L’Athenæum français, 7 août 1852, p. 90-91 (article signé E. Reyer).

Chronique musicale.


La plupart des journaux ont essayé de persuader le public que l’événement musical de la semaine serait le début du ténor MathieuMathieu, JacquesJacques Mathieu, (Villenouvelle/ Haute-Garonne, 28 avril 1819 – Paris, 1er décembre 1883), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et fit son début à l’Opéra de Paris en 1846 sans grand succès. Il chanta en province, notamment à Marseille, où il se produisit dans le rôle de LorédaLire la suite… à l’Opéra. Nous qui connaissions la valeur exacte du talent de M. MathieuMathieu, JacquesJacques Mathieu, (Villenouvelle/ Haute-Garonne, 28 avril 1819 – Paris, 1er décembre 1883), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et fit son début à l’Opéra de Paris en 1846 sans grand succès. Il chanta en province, notamment à Marseille, où il se produisit dans le rôle de LorédaLire la suite…, nous nous étions bien gardé de nous associer aux réclames de nos confrères, et nous avions même fait pressentir en quelques lignes l’issue probable de la soirée de lundi dernier. Voici les impressions que nous a laissées cette soirée, impressions que n’ont pu modifier les louanges de la camaraderie au foyer, et les applaudissements de la claque dans la salle : M. MathieuMathieu, JacquesJacques Mathieu, (Villenouvelle/ Haute-Garonne, 28 avril 1819 – Paris, 1er décembre 1883), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et fit son début à l’Opéra de Paris en 1846 sans grand succès. Il chanta en province, notamment à Marseille, où il se produisit dans le rôle de LorédaLire la suite…, comme toutes les grandes médiocrités, a beaucoup d’amour-propre et beaucoup d’amis, et il n’a pas hésité un seul instant à aborder la scène de l’Opéra dans un des rôles les plus difficiles du répertoire, le rôle d’Edgar de la LucieLucie de LamermoorLucie de Lammermoor, opéra en trois actes sur un livret de Salvatore Cammarano d’après le roman de Scott, The Bride of Lammermoor, traduit en français par Alphonse Royer et Gustave Vaëz, mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre de la Renaissance le 10 août 1839.Lire la suite…. Quoique le nom de DuprezDuprez, Gilbert-LouisGilbert-Louis Duprez (Paris, 6 décembre 1806 – Poissy, 23 septembre 1896), ténor. Il se fit d’abord une carrière en Italie où il créa plusieurs rôles d’opéras de Donizetti. Ce dernier écrivit le rôle d’Edgardo de Lucia di Lammermoor pour Duprez qui le créa à Naples en 1835. En 183Lire la suite… vienne tout naturellement ici au bout de notre plume, nous ne voulons pas, en évoquant le souvenir d’une des plus grandes illustrations de notre première scène lyrique, réduire tout d’abord à néant le talent de M. MathieuMathieu, JacquesJacques Mathieu, (Villenouvelle/ Haute-Garonne, 28 avril 1819 – Paris, 1er décembre 1883), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et fit son début à l’Opéra de Paris en 1846 sans grand succès. Il chanta en province, notamment à Marseille, où il se produisit dans le rôle de LorédaLire la suite… par une comparaison impossible. Ce n’est pas la première fois que M. MathieuMathieu, JacquesJacques Mathieu, (Villenouvelle/ Haute-Garonne, 28 avril 1819 – Paris, 1er décembre 1883), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et fit son début à l’Opéra de Paris en 1846 sans grand succès. Il chanta en province, notamment à Marseille, où il se produisit dans le rôle de LorédaLire la suite… se fait entendre à l’Académie nationale de musique ; il y a joué, peu de temps après sa sortie du Conservatoire, Othello et Guillaume Tell ; à cette époque, comme aujourd’hui, la durée de son engagement fut fixée à un an, et M. Léon PilletPillet, LeonLéon Pillet (Paris, 6 decembre 1803 – Venise, 20 mars 1868), journaliste, directeur. Il fit des études de droit puis se tourna vers le journalisme. Il