Le Journal des Débats, 18 juin 1867 (article signé E. Reyer).

FEUILLETON DU JOURNAL DES DEBATS

DU 18 JUIN 1867.

 REVUE MUSICALE.

THEATRE DE L’OPERA-COMIQUE : reprise de l’Etoile du NordEtoile du Nord, L’L’Etoile du Nord, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 16 février 1854.Lire la suite…. – THEATRE DES FANTAISIES-PARISIENNES : l’Oie du CaireL’Oca del Cairo (L’Oie du Caire)L’Oca del Cairo (L’Oie du Caire), opera buffa en trois actes sur un livret en italien de l’abbé Girolamo Giovanni Battista Varesco, dont Wolfgang Amadeus Mozart ne mit en musique que sept des dix numéros du premier acte, entre juillet et octobre 1783, avant d’abandonner le projet. Six numLire la suite… (l’Occa del Cairo), opéra –bouffe inédit de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, paroles de M. Victor Wilder.

La direction de l’Opéra-Comique, en faisant coïncider la reprise de l’Etoile du NordEtoile du Nord, L’L’Etoile du Nord, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 16 février 1854.Lire la suite… avec la présence du czar à Paris, a sans doute voulu offrir à l’auguste visiteur l’occasion d’entendre un ouvrage dont la représentation est interdite dans toute l’étendue de l’empire Russe. MaisMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite… le czar ne s’est pas soucié d’aller voir comment se grisait son illustre aïeul, et comment il jouait de la flûte. Trompée dans ses espérances, la direction de l’Opéra-Comique recevait du moins, peu de jours après, un précieux dédommagement : le roi de Prusse et le prince son fils assistaient le dimanche suivant à la représentation du Voyage en ChineVoyage en Chine, LeLe Voyage en Chine, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugene Labiche et d’Alfred Delacour mis en musique par François Bazin et créé à l’Opéra-Comique de Paris le 9 décembre 1865.Lire la suite…, pièce dans laquelle il n’y a pas la plus légère atteinte portée contre la majesté royale.

Plusieurs morceaux de l’Etoile du NordEtoile du Nord, L’L’Etoile du Nord, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 16 février 1854.Lire la suite… sont empruntés, on le sait, au Camp de SilésieCamp de Silésie, LeLe Camp de Silésie (Ein Feldlager in Schlesien), singspiel en trois actes sur un livret en français d’Eugène Scribe traduit en allemand par Ludwig Rellstab mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé au Théâtre Royal de Berlin le 7 décembre 1844.Lire la suite…, (ein Feldlager in Schlesien), opéra militaire, représenté le 7 décembre 1844 à Berlin pour l’inauguration du nouveau théâtre royal de cette ville ; Frédéric-Guillaume IV en avait indiqué lui-même le sujet, et le grand Frédéric y jouait le principal rôle. Cet ouvrage, qui avait à Berlin un intérêt national, fut considérablement modifié pour pouvoir être représenté à Vienne quelques années plus tard sous le titre de WielkaVielkaVielka, opéra en trois actes sur un livret en allemand de Ludwig Rellstab d’après Michael Beer, mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé au Théâtre An der Wien de Vienne le 18 février 1847. Pour cette refonte de Ein Feldlager in Schlesien (Un Camp en Silésie), le troisième acte fut coLire la suite… [VielkaVielkaVielka, opéra en trois actes sur un livret en allemand de Ludwig Rellstab d’après Michael Beer, mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé au Théâtre An der Wien de Vienne le 18 février 1847. Pour cette refonte de Ein Feldlager in Schlesien (Un Camp en Silésie), le troisième acte fut coLire la suite…]. MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite…, le jour où il songea à le produire sur une scène française, dut lui faire subir une nouvelle transformation, et cette fois beaucoup plus complète. Dans le poëme de l’Etoile du NordEtoile du Nord, L’L’Etoile du Nord, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 16 février 1854.Lire la suite…, on ne reconnaît guère celui du Camp de SilésieCamp de Silésie, LeLe Camp de Silésie (Ein Feldlager in Schlesien), singspiel en trois actes sur un livret en français d’Eugène Scribe traduit en allemand par Ludwig Rellstab mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé au Théâtre Royal de Berlin le 7 décembre 1844.Lire la suite…, ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite…, docile à la volonté du maître, lui offrit un cadre entièrement nouveau et disposé de façon à recevoir les morceaux de la partition originale qu’il s’agissait de conserver : de ce nombre étaient les dialogues de flûte et de soprano que l’on entend au premier et au troisième acte de l’Etoile du NordEtoile du Nord, L’L’Etoile du Nord, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 16 février 1854.Lire la suite…, et le second acte presque tout entier. Voilà comment, en dépit de la vérité historique et au moyen d’une de ces licences familières au génie de ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite…, la flûte du grand Frédéric passa entre les mains du czar Pierre.

Malheureusement il y a bien d’autres flûtes dans cet opéra beaucoup plus guerrier que comique : il y a les petites flûtes, ou, si l’on veut, les fifres de la musique militaire du czar, instrumens qui n’ont jamais été renommés pour leur extrême justesse, et qui, l’autre soir, m’ont semblé plus faux que d’habitude. Le final du second acte de l’Etoile du NordEtoile du Nord, L’L’Etoile du Nord, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 16 février 1854.Lire la suite… peut être considéré comme une des pages les plus compliquées que MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite… ait écrites. Quatre motifs différens, entendus d’abord séparément, arrivent ensuite à se grouper et à se fondre dans un ensemble grandiose ; le chœur du serment de fidélité au czar après la conspiration ; la marche sacrée, Dessauer Marsch, le pas redoublé des grenadiers de Tobollsk et la fanfare de la cavalerie tartare, constituent les élémens principaux de ce formidable tutti dans lequel, aux voix et à l’orchestre, viennent s’ajouter des cornets à pistons, des instrumens de Sax : des fifres, des petites clarinettes en fa et beaucoup de tambours placés sur la scène. Ces voix et ces instrumens de timbres si variés, ces harmonies et ces rhythmes sont évidemment groupés et combinés d’après les meilleures lois de l’acoustique, d’après les règles les plus exactes du contrepoint ; mais il n’en est pas moins vrai que l’effet, sous le rapport de l’exécution et de la justesse, ne peut être absolument satisfaisant. Quand même on aurait pris la peine d’accorder entre eux, ce qui n’était pourtant pas une précaution inutile, les fifres des grenadiers et les cuivres de la cavalerie tartare, on n’eût pu adoucir l’éclat strident de ces instrumens auxquels il faut absolument le grand air et l’espace ; et la scène de l’Opéra-Comique, habituée aux cors et aux musettes de la Dame blancheDame blanche, LaLa Dame blanche, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par François-Adrien Boieldieu et créé à l’Opéra-Comique le 10 décembre 1825.Lire la suite…, qui figurent sur le théâtre et sonnent dans l’orchestre, est bien trop petite pour contenir une telle armée de musiciens.

