La Revue française, 20 février 1857, p. 566-573 (article signé E. Reyer).

Chronique musicale

PsychéPsychéPsyché, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Ambroise Thomas et créé à l’Opéra-Comique le 26 janvier 1857.Lire la suite…. – RigolettoRigolettoRigoletto, opéra en trois actes sur un livret en italien de Francesco Maria Piave, d’après Le Roi s’amuse de Victor Hugo, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre La Fenice de Venise le 11 mars 1851.Lire la suite…. – Conservatoire impérial de musique.

Autres décors, autres merveilles ! Il ne fallait pas que le deuxième théâtre lyrique se laissât vaincre par le troisième, et qu’au point de vue des splendeurs de la mise en scène PsychéPsychéPsyché, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Ambroise Thomas et créé à l’Opéra-Comique le 26 janvier 1857.Lire la suite… fît moins d’honneur à M. PerrinPerrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite… qu’à M. CarvalhoCarvalho, LéonLéon Cavaille, dit Carvalho (Port-Louis/ Île Maurice, 18 janvier 1825 – Paris, 29 décembre 1897), baryton et directeur.Après de bonnes études de chant au Conservatoire de Paris, il débuta le 2 Juin 1849 dans Scapin de Gilles ravisseur (Grisar) à l’Opéra-comique et tint plusieurs rôlesLire la suite… la Reine TopazeReine Topaze, LaLa Reine Topaze, opéra-comique en trois actes sur un livret de Joseph-Philippe Lockroy et Léon Battu mis en musique par Victor Massé et créé au Théâtre-Lyrique le 27 décembre 1856.Lire la suite…. Et je vous assure que ce n’était pas une petite affaire, de lutter avec le pont du Rialto et la vue du Grand-Canal étalant au soleil sa bordure de palais de marbres et ses gondoles pavoisées, avec les pittoresques guenilles et les évolutions bizarres de la bande de Francappa et de Fritellino, avec les magnificences du seigneur Annibal et les pourpoints brodés des nobles patriciens invités à ses noces. M. PerrinPerrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite… a dû se recueillir pendant quelques jours, vérifier et polir ses armes lui-même, avant de livrer le combat ; les clameurs de la foule impatiente stimulaient son zèle, ranimaient son courage. Enfin les portes de l’Opéra-Comique se sont ouvertes, le rideau s’est levé trois fois, lentement, solennellement, et trois fois le public a crié au miracle. La poésie des costumes grecs, les blanches tuniques des filles de Lesbos, le temple de Vénus, l’enlèvement de Psyché, les ailes de Mercure, le gynécée où Éros se repose, la lumière électrique, la fête de Bacchus, les éblouissantes clartés de l’Olympe, toutes ces séductions habilement préparées ont agi sur l’œil du spectateur, l’ont fasciné, et l’enthousiasme de la salle entière s’est traduit en manifestations bruyantes : la victoire était gagnée.

