Le Journal des Débats, 16 février 1867 (article signé E. Reyer).

FEUILLETON DU JOURNAL DES DEBATS

DU 16 FEVRIER 1867.

 REVUE MUSICALE.

Théâtre-Lyrique: SardanapaleSardanapaleSardanapale, opéra en trois actes sur un livret de Henry Becque mis en musique par Victorin Joncières et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 8 février 1867.Lire la suite…, opéra en trois actes et cinq tableaux, paroles de M. BecqueBecque, Henry-FrançoisHenry-François Becque (Paris, 18 avril 1837 – Neuilly, 12 mai 1899), auteur dramatique et librettiste. Il occupa plusieurs emplois avant de se tourner vers le théâtre. Le livret de Sardanapale fut sa première œuvre dramatique. Il écrivit ensuite des comédies qui eurent peu de succès et se Lire la suite…, musique de M. Victorin JoncièresJoncières, Victorin deFélix-Ludger Rossignol de Joncières dit Victorin de Joncières (Paris, 12 avril 1839 – Paris, 26 octobre 1903), compositeur. Son père était l’avocat et journaliste à La Patrie Auguste-Félix de Joncières. Il étudia la peinture tout en cultivant la musique. À vingt ans, il composa une opLire la suite…. – Les décors des TroyensTroyens, LesLes Troyens, opéra en cinq actes sur un livret et une musique de Hector Berlioz dont les trois derniers actes furent créés sous la direction de Berlioz au Théâtre-Lyrique de Paris le 4 novembre 1863 sous le titre: Les Troyens à Carthage.Lire la suite…. – Théâtre-Italien : débuts de Mlle Laura Harris dans la SonnambulaSonnambula, LaLa Sonnambula (La Somnambule), opera semiseria en deux actes sur un livret en italien de Felice Romani mis en musique par Vincenzo Bellini et créé au Théâtre Carcano de Milan le 6 mars 1831.Lire la suite…. – Société des Concerts du Conservatoire : les chœurs d’AthalieAthaliaAthalia, op. 74, musique de scène pour la tragédie de Jean Racine traduite par Ernst Raupach, composée par Felix Mendelssohn, créée au château de Charlottenburg à Berlin le 1er décembre 1845. Lire la suite…. – Athénée : le DésertDésert, LeLe Désert, ode-symphonie en trois parties pour solistes et orchestre sur un poème d’Auguste Collin mis en musique par Félicien David et créée à la salle du Conservatoire de Paris le 8 décembre 1844.Lire la suite… et les chœurs d’UlysseChoeurs d’UlysseChoeurs d’Ulysse, musique de scène de Charles Gounod pour la tragédie de François Ponsard, créé à la Comédie-Française le 18 juin 1852.Lire la suite…. – Mélodies nouvelles et livres nouveaux.

MéryMéry, Francois-Joseph-Pierre-AndréFrançois-Joseph-Pierre-André Méry (Les Aygalades près de Marseille, 21 janvier 1798 – Paris, 17 juin 1866), écrivain. Il étudia le droit à Aix-en-Provence avant de fonder le périodique Le Phocéen en 1820 et plus tard La Méditerranée. En 1824, il vint à Paris et collabora au journal Le Lire la suite… m’a raconté que, longtemps avant qu’il ne fût question du Prophète, il avait proposé à MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite… le sujet de Sardanapale. Ce sujet, tel que le poëte l’avait conçu, était fécond en incidens dramatiques, et se terminait naturellement par le bûcher traditionnel. Meyerbeer Meyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite… rêvait-il quelque chose de plus humain et de moins légendaire ? craignait-il en promenant sa muse dans le palais du roi de Ninive, de lui faire côtoyer de trop près les jardins de Sémiramis ? Je ne sais ; mais ce qu’il y a de certain, c’est que la collaboration projetée n’eut pas de suite. Seulement, lorsque ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite… communiqua au compositeur le plan d’un nouvel ouvrage dont Jean de Leyde était le héros, l’illustre maître se souvint du bûcher de Sardanapale : dans ce tableau final, il y avait en effet de quoi vivement impressionner un musicien convaincu que les pompes d’une riche mise en scène ne peuvent qu’être très favorables au succès d’une belle partition.