fonda Le Nouveau journal de Paris en 1827 où il soutint les causes libérales. A l’avènement de Louis-Philippe, il se montra l’un des fidèLire la suite… n’eut aucune envie d’en prolonger le terme. Nous ne pensons pas que, le moment venu, M. RoqueplanRoqueplan, Louis-Victor-NestorLouis-Victor-Nestor Roqueplan (Monreal/Aude, 16 septembre 1820 – Paris, 24 avril 1870), journaliste, directeur. Il vint à Paris en 1825 et s’engagea dans une carrière de journaliste. Il fut rédacteur en chef du Figaro où en 1830 il s’opposa aux ordonnances de Charles X. Pour La Presse et au Lire la suite… en ait plus de souci que son prédécesseur. M. le directeur actuel de l’Opéra a cependant agi avec une certaine libéralité à l’égard de M. MathieuMathieu, JacquesJacques Mathieu, (Villenouvelle/ Haute-Garonne, 28 avril 1819 – Paris, 1er décembre 1883), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et fit son début à l’Opéra de Paris en 1846 sans grand succès. Il chanta en province, notamment à Marseille, où il se produisit dans le rôle de LorédaLire la suite…, et nous trouvons que 24,000 francs pour un an c’est payer un peu cher le si de poitrine d’un chanteur dont l’utilité est aussi contestable que le mérite. Que vient faire, en effet, M. MathieuMathieu, JacquesJacques Mathieu, (Villenouvelle/ Haute-Garonne, 28 avril 1819 – Paris, 1er décembre 1883), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et fit son début à l’Opéra de Paris en 1846 sans grand succès. Il chanta en province, notamment à Marseille, où il se produisit dans le rôle de LorédaLire la suite… à la suite de RogerRoger, Gustave-HippolyteGustave-Hippolyte Roger (La-Chapelle-Saint-Denis, 17 décembre 1815 – Paris, 12 septembre 1879), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les 1er Prix de chant et d’opéra-comique en 1837. Il débuta le 16 Février 1838 à l’Opéra-Comique dans le rôle de Georges de L’EclairLire la suite…, de GueymardGueymard, LouisLouis Geymard (Chaponnay/ Isère, 17 août 1822 – Saint-Fargeau, 8 juillet 1880), ténor. Il étudia le chant au Conservatoire de Paris et obtint les 2eme Prix de chant et d’Opéra en 1847. Il débuta à l’Opéra dans le rôle titre de Robert-le-Diable (Meyerbeer) en 1849 et y chanta tous le rLire la suite…, de ChappuisChapuis, René-AlexandreRené-Alexandre Chapuis (Lormes, 20 août 1828 – ?), ténor. Il obtint un premier prix de chant et un second prix d’opéra au Conservatoire de Paris en 1850. L’année suivante, il fut engagé à l’Opéra de Paris, où il resta jusqu’en 1855 avant de rejoindre le Théâtre de la Monnaie à Lire la suite… [Chapuis]Chapuis, René-AlexandreRené-Alexandre Chapuis (Lormes, 20 août 1828 – ?), ténor. Il obtint un premier prix de chant et un second prix d’opéra au Conservatoire de Paris en 1850. L’année suivante, il fut engagé à l’Opéra de Paris, où il resta jusqu’en 1855 avant de rejoindre le Théâtre de la Monnaie à Lire la suite…, de MairaltMairaltMairalt, ténor. Il débuta à l’Opéra de Paris en décembre 1850 dans Guillaume Tell (Rossini). Il avait une voix puissante et de belles notes dans l’aigu. Il se produisit en representation à  Lyon en 1852/53 puis fit partie de la troupe de l’Opéra de Lyon pour la saison 1854/55.Lire la suite… et de M. BaucheBauche, AlexandreAlexandre Bauche (Rouen, ? 1816 – Montmartre, 12 juillet 1858), ténor. Il était commis chez un négociant de Rouen et débuta vers 1840 au Théâtre-des-Arts de cette ville. Il se produisit ensuite au Havre, puis à l’Opéra de Lyon en 1845/6. Il débuta à l’Opéra-Comique en 1848 dans le Lire la suite…? Nous pourrions bien répondre nous-même à cette question, si nous ne craignions d’être taxé d’indiscrétion et de malveillance en pénétrant dans le sanctuaire administratif de la rue Lepelletier ; une autre fois, peut-être, tenterons-nous cette excursion périlleuse, encouragé par l’exemple de deux de nos plus illustres collègues.

