L’Athenæum français, 28 janvier 1854, p. 81-82 (article signé E. Reyer).

Théâtres. – chronique musicale.

Théâtre Lyrique : ÉlisabethElisabeth ou la fille du proscritElisabeth ou La Fille du proscrit, opéra en trois actes sur un livret de Léon Brunswick et Adolphe de Leuven mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre-Lyrique le 31 décembre 1853.Lire la suite…, ou la filleElisabeth ou la fille du proscritElisabeth ou La Fille du proscrit, opéra en trois actes sur un livret de Léon Brunswick et Adolphe de Leuven mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre-Lyrique le 31 décembre 1853.Lire la suite…, du proscritElisabeth ou la fille du proscritElisabeth ou La Fille du proscrit, opéra en trois actes sur un livret de Léon Brunswick et Adolphe de Leuven mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre-Lyrique le 31 décembre 1853.Lire la suite…, opéra en trois actes, paroles de MM. de LeuwenLeuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 – Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d’un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite… [Leuven]Leuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 – Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d’un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite… et Brunswick, musique de DonizettiDonizetti, GaetanoGaetano Donizetti (Bergame, 29 novembre 1797 – Bergame, 8 avril 1848), compositeur. Elève de Simon Mayr à Bergame et de Padre Stanislao Mattei à Bologne, Donizetti fit ses débuts en 1818 au théâtre San Luca de Venise avec Enrico di Borgogna dont le succès lui valut la commande de trois ouvragLire la suite…. — Opéra Comique : les Papillotes de M. BenoistPapillottes de M. Benoist, LesLes Papillotes de M. Benoist, opéra-comique en un acte sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Henri Reber et créé à l’Opéra-Comique le 28 décembre 1853.Lire la suite…, opéra-comique en un acte, par MM. Michel CarréCarré, Michel-FlorentinMichel-Florentin Carré (Besançon, 21 octobre 1822 – Paris, 28 juin 1872), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit de nombreux drames, comédies, vaudevilles et livrets principalement en collaboration avec Jules Barbier dont Galathée (Massé), Les Noces de Jeannette (Massé), Les Papillotes Lire la suite… et Jules BarbierBarbier, Paul-JulesPaul-Jules Barbier (Paris, 8 mars 1825 – Paris, 16 janvier 1901), librettiste. Il débuta à la Comédie-Française à l’âge de dix-huit ans avec un intermède : L’Ombre de Molière et un drame : Un Poète. De 1849 à 1872 ,il écrivit en collaboration avec Michel Carré des drames, des comédiLire la suite…, musique de M. Henri Reber.


Nous ne donnons l’analyse de l’ouvrage qui vient d’être représenté au Théâtre-Lyrique que pour les personnes qui n’ont pas lu le roman de Mme CottinCottin, Marie SophieMarie-Sophie Cottin, née Ristaud [Risteau] (Tonneins près de Clairac/ Lot-et-Garonne, 22 mars 1770 – Paris, 25 août 1807), écrivain. Elle est l’auteur de nombreux romans dont Claire d’Albe (1799), Malvina (1801), Mathilde (1805) et Élisabeth ou les Exilés de Sibérie (1806).Source: Lire la suite…, les Exilés en SibérieExilés en Sibérie, LesElisabeth ou Les Exilés en Sibérie, roman de Sophie Cottin publie en 1806 et qui serait fondé sur la véritable histoire d’une jeune fille qui partit de Sibérie à pied pour venir demander la grâce de son père au Tsar Paul 1er.Lire la suite…, ou pour celles qui l’ont oublié ; les auteurs du poëme d’ElisabethElisabeth ou la fille du proscritElisabeth ou La Fille du proscrit, opéra en trois actes sur un livret de Léon Brunswick et Adolphe de Leuven mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre-Lyrique le 31 décembre 1853.Lire la suite… ont retracé une à une les différentes péripéties de cette histoire simple et touchante, qui eut dans son temps un immense succès, succès qui va recommencer aujourd’hui dans une nouvelle phase, rajeuni par la musique de l’illustre auteur de LucieLucia di LamermoorLucia di Lammermoor, dramma tragico en trois actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano, d’après The Bride of Lammermoor  de Walter Scott, mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre San Carlo de Naples le 26 septembre 1835 et au Théâtre-Italien de Paris le 12 déceLire la suite…, de Don PasqualeDon PasqualeDon Pasquale, opera buffa en trois actes sur un livret de Giovanni Ruffini et Gaetano Donizetti basé sur un livret d’Angelo Anelli mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre-Italien à Paris le 3 janvier 1843. La version française due à Alphonse Royer et Gustave Vaëz fut créLire la suite… et de la FavoriteFavorite, LaLa Favorite, opéra en quatre actes sur un livret de Alphonse Royer et Gustave Vaëz mis en musique par Gaetano Donizetti et créé à l’Opéra de Paris le 2 décembre 1840.Lire la suite….

