L’Athenæum français, 18 septembre 1852, p. 184-185 (article signé Ern. Reyer).

Chronique musicale.

Théâtre de l’Opéra-Comique : Le père GaillardPère Gaillard, LeLe Père Gaillard, opéra-comique en trois actes sur un livret de Thomas Sauvage, mis en musique par Henri Reber, créé à l’Opéra-Comique le 27 septembre 1852. Lire la suite…, opéra-comique en trois actes, paroles de M. T. SauvageSauvage, Thomas-Marie-FrançoisThomas-Marie-François Sauvage (Paris, 5 novembre 1794 – Paris, 2 mai 1877), auteur dramatique et critique théâtral. Il écrivit des pièces de théâtre et des vaudevilles et fut critique théâtral au Journal Général de France et au Moniteur Universel. Il fut pendant un an (1827/28) le direcLire la suite…, musique de M. Henri Reber. — Théâtre Lyrique.


Le théâtre de la rue Favart, qui se tenait depuis quelque temps en dehors du véritable genre de l’Opéra-Comique, vient enfin d’y rentrer avec un plein succès, un succès de bon aloi qui doit lui faire comprendre une fois pour toutes que sur la scène illustrée par les mélodies simples et gracieuses de NicoloIsouard, Nicolas dit NicoloNicolas Isouard, dit Nicolo (Malte, 18 mai 1773 – Paris, 23 mars 1818), compositeur. Rival de Boieldieu pour les faveurs du public, ces opéras comiques tels que Les Rendez-vous bourgeois (1807), Cendrillon (1810), Joconde (1814) et Jeannot et Colin (1814), se maintinrent longtemps au réperLire la suite…, de GrétryGrétry, André-Ernest-ModesteAndré-Ernest-Modeste Grétry (Liège, 11 février 1741 – Montmorency, 24 septembre 1813), compositeur. Il apprit la musique à la maîtrise de la collégiale de Saint-Denis de Liège et reçut des leçons d’harmonie de Renkin et de composition de Moreau. Une bourse de la fondation Darchis lui perLire la suite…, de DalayracDalayrac, Nicholas-MarieNicolas-Marie Dalayrac (Muret/Haute-Garonne, 13 juin 1753 – Paris, 27 novembre 1809), compositeur. Il écrivit de nombreux opéras-comiques qui eurent beaucoup de succès en France et à l’étranger et se sont longtemps maintenus dans le répertoire, tels que Nina, ou la folle par amour (1786), LeLire la suite…, d’HéroldHérold, Louis-Joseph-FerdinandLouis-Joseph-Ferdinand Hérold (Paris, 28 janvier 1791 – Paris, 19 janvier 1833), compositeur. Premier prix de Rome en 1812, il rencontra des succès durables à l’Opera-Comique avec Marie (1826), Zampa (1831), et Le Pré aux clercs (1832).Lire la suite… et de BoïeldieuBoieldieu, Francois-AdrienFrançois-Adrien Boieldieu (Rouen, 16 décembre 1775 – Jarcy, 8 octobre 1834), compositeur. Il étudia à  Rouen avec Charles Broche, organiste de la cathédrale et fut nommé organiste de St. André de Rouen. Son premier opéra-comique, La Fille coupable, représenté en 1793 au Théâtre des ArLire la suite… [Boieldieu]Boieldieu, Francois-AdrienFrançois-Adrien Boieldieu (Rouen, 16 décembre 1775 – Jarcy, 8 octobre 1834), compositeur. Il étudia à  Rouen avec Charles Broche, organiste de la cathédrale et fut nommé organiste de St. André de Rouen. Son premier opéra-comique, La Fille coupable, représenté en 1793 au Théâtre des ArLire la suite…, le grand drame lyrique, avec ses longs développements et ses complications savantes, n’est pas ce qui a le plus de chance de réussir. La donnée du nouveau poëme de M. SauvageSauvage, Thomas-Marie-FrançoisThomas-Marie-François Sauvage (Paris, 5 novembre 1794 – Paris, 2 mai 1877), auteur dramatique et critique théâtral. Il écrivit des pièces de théâtre et des vaudevilles et fut critique théâtral au Journal Général de France et au Moniteur Universel. Il fut pendant un an (1827/28) le direcLire la suite… est suffisamment intéressante ; l’action marche rapidement et la partie sentimentale, exempte de péripéties vulgaires et de détails larmoyants, n’est pas mise en relief aux dépens de la partie comique. Voici l’analyse succincte du libretto dont le fond est emprunté à un épisode de la vie de M. de MézerayMézeray, François-Eudes deFrançois-Eudes de Mézeray (Ri/Normandie, 1610 – Paris, 10 juillet 1683), historiographe. Il fut élu à l’Académie Française en 1648. Il fut nommé historiographe du Roi. Il publia une Histoire de France, depuis Faramond jusqu’à maintenant en trois volumes (1643, 1646 et 1651). En 1675 il dLire la suite…, auquel sa qualité d’historien célèbre n’était rien à celle non moins méritée d’homme à bonnes fortunes.

