FEUILLETON DU JOURNAL DES DÉBATS

DU 3 MAI 1873.

 REVUE MUSICALE.

Les concerts de la saison.

 

La rigueur de la température prolonge la saison des concerts, et quand on croit que tout est fini, voilà que tout recommence. Les pianistes se multiplient ; les uns arri­vent qu’on ne connaissait pas ; les autres reviennent qu’on avait oubliés. Ils pullu­lent, ils sont innombrables, et tous très forts. Ceux-ci jouent devant une foule attentive ; ceux-là, plus modestes, se con­tentent de faire gémir l’ivoire devant quel­ques spectateurs résignés. Vous pouvez avoir une idée de la physionomie de la salle avant d’entrer. Tantôt la rue de la Victoire est encombrée d’équipages, tantôt un seul fiacre stationne à mi-hauteur de la rue Rochechouart. Ici, on vous demande impérieusement votre billet après avoir pris votre parapluie ; là-bas, le vestiaire est vide et on s’étonne de vous voir arri­ver tout seul.

Vous ne vous imaginez pas ce que de­mande d’activité et de patience, d’intrigue et de diplomatie, l’organisation d’un con­cert. L’artiste qui jouit d’une très grande notoriété n’en est pas quitte lui-même pour faire coller des affiches sur les murs autorisés et lancer des billets dans l’es­pace. Il lui faut un auxiliaire, un impresario, un cornac, UlmannUllmann, BernardBernard Ullmann (Budapest, ? 1817 – Paris, 2 octobre 1885), imprésario. Il émigra aux États-Unis vers 1842. Il fut l’imprésario de Henri Herz (1846-1849), Camillo Sivori (1847-48), Henriette Sontag (1852-54), Sigismond Thalberg (1856-58) et Henri Vieuxtemps (1857-58). De 1857 à 1860, avec Lire la suite… [Ullmann]Ullmann, BernardBernard Ullmann (Budapest, ? 1817 – Paris, 2 octobre 1885), imprésario. Il émigra aux États-Unis vers 1842. Il fut l’imprésario de Henri Herz (1846-1849), Camillo Sivori (1847-48), Henriette Sontag (1852-54), Sigismond Thalberg (1856-58) et Henri Vieuxtemps (1857-58). De 1857 à 1860, avec Lire la suite… ou BelloniBelloni, Jean-Antoine-Blaise-GaëtanJean-Antoine-Blaise-Gaëtan Belloni ( ?, 1810 – Reuil-en-Brie/Seine-et-Marne, 21 février 1901), impresario. Franz Liszt l’engagea comme son secrétaire et impresario en février 18, 1841. Il géra ses tournées et autres activités pour les six années suivantes qui furent bien chargées. Il Lire la suite…. A défaut de ceux-là, de moins fameux suffisent. Il y a donc à Paris des agens patentés qui se chargent de vous organiser un concert de première, de seconde ou de troisième classe, suivant le prix que vous voulez y mettre. Ils disposent d’un personnel et d’un maté­riel considérables, feront imprimer le pro­gramme sur papier de Chine et orneront les parois de la salle avec des cartouches à vos initiales ; ils vous fourniront des maî­tres de cérémonie et des garçons d’honneur comme pour un enterrement ou une noce ; ils sont en bonnes relations avec la presse et traitent de gré à gré avec les chanteurs et les cantatrices dont ils s’assurent le con­cours, mais qu’ils ne peuvent, bien entendu, garantir contre les entorses et les refroidissemens. Parmi ces intelligens entrepre­neurs de succès, il en est de sédentaires, il en est qui voyagent. UlmannUllmann, BernardBernard Ullmann (Budapest, ? 1817 – Paris, 2 octobre 1885), imprésario. Il émigra aux États-Unis vers 1842. Il fut l’imprésario de Henri Herz (1846-1849), Camillo Sivori (1847-48), Henriette Sontag (1852-54), Sigismond Thalberg (1856-58) et Henri Vieuxtemps (1857-58). De 1857 à 1860, avec Lire la suite… [Ullmann]Ullmann, BernardBernard Ullmann (Budapest, ? 1817 – Paris, 2 octobre 1885), imprésario. Il émigra aux États-Unis vers 1842. Il fut l’imprésario de Henri Herz (1846-1849), Camillo Sivori (1847-48), Henriette Sontag (1852-54), Sigismond Thalberg (1856-58) et Henri Vieuxtemps (1857-58). De 1857 à 1860, avec Lire la suite… et BelloniBelloni, Jean-Antoine-Blaise-GaëtanJean-Antoine-Blaise-Gaëtan Belloni ( ?, 1810 – Reuil-en-Brie/Seine-et-Marne, 21 février 1901), impresario. Franz Liszt l’engagea comme son secrétaire et impresario en février 18, 1841. Il géra ses tournées et autres activités pour les six années suivantes qui furent bien chargées. Il Lire la suite…, accompagnant dans leur tournée de très grands artistes, ont parcouru les trois quarts de l’Europe, les deux Amériques, l’Australie, la Californie, et décoré d’affi­ches multicolores des huttes de chefs in­diens. Aujourd’hui que leur fortune est faite, ils se reposent et trouvent les loisirs plus doux à Paris qu’ailleurs. Le métier d’artiste nomade est plein de charme et plein de profit souvent ; l’attrait de l’in­connu fait oublier les accidens et les fati­gues de la route. Et depuis le malheureux LafontLafont, Charles-PhilippeCharles-Philippe Lafont (Paris, 1er décembre 1781 – Hiis près de Tarbes/Hautes-Pyrénées, 23 août 1839), violoniste. Il étudia le violon avec son oncle Isidore Bertheaume puis avec Rodolphe Kreutzer et Pierre Rode. Lors de la Revolution française, il fit des tournées en Europe et en 1808 fuLire la suite…, tué par une chute de diligence, je n’ai pas ouï dire qu’un artiste eût payé de sa vie le plaisir de courir le monde. Lors­qu’il entreprit son dernier voyage, Max Bohrer, le célèbre violoncelliste, avait plus de soixante-dix ans. Je le vois encore en­trer chez moi tout essoufflé, après avoir monté mes quatre étages. Des gouttes de sueur perlaient sur son front ombragé d’une magnifique perruque noire. Il partait pour le Japon.

M. Antoine de KontskiKontski, Antoine deAntoine de Kontski (Cracovie, 25 septembre 1816 – Ivanchytsi, Ukraine, 7 décembre 1899), pianiste et compositeur. Il étudia avec John Field à Moscou puis avec Simon Sechter et Sigismond Thalberg à Vienne. A l’âge de sept ans, il composa deux polonaises et plusieurs mazurkas et à neuf ansLire la suite…, que Paris a revu cet hiver, a beaucoup voyagé aussi. On l’appelait autrefois le roi ou le lion des pianistes, ce qui revient au même, puisque le lion est de race royale. Et c’est sans doute pour affirmer cette royauté que M. Antoine de KontskiKontski, Antoine deAntoine de Kontski (Cracovie, 25 septembre 1816 – Ivanchytsi, Ukraine, 7 décembre 1899), pianiste et compositeur. Il étudia avec John Field à Moscou puis avec Simon Sechter et Sigismond Thalberg à Vienne. A l’âge de sept ans, il composa deux polonaises et plusieurs mazurkas et à neuf ansLire la suite…, se réveillant enfin après tant d’années de silence, a exécuté à l’un des concerts du Cirque une de ses composi­tions les plus populaires, intitulée le Reveil du Lion.Réveil du lion, LeLe Réveil du lion, caprice héroïque pour le piano d’Antoine de Kontski. L’œuvre fut publiée par E. Benoit, Paris : 1889.Lire la suite… Le morceau, brillamment exécuté du reste, a paru un peu démodé. On s’at­tendait à un plus formidable rugissement. MaisMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite… le style est toujours net et plein d’é­légance ; les doigts n’ont rien perdu de leur agilité.

