Le Journal des Débats, 12 juin 1869 (article signé E. Reyer).

FEUILLETON DU JOURNAL DES DEBATS

DU  12 JUIN 1869.

REVUE MUSICALE.

Séance annuelle de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques. —THEATRE DE L’OPERA-COMIQUE : La Fontaine de BernyFontaine de Berny, LaLa Fontaine de Berny, opéra-comique en opérette en un acte sur un livret d’Alberic Second mis en musique par Adolphe Nibelle et créée à l’Opéra-Comique le 2 juin 1869. Lire la suite…, un acte, paroles de M. Albéric SecondSecond, AlbéricAlberic Second (Angoulême, 17 juin 1817 – Paris, 2 juin 1887), journaliste, écrivain et auteur dramatique. Il collabora au Charivari  et fut l’un des cofondateurs de La Comédie parisienne (1857). Il collabora au Figaro et fonda avec Hippolyte de Villemessant le Grand Jounal (1864). Il fut égaLire la suite…, musique de M. Adolphe NibelleNibelle, Adolphe-AndréAdolphe-André Nibelle (Gien, 9 octobre 1825 – Paris, 17 mars 1895), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix d’harmonie en 1850. Il poursuivit en parallèle des études de droit et devint avocat. Il composa surtout de la musique vocale : des recueils de mélLire la suite…. — Deux mélodies de M. Antony ChoudensChoudens, AntonyAntony Choudens (Paris, 11 février, 1849 – Fontainebleau, 15 juillet 1902), compositeur. Deuxième fils d’Antoine de Choudens, il fut associé en 1874, tout comme son frère aîné Paul, à la maison d’édition familiale. Cependant, Antony se retira de l’affaire en 1885. Il étudia la compoLire la suite….

La réunion d’une partie des membres de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques a eu lieu dimanche 30 mai, à la salle Herz. Il s’agissait d’entendre la lecture du rapport de M. le secrétaire et de celui de M. le trésorier, de discuter certaines questions qui intéressent particulièrement MM. les compositeurs et de nommer cinq commissaires nouveaux en remplacement de ceux dont le mandat venait d’expirer. Mais comme le temps était beau, et que pour un très grand nombre de sociétaires il y avait sans doute plus d’attrait au dehors qu’au dedans, les trois quarts des banquettes étaient inoccupées, et les musiciens surtout se faisaient remarquer par leur absence. Sur les deux qui ont le droit de s’asseoir autour du tapis vert de la commission, un seul était à son poste, M. JonasJonas, EmileÉmile Jonas (Paris, 5 mars 1825 – Saint-Germain-en-Laye, 22 mai 1905), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix d’harmonie en 1847 et un second Grand Prix de Rome en 1849. De 1847 à 1866, il fut professeur de solfège au Conservatoire de Paris. En 1857, il fLire la suite…, inspecteur général des musiques de la garde nationale, auquel l’habitude de porter l’uniforme donne le rare mérite d’une exactitude toute militaire. M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…, à l’heure où il était beaucoup question de lui, à propos de ses œuvres destinées à enrichir le futur répertoire de l’Opéra-Comique, au très grand désavantage d’un théâtre rival, d’un rival peu fortuné, M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… rêvait probablement sous les frais ombrages de Montretout. Heureux ceux qui peuvent rêver quand tant d’autres sont obligés de demeurer face à face avec la plus banale, la plus stupide et la plus triste des réalités ! Evidemment si M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… eût été là, il se serait levé avant moi, et avec plus d’autorité que moi, pour protester contre un passage du rapport de M. le secrétaire qui a sans doute échappé à l’attention de notre confrère le capitaine JonasJonas, EmileÉmile Jonas (Paris, 5 mars 1825 – Saint-Germain-en-Laye, 22 mai 1905), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix d’harmonie en 1847 et un second Grand Prix de Rome en 1849. De 1847 à 1866, il fut professeur de solfège au Conservatoire de Paris. En 1857, il fLire la suite…. L’usage impose à M. le rapporteur l’obligation d’exprimer les regrets de la Société à propos des membres qu’elle a perdus dans le courant de l’année et de jeter quelques fleurs sur leur tombe. Les convenances ne lui commandent-elles pas aussi de citer, avec des éloges dignes de leur génie ou de leur renommée, les grands artistes dont la poésie ou la musique portent le deuil, sans qu’il ait à s’inquiéter de savoir si ces grands artistes faisaient ou ne faisaient pas partie de la Société ? Et pourtant, lorsque je me suis montré douloureusement surpris de voir1e nom de BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… figurer sèchement, sans la moindre épithète louangeuse, dans le rapport de M. le secrétaire, aussi sèchement que celui de M. Dunan-MousseuxGadon, Antoine dit Dunan-MousseuxAntoine Gadon dit Dunan-Mousseux (Saint-Amand-Montrond/Cher, 18 octobre 1825 – Paris, 4 août 1868), auteur dramatique, chansonnier et journaliste. Il travaillait dans un commerce du passage du Grand-Cerf : La Halle aux habits. Il fit représenter plusieurs de ses pièces au Théâtre des DélasseLire la suite…, tandis que Rossini y brillait avec son auréole habituelle et que de simples vaudevillistes eux-mêmes y étaient fort exaltés pour leur talent comme pour leurs succès, la belle et bonne raison, l’excellente et incomparable excuse qui m’a été donnée, c’est que BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… ne faisait pas partie de la Société ! Dans ce cas, n’aurait-il pas mieux valu ne point parler de lui ? La gloire du maître n’eût pas été plus atteinte par ce silence qu’elle ne l’a été par ce dédain ; mais du moins aurait-on pu croire à un oubli involontaire et accuser seulement la mémoire de M. le secrétaire-rapporteur. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… est mort dans l’année, comme M. Dunan-MousseuxGadon, Antoine dit Dunan-MousseuxAntoine Gadon dit Dunan-Mousseux (Saint-Amand-Montrond/Cher, 18 octobre 1825 – Paris, 4 août 1868), auteur dramatique, chansonnier et journaliste. Il travaillait dans un commerce du passage du Grand-Cerf : La Halle aux habits. Il fit représenter plusieurs de ses pièces au Théâtre des DélasseLire la suite…, et voilà tout ; il est mort, et il ne faisait pas partie de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, ce qui, aux termes du règlement, dispense M. le secrétaire de rappeler dans son rapport que ce mort illustre était un musicien de génie, l’un des plus illustres de notre époque et de toutes les époques, de notre pays et de tous les pays ; qu’il est l’auteur de Roméo et Juliette Romeo et JulietteRoméo et Juliette, symphonie dramatique, Op. 17, pour solistes, chœur et orchestre sur un texte d’Emile Deschamps d’après William Shakespeare, composée par Hector Berlioz et créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 24 novembre 1839.Lire la suite…et des TroyenTroyens, LesLes Troyens, opéra en cinq actes sur un livret et une musique de Hector Berlioz dont les trois derniers actes furent créés sous la direction de Berlioz au Théâtre-Lyrique de Paris le 4 novembre 1863 sous le titre: Les Troyens à Carthage.Lire la suite…s, de la Damnation de FaustDamnation de Faust, LaLa Damnation de Faust, légende dramatique en quatre parties, Op. 24, pour solistes, double chœur, chœur d’enfants et orchestre sur un texte de Gérard de Nerval traduit de Wolfganf von Goethe avec des ajouts d’Almire Gandonnière, mis en musique par Hector Berlioz et créé à l’Opéra-ComLire la suite… et de la Symphonie fantastique, de Benvenuto CelliniBenvenuto CelliniBenvenuto Cellini, opéra en deux actes sur un livret de Léon Wailly et Auguste Barbier mis en musique par Hector Berlioz et créé à l’Opéra de Paris le 10 septembre 1838.Lire la suite… et de l’Enfance du Christ Enfance du Christ, L’L’Enfance du Christ, trilogie sacrée pour récitant (ténor), soli, chœur et orchestre sur un livret et une musique de Hector Berlioz, créée à la salle Herz à Paris le 10 décembre 1854. Les trois parties de cette œuvre ont pour titre: Le Songe d’Hérode; La Fuite en Egypte; L’ArrivéLire la suite…; qu’il avait, comme écrivain dramatique, beaucoup plus de talent que ceux dont la spécialité est de faire des livrets d’opéras ; que ses feuilletons étaient plus intéressans, plus spirituels et mieux écrits que tous les rapports officiels où il y a d’inexplicables lacunes, et même que ceux où il n’y en a pas ; que la postérité s’apprête à le venger déjà des injustices et des insultes de ses contemporains, et qu’il laisse des Mémoires remplis de pages éloquentes et de sanglantes ironies qui iront sûrement à leur adresse. Eh bien ! ce que M. le secrétaire de la commission n’a pas dit, je prends la liberté de le dire, comme je l’ai dit déjà, comme je le redirai encore à l’occasion, parce que tel est mon droit, parce que je suis membre de cette Société dont BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… ne faisait pas partie, de cette Société dont les commissaires sont nommés à l’élection, et que, par conséquent, c’est un peu en mon nom que M. le secrétaire-rapporteur a parlé. Certes je ne me suis point imposé la tâche de me faire en toute circonstance le champion de BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…. Je le loue ici, un autre peut bien le critiquer ailleurs : il n’y a rien de plus respectable qu’une opinion quand elle est sincère ;  mais, dans un rapport officiel, il ne s’agit pas de l’opinion personnelle du rapporteur, et quand même celui-ci nous eût dit : « Je me crois dispensé d’ajouter le moindre éloge au nom d’Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, parce que Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… ne faisant pas partie de notre Société, c’est déjà beaucoup de citer le nom de ce compositeur », j’aurais demandé que M. le secrétaire voulût bien s’en tenir à l’observation pure et simple du règlement. Maintenant je dois à la vérité de déclarer qu’après m’avoir fait observer que BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, n’étant point membre de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, n’avait pas droit à plus d’éloges que M. Dunan-MousseuxGadon, Antoine dit Dunan-MousseuxAntoine Gadon dit Dunan-Mousseux (Saint-Amand-Montrond/Cher, 18 octobre 1825 – Paris, 4 août 1868), auteur dramatique, chansonnier et journaliste. Il travaillait dans un commerce du passage du Grand-Cerf : La Halle aux habits. Il fit représenter plusieurs de ses pièces au Théâtre des DélasseLire la suite… qui en faisait partie, M. le président, sur mon insistance appuyée par un de nos jeunes et vaillans confrères, M. Victorin JoncièresJoncières, Victorin deFélix-Ludger Rossignol de Joncières dit Victorin de Joncières (Paris, 12 avril 1839 – Paris, 26 octobre 1903), compositeur. Son père était l’avocat et journaliste à La Patrie Auguste-Félix de Joncières. Il étudia la peinture tout en cultivant la musique. À vingt ans, il composa une opLire la suite…, a décidé que le règlement serait violé, et qu’on ferait à l’auteur des TroyensTroyens, LesLes Troyens, opéra en cinq actes sur un livret et une musique de Hector Berlioz dont les trois derniers actes furent créés sous la direction de Berlioz au Théâtre-Lyrique de Paris le 4 novembre 1863 sous le titre: Les Troyens à Carthage.Lire la suite… l’aumône d’une louange. M. le président, dont l’impartialité et la parfaite courtoisie sont bien connues, ne pouvait oublier que, si les règlemens ont leurs exigences, le génie a aussi ses privilèges. Ah ! j’aime à le répéter : si mon ami GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…, l’un des plus fervens et des plus sincères admirateurs de BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, eût siégé au banc de la commission, comme c’était son devoir, à côté de son collègue le capitaine JonasJonas, EmileÉmile Jonas (Paris, 5 mars 1825 – Saint-Germain-en-Laye, 22 mai 1905), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix d’harmonie en 1847 et un second Grand Prix de Rome en 1849. De 1847 à 1866, il fut professeur de solfège au Conservatoire de Paris. En 1857, il fLire la suite…, il eût été au-devant de ma réclamation, ou, tout au moins, il l’eût chaleureusement soutenue.

Autre incident : les droits d’auteur acquis à M. Richard WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite… et prélevés sur les représentations de Rienzi RienziRienzi, opéra en cinq actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre royal de la Cour à Dresde le 20 octobre 1842. La version en français due à Charles Nuitter et Jules Guillaume fut créée au Théâtre-Lyrique de Paris le 6 avril 1867.Lire la suite…(qu’importe le chiffre ?) sont mis sous séquestre ; la commission prétend les faire entrer dans la caisse de la Société dont M. WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite… n’a point encore l’honneur de faire partie, honneur qui, sans doute, ne lui serait point refusé le jour où il le solliciterait. En agissant comme elle le fait à l’égard de M. WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite…, je crains bien que la commission ne veuille user de représailles, ce qui ne me semble pas tout à fait digne de la Société qu’elle représente, ni conforme au but qu’elle se propose. Au lieu d’atteindre les directeurs récalcitrans, les directeurs étrangers, cela va sans dire, auxquels elle reproche de ne pas respecter les traités internationaux, c’est un auteur qu’elle frappe. Entendons-nous cependant : M. WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite…, bien avisé et bien conseillé, quand il a autorisé M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite… à jouer Rienzi RienziRienzi, opéra en cinq actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre royal de la Cour à Dresde le 20 octobre 1842. La version en français due à Charles Nuitter et Jules Guillaume fut créée au Théâtre-Lyrique de Paris le 6 avril 1867.Lire la suite…au Théâtre-Lyrique, s’est assuré le paiement de la totalité de ses droits, de sorte que si les tribunaux devant lesquels un procès est engagé entre la commission et M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite… donnent raison à la commission, M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite… devra payer deux fois. Le principe sera sauf évidemment, mais la légitimité de ce principe en sera-t-elle moins discutable ? D’abord si les directeurs étrangers, les directeurs allemands, par exemple, ne respectent pas toujours les traités dont les clauses varient suivant les pays, mais dont le fond est à peu près partout le même, c’est que les auteurs ou ceux qui les représentent négligent le plus souvent de se conformer aux obligations préliminaires : le dépôt de la traduction de leur œuvre. M. ChoudensChoudens, AntonyAntony Choudens (Paris, 11 février, 1849 – Fontainebleau, 15 juillet 1902), compositeur. Deuxième fils d’Antoine de Choudens, il fut associé en 1874, tout comme son frère aîné Paul, à la maison d’édition familiale. Cependant, Antony se retira de l’affaire en 1885. Il étudia la compoLire la suite…, par exemple, l’éditeur des œuvres de M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…, ne s’étant jamais rendu coupable d’une pareille négligence, n’a jamais vu ni ses droits méconnus, ni ses intérêts compromis dans aucune ville