La partition de l’Etoile du NordEtoile du Nord, L’L’Etoile du Nord, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 16 février 1854.Lire la suite… est assez connue pour que je me croie dispensé d’en faire l’analyse ; je dirai seulement que, si importante que soit la place qu’elle occupe dans l’œuvre de MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite…, cette place n’est pas la première. A côté d’inspirations gracieuses et de mélodies faciles, on y trouve des phrases écourtées, un abus excessif de l’onomatopée, des modulations trop fréquentes et des rhythmes qui semblent avoir quelque chose de la roideur prussienne : Gritzenko, par exemple, est bien plus un grenadier de Frédéric qu’un soldat du czar. Quant au défaut d’homogénéité de l’œuvre, il était bien difficile de l’éviter : cinq ou six morceaux seulement sont passés du Camp de SilésieCamp de Silésie, LeLe Camp de Silésie (Ein Feldlager in Schlesien), singspiel en trois actes sur un livret en français d’Eugène Scribe traduit en allemand par Ludwig Rellstab mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé au Théâtre Royal de Berlin le 7 décembre 1844.Lire la suite… dans l’Etoile du NordEtoile du Nord, L’L’Etoile du Nord, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 16 février 1854.Lire la suite…. La plupart de ceux que MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite… a écrits pour l’Opérra-Comiqne ont une physionomie toute particulière, et on sent que le maître a dû faire violence à sa nature puissante et portée aux grands mouvemens dramatiques, pour prendre les allures de la maison. Malgré cette légère critique, l’Etoile du NordEtoile du Nord, L’L’Etoile du Nord, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra-Comique le 16 février 1854.Lire la suite… n’en est pas moins une partition extrêmement remarquable et très colorée, dont le charme et la simplicité ne sont pas les qualités dominantes, mais qui offre aux artistes un très grand intérêt par le luxe des combinaisons harmoniques, le travail de l’instrumentation, le soin et la perfection des moindres détails.

Je ne ferai pas, entre l’exécution d’autrefois et celle d’aujourd’hui, une comparaison qui n’aurait rien d’avantageux pour la reprise actuelle : la voix de Mme Cabel n’a plus l’éclat et la fraîcheur des premiers jours, et Mlle Lefebvre n’a pas été remplacée dans le rôle de Prascovia. Il me faut cependant rendre justice aux louables efforts de M. BatailleBataille, EugèneEugène Bataille (Toulouse, ca 1845 – ?), basse-baryton. Après s’être produit sur les scènes de Bruxelles, Bordeaux et Marseille, il débuta en septembre 1863 à l’Opéra-Comique, où il créa, entre autres, La Fiancée du roi Garbe (Auber, 1864), Fior d’Aliza (Massé, 1866) et Mignon (ALire la suite…, second du nom, qui a su échapper aux dangers de l’homonyme en donnant à son rôle de Pierre-le-Grand le relief de ses qualités personnelles. M. CapoulCapoul, Joseph-Amédée-VictorJoseph-Amédée-Victor Capoul (Toulouse, 27 février 1839 – Pujaudran/Gers, 18 février 1924), ténor. Au Conservatoire de Paris, il étudia le chant avec Alphonse Revial et l’opéra-comique avec Eugene-Ernest Mocker ; il obtint en 1861 un 2nd prix d’opéra et un 1er prix d’opéra-comique. Lire la suite… a dit d’une façon délicieuse la romance du troisième acte, que MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite… ajouta au rôle de Danilowitz lorsqu’il fut chanté par M. GardoniGardoni, ItaloItalo Gardoni (Parme, 12 mars 1821 – Paris, 26 mars 1882), ténor. Élève d’Antonio di Cesari au Conservatoire de Parme, il débuta en 1840 dans le rôle-titre de Roberto Devereux (Donizetti) à Viadana près de Mantoue, puis chanta à Turin et à Berlin aux côtés du célèbre tenor Rubini daLire la suite… à Londres. Cette romance est fort jolie, et l’oreille est également charmée par la grâce de la mélodie et les piquans détails de l’accompagnement.

