L’Athenæum français, 22 septembre 1855, p. 816-818 (article signé E. Reyer).

Théâtres. – chronique musicale.

Fêtes de Blois. — Réouverture du Théâtre-Lyrique.


M. de la Saussaye a écrit un livre très-intéressant et très-utile sur Blois, ses antiquités, ses monuments et ses environs. C’est le guide le plus sûr et le plus complet qu’un touriste puisse mettre dans sa poche. — Avec un pareil compagnon on se passe facilement des explications stéréotypées et monotones des gardiens de ces vieux châteaux royaux, de ces palais historiques que le département de Loir-et-Cher montre avec orgueil à ceux qui, en dehors de la Bourse et du Panthéon, croient à d’autres merveilles architecturales. Avec le livre de M. de la Saussaye on repeuple toutes ces longues galeries de Chambord et de Chenonceaux, on suit Catherine de Médecis dans son observatoire, on assiste au drame sanglant de la mort du duc de Guise, et on relit la devise écrite par François 1er sur un des vitraux de Chambord que brisa, par un mouvement de galanterie, Louis XIV en présence de Mllede La Vallière. On retrouve bien d’autres choses encore dans ce curieux opuscule écrit par un savant qui est aussi un homme d’esprit, nous les citerions volontiers si nous n’avions hâte d’entrer dans la grande salle des États du château de Blois resplendissante de lumière, décorée de tentures en velours fleurdelisées d’or, où Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite…, M. Léon Jacquart [Jacquard]Jacquard, Léon-JeanLéon-Jean Jacquard (Paris, 3 novembre 1826 – Paris, 27 mars 1886), violoncelliste. Il étudia le violoncelle avec Louis Norblin au Conservatoire de Paris où il obtint en 1844 un premier prix de violoncelle. Il joua surtout dans les formations de musique de chambre, dont la société de quatuorsLire la suite… et M. HoffmannHoffmann, AndréAndré Hoffmann (Thionville/Moselle, 12 mai 1814 – Paris, 14 février 1861), acteur comique. Apprenti menuisier, il débuta au petit théâtre du jardin de Tivoli puis au Théâtre de Variétés sous le nom d’André. Il se produisit à Rouen de 1832 à 1839 et au Théâtre de la Renaissance à PLire la suite… nous attendent. Il y a trois ans que les fêtes de Blois ont été instituées : la première journée est consacrée aux courses ; le soir il y a bal dans la salle des États ; le lendemain les courses continuent, et, pendant la soirée, les hôtes des châteaux voisins, dilettanti par genre, les habitants de la ville, dilettanti par désœuvrement, se donnent rendez-vous dans cette même salle où ils ont dansé la veille ; c’est là qu’a lieu le concert dont le programme est ordinairement défrayé par des artistes en renom, choisis par MM. les ordonnateurs de la fête ; au nombre de ces derniers nous devons citer l’aimable docteur M. Viateur-BlauViateur-Blau, ThéophileThéophile Viateur-Blau (Blois, 18 novembre 1798 – Blois, 17 avril 1862), médecin. Après des études à la faculté de médecine de Paris, il fut nommé médecin-chef de l’Hôtel-Dieu de Blois, médecin du collège de Blois ainsi que de la gendarmerie et de l’école normale. En 1852, il fut Lire la suite…, son frère M. Théodore BlauBlau, ThéodoreThéodore Blau ( Blois, 11 juillet 1796 – Blois, apres 1880), marchand horloger. Il est le frère du médecin Théophile Viateur-Blau, le père du librettiste Alfred Blau et l’oncle du librettiste Edouard Blau.Source : www.artlyrique.frLire la suite…, un excellent homme, d’une activité et d’une obligeance à toute épreuve, M. DesseDesse, AdolpheAdolphe-Clodomir Desse, (Marle/Aisne, 29 septembre 1818 – Blois, 7 mai 1893), organiste, chef de chœur et compositeur. Chargé par la paroisse Saint-Nicolas de Blois d’organiser une maîtrise, il fonda l’Orphéon de Blois (Société Chorale Saine-Cécile) le 2 juillet 1852. Il dirigea l’OLire la suite…, le directeur de l’Orphéon, et M. RefouléRefouleMonsieur Refoule (? – ?), acteur comique de Blois.Lire la suite…, dont les saillies et les charmantes naïvetés sont devenues proverbiales dans tout le département et même plus loin. Le concert a commencé par un chœur espagnol composé par M. GevaërtGevaërt, François-AugusteFrançois-Auguste Gevaërt (Huysse près d’Oudenaarde/ Belgique, 31 juillet 1828 – Bruxelles, 24 décembre 1908), compositeur et musicologue. Il étudia d’abord avec l’organiste J.