Le Journal des Débats, 28 février 1867 (article signé E. Reyer).

FEUILLETON DU JOURNAL DES DEBATS

DU 28 FEVRIER 1867.

 REVUE MUSICALE.

La Semaine sainte au VaticanSemaine sainte au Vatican, LaLa Semaine sainte au Vatican, étude musicale et pittoresque de Ludovic Celler (pseudonyme de Louis Leclercq), Paris : L. Hachette, 1867.Lire la suite…, étude musicale et pittoresque, par M. Ludovic CellerCeller, LudovicLudovic Celler, pseudonyme de Louis Leclercq (Paris, 8 février 1828 – ?), écrivain et musicologue. Il publia des contes (1875) et des ouvrages d’érudition dont La Semaine sainte au Vatican, étude musicale et pittoresque (1867) et Les Décors de théâtre, les costumes et la mise en scène au Lire la suite…. – Traité analytique et complet de l’art de modulerTraité analytique et complet de l’art de modulerTraité analytique et complet de l’art de moduler de Johannes Weber, Paris : G. Brandus et S. Dufour, 1858.Lire la suite…, par M. Johannès WeberWeber, JohannesJohannes Weber (Brumath/Bas-Rhin, 6 septembre 1818 – Paris, 20 mars 1902), critique musical. Il étudia la musique tout en suivant des études de théologie au séminaire protestant de Strasbourg où il obtint un doctorat en 1841. Il dirigea une société chorale quelque temps puis s’installa àLire la suite…. – De l’Enseignement du pianoDe l’Enseignement du pianoDe l’Enseignement du piano, conseils aux jeunes professeurs de Félix Le Couppey, Paris : L. Hachette, 1865.Lire la suite…, conseil aux jeunes professeurs, par M. Félix Le CouppeyLe Couppey, FélixFélix Le Couppey (Paris, 14 avril 1814 – Paris, 4 juillet 1887), pianiste, compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1825 et un 1er prix d’harmonie et d’accompagnement de piano en 1828. En 1837, il devint professeur de solfège puisLire la suite…. – Théâtre de l’Opéra-Comique : Le fils du brigadierFils du brigadier, LeLe Fils du brigadier, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Labiche et de Delacour mis en musique par Victor Massé et créé à l’Opéra-Comique de Paris le 25 février 1867.Lire la suite…, opéra-comique en trois actes, paroles de MM. LabicheLabiche, Eugène-MarinEugène-Marin Labiche (Paris, 6 mai 1815 – Paris, 22 janvier 1888), auteur dramatique et librettiste. Il fit des études au collège Bourbon où il se lia d’amitié avec Alphonse Leveaux et sera plus tard un de ses collaborateurs sous le pseudonyme d’Alphonse Jolly. Il fit des études de droitLire la suite… et DelacourDelacour, Pierre-Alfred Lartigue dit AlfredPierre-Alfred Lartigue dit Alfred Delacour (Bordeaux, 3 septembre 1817 – Paris, 31 mars 1883), auteur dramatique et librettiste. Il fit des études de médecine puis en exerça la profession à partir de 1841. Progressivement attiré par le théâtre, il collabora avec d’autres auteurs dramatiquLire la suite…, musique de M.Victor MasséMassé, Felix-Marie-VictorFélix Marie Victor Massé (Lorient, 7 mars 1822 – Paris, 5 juillet 1884), compositeur. Il étudia le piano avec Zimmerman et la composition avec Halévy au Conservatoire de Paris, où obtint le 1er Prix de piano en 1839 et le 1er Prix de Rome en 1844. Il débute à l’Opéra-Comique en 1850 avec LLire la suite…. – Concerts.

Le docteur BurneyBurney, CharlesCharles Burney (Shrewsbury, 7 avril 1726 – Chelsea, Londres, 12 avril 1814), musicologue. Il étudia l’orgue avec l’organiste de la cathédrale de Chester de 1739 à 1742. Il assista son demi-frère, organiste à Shrewsbury, tout en apprenant la composition en autodidacte. L’année suivante, iLire la suite… (docteur en musique) est le premier qui ait publié les morceaux que l’on chante à la chapelle Sixtine pendant la semaine sainte. Ce recueil parut en 1784, sous ce titre : La musica che si canta annualmente nelle funzioni della Settimana Santa, nella cappella Pontifica, composta da PalestrinaPalestrina, Giovanni Pierluigi daGiovanni Pierluigi da Palestrina (Palestrina ?, 1525 [1526 ?] – Rome, 2 février 1594), compositeur. Il fut admis dans la maîtrise de Sainte-Marie-Majeure à Rome. En 1544, il fut nommé organiste de la cathédrale de Palestrina. En 1551, il fut d’abord maître de chant de la chapelle Giulia Lire la suite…, Allegri et Baj. ChoronChoron, Alexandre-EtienneAlexandre-Étienne Choron (Caen, 21 octobre1771 – Paris, 29 juin 1834), compositeur et professeur. Il étudia les mathématiques au collège de Juilly et apprit la musique avec Benoit Bonesi et l’abbé Nicolas Roze. Il fut professeur de mathématiques à l’École Polytechnique dès sa fondatioLire la suite… en a donné une nouvelle édition à Paris en 1818. M. Ludovic CellerCeller, LudovicLudovic Celler, pseudonyme de Louis Leclercq (Paris, 8 février 1828 – ?), écrivain et musicologue. Il publia des contes (1875) et des ouvrages d’érudition dont La Semaine sainte au Vatican, étude musicale et pittoresque (1867) et Les Décors de théâtre, les costumes et la mise en scène au Lire la suite…, il le dit lui-même dans la préface de son livre, « petit acquéreur aux vacations de la vente faite il y a quelque mois à Paris d’une bibliothèque musicale des plus curieuses (raretés et bonnes chose s’y trouvaient réunies), a pu se faire adjuger une édition de l’ouvrage de BurneyBurney, CharlesCharles Burney (Shrewsbury, 7 avril 1726 – Chelsea, Londres, 12 avril 1814), musicologue. Il étudia l’orgue avec l’organiste de la cathédrale de Chester de 1739 à 1742. Il assista son demi-frère, organiste à Shrewsbury, tout en apprenant la composition en autodidacte. L’année suivante, iLire la suite… (1771, Londres), et il a pensé que, bien que ce recueil eût déjà été imprimé, ce pourrait être utile aux amateurs de trouver, sous un format portatif, non seulement la musique indiquée par le savant docteur anglais, mais encore l’ensemble des morceaux exécutés d’ordinaire à la Sixtine ou à Saint-Pierre par la chapelle du Pape pendant la semaine sainte. C’est en 1770 que Charles BurneyBurney, CharlesCharles Burney (Shrewsbury, 7 avril 1726 – Chelsea, Londres, 12 avril 1814), musicologue. Il étudia l’orgue avec l’organiste de la cathédrale de Chester de 1739 à 1742. Il assista son demi-frère, organiste à Shrewsbury, tout en apprenant la composition en autodidacte. L’année suivante, iLire la suite… fit un voyage en France et en Italie, dans le but de recueillir une partie des matériaux nécessaires à son histoire de la musique : A general History of musicGeneral History of Music, ACharles Burney publia le premier volume de A General History of Music en 1776 ; le deuxième volume en 1782 ; le troisième et le quatrième et dernier volume en 1789. Une édition moderne due à Frank Mercer fut publiée en 1935 et rééditée en 1957.Lire la suite…. De retour en Angleterre, et avant de parcourir dans le même but l’Allemagne, les Pays-Bas et la Hollande, BurneyBurney, CharlesCharles Burney (Shrewsbury, 7 avril 1726 – Chelsea, Londres, 12 avril 1814), musicologue. Il étudia l’orgue avec l’organiste de la cathédrale de Chester de 1739 à 1742. Il assista son demi-frère, organiste à Shrewsbury, tout en apprenant la composition en autodidacte. L’année suivante, iLire la suite… fit paraître le journal de son voyage. C’est ce journal qui porte la date de 1771, mais, bien que je ne l’aie pas sous les yeux, je dois supposer, d’après M. Ludovic CellerCeller, LudovicLudovic Celler, pseudonyme de Louis Leclercq (Paris, 8 février 1828 – ?), écrivain et musicologue. Il publia des contes (1875) et des ouvrages d’érudition dont La Semaine sainte au Vatican, étude musicale et pittoresque (1867) et Les Décors de théâtre, les costumes et la mise en scène au Lire la suite…, que BurneyBurney, CharlesCharles Burney (Shrewsbury, 7 avril 1726 – Chelsea, Londres, 12 avril 1814), musicologue. Il étudia l’orgue avec l’organiste de la cathédrale de Chester de 1739 à 1742. Il assista son demi-frère, organiste à Shrewsbury, tout en apprenant la composition en autodidacte. L’année suivante, iLire la suite… y donne seulement l’indication des morceaux qu’il publia plus tard, en 1784. Ainsi se trouve expliquée cette différence de dates qui au premier abord, semble constituer une de ces erreurs auxquelles sont exposés bien souvent les bibliophiles les plus scrupuleux et les plus érudits.