Je ne pense pas que M. BecqueBecque, Henry-FrançoisHenry-François Becque (Paris, 18 avril 1837 – Neuilly, 12 mai 1899), auteur dramatique et librettiste. Il occupa plusieurs emplois avant de se tourner vers le théâtre. Le livret de Sardanapale fut sa première œuvre dramatique. Il écrivit ensuite des comédies qui eurent peu de succès et se Lire la suite…, qui s’est inspiré de la tragédie de Lord ByronByron, George Gordon Noel, BaronGeorge Gordon Noel Byron dit Lord Byron (Londres 22 janvier 1788 – Missolonghi/Grèce, 19 avril 1824), écrivain. Il étudia d’abord à Aberdeen et de 1801 à 1805 à Harrow ; il rejoignit ensuite Trinity College puis Cambridge, où il eut sa première relation homosexuelle avec un garçon de 15 Lire la suite…, ait eu connaissance du SardanapaleSardanapaleSardanapale, opéra en trois actes sur un livret de Henry Becque mis en musique par Victorin Joncières et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 8 février 1867.Lire la suite… de MéryMéry, Francois-Joseph-Pierre-AndréFrançois-Joseph-Pierre-André Méry (Les Aygalades près de Marseille, 21 janvier 1798 – Paris, 17 juin 1866), écrivain. Il étudia le droit à Aix-en-Provence avant de fonder le périodique Le Phocéen en 1820 et plus tard La Méditerranée. En 1824, il vint à Paris et collabora au journal Le Lire la suite…, resté d’ailleurs à l’état de projet ; mais M. Joncières n’ignorait certainement pas le dénoûment du Prophète ; et de moins hardis ou de moins jeunes que lui eussent peut-être reculé devant la probabilité d’une comparaison redoutable. Comme il faut toujours venir au secours de la jeunesse qui s’abuse ou se fourvoie, je veux bien supposer que M. Joncières se sera dit ceci : « Tant d’opéras-comiques finissent par le même mariage, pourquoi n’y aurait-il pas deux opéras sérieux qui se termineraient par le même incendie ? » Et il s’est mis bravement à la besogne, se promettant sans doute, une fois arrivé à la scène finale de son œuvre, d’éviter toute réminiscence musicale qui pût faire songer à l’hymne bachique de Jean de Leyde, ce satrape d’Occident, également coiffé de la mitre, et qui marche, comme le roi assyrien, précédé par les danses de ses bayadères et la fumée des encensoirs. M. Joncières s’est tenu parole : tandis que les murs du palais s’écroulent, tandis que s’accomplit à la lueur des flammes cette magnifique hécatombe de trésors et d’idoles, de femmes et d’esclaves, au milieu de laquelle apparaît la voluptueuse figure de Sardanapale, rien dans l’orchestre ni dans les voix ne rappelle le rhythme mollement cadencé, les accens ironiques et plein d’une joie lugubre que MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite… a su trouver dans la bacchanale du Prophète. Les réminiscences que l’on a reprochées à la partition de M. Joncières ne sont pas là ; elles sont ailleurs, nombreuses, flagrantes et empruntées à des ouvrages de style si différent qu’il est impossible d’y reconnaître les préférences du compositeur pour telle ou telle école. Peut-être, dans un plus petit cadre, l’individualité du jeune musicien se serait-elle révélée davantage ; mais on transige rarement avec ses convictions quand on se croit appelé à la peinture des passions fortes et des grands mouvemens dramatiques. M. Joncières a fait exécuter, il y a quelques années, dans un concert donné à l’hôtel du Louvre, un drame lyrique intitulé HamletTraité analytique et complet de l’art de modulerTraité analytique et complet de l’art de moduler de Johannes Weber, Paris : G. Brandus et S. Dufour, 1858.Lire la suite…. Après Shakespeare, lord Byron Byron, George Gordon Noel, BaronGeorge Gordon Noel Byron dit Lord Byron (Londres 22 janvier 1788 – Missolonghi/Grèce, 19 avril 1824), écrivain. Il étudia d’abord à Aberdeen et de 1801 à 1805 à Harrow ; il rejoignit ensuite Trinity College puis Cambridge, où il eut sa première relation homosexuelle avec un garçon de 15 Lire la suite…: voilà qui dénote assurément de véritables aspirations vers la grande poésie ; mais, si élevé que soit un but, on ne peut louer celui qui ne l’a point atteint que des efforts persistans et sérieux qu’il a fait pour y arriver. Nous verrons plus tard, lorsque l’inspiration de M. Joncières se ferra jour à travers les souvenirs d’école qui obscurcissent encore sa pensée, quelle valeur il convient à ses qualités individuelles. En attendant, nous devons encourager les tentatives d’un débutant qui aime mieux emprunter les ailes d’Icare et s’élancer vers les hautes régions de l’art que de parcourir modestement les plus petits sentiers. M. Joncières se tromperait cependant s’il s’imaginait que les natures médiocres seules cherchent à se frayer une voie entre ce qui est sublime et ce qui est trivial.

