Le Journal des Débats, 16 mars 1869 (article signé E. Reyer).

FEUILLETON DU JOURNAL DES DEBATS

DU  16 MARS 1869.

REVUE MUSICALE.

OPERA : FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite…. — THEATRE-LYRIQUE : En PrisonEn prisonEn prison, opéra-comique en un acte sur un livret de Théophile Chaigneau et Charles Boverat mis en musique par Ernest Guiraud et crée au Théâtre-Lyrique de Paris le 5 mars 1869.Lire la suite…, opéra-comique en un acte, paroles de MM. Chaigneau et Boveral, musique de M. Ernest GuiraudGuiraud, ErnestErnest Guiraud (Nouvelle-Orléans/USA, 23 juin 1837 – Paris, 6 mai 1892), compositeur. Il étudia avec son père Jean-Baptiste Guiraud qui avait été 1er prix de Rome en 1827. Il composa à quinze ans son premier opéra, Le Roi David (La Nouvelle-Orléans, 1852) qui fut représenté avec succès. ILire la suite…. — Concert de Mlle Célestine MauriceBoudot, Louise-Julie-Félicité dite Célestine MauriceLouise-Julie-Félicité Boudot dite Célestine Maurice (Paris, 11 avril 1851 – Paris, 22 janvier 1904), pianiste. Elle était la fille naturelle de Louise Boudot. Elle épousa un associé d’agent de change, Jacques-Louis Maisonneuve (Paris, 11 avril 1851 – avant 1904) à Paris le 28 décembre Lire la suite…. — Histoire générale de la musique, par M. FétisFétis, Francois-JosephFrançois-Joseph Fétis (Mons, 25 mars 1784 – Bruxelles, 26 mars 1871), compositeur, théoricien et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris le piano avec Boieldieu et Pradher et l’harmonie avec Rey et obtint un deuxième prix de composition en 1807. Après avoir occupé des postes à BoLire la suite…. — OPERA-COMIQUE : Vert-VertVert-VertVert-Vert, opéra-comique en trois actes sur un livret de Henri Meilhac et Charles Nuitter mis en musique par Jacques Offenbach et créé à l’Opéra-Comique le 10 mars 1869.Lire la suite…. — Fragmens de Roméo et JulietteRomeo et JulietteRoméo et Juliette, symphonie dramatique, Op. 17, pour solistes, chœur et orchestre sur un texte d’Emile Deschamps d’après William Shakespeare, composée par Hector Berlioz et créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 24 novembre 1839.Lire la suite…, d’Hector Berlioz, exécutés au dernier concert du Cirque-Napoléon.