MM. Jules BarbierBarbier, Paul-JulesPaul-Jules Barbier (Paris, 8 mars 1825 – Paris, 16 janvier 1901), librettiste. Il débuta à la Comédie-Française à l’âge de dix-huit ans avec un intermède : L’Ombre de Molière et un drame : Un Poète. De 1849 à 1872 ,il écrivit en collaboration avec Michel Carré des drames, des comédiLire la suite… et Michel CarréCarré, Michel-FlorentinMichel-Florentin Carré (Besançon, 21 octobre 1822 – Paris, 28 juin 1872), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit de nombreux drames, comédies, vaudevilles et livrets principalement en collaboration avec Jules Barbier dont Galathée (Massé), Les Noces de Jeannette (Massé), Les Papillotes Lire la suite… sont des gens habiles, et cela s’est dit assez souvent et assez haut pour que personne n’en doute ; rien ne manque à leur réputation, ni les triomphes ni les chutes. PsychéPsychéPsyché, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Ambroise Thomas et créé à l’Opéra-Comique le 26 janvier 1857.Lire la suite… est un succès, un vrai succès, préparé de longue main, du reste, par Apulée, LafontaineLa Fontaine, Jean deJean de La Fontaine (Château-Thierry, 9 juillet 1621 – Paris, 13 avril 1695), poète. Il est renommé pour ses fables et dans une moindre mesure pour ses contes, qui ont cependant inspiré plusieurs opéras-comiques dont Le Magnifique (Grétry, 1773), Le Frère Philippe (Dourlen, 1818) et La ColoLire la suite… [La Fontaine]La Fontaine, Jean deJean de La Fontaine (Château-Thierry, 9 juillet 1621 – Paris, 13 avril 1695), poète. Il est renommé pour ses fables et dans une moindre mesure pour ses contes, qui ont cependant inspiré plusieurs opéras-comiques dont Le Magnifique (Grétry, 1773), Le Frère Philippe (Dourlen, 1818) et La ColoLire la suite…, CorneilleCorneille, PierrePierre Corneille (Rouen, 6 juin 1601 – Paris, 1er octobre 1684), auteur dramatique. Il débuta au théâtre avec des comédies dont Mélite (1629) et L’Illusion comique (1635/36). Il devint célèbre avec sa tragi-comédie Le Cid (1637). Se succédèrent alors des tragédies parmi lesquelles HoracLire la suite… et Molière, des collaborateurs que le régisseur n’a pas nommés et qui n’avaient nul besoin de l’être. L’élément comique exigé par la nature de l’œuvre elle-même, par la scène qui lui sert de cadre, s’y mêle, avec une certaine hardiesse, avec une fantaisie toute moderne, aux intéressants détails de la fable ; il est personnifié par les grotesques figures d’Antinoüs et de Gorgias. C’est M. Sainte-FoySainte-Foy, Charles-Louis Pubereaux ditCharles-Louis Pubereaux dit Sainte-Foy (Vitry-le-Francois/Marne, 13 fevrier 1817 – Neuilly, 1er avril 1877), tenor. Elève de Morin au Conservatoire de Paris. Débute à l’Opéra-Comique le 18 Mai 1840 dans le rôle de Dionigi dans Zanetta ou jouer avec le feu (Auber). Il y resta jusqu’à sa retraitLire la suite… qui remplit le rôle d’Antinoüs, riche marchand de Milet ou de Mytilène, qui n’a par conséquent rien de commun avec le plus joli des amants de Pénélope, ni avec le jeune Bithynien qui était à la fois l’esclave et le favori de l’empereur Adrien [Hadrien]Hadrien, EmpereurCæsar Traianus Hadrianus Augustus dit Hadrien (Italica/Espagne, 24 janvier 76 – Baïes, aujourd’hui Baia/Campagnie, 10 juillet 138), empereur. Il succéda à Trajan qui était le cousin de son père. Il s’attacha à consolider l’empire romain tout en consolidant ses frontières. Il pacifia Lire la suite…. Gorgias n’est pas non plus le célèbre sophiste de Léontium ; mais il a des vaisseaux chargés de riches étoffes, qui voguent sur les mers d’Ionie, et il est le rival d’Antinoüs auprès de Psyché. L’introduction de ces deux personnages dans un sujet mythologique et les excentricités auxquelles ils se livrent ont choqué quelques puristes seulement : la majorité du public, si elle a compris ce crime de lèse-antiquité, en a bien vite absous les auteurs de la pièce. Par exemple, la scène où les deux amants boivent le nectar de Venus, que Mercure destinait à Psyché, a causé la plus franche hilarité : ce nectar de Vénus est une liqueur qui donne l’oubli, comme l’eau du Léthé ; Gorgias ne reconnaît plus Antinoüs, Antinoüs ne reconnaît plus Gorgias, et ni l’un ni l’autre ils ne peuvent achever l’air qu’ils viennent de commencer. Que cette scène soit là à sa place ou qu’elle n’y soit pas, elle a été traitée avec infiniment d’esprit par le compositeur : M. Ambroise Thomas en a fait un excellent duo comique, un des plus charmants morceaux de sa partition. Je me crois tout à fait dispensé de faire l’analyse du poëme comme je la ferais s’il s’agissait de quelqu’une de ces créations originales enfantées à d’autres heures par l’imagination brillante et poétique de MM. Michel CarréCarré, Michel-FlorentinMichel-Florentin Carré (Besançon, 21 octobre 1822 – Paris, 28 juin 1872), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit de nombreux drames, comédies, vaudevilles et livrets principalement en collaboration avec Jules Barbier dont Galathée (Massé), Les Noces de Jeannette (Massé), Les Papillotes Lire la suite… et Jules Barbier Barbier, Paul-JulesPaul-Jules Barbier (Paris, 8 mars 1825 – Paris, 16 janvier 1901), librettiste. Il débuta à la Comédie-Française à l’âge de dix-huit ans avec un intermède : L’Ombre de Molière et un drame : Un Poète. De 1849 à 1872 ,il écrivit en collaboration avec Michel Carré des drames, des comédiLire la suite…; je suivrai seulement la marche de l’intrigue à travers les joyaux que le musicien a répandus dans son œuvre, et que je vais essayer de mettre en relief avec un soin extrême.