-B. Christiaens. Très doué il entra à l’âge de 13 ans au conservatoire de Gand où il étudia le piano aveLire la suite… [Gevaert] : c’est un morceau plein d’originalité et de couleur, dans lequel la disposition des voix est fort bien entendue : le titre, je crois, est Madrid ; MadridMadrid, chœur pour quatre voix d’hommes sans accompagnement sur des paroles de A. Ceuterick, mis en musique par François-Auguste Gevaert. Lire la suite…l’accompagnement à bouche fermée imite de temps en temps les castagnettes et le tambour de basque. Ces effets pittoresques sont du goût de tous les publics : choristes et solistes se sont également distingués ; l’ensemble a été parfait, l’exécution irréprochable. Ce chœur servait d’ouverture, car malheureusement il n’y avait pas d’orchestre, celui de M. PilodoPilodo, PierrePierre Pilaudo dit Pilodo (27 janvier, 1805 – 4, février, 1871), chef d’orchestre. Il fut le chef d’orchestre du bal Mabille dès sa création en 1831 et y introduisit, dit-on, le can-can et la polka. Il dirigea ensuite les bals du Vauxhall à partir de 1848 ; très habile à susciter la bacLire la suite…, qui avait fait danser la veille, ayant été congédié par un motif d’économie sans doute. Cette absence de l’orchestre a jeté du froid sur la soirée, malgré le talent pur et sobre de M. Léon Jacquart, malgré la voix vibrante et mélodieuse de Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite…, malgré les excentriques bouffonneries de M. HoffmannHoffmann, AndréAndré Hoffmann (Thionville/Moselle, 12 mai 1814 – Paris, 14 février 1861), acteur comique. Apprenti menuisier, il débuta au petit théâtre du jardin de Tivoli puis au Théâtre de Variétés sous le nom d’André. Il se produisit à Rouen de 1832 à 1839 et au Théâtre de la Renaissance à PLire la suite…. Si M. CrosnierCrosnier, EdmondFrançois-Louis Croisnu, dit Edmond Crosnier (Versailles, 12 mai 1792 – Château de Lépau à  Lisle/Loire et Cher, 1er septembre 1867), administrateur. Il écrivit quelques vaudevilles et devint directeur du Théâtre de la Porte Saint-Martin en 1830. De 1834 à 1845, il dirigea l’Opéra-ComLire la suite…, qui est le compatriote de Denis PapinPapin, DenisDenis Papin (Chitenay près de Blois, 22 août 1647 – Londres, ?26 aout 1713?), physicien, mathématicien et inventeur. Après des études de médecine à l’université d’Angers, il devint en 1671 curateur de l’Académie des sciences à Paris, où il travailla auprès de Christian Huygens etLire la suite…, eût été là, nul doute qu’il eût daté de Blois le réengagement de Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite… à l’Opéra : Mme StolzStoltz, RosineVictoire Noël, dite Rosine Stoltz (Paris, 13 février 1815 – Paris, 30 juillet 1903), mezzo-soprano. Elle débuta au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles en 1831 et fut engagée six ans plus tard à l’Opéra de Paris, en remplacement de Cornélie Falcon. Elle brilla dans les rôles écrits pourLire la suite… [Stoltz]Stoltz, RosineVictoire Noël, dite Rosine Stoltz (Paris, 13 février 1815 – Paris, 30 juillet 1903), mezzo-soprano. Elle débuta au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles en 1831 et fut engagée six ans plus tard à l’Opéra de Paris, en remplacement de Cornélie Falcon. Elle brilla dans les rôles écrits pourLire la suite… est partie, Mlle AlboniAlboni, MariettaMarietta Alboni (Cita di Castello/ Italie, 6 mars 1823 – Ville d’Avray, 23 juin 1894), contralto. Elle