M. Ludovic CellerCeller, LudovicLudovic Celler, pseudonyme de Louis Leclercq (Paris, 8 février 1828 – ?), écrivain et musicologue. Il publia des contes (1875) et des ouvrages d’érudition dont La Semaine sainte au Vatican, étude musicale et pittoresque (1867) et Les Décors de théâtre, les costumes et la mise en scène au Lire la suite… nous donne un résumé de l’histoire de la chapelle papale, qu’il a complété par quelques renseignements sur la musique religieuse et sur les compositeurs dont on exécute les œuvres. Et « comme la matière était sérieuse, afin de la rendre moins sévère, il y a joint, sous une forme pittoresque, quelques détails sur les diverses cérémonies du Vatican. » Le jeune et ingénieux écrivain avoue qu’il lui eût été difficile de réunir toute la musique que peut exécuter la chapelle papale, et il s’est borné à la reproduction des morceaux qui sont chantés presque régulièrement chaque année, sauf le MiserereMiserereMiserere à deux chœurs, un de 5 voix et un de 4 voix, en sol mineur de Tommaso Bai.Lire la suite… de BainiBaini, Giuseppe, AbbéGiuseppe Baini dit Abbé Baini (Rome, 21 octobre 1775 – Rome, 21 mai 1844), musicologue et compositeur italien. Après des études auprès de Stefano Silveyra au Seminario Romano il fut accepté en 1795 dans le chœur de la chapelle papale avant d’être ordonné prêtre en 1798. Il apprit le chantLire la suite…, qu’il n’a pu se procurer, et qu’il ne croit pas avoir été livré à la publicité. Ce MiserereMiserereMiserere à deux chœurs, un de 5 voix et un de 4 voix, en sol mineur de Tommaso Bai.Lire la suite… de l’abbé BainiBaini, Giuseppe, AbbéGiuseppe Baini dit Abbé Baini (Rome, 21 octobre 1775 – Rome, 21 mai 1844), musicologue et compositeur italien. Après des études auprès de Stefano Silveyra au Seminario Romano il fut accepté en 1795 dans le chœur de la chapelle papale avant d’être ordonné prêtre en 1798. Il apprit le chantLire la suite…, le plus enthousiaste des biographes de PalestrinaPalestrina, Giovanni Pierluigi daGiovanni Pierluigi da Palestrina (Palestrina ?, 1525 [1526 ?] – Rome, 2 février 1594), compositeur. Il fut admis dans la maîtrise de Sainte-Marie-Majeure à Rome. En 1544, il fut nommé organiste de la cathédrale de Palestrina. En 1551, il fut d’abord maître de chant de la chapelle Giulia Lire la suite…, est le seul qui ait pu soutenir la comparaison avec ceux d’Allegri et de Thomas Baj, ténor et plus tard maître de la chapelle du Vatican : toutes les autres compositions du même genre, citées par ordre chronologique dans la notice qui accompagne la biographie de PalestrinaPalestrina, Giovanni Pierluigi daGiovanni Pierluigi da Palestrina (Palestrina ?, 1525 [1526 ?] – Rome, 2 février 1594), compositeur. Il fut admis dans la maîtrise de Sainte-Marie-Majeure à Rome. En 1544, il fut nommé organiste de la cathédrale de Palestrina. En 1551, il fut d’abord maître de chant de la chapelle Giulia Lire la suite…, ont disparu depuis longtemps déjà du répertoire de la chapelle Sixtine : l’une d’elles cependant était de l’immortel auteur de la Messe du Pape MarcelMesse "du Pape Marcel"Missa Papae Marcelli (Messe du Pape Marcel) pour 6 voix de Giovanni Pierluigi da Palestrina. Elle fut publiée dans son second recueil de messes (Rome, 1567) et fut écrite dans un style largement homophonique pour la plus grande intelligibilité du texte.Lire la suite…, lequel a mérité d’être inhumé dans la basilique de Saint-Pierre, et, d’avoir gravé sur son tombeau cette inscription :

Johannes.Petrus.Alysius.Praenestibus

            Musicae princeps

Quand j’ai visité la petite ville de PalestrinaPalestrina, Giovanni Pierluigi daGiovanni Pierluigi da Palestrina (Palestrina ?, 1525 [1526 ?] – Rome, 2 février 1594), compositeur. Il fut admis dans la maîtrise de Sainte-Marie-Majeure à Rome. En 1544, il fut nommé organiste de la cathédrale de Palestrina. En 1551, il fut d’abord maître de chant de la chapelle Giulia Lire la suite… (le frigidum Praenesta d’Horace), j’y ai vainement cherché un souvenir du grand musicien auquel elle doit, dans les temps modernes du moins, une bonne partie de son illustration.