Au premier acte de SardanapaleSardanapaleSardanapale, opéra en trois actes sur un livret de Henry Becque mis en musique par Victorin Joncières et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 8 février 1867.Lire la suite…, après une ouverture dont l’exécution n’a pas atténué les défauts, le grand-prêtre Belezès et le Mède Arbace, qui aspire au trône, gémissent sur les malheurs de la patrie, et flétrissent le tyran dont l’existence se passe dans la mollesse et les honteux plaisirs. « Faudra-t-il donc voir un empire de treize siècles finir comme un conte de berger ?… » Pour conjurer la colère du ciel, Belezès a choisi une victime qui va être immolée sur l’autel de Baal. Cette victime c’est Myrrha, l’esclave ionienne. Ses mains sont enchaînées, et elle arrive, douce et résignée, parée de toutes les grâces, au milieu des sacrificateurs. Qui pourrait arracher Myrrha à la mort qui l’attend ? A peine a-t-elle achevé sa touchante élégie qu’on entend au loin « une musique mélodieuse. Ecoutez !…Le luth, la lyre, le tambourin, les sons amollissans d’une musique lascive, la douce voix des femmes et de ces êtres qui sont moins que des femmes, se mêlent aux accens de la débauche, pendant que le grand roi, le souverain de toute la terre connue, chancelle, couronné de roses, et abandonne son diadème à la première main hardie qui osera s’en saisir. » C’est ainsi que Sardanapale, dans un costume efféminé, vêtu d’une robe flottante, accompagné d’un cortège de femmes et de jeunes esclaves, fait son entrée dans la tragédie de lord ByronByron, George Gordon Noel, BaronGeorge Gordon Noel Byron dit Lord Byron (Londres 22 janvier 1788 – Missolonghi/Grèce, 19 avril 1824), écrivain. Il étudia d’abord à Aberdeen et de 1801 à 1805 à Harrow ; il rejoignit ensuite Trinity College puis Cambridge, où il eut sa première relation homosexuelle avec un garçon de 15 Lire la suite…. M. Joncières ne nous a fait entendre ni le luth, ni la lyre, ni le tambourin, ni rien d’équivalent, ni rien de mélodieux non plus pour nous annoncer l’arrivée du grand roi ; à peine si, à l’aide de la petite flûte et des pizzicati des instrumens à cordes, il est parvenu à imiter cette couleur orientale qu’il aurait peut-être pu demander à des procédés moins connus et moins souvent employés avant lui. La mise en scène, loin de relever l’inspiration du musicien, lui a prêté le sautillement d’une poignée de négrillons donnant au cortège de Sardanapale le caractère bouffon de celui du roi Bobèche. Sardanapale, ébloui par la beauté de Myrrha, brise ses chaînes et l’envoie dans son harem, où l’esclave, élevée au rang de favorite, sera à l’abri de la fureur du grand-prêtre.

Je suis heureux d’avoir à citer dans ce premier acte, qui est assurément le meilleur de la partition, le duo entre Belezès et Arbace, duo plus remarquable par l’énergie que par l’originalité de la pensée, et écrit sur un de ces rythmes familiers aux compositeurs italiens ; la touchante élégie de Myrrha et quelques phrases dites par le grand-prêtre, dans lesquelles le musicien a montré un grand sentiment dramatique et une certaine noblesse de style. J’aime beaucoup moins le madrigal, en forme de cavatine, adressé par Sardanapale à Myrrha : ceux qui l’ont fait bisser étaient sans doute d’un avis différent du mien. Quant au final, je n’y ai vu que du bruit ; s’il s’agissait du final du troisième acte, je dirais que je n’y ai vu que du feu. Si M. Joncières, en écrivant le morceau d’ensemble qui termine le premier acte de sa partition, a cherché l’effet purement matériel, il a parfaitement réussi ; au point de vue musical il ne doit pas ignorer que les grands maîtres ne procèdent point de la même manière. Ses violons sont souvent écrits trop haut ; les chanteurs font de vains efforts pour dominer l’orchestre, et la grandeur de l’idée n’apparaît pas au milieu de cette bruyante confusion d’instrumens et de voix.

Le second acte représente la salle du festin. Sardanapale, étendu sur un lit de pourpre, est entouré de ses femmes et tient dans sa main la coupe de Nemrod ; les bayadères dansent ; le chœur chante à mezza voce, et Myrrha, étrangère à toutes les voluptés, indifférente à toutes les séductions, se dresse aux côtés du roi, comme la statue de la Mélancolie. Salémène ou Salmenès, beau-frère de Sardanapale, vient troubler la fête par ses sombres prophéties et ses menaces de mort. « Gouverne donc à ma place » ; lui dit le roi, et il jette sur les épaules de Salmenès le manteau royal. Sardanapale et Myrrha s’éloignent ; une ombre douce et mystérieuse se répand tout autour de la salle où règne le sommeil de l’ivresse ; à la faveur de cette demi obscurité, l’un des conjurés, envoyé par Belezès, s’approche de Salémène et lui plonge son poignard dans le cœur, en croyant frapper le roi. A la vue du sang de son frère, Sardanapale se réveille comme d’un songe, secoue l’engourdissement de ses sens, et, entraîné par les exhortations de Myrrha, arme son bras pour punir les conspirateurs et venger la mort de Salmenès. Si je ne craignais que M. Joncières ne m’adressât la même réponse que fit Mozart à l’empereur Joseph II, je lui dirais qu’il y a dans le final de son second acte trop de notes, et trop de bruit aussi. L’abus des cuivres et des instrumens à percussion donne à l’instrumentation de M. Joncières une sonorité excessive dont on ne trouve l’équivalent que dans les ouvrages modernes les moins estimés. En revanche, le jeune musicien a tout à fait réussi le chœur d’introduction, coloré d’une façon vaporeuse et charmante ;  ce morceau a la molle langueur des chants d’odalisques et le tiède parfum des nuits d’Orient. Je l’ai écouté avec un plaisir extrême ; mais parce qu’il est doux, suave, sans exagération, sans violence, et qu’il finit smorzando, on l’a à peine applaudi.