étudia à Bologne, où elle débuta en 1842 dans Saffo (Pacini). De 1847 à 1849, elle fut engagée au Théâtre-Italien de Paris, où elle chanta dans les opéras de Rossini et Donizetti. DLire la suite… est un oiseau de passage, Mlle CruvelliCruvelli, SophieJeanne-Sophie-Charlotte Cruwell dite Sophie Cruvelli (Bielefeld/Allemagne, 12 mars 1826 – Monte-Carlo, 6 novembre 1907), soprano. Elle étudia le chant avec Giulio Marco Bordogni à Paris et Francesco Lamperti à Milan. Elle fit son début au Théâtre La Fenice de Venise en 1847 et au Théâtre-ItaLire la suite… est vouée à tout jamais aux Vêpres siciliennesVêpres Siciliennes, LesLes Vêpres siciliennes, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugène Scribe et Charles Duveyrier mis en musique par Giuseppe Verdi et créé à l’Opéra de Paris le 13 juin 1855.Lire la suite…, Mme LafonLafon, MarieMarie Lafon (Bordeaux, ? 1832 – Bordeaux, août 1904), soprano. On sait peu de choses sur sa formation en province. Entre 1852 et 1855, elle fut engagée au Grand Théâtre de Marseille, où elle débuta avec grand succès dans le rôle-titre de La Norma (Bellini), avant de chanter les rôles priLire la suite… s’est aperçue à ses dépens qu’il n’est pas si facile de retrouver à Paris des ovations marseillaises ; les premiers sujets de l’Opéra ne sont donc pas tellement nombreux qu’il ne puisse se faire parmi eux une place pour Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite…, et une place digne de cette remarquable artiste. D’ailleurs, sa rentrée à l’Opéra déciderait peut-être l’administration à reprendre la Nonne sanglanteNonne sanglante, LaLa Nonne sanglante, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugène Scribe et de Germain Delavigne mis en musique par Charles Gounod, créé à l’Opéra de Paris le 18 octobre 1854.Lire la suite…, qu’elle ne saurait avoir condamnée à un repos éternel. M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… peut bien prétendre à une petite part de succès, même à côté du chef-d’œuvre de M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite…. Il est plus d’un exemple de belles partitions qui ont fait passer sur l’ennui d’un mauvais poëme. Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite… a donc chanté à Blois, et elle y a été très-applaudie, surtout par les mains les plus aristocratiques. Le grand air de Charles VI : Humble fille des champs, a été dit par elle avec un sentiment très-élevé, très-dramatique, avec une expression des mieux senties. Mme L…, amateur blésois, qui s’était gracieusement offerte pour accompagner Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite…, a fait défaut le jour du concert, et a dû être remplacée par un monsieur qui a semblé arriver tout exprès de Bourges pour compromettre le succès de Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite…. Peu familiarisé sans doute avec la musique de M. HalévyHalévy, Jacques-Fromental-ÉlieJacques-Fromental-Élie Halévy (Paris, 27 mai 1799 – Nice, 12 mars 1862), compositeur. Il étudia la composition au Conservatoire de Paris avec Cherubini et Méhul et obtint le Prix de Rome en 1819. Il débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1827 avec L’Artisan et produisit à ce théâtrLire la suite…, cet artiste plein de zèle s’est embrouillé au milieu de son accompagnement, et on aurait dit que ses doigts crispés avaient envie de substituer l’air des Fraises aux savantes harmonies du maître : par bonheur ce petit incident n’a guère dépassé l’estrade et a échappé à la majeure partie de l’auditoire, aussi souvent distrait à Blois qu’ailleurs. La romance du Carillonneur de BrugesCarillonneur de Bruges, LeLe Carillonneur de Bruges, opéra-comique en trois actes sur un livret de Henri de Saint-Georges mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 20 février 1852.Lire la suite…, dont le principal