M. Ambroise Thomas mérite bien que la critique s’occupe de lui sérieusement : son talent et sa position commandent le respect, son talent surtout. PsychéPsychéPsyché, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Ambroise Thomas et créé à l’Opéra-Comique le 26 janvier 1857.Lire la suite… n’a pas d’ouverture, mais seulement une introduction dont la première partie est exécutée par le quatuor en sourdines ; peu à peu l’orchestre s’anime, les instruments de la petite harmonie se groupent, les cuivres éclatent et le rideau se lève sur un hymne à Vénus, d’un caractère religieux et tranquille. Ce contraste est parfaitement amené. Psyché s’appuie sur le bras du roi, son père, un vieillard vénérable qui n’a pas l’air de se douter le moins du monde que sa fille est la cause innocente des calamités qui frappent l’île de Lesbos. Les sœurs de Psyché chantent un duo, — écrit, je crois, au courant de la plume, — lequel, sans être précisément un hors-d’œuvre, ne me paraît avoir guère plus d’importance qu’une phrase incidente au milieu d’un discours. Ces deux jeunes personnes n’entendent pas sans un certain déplaisir les acclamations du peuple grec saluant la beauté de Psyché, et leur dépit, traduit en style d’opéra comique, est comme un écho affaibli de la colère de Vénus. Éros arrive dans une barque, accompagné de Mercure sous les traits d’un esclave phrygien. L’arrivée du dieu malin est annoncée par un chœur invisible dont la douce mélodie est soutenue par quelques accords de l’orchestre ; Mercure a caché ses ailes dans son gosier, et le public, qui n’était peut-être pas dans la confidence de ce stratagème, a paru surpris d’entendre une basse-taille roucouler avec une telle agilité. Décidément la roulade n’est plus exclusivement dans le domaine de la chanteuse légère. Éros devrait chanter sur le mode qui dérive de lui-même, mais il n’en est encore qu’aux premiers soupirs, il craint d’effaroucher la pudeur de Psyché, et il exhale sa flamme sur le mode lydien, l’un de ceux que Platon avait bannis de sa république. Ces couplets d’Éros sont empreints d’une certaine mollesse, et les habitués de la salle Favart, qui ne partagent point la rigidité de Platon, ont battu des mains et demandé bis. Hélas ! nous sommes bien loin de ces temps où les législateurs se préoccupaient de l’influence morale de la musique et rattachaient à cet art les questions sociales les plus fondamentales et les plus importantes. Aujourd’hui, chacun discute ce qui lui plaît, à sa manière. Il n’y aura bientôt plus d’Arcadiens parmi nous ; nos oreilles s’accoutument peu à peu à toutes sortes de bruits étranges, et, si quelque PolybePolybePolybe (Megalopolis/Grèce ca. 206 av. J.-C. – Grèce? 124 av. J.-C.), homme militaire et historien. Il était issu d’une grande famille arcadienne, reçut une éducation militaire et fut un général commandant une cavalerie de 500 cavaliers dans la Ligue Achéenne à la bataille de Pydna (168 Lire la suite… moderne venait nous parler de l’adoucissement des mœurs par la musique, sa voix, si éloquente qu’elle fût, serait bientôt étouffée par les cris désordonnés de nos cantatrices en vogue et les fureurs instrumentales de M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite…. —Saluons l’entrée en scène de Gorgias et d’Antinoüs : leur présence donne lieu à un quatuor écrit, comme l’air de Mercure, dans le style de l’opéra-comique : Psyché repousse les deux prétendants, Éros les écoute en cachette ; mais ce morceau, bien qu’il soit d’un caractère tout à fait léger, est remarquable sous le rapport de la facture : les quatre voix y sont traitées en parties réelles et il y a d’agréables détails dans l’orchestre : le morceau suivant, le duo entre Éros et Psyché, est plein d’agitation et de trouble. Il y a dans l’accompagnement de piquantes harmonies et des modulations tout à fait imprévues. Mercure, sous les traits du grand prêtre de Vénus, annonce au peuple que le courroux de la déesse ne sera apaisé qu’en jetant dans les flots de la mer la plus belle fille de Mytilène. Au moment où le sacrifice va s’accomplir, Éros appelle à lui Zéphyr, qui enlève Psyché. Ici, le machiniste mérite une mention honorable, et, si je savais son nom, je n’imiterais pas le silence de mes confrères à son égard. La toile tombe sur ce hardi coup de main, et il va sans dire que le finale a toute la pompe exigée par la richesse et la hardiesse de la mise en scène ; le compositeur n’aurait certainement pas fait plus grand si son œuvre eût été destinée à notre premier théâtre lyrique : les chœurs sont fort beaux et l’ensemble est d’un effet grandiose.