L’air de basse chanté au lever du rideau du troisième acte est largement écrit ; seulement M. Joncières aurait pu, je crois, ménager davantage les notes profondes de la voix du grand-prêtre Belezès. Nous entendrons bientôt les trompettes, ou, pour être plus technique, les cornets à piston dont les fanfares éclatantes annonceront que la bataille vient de s’engager sous les remparts de Ninive. Les Mèdes et les Chaldéens ont attaqué l’armée du roi d’Assyrie, et celui-ci, blessé et vaincu, arrive tout sanglant dans l’appartement de Myrrha, qui fut la chambre de Didon. Ces jardins, où dorment sur leur piédestal de granit les grands sphinx accroupis, je les avais reconnu aussi, et je leur ai dû mes plus douces émotions de la soirée. Avant Sardanapale, la reine de Carthage s’était étendue sur ce lit de repos, à l’ombre de ces mêmes arbres, et elle avait dit à Enée de lui raconter les malheurs de Troie et les infortunes de la belle Andromaque. Pouvais-je ne pas me souvenir, en revoyant ce décor, de cette scène incomparable où tout n’est que charme et poésie : le quintette, le septuor et le duo d’amour entre Didon et Enée ?…

La nuit étend son voile, et la mer endormie

Murmure en sommeillant les accords les plus doux.

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Nuit d’ivresse et d’extase infinie !

Blonde Phoebé, grands astres de sa cour,

Versez sur nous votre lueur bénie ;

Fleurs des cieux, souriez à l’immortel amour……

Les Troyens sont partis !… Mais j’ai entrevu le bûcher de Didon à travers les flammes du bûcher de Sardanapale. C’est une surprise que nous a faite M. le directeur du Théâtre-Lyrique, et dont je ne saurais trop le remercier, de nous avoir rendu les décors des TroyensTroyens, LesLes Troyens, opéra en cinq actes sur un livret et une musique de Hector Berlioz dont les trois derniers actes furent créés sous la direction de Berlioz au Théâtre-Lyrique de Paris le 4 novembre 1863 sous le titre: Les Troyens à Carthage.Lire la suite…. Et puisque ce quia été carthaginois est devenu assyrien, pourquoi ce qui est assyrien ne deviendrait-il pas carthaginois ?

M. Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… n’assistait probablement pas à la première représentation de SardanapaleSardanapaleSardanapale, opéra en trois actes sur un livret de Henry Becque mis en musique par Victorin Joncières et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 8 février 1867.Lire la suite…. Qu’il sache du moins que son œuvre, vivante et admirée dans la mémoire de quelques uns, n’a pas parue tout entière au théâtre.

Si CallisthèneCallisthèneCallisthène (Olynthe/Grèce, ca. 360 av. J.-C. – Boukhara ?, 327 av. J.-C.), historien. Il était le petit-neveu d’Aristote par sa mère, nièce du philosophe. Il étudia avec Aristote à Assos et se lia d’amitié avec son condisciple Théophraste. Vers 335 av. J.-C., il accompagna AlexandreLire la suite… a dit vrai, il y a en Assyrie deux Sardanapale : à Paris, il en existe deux pareillement. L’autre, celui qui n’a vu encore ni le feu du bûcher, ni le feu de la rampe, est de Mme la comtesse [baronne] de Maistre. Il frappait, il n’y a pas longtemps, à la porte de l’Opéra, après avoir frappé tout aussi inutilement à la porte du Théâtre-Lyrique. Je ne saurais dire, ne connaissant pas le SardanapaleSardanapaleSardanapale, opéra en trois actes sur un livret de Henry Becque mis en musique par Victorin Joncières et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 8 février 1867.Lire la suite… de Mme la comtesse de Maistre, si M. le directeur du Théâtre-Lyrique a bien ou mal fait de lui préférer celui de M. Victorin JoncièresJoncières, Victorin deFélix-Ludger Rossignol de Joncières dit Victorin de Joncières (Paris, 12 avril 1839 – Paris, 26 octobre 1903), compositeur. Son père était l’avocat et journaliste à La Patrie Auguste-Félix de Joncières. Il étudia la peinture tout en cultivant la musique. À vingt ans, il composa une opLire la suite….