rôle est une des meilleures créations de Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite…, a peut-être été mieux goûtée que l’air de Charles VI ; Charles VICharles VI, opéra en cinq actes sur un livret de Casimir et Germain Delavigne mis en musique par Fromental Halévy et créé à l’Opéra de Paris le 15 mars 1843.Lire la suite…la charmante cantatrice y a fait admirer tout à son aise ses belles notes de contralto. La BerceuseBerceuseBerceuse, mélodie pour une voix et piano sur des paroles italiennes de Giuseppe Zaffira adaptées à la Berceuse, Op. 15 No. 5 pour violon et piano de Henri Reber.Lire la suite… de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite…, ce petit bijou d’une grâce et d’une simplicité exquises, a éclipsé tout le reste, ce qui ne nous empêche pas de donner le conseil à Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite… de la transposer d’un ton au-dessous la première fois qu’elle la chantera encore. M. Léon Jacquart est un des violoncellistes pour lesquels j’ai le plus de sympathie ; il a du style, il joue avec une grande justesse, son coup d’archet a beaucoup d’ampleur et de netteté ; il choisit bien ses morceaux et il ne pose pas. La sobriété des gestes, la tranquillité de la physionomie, ce ne sont pas là les qualités les moins rares chez la plupart de nos virtuoses d’aujourd’hui. M. JacquartJacquard, Léon-JeanLéon-Jean Jacquard (Paris, 3 novembre 1826 – Paris, 27 mars 1886), violoncelliste. Il étudia le violoncelle avec Louis Norblin au Conservatoire de Paris où il obtint en 1844 un premier prix de violoncelle. Il joua surtout dans les formations de musique de chambre, dont la société de quatuorsLire la suite… chante admirablement sur son instrument : il ne court pas après la difficulté, et quand il la rencontre il s’en tire pourtant avec plus de bonheur que bien d’autres ; son morceau villageois, dont je ne sais plus le titre, est gracieux et bien fait ; sa fantaisie sur Lestocq est un excellent morceau de concert, et j’ai demandé bis avec tout le monde après une poétique berceuse dont la mélodie est de M. Henri Reber. Il est impossible de tirer un meilleur parti d’une inspiration pleine de suavité, de délicatesse et de charme. Au commencement de la seconde moitié du programme MM. les orphéonistes blésois, fiers de leur premier succès et de la médaille d’or attachée récemment à leur bannière par le jury du concours de Saint-Germain, ont chanté avec beaucoup d’assurance et d’entrain un très-beau chœur le Départ des soldatsDépart des soldats, LeIl n’y a pas encore de descriptionLire la suite…, de la composition de leur habile chef M. DesseDesse, AdolpheAdolphe-Clodomir Desse, (Marle/Aisne, 29 septembre 1818 – Blois, 7 mai 1893), organiste, chef de chœur et compositeur. Chargé par la paroisse Saint-Nicolas de Blois d’organiser une maîtrise, il fonda l’Orphéon de Blois (Société Chorale Saine-Cécile) le 2 juillet 1852. Il dirigea l’OLire la suite…, musicien modeste et plein de savoir. Ce morceau est d’un rhythme entraînant et rempli d’effets piquants qui dénotent chez l’auteur un talent réel dans l’art de grouper et de manier les voix. Les chansonnettes de M. HoffmannHoffmann, AndréAndré Hoffmann (Thionville/Moselle, 12 mai 1814 – Paris, 14 février 1861), acteur comique. Apprenti menuisier, il débuta au petit théâtre du jardin de Tivoli puis au Théâtre de Variétés sous le nom d’André. Il se produisit à Rouen de 1832 à 1839 et au Théâtre de la Renaissance à PLire la suite…, composées et accompagnées par M. ParizotParizot, Rémi-VictorRémi-Victor Parizot (Bordeaux, 8 septembre, 1819 – Paris, 26 mars 1866), compositeur. Il mit en musique des chansons et des scènes comiques sur des textes d’Ernest Bourget et fit partie du premier conseil d’administration de la SACEM, en 1851. Parmi ses succès populaires, on peut citer RigoLire la