Le deuxième acte m’a semblé le meilleur de la partition : Psyché est dans un séjour enchanté ; Mercure, déguisé en valet, apprend à Éros que Vénus consent à son union avec Psyché, à la condition que celle-ci ne verra jamais les traits de son époux ; mais la curiosité l’emporte : Éros est endormi, Psyché s’approche de lui, et une goutte d’huile, échappée de la lampe qu’elle tient à la main, tombe sur la cuisse de son amant et le réveille : tout disparaît aussitôt ; les magnificences du palais s’écroulent, et Psyché se trouve seule au milieu d’un site sauvage et désolé. Je citerai dans cet acte, dont je n’ai fait qu’indiquer très-sommairement les différentes péripéties, le chœur des nymphes, d’une grâce et d’une fraîcheur adorables, l’andante de l’air d’Éros et les couplets de Mercure :

…..Vénus se désespère

D’avoir un aussi grand garçon.

On a bissé ces couplets, qui ont une allure franche et une coupe originale. Je citerai également un fort beau duo entre Éros et Psyché, un joli chœur de danse, la chanson bachique de Mercure, la scène du mariage et l’invocation au sommeil.

Au troisième acte, le rideau se lève sur une fête en l’honneur du dieu Pan. Une troupe de bacchantes entoure le char de Thespis, nouvelle incarnation de Mercure, et ici j’aurais désiré que M. Ambroise Thomas eût donné un peu plus de couleur à son instrumentation : les quelques tambours crétois placés sur la scène et marquant le rhythme m’ont paru d’un effet assez maigre ; pourquoi n’a-t-il pas cherché à rappeler, par d’ingénieuses combinaisons d’instruments à vent et à percussion modernes, l’athénus, le syrinx (fistula panis), le salpinx, la trompette paphlagonique, le carnix, les krotales, le tympanon, les cymbales, le systre et bien d’autres dont les Grecs se servaient dans leurs jeux et leurs fêtes publiques ?

Torva mimalloneis implerunt cornua bombis.

N’avons-nous pas des flûtes, des bassons, des hautbois, des trompettes, des cornets, des trombones, des tambours, des triangles et des cymbales qui sont plus ou moins proches parents des instruments de l’antiquité, et à l’aide desquels il était bien facile à un musicien aussi savant et aussi distingué que M. Ambroise Thomas d’imiter avec une certaine apparence de vérité les effets présumés de la musique grecque ? Pendant toute cette scène, j’aurais laissé le quatuor dans un repos absolu. — Le duo entre Mercure et Psyché est une des meilleures pages de l’œuvre ; j’ai déjà parlé du duo bouffe chanté par Gorgias et Antinoüs. Sainte-FoySainte-Foy, Charles-Louis Pubereaux ditCharles-Louis Pubereaux dit Sainte-Foy (Vitry-le-Francois/Marne, 13 fevrier 1817 – Neuilly, 1er avril 1877), tenor. Elève de Morin au Conservatoire de Paris. Débute à l’Opéra-Comique le 18 Mai 1840 dans le rôle de Dionigi dans Zanetta ou jouer avec le feu (Auber). Il y resta jusqu’à sa retraitLire la suite… buvant à même au flacon destiné à Psyché m’a rappelé Ali-Bajou, l’intempérant eunuque du Caïd Caïd, LeLe Caïd, opéra-comique en deux actes sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Ambroise Thomas et créé à l’Opéra-Comique le 3 janvier 1849.Lire la suite…; je dois ajouter que Sainte-FoySainte-Foy, Charles-Louis Pubereaux ditCharles-Louis Pubereaux dit Sainte-Foy (Vitry-le-Francois/Marne, 13 fevrier 1817 – Neuilly, 1er avril 1877), tenor. Elève de Morin au Conservatoire de Paris. Débute à l’Opéra-Comique le 18 Mai 1840 dans le rôle de Dionigi dans Zanetta ou jouer avec le feu (Auber). Il y resta jusqu’à sa retraitLire la suite… rappelle toujours Sainte-FoySainte-Foy, Charles-Louis Pubereaux ditCharles-Louis Pubereaux dit Sainte-Foy (Vitry-le-Francois/Marne, 13 fevrier 1817 – Neuilly, 1er avril 1877), tenor. Elève de Morin au Conservatoire de Paris. Débute à l’Opéra-Comique le 18 Mai 1840 dans le rôle de Dionigi dans Zanetta ou jouer avec le feu (Auber). Il y resta jusqu’à sa retraitLire la suite…. Me voici arrivé au morceau capital du troisième acte, le récit d’Éros suppliant Jupiter d’arrêter la colère de Vénus et de rappeler Psyché à la vie en lui donnant l’immortalité. Ce récit est une belle page de déclamation, à la manière de GluckGluck, Christoph WillibaldChristoph Willibald Gluck (Erasbach/Haut-Palatinat, 2 juillet 1714 – Vienne, 15 novembre 1787), compositeur. Né en Bohème, on ne sait rien de ses études scolaires ou musicales. En 1732, il alla à Prague, jouant du violon, et préférablement du violoncelle et chantant dans les chœurs des églLire la suite…, et toute pleine de grandeur et de verve. Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite… le dit avec un entraînement, une chaleur et un accent qui ont excité l’enthousiasme.