Une excellente exécution des chœurs d’AthalieAthaliaAthalia, op. 74, musique de scène pour la tragédie de Jean Racine traduite par Ernst Raupach, composée par Felix Mendelssohn, créée au château de Charlottenburg à Berlin le 1er décembre 1845. Lire la suite…, de Mendelssohn, a eu lieu à l’avant dernier concert du Conservatoire. Les loges réservées à la critique étaient tellement remplies, que j’ai été obligé de me réfugier dans l’hémicycle situé derrière l’orchestre : du moins on a bien voulu m’y admettre par une faveur toute spéciale dont j’ai cherché à me montrer reconnaissant en applaudissant à pleines mains les chœurs et les solistes, les instrumens et les voix. J’ai applaudi surtout Mlle Wertheimer, dont le magnifique organe a toujours le même charme pénétrant, le même timbre velouté et sonore. Peu de cantatrices possèdent comme elle, et au même degré, ce grand sentiment de l’art de la déclamation lyrique, absolument indispensable pour l’interprétation de certaines œuvres classiques. Les chœurs d’AthalieAthaliaAthalia, op. 74, musique de scène pour la tragédie de Jean Racine traduite par Ernst Raupach, composée par Felix Mendelssohn, créée au château de Charlottenburg à Berlin le 1er décembre 1845. Lire la suite…, remarquables par l’élévation du style et la pureté de la forme, occupent une place importante dans l’œuvre de Mendelssohn : il est pourtant tel menuet, tel fragment de quatuor que le public de la Société des Concerts accueille avec une faveur plus grande.

L’Athénée, après avoir repris le DésertDésert, LeLe Désert, ode-symphonie en trois parties pour solistes et orchestre sur un poème d’Auguste Collin mis en musique par Félicien David et créée à la salle du Conservatoire de Paris le 8 décembre 1844.Lire la suite…, de M. Félicien DavidDavid, Félicien-CésarCésar-Félicien David (Cadenet, 13 avril 1810 – St Germain-en-Laye 29 aout 1876), compositeur. Orphelin à cinq ans, après des études à la maîtrise de la cathédrale St.-Sauveur d’Aix-en-Provence et au collège St.-Louis d’Aix, il entra en 1830 au Conservatoire de Paris dans la classe d’HLire la suite…, nous a fait entendre quelques chœurs d’UlysseChoeurs d’UlysseChoeurs d’Ulysse, musique de scène de Charles Gounod pour la tragédie de François Ponsard, créé à la Comédie-Française le 18 juin 1852.Lire la suite…, de M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…. Ces chœurs n’avaient pas été exécutés à Paris depuis que la tragédie de M. PonsardRonsard, Pierre deNe en Septembre 1524 a Couture-sur-Loire pres de Vendome;Mort peu apres Noel 1585 au prieure de Saint-Cosme pres de Tours.Lire la suite… a disparu de l’affiche du Théâtre-Français, il y a de cela bien des années. Ils gagnent sans doute à être interprétés sur la scène, mêlés à l’action dont ils sont le complément obligé ; mais ce n’est pas moins une bonne fortune que de les retrouver dans une salle de concert, confiés à l’exécution d’un orchestre d’élite et à des chanteurs exercés. M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… après avoir écrit les chœurs d’UlysseChoeurs d’UlysseChoeurs d’Ulysse, musique de scène de Charles Gounod pour la tragédie de François Ponsard, créé à la Comédie-Française le 18 juin 1852.Lire la suite… et avant d’avoir écrit Faust avait déjà sa place marquée parmi les musiciens les plus renommés de notre époque.

Quant au DésertDésert, LeLe Désert, ode-symphonie en trois parties pour solistes et orchestre sur un poème d’Auguste Collin mis en musique par Félicien David et créée à la salle du Conservatoire de Paris le 8 décembre 1844.Lire la suite…, je n’ai pas besoin de rappeler le succès éclatant, universel, indiscutable et indiscuté. Jamais œuvre symphonique n’eut un tel retentissement. Aujourd’hui encore ceux qui l’entendent pour la première fois comprennent l’enthousiasme qu’elle a dû exercer jadis.