d’Allemagne par aucun directeur, et FaustDamnation de Faust, LaLa Damnation de Faust, légende dramatique en quatre parties, Op. 24, pour solistes, double chœur, chœur d’enfants et orchestre sur un texte de Gérard de Nerval traduit de Wolfganf von Goethe avec des ajouts d’Almire Gandonnière, mis en musique par Hector Berlioz et créé à l’Opéra-ComLire la suite… a été joué sur presque toutes les scènes allemandes. Quant aux conventions particulières qui ont pu être arrêtées entre M. ChoudensChoudens, AntonyAntony Choudens (Paris, 11 février, 1849 – Fontainebleau, 15 juillet 1902), compositeur. Deuxième fils d’Antoine de Choudens, il fut associé en 1874, tout comme son frère aîné Paul, à la maison d’édition familiale. Cependant, Antony se retira de l’affaire en 1885. Il étudia la compoLire la suite… et M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…, il importe peu de les connaître. Le directeur a payé en même temps la partition et le droit de représenter l’ouvrage, voilà le point essentiel. Maintenant, sans entrer dans une discussion approfondie de la question, ce qui nous mènerait un peu loin et par des chemins pleins de broussailles dans lesquels il n’est guère prudent de s’aventurer, disons que la commission, lorsqu’elle a décidé que tous les ouvrages joués à l’Opéra-Comique et au Théâtre-Lyrique, tous indistinctement, seraient soumis aux mêmes droits, s’est préoccupée bien moins de sauvegarder les intérêts des compositeurs étrangers que de réprimer l’abus que faisaient les directeurs de ces deux théâtres des traductions d’opéras italiens ou allemands et des ouvrages tombés dans le domaine public. Pour M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite…, le droit à payer est de 10 pour 100 pendant les deux premières années de sa gestion et de 12 pour 100 pendant les années suivantes, la durée de son privilège étant de cinq ans. Il lui est donc indifférent que la somme prélevée sur sa recette reçoive telle ou telle destination, qu’elle entre dans la poche des auteurs ou dans la caisse de la Société ; mais dès l’instant que la commission s’attribue des droits dont M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite… a fait l’avance à un compositeur joué sur son théâtre, parce que c’était une condition sine qua non mise à la représentation de l’œuvre de ce compositeur, M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite… a cent fois raison de dire à la commission : Votre procédé m’étonne singulièrement, et cette fois encore, en voulant atteindre un compositeur étranger, vous manquez complètement votre but. M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite…, en allant se concerter avec M. Richard WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite… pour la représentation de RienziRienziRienzi, opéra en cinq actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre royal de la Cour à Dresde le 20 octobre 1842. La version en français due à Charles Nuitter et Jules Guillaume fut créée au Théâtre-Lyrique de Paris le 6 avril 1867.Lire la suite…, a accompli un acte de déférence ; en assurant au compositeur le paiement de ses droits, il a  fait un acte délicatesse dont je suis bien sûr qu’il ne se repentira pas, quelle que soit l’issue du procès ; d’ailleurs si M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite… n’avait pas traité avec M. WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite…, n’aurait-il pas été forcé de traiter avec M. FlaxlandFlaxland, Gustave-AlexandreGustave-Alexandre Flaxland (Strasbourg, 21 janvier 1821 – Paris, 11 novembre 1895), éditeur de musique. En 1847, il s’établit à Paris dans un magasin sur la place de la Madeleine. Ami de Richard Wagner, il en publia les œuvres en France (Rienzi, Le Vaisseau fantôme, Tannhäuser, Lohengrin) Lire la suite…, l’éditeur et le propriétaire des œuvres du maître allemand, et d’en passer par les conditions que M. FlaxlandFlaxland, Gustave-AlexandreGustave-Alexandre Flaxland (Strasbourg, 21 janvier 1821 – Paris, 11 novembre 1895), éditeur de musique. En 1847, il s’établit à Paris dans un magasin sur la place de la Madeleine. Ami de Richard Wagner, il en publia les œuvres en France (Rienzi, Le Vaisseau fantôme, Tannhäuser, Lohengrin) Lire la suite… lui aurait imposées ? Mais la commission est assez riche pour se montrer généreuse à l’occasion. Que M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite… se rassure donc : ce qui importé à la commission c’est de résoudre une question de principe, et elle estime que ce ne serait pas payer trop cher le triomphe auquel elle aspire, que de restituer de son plein gré à M. WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite… ou à M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite… les droits perçus sur les représentations de RienziRienziRienzi, opéra en cinq actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre royal de la Cour à Dresde le 20 octobre 1842. La version en français due à Charles Nuitter et Jules Guillaume fut créée au Théâtre-Lyrique de Paris le 6 avril 1867.Lire la suite….