M. MartinetMartinet, LouisLouis Martinet (Paris, 19 mars 1814 – Paris, avant 8 janvier 1895), peintre et directeur. Il fit des études de peinture à l’École des beaux-arts de Paris avec Antoine-Jean Gros. Une maladie des yeux l’obligeant à abandonner la carrière de peintre, il devint inspecteur dans l’administrLire la suite…, directeur du théâtre des Fantaisies-Parisiennes, vient de révéler au monde musical un opéra inédit de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…. On pense si l’émotion a été grande. MaisMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite… comme il n’est nullement question de l’Oie du CaireL’Oca del Cairo (L’Oie du Caire)L’Oca del Cairo (L’Oie du Caire), opera buffa en trois actes sur un livret en italien de l’abbé Girolamo Giovanni Battista Varesco, dont Wolfgang Amadeus Mozart ne mit en musique que sept des dix numéros du premier acte, entre juillet et octobre 1783, avant d’abandonner le projet. Six numLire la suite… dans les biographies de l’illustre compositeur ; M. le conseiller de NissenNissen, Georg Nikolaus vonGeorg Nikolaus von Nissen (Hederslev/ Danemark, 22 janvier 1761 – Salzbourg, 24 mars 1826), diplomate. En 1792, il fut engagé comme diplomate par le département des Affaires Étrangères, avant d’être nommé chargé d’affaires à Vienne l’année suivante. En 1797, il fit la connaissance dLire la suite…, le mari de sa veuve, n’en dit rien ; Oulibicheff, le professeur NiemtschekNiemetschek, Franz XaverFranz Xaver Niemetschek [Niemeczek] (Sadska/Bohême, 24 juillet 1766 – Vienne, 19 mars 1849), critique musical et musicologue. Il étudia la philosophie à l’Université de Prague puis enseigna la poésie au Gymnase de Plzeň (1787-1792) et dans le district de Malá Strana de Prague tout en publLire la suite… [Niemetschek]Niemetschek, Franz XaverFranz Xaver Niemetschek [Niemeczek] (Sadska/Bohême, 24 juillet 1766 – Vienne, 19 mars 1849), critique musical et musicologue. Il étudia la philosophie à l’Université de Prague puis enseigna la poésie au Gymnase de Plzeň (1787-1792) et dans le district de Malá Strana de Prague tout en publLire la suite…, RochlitzRochlitz, Johann FriedrichJohann Friedrich Rochlitz (Leipzig, 12 février 1769 – Leipzig, 16 décembre 1842), critique musical, écrivain et éditeur. Il étudia la musique à la Thomasschule de Leipzig et composa ses premières œuvres à dix-sept ans. Il rencontra Mozart à Leipzig en 1789 et fut si impressionné par sonLire la suite…, l’abbé GoschlerGoschler, IsidoreIsidore Goschler (Strasbourg, 5 juillet 1804 – Paris, 15 juin 1866), prêtre. Né de parents juifs, il se convertit au christianisme et devint prêtre en 1830. Il obtint un doctorat ès-lettres, avec sa thèse Du panthéisme (Strasbourg, 1840). Il enseigna la philosophie au Collège de BesançonLire la suite… et M. FétisFétis, Francois-JosephFrançois-Joseph Fétis (Mons, 25 mars 1784 – Bruxelles, 26 mars 1871), compositeur, théoricien et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris le piano avec Boieldieu et Pradher et l’harmonie avec Rey et obtint un deuxième prix de composition en 1807. Après avoir occupé des postes à BoLire la suite… n’en parlent guère, on a cru d’abord à une œuvre apocryphe. Assurément ceux qui ont eu cette pensée ne connaissent guère M. MartinetMartinet, LouisLouis Martinet (Paris, 19 mars 1814 – Paris, avant 8 janvier 1895), peintre et directeur. Il fit des études de peinture à l’École des beaux-arts de Paris avec Antoine-Jean Gros. Une maladie des yeux l’obligeant à abandonner la carrière de peintre, il devint inspecteur dans l’administrLire la suite…. Je suppose qu’un musicien ingénieux lui eût apporté, encore revêtu de la poussière du temps, un manuscrit imitant à la fois l’écriture et le style de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, M. MartinetMartinet, LouisLouis Martinet (Paris, 19 mars 1814 – Paris, avant 8 janvier 1895), peintre et directeur. Il fit des études de peinture à l’École des beaux-arts de Paris avec Antoine-Jean Gros. Une maladie des yeux l’obligeant à abandonner la carrière de peintre, il devint inspecteur dans l’administrLire la suite…, sceptique comme tous les directeurs de théâtre devant un chef-d’œuvre qu’ils n’ont pas eu le mérite de découvrir eux-mêmes, en eût référé immédiatement aux lumières de M. ConstantinConstantin, Titus-CharlesTitus-Charles Constantin (Marseille, 7 janvier 1835 – Pau, 27 octobre 1891), chef d’orchestre et compositeur. Il étudia la musique et le violon à Marseille avant d’entrer au Conservatoire de Paris en juin 1858 dans la classe de composition d’Ambroise Thomas. Il obtint un second grand prix Lire la suite…, le directeur de sa musique ; et M. ConstantinConstantin, Titus-CharlesTitus-Charles Constantin (Marseille, 7 janvier 1835 – Pau, 27 octobre 1891), chef d’orchestre et compositeur. Il étudia la musique et le violon à Marseille avant d’entrer au Conservatoire de Paris en juin 1858 dans la classe de composition d’Ambroise Thomas. Il obtint un second grand prix Lire la suite…, qui a failli aller à Rome, et qui a certainement autant de talent qu’une foule d’autres qui y sont allés, eût bien vite découvert la supercherie. Alors l’homme au manuscrit aurait été éconduit, car, pour rien au monde, M. MartinetMartinet, LouisLouis Martinet (Paris, 19 mars 1814 – Paris, avant 8 janvier 1895), peintre et directeur. Il fit des études de peinture à l’École des beaux-arts de Paris avec Antoine-Jean Gros. Une maladie des yeux l’obligeant à abandonner la carrière de peintre, il devint inspecteur dans l’administrLire la suite… n’eût voulu se rendre complice d’une mystification de ce genre et tromper le public. Il n’est pas davantage permis de supposer quand on connaît les scrupules de M. MartinetMartinet, LouisLouis Martinet (Paris, 19 mars 1814 – Paris, avant 8 janvier 1895), peintre et directeur. Il fit des études de peinture à l’École des beaux-arts de Paris avec Antoine-Jean Gros. Une maladie des yeux l’obligeant à abandonner la carrière de peintre, il devint inspecteur dans l’administrLire la suite… en matière d’art, que l’idée ait jamais pu lui venir de faire confectionner, même par une main habile et exercée en ces sortes de ravaudages, une partition d’opéra avec des bribes de sonates ou de symphonies. L’Oie du CaireL’Oca del Cairo (L’Oie du Caire)L’Oca del Cairo (L’Oie du Caire), opera buffa en trois actes sur un livret en italien de l’abbé Girolamo Giovanni Battista Varesco, dont Wolfgang Amadeus Mozart ne mit en musique que sept des dix numéros du premier acte, entre juillet et octobre 1783, avant d’abandonner le projet. Six numLire la suite… est donc tout entier de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, c’est-à-dire que chaque morceau de la partition appartient à l’œuvre dramatique de l’auteur de Don JuanDon Giovanni (Don Juan)Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni, K.V. 527, dramma giocoso en deux actes sur un livret de Lorenzo Da Ponte mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre des Etats de Prague le 29 octobre 1787. Mozart fit des modifications pour la création de l’œuvre au Burgtheater deLire la suite… et d’IdoménéeIdoménée, roi de CrèteIdomeneo, re di Creta ossia Ilia e Idamante (Idoménée, roi de Crète  ou Ilia et Idamante), opera seria en trois actes sur un livret en italien de Giambattista Varesco d’après le livret d’Antoine Danchet, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre Cuvillés de Munich lLire la suite…. Voici maintenant les renseignemens que j’ai recueillis sur cet ouvrage, et qui se trouvent en grande partie indiqués dans une lettre de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… publiée par Otto JahnJahn, OttoOtto Jahn (Kiel/Allemagne, 16 juin 1813 – Göttingen, 9 septembre 1869), philologue, archéologue et musicologue. Il étudia les langues anciennes, la philologie et l’archéologie. Nommé en 1842 professeur surnuméraire, il obtint en 1845 la chaire de Philologie et d’Archéologie à l’UniveLire la suite…, l’un de ses biographes, et dont l’original existe : MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, en mourant, laissa à sa veuve un très grand nombre de compositions