Revenons à Edgar de Ravenswood, et voyons un peu quelle fière mine a M. MathieuMathieu, JacquesJacques Mathieu, (Villenouvelle/ Haute-Garonne, 28 avril 1819 – Paris, 1er décembre 1883), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et fit son début à l’Opéra de Paris en 1846 sans grand succès. Il chanta en province, notamment à Marseille, où il se produisit dans le rôle de LorédaLire la suite… affublé du justaucorps de velours noir et de la toque à plume des hauts-barons écossais ; avec quelle aisance il tire du fourreau sa pesante claymore et par quels mouvements dramatiques il répond à la colère d’Asthon et à l’infidélité de Lucie. Hélas ! il ne faut qu’un mot ou qu’un geste pour trahir le provincial le mieux déguisé, et à peine était-il entré en scène que M. MathieuMathieu, JacquesJacques Mathieu, (Villenouvelle/ Haute-Garonne, 28 avril 1819 – Paris, 1er décembre 1883), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et fit son début à l’Opéra de Paris en 1846 sans grand succès. Il chanta en province, notamment à Marseille, où il se produisit dans le rôle de LorédaLire la suite… laissait déjà apercevoir en lui l’embarras, la gaucherie et tous ces défauts habituels aux comédiens de province. Nous avons retrouvé M. MathieuMathieu, JacquesJacques Mathieu, (Villenouvelle/ Haute-Garonne, 28 avril 1819 – Paris, 1er décembre 1883), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et fit son début à l’Opéra de Paris en 1846 sans grand succès. Il chanta en province, notamment à Marseille, où il se produisit dans le rôle de LorédaLire la suite… tel que nous l’avions connu à Marseille ; il n’a guère changé depuis, pas même en passant par la censure du public lyonnais, dont il n’a su tirer aucun enseignement profitable : comme chanteur, on nous avait assuré que M. MathieuMathieu, JacquesJacques Mathieu, (Villenouvelle/ Haute-Garonne, 28 avril 1819 – Paris, 1er décembre 1883), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et fit son début à l’Opéra de Paris en 1846 sans grand succès. Il chanta en province, notamment à Marseille, où il se produisit dans le rôle de LorédaLire la suite… avait fait de grands progrès et qu’il revenait d’Italie complètement transformé par les leçons du célèbre professeur LampertiLamperti, FrancescoFrancesco Lamperti (Savone, 11 mars 1811 – Cernobbio près de Côme, 1er mai 1892), professeur de chant. Il enseigna au conservatoire de Milan à partir de 1850. Il y resta jusqu’en 1875 et eut notamment pour élèves Désirée Artot, Anne Caroline de Lagrange, Emma Albani, Teresa Stolz et MariLire la suite…. — Il n’en est rien. La voix de M. MathieuMathieu, JacquesJacques Mathieu, (Villenouvelle/ Haute-Garonne, 28 avril 1819 – Paris, 1er décembre 1883), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et fit son début à l’Opéra de Paris en 1846 sans grand succès. Il chanta en province, notamment à Marseille, où il se produisit dans le rôle de LorédaLire la suite… n’a gagné ni en souplesse ni en étendue, et elle a toujours ce même timbre nazillard rendu plus désagréable encore par une prononciation défectueuse. M. MathieuMathieu, JacquesJacques Mathieu, (Villenouvelle/ Haute-Garonne, 28 avril 1819 – Paris, 1er décembre 1883), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et fit son début à l’Opéra de Paris en 1846 sans grand succès. Il chanta en province, notamment à Marseille, où il se produisit dans le rôle de LorédaLire la suite… chante avec un peu moins de justesse et un peu plus de prétention qu’autrefois, voilà tout. Là où les conseils d’un maître habile n’ont rien pu faire, la critique est impuissante. M. MathieuMathieu, JacquesJacques Mathieu, (Villenouvelle/ Haute-Garonne, 28 avril 1819 – Paris, 1er décembre 1883), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et fit son début à l’Opéra de Paris en 1846 sans grand succès. Il chanta en province, notamment à Marseille, où il se produisit dans le rôle de LorédaLire la suite… restera ce qu’il est : un chanteur médiocre et un comédien vulgaire ; il y a, du reste, une excellente raison pour qu’il en soit longtemps ainsi : M. MathieuMathieu, JacquesJacques Mathieu, (Villenouvelle/ Haute-Garonne, 28 avril 1819 – Paris, 1er décembre 1883), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et fit son début à l’Opéra de Paris en 1846 sans grand succès. Il chanta en province, notamment à Marseille, où il se produisit dans le rôle de LorédaLire la suite… n’a pas le sentiment de son art ; il n’est pas artiste.