Voici les morceaux choisis par M. Ludovic CellerCeller, LudovicLudovic Celler, pseudonyme de Louis Leclercq (Paris, 8 février 1828 – ?), écrivain et musicologue. Il publia des contes (1875) et des ouvrages d’érudition dont La Semaine sainte au Vatican, étude musicale et pittoresque (1867) et Les Décors de théâtre, les costumes et la mise en scène au Lire la suite…, et dont il a fait une réduction pour piano ou orgue, en mettant les paroles au-dessus de la première ligne, ce qui les rend d’une lecture plus facile, bien qu’elle ne soit pas encore à la portée de tous les musiciens :

Le MiserereMiserereMiserere à deux chœurs, un de 5 voix et un de 4 voix, en sol mineur de Tommaso Bai.Lire la suite… d’Allegri, le MiserereMiserereMiserere à deux chœurs, un de 5 voix et un de 4 voix, en sol mineur de Tommaso Bai.Lire la suite… de BajBai, TommasoTommaso Bai [Baj] (Crevalcore/Bologne, 10 juin, 1636 – Rome, 22 décembre 1714), ténor et compositeur. Il fut inscrit dans les registres de la chapelle Giulia comme contralto en 1670 et comme ténor de 1697 à 1713. Il fit toute sa carrière (44 ans) dans cette institution et succéda à Paolo LoLire la suite…, les ReponsResponsRespons à 4 voix pour la semaine sainte de Tomas Luis de Victoria. La partition comporte 18 entrées qui furent publiés dans son Officium Hebdomadae Sanctae de 1585 avec 9 lamentations, 2 passions (selon Saint Jean et Saint Matthieu) et d’autres œuvres dont un Miserere pour deux chœurs à 4 voLire la suite… d’AvilaVictoria, Tomás Luis deTomás Luis de Victoria (Sanchidrián/province d’Avila Espagne, ca. 1548 – Madrid, 27 août 1611), prêtre, organiste et compositeur. En 1558, il devint chantre de la cathédrale d’Avila, où il fut l’élève du maître de chapelle Bernardino de Ribera, de Jeronimo de Espinar et de Juan NavaLire la suite…, le Stabat MaterStabat MaterStabat Mater pour deux chœurs à 4 voix chacun de Giovanni Pierluigi da Palestrina. Il aurait été composé pour le pape Grégoire XIV (1590-91) et ne fut publié pour la première fois qu’en 1771 par Charles Burney. Richard Wagner en publia une édition en 1877.Lire la suite… de PalestrinaPalestrina, Giovanni Pierluigi daGiovanni Pierluigi da Palestrina (Palestrina ?, 1525 [1526 ?] – Rome, 2 février 1594), compositeur. Il fut admis dans la maîtrise de Sainte-Marie-Majeure à Rome. En 1544, il fut nommé organiste de la cathédrale de Palestrina. En 1551, il fut d’abord maître de chant de la chapelle Giulia Lire la suite…, les Lamentations et la MesseMesse "du Pape Marcel"Missa Papae Marcelli (Messe du Pape Marcel) pour 6 voix de Giovanni Pierluigi da Palestrina. Elle fut publiée dans son second recueil de messes (Rome, 1567) et fut écrite dans un style largement homophonique pour la plus grande intelligibilité du texte.Lire la suite… de PalestrinaPalestrina, Giovanni Pierluigi daGiovanni Pierluigi da Palestrina (Palestrina ?, 1525 [1526 ?] – Rome, 2 février 1594), compositeur. Il fut admis dans la maîtrise de Sainte-Marie-Majeure à Rome. En 1544, il fut nommé organiste de la cathédrale de Palestrina. En 1551, il fut d’abord maître de chant de la chapelle Giulia Lire la suite…, appelée Messe du pape MarcelMesse "du Pape Marcel"Missa Papae Marcelli (Messe du Pape Marcel) pour 6 voix de Giovanni Pierluigi da Palestrina. Elle fut publiée dans son second recueil de messes (Rome, 1567) et fut écrite dans un style largement homophonique pour la plus grande intelligibilité du texte.Lire la suite…, bien qu’elle ait été composée, comme chacun sait, sous le pontificat de Pie IVMédicis, Jean-Ange de dit Pie IVJean-Ange de Médicis dit Pie IV (Milan, 31 mars 1499 – Rome, 9 décembre 1565), pape. Il étudia le droit civil et le droit canonique à l’université de Bologne et fut reçu docteur en 1525. Il entra dans la Curie romaine en 1527 et devint cardinal en 1549. Il fut élu pape en 1559. Il rouvritLire la suite….