suite…, ont mis la salle en belle humeur, et chacun est rentré chez soi par une pluie battante. A Blois il n’y a pas de fiacres, mais les distances ne sont pas longues. Le lendemain on lisait sur tous les murs de la ville : « L’immense effet produit par Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite… et M. Léon Jacquart a décidé l’administration à traiter avec ces deux artistes pour un second concert. » Ce second concert a eu lieu au théâtre ; mais un bal donné la veille par un fonctionnaire dont le nom m’échappe a fait un tort considérable à cette soirée : plusieurs banquettes étaient vides. Je ne crois pas qu’il existe en France, dans une ville de quatrième ordre, une salle plus grasse, plus enfumée, plus infecte et plus malpropre que la salle de théâtre de Blois : tout y est vieux, laid, délabré et d’un aspect repoussant : la façade est un mur lézardé, sur lequel on a écrit avec du charbon : Théâtre ; les couloirs sont obscurs et suintent l’humidité, les quinquets fument, les banquettes sont éclopées, et à part une jeune fille d’une beauté ravissante, qui assurément ne fera pas un long séjour dans cette bicoque, les ouvreuses ressemblent à des sorcières empaillées. M. Eugène Riffault, le maire de Blois, un excellent administrateur, un homme d’intelligence et de goût, devrait bien faire disparaître au plus tôt ce sale échantillon des instincts artistiques de la population blésoise. Et croira-t-on que dans cette thurne abominable, dans cette étable mal tenue dont n’auraient pas voulu les compagnons d’Ulysse, on a joué Robert-le-DiableRobert-le-diableRobert le Diable, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugene Scribe et  Germain Delavigne, mis en musique par Giacomo Meyerbeer, créé à l’Opéra de Paris le 21 novembre 1831.Lire la suite… et la Juive !!!.

Bien que cela ne soit pas tout à fait dans mes attributions, qu’on me permette de dire un mot des eaux de Saint-Denys-lès-Blois. Je cite M. de la Saussaye : « En l’an 895, Saint-Denys-sur-Loire, alors simple village, portait encore le nom de Voginant, appellation gauloise qui atteste que, dans les temps reculés de l’ère celtique, existait en ce lieu une fontaine sacrée, ou nant. La réputation de cette source, perpétuée pendant tout le moyen âge, était en grande estime à la cour des comtes de Blois et des princes de la branche des Valois qui résidèrent dans notre ville. » Le célèbre médecin Paul ReneaulmeReneaulme, Paul dePaul de Reneaulme (Blois, vers 1560 – Blois, vers 1624), médecin. D’après François-Alexandre Aubert de la Chenaye-Desbois : « Il fut reçu Docteur en médecine à Avignon en 1580. Vers 1590, il devint médecin d’Henri de Bourbon, Prince de Condé, premier Prince de Sang de France, duquel iLire la suite…, mettant à profit le séjour à Blois de Marie de Médicis, dédia à cette princesse un opuscule intitulé : les Vertus de la fontaine de Médicis, près Saint-Denys-lès-Blois, imprimé en 1618 ; plus tard, le séjour de la cour à Paris et le défaut d’entretien firent perdre aux eaux de Voginant leur vogue aristocratique ; elles tombèrent dès lors dans un abandon général, sans cependant avoir jamais été oubliées. M. le docteur BlauBlau, ThéodoreThéodore Blau ( Blois, 11 juillet 1796 – Blois, apres 1880), marchand horloger. Il est le frère du médecin Théophile Viateur-Blau, le père du librettiste Alfred Blau et l’oncle du librettiste Edouard Blau.Source : www.artlyrique.frLire la suite… et son collègue M. ArnoultArnoult, Louis-JulesLouis-Jules Arnoult (Blois, 16 octobre 1820 – Blois, 25 décembre 1880), médecin. Il était chirurgien en chef de l’Hotel-Dieu de Blois et fut nommé Médecin Inspecteur des Eaux Minérales Ferrugineuses de Saint-Denis-les-Blois, par le Ministre de l’Intérieur Achille Fould le 26 mai 1852. IlLire la suite… ont entrepris de leur rendre leur ancienne vogue ; dès les