Passons de l’Opéra à l’Opéra-Comique qui nous a convié avant-hier à la reprise de GiraldaGiraldaGiralda, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Augustin-Eugène Scribe, mis en musique par Adolphe Adam, créé à l’Opéra-Comique le 20 juillet 1850. Lire la suite…, l’une des plus charmantes partitions de M. Adolphe AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite…. Quel esprit, quelle verve et quelle finesse il y a dans la musique de l’auteur du ChâletChâlet, LeLe Châlet, opéra-comique en un acte sur un livret d’Eugène Scribe et de Honoré-Marie-Joseph Duveyrier-Mélesville, mis en musique par Adolphe Adam, créé à l’Opéra-Comique le 25 septembre 1834.Lire la suite…, du BrasseurBrasseur de Preston, LeLe Brasseur de Preston, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Adolphe de Leuven et de Léon Brunswick, mis en musique par Adolphe Adam, créé à l’Opéra-Comique le 31 octobre 1838.Lire la suite… et du Postillon ; Postillon de Lonjumeau, LeLe Postillon de Lonjumeau, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe et de Henri de Saint-Georges, mis en musique par Adolphe Adam, créé à l’Opéra-Comique le 13 octobre 1836.Lire la suite…comme tout cela est émaillé de fraîches mélodies ! Comme cette orchestration est ciselée avec habileté et avec élégance ! M. AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite… est à coup sûr un compositeur aussi savant que bien d’autres, mais il ne se pare pas de sa science pour donner le change sur l’infécondité de son génie ; il écrit au courant de la plume ses inspirations si faciles et si gracieuses ; il arrive à l’originalité sans affectations et la richesse de ses effets d’orchestre ne dépasse jamais les limites de la sonorité. Mademoiselle Félix Miolan a chanté le rôle de Giralda avec une pureté et un charme inexprimables ; elle vocalise de la manière la plus brillante et sans le moindre effort ; sa méthode est excellente et sa tenue en scène laisse voir autant d’intelligence que de distinction. Nous félicitons mademoiselle Félix MiolanMiolan-Carvalho, Marie-CarolineMarie-Caroline Félix-Miolan épouse Calvalho (Marseille, 31 décembre 1827 – Paris, 10 juillet 1895), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Duprez et obtint le 1er prix de chant en 1847. Elle débuta à l’Opéra-Comique en Mai 1850 dans L’Ambassadrice (Auber). Elle participa à Lire la suite… des succès qu’elle obtient depuis quelque temps à l’Opéra-Comique, et nous désirons vivement que son talent soit mis plus en évidence encore par la création d’un rôle important dans un opéra nouveau.