En général, les morceaux les mieux réussis de la partition, ceux qui m’ont paru plus particulièrement écrits dans le style exigé par la nature de l’ouvrage, ce sont les chœurs ; et j’ai l’entière conviction qu’on les chante tels que M. Ambroise Thomas les a écrits, sans y changer une seule note. MM. les choristes, qui ont sans doute le sentiment de leur infériorité (infériorité relative), n’ont pas encore osé, dans aucun théâtre, offrir leur collaboration au compositeur. Cette collaboration, les premiers sujets la lui imposent quelquefois et la lui offrent toujours. Il résulte de là une foule d’anomalies et d’altérations, telles que roulades, points d’orgue, ritardando et autres que le compositeur est obligé de subir, et dont il serait injuste de le rendre seul responsable. On ne doit donc pas suspecter son goût ; mais on peut lui reprocher de manquer de fermeté, ou de pousser trop loin l’abnégation de lui-même en faveur de ses interprètes et au détriment de son œuvre. Cela dit, j’ajouterai que, dans un opéra où paraissent deux cantatrices que leurs appointements ou leur réputation placent sur la même ligne, il est absolument indispensable que l’une ne soit pas plus favorisée que l’autre : aussi me surprendrait-on étrangement si l’on me disait que le rôle de Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite… ayant trois mille neuf cent quatre-vingt-dix-sept notes, il y en a une de plus dans le rôle de Mlle LefebvreFaure, Constance-CarolineConstance-Caroline Lefebvre épouse Faure (Paris, 21 décembre 1828 – Paris, 1905), soprano. Elle étudia le chant au Conservatoire de Paris avec M. Banderali et Mme Moreau-Sainti et obtint un 1er Prix d’opéra-comique en 1849. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1849 et chanta avec succès auLire la suite….

L’exécution de PsychéPsychéPsyché, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Ambroise Thomas et créé à l’Opéra-Comique le 26 janvier 1857.Lire la suite… ne laisse rien à désirer ; l’orchestre de M. TilmantTilmant, Theophile-AlexandreThéophile-Alexandre Tilmant, dit Tilmant aîné (Valenciennes, 9 juillet 1799 – Asnières, 7 mai 1878), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire avec Rodolphe Kreutzer et obtint un 1er  Prix de violon en 1819. Il fut un des cofondateurs de la Société des concerts du ConserLire la suite… et les chœurs de M. CornetteCornette, VictorVictor Cornette (Amiens, 27 septembre 1795 – Paris, 19 février 1868), chef de chœur. Il étudia au Conservatoire de Paris puis entra comme musicien au 12e régiment de grenadiers-tirailleurs de la garde impériale en 1813 et fit campagne en Belgique et en Hollande. Il fut chef de musique d’un Lire la suite… méritent tous nos éloges. L’Opéra-Comique doit être bien heureux et bien fier du succès de Psyché PsychéPsyché, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Ambroise Thomas et créé à l’Opéra-Comique le 26 janvier 1857.Lire la suite…; il en avait grand besoin.