L’excellent livre de M. Ludovic CellerCeller, LudovicLudovic Celler, pseudonyme de Louis Leclercq (Paris, 8 février 1828 – ?), écrivain et musicologue. Il publia des contes (1875) et des ouvrages d’érudition dont La Semaine sainte au Vatican, étude musicale et pittoresque (1867) et Les Décors de théâtre, les costumes et la mise en scène au Lire la suite… aurait pu me fournir l’occasion de raconter une foule d’anecdotes historiques, scientifiques et pittoresques au sujet des musiciens, des œuvres et des événements dont il parle, ainsi que de ceux dont il ne parle pas. J’étais moi-même à Rome il a deux ans, où j’assistais aux cérémonies de la semaine sainte et à l’investiture (sans bénéfice) de l’abbé LisztLiszt, FranzFranz Liszt (Raiding, 22 octobre 1811 – Bayreuth, 31 juillet, 1886), pianiste et compositeur. Il étudia le piano d’abord avec son père puis grâce à une bourse étudia à Vienne avec Czerny pour le piano et Salieri pour la composition. Ses premiers récitals en 1823 à Vienne et à Pest firenLire la suite…. Mais si je ne me laisse aller à ces dissertations dans lesquelles mes souvenirs de voyageur pourraient s’aider de la science d’autrui, je cours le risque d’être entraîné beaucoup trop loin et de ne donner qu’un compte-rendu insuffisant du Fils du brigadierFils du brigadier, LeLe Fils du brigadier, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Labiche et de Delacour mis en musique par Victor Massé et créé à l’Opéra-Comique de Paris le 25 février 1867.Lire la suite…, la pièce nouvelle de l’Opéra-Comique. Il y a presque toujours un écueil sous les pas ou sous la plume du feuilletoniste. Cependant je ne résisterai pas au désir d’exprimer mon sentiment personnel relativement à l’exécution musicale de la chapelle Sixtine, dont je n’ai pas reçu, tant s’en faut, l’impression à laquelle je m’attendais. Quelques voyageurs prétendent qu’il y a encore des castrats à Rome, d’autres affirment le contraire ; s’ils n’ont pas encore complètement disparu, ils tendent du moins à disparaître, d’abord parce que les privilèges attachés aujourd’hui à cette situation ne sont plus ceux d’autrefois, tandis que les inconvéniens sont restés les mêmes, et ensuite parce que le Pape actuel a donné des ordres formels pour faire cesser un usage que notre civilisation ne saurait admettre. On m’a bien montré à la chapelle Sixtine et dans les rues de Rome, un gros jeune homme imberbe, aux hanches très développées et d’origine turque, en me disant : Voilà un des soprani du Saint-Père ; mais je n’ai pu me renseigner auprès de lui, et ce n’était peut-être qu’un soprano factice, produit ingénieux du système adopté par le séminaire anglais établi à Rome, lequel se charge d’approvisionner de chanteurs en voix de fausset la chapelle du Pape. Quoi qu’il en soit, si les voix de basse que l’on entend à la chapelle Sixtine sont en général fort belles et possèdent une étendue presque exceptionnelle, les voix des soprani factices et des soprani vrais, c’est-à-dire des enfans de chœur, laissent beaucoup à désirer sous le rapport de la flexibilité et de la justesse. Quant aux traditions de cette école de chant d’où sont sortis les FarinelliFarinelli, Carlo Maria Michele Angelo Broschi ditCarlo Maria Michele Angelo Broschi dit Farinelli (Andria/Province de Bari, 24 janvier 1705 – Bologne, 16 septembre 1782), castrat. De 1715 a 1722, il étudia au Conservatoire dei Poveri di Gesu Cristo à Naples avec Nicola Porpora. Il débuta à Rome en 1722 dans Sofonisba (Prederi) et Flavio AnicLire la suite…, les BernacchiBernacchi, Antonio MariaAntonio Maria Bernacchi (Bologne/Italie, 23 juin 1685 – Bologne/Italie, 1er mars 1756), castrat. Il étudia avec Francesco Antonio Pistocchi et débuta à Gênes en 1703. Engagé par le prince Antonio Farnese en 1714, Johann Hasse, Leonardo Vinci et Alessandro Scarlatti. Chanteur virtuose, il fut Lire la suite…, les NicoliniNicolini, Nicolo Francesco Leonardo Grimaldi ditNicolo Francesco Leonardo Grimaldi dit Nicolini (Naples, 5 avril 1673 – Naples, 1er janvier 1732), castrat. Il étudia avec Francesco Provenzale et débuta à l’opéra de Naples en 1685. Il se produisit également à la cathédrale et à la chapelle royale de Naples. De 1697 à 1731, il participLire la suite… et les CrescentiniCrescentini, GirolamoGirolamo Crescentini (Urbania/Italie, 2 février 1762 – Naples, 24 avril 1846), castrat. Il étudia avec Lorenzo Gibelli et débuta à Rome en 1788. Il fut invité sur toutes les scènes italiennes, où il eut beaucoup de succès dans Giulio Sabino (Sarti), Romeo e Giulietta (Zingarelli), La morteLire la suite…, elles sont à peu près perdues, sinon tout à fait, aujourd’hui. Je suis loin de demander qu’on y revienne, et puisqu’on ne peut plus faire des chanteurs capables de comprendre et d’exécuter un genre de musique tombé depuis longtemps déjà dans le domaine de l’archéologie, ne vaudrait-il pas mieux, même au prix d’une révolution, profiter des ressources de l’art moderne et se conformer au sentiment des masses, sans s’inquiéter de l’opinion d’un très petit nombre d’érudits et de gens spéciaux. Pourquoi le dix-neuvième siècle n’aurait-il pas comme le seizième, son musicien réformateur, et qui sait si l’abbé LisztLiszt, FranzFranz Liszt (Raiding, 22 octobre 1811 – Bayreuth, 31 juillet, 1886), pianiste et compositeur. Il étudia le piano d’abord avec son père puis grâce à une bourse étudia à Vienne avec Czerny pour le piano et Salieri pour la composition. Ses premiers récitals en 1823 à Vienne et à Pest firenLire la suite…, avec lequel j’ai eu à Rome des conversations si instructives pour moi, si intéressantes et si pleine d’actualité, qui m’a dit tant de choses que j’ignorais, et qui m’en a laissé deviner bien d’autres que j’ignorais aussi, qui sait si l’abbé LisztLiszt, FranzFranz Liszt (Raiding, 22 octobre 1811 – Bayreuth, 31 juillet, 1886), pianiste et compositeur. Il étudia le piano d’abord avec son père puis grâce à une bourse étudia à Vienne avec Czerny pour le piano et Salieri pour la composition. Ses premiers récitals en 1823 à Vienne et à Pest firenLire la suite…, malgré, ou peut-être à cause de……Me voilà encore une fois arrêté, et au beau milieu d’une phrase, par ce Fils du brigadierFils du brigadier, LeLe Fils du brigadier, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Labiche et de Delacour mis en musique par Victor Massé et créé à l’Opéra-Comique de Paris le 25 février 1867.Lire la suite… dont le souvenir jette comme un éclat de rire à travers la péroraison de mon discours. Je n’échapperai pas aux préoccupations que m’a laissées cette soirée de lundi dernier ni aux exigences qu’elles m’imposent et le mieux est d’en finir avec le livre de M. Ludovic CellerCeller, LudovicLudovic Celler, pseudonyme de Louis Leclercq (Paris, 8 février 1828 – ?), écrivain et musicologue. Il publia des contes (1875) et des ouvrages d’érudition dont La Semaine sainte au Vatican, étude musicale et pittoresque (1867) et Les Décors de théâtre, les costumes et la mise en scène au Lire la suite…, auquel je reviendrai certainement un jour ou l’autre, aussitôt que je me trouverai dans une situation d’esprit plus propice à l’analyse et à l’étude des choses sérieuses.

« La pièce que les artistes de l’Opéra-Comique ont eu l’honneur de représenter devant nous est, pour les paroles, de MM. LabicheLabiche, Eugène-MarinEugène-Marin Labiche (Paris, 6 mai 1815 – Paris, 22 janvier 1888), auteur dramatique et librettiste. Il fit des études au collège Bourbon où il se lia d’amitié avec Alphonse Leveaux et sera plus tard un de ses collaborateurs sous le pseudonyme d’Alphonse Jolly. Il fit des études de droitLire la suite… et DelacourDelacour, Pierre-Alfred Lartigue dit AlfredPierre-Alfred Lartigue dit Alfred Delacour (Bordeaux, 3 septembre 1817 – Paris, 31 mars 1883), auteur dramatique et librettiste. Il fit des études de médecine puis en exerça la profession à partir de 1841. Progressivement attiré par le théâtre, il collabora avec d’autres auteurs dramatiquLire la suite…, les auteurs du Voyage en Chine Voyage en Chine, LeLe Voyage en Chine, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugene Labiche et d’Alfred Delacour mis en musique par François Bazin et créé à l’Opéra-Comique de Paris le 9 décembre 1865.Lire la suite…; la musique est de M. Victor MasséMassé, Felix-Marie-VictorFélix Marie Victor Massé (Lorient, 7 mars 1822 – Paris, 5 juillet 1884), compositeur. Il étudia le piano avec Zimmerman et la composition avec Halévy au Conservatoire de Paris, où obtint le 1er Prix de piano en 1839 et le 1er Prix de Rome en 1844. Il débute à l’Opéra-Comique en 1850 avec LLire la suite…. » Cette annonce me renvoyant au sommaire placé en tête de ce feuilleton je m’aperçois que je vais intervertir l’ordre dans lequel mes documens ont été classés. Que le Fils du brigadierFils du brigadier, LeLe Fils du brigadier, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Labiche et de Delacour mis en musique par Victor Massé et créé à l’Opéra-Comique de Paris le 25 février 1867.Lire la suite… me permette donc de prolonger encore de quelques lignes mon excursion dans le domaine aride de la bibliographie musicale.