manuscrites. Mme Mozart ne garda pas les précieux manuscrits de son mari : elle les vendit à l’éditeur AndréAndré, Johann AntonJohann Anton André (Offenbach-sur-le-Main/Allemagne, 6 octobre 1775 – Offenbach-sur-le-Main, 6 avril 1842), éditeur et compositeur. Il est le troisième fils de l’éditeur de musique Johann André, fondateur de la maison d’édition qui existe toujours aujourd’hui. Il étudia la musique avec Lire la suite… d’Offenbach, dont la maison à Frankfort, a pour enseigne : Maison de MozartMarche turque de MozartMarche turque, de Wolfgang Amadeus Mozart. C’est le troisième mouvement, Alla turca, de la sonate no. 11 pour piano en la majeur KV 331 de Mozart. Pour les représentations en 1859 de L’Enlèvement au sérail au Théâtre-Lyrique de Paris, Prosper Pascal y inséra son orchestration de la MarcheLire la suite…. Au grand musicien qui fit sa fortune, l’éditeur reconnaissant ! L’Oca del CairoL’Oca del Cairo (L’Oie du Caire)L’Oca del Cairo (L’Oie du Caire), opera buffa en trois actes sur un livret en italien de l’abbé Girolamo Giovanni Battista Varesco, dont Wolfgang Amadeus Mozart ne mit en musique que sept des dix numéros du premier acte, entre juillet et octobre 1783, avant d’abandonner le projet. Six numLire la suite… faisait partie de la collection. Cet opéra-bouffe dont les paroles sont de VarescoVaresco, Girolamo Giovanni BattistaGirolamo Giovanni Battista Varesco (Trente/Italie, 26 novembre 1735 – Salzbourg, 25 août 1805), poète, librettiste et musicien. Il étudia chez les Jésuites de Trente avant d’être engagé en 1766 comme chapelain de l’archevêque de Salzbourg et comme membre de son orchestre. Il fut choisi paLire la suite…, l’auteur d’IdoménéeIdoménée, roi de CrèteIdomeneo, re di Creta ossia Ilia e Idamante (Idoménée, roi de Crète  ou Ilia et Idamante), opera seria en trois actes sur un livret en italien de Giambattista Varesco d’après le livret d’Antoine Danchet, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre Cuvillés de Munich lLire la suite…, était destiné au Théâtre-Italien de Vienne ; MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… dut l’écrire vers 1784, c’est-à-dire entre l’Enlèvement au sérail Enlèvement au Sérail, L’L’Enlèvement au Sérail (Die Entführung aus dem Serail) KV 384, singspiel en trois actes sur un livret en allemand de Gottlieb Stephanie, d’après la pièce de théâtre de Christoph Friedrich Bretzner mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Burgtheater de Vienne le 16 juillet Lire la suite…et les Noces de Figaro Noces de Figaro, LesLes Noces de Figaro (Le nozze di Figaro), K.V. 492, opera buffa en quatre actes sur un livret en italien de Lorenzo Da Ponte, d’après Beaumarchais, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Burgtheater de Vienne le 1er mai 1786.Lire la suite…; mais peu satisfait du libretto de VarescoVaresco, Girolamo Giovanni BattistaGirolamo Giovanni Battista Varesco (Trente/Italie, 26 novembre 1735 – Salzbourg, 25 août 1805), poète, librettiste et musicien. Il étudia chez les Jésuites de Trente avant d’être engagé en 1766 comme chapelain de l’archevêque de Salzbourg et comme membre de son orchestre. Il fut choisi paLire la suite…, et plein d’enthousiasme pour celui de Daponte, MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… se livra tout entier à la composition des NocesNoces de Figaro, LesLes Noces de Figaro (Le nozze di Figaro), K.V. 492, opera buffa en quatre actes sur un livret en italien de Lorenzo Da Ponte, d’après Beaumarchais, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Burgtheater de Vienne le 1er mai 1786.Lire la suite… et abandonna l’Oca del CairoL’Oca del Cairo (L’Oie du Caire)L’Oca del Cairo (L’Oie du Caire), opera buffa en trois actes sur un livret en italien de l’abbé Girolamo Giovanni Battista Varesco, dont Wolfgang Amadeus Mozart ne mit en musique que sept des dix numéros du premier acte, entre juillet et octobre 1783, avant d’abandonner le projet. Six numLire la suite…, après en avoir écrit un acte seulement. Il y a une dizaine d’années à peu près que l’Allemagne connaît les fragmens originaux de la partition que M. le directeur des Fantaisies-Parisiennes vient d’ajouter à son répertoire et dont l’authenticité n’est pas douteuse. Nous voilà donc encore une fois obligés de confesser que nous sommes souvent en retard sur nos voisins quand il s’agit de certaines appréciations musicales et de certaines découvertes. Si par hasard nous prenons le pas sur eux et que nous nous vantions d’avoir mis la main sur un chef-d’œuvre inconnu de Weber ou de Mendelssohn, alors ils crient au sacrilège : les plus modérés se contentent de prononcer le mot de pastiche (nachgeahmte Künsterwerke) et de hausser les épaules devant cette nouvelle manifestation de la légèreté française. En cela ils n’ont pas tout à fait tort. MaisMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite…, bien que je ne veuille pas fournir un argument contre un procédé que je désapprouve, je rappellerai aux docteurs d’outre-Rhin qu’on n’a pas toujours eu chez eux, pour l’unité et la forme de certaines œuvres, ce respect qu’ils nous accusent d’avoir oublié bien souvent. Si Grétry a été réinstrumenté par Adam, MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… n’a-t-il pas rajeuni l’instrumentation d’Acis et GalatéeAcis and Galathea (Acis et Galatée)Acis and Galathea (Acis et Galatée), HWV 49, opéra pastoral en un acte sur un livret en anglais de John Gay mis en musique par George Frideric Haendel et créé en privé chez le duc de Chandos à Cannons en juillet 1718. La première représentation publique eut lieu au Théâtre de Lincoln’s ILire la suite…, du MessieMesseMesse pour soli, chœur et orchestre de François Schwab, créée à Strasbourg en 1859. Elle fut jouée à  Madrid où elle lui valut la croix de l’ordre de Charles III et fut dédiée à S.M. la reine d’Espagne.Lire la suite…, de la Fête d’AlexandreAlexander’s Feast (La Fête d’Alexandre)Alexander’s Feast (La Fête d’Alexandre), HWV 75, ode en deux parties pour solistes, chœur et orchestre sur les paroles d’une ode pour la fête de Sainte-Cécile de John Dryden adapté par Newburgh Hamilton et mise en musique par George Frideric Haendel. L’œuvre fut créée au Théâtre deLire la suite…, et d’autres compositions de Haendel ? N’est-ce pas MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… qui a ajouté un trio et un quatuor à la Vilanella rapita [Villanella rapitaLa villanella rapita (La Paysanne enlevée)La villanella rapita (La Paysanne enlevée), opera buffa sur un livret en italien de Giovanni Bertati mis en musique par Francesco Bianchi et créé au Théâtre San Moisè de Venise en automne 1783.Lire la suite…], de BianchiBianchi, Giuseppe FrancescoGiuseppe Francesco Bianchi (Crémone, ? ca. 1752 – Hammersmith, Londres, 27 novembre 1810), compositeur. Grâce à l’appui financier d’un prêtre, il put étudier la musique au Conservatoire della Pieta dei Turchini à Naples avec Pasquale Cafaro, et fut l’assistant de Niccolo Jommelli en échLire la suite…, opéra représenté à Vienne en 1785 ? Et n’y a-t-il pas quelque témérité, de la part de M. Richard WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite…, à avoir refait le dénoûment d’Iphigénie en AulideIphigénie en AulideIphigénie en Aulide, tragédie lyrique en trois actes sur un livret de François-Louis Gand Le Bland dit bailli du Roullet mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créé à l’Opéra de Paris le 19 avril 1774.Lire la suite…, de GluckGluck, Christoph WillibaldChristoph Willibald Gluck (Erasbach/Haut-Palatinat, 2 juillet 1714 – Vienne, 15 novembre 1787), compositeur. Né en Bohème, on ne sait rien de ses études scolaires ou musicales. En 1732, il alla à Prague, jouant du violon, et préférablement du violoncelle et chantant dans les chœurs des églLire la suite…, et réinstrumenté la symphonie en utNuit aux gondoles, LaLa Nuit aux gondoles, opéra-comique en un acte sur un livret de Jules Barbier mis en musique par Prosper Pascal et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 19 novembre 1861.Lire la suite… mineur de Beethoven Beethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…?