Une jeune et brillante cantatrice qui est maintenant en première ligne au théâtre de M. PerrinPerrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite…, va reparaître prochainement dans le Père GaillardPère Gaillard, LeLe Père Gaillard, opéra-comique en trois actes sur un livret de Thomas Sauvage, mis en musique par Henri Reber, créé à l’Opéra-Comique le 27 septembre 1852. Lire la suite… de M. Henri Reber. Le Père Gaillard ! Père Gaillard, LeLe Père Gaillard, opéra-comique en trois actes sur un livret de Thomas Sauvage, mis en musique par Henri Reber, créé à l’Opéra-Comique le 27 septembre 1852. Lire la suite…voilà un titre joyeux et qui contraste singulièrement avec le style quelque peu archaïque de l’auteur de la Nuit de NoëlNuit de Noël, LaLa Nuit de Noël, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe, mis en musique par Henri Reber, créé à l’Opéra-Comique le 9 février 1848.Lire la suite…. Mais pourquoi refuser aux esprits les plus moroses un accès de gaillardisePère Gaillard, LeLe Père Gaillard, opéra-comique en trois actes sur un livret de Thomas Sauvage, mis en musique par Henri Reber, créé à l’Opéra-Comique le 27 septembre 1852. Lire la suite… et de bonne humeur. Nous admirons avec trop de sincérité le talent de M. ReberReber, Napoléon-HenriNapoléon-Henri Reber (Mulhouse, 21 octobre 1807 – Paris, 24 novembre 1880), compositeur. Il entra au Conservatoire de Paris en 1828 où il fut l’élève de Lesueur pour la composition. Il fut nommé professeur d’harmonie au Conservatoire en 1851 et de composition en 1862 à la suite d’HalLire la suite… pour ne pas le croire capable de se laisser aller un instant, en dépit de ses habitudes, à tous les caprices de la fantaisie et de la gaieté. Et puis, avec M. SauvageSauvage, Thomas-Marie-FrançoisThomas-Marie-François Sauvage (Paris, 5 novembre 1794 – Paris, 2 mai 1877), auteur dramatique et critique théâtral. Il écrivit des pièces de théâtre et des vaudevilles et fut critique théâtral au Journal Général de France et au Moniteur Universel. Il fut pendant un an (1827/28) le direcLire la suite… pour collaborateur et mademoiselle Andréa FavelFavel, AndreaClaudine Duclairfait dite Andrea Favel (Voisinlieu/Oise, 17 janvier 1831 – Saint Vaast-la-Hougue, 18 septembre 1902), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris où elle obtint un 2eme Prix d’opéra-comique en 1851 et débuta à l’Opéra-Comique dans Nina ou la Folle par amour (Dalayrac) enLire la suite… pour principal interprète, un auteur n’a rien à redouter de la critique ni du public.

MM. Justin CadauxCadaux, JustinJustin Cadaux (Albi, 13 mars 1813 – Paris, 8 novembre 1874), compositeur, organiste. Après des études inachevées au Conservatoire de Paris, il enseigna le piano à Bordeaux et à Toulouse où il était organiste de l’église métropolitaine. Il fit représenter deux ouvrages scéniques, Axel (1Lire la suite…, lui aussi, va arriver cette semaine avec un petit acte de M. de PlanardPlanard, François-Antoine-Eugène deFrançois-Antoine-Eugène de Planard (Millau/Aveyron, 4 fevrier 1783 – Paris, 13 novembre 1853), auteur dramatique, librettiste. Durant la Révolution, Planard fut emprisonné avec sa mère, étant aristocrates. A sa libération il alla à Paris et fut engagé en 1806 comme archiviste au Conseil dLire la suite…, que l’on ne répète que depuis un an, mais qui est su dans la perfection. M. CadauxCadaux, JustinJustin Cadaux (Albi, 13 mars 1813 – Paris, 8 novembre 1874), compositeur, organiste. Après des études inachevées au Conservatoire de Paris, il enseigna le piano à Bordeaux et à Toulouse où il était organiste de l’église métropolitaine. Il fit représenter deux ouvrages scéniques, Axel (1Lire la suite… a déjà fait les Deux GentilshommesDeux Gentilhommes, LesLes Deux Gentilshommes, opéra-comique en un acte sur un livret d’Eugène Planard, mis en musique par Justin Cadaux, créé à l’Opéra-Comique le 17 août 1844.Lire la suite…, et c’est là, à notre avis, un précédent fort honorable. Mademoiselle Lefebvre joue alternativement MadelonMadelonMadelon, opéra-comique en deux actes sur un livret de Thomas Sauvage, mis en musique par François Bazin, créé à l’Opéra-Comique le 26 mars 1852.Lire la suite…, de François BazinBazin, François-Emmanuel-JosephFrançois-Emmanuel-Joseph Bazin (Marseille, 4 septembre 1816 – Paris, 2 juillet 1878), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint le premier Prix de Rome en 1840. En 1849, il fut nommé professeur d’harmonie et d’accompagnement au Conservatoire. Il eut notamment pour élèves Lire la suite…, et la Croix de MarieCroix de Marie, LaLa Croix de Marie, opéra-comique en trois actes sur un livret de Joseph-Philippe Lockroy et Adolphe d’Ennery, mis en musique par Louis Maillart, créé à l’Opéra-Comique  le 19 juillet 1852.Lire la suite…, de M. Aimé Maillart Maillart, AiméLouis Maillart, dit Aimé Maillart (Montpellier, 24 mars 1817 – Moulins, 26 mai 1871), compositeur. Premier prix de Rome en 1841, son premier ouvrage pour la scène, Gastibelza, fut représenté avec succès à l’Opéra National, fondé par Adolphe Adam, en 1847. La Croix de Marie (1852) fait sLire la suite…; nous l’aimons bien mieux sous l’accoutrement dégagé et coquet de l’hôtesse des Barreaux-Verts que sous le long voile blanc et l’enveloppe mystique de l’innocente vierge de Kermo.