Un début très intéressant vient d’avoir lieu au Théâtre-Italien. Mlle Laura HarrisHarris, LauraLaura Harris (New York, ca. 1846 – Acton/Londres, 19 juillet 1917), soprano. Elle étudia avec Pedro Abella, l’époux d’Elena d’Angri. Elle débuta dans la troupe de Max Maretzek le 26 février 1864 dans Lucia di Lammermoor (Donizetti) puis se produisit aussi bien dans des opéras qu’en coLire la suite…, jeune Américaine, émule de Mlle Patti, a chanté presque au pied levé le rôle d’Amina dans la SonnambulaSonnambula, LaLa Sonnambula (La Somnambule), opera semiseria en deux actes sur un livret en italien de Felice Romani mis en musique par Vincenzo Bellini et créé au Théâtre Carcano de Milan le 6 mars 1831.Lire la suite…. Elle y a obtenu assez de succès pour qu’on puisse augurer favorablement de son avenir. Mlle Laura HarrisHarris, LauraLaura Harris (New York, ca. 1846 – Acton/Londres, 19 juillet 1917), soprano. Elle étudia avec Pedro Abella, l’époux d’Elena d’Angri. Elle débuta dans la troupe de Max Maretzek le 26 février 1864 dans Lucia di Lammermoor (Donizetti) puis se produisit aussi bien dans des opéras qu’en coLire la suite… a un timbre de voix doux et métallique, d’une excessive pureté ; elle lance la note avec une justesse irréprochable et une étonnante perfection. Et quand même Mlle Harris ne posséderait pas de si rares qualités, oserait-on se montrer bien sévère pour une artiste qui est fort jolie et qui a à peine dix-sept ans.

J’ai reçu cette semaine un nombre assez considérable d’œuvres détachées, avec gravures, arabesques, illustrations, frontispices, vignettes, dédicaces, ornemens et encadremens. Ce sont des légendes, des ballades, des Lieder, des chants d’église et des chants d’amour, des chansons d’hiver et des chansons de printemps. Trois de ces productions m’ont été envoyées de Strasbourg ; j’aurais presque deviné à leur parfum germanique qu’elles avaient vu le jour dans le voisinage du grand fleuve. L’auteur, M. H. PlessixPlessix, H.H. Plessix (? – ?), compositeur.Lire la suite…, dont j’écris le nom pour la première fois, doit être un tout jeune homme, si j’en juge par le caractère simple et naïf de ses inspirations : c’est un éloge que je prétends lui adresser. La simplicité et la naïveté sont les qualités indispensables de toute œuvre légère ; les vieux maîtres allemands, que M. PlessixPlessix, H.H. Plessix (? – ?), compositeur.Lire la suite… me semble avoir étudié, lui ont donné l’exemple, et il a bien fait de les imiter.