En dehors de la question des droits du compositeur, on voit surgir la question non moins délicate des droits du traducteur. Ces droits, la Société ne peut pas les confisquer à son profit, mais elle prétend s’en attribuer une partie. M. NuitterNuitter, Charles-Louis-EtienneCharles-Louis-Étienne Truinet, dit Charles Nuitter (Paris, 24 avril 1828 – Paris, 24 février 1899), librettiste et archiviste. Après des études de droit, il fut reçu à la cour d’appel de Paris en 1849. Sa première œuvre représentée fut L’Amour dans un ophicléide (Théâtre du PalaisLire la suite… n’étant pas de cet avis, le tribunal décidera. Si la commission frappe d’une retenue les droits du traducteur, on peut lui demander pourquoi elle n’exerce pas une retenue analogue sur telle œuvre qui n’a fait que changer de forme en arrivant au théâtre ; pourquoi, quand on joue, par exemple, un opéra dont le livret est emprunté à Gœthe ou à ShakespeareShakespeare, WilliamWilliam Shakespeare (Stratford-upon-Avon, baptisé le 26 avril 1564 – Stratford-upon-Avon, 3 mai 1616), auteur dramatique et poète. Il est considéré comme l’un des plus grands écrivains de la littérature anglaise. Il écrivit 37 comédies et tragédies entre 1580 et 1613. Il épousa Anne HathLire la suite…, les droits de ShakespeareShakespeare, WilliamWilliam Shakespeare (Stratford-upon-Avon, baptisé le 26 avril 1564 – Stratford-upon-Avon, 3 mai 1616), auteur dramatique et poète. Il est considéré comme l’un des plus grands écrivains de la littérature anglaise. Il écrivit 37 comédies et tragédies entre 1580 et 1613. Il épousa Anne HathLire la suite… et de GoetheGoethe, Johann Wolfgang vonJohann Wolfgang von Goethe (Francfort, 28 août 1749 – Weimar, 22 mars 1832), écrivain. Son œuvre est prolifique et presqu’encyclopédique puisqu’il a écrit des poèmes, des drames, des romans mais aussi des ouvrages de botanique et d’ostéologie et d’analyse du spectre des couleurs. Ses Lire la suite… ne sont pas réservés. La Société des auteurs et compositeurs dramatiques possède environ 75,000 livres de rente qui, dans neuf ans, c’est-à-dire à l’époque fixée pour la dissolution de la Société, seront répartis entre ses membres au prorata des droits qu’ils auront touchés. Les héritiers de ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite… et ceux de MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite… auront une bonne part du gâteau ; 75,000 livres de rente, c’est un beau denier, et l’on ne peut pas dire qu’au point de vue de nos intérêts pécuniaires, les commissions qui se sont succédé depuis près d’un demi-siècle n’aient montré une grande aptitude et beaucoup de zèle ; mais je voudrais que ceux que nous avons élus pour être nos mandataires apportassent la même aptitude et le même zèle quand ils ont à défendre nos intérêts moraux. Il faut, et ce doit être là leur vœu le plus cher, que MM. les commissaires, chaque fois qu’une contestation s’élève entre un membre de la Société et un directeur de théâtre, quel qu’il soit, agissent de façon, à faire proclamer leur indépendance plus haut encore que leurs autres vertus. Dans bien des cas, les membres de la commission sont nos juges naturels, et chacun sait que l’indépendance doit être la première vertu des juges.

A la dernière réunion, une voix s’est élevée pour demander qu’à l’avenir les ouvrages que l’Opéra-Comique prendrait au Théâtre-Lyrique ne soient plu considérés comme ouvrages nouveaux, et par conséquent ne puisse compter au nombre des nouveautés que M. de LeuvenLeuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 – Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d’un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite… est obligé de jouer chaque année. C’est à propos de la reprise de Jaguarita Jaguarita l’IndienneJaguarita l’Indienne, opéra-comique en un acte sur un livret de Henri de Saint-Georges et Adolphe de Leuven, mis en musique par Fromental Halévy et créé au Théâtre-Lyrique le 14 mai 1855.Lire la suite…et du transfert probable des œuvres de M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… à l’Opéra-Comique que cette motion a été faite. Elle a été bien accueillie, et il ne pouvait guère en être autrement. Mais pourquoi faut-il remercier d’une pareille initiative un simple sociétaire, au lieu d’en attribuer tout le mérite à un membre de la commission ? Je ferai remarquer entre parenthèses que, sur les neuf membres dont se compose la commission, il n’y a que deux musiciens. Aujourd’hui que le nombre de nos théâtres lyriques a doublé, et qu’aux théâtres rangés dans cette catégorie il faut ajouter ceux qui ne se contentent plus des simples flons-flons du vaudeville, deux compositeurs de musique, ce n’est point assez, surtout quand sur les deux il y eu a au moins un qui ne se pique pas d’une assiduité exemplaire aux séances de la Société. J’en sais quelque chose, puisque j’ai été il y a quelques années l’un de ces deux-là.

L’Opéra est en grand émoi. La commission s’occupe d’élaborer un projet par lequel notre première scène lyrique serait assujettie à un droit proportionnel de 10 pour 100, au lieu du droit fixe de 500 fr. qu’elle paie pour un opéra en cinq actes ou pour un spectacle composé d’un ballet et d’un lever de rideau. C’est sous le ministère de M. WalewskiWalewski, Alexandre Florian Joseph, ComteAlexandre Florian Joseph, Comte Walewski (Walewice/Pologne, 4 mai 1810 – Strasbourg, 2 septembre 1868), homme politique. Il était le fils de Napoléon 1er et de la comtesse Marie Walewska. Il s’installa à Paris en 1827 et fut naturalisé français en 1833. Il embrassa la carrière politique enLire la suite… que ce droit fixe a été maintenu à 500 fr. ; il s’abaissait auparavant (étrange anomalie !) à la quarantième représentation d’un ouvrage. Les auteurs ne touchaient plus alors que 200 fr., et l’on peut dire qu’ils devenaient victimes de leur succès.