Je serais fort embarrassé si l’on me de­mandait quel est le premier pianiste de l’époque. Tout d’abord, les trois noms qui viendraient au bout de ma plume seraient ceux de Francis PlantéPlanté, FrancisFrancis Planté (Orthez, 2 mars 1839 – Saint-Avit, 19 décembre 1934), pianiste. Il étudia avec Mme de Saint-Aubert, élève de Liszt, et donna son premier concert public à l’Hôtel de Ville de Paris à sept ans. Il étudia ensuite au Conservatoire de Paris, où il obtint un premier prix de piLire la suite…, DelabordeDelaborde, Elie-Miriam-EraïmElie-Miriam-Eraïm Delaborde (Paris, 8[9] février 1839 – Paris, 9 décembre 1913), pianiste et compositeur. Il était le fils naturel de Charles-Valentin Alkan. Il étudia le piano avec son père, Ignaz Moscheles puis avec le pianiste virtuose Adolf von Henselt. Il fit des tournées de concerts dLire la suite… et Théodore RitterRitter, ThéodoreToussaint Prévost [Prévost-Ritter], dit Théodore Ritter (Nantes, 5 avril 1840 – Paris, 6 avril 1886), pianiste et compositeur. Il fut l’unique élève de Berlioz, qui lui confia la réduction pour piano de L’Enfance du Christ et de Romeo et Juliette. Il excellait dans l’interprétation deLire la suite…. MaisMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite… combien d’autres aussi peuvent être classés parmi les pre­miers ! Alfred JaëllJaëll, AlfredAlfred Jaëll (Trieste, 5 mars 1832 – Paris, 27 février 1882), pianiste. Fils d’un musicien fondateur d’un conservatoire de musique à Trieste, il étudia avec Carl Czerny à Vienne puis avec Ignaz Moscheles avant d’effectuer, à partir de 1844, des tournées de concerts en Italie, en AllemLire la suite…, Valentin Alkan, Ernst LubeckLübeck [Lubeck], ErnstErnst Lübeck [Lubeck] (La Haye, 24 août 1829 – Paris 17 septembre 1876), pianiste, compositeur et professeur. Il étudia le piano avec son père et fit une grande tournée de 1850 à 1854 avec le violoniste Franz Coenen aux Etats-Unis, Mexique, Pérou, Chili, Venezuela et les Antilles. De retourLire la suite…, Alphonse DuvernoyDuvernoy, Victor-AlphonseVictor-Alphonse Duvernoy (Paris, 30 août 1842 – Paris, 7 mars 1907), critique musical, professeur de piano et compositeur. Fils du baryton Charles-François Duvernoy et frère du baryton et pianiste Edmond Duvernoy, il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 1er prix de piano en 1855. Il dLire la suite… et Henri KettenKetten, HenriHenri Ketten (Baja/ Hongrie, 25 mars 1848 – Paris, 1er avril 1883), pianiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine-François Marmontel (piano) et Fromental Halévy (composition). Après son concert à Paris, il joua en juillet à Londres et en 1860 devant la reine d’ALire la suite… qui, après avoir lutté malheureusement contre M. PessardPessard, Emile-Louis-FortunéEmile-Louis-Fortuné Pessard (Paris, 29 mai 1843 – Paris, 10 février 1917), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint un 1er prix d’harmonie en 1862 et le 1er grand prix de Rome en 1866. Il composa plusieurs œuvres pour la scène lyrique avec des succès divers dont La CrLire la suite… pour le prix de Rome, est devenu maître des concerts de S. M. l’empereur d’Autriche. Chacun de ceux-là a son style et son individualité ; tous sont de cette grande école aux tendances éclec­tiques qui embrasse, sans les confondre, les sévères beautés des maîtres anciens et les plus hardies conceptions de la pléiade romantique.

MaisMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite…, je l’avoue humblement, ce n’est pas moi qui les distinguerais l’un de l’autre s’ils jouaient derrière un paravent.

M. Alphonse DuvernoyDuvernoy, Victor-AlphonseVictor-Alphonse Duvernoy (Paris, 30 août 1842 – Paris, 7 mars 1907), critique musical, professeur de piano et compositeur. Fils du baryton Charles-François Duvernoy et frère du baryton et pianiste Edmond Duvernoy, il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 1er prix de piano en 1855. Il dLire la suite… a donné quatre séances de musique de chambre ; M. Ernst LubeckLübeck [Lubeck], ErnstErnst Lübeck [Lubeck] (La Haye, 24 août 1829 – Paris 17 septembre 1876), pianiste, compositeur et professeur. Il étudia le piano avec son père et fit une grande tournée de 1850 à 1854 avec le violoniste Franz Coenen aux Etats-Unis, Mexique, Pérou, Chili, Venezuela et les Antilles. De retourLire la suite… n’en a donné que trois ; M. Valen­tin Alkan avait annoncé six petits con­certs au début de la saison et il a fidèle­ment tenu sa promesse. M. JaëllJaëll, AlfredAlfred Jaëll (Trieste, 5 mars 1832 – Paris, 27 février 1882), pianiste. Fils d’un musicien fondateur d’un conservatoire de musique à Trieste, il étudia avec Carl Czerny à Vienne puis avec Ignaz Moscheles avant d’effectuer, à partir de 1844, des tournées de concerts en Italie, en AllemLire la suite… s’est fait entendre au Cirque et à l’Odéon, puis chez Erard, avec le concours de Mme JaëllJaëll, AlfredAlfred Jaëll (Trieste, 5 mars 1832 – Paris, 27 février 1882), pianiste. Fils d’un musicien fondateur d’un conservatoire de musique à Trieste, il étudia avec Carl Czerny à Vienne puis avec Ignaz Moscheles avant d’effectuer, à partir de 1844, des tournées de concerts en Italie, en AllemLire la suite… et de M. Henri VieuxtempsVieuxtemps, HenriHenri Vieuxtemps (Verviers/Belgique, 17 février 1820 – Mustapha/Algérie, 6 juin 1881), violoniste et compositeur. Enfant prodige, il se produisit en concerts à Bruxelles dès l’âge de sept ans, attirant l’attention du violoniste Charles de Bériot qui le fit venir à Paris, où il débuta enLire la suite…. Il a joué cette dé­licieuse Danse des sylphesDanse des SylphesDanse des Sylphes, pour piano de Hector Berlioz transcrite pour piano par Franz Liszt S. 475. Cette danse clôt la septième scène (2e partie) de La Damnation de Faust d’Hector Berlioz. Franz Liszt en fit une transcription pour piano en 1860 qui fut publiée par Rieter-Biedermann, Berlin : 1866.Lire la suite…, de Berlioz, qui maintenant est sur tous les programmes et qu’on ne se lasse pas d’applaudir ; il a joué aussi le Rouet d’OmphaleRouet d’Omphale, op. 31Le Rouet d’Omphale, op. 31 en la majeur, poème symphonique pour orchestre de Camille Saint-Saëns. L’œuvre fut créée dans une version pour deux pianos lors du premier concert organisé par la nouvelle Société Nationale de Musique par Camille Saint-Saëns et Alexis de Castillon le 7 décembLire la suite…, une des compo­sitions les plus originales et les mieux réus­sies de M. Camille Saint-SaënsSaint-Saëns, Charles-CamilleCharles-Camille Saint-Saëns (Paris, 9 octobre 1835 – Alger, 16 décembre 1921), pianiste, organiste et compositeur. Il étudia le piano avec Camille Stamaty et donna son premier concert public en 1843. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François Benoist (orgue) et Fromental Halévy (compoLire la suite….

Le pianiste Delahaye fait partie de cette Société de musique de chambre qui s’ap­pelait à l’origine la Société Schumann ; il a pour partenaires MM. White, Hollander, Van WæfelghemVan Waefelghem, Louis-JeanLouis-Jean Van Waefelghem (Bruges, 13 janvier 1840 – Paris, 19 juin 1908), violoniste, altiste, violiste et compositeur. Il étudia le violon d’abord au Conservatoire de Bruges puis, en 1858, avec Lambert-Joseph Meerts à celui de Bruxelles, où il obtint un 1er prix en 1860. Il fut d’abord violLire la suite… et Hollmann, M. Hollander occupant la place de M. Madier-MontjauMadier-Montjau, Noël-François-RaoulNoël-François-Raoul Madier-Montjau (Paris, 28 octobre 1841 – Pierrelatte/Drome, entre le 6 et 13 mars 1909), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia le violon avec Hubert Leonard au Conservatoire de Bruxelles et fut engagé comme violon à l’Opéra-Comique puis à l’Opéra. Le 1er septeLire la suite…, l’un des meilleurs élèves de Léonard, qui a suivi à Anvers sa jeune femme (Mlle FurschFourche dite Fursch, puis Fursch-Madier [Fursch-Madi], Emilie-VictorineEmilie-Victorine Fourche dite Fursch, puis Fursch-Madier [Fursch-Madi] (Commune de Saint-Esprit intégrée à Bayonne en 1857, 10 janvier 1847 – Warren Township/New Jersey, Etats-Unis d’Amérique, 20 septembre 1894), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris, où elle obtint un 2d prix d�Lire la suite…, de l’Opéra), lancée au­jourd’hui à pleines voiles et en plein suc­cès dans le grand répertoire. Les journaux anversois ne tarissent pas d’éloges sur le talent dramatique et la belle voix de Mme Madier. Anvers, qui nous la prit, vou­dra-t-il nous la rendre ?

