avec Nadar. Il abandonna ses études de médecine pour se consacrer à la littérature. Il collabora à divers journaux dLire la suite… qui voudrait faire servir les Caves du bazar Bonne-Nouvelle à l’étude des chefs-d’œuvre de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… et de Gluck Gluck, Christoph WillibaldChristoph Willibald Gluck (Erasbach/Haut-Palatinat, 2 juillet 1714 – Vienne, 15 novembre 1787), compositeur. Né en Bohème, on ne sait rien de ses études scolaires ou musicales. En 1732, il alla à Prague, jouant du violon, et préférablement du violoncelle et chantant dans les chœurs des églLire la suite…; chacun est libre d’élever l’idée fondamentale du Caveau des aveugles aux proportions d’une succursale du Conservatoire ; mais nous demanderons, à propos de cet ingénieux utopiste qui ne veut pas que la musique soit jugée par des musiciens ni la littérature par des littérateurs, ce que ces deux arts auraient à gagner à être appréciés par des juges, qui ne seraient ni des littérateurs ni des musiciens.