Le père Gaillard était le plus fortuné des cabaretiers de la Chapelle Saint-Denis vers la fin du XVIIe siècle, et si quelque chose pouvait ajouter à son bonheur, c’était sans contredit l’amitié dont l’honorait l’historiographe du grand roi. Au début de la pièce, deux cousins de feu MézerayMézeray, François-Eudes deFrançois-Eudes de Mézeray (Ri/Normandie, 1610 – Paris, 10 juillet 1683), historiographe. Il fut élu à l’Académie Française en 1648. Il fut nommé historiographe du Roi. Il publia une Histoire de France, depuis Faramond jusqu’à maintenant en trois volumes (1643, 1646 et 1651). En 1675 il dLire la suite…, le procureur Corbin et le capitaine Horson, prétendant l’un et l’autre à l’héritage du savant académicien, arrivent dans le cabaret du père Gaillard, où doit avoir lieu l’ouverture du testament. Le capitaine Horson est une sorte de fanfaron ridicule qui, le lendemain de son mariage avec mademoiselle Sapience de Pongérard, est parti à la tête de sa compagnie pour aller prendre part aux guerres de la Fronde, et après une lune de miel passée dans les camps, il est revenu au toit conjugal, borgne, manchot, éclopé et… ivre. Le notaire fait la lecture du testament, et jugez de la stupéfaction des deux cousins en apprenant que M. de MézerayMézeray, François-Eudes deFrançois-Eudes de Mézeray (Ri/Normandie, 1610 – Paris, 10 juillet 1683), historiographe. Il fut élu à l’Académie Française en 1648. Il fut nommé historiographe du Roi. Il publia une Histoire de France, depuis Faramond jusqu’à maintenant en trois volumes (1643, 1646 et 1651). En 1675 il dLire la suite… a institué le père Gaillard son légataire universel. Les voisins ne tardent pas à apporter leurs félicitations au cabaret ; on bénit la mémoire de M. de MézerayMézeray, François-Eudes deFrançois-Eudes de Mézeray (Ri/Normandie, 1610 – Paris, 10 juillet 1683), historiographe. Il fut élu à l’Académie Française en 1648. Il fut nommé historiographe du Roi. Il publia une Histoire de France, depuis Faramond jusqu’à maintenant en trois volumes (1643, 1646 et 1651). En 1675 il dLire la suite…, et tout le monde songe à se réjouir sans s’inquiéter le moins du monde de la mine piteuse des héritiers désappointés. Cette fortune, dit le père Gaillard, elle n’est pas pour moi ; elle appartient tout entière à Gervais, mon fils d’adoption, l’enfant que M. de MézerayMézeray, François-Eudes deFrançois-Eudes de Mézeray (Ri/Normandie, 1610 – Paris, 10 juillet 1683), historiographe. Il fut élu à l’Académie Française en 1648. Il fut nommé historiographe du Roi. Il publia une Histoire de France, depuis Faramond jusqu’à maintenant en trois volumes (1643, 1646 et 1651). En 1675 il dLire la suite… a confié à mes soins, le filleul de Francine, ma femme. La révélation de l’honnête cabaretier est un trait de lumière pour le procureur Corbin ; il s’empresse d’ourdir contre les époux Gaillard une petite trame à la Bazile, et assure le capitaine qu’il a trouvé un moyen infaillible de ressaisir cet héritage qui semblait leur échapper. A l’aide d’insinuations perfides, les deux cousins amènent le père Gaillard à douter de la vertu de sa femme, et il finit par se demander si les relations qui ont existé entre madame Gaillard et son ami M. de MézerayMézeray, François-Eudes deFrançois-Eudes de Mézeray (Ri/Normandie, 1610 – Paris, 10 juillet 1683), historiographe. Il fut élu à l’Académie Française en 1648. Il fut nommé historiographe du Roi. Il publia une Histoire de France, depuis Faramond jusqu’à maintenant en trois volumes (1643, 1646 et 1651). En 1675 il dLire la suite… ont toujours été parfaitement honorables. La figure du bonhomme s’assombrit ; son affection pour Francine fait place à d’injurieux soupçons, et sa gaieté s’envole ; il ne veut plus d’une fortune qui lui a coûté si cher, et il est prêt à signer l’acte de renonciation que lui présente le procureur lorsque arrive madame Gaillard. Elle répond par un éclat de rire aux reproches de son mari, et lui remet secrètement une lettre adressée à mademoiselle Sapience de Pongérard par M. de MézerayMézeray, François-Eudes deFrançois-Eudes de Mézeray (Ri/Normandie, 1610 – Paris, 10 juillet 1683), historiographe. Il fut élu à l’Académie Française en 1648. Il fut nommé historiographe du Roi. Il publia une Histoire de France, depuis Faramond jusqu’à maintenant en trois volumes (1643, 1646 et 1651). En 1675 il dLire la suite…, dans laquelle la naissance de Gervais se trouve suffisamment expliquée. La joie rentre dans la maison, et les prétendants sont éconduits. Jacques, le garçon cabaretier, épouse la servante Marotte, et Gervais, du consentement de la belle et chaste madame Horson, offre sa main à mademoiselle Pauline Gaillard.