La Société de musique de chambre de MM. Charles LamoureuxLamoureux, CharlesCharles Lamoureux (Bordeaux, 28 septembre 1834 – Paris, 21 décembre 1899), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint en 1854 un 1er prix de violon. Pour gagner sa vie, il joua dans l’orchestre du Grand-Théâtre de Bordeaux, dans celui du Théâtre duLire la suite…, ColblainColblain, Jean-AdolpheJean-Adolphe Colblain (Bordeaux, 18 février 1828 – Paris, 22 février 1893), violoniste. Il fut élu premier violon solo, dans un premier temps de l’orchestre de la Société Sainte-Cécile en novembre 1853, puis du Théâtre-Italien et enfin de celui des concerts Lamoureux. Il se produisit surLire la suite…, AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite… et TolbecqueTolbecque, AugusteAuguste Tolbecque (Paris, 30 mars 1830 – Niort, 9 mars 1919), violoncelliste, professeur, luthier. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 1er prix de violoncelle en 1849. Il joua dans l’orchestre du Grand-Théâtre de Marseille de 1865 à 1871 où concurremment il enseigna au ConservatoLire la suite… en est à sa treizième année, et chaque année elle ne donne pas moins de six concerts. Quand ce n’est pas M. De­labordeDelaborde, Elie-Miriam-EraïmElie-Miriam-Eraïm Delaborde (Paris, 8[9] février 1839 – Paris, 9 décembre 1913), pianiste et compositeur. Il était le fils naturel de Charles-Valentin Alkan. Il étudia le piano avec son père, Ignaz Moscheles puis avec le pianiste virtuose Adolf von Henselt. Il fit des tournées de concerts dLire la suite… qui tient le piano, c’est M. FissotFissot, Alexis-HenryAlexis-Henry Fissot (Airaines/Somme, 24 octobre 1843 – Paris, 29 janvier 1896), pianiste et organiste. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint un 1er prix de solfège en 1854, de piano en 1855, d’harmonie et d’accompagnement en 1857, d’orgue en 1860 et de contrepoint et fugue en 186Lire la suite…, un jeune émule de l’éminent professeur à qui vient d’être confiée au Conservatoire la classe devenue vacante par la retraite de Mme Louise Farrenc.

Une Société classique et une nouvelle Société de musique de chambre se sont fondées cette année ; dans la première fi­gurent quelques uns de nos virtuoses les plus renommés : MM. Léon JacquardJacquard, Léon-JeanLéon-Jean Jacquard (Paris, 3 novembre 1826 – Paris, 27 mars 1886), violoncelliste. Il étudia le violoncelle avec Louis Norblin au Conservatoire de Paris où il obtint en 1844 un premier prix de violoncelle. Il joua surtout dans les formations de musique de chambre, dont la société de quatuorsLire la suite… et ArmingaudArmingaud, Jules-BertrandJules-Bertrand Armingaud (Bayonne, 8 mai 1820 – Paris, 27 février 1900), violoniste et compositeur. Il étudia le violon à Bayonne avant de s’installer à Paris en en 1839. Il se perfectionna auprès de Delphin Alard et devint membre de l’orchestre Valentino en 1840. Il fut choisi par Alard Lire la suite…, TurbanTurban, Charles-PaulCharles-Paul Turban (Strasbourg, 22 février 1847 – Paris, 10 mai 1905), clarinettiste. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint un 1er prix de clarinette en 1865. Il fut engagé d’abord dans l’orchestre du Théâtre du Gymnase puis dans celui du Théâtre-Italien. En 1868 il devintLire la suite… et de BaillyBailly, Etienne-Emile deEtienne-Emile de Bailly (Paris, 19 novembre 1831 – Saint-Cloud, 7 décembre 1915), contrebassiste. Il était le fils d’Angélique-Charlotte de Bailly. Il épousa Marie-Adèle Binay à Paris le 10 mai 1864. Il fit partie en 1872 de la Société de musique classique de Jules Armingaud et devint soLire la suite… (excellent contre-bassiste qui n’a point encore été ad­mis, on ne sait trop pourquoi, à la Société des concerts), Taffanel, le digne successeur de Dorus ; LallierLalliet, Casimir-ThéophileCasimir-Théophile Lalliet (Evreux, 5 décembre 1837 – Paris, 4 mai 1892), hautboïste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Stanislas Verroust et obtint un 1er prix de hautbois en 1860. Il fut soliste des Concerts Musard de 1861 à 1863 et aux Concerts Danbé en 1871. Il fit pLire la suite… [Lalliet]Lalliet, Casimir-ThéophileCasimir-Théophile Lalliet (Evreux, 5 décembre 1837 – Paris, 4 mai 1892), hautboïste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Stanislas Verroust et obtint un 1er prix de hautbois en 1860. Il fut soliste des Concerts Musard de 1861 à 1863 et aux Concerts Danbé en 1871. Il fit pLire la suite… et GrisezGrisez, Arthur-LéonArthur-Léon Grisez (Saint-Omer, 13 mars 1841 – ?, 1913), clarinettiste. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Hyacinthe Klosé et obtint un 1er prix de clarinette en 1857. Il joua dans l’orchestre du Théâtre-Italien, puis de l’Opéra-Comique, fut soliste de l’orchestre Pasdeloup et fit Lire la suite…, MasMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite…, DupontDupont, Henri-JosephHenri-Joseph Dupont (Paris, 20 mai 1831 – Bagneux/Hauts-de-Seine, 6 avril 1910), corniste. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 1er prix de cor en 1859. Il joua dans l’orchestre de l’Opéra-Comique et dans celui de Jules Pasdeloup puis fut engagé dans l’orchestre de l’OpéraLire la suite… et EspaignetEspaignet, JeanJean Espaignet (Bordeaux, 31 octobre 1823 – Monte Carlo, ? 1909), bassoniste. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 1er prix de basson en 1843. Il fit partie des orchestres du Théâtre-Italien, du Théâtre-Lyrique, de l’Opéra-Comique, de Jules Pasdeloup et des Concerts LamoureuxLire la suite…, Ernst LubeckLübeck [Lubeck], ErnstErnst Lübeck [Lubeck] (La Haye, 24 août 1829 – Paris 17 septembre 1876), pianiste, compositeur et professeur. Il étudia le piano avec son père et fit une grande tournée de 1850 à 1854 avec le violoniste Franz Coenen aux Etats-Unis, Mexique, Pérou, Chili, Venezuela et les Antilles. De retourLire la suite…, Alfred JaëllJaëll, AlfredAlfred Jaëll (Trieste, 5 mars 1832 – Paris, 27 février 1882), pianiste. Fils d’un musicien fondateur d’un conservatoire de musique à Trieste, il étudia avec Carl Czerny à Vienne puis avec Ignaz Moscheles avant d’effectuer, à partir de 1844, des tournées de concerts en Italie, en AllemLire la suite… et Mme MassartMassart, Louise-AglaéLouise-Aglaé Massart, née Masson (Paris, 10 juin 1827 – Paris, 26 juillet 1887), pianiste. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine-François Marmontel et obtint un 1er prix de piano en 1840. Elle était la cousine de l’altiste Louis Casimir-Ney et épousa en 1849 le violoniste LambLire la suite…. C’est, je crois, à la seconde séance qu’ont été exécutés des fragmens de l’Enfance du ChristEnfance du Christ, L’L’Enfance du Christ, trilogie sacrée pour récitant (ténor), soli, chœur et orchestre sur un livret et une musique de Hector Berlioz, créée à la salle Herz à Paris le 10 décembre 1854. Les trois parties de cette œuvre ont pour titre: Le Songe d’Hérode; La Fuite en Egypte; L’ArrivéLire la suite…, d’Hector Berlioz ; l’ouverture de la seconde partie (la Fuite en Egypte) et le ravissant trio des jeunes Is­maélites :

Pour bien finir cette soirée

Et réjouir nos hôtes, employons

La science sacrée,

Le pouvoir des doux sons.

Prenez vos instrumens, mes enfans ; toute peine

Cède à la flûte unie à la harpe thébaine.

Et sans mentir à son titre, la Société clas­sique a pu donner place, sur l’un de ses programmes, à un allegrettoAllegrettoAllegretto pour orchestre d’Alexis de Castillon op. 15 no. 3. C’est le troisième mouvement des Esquisses symphoniques op.15 composées en 1872Lire la suite… pour deux violons, alto, violoncelle, contre-basse, flûte, hautbois, clarinette, cor et basson, œuvre distinguée et savamment écrite, dont l’auteur, M. A. de Castillan [Castillon], était mort quelques jours auparavant, enlevé dans toute la fleur de la jeunesse et du talent, par une maladie qui l’a frappé comme un coup de foudre.