Il est question de la reprise du Pré-aux-ClercsPré aux clercs, LeLe Pré aux clercs, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène de Planard, mis en musique par Louis Hérold, créé à l’Opéra-Comique le 15 décembre 1832.Lire la suite… avec Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite….

L’Opéra-National annonce sa réouverture pour le commencement de septembre. Un opéra en trois actes de M. Adolphe AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite… est le premier inscrit sur la liste des ouvrages, que M. Jules SévesteSéveste, JulesDésiré-Henri-Jules Séveste (Paris, 19 mars 1803 – Meudon, 30 juin 1854), directeur. Fils de Pierre Séveste, en 1822 il se joignit à son père qui dirigeait le théâtre de Saint-Cloud. Avec son frère, Edmond Séveste, il fonda le Théâtre de Belleville en 1828 et obtint le privilège de prLire la suite… se propose d’offrir aux mélomanes du boulevard du Crime : viendra ensuite le tour de M. BousquetBousquet, Ange-Georges-JacquesAnge-Georges-Jacques Bousquet (Perpignan, 12 mars 1818 – Saint-Cloud, 15 juin 1854), compositeur. Il commença ses études à Perpignan puis entra au Conservatoire de Paris en 1835 et remporta le Grand Prix de Rome en 1838 ex-æquo avec Charles Gounod. A Rome il se lia d’amitié avec Gounod et FanLire la suite…, écrivain judicieux et compositeur distingué, auquel nous devons d’excellents articles de critique et de très-remarquables inspirations musicales.

MM. Xavier BoisselotBoisselot, XavierXavier Boisselot (Montpellier, 3 décembre 1811 – Montpellier, 28 mars 1893), compositeur et facteur de piano. Après ses premières études à Marseille, il entra en 1830 au Conservatoire de musique de Paris d’abord dans la classe de Fétis puis dans celle de Lesueur. Il obtient le 1er Prix de RoLire la suite… travaille dans ce moment à un grand opéra en trois actes et cinq tableaux, dont le poëme est de MM. Gustave Vaëz et Alphonse RoyerRoyer, AlphonseAlphonse Royer (Paris, 10 septembre 1803 – Paris, 11 avril 1875), directeur, ecrivain, librettiste. Il écrivit de nombreux romans, comédies, drames et vaudevilles. En collaboration avec Gustave Vaëz ils écrivirent des livrets d’opéra originaux dont La Favorite (Donizetti), Robert Bruce (NiLire la suite…. Nos deux scènes lyriques vont probablement se disputer l’honneur d’accueillir la partition de M. BoisselotBoisselot, XavierXavier Boisselot (Montpellier, 3 décembre 1811 – Montpellier, 28 mars 1893), compositeur et facteur de piano. Après ses premières études à Marseille, il entra en 1830 au Conservatoire de musique de Paris d’abord dans la classe de Fétis puis dans celle de Lesueur. Il obtient le 1er Prix de RoLire la suite… : l’Opéra-Comique, en souvenir du succès de Ne touchez pas à la reineNe Touchez pas a la ReineNe touchez pas à la Reine, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe et de Gustave Vaëz, mis en musique par Xavier Boisselot, créé à l’Opéra-comique le 16 janvier 1847.Lire la suite… et l’Opéra-National en expiation du meurtre de Mosquita la SorcièreMosquita la SorciereMosquita, la sorcière, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe et de Gustave Vaëz, mis en musique par Xavier Boisselot, créé au Théâtre-Lyrique le 27 septembre 1851.Lire la suite…, tuée l’année dernière, après une trentaine de représentations seulement, par une mise en scène ridicule et une exécution pitoyable. Le théâtre du grand Opéra assistera à la lutte avec son indifférence habituelle, et se gardera bien d’intervenir pour jouer le rôle du troisième larron de la fable.