Les prétentions de la commission sont parfaitement justes, aujourd’hui que l’Opéra étant livré à l’industrie privée, les pensions n’existent plus ; mais malheureusement, le directeur de l’Opéra est mis dans l’impossibilité d’accueillir ces prétentions, par les lourdes charges que lui imposent les exigences toujours croissantes de certains premiers sujets. Et ce qui est pour lui un argument plus solide et un appui plus certain, c’est le contrat qu’il a signé avec le ministre le jour où il a pris la direction de l’Opéra à ses risques et périls. Dans une lettre récente, datée de Vienne, où il était allé assister à l’inauguration du nouvel Opéra, M. Emile PerrinPerrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite… établit par des chiffres que le personnel chantant de notre Académie impériale de Musique coûte deux fois autant que celui du théâtre impérial autrichien, et ne vaut pas mieux assurément. Cette somme de 7 à 800,000 fr. inscrite au budget de l’Opéra paralyse les meilleures intentions de l’intelligent directeur, et, au lieu de chercher à faire de l’art, il est obligé, bien malgré lui, de s’inquiéter avant tout de la recette. Aussi aura-t-il le regret, cela est aisé à prévoir, de répondre par un refus formel aux membres de la commission qui lui demanderont, en acceptant le droit proportionnel de 10 pour 100, de payer annuellement aux auteurs et compositeurs de musique une somme à peine équivalente au traitement de telle cantatrice ou de tel chanteur dont l’attrait sur le public est irrésistible. On ne saurait prévoir l’issue de ce conflit, si désintéressé que l’on soit dans une question de ce genre, et quelque confiance que l’on puisse avoir dans le zèle, l’aptitude et l’indépendance de MM. les membres de la commission. Mais, à franchement parier, le remplacement du droit fixe par le droit proportionnel n’intéresse guère qu’un très petit nombre de compositeurs français.

En attendant mieux (je puis bien m’exprimer ainsi sans blesser l’amour-propre de M. NibelleNibelle, Adolphe-AndréAdolphe-André Nibelle (Gien, 9 octobre 1825 – Paris, 17 mars 1895), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix d’harmonie en 1850. Il poursuivit en parallèle des études de droit et devint avocat. Il composa surtout de la musique vocale : des recueils de mélLire la suite…, puisque l’Opéra-Comique aspire au répertoire de M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…), le théâtre à la prospérité duquel MM. de LeuvenLeuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 – Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d’un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite… et RittRitt, Jean-EugèneJean-Eugène Ritt (Paris, 23 mars 1817 – Paris, 11 mars 1898), acteur et directeur de théâtre. Bien que né à Paris, il fut élevé à Strasbourg. Il revint dans la capitale en 1834, pour jouer au théâtre sur les scènes des environs de Paris. En 1840, il fut engagé comme acteur au ThéâtreLire la suite… consacrent leurs efforts vient de nous donner un charmant petit acte intitulé la Fontaine de BernyFontaine de Berny, LaLa Fontaine de Berny, opéra-comique en opérette en un acte sur un livret d’Alberic Second mis en musique par Adolphe Nibelle et créée à l’Opéra-Comique le 2 juin 1869. Lire la suite…, ce qui est déjà un fort joli titre. La pièce est gaie, spirituelle, de bonne compagnie, et comme je dois ignorer que M. Michel CarréCarré, Michel-FlorentinMichel-Florentin Carré (Besançon, 21 octobre 1822 – Paris, 28 juin 1872), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit de nombreux drames, comédies, vaudevilles et livrets principalement en collaboration avec Jules Barbier dont Galathée (Massé), Les Noces de Jeannette (Massé), Les Papillotes Lire la suite… y est pour quelque chose, je me contente d’en attribuer tout le mérite à l’un de nos écrivains les plus sympathiques et les plus aimés, M. Albéric SecondSecond, AlbéricAlberic Second (Angoulême, 17 juin 1817 – Paris, 2 juin 1887), journaliste, écrivain et auteur dramatique. Il collabora au Charivari  et fut l’un des cofondateurs de La Comédie parisienne (1857). Il collabora au Figaro et fonda avec Hippolyte de Villemessant le Grand Jounal (1864). Il fut égaLire la suite…. Vraiment, cette aimable comédie a le charme et la délicatesse d’un pastel de Watteau, et par ce temps de pasquinades et de calembredaines qui réussissent partout, l’oreille en est toute surprise. Ne vais-je point déflorer cette bluette en la racontant ? Voyons d’abord les noms des personnages : le docteur TronchinTronchin, ThéodoreThéodore Trochin (Genève, 24 mai 1709 – Paris, 30 novembre 1781), médecin. Il étudia d’abord à l’Université de Cambridge puis à celle de Leiden. Il fut diplômé en 1730 et pratiqua la médecine à Amsterdam avant de retourner à Genève en 1750. Il y reçut le titre de Professeur EmérLire la suite… et son neveu Lycidas, la présidente Des Tournelles, le chevalier de Pétignac, le baron de Beaubeuf et le fermier Thibault. L’action se passe sous Louis XV, et bien que TronchinTronchin, ThéodoreThéodore Trochin (Genève, 24 mai 1709 – Paris, 30 novembre 1781), médecin. Il étudia d’abord à l’Université de Cambridge puis à celle de Leiden. Il fut diplômé en 1730 et pratiqua la médecine à Amsterdam avant de retourner à Genève en 1750. Il y reçut le titre de Professeur EmérLire la suite…, le célèbre propagateur de l’inoculation, y joue un rôle fort important, elle n’a absolument rien d’historique. Le docteur s’est laissé choir dans la fontaine de Berny, tout comme l’astronome de la fable dans un puits. Thibault l’a tiré de là sans même le haranguer : la fontaine étant très profonde, il n’y avait pas de temps à perdre. Un tel service rendu à un médecin, et à un médecin fort bien en cour, ce n’est pas une petite affaire. Le rusé Thibault le sait bien, et au premier mot qu’il raconte de ses démêlés avec M. le collecteur, l’excellent