Je suis allé entendre, pour l’acquit de ma conscience, RigolettoRigolettoRigoletto, opéra en trois actes sur un livret en italien de Francesco Maria Piave, d’après Le Roi s’amuse de Victor Hugo, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre La Fenice de Venise le 11 mars 1851.Lire la suite…, dont le drame est la traduction du Roi s’amuseRoi s’amuse, LeLe Roi s’amuse, drame romantique en cinq actes en vers par Victor Hugo créé à la Comédie-Française le 22 novembre 1832.Lire la suite…. On sait que notre grand poëte exilé a perdu son procès contre l’administration du Théâtre-Italien : la chose étant jugée, il n’y a plus à y revenir. Je n’ai pas à m’occuper du poëme de M. PiavePiave, Francesco MariaFrancesco-Maria Piave (Murano, 18 mai 1810 – Milan, 5 mars 1876), librettiste. Après quelques essais, il fut recommandé à Giuseppe Verdi, pour qui il écrivit le livret d’Ernani (1844). Ce fut le début d’une longue et fructueuse collaboration qui ne prendra fin qu’en 1867, à la suite dLire la suite…, parce que je suis bien certain que chacun a pu reconnaître François Ier dans le duc de Mantoue, Maguelonne dans Maddalena, Triboulet dans Rigoletto. Je ne dirai que quelques mots sur la partition qui, à l’exception d’un quatuor et d’une chansonnette, ne m’a paru contenir rien de saillant : les admirateurs les plus zélés de M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite…, eux-mêmes, ont bien voulu, pour RigolettoRigolettoRigoletto, opéra en trois actes sur un livret en italien de Francesco Maria Piave, d’après Le Roi s’amuse de Victor Hugo, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre La Fenice de Venise le 11 mars 1851.Lire la suite…, comme pour la TraviataTraviata, LaLa Traviata, opéra en trois actes sur un livret en italien de Francesco Maria Piave, d’après La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre La Fenice de Venise le 6 mars 1853.Lire la suite…, du reste, ne pas trop trop [sic] crier au miracle. Après le quatuor et la chansonnette, je mentionnerai le duo final du troisième acte ; mais l’on me permettra alors de mettre en doute la paternité, que M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite… n’a point déclinée, de cette chanson, une bluette musicale qui commence ainsi : La donna è mobile, un feuillet d’album dont la vogue est par elle-même parfaitement assurée. Il me semble que c’est là tout simplement un pont-neuf italien, une de ces ariettes que les lazzaroni, les brigands et les bohémiens chantent au soleil ou à la lune en raclant le bâton rugueux de leur carcavelle. D’ailleurs, une chanson de plus ou de moins, qu’est-ce que cela peut faire dans la balance ? Le quatuor emprunte la plus grande partie de son effet, je ne dis pas de sa valeur, à la situation des personnages ; les sanglots de Gilda répondent aux joyeux transports de la Maddalena, et la vengeance, la douleur de Rigoletto forment un contraste saisissant avec l’enivrement amoureux du duc ; le compositeur a tiré un heureux parti de ces oppositions ; il les a exprimées, à l’italienne bien entendu, et avec sa brusquerie habituelle, mais aussi avec une certaine délicatesse de nuances, avec une passion qui ne va pas jusqu’à la trivialité. Dans ce quatuor il ne faut pas analyser les détails, il vaut mieux ne voir que l’ensemble et ne pas oublier surtout que M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite… mérite la reconnaissance de tous les musiciens quand il veut bien donner quelques pauses à compter aux trombones et à la grosse caisse. RigolettoRigolettoRigoletto, opéra en trois actes sur un livret en italien de Francesco Maria Piave, d’après Le Roi s’amuse de Victor Hugo, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre La Fenice de Venise le 11 mars 1851.Lire la suite… n’est donc pas un chef-d’œuvre, et cette fois encore nous ne pouvons nous laisser aller à l’admiration que tant de gens essayent de nous faire partager pour le talent de M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite…. A propos de RigolettoRigolettoRigoletto, opéra en trois actes sur un livret en italien de Francesco Maria Piave, d’après Le Roi s’amuse de Victor Hugo, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre La Fenice de Venise le 11 mars 1851.Lire la suite…, félicitons Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite… pour la manière dont elle a joué, tout à fait à l’improviste, le rôle d’Azucena dans le TrouvèreTrouvère, LeLe Trouvère, opéra en quatre actes sur un livret en français d’Emilien Pacini traduit du livret en italien de Salvatore Cammarano, Il trovatore, mis en musique par Giuseppe Verdi. La version en français fut créée d’abord au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles le 20 mai 1856 puis a l’OpLire la suite…. Mme Borghi-MamoBorghi-Mamo, AdelaïdeAdelaïde Borghi-Mamo (Bologne, 9 août 1829 – Bologne, 28 septembre 1901), mezzo-soprano. Élève de Festa et protégée de Giuditta Pasta, elle débuta à Urbino en 1846 et fut invitée au Théâtre-Italien de Paris par le colonel Ragani en 1853. Elle y chanta pendant trois ans puis fut engagée Lire la suite… était souffrante, et sa jeune émule l’a remplacée avec le plus grand succès. Je n’aurais jamais cru que Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite… pût rendre ainsi une musique si antipathique à son sentiment et à sa nature d’artiste. Elle a sans doute été stimulée par la froideur avec laquelle le public l’a accueillie. Ajoutons que, dès les premières notes, la glace était rompue : au quatrième acte, Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite… a été forcée de lire dans la partition, et le succès de l’excellente musicienne a donné encore plus d’éclat au triomphe de la cantatrice. A la représentation suivante, Mme Borghi-MamoBorghi-Mamo, AdelaïdeAdelaïde Borghi-Mamo (Bologne, 9 août 1829 – Bologne, 28 septembre 1901), mezzo-soprano. Élève de Festa et protégée de Giuditta Pasta, elle débuta à Urbino en 1846 et fut invitée au Théâtre-Italien de Paris par le colonel Ragani en 1853. Elle y chanta pendant trois ans puis fut engagée Lire la suite… avait repris son rôle. On s’y attendait.