La reproduction textuelle de certains passages d’un livre est le moyen qu’emploie généralement la critique pour donner une idée de l’ouvrage qu’elle veut analyser ; mais quand il s’agit d’un traité d’harmonie, je ne pense pas que ce moyen puisse être employé avec grand profit ni grand charme pour le lecteur, fût-il à la fois homme du monde et musicien. Je me bornerai donc à signaler à ceux qui se vouent à l’étude de l’harmonie le Traité analytique et complet de l’art de modulerTraité analytique et complet de l’art de modulerTraité analytique et complet de l’art de moduler de Johannes Weber, Paris : G. Brandus et S. Dufour, 1858.Lire la suite…, que vient de publier M. Johannès WeberWeber, JohannesJohannes Weber (Brumath/Bas-Rhin, 6 septembre 1818 – Paris, 20 mars 1902), critique musical. Il étudia la musique tout en suivant des études de théologie au séminaire protestant de Strasbourg où il obtint un doctorat en 1841. Il dirigea une société chorale quelque temps puis s’installa àLire la suite…, le savant théoricien, le judicieux écrivain qui parle avec tant d’autorité dans le journal le Temps, la langue que d’autres balbutient ailleurs. La première qualité du travail que nous offre M. Johannès WeberWeber, JohannesJohannes Weber (Brumath/Bas-Rhin, 6 septembre 1818 – Paris, 20 mars 1902), critique musical. Il étudia la musique tout en suivant des études de théologie au séminaire protestant de Strasbourg où il obtint un doctorat en 1841. Il dirigea une société chorale quelque temps puis s’installa àLire la suite…, c’est la clarté dans les démonstrations et l’heureux choix qu’il a su faire des exemples qui pouvaient le mieux appuyer ses théories ; ces exemples, quand il ne les a pas fournis lui-même, il les a cherchés dans les œuvres les plus renommées. — M. Johannès WeberWeber, JohannesJohannes Weber (Brumath/Bas-Rhin, 6 septembre 1818 – Paris, 20 mars 1902), critique musical. Il étudia la musique tout en suivant des études de théologie au séminaire protestant de Strasbourg où il obtint un doctorat en 1841. Il dirigea une société chorale quelque temps puis s’installa àLire la suite… invoque l’autorité des grands maîtres, et les trouve en faute avec une impartialité dont on doit le louer : il cite, par exemple, tel fragment d’une symphonie de Haydn qui pèche par une suite de fausses relations, et il prouve que dans l’andante de la grande sonate en fa mineur de Beethoven les retards irréguliers et les anticipations de la basse se compliquent de retards réguliers dans les parties supérieures et d’une notation inexacte d’un accord de sixte augmentée. Je n’irai pas plus loin…. Mais n’y a-t-il pas là un enseignement et une consolation pour les compositeurs modernes, dont les œuvres, au point de vue de la pureté harmonique, ont déjà provoqué la critique du savant professeur ou pourront la mériter un jour ? Puisque rien n’échappe à la sagacité de M. Johannès WeberWeber, JohannesJohannes Weber (Brumath/Bas-Rhin, 6 septembre 1818 – Paris, 20 mars 1902), critique musical. Il étudia la musique tout en suivant des études de théologie au séminaire protestant de Strasbourg où il obtint un doctorat en 1841. Il dirigea une société chorale quelque temps puis s’installa àLire la suite…, je suis curieux de voir s’il découvrira dans le final du premier acte du Fils du brigadier, certaine résolution d’un accord de septième de dominante, dont mes oreilles, moins délicates que celles de mon très érudit confrère, n’ont pas été absolument satisfaites.

Je n’ai pas lu en tête du Traité Traité analytique et complet de l’art de modulerTraité analytique et complet de l’art de moduler de Johannes Weber, Paris : G. Brandus et S. Dufour, 1858.Lire la suite…de M. Johannès WeberWeber, JohannesJohannes Weber (Brumath/Bas-Rhin, 6 septembre 1818 – Paris, 20 mars 1902), critique musical. Il étudia la musique tout en suivant des études de théologie au séminaire protestant de Strasbourg où il obtint un doctorat en 1841. Il dirigea une société chorale quelque temps puis s’installa àLire la suite… l’approbation habituelle de MM. les professeurs du Conservatoire, sans doute parce qu’elle ne leur a pas été demandée. Il me semble néanmoins que cet ouvrage d’esthétique musicale, dans lequel l’auteur expose avec une très grande netteté de jugement et en s’appuyant sur les principes les plus indiscutables de la tonalité moderne, des théories nouvelles, peut être adopté non seulement au Conservatoire, mais aussi dans toutes les écoles où l’Etude de l’harmonie fait partie de l’enseignement.