Le comte Owinski, victime d’une fausse dénonciation, a été déporté en Sibérie. Sa fille Élisabeth l’a accompagné dans son exil, mais soit par l’ennui de vivre au milieu des neiges éternelles de ce pays désolé, soit par pur dévouement filial, elle forme le projet de franchir la distance qui la sépare de Saint-Pétersbourg et d’aller demander elle-même au tzar la grâce du comte. Au moment où Élisabeth se confie à sa nourrice, le fils de celle-ci entre à l’improviste et se jette dans les bras de sa mère : il est vêtu de l’uniforme des courriers russes, et vient apporter au gouverneur de la Sibérie une dépêche scellée aux armes du tzar ; Élisabeth a un moment de folle joie en pensant que ce pli cacheté renferme peut-être un décret qui amnistie l’auteur de ses jours ; mais elle est bientôt détrompée et son projet de départ lui apparaît maintenant d’autant plus facile à réaliser, qu’elle aura un compagnon de route pour la guider et la protéger. Élisabeth, pendant le sommeil de son père, fait ses préparatifs de voyage ; elle jette à la hâte une pelisse sur ses épaules, prend le bras du courrier Michel, et s’éloigne pleine de confiance dans sa bonne étoile. Le comte Owinski ne se réveille pas, et la toile tombe sur une romance sentimentale que la jeune fille chante au noble exilé à travers la cloison de son appartement.

Au second acte, nous sommes près du pont du Torrent, site pittoresque au premier plan duquel s’élève la misérable cabane qui sert d’abri au colonel Iwan. Ce colonel est le dénonciateur du comte et il a été châtié à son tour ainsi qu’il le méritait. Élisabeth, séparée de son compagnon par une tempête de neige, vient tomber épuisée à la porte de la cabane. Iwan prend dans ses bras la jeune fille qui, touchée des soins affectueux que lui prodigue le colonel, lui reproche très-légèrement et seulement pour l’acquit de sa conscience, la lâcheté dont il s’est rendu coupable. Quelques instants après Michel arrive aussi, et il se livre à la pantomime la plus expressive en apprenant qu’Élisabeth est retrouvée et qu’elle est en sûreté dans la cabane d’Iwan. Les deux voyageurs vont se remettre en route, lorsque survient Ourzak, escorté d’une poignée de Cosaques au poil fauve et roide, à la mine farouche. Les prunelles de ces bandits lancent des éclairs de convoitise à la pauvre enfant, qui leur sourit naïvement, leur fait la révérence et s’apprête à partir. Alors Ourzak, auquel ses galons de sergent donnent une certaine autorité, annonce au courrier Michel qu’il a reçu du gouvernement l’ordre de lui faire changer de route : au lieu de s’en retourner à Saint-Pétersbourg, il faut qu’il se dirige sur Odessa. Michel essayant de résister, Ourzaff [Ourzak] lui rappelle simplement que sa désobéissance peut lui attirer le plus terrible châtiment ; vaincu par cet argument et pressé par les sollicitations de sa sœur de lait, Michel disparaît bientôt derrière les rochers. L’ordre donné par Ourzak n’était qu’une feinte à l’aide de laquelle il avait voulu priver Élisabeth de son défenseur ; mais l’astucieux sergent avait compté sans Iwan qui, au moment où les Cosaques se précipitaient sur la jeune fille pour l’enlever, s’arme de sa carabine, et menace de faire feu sur le premier qui osera toucher à Élisabeth. Saisi à l’improviste, il se voit garrotté et mis dans l’impossibilité d’agir. Élisabeth, dans ce péril extrême, se souvient d’une croix qu’elle porte suspendue à son cou ; elle montre à ses ravisseurs ce signe vénéré, devant lequel ils tombent à genoux, puis ils s’éloignent respectueusement de la jeune fille. Ourzak, moins superstitieux ou moins orthodoxe que ses soldats, ne renonce pas à ses mauvais desseins, et il guette Élisabeth au moment où elle va passer le pont. Tout à coup de gros nuages noirs se montrent à l’horizon ; le torrent gronde et bouillonne impétueusement, les ténèbres se répandent à l’entour, et le vent soufflant avec violence, brise le pont qui entraîne Ourzak dans sa chute. Élisabeth cherche un refuge au pied d’une croix de bois plantée dans de lourds madriers, et que l’eau entoure bientôt de tous côtés. La pieuse jeune fille, confiante en cette ancre de salut, est entraînée doucement vers la rive, tandis qu’Iwan, qui a sauté dans sa barque pour aller secourir la fille du comte Owinski, vient échouer près de la cascade et disparaît dans le gouffre.