Les fondateurs de la nouvelle Société de musique de chambre, MM. TaudouTaudou, Antoine-Antonin-BarthélemyAntoine-Antonin-Barthélemy Taudou (Perpignan, 24 août 1846 – Saint-Germain-en-Laye/Yvelines, 6 juillet 1925), violoniste, compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de violon en 1866, un 1er prix d’harmonie et un 1er prix de contrepoint et fugue Lire la suite…, DesjardinsDesjardins, Léon-Charles-EdouardLéon-Charles-Edouard Desjardins (Paris, 5 avril 1847 – Paris, 1er avril 1910), violoniste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 1er prix de violon en 1863. Il fut un membre de la Nouvelle société de musique de chambre fondée par Antoine Taudou en 1873. Il fut sociéLire la suite…, LefortLefort, Narcisse-AugustinNarcisse-Augustin Lefort (Paris, 18 juin 1852 – Paris, 10 janvier 1933), violoniste. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 1er prix de violon en 1874. Il fut engagé dans l’orchestre de l’Opéra de Paris en 1871. Membre de la Nouvelle Société de musique de chambre créée en 1873Lire la suite… et RabaudRabaud, Hippolyte-FrançoisHippolyte-François Rabaud (Sallèles-d’Aude/Aude, 29 janvier 1839 – Paris, 20 avril 1900), violoncelliste. Il étudia avec Auguste-Joseph Franchomme au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix en 1861. Engagé dans l’orchestre de l’Opéra de Paris en 1859, il y demeura jusqu’en 1Lire la suite…, sont tous les qua­tre élèves de M. MassartMassart, Louise-AglaéLouise-Aglaé Massart, née Masson (Paris, 10 juin 1827 – Paris, 26 juillet 1887), pianiste. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine-François Marmontel et obtint un 1er prix de piano en 1840. Elle était la cousine de l’altiste Louis Casimir-Ney et épousa en 1849 le violoniste LambLire la suite…. MendelssohnMendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite… et SchumannSchumann, RobertRobert Alexander Schumann (Zwickau, 8 juin 1810 – Endenich près Bonn, 29 juillet 1856), compositeur. Il étudia le droit avant de se consacrer à la musique. Entre 1829 et 1840, il  composa essentiellement des pièces pour piano telles que Carnaval op. 9,  Études symphoniques op. 13, Scènes Lire la suite…, MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… et HaydnHaydn, Franz JosefFranz Josef Haydn (Rohrau/Basse Autriche, 31 mars 1732 – Vienne, 31 mai 1809), compositeur. Il étudia avec Johann Mathias Franck, chef de chœur de l’église de Hainburg et fut remarqué par Reutter, maître de chapelle du Stephansdom à Vienne, qu’il le recruta en 1739 ou 1740 comme choristeLire la suite…, BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite… et Cho­pinChopin, Frédéric-FrançoisFrédéric-François Chopin (Zelazowa près Varsovie, 1er mars 1810 – Paris, 17 octobre 1849), compositeur et pianiste. S’il étudia la musique avec Joseph Elsner, l’orgue et le piano avec Wilhelm Würfel, Chopin fut essentiellement un pianiste autodidacte.Ses premières compositions, des PoLire la suite…, SchubertSchubert, Franz PeterFranz Peter Schubert (Vienne, 31 janvier 1797 – Vienne, 19 novembre 1728), compositeur. Il étudia d’abord avec le chef de chœur de l’église de Lichtental, Michael Holzer, qui lui permit de passer l’examen d’entrée et de devenir boursier en 1808 à la chapelle de la Cour comme petit chaLire la suite… et BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… défrayent les programmes de leurs intéressantes soirées, auxquelles Mme MassartMassart, Louise-AglaéLouise-Aglaé Massart, née Masson (Paris, 10 juin 1827 – Paris, 26 juillet 1887), pianiste. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine-François Marmontel et obtint un 1er prix de piano en 1840. Elle était la cousine de l’altiste Louis Casimir-Ney et épousa en 1849 le violoniste LambLire la suite… et M. FissotFissot, Alexis-HenryAlexis-Henry Fissot (Airaines/Somme, 24 octobre 1843 – Paris, 29 janvier 1896), pianiste et organiste. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint un 1er prix de solfège en 1854, de piano en 1855, d’harmonie et d’accompagnement en 1857, d’orgue en 1860 et de contrepoint et fugue en 186Lire la suite… veu­lent bien concourir. Ai-je besoin de vous dire avec quelle perfection de style, avec quel charme et quelle délicatesse de doigté la sonate en si bémolSymphonie en si bémol majeurSymphonie en si bémol majeur pour orchestre de Léon Kreutzer. L’œuvre fut publiée en 1863, sans nom et sans lieu.Lire la suite… de MendelssohnMendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite… et un rondo brillantRondo brillant en si mineur op. 70 (D. 895)Rondo brillant en si mineur op. 70 (D. 895) pour violon et piano de Franz Schubert. L’œuvre, publiée par Artaria à Vienne en avril 1827, fut composée en en octobre 1826 pour le violoniste Josef Slavik [Slawjk] qui en donna la première audition avec le pianiste Karl Maria von Bocklet, chez l�Lire la suite… de Franz SchubertSchubert, Franz PeterFranz Peter Schubert (Vienne, 31 janvier 1797 – Vienne, 19 novembre 1728), compositeur. Il étudia d’abord avec le chef de chœur de l’église de Lichtental, Michael Holzer, qui lui permit de passer l’examen d’entrée et de devenir boursier en 1808 à la chapelle de la Cour comme petit chaLire la suite… ont été exécutés par Mme Massart Massart, Louise-AglaéLouise-Aglaé Massart, née Masson (Paris, 10 juin 1827 – Paris, 26 juillet 1887), pianiste. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine-François Marmontel et obtint un 1er prix de piano en 1840. Elle était la cousine de l’altiste Louis Casimir-Ney et épousa en 1849 le violoniste LambLire la suite…?

Revenons à nos trois pianistes : PlantéPlanté, FrancisFrancis Planté (Orthez, 2 mars 1839 – Saint-Avit, 19 décembre 1934), pianiste. Il étudia avec Mme de Saint-Aubert, élève de Liszt, et donna son premier concert public à l’Hôtel de Ville de Paris à sept ans. Il étudia ensuite au Conservatoire de Paris, où il obtint un premier prix de piLire la suite…, DelabordeDelaborde, Elie-Miriam-EraïmElie-Miriam-Eraïm Delaborde (Paris, 8[9] février 1839 – Paris, 9 décembre 1913), pianiste et compositeur. Il était le fils naturel de Charles-Valentin Alkan. Il étudia le piano avec son père, Ignaz Moscheles puis avec le pianiste virtuose Adolf von Henselt. Il fit des tournées de concerts dLire la suite… et RitterRitter, ThéodoreToussaint Prévost [Prévost-Ritter], dit Théodore Ritter (Nantes, 5 avril 1840 – Paris, 6 avril 1886), pianiste et compositeur. Il fut l’unique élève de Berlioz, qui lui confia la réduction pour piano de L’Enfance du Christ et de Romeo et Juliette. Il excellait dans l’interprétation deLire la suite…. M. DelabordeDelaborde, Elie-Miriam-EraïmElie-Miriam-Eraïm Delaborde (Paris, 8[9] février 1839 – Paris, 9 décembre 1913), pianiste et compositeur. Il était le fils naturel de Charles-Valentin Alkan. Il étudia le piano avec son père, Ignaz Moscheles puis avec le pianiste virtuose Adolf von Henselt. Il fit des tournées de concerts dLire la suite… a donné deux concerts chez Pleyel. Un troisième est annoncé, dans lequel le bénéficiaire exécutera, avec Mme SzarvadySzarvady, WilhelmineWilhelmine Szarvady née Clauss (Prague, 12 décembre 1832 – Paris, 1er septembre 1907), pianiste. Elle fit une tournée en Allemagne où son talent fut remarqué par Liszt et Moscheles et débuta à Paris le 25 février 1851 dans un concert dirigé par Berlioz. Elle perfectionna son éducation aLire la suite… (Mlle ClaussSzarvady, WilhelmineWilhelmine Szarvady née Clauss (Prague, 12 décembre 1832 – Paris, 1er septembre 1907), pianiste. Elle fit une tournée en Allemagne où son talent fut remarqué par Liszt et Moscheles et débuta à Paris le 25 février 1851 dans un concert dirigé par Berlioz. Elle perfectionna son éducation aLire la suite…), la 9 symphonie de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, transcrite pour deux pianos par Liszt. Je suppose que cette transcription sera plus fidèle que celle de la romance du Tannhauser, tout émaillée d’agrémens et de varian­tes dont j’ai failli rendre responsable un pianiste de beaucoup de talent, M. AuzendeAuzende, Ange-MarieAnge-Marie Auzende (Marseille, 18 janvier 1850 – Paris, 5 mars 1940), pianiste, compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 1er prix de piano en 1869 dans la classe de Georges Mathias. Il se produisit en concert régulièrement à Paris et enseigna le piano en privLire la suite…. M. Théodore RitterRitter, ThéodoreToussaint Prévost [Prévost-Ritter], dit Théodore Ritter (Nantes, 5 avril 1840 – Paris, 6 avril 1886), pianiste et compositeur. Il fut l’unique élève de Berlioz, qui lui confia la réduction pour piano de L’Enfance du Christ et de Romeo et Juliette. Il excellait dans l’interprétation deLire la suite… s’est peu fait entendre à Paris cet hiver ; il a joué cepen­dant au Cirque le concerto en ut mineur Symphonie no. 9 ré mineur Op. 125Symphonie pour solistes, chœur et orchestre no. 9 en ré mineur Op. 125 dite « Symphonie chorale » de Ludwig van Beethoven dédiée au Frédéric Guillaume III de Prusse et créée au Kärnthnerthortheater de Vienne le 7 mai 1824. Le dernier mouvement contient la partie vocale (solistes et chœLire la suite…de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, et dans une soirée de bien­faisance au profit de l’Œuvre des Saints-Anges, deux de ses compositions les plus en vogue (MazurkeInvitation à la mazurka, L’L’Invitation à la mazurka, pour piano de Théodore Ritter, publié au Ménestrel, Paris : 1873.Lire la suite… et le Tourbillon)Tourbillon, LeLe Tourbillon, impromptu pour piano de Théodore Ritter publié à Paris : Choudens, 1872.Lire la suite…, l’Ada­gio religioso et le Scherzo fantastique de Litolff. M. Francis PlantéPlanté, FrancisFrancis Planté (Orthez, 2 mars 1839 – Saint-Avit, 19 décembre 1934), pianiste. Il étudia avec Mme de Saint-Aubert, élève de Liszt, et donna son premier concert public à l’Hôtel de Ville de Paris à sept ans. Il étudia ensuite au Conservatoire de Paris, où il obtint un premier prix de piLire la suite… pourrait donc bien être le héros du moment. Les trois séances qu’il a données avec MM. AllardAlard, Delphin-JeanDelphin-Jean Alard (Bayonne, 8 mars 1815 – Paris, 22 février 1888), violoniste, pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Habeneck, Fétis et Halévy et obtint un premier prix de violon à l’unanimité en 1830. Il fut soliste à la Société des Concerts du ConservatoLire la suite… et FranchommeFranchomme, Auguste-JosephAuguste-Joseph Franchomme (Lille, 10 avril 1808 – Paris, 21 janvier 1884), violoncelliste. Il étudia au Conservatoire de Paris et remporta un premier prix de violoncelle en 1825. Il fut d’abord engagé à l’orchestre de l’Ambigu, puis à celui du Théâtre-Italien en 1827. L’année suivanLire la suite… ont attiré la foule, une foule élégante, dans la salle du Conservatoire. Pas le plus petit coin qui ne fût oc­cupé, pas le plus incommode tabouret qui n’eût été retenu d’avance. On se montrait dans la loge du comité la blonde Mme NilssonNilsson, ChristineChristine Nilsson (Sjöabol, près de Växjö/Suède, 20 août 1843 – Stockholm, 22 novembre 1921), soprano. Elle étudia le chant avec Franz Adolf Berwald à Stockholm puis vint se perfectionner à Paris auprès de Victor Massé et d’Enrico Delle Sedie. En 1864, elle débuta dans le rôle-titre dLire la suite…, infidèle fauvette, et l’auteur d’Hamlet HamletHamlet, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier mis en musique par Ambroise Thomas et créé à l’Opéra de Paris le 9 mars 1868.Lire la suite…que semblait plus particulièrement attris­ter le silence d’Ophélie. Vous connaissez, pour en avoir subi le charme, toutes les séductions du talent de M. Planté Planté, FrancisFrancis Planté (Orthez, 2 mars 1839 – Saint-Avit, 19 décembre 1934), pianiste. Il étudia avec Mme de Saint-Aubert, élève de Liszt, et donna son premier concert public à l’Hôtel de Ville de Paris à sept ans. Il étudia ensuite au Conservatoire de Paris, où il obtint un premier prix de piLire la suite…; la sé­rénade de Méphistophélès, de la Damnation de FaustDamnation de Faust, LaLa Damnation de Faust, légende dramatique en quatre parties, Op. 24, pour solistes, double chœur, chœur d’enfants et orchestre sur un texte de Gérard de Nerval traduit de Wolfganf von Goethe avec des ajouts d’Almire Gandonnière, mis en musique par Hector Berlioz et créé à l’Opéra-ComLire la suite…, la GavotteMusette et GavotteGavotte et Musette de Jean-Sébastien Bach. C’est le sixième mouvement de la 3eme des Suites anglaises en sol mineur BWV 808. Ce mouvement est composé d’une paire de Gavottes, la seconde étant intitulée La Musette.Lire la suite… de Gluck et la fameuse PolonaisePolonaise pour piano en mi bémol majeur op. 44Polonaise pour piano en mi bémol majeur op. 44 de Julius Schulhoff.Lire la suite… de ChopinChopin, Frédéric-FrançoisFrédéric-François Chopin (Zelazowa près Varsovie, 1er mars 1810 – Paris, 17 octobre 1849), compositeur et pianiste. S’il étudia la musique avec Joseph Elsner, l’orgue et le piano avec Wilhelm Würfel, Chopin fut essentiellement un pianiste autodidacte.Ses premières compositions, des PoLire la suite…, toujours redemandée, lui ont valu un succès immense. Les mê­mes mains se sont ranimées pour ap­plaudir avec la même frénésie l’exquise méthode et la voix toujours fraîche, tou­jours jeune, toujours sympathique et pure de Mme Carvalho.