M. SauvageSauvage, Thomas-Marie-FrançoisThomas-Marie-François Sauvage (Paris, 5 novembre 1794 – Paris, 2 mai 1877), auteur dramatique et critique théâtral. Il écrivit des pièces de théâtre et des vaudevilles et fut critique théâtral au Journal Général de France et au Moniteur Universel. Il fut pendant un an (1827/28) le direcLire la suite… semble avoir emprunté la plume de Sedaine pour écrire cette petite comédie, très-lestement tournée, abondante en mots spirituels et remplie d’heureuses situations musicales.

La partition de M. ReberReber, Napoléon-HenriNapoléon-Henri Reber (Mulhouse, 21 octobre 1807 – Paris, 24 novembre 1880), compositeur. Il entra au Conservatoire de Paris en 1828 où il fut l’élève de Lesueur pour la composition. Il fut nommé professeur d’harmonie au Conservatoire en 1851 et de composition en 1862 à la suite d’HalLire la suite… rappelle par son style les partitions d’autrefois, celles que l’on applaudit encore aujourd’hui à côté des chefs-d’œuvre de plusieurs de nos compositeurs modernes. Malgré certaines réminiscences qui n’ont échappé à personne, la musique du Père GaillardPère Gaillard, LeLe Père Gaillard, opéra-comique en trois actes sur un livret de Thomas Sauvage, mis en musique par Henri Reber, créé à l’Opéra-Comique le 27 septembre 1852. Lire la suite… porte ce cachet d’originalité qui appartient à l’auteur de tant de charmantes mélodies auxquelles SchubertSchubert, Franz PeterFranz Peter Schubert (Vienne, 31 janvier 1797 – Vienne, 19 novembre 1728), compositeur. Il étudia d’abord avec le chef de chœur de l’église de Lichtental, Michael Holzer, qui lui permit de passer l’examen d’entrée et de devenir boursier en 1808 à la chapelle de la Cour comme petit chaLire la suite… aurait pu mettre son nom ; elle est vive, légère, facile à retenir et tout à fait exempte de recherches et de prétentions ; l’orchestration de M. ReberReber, Napoléon-HenriNapoléon-Henri Reber (Mulhouse, 21 octobre 1807 – Paris, 24 novembre 1880), compositeur. Il entra au Conservatoire de Paris en 1828 où il fut l’élève de Lesueur pour la composition. Il fut nommé professeur d’harmonie au Conservatoire en 1851 et de composition en 1862 à la suite d’HalLire la suite… est d’une grande sobriété, et ses accompagnements, d’une simplicité élégante, se font remarquer par des harmonies pleines de finesse et de distinction ; les cuivres sont employés avec beaucoup de modération dans les morceaux d’ensemble seulement, et les instruments à percussion ne viennent pas à tout moment fatiguer l’oreille de leur bruyante sonorité. La partition du Père GaillardPère Gaillard, LeLe Père Gaillard, opéra-comique en trois actes sur un livret de Thomas Sauvage, mis en musique par Henri Reber, créé à l’Opéra-Comique le 27 septembre 1852. Lire la suite… est l’œuvre d’un maître habile qui n’a pas voulu rester au-dessous de la réputation qu’il a su conquérir en écrivant des symphonies fort estimées, d’excellents morceaux de musique de chambre, et plus récemment encore un opéra intitulé la Nuit de NoëlNuit de Noël, LaLa Nuit de Noël, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe, mis en musique par Henri Reber, créé à l’Opéra-Comique le 9 février 1848.Lire la suite…, dont l’insuccès ne peut être justifié que par la médiocrité du poëme.