premiers travaux la source versa ses eaux limpides sur les vieilles dalles retrouvées de Marie de Médicis, et déjà, par les soins d’une société d’hommes honorables, présidée par M. Eugène Riffault, la fontaine de Saint-Denys, totalement réparée, est couverte d’un pavillon élégant ; un petit sentier ombragé conduit à une maison de bains, élevée sur un monticule et dont l’aspect rappelle les châlets de la Suisse. Le site est délicieux ; l’ombrage est ménagé aux baigneurs par de coquettes charmilles et de vertes pelouses ; la Loire borde la prairie, et l’œil aperçoit au loin les tourelles gothiques du château de Chambord, les flèches de la cathédrale de Blois, l’architecture plus massive et les vastes jardins du château de Ménars, autrefois à Mme de Pompadour, aujourd’hui à M. le prince de Chimay, et toute cette belle vallée de la Loire, et les plaines boisées de la Sologne. Ce point de vue est magnifique. Une expérience bien simple nous a démontré les qualités ferrugineuses de la source de Saint-Denys : quelques gouttes d’acide gallique répandues dans notre verre l’ont subitement transformé en un véritable écritoire, dans lequel nous avons trempé la plume pour signer notre nom sur le registre destiné à garder le souvenir de chaque visiteur. Avec un orchestre, quelques lanternes vénitiennes, des gondoles discrètes et le concours des riches seigneurs des châteaux voisins, on donnerait aux eaux de Saint-Denys la plus merveilleuse fête de nuit qu’il soit possible d’imaginer. Mais notre manie, en France, c’est d’aller chercher bien loin ce que nous avons bien près, ou de passer sans nous arrêter. Il y a des gens qui ont été braver les cascades du Niagara et qui n’ont jamais vu couler tranquillement le Cher sous les arches de Chenonceaux.

Le Théâtre-Lyrique est-il vendu ou ne l’est-il pas ? Voilà la question que les artistes se posent depuis trois mois. M. PerrinPerrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite… voudrait bien vendre, mais il paraît que personne ne veut acheter. On parle cependant de M. PellegrinPellegrin, PierrePierre Pellegrin, (Carcassonne, 30 avril 1794 – Toulon, 25 juin 1877), directeur. Il fut directeur du Grand-Théâtre de Toulon de 1833-36, de 1838-44, et de 1846-47. Après avoir dirigé le Théâtre du Gymnase à Marseille, il fut nommé directeur du Grand-Théâtre de Marseille du 21 Novembre 184Lire la suite… comme acquéreur : audaces fortuna juvat. M. PellegrinPellegrin, PierrePierre Pellegrin, (Carcassonne, 30 avril 1794 – Toulon, 25 juin 1877), directeur. Il fut directeur du Grand-Théâtre de Toulon de 1833-36, de 1838-44, et de 1846-47. Après avoir dirigé le Théâtre du Gymnase à Marseille, il fut nommé directeur du Grand-Théâtre de Marseille du 21 Novembre 184Lire la suite… est un ancien directeur des théâtres de Marseille qu’il a administrés avec beaucoup d’habileté pendant plusieurs années. Nous nous demandons ce que sont devenus tous ces beaux projets de M. PerrinPerrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite…, toutes ces séduisantes promesses qu’il avait faites aux jeunes compositeurs le jour où il eut besoin de leurs signatures pour témoigner au ministre de sa popularité et de son indispensabilité ? Le Théâtre-Lyrique s’est rouvert comme il s’était fermé, sans faire de bruit, sans causer d’émotion, presque clandestinement. On jouait JaguaritaJaguarita l’IndienneJaguarita l’Indienne, opéra-comique en un acte sur un livret de Henri de Saint-Georges et Adolphe de Leuven, mis en musique par Fromental Halévy et créé au Théâtre-Lyrique le 14 mai 1855.Lire la suite… et la SirèneSirène, LaLa Sirène, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Daniel-François-Esprit Auber et créé à l’Opéra-Comique le 26 mars 1844.Lire la suite…, on rejoue la SirèneSirène, LaLa Sirène, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Daniel-François-Esprit