Si M. Henri KettenKetten, HenriHenri Ketten (Baja/ Hongrie, 25 mars 1848 – Paris, 1er avril 1883), pianiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine-François Marmontel (piano) et Fromental Halévy (composition). Après son concert à Paris, il joua en juillet à Londres et en 1860 devant la reine d’ALire la suite…, lorsqu’il concourut pour le prix de Rome, n’obtint pas le lau­rier académique, ce n’est pas que sa can­tate ne fût jugée digne de cette récom­pense tant enviée et qui donne pourtant de si minces résultats. Le jury lui repro­chait ses tendances par trop accentuées en faveur de l’école nouvelle. Nous ne som­mes point surpris, à quelques années d’in­tervalle, de retrouver M. Henri KettenKetten, HenriHenri Ketten (Baja/ Hongrie, 25 mars 1848 – Paris, 1er avril 1883), pianiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine-François Marmontel (piano) et Fromental Halévy (composition). Après son concert à Paris, il joua en juillet à Londres et en 1860 devant la reine d’ALire la suite… avec les mêmes velléités d’indépendance et les mêmes convictions. Il vient de terminer un grand ouvrage dramatique qui va être joué à Vienne, et dont il aurait bien dû, à son concert, nous faire entendre quelques fragmens. Ses compositions pour piano ont un véritable cachet d’originalité, et dans sa sonate pour piano et clarinette, œuvre distinguée et parfaitement écrite, il y a un intermezzo extrêmement remarquable et du plus brillant effet.

M. Henri KettenKetten, HenriHenri Ketten (Baja/ Hongrie, 25 mars 1848 – Paris, 1er avril 1883), pianiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine-François Marmontel (piano) et Fromental Halévy (composition). Après son concert à Paris, il joua en juillet à Londres et en 1860 devant la reine d’ALire la suite… a été secondé par son frère Léopold, dont la voix de ténor a peut- être plus de puissance que de charme, mais qui a interprété avec beaucoup de chaleur et de sentiment de fort jolies mélodies de M. Benjamin Godard.

Léon Kreutzer ayant affecté par testa­ment une partie de sa fortune à l’exécution de ses œuvres, un premier concert avec chœurs et orchestre a été donné salle Herz, sous la direction de M. Charles LamoureuxLamoureux, CharlesCharles Lamoureux (Bordeaux, 28 septembre 1834 – Paris, 21 décembre 1899), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint en 1854 un 1er prix de violon. Pour gagner sa vie, il joua dans l’orchestre du Grand-Théâtre de Bordeaux, dans celui du Théâtre duLire la suite…. La symphonie en si bémolSymphonie en si bémol majeurSymphonie en si bémol majeur pour orchestre de Léon Kreutzer. L’œuvre fut publiée en 1863, sans nom et sans lieu.Lire la suite… est une œuvre un peu longue, un peu diffuse, mais dans laquelle il y a cependant de rares qualités de style, de jolies idées fort bien développées et un véritable talent d’in­strumentation ; deux mélodies chantées par Mlle Monnier Monnier épouse Legenisel, Adelaïde-Marie-CésarineAdelaïde-Marie-Césarine Monnier (Paris, 19 juin 1849 – ?), contralto. Elle étudia le chant à l’Ecole de Pierre-François Wartel et se produisit en Europe en tournées organisées par l’imprésario Bernard Ullmann en 1867. Elle épousa le violoncelliste solo de l’Opéra-Comique, Gabriel-ThLire la suite…: MélancolieMélancolieMélancolie, mélodie pour soprano solo, avec accompagnement d’orchestre sur un poème de Théophile Gautier mis en musique par Léon Kreutzer.Lire la suite… et la Chanson de MarieChanson de Marie, LaLa Chanson de Marie, mélodie pour soprano solo, avec accompagnement d’orchestre sur un poème d’Auguste Brizeux mis en musique par Léon Kreutzer.Lire la suite…, ont été goûtées par un public d’ailleurs très sympathique, et le meilleur accueil a été fait à une scène shakespea­rienne toute remplie d’ingénieux détails d’orchestre et rappelant un peu la manière d’Hector Berlioz. « Ariel, par l’ordre de Prospero, a suscité une tempête qui en­gloutit le vaisseau de Fernando ; il soulève dans ses bras légers le jeune prince endormi et le transporte dans un site fleuri, au bord de la mer et devant la grotte de Prospero. » J’ai beaucoup moins aimé le drame choral intitulé le Nouveau MondeNouveau Monde, LeLe Nouveau Monde, drame choral pour voix solo et chœur d’hommes sans accompagnement de Léon Kreutzer.Lire la suite…, dont l’accent dramatique manque quelquefois de gran­deur, et qui finit par un chant des plus vulgaires. Des airs de ballet extraits de l’opéra les Filles d’azurFilles d’azur, LesLes Filles d’azur, opéra-féerie de concert en un acte pour soli, chœur et orchestre de Léon Kreutzer. L’œuvre n’a jamais été jouée et n’existe qu’en partition manuscrite préservée à la Bibliothèque Nationale de France.Lire la suite… ont terminé le concert. Je dirai en passant que du vivant de Léon Kreutzer sa symphonie en si bémolSymphonie en si bémol majeurSymphonie en si bémol majeur pour orchestre de Léon Kreutzer. L’œuvre fut publiée en 1863, sans nom et sans lieu.Lire la suite…, répétée par la Société des Concerts, n’avait pas été jugée digne de figurer sur l’un des programmes de l’illustre compagnie, qui s’est montrée beaucoup moins sévère et beaucoup moins partiale dans d’autres cas.