La dernière séance du Conservatoire était remplie en grande partie par la symphonie avec chœurs de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…. Cette symphonie dure une heure et quart. C’est assurément l’œuvre la plus complète, la plus grandiose du plus grand des maîtres ; mais je ne saurais affirmer que le public en ait apprécié tous les riches détails, tous les magnifiques développements ; elle est cependant mieux exécutée cette année qu’elle ne l’a jamais été ; je dis cela pour l’orchestre : les chœurs et les solistes m’ont paru peu sûrs d’eux-mêmes ; on aurait pu croire qu’ils solfiaient, si l’on ne savait pas que parmi les choristes du Conservatoire il en est fort peu qui lisent la musique à première vue. Je crois bien que l’hésitation des chanteurs, le défaut d’ensemble et d’expression dont ils se sont rendus coupables, ont nui à l’effet de la dernière partie, celle où le compositeur a réuni, avec une puissance et une originalité dignes de son génie, des échantillons de tous les genres de musique, excepté toutefois du genre bouffe pour lequel BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… manquait peut-être de sympathie, et qui, du reste, n’aurait guère été à sa place dans une œuvre de cette nature. Le récitatif vigoureusement déclamé par les contrebasses, les accords religieux des violoncelles divisés imitant les sons de l’orgue, l’air de ballet dont le rhythme est marqué par de petits coups de triangle, de cymbale et de grosse caisse, les sublimes harmonies du finale, tout cela forme un tableau d’une richesse de couleur, d’une magnificence de conception que l’immortel symphoniste n’a jamais poussées aussi loin dans ses autres œuvres.