Cette scène, qui est rendue avec une saisissante vérité, a produit beaucoup d’effet et doit être comptée pour quelque chose dans le succès de la pièce.

Le comte Owinski, en apprenant le départ d’Élisabeth, a volé sur ses traces, et au troisième acte nous le retrouvons, déguisé en pèlerin, vendant des amulettes sur la place de Saint-Pétersbourg. Le noble exilé, qui n’est pas très-rassuré sur son incognito, accepte l’hospitalité que lui offre Nizza, la fiancée de Michel, et c’est dans l’auberge de celle-ci qu’il retrouve sa fille. Situation pathétique et émouvante s’il en fut. Le tzar est en train de faire une tournée philanthropique dans les rues de sa capitale ; il s’informe des besoins de ses sujets, accueille leurs réclamations, et laisse sur son passage plus d’une trace de sa munificence. Informée des bonnes dispositions de ce monarque singulier, Élisabeth rédige un placet, et accompagnée de Nizza, elle court au-devant du tzar. Entre alors un officier du palais qui va droit au pèlerin, et le salue du nom de comte Owinski ; au même instant les portes du fond s’ouvrent avec fracas, et laissent voir un yacht tout pavoisé, monté par Sa Majesté Impériale, entourée des seigneurs de sa cour. Le tzar, informé du dévouement d’Élisabeth et de l’innocence du comte, apporte à celui-ci sa grâce et lui rend en même temps que la liberté ses titres et ses biens. Le peuple pousse des vivat d’enthousiasme et entonne un chœur d’allégresse en l’honneur de son magnanime souverain.