M. WekerlinWeckerlin, Jean-Baptiste-TheodoreJean-Baptiste-Théodore Weckerlen, dit Weckerlin (Guebwiller, 9 novembre 1821 – Trottberg, 10 [20 ?] mai 1910), compositeur, musicologue et bibliothécaire. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine Elwart. En 1850, il fut nommé chef de chœur de la Société Sainte-Cécile. Il fut bLire la suite… n’étant pas, sous le rapport de la fortune, aussi favorisé que l’était M. Léon Kreutzer, M. Jean-Baptiste WekerlinWeckerlin, Jean-Baptiste-TheodoreJean-Baptiste-Théodore Weckerlen, dit Weckerlin (Guebwiller, 9 novembre 1821 – Trottberg, 10 [20 ?] mai 1910), compositeur, musicologue et bibliothécaire. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine Elwart. En 1850, il fut nommé chef de chœur de la Société Sainte-Cécile. Il fut bLire la suite…, qui d’ailleurs n’est pas mort, s’est imposé pendant de longues années toutes sortes de privations pour pouvoir se donner un beau jour le luxe très coûteux de trois concerts à orchestre. Cela vous dit tout de suite que M. WekerlinWeckerlin, Jean-Baptiste-TheodoreJean-Baptiste-Théodore Weckerlen, dit Weckerlin (Guebwiller, 9 novembre 1821 – Trottberg, 10 [20 ?] mai 1910), compositeur, musicologue et bibliothécaire. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine Elwart. En 1850, il fut nommé chef de chœur de la Société Sainte-Cécile. Il fut bLire la suite…, bibliophile très érudit, est un compositeur amoureux de son art et plein de confiance dans le mérite de ses œuvres. Hâtons-nous d’ajouter que cette confiance n’a point été trompée. Des trois grandes compositions de M. WekerlinWeckerlin, Jean-Baptiste-TheodoreJean-Baptiste-Théodore Weckerlen, dit Weckerlin (Guebwiller, 9 novembre 1821 – Trottberg, 10 [20 ?] mai 1910), compositeur, musicologue et bibliothécaire. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine Elwart. En 1850, il fut nommé chef de chœur de la Société Sainte-Cécile. Il fut bLire la suite…, une symphonie intitulée la ForêtSymphonie pour orchestre en fa majeur dite « La Forêt » LJW 39Symphonie pour orchestre en fa majeur dite « La Forêt » LJW 39, de Jean-Baptiste Weckerlin. La symphonie est en quatre mouvements : L’Aurore, La Sieste, Scherzo, Clair de Lune. Final. Elle fut publiée par Brandus & Cie, Paris : 1874.Lire la suite…, l’oratorio la Fête d’AlexandreFête d’Alexandre, LaLa Fête d’Alexandre, drame antique sur un poème de Claude-Joseph Dorat mis en musique par Jean-Baptiste Weckerlin. L’œuvre fut publiée par Durand, Schoenewerk, Paris : 1875.Lire la suite…, qui n’a aucun lien de parenté avec celui de Haendel, et l’IndeInde, L’L’Inde, ode-symphonie en deux parties pour soli, chœur et orchestreDivertissement pour orchestreDivertissement pour orchestre d’Edouard Lalo. Cette suite est extraite de la musique de ballet composée pour son opéra Fiesque. Elle comporte quatre mouvements : Introduction, Aubade, Andantino et Finale. Elle fut créée par le Concert populaire dirigé par Jules Pasdeloup au Cirque d’hiver Lire la suite…, LJW 43, sur des textes de Joseph Méry, Victor Hugo, Lotin de Laval, Leconte de Lisle et Charles Dovalle mis en musique par Jean-Baptiste Weckerlin. L’œuvre fut publiée par G. Flaxland, Paris : 1872.Lire la suite…, ode-symphonie, c’est assurément celle-ci qui est la plus importante et celle qui met le plus en relief les qualités particulières au compositeur. M. WekerlinWeckerlin, Jean-Baptiste-TheodoreJean-Baptiste-Théodore Weckerlen, dit Weckerlin (Guebwiller, 9 novembre 1821 – Trottberg, 10 [20 ?] mai 1910), compositeur, musicologue et bibliothécaire. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine Elwart. En 1850, il fut nommé chef de chœur de la Société Sainte-Cécile. Il fut bLire la suite… est un mélo­diste : il a le don de la couleur et sait faire chanter les instrumens et les voix. Il con­naît la puissance des rhythmes persistans et sait étonner l’oreille par des accouplemens de timbres peu usités. Les diffé­rentes parties de l’IndeInde, L’L’Inde, ode-symphonie en deux parties pour soli, chœur et orchestreDivertissement pour orchestreDivertissement pour orchestre d’Edouard Lalo. Cette suite est extraite de la musique de ballet composée pour son opéra Fiesque. Elle comporte quatre mouvements : Introduction, Aubade, Andantino et Finale. Elle fut créée par le Concert populaire dirigé par Jules Pasdeloup au Cirque d’hiver Lire la suite…, LJW 43, sur des textes de Joseph Méry, Victor Hugo, Lotin de Laval, Leconte de Lisle et Charles Dovalle mis en musique par Jean-Baptiste Weckerlin. L’œuvre fut publiée par G. Flaxland, Paris : 1872.Lire la suite… ont le défaut de ne pas présenter entre elles un lien bien dé­fini et de ne pas offrir au public un intérêt suffisant au point de vue dramatique ; mais cela n’a pas empêché plusieurs morceaux d’être vivement applaudis ; quelques uns même ont été bissés. Nous citerons un peu au hasard et de souvenir la prière du Brahme, la poétique romance des Trois fils d’or, la mélodie de Zanonah et la Danse des Almées.Danse des SylphesDanse des Sylphes, pour piano de Hector Berlioz transcrite pour piano par Franz Liszt S. 475. Cette danse clôt la septième scène (2e partie) de La Damnation de Faust d’Hector Berlioz. Franz Liszt en fit une transcription pour piano en 1860 qui fut publiée par Rieter-Biedermann, Berlin : 1866.Lire la suite… Malheureusement, les succès de concert sont bien fugitifs, et je crois bien qu’au lendemain de sa troisième soi­rée, M. WekerlinWeckerlin, Jean-Baptiste-TheodoreJean-Baptiste-Théodore Weckerlen, dit Weckerlin (Guebwiller, 9 novembre 1821 – Trottberg, 10 [20 ?] mai 1910), compositeur, musicologue et bibliothécaire. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine Elwart. En 1850, il fut nommé chef de chœur de la Société Sainte-Cécile. Il fut bLire la suite… déplorait plus que ja­mais la réserve avec laquelle nos direc­teurs de théâtres lyriques accueillent ses opéras.

Je ne dirai qu’un mot du concert de la Société d’amateurs, dirigée par M. Antoine Guillot de Sainbris, dans lequel en a en­tendu un chœur à quatre voix, avec solo, composé par M. Eugène OrtolanOrtolan, EugèneEugène Ortolan (Paris, 1er avril 1824 – Paris, 12 mai 1891), compositeur. Tout en étudiant le droit, il étudia la musique au Conservatoire de Paris avec Berton et Halévy et obtint un second Prix de Rome en 1845. En 1849, il fut engagé au Ministère des Affaires étrangères où il fera une carLire la suite…, sur une MéditationMeditationArrangement du prelude en do majeur du premier livre du clavecin bien tempere de J.S. Bach. Il en existe plusieurs versions dont celle pour chœur à 6 voix, violon solo, piano et orgue en do majeur, créé par la Société des jeunes artiste le 10 avril 1853 sous le titre de Méditation. Lire la suite… de LamartineLamartine, Alphonse-Marie-LouisAlphonse-Marie-Louis de Prat de Lamartine (Mâcon, 21 octobre 1790 – Paris, 28 février 1869), poète et homme politique. Il acquit une immense célébrité avec son premier recueil de poèmes, Méditations poétiques (1820). Il publia ensuite Les Harmonies poétiques et religieuses (1830) et les Lire la suite…, morceau très mélodique et sagement écrit ; un autre chœur intitulé : Fête musulmaneFête musulmaneFête musulmane pour chœur et orchestre d’Aristide Hignard créé par la Société chorale d’amateurs de Guillot de Sainbris le 26 avril 1873 à la salle Philippe Herz de Paris.Lire la suite…, dont l’au­teur, M. Aristide Hignard, l’un des bons élèves d’HalévyHalévy, Jacques-Fromental-ÉlieJacques-Fromental-Élie Halévy (Paris, 27 mai 1799 – Nice, 12 mars 1862), compositeur. Il étudia la composition au Conservatoire de Paris avec Cherubini et Méhul et obtint le Prix de Rome en 1819. Il débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1827 avec L’Artisan et produisit à ce théâtrLire la suite…, a publié il y a quel­ques années une très intéressante partition d’Hamlet ;HamletHamlet, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier mis en musique par Ambroise Thomas et créé à l’Opéra de Paris le 9 mars 1868.Lire la suite… des fragmens de l’ElieElieElias (Elie), Op. 70, oratorio pour soli, chœur et orchestre en deux parties sur un livret en allemand de Julius Schubring d’après les Livres des Rois 1 et 2 de l’Ancien Testament et créé, dans une version en anglais due à William Bartholomew sous le titre Elijah, au festival triennal de muLire la suite…, de Mendelssohn Mendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite…; le finale du StabatStabat [Mater] à 4 voix, soli et chœur avec accompagnement d’orchestreStabat [Mater] à 4 voix, soli et chœur avec accompagnement d’orchestre de la vicomtesse Clémence de Grandval, créé le 23 février à l’église Saint-Eustache de Paris et rejoué à la salle du Conservatoire de Paris le 22 avril 1870. L’œuvre fut publiée avec accompagnement de piano et hLire la suite…, de Mme de Grandval ; le délicieux petit chœur des ser­vantes, au deuxième acte de Marie-Magde­leine, et enfin la bénédiction des poignards, des Huguenots.Huguenots, LesLes Huguenots, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugene Scribe et  Emile Deschamps, mis en musique par Giacomo Meyerbeer, créé à l’Opéra de Paris le 29 février 1836.Lire la suite… Voilà un programme qui fait honneur au goût et à l’intelligence de M. Guillot de Sainbris.