Il faut espérer qu’on nous donnera encore une fois cet admirable chef-d’œuvre avant la fin de la saison ; le public du Conservatoire ne demande pas mieux que de comprendre les beautés d’une composition aussi vaste, du moins celles qui ont échappé à son attention ou à son intelligence. Après la symphonie avec chœurs, on a exécuté l’andante d’un quatuor de Haydn (lequel ? je n’en sais rien, le programme ne le dit pas), et un air des Noces de FigaroNoces de Figaro, LesLes Noces de Figaro (Le nozze di Figaro), K.V. 492, opera buffa en quatre actes sur un livret en italien de Lorenzo Da Ponte, d’après Beaumarchais, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Burgtheater de Vienne le 1er mai 1786.Lire la suite… qu’a chanté Mlle BoulartBoulart, SophieSophie-Ferdinande-Dorothée Boulart (Montmartre, 3 avril 1836 – Asnières, 14 juin 1889), soprano. Élève de Mme Cinti-Damoreau au Conservatoire de Paris, elle obtint un 1er prix de chant et d’opéra-comique en 1853. Elle débuta en 1853 à l’Opéra-Comique dans Les Noces de Jeannette (MasLire la suite…. Les chanteuses de l’Opéra-Comique sont très-affectionnées par M. GirardGirard, NarcisseNarcisse Girard (Mantes, 27 janvier 1797 – Paris, 17 janvier 1860), chef d’orchestre et compositeur. Élève de Baillot au Conservatoire de Paris, il obtint un premier prix de violon en 1820 et étudia la composition avec Reicha. Il fut un des membres fondateurs de la Société des Concerts du CLire la suite…, et il ne laisse échapper aucune occasion de leur confier l’interprétation des œuvres les plus étrangères à leur éducation et à leurs habitudes. Cet andante de Haydn et ce fragment des Noces de Figaro Noces de Figaro, LesLes Noces de Figaro (Le nozze di Figaro), K.V. 492, opera buffa en quatre actes sur un livret en italien de Lorenzo Da Ponte, d’après Beaumarchais, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Burgtheater de Vienne le 1er mai 1786.Lire la suite…ont été écrasés par la symphonie : la place qu’on leur avait donnée sur le programme ne leur convenait nullement, on aurait dû s’en douter. Le double chœur de LessringLeisring, VolkmarVolkmar Leisring (Gebstedt/ Thuringie, ? 1588 – Buchfarth près de Weimar, ? 1637), compositeur. Il étudia la théologie à l’université de Jena et devint recteur et cantor à Schkölen, près de Naumbourg. En 1618, il fut nommé pasteur à Nohra, près d’Erfurt, et décida de cesser de coLire la suite… [Leisring]Leisring, VolkmarVolkmar Leisring (Gebstedt/ Thuringie, ? 1588 – Buchfarth près de Weimar, ? 1637), compositeur. Il étudia la théologie à l’université de Jena et devint recteur et cantor à Schkölen, près de Naumbourg. En 1618, il fut nommé pasteur à Nohra, près d’Erfurt, et décida de cesser de coLire la suite… (prononcez Lessri-ng) : O filii ! ô filiæ !O filii! O filiae!O filii o filiae, hymne religieux sur un texte en latin de Jean Tisserand célébrant la fête de Pâques pour chœur à voix mixtes a capella mis en musique par Volkmar Leisring.Lire la suite… n’est certainement pas une nouveauté pour les dilettanti de la rue Bergère ; mais il est si beau, et il a été si bien dit, qu’on l’a applaudi comme au premier jour. Le concert s’est terminé par l’ouverture d’ObéronOberonOberon, opéra romantique en trois actes sur un livret en anglais de James Robinson Planche, d’après le poème de Christoph Martin Wieland, mis en musique par Carl Maria von Weber et créé au Théâtre de Covent Garden à Londres le 12 avril 1826. La version en français due à Charles Nuitter eLire la suite….

Je vais terminer mon article par une nouvelle que je transmets à la classe la plus nombreuse de la société parisienne, aux pianistes. M. Arthur KalkbrennerKalkbrenner, ArthurArthur Kalkbrenner (Paris, 15 juillet 1828 – Paris, 24 janvier 1869), pianiste et compositeur. Il était le fils du pianiste et compositeur Frédéric-Guillaume Kalkbrenner. Il a composé de nombreuses pièces pour piano (valses, polkas, mazurkas etc.), des mélodies, et quelques œuvres de musiqueLire la suite…, le fils et l’élève du savant professeur dont la célébrité est européenne, vient de publier chez l’éditeur MeissonnierMeissonnier, Jean-RacineJean-Racine Meissonnier (Marseille, ? 1794 – Saint-Germain en Laye, 18 décembre 1865), éditeur. Il fonda sa maison d’édition en 1820 en rachetant le fonds de Firmin Corbaux. Il publia des romances, des airs populaires en arrangement pour toutes sortes d’instruments, de la musique de danse, Lire la suite… une série de morceaux portant ce titre élégant : Miscellaneous.Miscellaneous Op. 5Miscellaneous pour le piano Op. 5 d’Arthur Kalkbrenner. Trois suites pour le piano publiées par J. Meissonnier, Paris. 1857Lire la suite… Cette série se divise en trois parties : les Chants du cœur, les Ballerines et les Nuits d’été. Ce que j’ai particulièrement remarqué dans chacune de ces compositions, c’est la fraîcheur de l’idée, l’ingéniosité des développements et la pureté de l’harmonie, qualité assez rare chez la plupart de nos pianistes-compositeurs, et qui vaut bien la peine d’être signalée.