Revenons à l’Oie du CaireL’Oca del Cairo (L’Oie du Caire)L’Oca del Cairo (L’Oie du Caire), opera buffa en trois actes sur un livret en italien de l’abbé Girolamo Giovanni Battista Varesco, dont Wolfgang Amadeus Mozart ne mit en musique que sept des dix numéros du premier acte, entre juillet et octobre 1783, avant d’abandonner le projet. Six numLire la suite….

On pourrait s’étonner que MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, mort en 1791, eût négligé de terminer dans l’espace de sept ans une œuvre aussi importante, et dont il était fort satisfait, si l’on ne savait par lui-même que VarescoVaresco, Girolamo Giovanni BattistaGirolamo Giovanni Battista Varesco (Trente/Italie, 26 novembre 1735 – Salzbourg, 25 août 1805), poète, librettiste et musicien. Il étudia chez les Jésuites de Trente avant d’être engagé en 1766 comme chapelain de l’archevêque de Salzbourg et comme membre de son orchestre. Il fut choisi paLire la suite… s’était refusé à modifier son libretto et à y apporter les changemens que son collaborateur lui demandait. Et l’insouciance de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… était telle, qu’il a laissé de côté la partition inachevée, sans s’inquiéter de la convoitise des marchands, sans songer qu’un jour elle serait l’objet de l’attention un peu trop zélée des admirateurs de son génie. Il en a été ainsi pour une foule de productions légères qu’il écrivit, à la demande de ses amis et de gens du monde, très friands de ses autographes : les éditeurs de son temps, moins scrupuleux que ceux d’aujourd’hui, parvinrent à s’en procurer des copies à peu de frais, et, lui vivant, les publièrent sans l’autorisation du maître. Parmi eux il en est plusieurs qui ont réalisé ainsi d’assez jolis bénéfices. Quand on reprochait à MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… de ne pas s’opposer à ce honteux trafic et de laisser compromettre à la fois sa réputation et ses intérêts, il répondait que cela ne valait pas la peine qu’il y fit attention, et ajoutait avec plus de dédain que de mépris : « Bah ! tant pis pour qui me jugera sur ces misères. » Certes la différence est grande entre la partition de l’Oca del CairoL’Oca del Cairo (L’Oie du Caire)L’Oca del Cairo (L’Oie du Caire), opera buffa en trois actes sur un livret en italien de l’abbé Girolamo Giovanni Battista Varesco, dont Wolfgang Amadeus Mozart ne mit en musique que sept des dix numéros du premier acte, entre juillet et octobre 1783, avant d’abandonner le projet. Six numLire la suite… et la plupart des feuilles volantes que MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… semait autour de lui en ses instans de loisirs ; mais il n’en est pas moins vrai que les seules œuvres que le public devrait être appelé à connaître sont celles dont le compositeur a autorisé lui-même la publication, et qu’il n’a jamais eu l’intention de livrer, ébauchées ou incomplètes, à la merci de ses héritiers. MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite…, préoccupé jusqu’à ses derniers momens du soin de sa renommée, a pris des mesures en conséquence, et l’exécution des volontés du maître, en ce qui concerne ses œuvres posthumes, sera sauvegardée à la fois par le pieux respect de sa famille et par les clauses spéciales d’un testament en bonne forme.

On n’a retrouvé qu’un seul acte du libretto de Oca del CairoL’Oca del Cairo (L’Oie du Caire)L’Oca del Cairo (L’Oie du Caire), opera buffa en trois actes sur un livret en italien de l’abbé Girolamo Giovanni Battista Varesco, dont Wolfgang Amadeus Mozart ne mit en musique que sept des dix numéros du premier acte, entre juillet et octobre 1783, avant d’abandonner le projet. Six numLire la suite…, celui dont la musique était écrite, et ce seul acte a suffi à M. Victor Wilder, un débutant dans la littérature dramatique, pour deviner et développer l’intrigue imaginée par VarescoVaresco, Girolamo Giovanni BattistaGirolamo Giovanni Battista Varesco (Trente/Italie, 26 novembre 1735 – Salzbourg, 25 août 1805), poète, librettiste et musicien. Il étudia chez les Jésuites de Trente avant d’être engagé en 1766 comme chapelain de l’archevêque de Salzbourg et comme membre de son orchestre. Il fut choisi paLire la suite…. M. Wilder fait très bien le vers lyrique ; il est excellent musicien et très versé dans l’étude de la littérature musicale. C’est lui qui a aidé M. Gaevert dans la belle et intéressante publication des Chefs-d’œuvre de la musique vocale italienne aux dix-septième et dix-huitième siècles. Je parlerai prochainement de cet ouvrage, qui, en dehors de son mérite archéologique, est un chef-d’œuvre de typographie. Il est publié en livraisons et gravé en Allemagne.

Le libretto de M. Wilder n’est pas sans analogie avec celui du Barbier de Séville ; don Beltram est le Sosie de Bartholo ; Fabrice chante sous le balcon d’Isabelle comme Almaviva sous le balcon de Rosine, et la soubrette de don Beltram, Figaro en jupon, excelle à servir les deux amoureux et à tromper le barbon. Au dénoûment, on voit arriver, vêtu de blanc et parlant en voix de fausset, un gardien vigilant du sérail du Grand-Turc. Il annonce à don Beltram, qui se croyait veuf, que sa femme, échappée à la fureur des flots, a tenu pendant dix ans à ConstantinopleConstantin, Titus-CharlesTitus-Charles Constantin (Marseille, 7 janvier 1835 – Pau, 27 octobre 1891), chef d’orchestre et compositeur. Il étudia la musique et le violon à Marseille avant d’entrer au Conservatoire de Paris en juin 1858 dans la classe de composition d’Ambroise Thomas. Il obtint un second grand prix Lire la suite… l’emploi de sultane favorite ; puis qu’un beau jour, prise de nostalgie, elle a voulu revoir son pays : l’eunuque a favorisé sa fuite et s’est échappé avec elle. L’Oie du Caire, personnage muet, chef-d’œuvre de mécanique, portant dans ses flancs la femme de don Beltram et un jeune enfant, présent de sa Hautesse, entre chez don Beltram comme le cheval de bois dans le camp des Troyens. Cette plaisanterie, renouvelée des Grecs, dit le libretto, n’en est pas pour cela moins spirituelle. Isabelle, délivrée des persécutions amoureuses de son vieux tuteur, épouse don Fabrice.

A un libretto en deux actes, il faut en général deux actes de musique. M. Wilder a donc cherché dans l’œuvre de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… de quoi compléter la partition commencée, et il y a ajouté : 1° l’ouverture et le quatuor qui y fait suite, empruntés à la Sposa delusaLo sposo delusoLo sposo deluso, ossia La rivalità di tre donne per un solo amante, (Le Mari déçu ou la Rivalité de trois femmes pour un seul amant), K. 430, opera buffa en deux actes sur un livret attribué à Lorenzo Da Ponte dont seulement quelques numéros du premier acte furent mis en musique par WolfgaLire la suite… [lo Sposo delusoLo sposo delusoLo sposo deluso, ossia La rivalità di tre donne per un solo amante, (Le Mari déçu ou la Rivalité de trois femmes pour un seul amant), K. 430, opera buffa en deux actes sur un livret attribué à Lorenzo Da Ponte dont seulement quelques numéros du premier acte furent mis en musique par WolfgaLire la suite…] ; le trio de la Vilanella rapita ; dont j’ai parlé plus haut, et un air inédit de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, qui est chanté par Isabelle. Tous ces morceaux, datant à peu près de l’époque où MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… travailla à l’Oie du Caire ; se rapprochent par le style du reste de la partition. Ils ont été choisis par M. Wilder avec un tact et un discernement dont je le féliciterais volontiers si, en principe (j’aime à le répéter) je n’avais le plus sincère éloignement pour les pots-pourris, les pastiches et les mosaïques, pour tout ce qui modifie, transforme ou altère la physionomie d’une œuvre.

MaisMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite… enfin, en entendant l’Oie du CaireL’Oca del Cairo (L’Oie du Caire)L’Oca del Cairo (L’Oie du Caire), opera buffa en trois actes sur un livret en italien de l’abbé Girolamo Giovanni Battista Varesco, dont Wolfgang Amadeus Mozart ne mit en musique que sept des dix numéros du premier acte, entre juillet et octobre 1783, avant d’abandonner le projet. Six numLire la suite…, c’est du MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… que l’on entend, et du bon MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, sinon du meilleur. Dans plus d’un passage il vous arrive comme des bouffées de mélodies parfumées au souffle de Don JuanDon Giovanni (Don Juan)Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni, K.V. 527, dramma giocoso en deux actes sur un livret de Lorenzo Da Ponte mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre des Etats de Prague le 29 octobre 1787. Mozart fit des modifications pour la création de l’œuvre au Burgtheater deLire la suite… et des Noces de FigaroNoces de Figaro, LesLes Noces de Figaro (Le nozze di Figaro), K.V. 492, opera buffa en quatre actes sur un livret en italien de Lorenzo Da Ponte, d’après Beaumarchais, mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Burgtheater de Vienne le 1er mai 1786.Lire la suite…, et à chaque page la grâce de l’inspiration, la pureté de la forme et l’élégance des accompagnemens disent suffisamment le nom de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… aux plus incrédules. L’air de Fabrice est un bijou ; le duo pour soprano et ténor, le quatuor, le trio et le finale ont été particulièrement applaudis ; le finale surtout est d’une verve entraînante et tout italienne. Quant à l’exécution, on ne saurait la demander meilleure à un petit théâtre qui vit de ses propres ressources et qui attend encore les encouragemens qu’il mérite. Mme GeraidezGalino épouse Geraizer, Sophie-JeanneSophie-Jeanne Galino épouse Geraizer (? – avant 1903), mezzosoprano. Elle est l’épouse de la basse Henri-Charles-Étienne Geraizer (Paris, 11 août 1838 – Paris, 11 août 1903). Elle se produisit avec succès au Théâtre des Fantaisies-Parisiennes en 1867-68 avant d’être engagée au GrandLire la suite… [Geraizer]Galino épouse Geraizer, Sophie-JeanneSophie-Jeanne Galino épouse Geraizer (? – avant 1903), mezzosoprano. Elle est l’épouse de la basse Henri-Charles-Étienne Geraizer (Paris, 11 août 1838 – Paris, 11 août 1903). Elle se produisit avec succès au Théâtre des Fantaisies-Parisiennes en 1867-68 avant d’être engagée au GrandLire la suite… est tout à fait charmante dans son rôle de soubrette ; elle a une jolie voix et chante avec infiniment d’esprit et de goût.

Je n’ai pas été peu surpris d’apprendre que les morceaux originaux de l’Oie du CaireL’Oca del Cairo (L’Oie du Caire)L’Oca del Cairo (L’Oie du Caire), opera buffa en trois actes sur un livret en italien de l’abbé Girolamo Giovanni Battista Varesco, dont Wolfgang Amadeus Mozart ne mit en musique que sept des dix numéros du premier acte, entre juillet et octobre 1783, avant d’abandonner le projet. Six numLire la suite…, sur lesquels MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… n’avait écrit que des indications très succinctes, ont été instrumentés par M. ConstantinConstantin, Titus-CharlesTitus-Charles Constantin (Marseille, 7 janvier 1835 – Pau, 27 octobre 1891), chef d’orchestre et compositeur. Il étudia la musique et le violon à Marseille avant d’entrer au Conservatoire de Paris en juin 1858 dans la classe de composition d’Ambroise Thomas. Il obtint un second grand prix Lire la suite…. Un musicien familiarisé avec les qualités du maître, et doué de qualités spéciales, était seul capable de remplir avec succès une tâche si difficile.

Le concert donné mardi dernier par M. WieniawskiWieniawski, HenrykHenryk Wieniawski (Lublin/ Pologne, 10 juillet 1833 – Moscou, 31 mars 1880), violoniste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un premier prix de violon en 1846. Deux ans plus tard, il débuta à Paris avant d’effectuer une tournée de concerts à Saint-Pétersbourg,Lire la suite…, violon solo de S. M. l’empereur de toutes les Russies, avait attiré beaucoup de monde au Théâtre-Italien. Le succès de M. WieniawskiWieniawski, HenrykHenryk Wieniawski (Lublin/ Pologne, 10 juillet 1833 – Moscou, 31 mars 1880), violoniste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un premier prix de violon en 1846. Deux ans plus tard, il débuta à Paris avant d’effectuer une tournée de concerts à Saint-Pétersbourg,Lire la suite… a été très grand : on a fort admiré le jeu élégant et correct de cet éminent virtuose, dont le talent me semble avoir acquis depuis quelques années des qualités nouvelles : il est impossible de pousser plus loin la perfection du style, le charme et la pureté de l’exécution. M. JaëlJaëll, AlfredAlfred Jaëll (Trieste, 5 mars 1832 – Paris, 27 février 1882), pianiste. Fils d’un musicien fondateur d’un conservatoire de musique à Trieste, il étudia avec Carl Czerny à Vienne puis avec Ignaz Moscheles avant d’effectuer, à partir de 1844, des tournées de concerts en Italie, en AllemLire la suite…, dans la première partie du concerto de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… et dans le HomeHome, sweet home, op. 24Home, sweet home, op. 24, transcription brillante pour piano par Alfred Jaëll. Cette œuvre est fondée sur la mélodie éponyme de Henry Rowley Bishop.Lire la suite…, sweet homeHome, sweet home, op. 24Home, sweet home, op. 24, transcription brillante pour piano par Alfred Jaëll. Cette œuvre est fondée sur la mélodie éponyme de Henry Rowley Bishop.Lire la suite…, air original dont il a composé les variations, a mis en relief la grâce, la distinction de son jeu et l’admirable sonorité d’un magnifique piano de Steinway.