C’est moi qui suis Sainbris, berger de ce troupeau.

Malheureusement cette année, le trou­peau n’a pas été docile à la voix de son chef.

Il y a eu quelques brebis égarées qui en maints endroits ont failli jeter le désarroi et le trouble dans l’exécution.

C’est chez Erard qu’a eu lieu le concert du jeune pianiste belge, M. Henri Logé. Assurément le talent de cet artiste n’a pas pas encore atteint le dernier degré de la perfection ; mais je ne doute pas que, dans un avenir très rapproché, le jeune virtuose d’aujourd’hui ne soit devenu un maître des plus distingués. Il a exécuté avec une très grande sobriété de jeu et une perfection toute classique l’andanteRomance « O du mein holder Abendstern » (« O ma charmante étoile du soir ») S. 444« O du mein holder Abendstern » (« O ma charmante étoile du soir »), récitatif et romance de l’opéra Tannhäuser de Richard Wagner S. 444, transcrite pour piano par Franz Liszt en 1849 et publiée  par Kistner, Leipzig : 1849.Lire la suite… et le finale de la belle sonate en fa mineurSymphonie no. 9 ré mineur Op. 125Symphonie pour solistes, chœur et orchestre no. 9 en ré mineur Op. 125 dite « Symphonie chorale » de Ludwig van Beethoven dédiée au Frédéric Guillaume III de Prusse et créée au Kärnthnerthortheater de Vienne le 7 mai 1824. Le dernier mouvement contient la partie vocale (solistes et chœLire la suite… de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, et une transcription de la gavotte en Ouverture no. 3 en ré majeur BWV 1068Ouverture no. 3 en ré majeur BWV 1068 pour 3 trompettes, 2 hautbois, 2 timbales, cordes et continuo de Jean-Sébastien Bach. L’œuvre comprend 5 mouvements : ouverture, air, gavotte, bourrée et gigue. Elle fut composée à Leipzig en 1730.Lire la suite…an class= »popup »>réSérénade de Méphistophélès de la Damnation de FaustSérénade de Méphistophélès de la Damnation de Faust d’Hector Berlioz, transcription pour piano par Ernest Redon. Il s’agit de la sérénade que chante Méphistophélès dans la cour de la maison de Marguerite à la scène 11 (3e partie) de La Damnation de Faust et dont les premières paroleLire la suite…an class= »popup »>réSymphonie no. 9 ré mineur Op. 125Symphonie pour solistes, chœur et orchestre no. 9 en ré mineur Op. 125 dite « Symphonie chorale » de Ludwig van Beethoven dédiée au Frédéric Guillaume III de Prusse et créée au Kärnthnerthortheater de Vienne le 7 mai 1824. Le dernier mouvement contient la partie vocale (solistes et chœLire la suite… de Sé­bastien Bach ; son doigté, brillant et rapide, a triomphé avec une aisance parfaite des difficultés dont sont hérissés deux mor­ceaux de caractère pourtant bien différens : la Danse des OmbresDanse des SylphesDanse des Sylphes, pour piano de Hector Berlioz transcrite pour piano par Franz Liszt S. 475. Cette danse clôt la septième scène (2e partie) de La Damnation de Faust d’Hector Berlioz. Franz Liszt en fit une transcription pour piano en 1860 qui fut publiée par Rieter-Biedermann, Berlin : 1866.Lire la suite…, de DupontDupont, Henri-JosephHenri-Joseph Dupont (Paris, 20 mai 1831 – Bagneux/Hauts-de-Seine, 6 avril 1910), corniste. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 1er prix de cor en 1859. Il joua dans l’orchestre de l’Opéra-Comique et dans celui de Jules Pasdeloup puis fut engagé dans l’orchestre de l’OpéraLire la suite…, et la Rapsodie hongroiseRapsodies hongroisesRapsodies hongroises S. 244 no. 1 à 19, pour piano de Franz Liszt. Elles furent composées entre 1846 et 1853 (no. 1 à 15) et 1882/85 (no. 16 à 19). La Rapsodie hongroise no. 2 en do dièse mineur est sans doute la plus célèbre.Lire la suite…, de Liszt.

Au concert de M. AuzendeAuzende, Ange-MarieAnge-Marie Auzende (Marseille, 18 janvier 1850 – Paris, 5 mars 1940), pianiste, compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 1er prix de piano en 1869 dans la classe de Georges Mathias. Il se produisit en concert régulièrement à Paris et enseigna le piano en privLire la suite…, on a fort ap­plaudi une très jolie tarentelleTarentelle, op. 2Tarentelle, op. 2 pour piano de Victor Sieg. L’œuvre fut publiée par E. W. Fritzsch, Leipzig.Lire la suite… de M. Vic­tor Sieg, la polonaise en mi bémolSymphonie en si bémol majeurSymphonie en si bémol majeur pour orchestre de Léon Kreutzer. L’œuvre fut publiée en 1863, sans nom et sans lieu.Lire la suite…, de Schuloff, et un quintette pour instrumens à cordes, composé par M. AuzendeAuzende, Ange-MarieAnge-Marie Auzende (Marseille, 18 janvier 1850 – Paris, 5 mars 1940), pianiste, compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 1er prix de piano en 1869 dans la classe de Georges Mathias. Il se produisit en concert régulièrement à Paris et enseigna le piano en privLire la suite…, œuvre finement travaillée et écrite dans ce style sobre dont les maîtres du genre se sont bien rarement écartés.

Je citerai un peu au courant de la plume, et avec le regret de ne pouvoir m’épancher davantage, les soirées musicales auxquelles ont bien voulu me convier Mme Montigny- Rémaury, Mlle Laure Bedel, Mme Eugénie DevauxDevaux, EugénieEugénie Devaux ( ? – ?), pianiste. Autre que ce récital mentionné par Ernest Reyer, cette pianiste ne semble pas avoir laissé de traces.Lire la suite…, Mlle PerezPerez de Brambilla, Emilie-Adrienne-Marie-MathildeEmilie-Adrienne-Marie-Mathilde Perez de Brambilla (Marseille, 9 février 1844 – Paris, avant le 19 janvier 1931), pianiste et professeur. Elle étudia le piano avec Anton Rubinstein et se produisit en concert aussi bien à Marseille, où elle enseignait au Conservatoire de la ville, qu’à Nice, Lire la suite…, l’un des meilleurs pro­fesseurs du Conservatoire de Marseille, M. Charles PoisotPoisot, Charles EmileCharles-Emile Poisot (Dijon, 7 juillet 1822 – Dijon, 4 mars 1904), compositeur et pianiste.  Il étudia le piano avec Louis Adam et Camille Stamaty et la composition avec Fromental Halévy. Il fit représenter Le Paysan à l’Opéra-Comique (1850), et publia un Essai sur les musiciens bourguignLire la suite…, M. Magnus, M. Albert Sowinski, Mlle LuiginiLuigini, Julie-AmélieJulie-Amélie Luigini (Lyon, 19 juillet 1848 – ?), mezzo-soprano. Elle créa La Mandragore (Litolff) aux Théâtre des Fantaisies-Parisiennes de Bruxelles en janvier 1876, Le Capitaine Fracasse (Pessard, 1878) au Théâtre-Lyrique, salle Ventadour à Paris, fut en représentation au Grand-ThéâtreLire la suite… et Mlle Célestine Maurice, premier prix du Conservatoire et élève de Mme Louise Farrenc. Je citerai également le concert de M. Arved PoortenPoorten, ArvedArved Poorten (Riga, ? 1835 – Riga, 20 mars [1er juin] 1901), violoncelliste et compositeur. Il étudia le violoncelle avec Friedrich August Kummer à Dresde et au Conservatoire de Bruxelles avec Adrien-François Servais. Il se produisit en tournée en Belgique, Hollande et Russie où il devint Lire la suite…, violon­celliste attaché à la chapelle impériale et au Conservatoire de Saint-Pétersbourg, auteur d’un petit livre très amusant et plein de curieux détails ayant pour litre : Tour­née artistique dans l’intérieur de la Russie. Tournée artistique dans l’intérieur de la RussieTournée artistique dans l’intérieur de la Russie par Arved Poorten. L’ouvrage fut publié par C. Muquardt, Bruxelles : 1873 et par H. Merzbach, Bruxelles : 1873.Lire la suite…M. PoortenPoorten, ArvedArved Poorten (Riga, ? 1835 – Riga, 20 mars [1er juin] 1901), violoncelliste et compositeur. Il étudia le violoncelle avec Friedrich August Kummer à Dresde et au Conservatoire de Bruxelles avec Adrien-François Servais. Il se produisit en tournée en Belgique, Hollande et Russie où il devint Lire la suite… joint à une belle qualité de son une très grande netteté d’archet, beaucoup de délicatesse et de charme dans l’expres­sion.