Au nombre des meilleures pages du nouvel opéra de M. ReberReber, Napoléon-HenriNapoléon-Henri Reber (Mulhouse, 21 octobre 1807 – Paris, 24 novembre 1880), compositeur. Il entra au Conservatoire de Paris en 1828 où il fut l’élève de Lesueur pour la composition. Il fut nommé professeur d’harmonie au Conservatoire en 1851 et de composition en 1862 à la suite d’HalLire la suite…, nous devons citer le trio du premier acte, dont les trois parties, entendues d’abord séparément, s’unissent ensuite de la façon la plus heureuse. Il était impossible à M. ReberReber, Napoléon-HenriNapoléon-Henri Reber (Mulhouse, 21 octobre 1807 – Paris, 24 novembre 1880), compositeur. Il entra au Conservatoire de Paris en 1828 où il fut l’élève de Lesueur pour la composition. Il fut nommé professeur d’harmonie au Conservatoire en 1851 et de composition en 1862 à la suite d’HalLire la suite… de nous donner un échantillon plus agréable de son talent de contre-pointiste. L’air chanté par BattailleBattaille, Charles-AmableCharles-Amable Battaille (Nantes, 30 septembre 1822 – Paris, 2 mai 1872), Basse. Après des études de médecine à Nantes, il vint à Paris et étudia au Conservatoire avec Manuel Garcia. Il obtint les premiers prix de chant, d’opera et d’opéra-comique en 1847 et débuta en 1848 à l’Opéra-CoLire la suite…,

Travailler, c’est la loi,

peut être rangé au nombre de ces mélodies qui arrivent bien vite à la popularité ; il est d’une facture large et d’un rhythme plein de franchise ; les couplets de Gervais, accompagnés par le cor, ont été très-applaudis. Nous ne pouvons pas en dire autant de la cavatine chantée par madame Gaillard, qui nous a paru un peu monotone malgré la manière remarquable dont elle a été interprétée par mademoiselle Andréa FavelFavel, AndreaClaudine Duclairfait dite Andrea Favel (Voisinlieu/Oise, 17 janvier 1831 – Saint Vaast-la-Hougue, 18 septembre 1902), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris où elle obtint un 2eme Prix d’opéra-comique en 1851 et débuta à l’Opéra-Comique dans Nina ou la Folle par amour (Dalayrac) enLire la suite…. Le sextuor qui termine le premier acte rappelle un peu trop, par la situation des personnages et par la coupe mélodique, la scène si amusante qui précède le final du BarbierBarbier de Séville, LeIl Barbiere di Siviglia (Le Barbier de Séville), opera buffa en 2 actes sur un livret de Cesare Sterbini, d’après Beaumarchais, mis en musique par Gioachino Rossini créé au Teatro Argentina à Rome le 20 février 1816. L’œuvre fut donnée à Paris pour la première fois au Théâtre-ItalienLire la suite….

La ronde du deuxième acte, chantée par Jacques et Marotte, et dont le refrain est répété par le chœur, a beaucoup d’entrain et de gaieté. Nous louerons encore un délicieux trio pour trois soprani accompagné par le quatuor en sourdines. Le morceau d’ensemble sur lequel la toile tombe est fort habilement traité ; les voix y sont bien distribuées et les détails de l’orchestre sont ingénieux.