L’accueil qui fut fait à FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite… pendant les premières représentations de cet ouvrage au Théâtre-Lyrique suffirait à démontrer que le public parisien n’est point infaillible. On s’en souvient, — et il n’y aurait d’ailleurs aucun inconvénient à le rappeler, aujourd’hui que le chef-d’œuvre de M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… est deux fois centenaire, — FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite…, cet écrin d’exquises mélodies ; FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite…, l’œuvre par excellence ; FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite…, dont le succès s’est promené triomphalement, à travers les plus grandes et les plus petites capitales de l’Europe civilisée ; FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite…, qui a fait la fortune d’un éditeur et qui eût suffi à la gloire d’un musicien ; FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite…, l’un des poëmes les plus intéressans, l’une des partitions les plus populaires de notre époque ; FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite…, qui charme à la fois les délicats et les profanes ; FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite…, dont les éditions sans cesse renouvelées sont épuisées sans cesse ; FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite…, qui est sur tous les pianos et dans toutes les bibliothèques, mais qu’une volonté intelligente a heureusement préservé de la profanation des orgues de Barbarie ; FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite…, que tous les peuples ont applaudi, et que tous les souverains ont récompensé excepté, je crois, le roi de Bavière ; FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite… enfin qui vient de s’inscrire d’une façon si brillante au répertoire de notre première scène lyrique, FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite… fut très contesté à l’origine et n’obtint qu’un mince succès. Il ne fallut rien moins que la persistance obstinée d’un directeur ardent à la lutte et le merveilleux talent d’une cantatrice qui trouva dans l’œuvre même un de ses meilleurs rôles, pour l’imposer au public. Puis la réaction se fit, si rapide et si complète, que d’autres ouvrages écrits postérieurement par M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… s’en ressentirent quelque peu. En Allemagne, on s’étonna d’abord, ou plutôt on ne s’étonna pas du tout de la témérité de ces deux auteurs français qui venaient de tailler un libretto d’opéra dans le poëme de Gœthe ; quant au musicien, on lui eût volontiers demandé si, avant d’écrire sa partition, il avait seulement songé au Faust FaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite…de Schumann et à celui de Spohr. A Francfort, principalement, il y eut beaucoup d’agitation parmi les docteurs. On sait que les Francfortois sont les concitoyens de Gœthe, comme les naturels de Marbach sont les concitoyens de Schiller. Darmstadt est la première ville d’Allemagne qui tenta l’épreuve de la représentation. Cette épreuve fut un éclatant succès pour la partition aussi bien que pour le poëme. Le grand-duc, chaussé de ses boites à l’écuyère et le casque en tête, n’avait pas manqué une seule répétition, et, à plusieurs reprises, avait donné le signal des applaudissemens. Les Francfortois, venus à Darmstadt avec des sentimens sinon hostiles, du moins peu bienveillans, s’en retournèrent surpris et charmés. Bientôt, dans le moindre de ces petits duchés allemands, où alors il y avait plus d’artistes que de soldats, tandis que c’est le contraire aujourd’hui, le maître de chapelle recevait de son souverain l’ordre de mettre à l’étude le FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite… de M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…. Et il en était ainsi dans les grandes capitales, à Vienne comme à Berlin. C’est à Berlin surtout que j’ai vu représenter FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite… avec un très grand luxe de mise en scène et avec une rare perfection, le rôle de Marguerite étant chanté par Mlle Pauline LuccaLucca, PaulinePauline Lucca (Vienne, 25 avril 1841 – Vienne, 28 février 1908), soprano. Elle étudia avec Richard Lévy et fut engagée dans le chœur de l’opéra de Vienne. Elle débuta à Olomuc en 1859 dans le rôle d’Elvira (Ernani, Verdi). L’année suivante, elle triompha à Prague dans le rôle de Lire la suite… que nous n’entendrons probablement jamais à Paris, à moins de circonstances qu’il est impossible de prévoir. Mais nous avons Mlle NilssonNilsson, ChristineChristine Nilsson (Sjöabol, près de Växjö/Suède, 20 août 1843 – Stockholm, 22 novembre 1921), soprano. Elle étudia le chant avec Franz Adolf Berwald à Stockholm puis vint se perfectionner à Paris auprès de Victor Massé et d’Enrico Delle Sedie. En 1864, elle débuta dans le rôle-titre dLire la suite…, et derrière Mlle NilssonNilsson, ChristineChristine Nilsson (Sjöabol, près de Växjö/Suède, 20 août 1843 – Stockholm, 22 novembre 1921), soprano. Elle étudia le chant avec Franz Adolf Berwald à Stockholm puis vint se perfectionner à Paris auprès de Victor Massé et d’Enrico Delle Sedie. En 1864, elle débuta dans le rôle-titre dLire la suite…, Mme Carvalho, ce qui nous permet d’attendre patiemment le bon plaisir de la diva attachée au théâtre du roi de Prusse. C’est donc un fait certain que le succès de FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite… en Allemagne a puissamment aidé au succès de FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite… à Paris. Ces bons Allemands sont bien le peuple le plus hospitalier de l’univers et le plus sympathique aux talens de toute catégorie et de tous pays. Demandez à M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… comment il a été reçu en Allemagne chaque fois qu’il y est allé diriger l’exécution d’une de ses œuvres ; demandez à M. OffenbachOffenbach, JacquesJacques Offenbach (Cologne, 20 juin 1819 – Paris, 5 octobre 1880), violoncelliste et compositeur. Il se produisait dans les salons et en concerts lorsqu’Arsène Houssaye, qui voulait réformer l’orchestre du Théâtre-Français, lui offrit, par contrat signé le 30 juillet 1850, le poste de chLire la suite…, ce Français de Cologne, quelles ovations lui ont été faites dans ce pays dont il n’a guère conservé que l’accent et le souvenir. Et M. AuberAuber, Daniel-François-EspritDaniel-François-Esprit Auber (Caen, 29 janvier 1782 – Paris, 12 mai 1871), compositeur. Sa famille était aisée et le prépara aux affaires tout en lui enseignant la musique, dans laquelle il montra très tôt son talent de chanteur (baryton), de pianiste, de violoniste et de violoncelliste. LesLire la suite…, est-il un seul ouvrage de son répertoire qui ne soit connu et applaudi dans la patrie de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… et de Beethoven Beethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…? M. WachtelWachtel, TheodorTheodor Wachtel (Hambourg, 10 mars 1823 – Francfort, 14 novembre 1893), ténor. Il étudia avec Julie Grandjean et débuta à Hambourg en 1849. Après s’être produit dans plusieurs villes allemandes, il fut engagé en 1862 à l’opéra de la cour de Berlin, où il se produisit jusqu’en 1879.Lire la suite…, le ténor célèbre, a-t-il assez fait claquer le rouet du postillon de Lonjumeau à Berlin et à Vienne ? HalévyHalévy, Jacques-Fromental-ÉlieJacques-Fromental-Élie Halévy (Paris, 27 mai 1799 – Nice, 12 mars 1862), compositeur. Il étudia la composition au Conservatoire de Paris avec Cherubini et Méhul et obtint le Prix de Rome en 1819. Il débuta avec succès à l’Opéra-comique en 1827 avec L’Artisan et produisit à ce théâtrLire la suite… n’est-il pas, de l’autre côté du Rhin comme chez nous, un maître dont on admire la science, l’inspiration et le grand sentiment dramatique ? A-t-on jamais outrageusement sifflé en Allemagne un compositeur français comme on a sifflé Richard WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite… à Paris ? Puisse le succès de RienziRienziRienzi, opéra en cinq actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre royal de la Cour à Dresde le 20 octobre 1842. La version en français due à Charles Nuitter et Jules Guillaume fut créée au Théâtre-Lyrique de Paris le 6 avril 1867.Lire la suite… faire croire aux Parisiens qu’ils doivent à l’auteur de TannhäuserTannhäuserTannhäuser, opéra romantique en trois actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre royal de la Cour à Dresde le 19 octobre 1845. Wagner fit des quelques changements pour la version en français due à Charles Nuitter qui fut créée à l’Opéra de Paris Lire la suite… une éclatante revanche, et revenons à FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite…, bien que FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite… ait le loisir d’attendre nos félicitations et nos éloges, tant il en a déjà reçu.