TronchinTronchin, ThéodoreThéodore Trochin (Genève, 24 mai 1709 – Paris, 30 novembre 1781), médecin. Il étudia d’abord à l’Université de Cambridge puis à celle de Leiden. Il fut diplômé en 1730 et pratiqua la médecine à Amsterdam avant de retourner à Genève en 1750. Il y reçut le titre de Professeur EmérLire la suite… lui donne sa bourse et lui promet que la fortune ne tardera pas à l’aller visiter. Le docteur a son idée : à la présidente, qui se plaint de ses migraines, au baron qu’elle trouve trop gras, au chevalier qu’elle trouve trop maigre, et à Lycidas qu’un mal secret tourmente, il conseille d’aller boire à la fontaine de Berny, avec la permission du fermier Thibault, l’heureux propriétaire de cette source aux vertus infaillibles. Et voilà comment les lilas qui ombragent la bienheureuse fontaine sont témoins des doux sermens échangés entre la présidente et Lycidas, de la déconvenue du baron et de celle du chevalier, bernés l’un et l’autre par la jolie veuve du président Des Tournelles. Quant à Thibault, il empoche les louis et les doubles louis des nobles visiteurs que TronchinTronchin, ThéodoreThéodore Trochin (Genève, 24 mai 1709 – Paris, 30 novembre 1781), médecin. Il étudia d’abord à l’Université de Cambridge puis à celle de Leiden. Il fut diplômé en 1730 et pratiqua la médecine à Amsterdam avant de retourner à Genève en 1750. Il y reçut le titre de Professeur EmérLire la suite… lui envoie, et épouse Madelon le jour même où la présidente épouse Lycidas, un jeune avocat qui fera son chemin. Mais, si c’est un avocat, pourquoi ne pas l’avoir appelé Lysias ? M. NibelleNibelle, Adolphe-AndréAdolphe-André Nibelle (Gien, 9 octobre 1825 – Paris, 17 mars 1895), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix d’harmonie en 1850. Il poursuivit en parallèle des études de droit et devint avocat. Il composa surtout de la musique vocale : des recueils de mélLire la suite… a composé, sur cette trame légère, de la musique qui ne pèse pas une once, c’est-à-dire que, bien qu’il se sente le tempérament d’un musicien apte à la peinture des grandes passions dramatiques, il a jugé inutile de le prouver en essayant de faire grand, trop grand et dans tous les cas plus grand qu’il ne fallait faire. Que de musiciens forcent leur talent, et s’imaginent qu’ils ont donné plus d’ampleur à un sujet quand ils l’ont alourdi et altéré dans la délicatesse de ses contours ! Mais M. NibelleNibelle, Adolphe-AndréAdolphe-André Nibelle (Gien, 9 octobre 1825 – Paris, 17 mars 1895), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix d’harmonie en 1850. Il poursuivit en parallèle des études de droit et devint avocat. Il composa surtout de la musique vocale : des recueils de mélLire la suite… voit juste, et son but, en écrivant une bluette pour la scène de l’Opéra-Comique, n’a point été de nous faire savoir qu’il y avait en lui l’étoffe d’un compositeur de grand opéra. Cela se saura un jour sans doute, et du train dont vont les choses M. NibelleNibelle, Adolphe-AndréAdolphe-André Nibelle (Gien, 9 octobre 1825 – Paris, 17 mars 1895), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix d’harmonie en 1850. Il poursuivit en parallèle des études de droit et devint avocat. Il composa surtout de la musique vocale : des recueils de mélLire la suite… a le temps d’ici-là d’écrire encore quelques jolies opérettes dans le genre de celle que nous venons d’applaudir. Une ouverture bien conduite, les couplets de Thibault d’un très bon sentiment comique, l’air du docteur délicieusement dit par Couderc, le duo de la présidente et du chevalier Pétignac, un second duo qui n’est guère qu’un duetto, mais qui devient un quatuor, la romance de Lycidas, un troisième duo qui, cette fois, est un duo d’amour, un charmant quatuor suivi d’un chœur final, voilà à peu près tout ce qu’il y a dans la Fontaine de BernyFontaine de Berny, LaLa Fontaine de Berny, opéra-comique en opérette en un acte sur un livret d’Alberic Second mis en musique par Adolphe Nibelle et créée à l’Opéra-Comique le 2 juin 1869. Lire la suite…, et c’est beaucoup, car tout cela est fin, distingué et parfaitement réussi. Il y manque peut-être une pointe d’originalité, mais est-ce bien un défaut aujourd’hui, et ce défaut, d’ailleurs, ne peut-il être racheté par la grâce, le sentiment mélodique toujours approprié à la situation et une légère tournure archaïque qui est presque de la couleur ? Allons ! voilà les habitués de l’Opéra-Comique délivrés pour un certain temps de la Laitière et les deux chasseursLaitière et les deux chasseurs, LaLa Laitière et les Deux Chasseurs, opéra-comique en un acte mêlé d’ariettes sur un livret de Louis Anseaume mis en musique par Egidio Duni et créé à la Comédie-Italienne le 23 juillet 1763.Lire la suite… ; si seulement le petit acte de M. NibelleNibelle, Adolphe-AndréAdolphe-André Nibelle (Gien, 9 octobre 1825 – Paris, 17 mars 1895), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix d’harmonie en 1850. Il poursuivit en parallèle des études de droit et devint avocat. Il composa surtout de la musique vocale : des recueils de mélLire la suite… eût été joué avant la réunion de la Société des auteurs et compositeurs de musique, l’occasion était bonne pour adresser quelques mots aimables à la direction de MM. RittRitt, Jean-EugèneJean-Eugène Ritt (Paris, 23 mars 1817 – Paris, 11 mars 1898), acteur et directeur de théâtre. Bien que né à Paris, il fut élevé à Strasbourg. Il revint dans la capitale en 1834, pour jouer au théâtre sur les scènes des environs de Paris. En 1840, il fut engagé comme acteur au ThéâtreLire la suite… et de LeuvenLeuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 – Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d’un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite…. Mais quel compositeur, en prenant la parole dans une circonstance aussi exceptionnelle, se fût résigné à ne pas parler de lui !