Plusieurs journaux de musique ont annoncé dernièrement que M. Prosper PascalPascal, Prosper-AugusteProsper-Auguste Pascal (Lyon, 9 janvier 1823 – Paris, 30 août 1880), compositeur et critique musical. Il composa plusieurs œuvres lyriques : Roman de la rose (1854), et La Nuit aux gondoles (1861) pour le Théâtre-Lyrique, Le Cabaret des amours (1862) pour l’Opéra-Comique et La Fleur de LotLire la suite… venait de terminer un opéra en cinq actes intitulé les TempliersTempliers, LesLes Templiers, opéra en cinq actes sur des paroles et une musique de Prosper Pascal. L’œuvre ne fut jamais représentée mais des extraits en furent exécutés devant un nombre restreint d’amis, dans le salon du critique musical Pierre-Auguste de Gasperini en juin 1867. Le compositeur chantaitLire la suite…, et dont il a écrit le poëme et la partition. M. Léon HalévyHalévy, LéonLéon Halévy (Paris, 12 février 1802 – Saint-Germain-en-Laye, 2 septembre 1883), auteur dramatique et poète. Frère puiné du compositeur Fromental Halévy, il fit des études de droit et fut le dernier secrétaire de Saint-Simon, qu’il accompagna durant la dernière année de sa vie. Il enseLire la suite… ayant traité le même sujet, en collaboration avec M. Saint-GeorgesSaint-Georges, Jules-Henri Vernoy deJules-Henri Vernoy de Saint-Georges (Paris, 7 novembre 1799 – Paris, 23 décembre 1875), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit d’abord un roman puis il se tourna vers la scène et écrivit plusieurs comédies, drames et vaudevilles et produisit pendant cinquante ans des livrets d’opéras eLire la suite…, a cru devoir en informer le public afin, le cas échéant, de se mettre à l’abri de toute accusation de plagiat ; mais il n’a jamais eu la pensée, ainsi qu’il le déclare lui-même, de contester le droit de M. Prosper Pascal Pascal, Prosper-AugusteProsper-Auguste Pascal (Lyon, 9 janvier 1823 – Paris, 30 août 1880), compositeur et critique musical. Il composa plusieurs œuvres lyriques : Roman de la rose (1854), et La Nuit aux gondoles (1861) pour le Théâtre-Lyrique, Le Cabaret des amours (1862) pour l’Opéra-Comique et La Fleur de LotLire la suite…: il n’a fait que revendiquer le sien et celui de son collaborateur. Tout est donc pour le mieux, et ce qui doit surtout rassurer M. Prosper PascalPascal, Prosper-AugusteProsper-Auguste Pascal (Lyon, 9 janvier 1823 – Paris, 30 août 1880), compositeur et critique musical. Il composa plusieurs œuvres lyriques : Roman de la rose (1854), et La Nuit aux gondoles (1861) pour le Théâtre-Lyrique, Le Cabaret des amours (1862) pour l’Opéra-Comique et La Fleur de LotLire la suite…, c’est qu’HalévyHalévy, LéonLéon Halévy (Paris, 12 février 1802 – Saint-Germain-en-Laye, 2 septembre 1883), auteur dramatique et poète. Frère puiné du compositeur Fromental Halévy, il fit des études de droit et fut le dernier secrétaire de Saint-Simon, qu’il accompagna durant la dernière année de sa vie. Il enseLire la suite…, l’illustre maître auquel était destiné le libretto des TempliersTempliers, LesLes Templiers, opéra en cinq actes sur des paroles et une musique de Prosper Pascal. L’œuvre ne fut jamais représentée mais des extraits en furent exécutés devant un nombre restreint d’amis, dans le salon du critique musical Pierre-Auguste de Gasperini en juin 1867. Le compositeur chantaitLire la suite…, est mort malheureusement avant d’avoir pu s’en occuper. En attendant qu’un directeur fixe le sort de sa nouvelle partition, l’auteur de la Nuit aux GondolesNuit aux gondoles, LaLa Nuit aux gondoles, opéra-comique en un acte sur un livret de Jules Barbier mis en musique par Prosper Pascal et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 19 novembre 1861.Lire la suite…, musicien très distingué et littérateur érudit, vient d’instrumenter la Marche funèbreMarche funèbre de ChopinMarche funèbre, de Frédéric Chopin. C’est le troisième mouvement de la sonate pour piano no. 2 en si bémol mineur op. 35 qui fut publiée en 1840. Napoléon-Henry Reber fut le premier à en faire une transcription pour orchestre qui fut jouée aux funérailles de Chopin en 1849. Prosper PascaLire la suite… de Chopin, comme il avait instrumenté déjà la Marche turqueMarche turque de MozartMarche turque, de Wolfgang Amadeus Mozart. C’est le troisième mouvement, Alla turca, de la sonate no. 11 pour piano en la majeur KV 331 de Mozart. Pour les représentations en 1859 de L’Enlèvement au sérail au Théâtre-Lyrique de Paris, Prosper Pascal y inséra son orchestration de la MarcheLire la suite… de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, exécutée avec tant de succès au Théâtre-Lyrique dans un entracte de l’Enlèvement au sérailEnlèvement au Sérail, L’L’Enlèvement au Sérail (Die Entführung aus dem Serail) KV 384, singspiel en trois actes sur un livret en allemand de Gottlieb Stephanie, d’après la pièce de théâtre de Christoph Friedrich Bretzner mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Burgtheater de Vienne le 16 juillet Lire la suite…. Ce genre de travail accepté, il faut convenir que M. Prosper PascalPascal, Prosper-AugusteProsper-Auguste Pascal (Lyon, 9 janvier 1823 – Paris, 30 août 1880), compositeur et critique musical. Il composa plusieurs œuvres lyriques : Roman de la rose (1854), et La Nuit aux gondoles (1861) pour le Théâtre-Lyrique, Le Cabaret des amours (1862) pour l’Opéra-Comique et La Fleur de LotLire la suite… s’en est acquitté avec un tact, une habilité et un talent au-dessus de tout éloge.

On m’a envoyé d’Allemagne un recueil de mélodies sur lequel j’appelle très sérieusement l’attention des musiciens. L’auteur, M. Robert Emmerich, est officier dans l’armée prussienne. Je ne puis dire quelles sont ses aptitudes militaires, mais il a, comme compositeur, des qualités d’originalité et de distinction qui ont assuré le succès de ses mélodies dans les différentes villes allemandes où elles se sont produites, à Berlin, à Cologne, à Mayence, à Francfort et à Leipsick [Leipzig]. Bien qu’il ne soit pas possible de reprocher à M. EmmerichEmmerich, Jean Daniel Jacob RobertJean Daniel Jacob Robert Emmerich (Hanau/Allemagne, 23 juillet 1836 – Baden-Baden, 11 juillet 1891), compositeur. Il est l’auteur de nombreux recueils de lieder à une ou plusieurs voix et composa deux opéras : Der Schwedensee (Weimar, 25 décembre 1873) et Van Dyck (Stettin, 13 mars 1875). Lire la suite… la moindre réminiscence de SchumannSchumann, RobertRobert Alexander Schumann (Zwickau, 8 juin 1810 – Endenich près Bonn, 29 juillet 1856), compositeur. Il étudia le droit avant de se consacrer à la musique. Entre 1829 et 1840, il  composa essentiellement des pièces pour piano telles que Carnaval op. 9,  Études symphoniques op. 13, Scènes Lire la suite… ou de Richard WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite…, on devine aisément ses sympathies pour l’école dont ces deux maîtres sont les représentans les plus illustres. Les sujets qu’il a choisis dans l’œuvre poétique de GoetheGoethe, Johann Wolfgang vonJohann Wolfgang von Goethe (Francfort, 28 août 1749 – Weimar, 22 mars 1832), écrivain. Son œuvre est prolifique et presqu’encyclopédique puisqu’il a écrit des poèmes, des drames, des romans mais aussi des ouvrages de botanique et d’ostéologie et d’analyse du spectre des couleurs. Ses Lire la suite…, d’UhlandUhland, Johann LudwigJohann Ludwig Uhland (Tübingen, 26 avril 1787 – Tübingen, 13 novembre 1862), poète et philologue. Il étudia le droit à Tübingen et s’intéressa particulièrement à la poésie médiévale allemande et française. En 1810, il devint docteur en droit et séjourna huit mois à Paris pour contLire la suite…, de GeibelGeibel, Franz Emanuel AugustFranz Emanuel August Geibel (Lübeck, 17 octobre 1815 – Lübeck, 6 avril 1884), poète. Il fit des études de théologie puis de philologie à Bonn puis à Berlin, où il se lia d’amitié avec le poète Adalbert von Chamisso et avec les écrivains Bettina von Arnim et Joseph von Eichendorff. En Lire la suite…, de Zedlitz, de Henri Heine et de bien d’autres, lui ont fourni presque toujours de charmantes inspirations, dont quelques-unes jouissent en Allemagne d’une renommée populaire. En France, où la vogue des chansons triviales et des refrains burlesques ne saurait durer toujours, les mélodies de M. Robert Emmerich pourraient bien faire leur chemin si elles étaient traduites par un vrai poëte et patronnées par un éditeur intelligent.