M. BizetBizet, GeorgesAlexandre-César-Léopold-Georges Bizet (Paris, 25 octobre 1838 – Bougival/Seine-et-Oise, 3 juin 1875), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1851 puis un 1er prix d’orgue et de fugue en 1855. Il concourut avec Le Docteur Miracle pour le prix dLire la suite…, en attendant le premier bulletin de répétition que la direction du Théâtre-Lyrique doit envoyer très prochainement à l’auteur de la Jolie fille de Perth, compose de charmantes mélodies sur les plus jolis vers de MussetMusset, Louis-Charles-Alfred deLouis-Charles-Alfred de Musset (Paris, 11 décembre 1810 – Paris, 2 mai 1857), écrivain. Un des représentant du romantisme, il a écrit des pièces de théâtres dont : Les Caprices de Marianne (1833), Fantasio (1834), On ne badine pas avec l’amour (1834), Lorenzaccio (1834), Le Chandelier (1Lire la suite…, de Victor HugoHugo, VictorVictor Hugo (Besançon, 26 février 1802 – Paris, 22 mai 1885), écrivain. Tête de file du romantisme, il publia de nombreux poèmes dont Odes (1822), Les Orientales (1829), Les Feuilles d’automne (1831) et surtout le manifeste du romantisme qu’est sa préface à son drame historique CromwellLire la suite…, de LamartineLamartine, Alphonse-Marie-LouisAlphonse-Marie-Louis de Prat de Lamartine (Mâcon, 21 octobre 1790 – Paris, 28 février 1869), poète et homme politique. Il acquit une immense célébrité avec son premier recueil de poèmes, Méditations poétiques (1820). Il publia ensuite Les Harmonies poétiques et religieuses (1830) et les Lire la suite…, de MillevoyeMillevoye, Charles-HubertCharles-Hubert Millevoye (Abbeville/Somme, 24 décembre 1782 – Paris, 26 août 1816), poète. Il étudia à l’École Centrale de Paris puis interrompit ses études de droit pour se consacrer à la littérature. Il publia à dix-huit ans un premier recueil de poèmes : Poésies (1800). L’AcadLire la suite… et de Ronsard Ronsard, Pierre deNe en Septembre 1524 a Couture-sur-Loire pres de Vendome;Mort peu apres Noel 1585 au prieure de Saint-Cosme pres de Tours.Lire la suite…; on n’est pas habitué à trouver de la musique aussi bien faite, aussi élégamment écrite, sous l’enveloppe satinée d’un album. Les abonnés de la France musicale, privilégiés entre tous, ont reçu en prime ce poétique recueil, auquel M. BizetBizet, GeorgesAlexandre-César-Léopold-Georges Bizet (Paris, 25 octobre 1838 – Bougival/Seine-et-Oise, 3 juin 1875), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1851 puis un 1er prix d’orgue et de fugue en 1855. Il concourut avec Le Docteur Miracle pour le prix dLire la suite… vient d’ajouter trois compositions nouvelles. M. de HartogHartog, Édouard deÉdouard de Hartog (Amsterdam, 15 août 1828 – La Haye, 5 novembre 1909), compositeur. Il étudia la composition avec Bartelmann, Döhler, Mme. Dulcken, et Hoch, puis avec Elwart et Litollf et enfin avec Heinze, un élève de Mendelssohn et Damcke. En 1852, il s’installa à Paris pour se consacrLire la suite… m’a envoyé un O Salutaris et un Ave Maria, deux canons pour soprano et ténor, quelques lieder et une ballade à grand orchestre dédiée à M. Fétis père, qui fut son maître, je crois. Cette ballade est intitulée der Fischer (le Pêcheur), et les paroles sont de GoetheGoethe, Johann Wolfgang vonJohann Wolfgang von Goethe (Francfort, 28 août 1749 – Weimar, 22 mars 1832), écrivain. Son œuvre est prolifique et presqu’encyclopédique puisqu’il a écrit des poèmes, des drames, des romans mais aussi des ouvrages de botanique et d’ostéologie et d’analyse du spectre des couleurs. Ses Lire la suite…. Voilà un morceau que je signale à l’attention de M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite…, dont la haute influence s’étend du boulevard des Filles-du- Calvaire à la rue ScribeScribe, Augustin-EugèneAugustin-Eugène Scribe (Paris, 24 décembre 1791 – Paris, 20 février 1861), auteur dramatique, librettiste. Auteur dramatique le plus joué à la Comédie Française en son temps (Bertrand et Raton en 1833, La Camaraderie en 1837, Une Chaîne en 1841), il fut un écrivain prolixe qui écrivit 425 Lire la suite…, du Cirque impérial, où se donnent les concerts populaires, à l’Athénée, où le public, étant moins nombreux, doit être sans doute plus choisi. C’est donc à l’Athénée que je voudrais voir exécuter le Pêcheur, de M. HartogHartog, Édouard deÉdouard de Hartog (Amsterdam, 15 août 1828 – La Haye, 5 novembre 1909), compositeur. Il étudia la composition avec Bartelmann, Döhler, Mme. Dulcken, et Hoch, puis avec Elwart et Litollf et enfin avec Heinze, un élève de Mendelssohn et Damcke. En 1852, il s’installa à Paris pour se consacrLire la suite… et de Goethe Goethe, Johann Wolfgang vonJohann Wolfgang von Goethe (Francfort, 28 août 1749 – Weimar, 22 mars 1832), écrivain. Son œuvre est prolifique et presqu’encyclopédique puisqu’il a écrit des poèmes, des drames, des romans mais aussi des ouvrages de botanique et d’ostéologie et d’analyse du spectre des couleurs. Ses Lire la suite…; car ce morceau est délicatement ciselé, et il me semble que les détails en seront mieux saisis qu’ailleurs, dans la jolie petite salle de M. BischoffsheimBischoffsheim, Louis-RaphaëlLouis-Raphaël Bischoffsheim (Mayence, 20 juin 1800 – Paris, 14 novembre 1873), banquier, administrateur et directeur. Né en 1800 à Mayence, il établit avec succès en 1820 une maison de banque à Amsterdam, qu’il dirigea jusqu’en 1850. En 1850, il s’établit à Paris, où il fut nommé sucLire la suite….

Un de mes amis m’ayant signalé le jeu magistral et le prodigieux doigté d’un jeune pianiste qu’il avait entendu la veille et qu’il devait encore entendre le lendemain, je n’ai pas voulu laisser échapper cette excellente occasion de faire la connaissance d’un éminent virtuose. A peine entré dans le salon où mon ami s’était chargé de me présenter, j’ai reconnu du premier coup d’œil le héros de la fête : c’était M. Duvernoy Duvernoy, Charles FrancoisCharles-François Duvernoy (Paris, 16 avril 1796 – Paris, 27 novembre 1872), baryton. Il débute à l’Opéra-comique en 1821 puis va en tournée en province, en Belgique et en Hollande. Il fut un temps directeur du théâtre de Gand et en Italie d’après A. Soubies et C. Malherbe. Il revient à Lire la suite…; il était au piano et jouait la marche funèbre de Beethoven avec une maestria, une pureté et un sentiment de la musique classique dont j’ai été ravi. Et voilà comment en très peu d’années un artiste bien doué peut se transformer et, de petit prodige qu’il était, devenir presque l’égal des maîtres.