C’est au Conservatoire, où il rentre comme élève en 1824, et dont il est aujourd’hui l’un des professeurs les plus distingués, que M. Félix Le CouppeyLe Couppey, FélixFélix Le Couppey (Paris, 14 avril 1814 – Paris, 4 juillet 1887), pianiste, compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1825 et un 1er prix d’harmonie et d’accompagnement de piano en 1828. En 1837, il devint professeur de solfège puisLire la suite… a appris l’harmonie et le piano. « A l’âge de dix-sept ans, nous dit M. FétisFétis, Francois-JosephFrançois-Joseph Fétis (Mons, 25 mars 1784 – Bruxelles, 26 mars 1871), compositeur, théoricien et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris le piano avec Boieldieu et Pradher et l’harmonie avec Rey et obtint un deuxième prix de composition en 1807. Après avoir occupé des postes à BoLire la suite…, CherubiniCherubini, Maria Luigi Carlo Zanobi SalvadoreMaria Luigi Carlo Zanobi Salvadore Cherubini (Florence, 8 septembre 1860 – Paris, 15 mars 1842), compositeur. Il étudia la musique avec son père puis avec Bartolomeo Felici, Pietro Bizzari et Giuseppe Castrucci, puis à Milan avec Giuseppe Sarti. Il fut engagé comme compositeur au King’s TheateLire la suite… lui confiait une classe d’harmonie préparatoire pour le cours de son maître Dourlen », théoricien savant, mais infiniment plus obscur dans ses démonstrations écrites que ReichaReicha, Antoine-JosephAntoine-Joseph Reicha (Prague, 26 février 1770 – Paris, 28 mai 1836), compositeur. Après une jeunesse itinérante au gré des manœuvres de l’armée napoléonienne, il suivit l’enseignement de Salieri et d’Albrechtsberger à Vienne (1802 à 1808) avant de s’installer à Paris, où il futLire la suite…, que CatelCatel, Charles-SimonCharles-Simon Catel (L’Aigle/Orne, 10 juin 1773 – Paris, 29 novembre 1830), compositeur et professeur. Il étudia à l’École royale de chant et de déclamation créée par Louis XVI en 1783. Il fut engagé comme chef assistant de François-Joseph Gossec à l’orchestre de la Garde nationale Lire la suite… et surtout que M. Johannès WeberWeber, JohannesJohannes Weber (Brumath/Bas-Rhin, 6 septembre 1818 – Paris, 20 mars 1902), critique musical. Il étudia la musique tout en suivant des études de théologie au séminaire protestant de Strasbourg où il obtint un doctorat en 1841. Il dirigea une société chorale quelque temps puis s’installa àLire la suite…. « La retraite de DourlenDourlen, Victor-Charles-PaulVictor-Charles-Paul Dourlen (Dunkerque, 3 novembre 1780 – Paris, 8 janvier 1864), compositeur et pédagogue. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Gossec et obtint le premier Prix de Rome en 1805. Après avoir composé plusieurs opéras-comiques, il se consacra surtout à l’enseignement. EnLire la suite… fit appeler M. Le CouppeyLe Couppey, FélixFélix Le Couppey (Paris, 14 avril 1814 – Paris, 4 juillet 1887), pianiste, compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1825 et un 1er prix d’harmonie et d’accompagnement de piano en 1828. En 1837, il devint professeur de solfège puisLire la suite…, en 1843, aux fonctions plus importantes de professeur d’harmonie et d’accompagnement pratique. En 1848, M. Henri HerzHerz, Henri H.Henri Herz (Vienne, 6 janvier 1803 – Paris, 5 janvier 1888), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec son père, Jacques Herz, puis avec Louis-Barthélemy Pradher au Conservatoire de Paris et obtint un premier prix en 1817. Il fonda une manufacture de pianos en 1825 en association avec leLire la suite…, ayant entrepris un voyage de plusieurs années en Amérique, M. Le CouppeyLe Couppey, FélixFélix Le Couppey (Paris, 14 avril 1814 – Paris, 4 juillet 1887), pianiste, compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1825 et un 1er prix d’harmonie et d’accompagnement de piano en 1828. En 1837, il devint professeur de solfège puisLire la suite… fut chargé de le remplacer par intérim dans son cours. Pendant toute la durée de ce double enseignement, les succès du professeur furent si brillans, qu’il obtint pour ses élèves quatorze nominations au concours, dont cinq premiers prix .» Depuis cette époque, le zèle de M. Le CouppeyLe Couppey, FélixFélix Le Couppey (Paris, 14 avril 1814 – Paris, 4 juillet 1887), pianiste, compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1825 et un 1er prix d’harmonie et d’accompagnement de piano en 1828. En 1837, il devint professeur de solfège puisLire la suite… ne s’est pas ralenti, et des succès non moins brillans ont récompensé ses efforts. Le livre qu’il vient de publier a donc le mérite d’être écrit par un homme compétent, dont les conseils peuvent être suivis pas les jeunes professeurs, auxquels il les adresse, avec autant de profit que ses leçons sont écoutées par les nombreux élèves qui lui sont confiés. M. Le CouppeyLe Couppey, FélixFélix Le Couppey (Paris, 14 avril 1814 – Paris, 4 juillet 1887), pianiste, compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1825 et un 1er prix d’harmonie et d’accompagnement de piano en 1828. En 1837, il devint professeur de solfège puisLire la suite… a appuyé ses doctrines sur des faits dont chacun pourra apprécier l’exactitude, et il a toujours puisé à bonne source quand il a eu besoin de mêler un peu de poésie ou de philosophie à ses définitions. Il n’y a pas d’inconvénient à ce qu’un professeur de piano fasse preuve d’érudition, en citant tour à tour PétrarquePetrarque, FrancescoFrancesco Petrarca dit Pétrarque en français (Arezzo, 20 juillet 1304 – Arqua près Padoue, 19 juillet 1374), poète. Fils d’un notaire exilé en raison de ses liens politiques avec Dante, il s’installa avec sa famille à Avignon en 1312 et Pétrarque vécut auprès de son maitre, Convenole Lire la suite…, GerbertGerbert von Hornau, MartinMartin Gerbert von Hornau (Horb am Neckar, 12 août 1720 – Saint-Blaise/Allemagne, 13 mai 1793), prince-abbé bénédictin et musicologue. Il étudia à Fribourg-en-Brisgau avant de devenir moine, en 1736, à l’école monastique de Saint-Blaise, où il enseigna la théologie. Il voyagea en FrancLire la suite…, J.-J. RousseauRousseau, Jean-JacquesJean-Jacques Rousseau (Genève, 28 juin 1712 – Ermenonville, 2 juillet 1778), philosophe et compositeur. Sa pensée philosophique est développée dans Discours sur les sciences et les arts (1750), Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (1755) et Du contrat Lire la suite…, La FontaineLa Fontaine, Jean deJean de La Fontaine (Château-Thierry, 9 juillet 1621 – Paris, 13 avril 1695), poète. Il est renommé pour ses fables et dans une moindre mesure pour ses contes, qui ont cependant inspiré plusieurs opéras-comiques dont Le Magnifique (Grétry, 1773), Le Frère Philippe (Dourlen, 1818) et La ColoLire la suite… et M. Victor CousinCousin, VictorVictor Cousin (Paris, 28 novembre 1792 – Cannes, 14 janvier 1867), philosophe et homme politique.  Il étudia au lycée Charlemagne, où il fit de brillantes études. Bachelier à quatorze ans, il fut agrégé de lettres à 21 ans et fut nommé professeur au lycée Napoléon avant d’obtenir Lire la suite…. Et comme en homme d’esprit qu’il est, M. Le CouppeyLe Couppey, FélixFélix Le Couppey (Paris, 14 avril 1814 – Paris, 4 juillet 1887), pianiste, compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1825 et un 1er prix d’harmonie et d’accompagnement de piano en 1828. En 1837, il devint professeur de solfège puisLire la suite… a prévu la question qu’on pourrait lui adresser : Pourquoi ce livre ? il se l’est posée lui-même et y a répondu, avec beaucoup de précision et dans les meilleurs termes, par une sorte de préface qui débute ainsi : « Depuis quelques années, l’enseignement du piano a pris une extension considérable. Autrefois l’étude de la musique était regardée comme le privilège d’une éducation brillante. Aujourd’hui il n’en est plus ainsi. Dans tous les rangs de la société, dans presque toutes les conditions de fortune, une jeune personne doit savoir jouer du piano. »

Hélas ! cela n’est que trop vrai.. J’ai cité l’exorde du livre ; en voici le dernier mot : « La plus douce récompense d’un professeur qui n’est pas trop indigne de ce titre est de voir s’élancer sur ses traces de jeunes et nobles esprits qui aisément le devancent et le laissent bien loin derrière eux. » L’écrivain qui a formulé cette pensée dans un de ses meilleurs ouvrages : Du VraiDu Vrai, du Beau, et du BienDu Vrai, du Beau, et du Bien, par Victor Cousin est un essai philosophique publié chez Didier, Paris, 1853.Lire la suite…, du Beau et du BienDu Vrai, du Beau, et du BienDu Vrai, du Beau, et du Bien, par Victor Cousin est un essai philosophique publié chez Didier, Paris, 1853.Lire la suite…, était un grand philosophe ; le maître qui s’en fait une maxime à son usage se recommande lui-même comme artiste et comme professeur.

Le Vrai, le Beau et le Bien !… Si toutes les productions de l’art musical tendaient vers un but aussi élevé, nous n’aurions pas à déplorer….me voilà encore dans la nécessité d’interrompre une phrase qui me mènerait tellement loin du Fils du brigadierFils du brigadier, LeLe Fils du brigadier, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Labiche et de Delacour mis en musique par Victor Massé et créé à l’Opéra-Comique de Paris le 25 février 1867.Lire la suite… que je ne saurais plus trouver mon chemin pour y arriver. Et il faut cependant que j’y arrive, si je veux me faire pardonner par un peu de gaieté le ton austère et quelque peu pédant de mon article d’aujourd’hui.