Au deuxième acte BattailleBattaille, Charles-AmableCharles-Amable Battaille (Nantes, 30 septembre 1822 – Paris, 2 mai 1872), Basse. Après des études de médecine à Nantes, il vint à Paris et étudia au Conservatoire avec Manuel Garcia. Il obtint les premiers prix de chant, d’opera et d’opéra-comique en 1847 et débuta en 1848 à l’Opéra-CoLire la suite… chante une romance en ré bémol à laquelle viennent se mêler les accents plaintifs du cor anglais ; puis mademoiselle DecroixDecroix, Marguerite Jeanne CamilleMarguerite Jeanne Camille Decroix (Lyon, 11 janvier 1828 – ?) Après avoir débuté à l’éphémère Opéra-National au Cirque Olympique du Boulevard du Temple dirigé par Adolphe Adam (15 Nov. 1847 au 13 Mars 1848), elle chanta à l’Opéra-Comique de 1848 à 1860. Elle débuta dans le rôle de Lire la suite… débite avec beaucoup de coquetterie et de verve un air pimpant et guilleret écrit sur un rhythme syllabique. Il y a là aussi une réminiscence assez évidente des couplets de l’anglaise dans Fra DiavoloFra DiavoloFra Diavolo, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Daniel-François-Esprit Auber et créé à l’Opéra-Comique le 23 janvier 1830.Lire la suite…. Nous n’avons plus guère à signaler qu’un duo dramatique entre mademoiselle FavelFavel, AndreaClaudine Duclairfait dite Andrea Favel (Voisinlieu/Oise, 17 janvier 1831 – Saint Vaast-la-Hougue, 18 septembre 1902), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris où elle obtint un 2eme Prix d’opéra-comique en 1851 et débuta à l’Opéra-Comique dans Nina ou la Folle par amour (Dalayrac) enLire la suite… et BattailleBattaille, Charles-AmableCharles-Amable Battaille (Nantes, 30 septembre 1822 – Paris, 2 mai 1872), Basse. Après des études de médecine à Nantes, il vint à Paris et étudia au Conservatoire avec Manuel Garcia. Il obtint les premiers prix de chant, d’opera et d’opéra-comique en 1847 et débuta en 1848 à l’Opéra-CoLire la suite…, et un chœur bien mouvementé d’une mélodie très-originale.