La partition d’ÉlisabethElisabeth ou la fille du proscritElisabeth ou La Fille du proscrit, opéra en trois actes sur un livret de Léon Brunswick et Adolphe de Leuven mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre-Lyrique le 31 décembre 1853.Lire la suite… a été composée vers l’année 1841 ; elle était destinée au théâtre de l’Opéra-Comique qui, un peu refroidi à l’égard de la musique italienne par l’insuccès de la Fille du régimentFille du Regiment, LaLa Fille du régiment, opéra-comique en deux actes sur un livret de Jean-François-Alfred Bayard et Henri de Saint-Georges mis en musique par Gaetano Donizetti et créé à l’Opéra-Comique le 11 février 1840.Lire la suite…, ne se hâta pas de mettre en scène la nouvelle œuvre de DonizettiDonizetti, GaetanoGaetano Donizetti (Bergame, 29 novembre 1797 – Bergame, 8 avril 1848), compositeur. Elève de Simon Mayr à Bergame et de Padre Stanislao Mattei à Bologne, Donizetti fit ses débuts en 1818 au théâtre San Luca de Venise avec Enrico di Borgogna dont le succès lui valut la commande de trois ouvragLire la suite…. ÉlisabethElisabeth ou la fille du proscritElisabeth ou La Fille du proscrit, opéra en trois actes sur un livret de Léon Brunswick et Adolphe de Leuven mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre-Lyrique le 31 décembre 1853.Lire la suite…, encore à l’état d’ébauche, rentra dans le portefeuille du compositeur. Aujourd’hui que la tombe s’est fermée sur ce maître qui a attaché son nom à tant d’œuvres remarquables, aujourd’hui que son talent est indiscutable, et que ses antagonistes d’autrefois se sont rangés eux-mêmes au nombre de ses admirateurs, le Théâtre-Lyrique a pensé que le moment était opportun pour tenter l’inhumation de cette partition inconnue qui pouvait bien être un chef-d’œuvre. M. FontanaFontana, UranioUranio Fontana (Isco, ? novembre 1815 – Maisons-Lafitte, 20 mars 1881), compositeur et professeur de chant. Élève de Donizetti dont il arrangea en 1853 Elisabeth ou la fille du proscrit pour le Théâtre-Lyrique. Il avait étudié la musique au Conservatoire de Milan avec Francesco Basili entre Lire la suite…, musicien habile, qui a vécu longtemps dans l’intimité de DonizettiDonizetti, GaetanoGaetano Donizetti (Bergame, 29 novembre 1797 – Bergame, 8 avril 1848), compositeur. Elève de Simon Mayr à Bergame et de Padre Stanislao Mattei à Bologne, Donizetti fit ses débuts en 1818 au théâtre San Luca de Venise avec Enrico di Borgogna dont le succès lui valut la commande de trois ouvragLire la suite…, dont il est l’élève, a été chargé par la direction du théâtre de coordonner les différents morceaux qui composent la partition d’ElisabethElisabeth ou la fille du proscritElisabeth ou La Fille du proscrit, opéra en trois actes sur un livret de Léon Brunswick et Adolphe de Leuven mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre-Lyrique le 31 décembre 1853.Lire la suite…, et de compléter l’œuvre selon les exigences du libretto et de la mise en scène. La collaboration de M. FontanaFontana, UranioUranio Fontana (Isco, ? novembre 1815 – Maisons-Lafitte, 20 mars 1881), compositeur et professeur de chant. Élève de Donizetti dont il arrangea en 1853 Elisabeth ou la fille du proscrit pour le Théâtre-Lyrique. Il avait étudié la musique au Conservatoire de Milan avec Francesco Basili entre Lire la suite… se fait plus particulièrement sentir au troisième acte, qui était par conséquent le moins achevé. L’ouverture n’a rien de très-saillant ; elle débute cependant par un joli andante, dont le chant et l’accompagnement sont exécutés par les premiers et les seconds violons seulement. La prière des femmes sibériennes qui, au premier acte, attendent le retour de leurs maris, est empreinte d’un bon sentiment religieux ; des accords de harpes se détachent d’une manière toute poétique sur la mélodie simple et religieuse de ce morceau d’ensemble, qui peut être cité comme une des meilleures pages de la partition ; le duo entre Michel et Élisabeth est dramatique et bien mouvementé ; la scène des adieux est très-touchante, et le quatuor en sourdine accompagne délicieusement cette suave inspiration.

Au deuxième acte, nous devons mentionner les couplets d’Iwan, qui ont une allure très-franche, puis le beau duo entre Iwan et Élisabeth ; le chœur des Cosaques, dont le rhythme vif et entraînant a une certaine énergie sauvage, et la romance de Michel, pleine de douceur et de suavité.

Les airs de danse du troisième acte renferment de jolis détails ; le duo entre le père et la fille est tous les soirs couvert d’applaudissements et les acteurs sont rappelés.