Le fils du brigadier Cléopâtre se nomme Emile et il porte l’épaulette de sous-lieutenant. S’il est tout simple de s’appeler Emile quand on est officier de cavalerie, il n’est pas naturel de répondre au nom de Cléopâtre quand on est brigadier. Un tatouage que le vieux grognard porte sur son bras droit, et qui date de la campagne d’Egypte, explique ce sobriquet. L’adjudant Bittermann, le brigadier Cléopâtre et Mme la Colonelle ; l’aubergiste Benito et le voltigeur Frédéric représentent les personnages comiques de la pièce à laquelle les amours d’Emile et de Mlle  Thérèse donnent une nuance de sentiment. Et l’action marche à travers un feu roulant de calembours et de calembredaines, de mots burlesques et de coq-à-l’âne, jusqu’au moment où le conseil de guerre s’assemble pour juger le brigadier Cléopâtre, accusé de s’être laissé entraîner, dans un moment d’ivresse, à une voie de fait sur la personne du lieutenant Emile, son supérieur et son fils. L’adjudant Bittermann intervient fort à propos pour arrêter le vaudeville sur la pente du drame, et au lieu d’être récompensé de ses généreuses intentions, il est destitué parce qu’il a troqué son cheval de bataille contre un cheval de labour. Le régiment est devant Burgos. J’aime mieux m’en tenir à cette courte analyse que de détailler l’une après l’autre des situations qui empruntent une grande partie de leur effet à la mimique des acteurs et aux traits d’esprit dont elles sont émaillées. Je réussirai peut-être davantage à donner une idée du ton général de ce divertissement militaire en citant quelques uns des couplets sur lesquels ont dû s’exercer la verve et l’inspiration du compositeur, à mesure que je passerai en revue (c’est bien le cas de le dire ici) les différents morceaux de la partition.

Les tambours battent la charge, les trompettes sonnent des fanfares dès le commencement de l’ouverture, et au lever du rideau la musique du régiment, placée dans la coulisse, accompagne sur un rhythme de pas redoublé les couplets de Catalina, la compagne infidèle de l’aubergiste Benito.

Trembler quand on est militaire

Est-ce étonnant ?

J’ai retenu une jolie phrase que chante Mlle Thérèse sur ces jolis vers. Les couplets de l’adjudant Bittermann ont fort diverti le public. Je n’en ai retenu qu’un, malheureusement, le voici :

Les Flamands, les Saxons

Sont cités pour leur bière ;

Mais les plus grands cruchons

On les trouve en Bavière…

As-tu fini, Biribi,

Mon ami ! …

Il n’est pas inutile de dire que l’adjudant Bittermann est de Munich : il prononce pière  et Pafière, naturellement.

La cavatine du lieutenant Emile : Vous m’aimez ? un nouveau jour se lève, est écrite dans un tout autre style que les couplets précédents ; elle est suivie d’un morceau dialogué entre le brigadier Cléopâtre et son fils :

La bataille est finie,

Et tout bas l’officier

S’adresse à Dieu, qu’il remercie,

D’avoir sauvé les jours de son vieux brigadier.

A quoi le brigadier répond :

La bataille est finie,

Et le vieux brigadier

S’adresse à Dieu, qu’il remercie,

D’avoir sauvé les jours de son jeune officier.

Le petit Frédéric, qui s’est fait soldat pour ne pas être clerc de notaire, regrette les douces joies du foyer paternel :

Ah ! qui me rendra

Ma belle existence,

Mes jours d’opulence,

Maman et Papa ?

Les Français sont entrés dans Burgos : la toile tombe sur le retour du régiment victorieux.

On applaudi, au second acte, un trio d’une facture élégante, dans lequel il y a des parties très réussies, un duo bouffe et l’air de Bittermann, dans lequel l’adjudant bavarois fait au  brigadier Cléopâtre le portrait de sa sœur :

Elle a vu le jour à Munich :

Elle a pour père un kaiserlick

Et lui aussi probablement.

Le final de cet acte est très dramatique, emporté par les fureurs de l’ivresse, le brigadier Cléopâtre vient d’arracher devant témoins l’épaulette de son fils.

Il y a un certain parfum de poésie dans la mélodie que chante Catalina au début du troisième acte, et de jolis effets d’instrumentation dans l’accompagnement. J’aime moins le grand air de ténor, où le fils, implorant la clémence du tribunal, s’écrie :

Ah ! rendez-le moi, c’est mon père,

Vers irréprochables sans doute, mais dont l’expression dramatique est un peu altérée par le conseil de guerre avec lequel les librettistes le font rimer.

Les violoncelles et le cor donnent une teinte mélancolique et un certain charme à la mélodie chantée par le brigadier Cléopâtre :

O mon fils que j’adore, etc.

La pièce finit allègrement par des vivats poussés en l’honneur du colonel…. Et du conseil de guerre.

Quelle que soit la valeur musicale des différens morceaux que j’ai cités, ils révèlent quelques unes des qualités individuelles de M. Victor MasséMassé, Felix-Marie-VictorFélix Marie Victor Massé (Lorient, 7 mars 1822 – Paris, 5 juillet 1884), compositeur. Il étudia le piano avec Zimmerman et la composition avec Halévy au Conservatoire de Paris, où obtint le 1er Prix de piano en 1839 et le 1er Prix de Rome en 1844. Il débute à l’Opéra-Comique en 1850 avec LLire la suite…, qui n’a pas eu besoin, pour faire son Voyage en ChineVoyage en Chine, LeLe Voyage en Chine, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugene Labiche et d’Alfred Delacour mis en musique par François Bazin et créé à l’Opéra-Comique de Paris le 9 décembre 1865.Lire la suite…, de prier M. François Bazin de lui viser son passeport. Je m’étonne qu’un compositeur de talent, plein de respect pour l’art qu’il professe, ait consenti à mettre en musique un pareil livret, et je n’éprouve aucun embarras à dire cela au poétique auteur des Chants d’autrefois Chants d’autrefoisChants d’autrefois, 10 mélodies pour voix et piano sur des poèmes de Pierre Ronsard, Remi Belleau, Phillipe Desportes, Jean Bertaut, Joachim Du Bellay, François Malherbe et Florian, Paris, Edmond Maynaud, 1850.Lire la suite…et des SaisonsSaisons, LesLes Saisons, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Victor Massé et créé à l’Opéra-Comique le 22 décembre 1855.Lire la suite…, au musicien non moins bien assuré qui a écrit GalatéeGalatéeGalatée, opéra-comique en deux actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Victor Massé et créé à l’Opéra-Comique le 14 avril 1852.Lire la suite…, la Reine TopazeReine Topaze, LaLa Reine Topaze, opéra-comique en trois actes sur un livret de Joseph-Philippe Lockroy et Léon Battu mis en musique par Victor Massé et créé au Théâtre-Lyrique le 27 décembre 1856.Lire la suite…, la Chanteuse voiléeChanteuse voilée, LaLa Chanteuse voilée, opéra-comique en un acte sur un livret d’Eugène Scribe et Adolphe de Leuven mis en musique par Victor Massé et créé à l’Opéra-Comique le 26 novembre 1850.Lire la suite…, Fior d’AlizaFior d’AlizaFior d’Aliza, opéra-comique en quatre actes sur un livret de Hippolyte Lucas et Michel Carré mis en musique par Victor Massé et créé à l’Opéra-Comique de Paris le 5 février 1866.Lire la suite… et les Noces de JeannetteNoces de Jeannette, LesLes Noces de Jeannette, opéra-comique en un acte sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier, mis en musique par Victor Massé, créé à l’Opéra-Comique le 4 février 1853.Lire la suite….