L’exécution du Père GaillardPère Gaillard, LeLe Père Gaillard, opéra-comique en trois actes sur un livret de Thomas Sauvage, mis en musique par Henri Reber, créé à l’Opéra-Comique le 27 septembre 1852. Lire la suite… a été irréprochable. M. PerrinPerrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite… a voulu honorer le talent de M. ReberReber, Napoléon-HenriNapoléon-Henri Reber (Mulhouse, 21 octobre 1807 – Paris, 24 novembre 1880), compositeur. Il entra au Conservatoire de Paris en 1828 où il fut l’élève de Lesueur pour la composition. Il fut nommé professeur d’harmonie au Conservatoire en 1851 et de composition en 1862 à la suite d’HalLire la suite… en lui donnant ses meilleurs artistes. La manière dont mademoiselle Andréa FavelFavel, AndreaClaudine Duclairfait dite Andrea Favel (Voisinlieu/Oise, 17 janvier 1831 – Saint Vaast-la-Hougue, 18 septembre 1902), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris où elle obtint un 2eme Prix d’opéra-comique en 1851 et débuta à l’Opéra-Comique dans Nina ou la Folle par amour (Dalayrac) enLire la suite… a créé le rôle de madame Gaillard donne raison à tout ce que nous avons déjà écrit de flatteur sur le compte de cette intelligente cantatrice dont le talent se perfectionne tous les jours davantage. BattailleBattaille, Charles-AmableCharles-Amable Battaille (Nantes, 30 septembre 1822 – Paris, 2 mai 1872), Basse. Après des études de médecine à Nantes, il vint à Paris et étudia au Conservatoire avec Manuel Garcia. Il obtint les premiers prix de chant, d’opera et d’opéra-comique en 1847 et débuta en 1848 à l’Opéra-CoLire la suite… a été admirable comme chanteur et comme comédien ; mademoiselle DecroixDecroix, Marguerite Jeanne CamilleMarguerite Jeanne Camille Decroix (Lyon, 11 janvier 1828 – ?) Après avoir débuté à l’éphémère Opéra-National au Cirque Olympique du Boulevard du Temple dirigé par Adolphe Adam (15 Nov. 1847 au 13 Mars 1848), elle chanta à l’Opéra-Comique de 1848 à 1860. Elle débuta dans le rôle de Lire la suite… est une adorable soubrette, fraîche, gentille, accorte et….. modeste ; elle a assurément une grande part au succès de l’œuvre de M. ReberReber, Napoléon-HenriNapoléon-Henri Reber (Mulhouse, 21 octobre 1807 – Paris, 24 novembre 1880), compositeur. Il entra au Conservatoire de Paris en 1828 où il fut l’élève de Lesueur pour la composition. Il fut nommé professeur d’harmonie au Conservatoire en 1851 et de composition en 1862 à la suite d’HalLire la suite…. DuvernoyDuvernoy, Charles FrancoisCharles-François Duvernoy (Paris, 16 avril 1796 – Paris, 27 novembre 1872), baryton. Il débute à l’Opéra-comique en 1821 puis va en tournée en province, en Belgique et en Hollande. Il fut un temps directeur du théâtre de Gand et en Italie d’après A. Soubies et C. Malherbe. Il revient à Lire la suite…, Carvalho, NathanNathan, ElieElie Nathan (Hambourg, janvier 1822 – Paris, 28 octobre 1884), Basse. Il fit ses études au Conservatoire de Paris ou il obtint un accessit d’opéra-comique en 1847 et débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1847 dans L’Ambassadrice (Auber). Il fit toute sa carrière à l’Opéra-comique où ilLire la suite…, mesdemoiselles MeyerMeyer-Meillet, Marie-StephanieMarie-Stéphanie Meyer-Meillet (Paris, 28 septembre 1828 – Belgique, ?), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris et obtint en 1848 un 2eme prix de chant et un 1er prix d’opéra-comique. Elle fut engagée à l’Opéra-comique où elle débuta le 22 Novembre 1848 dans le rôle de Fiamma du DLire la suite…, Talmon et Félix ont été très-convenables dans des rôles très-secondaires. Quant à RicquierRicquier, AchilleAchille-Charles-Colette Ricquier (Paris, ? 1794 – Paris, 24 avril 1861), ténor. Ancien officier de l’armée impériale, il débuta à Bordeaux en 1815. Excellent comique, il fit partie de la troupe de l’Opéra-Comique de 1835 à  1856 et y créa de nombreux rôles dont le marquis du PostillLire la suite… et à Sainte-FoySainte-Foy, Charles-Louis Pubereaux ditCharles-Louis Pubereaux dit Sainte-Foy (Vitry-le-Francois/Marne, 13 fevrier 1817 – Neuilly, 1er avril 1877), tenor. Elève de Morin au Conservatoire de Paris. Débute à l’Opéra-Comique le 18 Mai 1840 dans le rôle de Dionigi dans Zanetta ou jouer avec le feu (Auber). Il y resta jusqu’à sa retraitLire la suite…, nous ne savons vraiment plus de quelle formule nous servir pour leur adresser les éloges qu’ils méritent.