J’espère que les répétitions de la Petite FadettePetite Fadette, LaLa Petite Fadette, opéra-comique en trois actes sur un livret de Michel Carré et George Sand d’après le roman de cette dernière et mis en musique par Théodore Semet. L’œuvre fut créée au Théâtre de l’Opéra-Comique à Paris le 11 septembre 1869.Lire la suite…, de M. SemetSemet, Théodore-Aimé-ÉmileThéodore-Aimé-Émile Semet (Lille, 6 septembre 1824 – Corbeil, 15 mars 1888), compositeur. Il étudia le violoncelle et l’harmonie au Conservatoire de Lille puis se perfectionna au Conservatoire de Paris auprès d’Halévy. Il se consacra à l’enseignement et à la composition de mélodies,Lire la suite… (ce n’est pas que je n’attende avec beaucoup d’impatience l’apparition de cet ouvrage), me laisseront le temps de consacrer un article bibliographique à l’Histoire générale de la musique, de M. FétisFétis, Francois-JosephFrançois-Joseph Fétis (Mons, 25 mars 1784 – Bruxelles, 26 mars 1871), compositeur, théoricien et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris le piano avec Boieldieu et Pradher et l’harmonie avec Rey et obtint un deuxième prix de composition en 1807. Après avoir occupé des postes à BoLire la suite…, et à d’autres livres fort intéressans qui m’ont été envoyés, hélas ! il y a longtemps déjà, par M. Oscar Comettant, M. GallayGallay, Félix-JulesFélix-Jules Gallay (Saint-Quentin/Aisne, 4 septembre 1822 – Paris, 3 novembre 1897), avocat et musicologue. Il fit des études de droit et devint avocat à la cour de Paris. Il épousa Laure Goüin (Nantes, 23 octobre 1826 – Paris, 25 janvier 1892) à Paris le 14 juin 1847 ; ensemble ils eurenLire la suite…, M. Albert Sowinski et M. Eugène Sauzay.

Maintenant, je veux en quelques lignes souhaiter la bienvenue à un jeune musicien, M. Antony ChoudensChoudens, AntonyAntony Choudens (Paris, 11 février, 1849 – Fontainebleau, 15 juillet 1902), compositeur. Deuxième fils d’Antoine de Choudens, il fut associé en 1874, tout comme son frère aîné Paul, à la maison d’édition familiale. Cependant, Antony se retira de l’affaire en 1885. Il étudia la compoLire la suite…, le fils aîné et le digne fils de l’intelligent, de l’habile, de l’heureux, du populaire éditeur des œuvres de GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…. C’est M. Georges Bizet qui a donné des leçons d’harmonie à M. Antony ChoudensChoudens, AntonyAntony Choudens (Paris, 11 février, 1849 – Fontainebleau, 15 juillet 1902), compositeur. Deuxième fils d’Antoine de Choudens, il fut associé en 1874, tout comme son frère aîné Paul, à la maison d’édition familiale. Cependant, Antony se retira de l’affaire en 1885. Il étudia la compoLire la suite…, et quand on a appris l’harmonie et la composition avec un bon maître, quand on a avec cela de fraîches idées, l’horreur des platitudes et même des refrains vulgaires, on peut bien devenir un compositeur très remarqué. C’est ce que je me permets de prédire au jeune Antony, après avoir lu avec un très vif plaisir LilliaLilia, mélodie pour voix et pianoLilia, mélodie pour voix et piano sur un poème de Louis de Peyre mis en musique par Antony Choudens.Lire la suite… [LiliaLilia, mélodie pour voix et pianoLilia, mélodie pour voix et piano sur un poème de Louis de Peyre mis en musique par Antony Choudens.Lire la suite…] et J’avais quinze ansJ’avais quinze ans, mélodie pour voix et pianoJ’avais quinze ans, mélodie pour voix et piano sur un poème de Louis de Peyre mis en musique par Antony Choudens.Lire la suite…, deux échantillons fort réussis de son jeune et sympathique talent.

E. REYER.