L’exécution de StruenséeStruenseeStruensee, tragédie en cinq actes de Michael Beer, créée au Théâtre de la Cour à Munich le 28 mars 1828. La pièce avait été interdite par la censure à Berlin en 1827 et ne fut autorisée à être représentée dans cette ville que près de vingt ans plus tard, le 19 septembre 1846. à cettLire la suite…, à l’Athénée de la rue Scribe, a laissé beaucoup à désirer au double point de vue de l’exactitude des mouvemens et de l’observation des nuances. A cela près, les beautés de cette œuvre ont été fort goûtées par un public d’élite : on remarquait aux premières loges une chanteuse célèbre que M. VeuillotVeuillot, LouisLouis Veuillot (Boynes/Loiret, 11 octobre 1813 – Paris, 7 mars 1883), journaliste et écrivain. Alors qu’il travaillait dans l’étude d’un avocat, il fut introduit dans un cercle de littérateurs qui l’encouragèrent à embrasser une carrière littéraire. Il devint rédacteur d’un journLire la suite…, dans ses Odeurs de ParisOdeurs de Paris, LesLes Odeurs de Paris, de Louis Veuillot, Paris, Palmé, 1867.Lire la suite…, n’a pas dépoétisée tout à fait, pas plus aux yeux de la foule qu’à ceux de l’aristocratie parisienne. J’attends avec impatience une seconde audition de StruenséeStruenseeStruensee, tragédie en cinq actes de Michael Beer, créée au Théâtre de la Cour à Munich le 28 mars 1828. La pièce avait été interdite par la censure à Berlin en 1827 et ne fut autorisée à être représentée dans cette ville que près de vingt ans plus tard, le 19 septembre 1846. à cettLire la suite…, et d’ici-là je ne puis qu’engager M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite… à mieux consulter son métronome.

Le violoniste KoempelKoempel, AugustAugust Kömpel [Koempel] (Bruckenau, 7 avril 1831 – Weimar, 7 avril 1891), violoniste. Il étudia le violon avec Spohr à Kassel et fut engagé comme violoniste à la Hofkapelle de Kassel en 1849. En 1852, il fut appelé à la Hofkappelle de Hanovre, où il resta jusqu’en 1861 tout en donnant des Lire la suite… s’est fait entendre à l’avant dernier concert du Cirque dans un concerto de SpohrSpohr, Louis [Ludwig]Louis [Ludwig] Spohr (Brunswick, 5 avril 1784 – Cassel, 22 octobre 1859), violoniste, chef d’orchestre et compositeur. Il étudia le violon avec Gottfried Kunisch et Charles Louis Maucourt, et l’harmonie avec Carl August Hartung. Le duc Carl Wilhelm Ferdinand de Brunswick, au service duquel ilLire la suite… qu’il avait déjà joué à Paris il y a quelques années ; on  a fort applaudi le jeu sobre, élégant et correct de cet éminent virtuose, qui est en même temps un très grand musicien.

Je constate en passant le succès qu’a obtenu la première conférence musicale de MM. De GasperiniGasperini, Pierre-Auguste dePierre-Auguste de Gasperini (Le Château-d’Oléron/Charente Maritime, 3 mars 1823 – Paris, 20 avril 1868), chirurgien de la marine et critique musical. Il épousa Virginie-Louise Dorré à Guingamp/Côtes-d’Armor le 30 décembre 1846. à partir de 1856, il se consacra à la musique. Il fut critiLire la suite… et Georges Pfeiffer Pfeiffer, Georges-JeanGeorges Pfeiffer (Versailles, 12 décembre 1835 – Paris, 14 février 1908), pianiste et compositeur. Il étudia tout d’abord avec sa mère Clara Pfeiffer (elle-même élève de Frédéric Kalkbrenner), puis étudia la composition avec Pierre Maleden et Berthold Damcke. Reyer le mentionne car il Lire la suite…; j’y reviendrai prochainement. Avant de terminer mon feuilleton, je veux dire quelques mots du concert donné à la salle Pleyel par Mlle Louise Cantin, élève du Conservatoire, qui s’est perfectionnée aux excellentes leçons et aux bons exemples de M. Théodore RitterRitter, ThéodoreToussaint Prévost [Prévost-Ritter], dit Théodore Ritter (Nantes, 5 avril 1840 – Paris, 6 avril 1886), pianiste et compositeur. Il fut l’unique élève de Berlioz, qui lui confia la réduction pour piano de L’Enfance du Christ et de Romeo et Juliette. Il excellait dans l’interprétation deLire la suite…. Mlle Louise Cantin a beaucoup plus de talent qu’il n’en faut pour réussir, quand on est doué comme elle de toutes les séductions et de toutes les grâces. Son entrée sur l’estrade a causé une véritable sensation. Elle a exécuté avec MM. LebrunLebrun, Eugène-AdolpheEugène-Adolphe Lebrun (Missy/Calvados, 9 février 1833 – Paris, 12 juin 1906), violoniste. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint un accessit en 1849. Il fut premier violon de l’orchestre de l’Opéra de Paris de 1852 à 1858 puis soliste à la Société des concerts du ConservatLire la suite… et Adolphe Marx le trio en solTrio pour piano, violon et violoncelle no. 2 en sol majeur op. 1 no. 2Trio pour piano, violon et violoncelle no. 2 en sol majeur op. 1 no. 2 de Ludwig van Beethoven. Les trois trios op. 1 de Beethoven sont dédiés au Prince Karl Lichnowsky chez qui ils avaient été créés en présence de nombreux mélomanes et musiciens dont Joseph Haydn en 1793. Beethoven le réviLire la suite… de Beethoven, et avec M. Théodore RitterRitter, ThéodoreToussaint Prévost [Prévost-Ritter], dit Théodore Ritter (Nantes, 5 avril 1840 – Paris, 6 avril 1886), pianiste et compositeur. Il fut l’unique élève de Berlioz, qui lui confia la réduction pour piano de L’Enfance du Christ et de Romeo et Juliette. Il excellait dans l’interprétation deLire la suite… une sonate à deux pianos composée par ce jeune maître à l’âge de dix-huit ans. J’invite les pianistes qui encombrent de leurs productions misérables les devantures des marchands de musique à étudier cette œuvre très sérieuse, écrite par un tout jeune homme, et à laquelle il ne manque aucune des qualités de l’âge mûr. Mlle Louise Cantin joint à une agilité de doigts exceptionnelle un sentiment musical exquis, et il y a dans l’expression de son jeu un charme qui est comme le reflet de sa personne.