Auber et créé à l’Opéra-Comique le 26 mars 1844.Lire la suite… et JaguaritaJaguarita l’IndienneJaguarita l’Indienne, opéra-comique en un acte sur un livret de Henri de Saint-Georges et Adolphe de Leuven, mis en musique par Fromental Halévy et créé au Théâtre-Lyrique le 14 mai 1855.Lire la suite…. L’Inconsolable, opéra-comique en un acte, à la première représentation duquel la presse n’a pas été conviée, paroles de MM. de LeuwenLeuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 – Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d’un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite… [Leuven]Leuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 – Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d’un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite… et Saint-GeorgesSaint-Georges, Jules-Henri Vernoy deJules-Henri Vernoy de Saint-Georges (Paris, 7 novembre 1799 – Paris, 23 décembre 1875), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit d’abord un roman puis il se tourna vers la scène et écrivit plusieurs comédies, drames et vaudevilles et produisit pendant cinquante ans des livrets d’opéras eLire la suite…, musique de M. HalévyHalévy, Jacques-Fromental-ÉlieJacques-Fromental-Élie Halévy (Paris, 27 mai 1799 – Nice, 12 mars 1862), compositeur. Il étudia la composition au Conservatoire de Paris avec Cherubini et Méhul et obtint le Prix de Rome en 1819. Il débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1827 avec L’Artisan et produisit à ce théâtrLire la suite…, sert de lever de rideau à JaguaritaJaguarita l’IndienneJaguarita l’Indienne, opéra-comique en un acte sur un livret de Henri de Saint-Georges et Adolphe de Leuven, mis en musique par Fromental Halévy et créé au Théâtre-Lyrique le 14 mai 1855.Lire la suite…, paroles de MM. de LeuwenLeuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 – Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d’un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite… et Saint-GeorgesSaint-Georges, Jules-Henri Vernoy deJules-Henri Vernoy de Saint-Georges (Paris, 7 novembre 1799 – Paris, 23 décembre 1875), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit d’abord un roman puis il se tourna vers la scène et écrivit plusieurs comédies, drames et vaudevilles et produisit pendant cinquante ans des livrets d’opéras eLire la suite…, musique de M. HalévyHalévy, Jacques-Fromental-ÉlieJacques-Fromental-Élie Halévy (Paris, 27 mai 1799 – Nice, 12 mars 1862), compositeur. Il étudia la composition au Conservatoire de Paris avec Cherubini et Méhul et obtint le Prix de Rome en 1819. Il débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1827 avec L’Artisan et produisit à ce théâtrLire la suite…. De cette façon les jeunes compositeurs ne peuvent pas espérer d’avoir la moindre part à la recette faite par Mme Cabel ; le gâteau auquel on leur permet de goûter, c’est le gâteau du lendemain : les CompagnonsCompagnons de la marjolaine, LesLes Compagnons de la marjolaine, opéra-comique en un acte sur un livret de Michel Carré et Jules Verne mis en musique par Aristide Hignard et créé au Théâtre-Lyrique le 6 juin 1855.Lire la suite… de M. Aristide Hignard précèdent la SirèneSirène, LaLa Sirène, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Daniel-François-Esprit Auber et créé à l’Opéra-Comique le 26 mars 1844.Lire la suite…, et la recette dépasse assez ordinairement six francs cinquante centimes ; et pas un seul grand journal ne s’élève contre un pareil abus, contre une pareille violation des droits des jeunes compositeurs ! Nous reviendrons sur ce sujet, et de notre modeste petit coin nous parviendrons bien à nous faire entendre, dussions-nous pour cela rendre notre voix plus aigre et plus stridente que d’habitude : maint plaideur a plaidé son procès lui-même et l’a gagné.