Il m’est aussi arrivé de Strasbourg deux mélodies détachées : la VisioneVisione, LaLa Visone, mélodie pour voix et piano sur des paroles italiennes du chevalier M. Barbolani mises en musique par François Schwab.Lire la suite… et le Lac LémanLac Leman, LeLe Lac Leman, mélodie pour voix de baryton et piano sur des paroles de Auguste Couvert mises en musique par François Schwab.Lire la suite…, la première composée sur des paroles italiennes, la seconde sur des paroles françaises par M. François Schwab, le critique musical, très écouté du Courrier du Bas-Rhin. J’ai lu avec beaucoup d’intérêt ces nouvelles productions de mon jeune confrère. Elles sont tout à fait dignes de la plume élégante qui a écrit le joli petit opéra-comique : A la nuit tous les chats sont grisNuit, tous les chats sont gris, LaLa Nuit, tous les chats sont gris, opéra-comique en deux actes sur un livret de Philippe Mutée mis en musique par François Schwab et créé à Strasbourg en mars 1858.Lire la suite…, et la messe exécutée l’été dernier à Bade, le jour de la fête du grand-duc. Cette œuvre remarquable a valu à M. François Schwab, comme témoignage de la satisfaction du prince, une épingle d’un très grand prix.

Une soirée, consacrée principalement à l’audition des quatuors inédits de ErnstLévy épouse Ernst, Amelie-SionaAmelie-Siona Lévy épouse Ernst (Mutzig/Bas-Rhin, 11 avril 1831 – Nice, 13 novembre 1914), actrice et poète. Elle étudia au Conservatoire de Paris et obtint 2nd prix de tragédie en 1848. Elle débuta au Théâtre de l’Odéon dans Hamlet en 1850 et créa des rôles dans André del Sarto (1851Lire la suite…, a été donné à l’Athénée pour la veuve de ce célèbre violoniste. Le second quatuor, dont le scherzo est ravissant, m’a semblé préférable au premier, bien que tous deux aient un véritable cachet d’individualité et soient conçus dans des formes extrêmement neuves. Ils ont été interprétés avec une rare perfection par MM. JoachimJoachim, JosephJoseph Joachim (Kitsee près de Presbourg/Bratislava, 28 juin 1831 – Berlin, 15 août 1907), violoniste, compositeur et pédagogue. Enfant prodige, il étudia à Pest et à Vienne et fit ses débuts à huit ans. Ayant développé toute sa technique dès l’âge de douze ans, il étudia ensuite àLire la suite…, JacquardJacquard, Léon-JeanLéon-Jean Jacquard (Paris, 3 novembre 1826 – Paris, 27 mars 1886), violoncelliste. Il étudia le violoncelle avec Louis Norblin au Conservatoire de Paris où il obtint en 1844 un premier prix de violoncelle. Il joua surtout dans les formations de musique de chambre, dont la société de quatuorsLire la suite…, ColblainColblain, Jean-AdolpheJean-Adolphe Colblain (Bordeaux, 18 février 1828 – Paris, 22 février 1893), violoniste. Il fut élu premier violon solo, dans un premier temps de l’orchestre de la Société Sainte-Cécile en novembre 1853, puis du Théâtre-Italien et enfin de celui des concerts Lamoureux. Il se produisit surLire la suite… et MasMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite…. Mme Szarvady (Wilhelmine-Clauss) et M. JoachimJoachim, JosephJoseph Joachim (Kitsee près de Presbourg/Bratislava, 28 juin 1831 – Berlin, 15 août 1907), violoniste, compositeur et pédagogue. Enfant prodige, il étudia à Pest et à Vienne et fit ses débuts à huit ans. Ayant développé toute sa technique dès l’âge de douze ans, il étudia ensuite àLire la suite… se sont fait chaleureusement applaudir dans l’exécution des Pensées fugitivesPensées fugitivesPensées fugitives (Les gages d’amitié). 12 pièces pour violon et piano, composées à deux mains par Wilhelm Heinrich Ernst et Stephen Heller et publiées en deux cahiers de six pièces à Paris en 1839 et 1842. Le deuxième cahier est dédié au Docteur David-Didier Roth, homéopathe et ami dLire la suite…, duos pour piano et violon composés par ErnstLévy épouse Ernst, Amelie-SionaAmelie-Siona Lévy épouse Ernst (Mutzig/Bas-Rhin, 11 avril 1831 – Nice, 13 novembre 1914), actrice et poète. Elle étudia au Conservatoire de Paris et obtint 2nd prix de tragédie en 1848. Elle débuta au Théâtre de l’Odéon dans Hamlet en 1850 et créa des rôles dans André del Sarto (1851Lire la suite… et Stephan Heller, et M. JoachimJoachim, JosephJoseph Joachim (Kitsee près de Presbourg/Bratislava, 28 juin 1831 – Berlin, 15 août 1907), violoniste, compositeur et pédagogue. Enfant prodige, il étudia à Pest et à Vienne et fit ses débuts à huit ans. Ayant développé toute sa technique dès l’âge de douze ans, il étudia ensuite àLire la suite… a soupiré avec un charme et une pureté sans pareils, avec un sentiment exquis, cette touchante ElégieÉlégie, sur la mort d’un objet chériÉlégie, sur la mort d’un objet chéri. Chant pour violon et piano en do mineur, opus 10 no. 3 précédée d’une Introduction de Louis Spohr.Lire la suite…, à laquelle Spohr a ajouté une introduction, et qui a longtemps été, dans les concerts, le morceau de prédilection des violonistes. Mme Joachim est une fort belle personne, douée d’une voix de contralto les plus sympathiques que j’aie entendues. Son style est irréprochable ; l’expression de son chant vous pénètre. Je ne saurais trop la remercier des émotions qu’elle m’a fait éprouver par la façon dont elle a chanté deux lieder de Schubert : A la LyreÀ ma lyre (An die Laute)À ma lyre, mélodie pour voix et piano sur des paroles françaises d’Antoine Bélanger, adaptées de la mélodie de Franz Schubert An die Laute op. 81 no. 2 (D. 905), paroles allemandes de Johann Friedrich Rochlitz.Lire la suite… [A ma Lyre] et le Chasseur égaré. A la partie musicale de la soirée s’est mêlé l’élément poétique : les Pauvres gensPauvres gens, LesLes Pauvres gens. Poème de Victor Hugo. Il fait partie de son recueil La Légende des siècles, première série. C’est le troisième poème du chapitre XIII : Maintenant.Lire la suite… de Victor Hugo, et les Stances à la MalibranStances à la MalibranStances à la Malibran. Poème d’Alfred de Musset publié en 1837 exprimant la tristesse de tous les admirateurs de la célèbre cantatrice Maria Malibran, décédée à Manchester le 23 septembre 1836 à l’âge de 28 ans.Lire la suite…, d’Alfred de Musset, ont été récitées par Mme Amélie Ernst avec une émotion que chacun a partagée. J’aurais voulu voir plus de monde à cette fête intime, précieux hommage rendu à la mémoire d’un grand artiste ; mais la salle de l’Athénée ne jouit qu’exceptionnellement du privilège d’attirer les foules.

E. Reyer

P. S. – Je crois devoir apporter un tribut d’éloges et de regrets à une grande artiste que la mort est venue frapper récemment. Mme Persiani, après avoir contribué, pendant de longues années, à l’éclat des plus belles soirées du Théâtre-Italien, est morte dans une position plus que modeste où l’avaient conduite de grands revers de fortune. Son courage et sa résignation ne se sont jamais démentis au milieu des rudes épreuves qu’elle a eu à supporter. Obligée de donner des leçons, au lendemain de ses triomphes, elle a trouvé du moins des consolations de tous les instans dans la respectueuse sympathie dont l’entouraient les amis qu’elle avait su conserver et les élèves qui recevaient d’elle de précieux exemples.

E.R.