Nous n’avons pas encore parlé des débuts de mademoiselle Sophie NoëlNoel, SophieSophie Noel (?, 1824-?, 1861), soprano. Elle fut engagée au Théâtre-Lyrique en 1852, elle y créa le rôle de Phœbé dans Les Amours du Diable (Grisar, 1853)Source: T.J. Walsh: Second Empire OperaLire la suite… et de M. CarréCarré, MCarré (? – ?), ténor léger. Il s’est produit en Algérie avant d’être engagé en 1852 au Théâtre-Lyrique, où il ne resta que deux saisons. Il y créa le rôle de Fabrice dans Guillery le trompette (Sarmiento, 1852), et Adalbert dans Le Roi d’Yvetot (Adam, 1853). En 1858, il fut enLire la suite… au Théâtre-National. M. SévesteSéveste, JulesDésiré-Henri-Jules Séveste (Paris, 19 mars 1803 – Meudon, 30 juin 1854), directeur. Fils de Pierre Séveste, en 1822 il se joignit à son père qui dirigeait le théâtre de Saint-Cloud. Avec son frère, Edmond Séveste, il fonda le Théâtre de Belleville en 1828 et obtint le privilège de prLire la suite… [Seveste] a eu l’idée d’engager deux troupes auxquelles est confiée alternativement l’exécution de l’opéra de M. Adolphe Adam Adam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite…; nous ne croyons pas que ce soit là une heureuse combinaison ; il est évident que le public fera une différence entre ces deux troupes et que tôt ou tard elles arriveront à se nuire mutuellement. Quel que soit le succès de Si j’étais roi ! Si j’étais roiSi j’étais roi, opéra-comique en trois actes sur un livret de Adolphe d’Ennery et Jules Brésil mis en musique par Adolphe Adam, créé au Théâtre-Lyrique le 4 septembre 1852.Lire la suite…il n’est pas nécessaire que cet ouvrage soit joué régulièrement tous les jours : d’autres compositeurs attendent dans l’antichambre de M. SévesteSéveste, JulesDésiré-Henri-Jules Séveste (Paris, 19 mars 1803 – Meudon, 30 juin 1854), directeur. Fils de Pierre Séveste, en 1822 il se joignit à son père qui dirigeait le théâtre de Saint-Cloud. Avec son frère, Edmond Séveste, il fonda le Théâtre de Belleville en 1828 et obtint le privilège de prLire la suite…, et pour peu qu’ils soient jeunes et inconnus, ils ont des droits incontestables à la bienveillance du directeur. Du reste, nous connaissons trop bien M. AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite… pour croire qu’il a la pensée de garder pour lui seul le monopole du troisième théâtre lyrique.

M. CarréCarré, MCarré (? – ?), ténor léger. Il s’est produit en Algérie avant d’être engagé en 1852 au Théâtre-Lyrique, où il ne resta que deux saisons. Il y créa le rôle de Fabrice dans Guillery le trompette (Sarmiento, 1852), et Adalbert dans Le Roi d’Yvetot (Adam, 1853). En 1858, il fut enLire la suite… appartient donc à la troupe n° 2 du théâtre de M. Séveste Séveste, JulesDésiré-Henri-Jules Séveste (Paris, 19 mars 1803 – Meudon, 30 juin 1854), directeur. Fils de Pierre Séveste, en 1822 il se joignit à son père qui dirigeait le théâtre de Saint-Cloud. Avec son frère, Edmond Séveste, il fonda le Théâtre de Belleville en 1828 et obtint le privilège de prLire la suite…; nous ne l’avions pas encore entendu lorsque nous avons écrit notre précédent article, mais nous pouvons dire aujourd’hui tout le succès qu’il a obtenu dans le rôle de Zéphoris. Sa voix est très-sympathique ; elle a de l’étendue, de la sonorité et beaucoup de souplesse. M. CarréCarré, MCarré (? – ?), ténor léger. Il s’est produit en Algérie avant d’être engagé en 1852 au Théâtre-Lyrique, où il ne resta que deux saisons. Il y créa le rôle de Fabrice dans Guillery le trompette (Sarmiento, 1852), et Adalbert dans Le Roi d’Yvetot (Adam, 1853). En 1858, il fut enLire la suite… a dû étudier à bonne école ; sa tenue en scène ne laisse voir aucune de ces mauvaises habitudes que la plupart de nos comédiens rapportent assez ordinairement de la province.

Madame Sophie Noël est une jeune et jolie cantatrice qui chante avec infiniment de goût ; elle phrase bien et vocalise dans la perfection. Madame de CorcellesDecorcelles, BlancheBlanche Decorcelles dite de Corcelles ( ?, 1831 – ?), mezzo-soprano. Elle fut engagée au Théâtre-Lyrique de 1856 à 1857 et y chanta le rôle de Zélide dans Si j’étais roi (1852). Elle eut une liaison avec la basse Mathieu Emile Balanqué. Ils eurent deux enfants: Charles Balanqué, barytonLire la suite… a reçu des mains de mademoiselle RouvroyRouvray, Louise-RoseLouise-Rose Rouvray (Lille, 19 août 1823 – Paris, 20 novembre 1883), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 2eme Prix de chant en 1842. Elle débuta peut-être en 1845 à Toulouse puis fut engagée à Marseille où elle chanta les rôles de Zerline dans La Sirène (Auber)Lire la suite… le rôle de Zélide et l’a ramené aux proportions de son gracieux talent. Voilà tout ce qu’il nous restait à dire sur le théâtre du boulevard du Temple que le succès rapproche maintenant du théâtre de la rue Favart.