L’opéra de M. Félicien DavidDavid, Félicien-CésarCésar-Félicien David (Cadenet, 13 avril 1810 – St Germain-en-Laye 29 aout 1876), compositeur. Orphelin à cinq ans, après des études à la maîtrise de la cathédrale St.-Sauveur d’Aix-en-Provence et au collège St.-Louis d’Aix, il entra en 1830 au Conservatoire de Paris dans la classe d’HLire la suite…, dont les études étaient presque terminées, est ajourné ; le poëme a offert plus d’un point défectueux à l’œil exercé de M. Émile Perrin Perrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite…: suivant cet habile et intelligent directeur, MéryMéry, Francois-Joseph-Pierre-AndréFrançois-Joseph-Pierre-André Méry (Les Aygalades près de Marseille, 21 janvier 1798 – Paris, 17 juin 1866), écrivain. Il étudia le droit à Aix-en-Provence avant de fonder le périodique Le Phocéen en 1820 et plus tard La Méditerranée. En 1824, il vint à Paris et collabora au journal Le Lire la suite… n’entend rien à la scène, et il est de toute nécessité de lui adjoindre un collaborateur. La pièce de M. GevaërtGevaërt, François-AugusteFrançois-Auguste Gevaërt (Huysse près d’Oudenaarde/ Belgique, 31 juillet 1828 – Bruxelles, 24 décembre 1908), compositeur et musicologue. Il étudia d’abord avec l’organiste J.-B. Christiaens. Très doué il entra à l’âge de 13 ans au conservatoire de Gand où il étudia le piano aveLire la suite… est en pleine répétition : celle-là marchera comme sur des roulettes.

M. MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite… vient d’arriver à Paris : on dit qu’il a en poche l’AfricaineAfricaine, L’L’Africaine, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugène Scribe mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé posthumément à l’Opéra de Paris le 28 avril 1865.Lire la suite… pour le grand Opéra, un opéra de plus petite dimension pour le Théâtre-Lyrique, et une opérette pour les Bouffes parisiens. RossiniRossini, GioachinoGioachino Rossini (Pesaro/Italie 29 février 1792 – Passy, 13 novembre 1868), compositeur. Né de parents musiciens, Rossini étudia le chant avec Giuseppe Malerbi à Lugo et débuta comme chanteur au théâtre d’Imola en 1804 et chanta le rôle d’un enfant dans Camilla de Paer à Bologne en 180Lire la suite… prend les eaux et ne pense plus aux débuts du ténor WicardWicard, Charles MarieCharles-Marie Wicard (Tournai, 11 septembre 1826 – Bruxelles, 6 mars 1882), ténor. Il étudia le chant au conservatoire de Bruxelles auprès de Gérardy et débuta au Théâtre de la Monnaie dans Lucia di Lammermoor (Donizetti). Il continua ses études au Conservatoire de Paris et chanta sur les sLire la suite….

Nous avons entre les mains un bien bon et bien remarquable ouvrage : c’est l’Esthétique musicaleEsthetique musicale, L’François Antoine Camille Durutte : Esthétique musicale: Technie ou Lois générales du système harmonique, Paris : Mallet-Bachelier, E. Girod, 1855Lire la suite… de M. le comte Camille Durutte (d’Ypres). Nous étudions consciencieusement chaque page de ce beau travail scientifique, et nous en rendrons compte prochainement.

Notre article était déjà composé quand on a donné au Théâtre-Lyrique la reprise de MarieMadridMadrid, chœur pour quatre voix d’hommes sans accompagnement sur des paroles de A. Ceuterick, mis en musique par François-Auguste Gevaert. Lire la suite…, d’HéroldHérold, Louis-Joseph-FerdinandLouis-Joseph-Ferdinand Hérold (Paris, 28 janvier 1791 – Paris, 19 janvier 1833), compositeur. Premier prix de Rome en 1812, il rencontra des succès durables à l’Opera-Comique avec Marie (1826), Zampa (1831), et Le Pré aux clercs (1832).Lire la suite…, et la première représentation d’Une Nuit à SévilleNuit à Séville, UneUne Nuit à Séville, opéra-comique en un acte sur un livret de Charles Nuitter et Alexandre Beaumont mis en musique par Frédéric Barbier et créé au Théâtre-Lyrique le 14 septembre 1855.Lire la suite…, opéra-comique en un acte de M. Frédéric BarbierBarbier, Frédéric-EtienneFrédéric-Étienne Barbier (Metz, 15 novembre 1829 – Paris, 12 février 1889), compositeur et chef d’orchestre. Il fut l’élève de l’organiste Henri Darondeau à Bourges et c’est au théâtre de cette ville qu’il obtint son premier succès avec Le Mariage de Colombine (1852). Il s’inLire la suite….