ElisabethElisabeth ou la fille du proscritElisabeth ou La Fille du proscrit, opéra en trois actes sur un livret de Léon Brunswick et Adolphe de Leuven mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre-Lyrique le 31 décembre 1853.Lire la suite… ramènera au Théâtre-Lyrique les belles recettes du Bijou perdu, ce délicieux ouvrage qui a fait le succès de Mme CabelCabel, Marie-JosèpheMarie-Josèphe Dreullette épouse Cabel (Liège, 31 janvier 1827 – Maisons-Laffitte, 23 mai 1885), soprano. Elle étudia à Liège avec Bouillon et à Bruxelles avec Ferdinand Cabel et Georges Cabel. Elle épousa ce dernier en 1847. Durant son année d’études au Conservatoire de Paris (1848/49)Lire la suite…, et dont Mme CabelCabel, Marie-JosèpheMarie-Josèphe Dreullette épouse Cabel (Liège, 31 janvier 1827 – Maisons-Laffitte, 23 mai 1885), soprano. Elle étudia à Liège avec Bouillon et à Bruxelles avec Ferdinand Cabel et Georges Cabel. Elle épousa ce dernier en 1847. Durant son année d’études au Conservatoire de Paris (1848/49)Lire la suite…, elle aussi, a presque fait le succès. Cette charmante cantatrice, que le Havre nous a enlevée momentanément, reparaîtra le mois prochain dans un opéra de M. ClapissonClapisson, Antoine-LouisAntoine-Louis Clapisson (Naples, 5 septembre 1808 – Paris, 19 mars 1866), compositeur. Il étudia le violon d’abord à Bordeaux puis avec Habeneck au Conservatoire de Paris. En 1832 il fut engagé comme violoniste au Théâtre-Italien et composa à partir de 1839 de nombreuses romances dont certLire la suite….

L’Opéra-Comique vient de jouer un tout petit acte dont la musique est de M. ReberReber, Napoléon-HenriNapoléon-Henri Reber (Mulhouse, 21 octobre 1807 – Paris, 24 novembre 1880), compositeur. Il entra au Conservatoire de Paris en 1828 où il fut l’élève de Lesueur pour la composition. Il fut nommé professeur d’harmonie au Conservatoire en 1851 et de composition en 1862 à la suite d’HalLire la suite…. Les Papillotes de M. BenoistPapillottes de M. Benoist, LesLes Papillotes de M. Benoist, opéra-comique en un acte sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Henri Reber et créé à l’Opéra-Comique le 28 décembre 1853.Lire la suite… sont tirées d’une nouvelle de Gœthe, intitulée Frère et SœurFrère et sœurFrère et sœur (Die Geschwister), comédie en allemand en un acte et en prose de Johann Wolfgang von Goethe créée à Weimar le 21 novembre 1776 et publiée en 1787.Lire la suite….

Suzanne et André vivent ensemble dans une petite mansarde et ont pour voisin un vieux célibataire qui a fait de son violon le discret confident de ses peines de cœur. M. Benoist ne s’est permis qu’une seule déclaration d’amour dans sa vie ; mais il a éprouvé la cruelle mystification de voir son épître découpée et roulée en papillotes autour des cheveux de sa belle ; il a juré de ne plus aimer, et il a tenu son serment. Tout à coup voilà les jolis yeux de Mlle Suzanne qui se mettent à agir violemment sur l’imagination du musicien sexagénaire ; il se sent reverdir au contact de la jeune fille, et le voilà qui danse, qui saute et se trémousse comme s’il était piqué de la tarentule. André arrive fort à propos pour modérer les élans du fougueux vieillard, il ouvre une cassette que sa mère lui a confiée en mourant, et dans laquelle il trouve un parchemin qui lui apprend que Suzanne n’est pas sa sœur et que, par conséquent, rien ne s’oppose à ce qu’il l’épouse. Le mariage a lieu, au grand déplaisir du vieux barbon, qui chante mélancoliquement sa défaite sur la quatrième corde de son instrument.