L’Allemagne nous a envoyé deux violonistes cet hiver : un troisième nous arrive de Weimar, où j’eus le plaisir de faire sa connaissance il y a quelques années. Il se nomme KoempelKoempel, AugustAugust Kömpel [Koempel] (Bruckenau, 7 avril 1831 – Weimar, 7 avril 1891), violoniste. Il étudia le violon avec Spohr à Kassel et fut engagé comme violoniste à la Hofkapelle de Kassel en 1849. En 1852, il fut appelé à la Hofkappelle de Hanovre, où il resta jusqu’en 1861 tout en donnant des Lire la suite… et jouera dimanche prochain un concerto de SpohrSpohr, Louis [Ludwig]Louis [Ludwig] Spohr (Brunswick, 5 avril 1784 – Cassel, 22 octobre 1859), violoniste, chef d’orchestre et compositeur. Il étudia le violon avec Gottfried Kunisch et Charles Louis Maucourt, et l’harmonie avec Carl August Hartung. Le duc Carl Wilhelm Ferdinand de Brunswick, au service duquel ilLire la suite… aux Concerts populaires. M. KoempelKoempel, AugustAugust Kömpel [Koempel] (Bruckenau, 7 avril 1831 – Weimar, 7 avril 1891), violoniste. Il étudia le violon avec Spohr à Kassel et fut engagé comme violoniste à la Hofkapelle de Kassel en 1849. En 1852, il fut appelé à la Hofkappelle de Hanovre, où il resta jusqu’en 1861 tout en donnant des Lire la suite… est venu à Paris, parce qu’il a entendu dire que Paris consacrait toutes les renommées et faisait bon accueil à tous les talens. C’est aussi ce qui a décidé M. LéonardLeonard, HubertVioloniste, pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François-Antoine Habeneck tout en travaillant comme violoniste à l’orchestre du Théâtre des Variétés puis à celui de l’Opéra-Comique et de l’Opéra. Violon solo des concerts Vivienne, il fit des tournée dLire la suite… à quitter Bruxelles. M. LéonardLeonard, HubertVioloniste, pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François-Antoine Habeneck tout en travaillant comme violoniste à l’orchestre du Théâtre des Variétés puis à celui de l’Opéra-Comique et de l’Opéra. Violon solo des concerts Vivienne, il fit des tournée dLire la suite… était déjà connu à Paris et s’y était fait applaudir ; maintenant il y demeure à poste fixe, comme VieuxtempsVieuxtemps, HenriHenri Vieuxtemps (Verviers/Belgique, 17 février 1820 – Mustapha/Algérie, 6 juin 1881), violoniste et compositeur. Enfant prodige, il se produisit en concerts à Bruxelles dès l’âge de sept ans, attirant l’attention du violoniste Charles de Bériot qui le fit venir à Paris, où il débuta enLire la suite…, et il y donnera cet hiver plusieurs soirées à grand orchestre, dans lesquelles il fera exécuter quelques uns de ses concertos. Il n’en a pas écrit moins de cinq. J’en connais deux qui sont des œuvres extrêmement remarquables.

Les études de Don Carlos Don CarlosDon Carlos, opéra en cinq actes sur un livret de Joseph Méry et Camille du Locle, d’après Friedrich Schiller, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé à l’Opéra de Paris le 11 mars 1867.Lire la suite…sont poussées très activement à l’Opéra. Il est probable que cet ouvrage, impatiemment attendu, sera représenté avant une quinzaine de jours.

Je consacrerai mon prochain feuilleton à l’analyse de trois ouvrages de genres bien différens ; mais qui ont chacun un intérêt et un mérite particuliers : c’est d’abord la Semaine Sainte à Rome [au VaticanSemaine sainte au Vatican, LaLa Semaine sainte au Vatican, étude musicale et pittoresque de Ludovic Celler (pseudonyme de Louis Leclercq), Paris : L. Hachette, 1867.Lire la suite…], de M. Henri Celler [Ludovic Celler]; l’Art de moduler, par Johannès WeberWeber, JohannesJohannes Weber (Brumath/Bas-Rhin, 6 septembre 1818 – Paris, 20 mars 1902), critique musical. Il étudia la musique tout en suivant des études de théologie au séminaire protestant de Strasbourg où il obtint un doctorat en 1841. Il dirigea une société chorale quelque temps puis s’installa àLire la suite…, et l’Enseignement du pianoDe l’Enseignement du pianoDe l’Enseignement du piano, conseils aux jeunes professeurs de Félix Le Couppey, Paris : L. Hachette, 1865.Lire la suite…, ouvrage fort utile, écrit par l’un des professeurs les plus distingués et les plus érudits de notre Conservatoire, M. Félix Le CouppeyLe Couppey, FélixFélix Le Couppey (Paris, 14 avril 1814 – Paris, 4 juillet 1887), pianiste, compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1825 et un 1er prix d’harmonie et d’accompagnement de piano en 1828. En 1837, il devint professeur de solfège puisLire la suite….