La statue de LesueurLesueur, Jean-FrancoisJean-François Lesueur (Drucat-Plessiel/Somme, 15 février 1760 – Paris, 6 octobre 1837), compositeur. Il reçut sa formation musicale dans les maîtrises d’Abbeville et d’Amiens. Il quitte Amiens en 1876 et pendant dix ans dirigea successivement les maîtrises de différents chapitres de provLire la suite…, dont M. BoisselotBoisselot, XavierXavier Boisselot (Montpellier, 3 décembre 1811 – Montpellier, 28 mars 1893), compositeur et facteur de piano. Après ses premières études à Marseille, il entra en 1830 au Conservatoire de musique de Paris d’abord dans la classe de Fétis puis dans celle de Lesueur. Il obtient le 1er Prix de RoLire la suite… est le gendre, doit être inaugurée mardi prochain à Abbeville. Ce monument sculptural, qui sera coulé en bronze, est l’œuvre d’un éminent artiste, M. RochetRochet, LouisLouis Rochet (Paris, 24 août 1813 – Paris, 21 janvier 1878), sculpteur. Il étudia à l’École des Beaux-Arts de Paris avec Pierre-Jean David d’Angers et suivit son exemple en sculptant des statues commémoratives pour les villes de province, dont Le Maréchal Drouet d’Erlon pour Reims en 1Lire la suite…, qui a reproduit avec beaucoup de talent et de fidélité les traits et la pose de l’illustre compositeur. Avant et après la cérémonie, à laquelle sont conviées nos sommités littéraires et musicales, auront lieu des fêtes splendides et un très-beau concert dans lequel sera exécuté un chœur que la famille de LesueurLesueur, Jean-FrancoisJean-François Lesueur (Drucat-Plessiel/Somme, 15 février 1760 – Paris, 6 octobre 1837), compositeur. Il reçut sa formation musicale dans les maîtrises d’Abbeville et d’Amiens. Il quitte Amiens en 1876 et pendant dix ans dirigea successivement les maîtrises de différents chapitres de provLire la suite… a demandé à M. Ambroise Thomas ; le programme de ce concert sera défrayé par quelques-uns de nos artistes les plus en vogue, et nous pouvons citer déjà les noms de Mme Gavaux-SabatierGaveaux-Sabatier, EmilieÉmélie-Perrine-Suzanne Bénazet, dite Mme Gaveaux-Sabatier (Paris 7 juillet 1820 – Paris, 11 octobre 1896), soprano. Elle débuta en 1842 et fit une carrière de chanteuse dans les concerts et les salons. Reyer la surnomma « La fauvette des salons » et lui dédia une de ses premières mélodies,Lire la suite… [Gaveaux-Sabatier]Gaveaux-Sabatier, EmilieÉmélie-Perrine-Suzanne Bénazet, dite Mme Gaveaux-Sabatier (Paris 7 juillet 1820 – Paris, 11 octobre 1896), soprano. Elle débuta en 1842 et fit une carrière de chanteuse dans les concerts et les salons. Reyer la surnomma « La fauvette des salons » et lui dédia une de ses premières mélodies,Lire la suite… et de M. FunaroFunaro, VictorIl n’y a pas encore de descriptionLire la suite…, premier hautbois solo du théâtre de la Porte-Saint-Martin, un des meilleurs élèves de notre conservatoire de musique.