M. ReberReber, Napoléon-HenriNapoléon-Henri Reber (Mulhouse, 21 octobre 1807 – Paris, 24 novembre 1880), compositeur. Il entra au Conservatoire de Paris en 1828 où il fut l’élève de Lesueur pour la composition. Il fut nommé professeur d’harmonie au Conservatoire en 1851 et de composition en 1862 à la suite d’HalLire la suite…, on le sait, a pris le parti de faire de la musique rétrospective ; cela plaît beaucoup aux uns, et cela plaît moins aux autres. Ce que nous aimons chez M. ReberReber, Napoléon-HenriNapoléon-Henri Reber (Mulhouse, 21 octobre 1807 – Paris, 24 novembre 1880), compositeur. Il entra au Conservatoire de Paris en 1828 où il fut l’élève de Lesueur pour la composition. Il fut nommé professeur d’harmonie au Conservatoire en 1851 et de composition en 1862 à la suite d’HalLire la suite…, c’est la simplicité et le bon goût de son instrumentation, au moyen de laquelle il donne quelquefois du piquant et de l’originalité à des mélodies légèrement surannées, rarement exemptes de réminiscences. Les Papillotes de M. BenoistPapillottes de M. Benoist, LesLes Papillotes de M. Benoist, opéra-comique en un acte sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Henri Reber et créé à l’Opéra-Comique le 28 décembre 1853.Lire la suite… débutent par un joli duo, après lequel le frais gosier de Mlle Suzanne et le violon du bonhomme se livrent à un dialogue très-gracieux et d’un effet neuf au théâtre. Nous n’aimons pas beaucoup le trio suivant, écrit sur un rhythme de polka qui manque complètement de distinction. Une ravissante bluette, c’est la romance d’André

Suzanne n’est plus une enfant.

Le premier couplet est accompagné seulement par le quatuor, qui, à la seconde strophe, détache des accords pizzicati sur un fin tissu harmonique exécuté par les flûtes et les clarinettes. Cette opposition est des plus heureuses, et le publié charmé a crié bis. La romance chantée par M. Benoist mérite aussi une mention particulière, et comme elle date de la jeunesse du platonique célibataire, on lui pardonne plus qu’à tout le reste de l’ouvrage sa tournure archaïque et ses chevrotements de vieille fille. En somme, malgré quelques longueurs, et probablement à cause de la manière dont la pièce est jouée par CoudercCouderc, Joseph-Antoine-CharlesJoseph-Antoine-Charles Couderc (Toulouse, 10 mars 1810 – Paris, 16 avril 1875), ténor. Il fit ses débuts à l’Opéra-Comique en 1834 dans Le Petit Chaperon rouge (Boieldieu)  et ne s’en absenta qu’entre 1843 et 1850, période pendant laquelle il se produisit en province et à l’étrangeLire la suite…, Sainte-FoySainte-Foy, Charles-Louis Pubereaux ditCharles-Louis Pubereaux dit Sainte-Foy (Vitry-le-Francois/Marne, 13 fevrier 1817 – Neuilly, 1er avril 1877), tenor. Elève de Morin au Conservatoire de Paris. Débute à l’Opéra-Comique le 18 Mai 1840 dans le rôle de Dionigi dans Zanetta ou jouer avec le feu (Auber). Il y resta jusqu’à sa retraitLire la suite… et Mlle Miolan, les Papillotes de M. BenoistPapillottes de M. Benoist, LesLes Papillotes de M. Benoist, opéra-comique en un acte sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Henri Reber et créé à l’Opéra-Comique le 28 décembre 1853.Lire la suite… ont réussi, et nous les acceptons comme une carte de visite que M. ReberReber, Napoléon-HenriNapoléon-Henri Reber (Mulhouse, 21 octobre 1807 – Paris, 24 novembre 1880), compositeur. Il entra au Conservatoire de Paris en 1828 où il fut l’élève de Lesueur pour la composition. Il fut nommé professeur d’harmonie au Conservatoire en 1851 et de composition en 1862 à la suite d’HalLire la suite… envoie à ses amis et connaissances à propos de sa récente nomination à l’Institut.