Félicitons M. Bourgault-DucoudrayBourgault-Ducoudray, Louis-AlbertLouis-Albert Bourgault-Ducoudray (Nantes, 2 février 1840 – Vernouillet/Yvelines, 14 juillet 1914), compositeur, musicologue et chef d’orchestre. Il fit des études de droit tout en étudiant la musique au Conservatoire de Nantes. En 1858, il fit représenter à Nantes son opéra-comique L’AteLire la suite… pour la façon magistrale dont il a dirigé l’exé­cution de la ravissante pastorale de Haendel Acis et GalathéeAcis and Galathea (Acis et Galatée)Acis and Galathea (Acis et Galatée), HWV 49, opéra pastoral en un acte sur un livret en anglais de John Gay mis en musique par George Frideric Haendel et créé en privé chez le duc de Chandos à Cannons en juillet 1718. La première représentation publique eut lieu au Théâtre de Lincoln’s ILire la suite… et l’oratorio la Fête d’AlexandreFête d’Alexandre, LaLa Fête d’Alexandre, drame antique sur un poème de Claude-Joseph Dorat mis en musique par Jean-Baptiste Weckerlin. L’œuvre fut publiée par Durand, Schoenewerk, Paris : 1875.Lire la suite…, dans lequel Mme Charton-Demeur a fait admirer la perfection de son style et le timbre si sympathique de sa jolie voix.

Mes félicitations ne manqueront pas non plus à M. Pasdeloup, dont l’infatigable activité apporte à chaque série de ses con­certs quelque nouvel élément de succès, et qui, tout en laissant à la musique clas­sique la place importante qui lui revient de droit, fait une large part à la musique moderne.

C’est ainsi qu’on a vu figurer sur les pro­grammes des Concerts populaires de cette année des fragmens du RequiemTournée artistique dans l’intérieur de la RussieTournée artistique dans l’intérieur de la Russie par Arved Poorten. L’ouvrage fut publié par C. Muquardt, Bruxelles : 1873 et par H. Merzbach, Bruxelles : 1873.Lire la suite… de M. Lenepveu, l’ArtésienneL’ArlésienneL’Arlésienne, musique de scène pour chœur et orchestre de Georges Bizet pour la pièce de théâtre en trois actes d’Alphonse Daudet, adaptée de sa nouvelle éponyme, initialement publiée dans le quotidien L’Événement du 31 août 1866, avant d’être intégrée au recueil des LettreLire la suite… de M. Georges Bizet, les ErynniesErynnies, Les op. 10Les Erynnies, op. 10, musique de scène de Jules Massenet pour la tragédie en deux parties et en vers de Charles-Marie-René Leconte de Lisle. La musique fut commandée par le directeur du Théâtre de l’Odéon de Paris, Félix-Henri Duquesnel, pour la création de la tragédie de Leconte de LislLire la suite… et la deuxième Suite d’or­chestreSuite d’orchestre no. 1Suite d’orchestre no. 1, d’Ernest Guiraud. La suite est en quatre mouvements : Prélude (ré mineur), Intermezzo (sol majeur), Andante (si bémol majeur) et Carnaval (fa majeur), et créée au Concerts Populaires diriges par Jules Pasdeloup au Cirque d’hiver de Paris le 28 janvier 1872. Elle Lire la suite… de M. Massenet, un divertissement de M. Lalo, l’ouverture d’Ivan SoussanineIvan SoussanineIvan Soussanine, titre original d’Une Vie pour le Tsar, opéra en cinq actes, sur un livret du baron Yegor Rosen et Vassili Joukovski, mis en musique par Michael Glinka et créé au Théâtre impérial de Saint-Pétersbourg le 9 octobre 1836.Lire la suite…, opéra du compositeur russe Glinka, le con­certo en la majeur et le Rouet d’Omphale Rouet d’Omphale, op. 31Le Rouet d’Omphale, op. 31 en la majeur, poème symphonique pour orchestre de Camille Saint-Saëns. L’œuvre fut créée dans une version pour deux pianos lors du premier concert organisé par la nouvelle Société Nationale de Musique par Camille Saint-Saëns et Alexis de Castillon le 7 décembLire la suite…de M. Camille Saint-SaënsSaint-Saëns, Charles-CamilleCharles-Camille Saint-Saëns (Paris, 9 octobre 1835 – Alger, 16 décembre 1921), pianiste, organiste et compositeur. Il étudia le piano avec Camille Stamaty et donna son premier concert public en 1843. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François Benoist (orgue) et Fromental Halévy (compoLire la suite…, la symphonie en miRomance « O du mein holder Abendstern » (« O ma charmante étoile du soir ») S. 444« O du mein holder Abendstern » (« O ma charmante étoile du soir »), récitatif et romance de l’opéra Tannhäuser de Richard Wagner S. 444, transcrite pour piano par Franz Liszt en 1849 et publiée  par Kistner, Leipzig : 1849.Lire la suite… bémol de Robert Schumann et trois ouver­tures du même maître (Geneviève, Manfred Manfred Op. 115Manfred, Op. 115, poème dramatique pour plusieurs récitants, solistes, chœur et orchestre sur le poème de Lord Byron mis en musique par Robert Schumann et créé au Gewandhaus de Leipzig le 14 mars 1852.Lire la suite…et la Fiancée de MessineOuverture de La Fiancée de Messine, op. 100Ouverture de La Fiancée de Messine, op. 100 pour orchestre de Robert Schumann. L’œuvre fut inspirée par le livret d’opéra que lui envoya Richard Pohl, livret fondé sur le drame éponyme de Friedrich Schiller. Schumann termina l’ouverture le 12 janvier 1851 mais il ne composa rien sur le lLire la suite…), la Suite d’or­chestreSuite d’orchestre no. 1Suite d’orchestre no. 1, d’Ernest Guiraud. La suite est en quatre mouvements : Prélude (ré mineur), Intermezzo (sol majeur), Andante (si bémol majeur) et Carnaval (fa majeur), et créée au Concerts Populaires diriges par Jules Pasdeloup au Cirque d’hiver de Paris le 28 janvier 1872. Elle Lire la suite… de M. Ernest Guiraud, le finale du deuxième acte de SigurdSigurdSigurd, opéra en quatre actes sur un livret de Camille du Locle et Alfred Blau, mis en musique par Ernest Reyer et créé au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles le 7 janvier 1884.Lire la suite… (ici je joins à mes félicitations mes remercîmens les plus sin­cères), l’ouverture du Carnaval romainOuverture « Le Carnaval Romain »;Ouverture « Le Carnaval romain », ouverture caractéristique pour orchestre de Hector Berlioz créée à la salle Herz de Paris le 3 février 1844.Lire la suite…, celle des Francs-JugesOuverture « Les Francs-Juges »Ouverture pour l’opéra Les Francs-Juges sur un livret de Humbert Ferrand dont il ne reste plus que cinq fragments dont cette ouverture pour orchestre, créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 26 mai 1828.Lire la suite… et ces fragmens tou­jours applaudis de Roméo et Juliette et de la Damnation de Faust.Damnation de Faust, LaLa Damnation de Faust, légende dramatique en quatre parties, Op. 24, pour solistes, double chœur, chœur d’enfants et orchestre sur un texte de Gérard de Nerval traduit de Wolfganf von Goethe avec des ajouts d’Almire Gandonnière, mis en musique par Hector Berlioz et créé à l’Opéra-ComLire la suite…

Ma tâche est terminée, sauf erreurs et omissions que je m’empresserai de réparer, tant j’ai le désir, ne pouvant satisfaire tout le monde, de n’oublier personne. MaisMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite… je ne me dissimule pas que ce feuilleton n’a guère plus d’intérêt qu’une page détachée de l’Almanach des 25,000 adresses.

E. Reyer.