Cette salle de l’Opéra est immense, et, pour qu’une œuvre prenne en y arrivant les proportions voulues, il faut vraiment que ce soit une belle oeuvre. On doutait que la partition de M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…, écrite pour un théâtre secondaire (je parle de sa capacité), pût s’accommoder d’un cadre aussi vaste, on craignait surtout que l’effet produit ailleurs par ces fines ciselures et ces charmans détails répandus à pleines mains dans le rôle de Marguerite ne se trouvât, sur notre première scène lyrique, singulièrement amoindri.

Le soir de la première représentation ces craintes ont disparu, ces doutes se sont dissipés. Et tandis que les pages les plus intimes de l’œuvre ne perdaient rien ni de leur grâce ni de leur parfum, les parties dramatiques grandissaient et arrivaient même à des proportions auxquelles on ne croyait pas qu’elles pussent jamais atteindre. C’est ainsi que la scène de la cathédrale, la mort de Valentin et le trio final ont été pour le public de l’Opéra qui fut autrefois le public du Théâtre-Lyrique, de véritables révélations. Je n’en dirai pas autant du chœur des soldats ; il m a semblé que ces guerriers barbus paraissaient plus grands dans un plus petit cadre et que leur refrain avait des accens plus belliqueux au Théâtre-Lyrique qu’à l’Opéra. Pourtant, dans l’accompagnement de ce morceau si justement populaire, les, instrumens de Sax ont fait merveille, et l’exécution, sous le rapport des nuances et de l’ensemble, c’est-à-dire de l’union des voix et de l’orchestre, a été des plus remarquables. Le public a demandé bis (ce bis est traditionnel), et plus d’un spectateur a frisé sa moustache.

On n’attend pas de moi une analyse de FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite…, quand le public tout entier s’est prononcé sur la valeur d’un ouvrage, il se soucie peu qu’on approuve son jugement et ne permet pas qu’on le rectifie. Si je voulais énumérer une à une toutes les beautés de la partition, je ne pourrais que tomber dans des redites : ma tâche doit donc se borner à vanter la magnificence des décors, la variété et la richesse des costumes, la grâce déployée par les dames du corps de ballet et le talent des principaux interprètes. C’est une tâche que la direction et le personnel de l’Opéra m’ont rendue facile. Un grand écueil serait de vouloir comparer Mlle NilssonNilsson, ChristineChristine Nilsson (Sjöabol, près de Växjö/Suède, 20 août 1843 – Stockholm, 22 novembre 1921), soprano. Elle étudia le chant avec Franz Adolf Berwald à Stockholm puis vint se perfectionner à Paris auprès de Victor Massé et d’Enrico Delle Sedie. En 1864, elle débuta dans le rôle-titre dLire la suite… à Mme Carvalho, M. FaureFaure, Jean-BaptisteJean-Baptiste Faure (Moulins, 15 janvier 1830 – Paris, 9 novembre 1914), baryton. Elève de Ponchard au Conservatoire de Paris, il obtint les 1er Prix de chant et d’opéra-comique à l’unanimité en 1852 et débuta en octobre à l’Opéra-Comique dans le rôle de Pygmalion (Massé). A l’OpLire la suite… à M. BalanquéBalanqué, Mathieu-EmileMathieu-Émile Balanqué (Bayonne, 16 septembre 1826 – Paris, 29 avril 1866), basse. Il fit ses études au Conservatoire de Paris et débuta au Théâtre National (futur Théâtre-Lyrique) dans Juanita (Duprez) le 11 mai 1852. Il se produisit ensuite à Bruxelles et en province (Toulouse et StrasbouLire la suite… (pauvre Balanqué Balanqué, Mathieu-EmileMathieu-Émile Balanqué (Bayonne, 16 septembre 1826 – Paris, 29 avril 1866), basse. Il fit ses études au Conservatoire de Paris et débuta au Théâtre National (futur Théâtre-Lyrique) dans Juanita (Duprez) le 11 mai 1852. Il se produisit ensuite à Bruxelles et en province (Toulouse et StrasbouLire la suite…! il est mort et bien peu parmi nous se sont souvenus de lui), Mlle MauduitMauduit, Emma-FélicitéEmma-Félicité Mauduit (Rennes, 4 juillet 1845 – ?), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris, où elle obtint un 1er prix de chant et d’opéra en 1865. La même année, elle fut engagée à l’Opéra de Paris où elle débuta dans le rôle d’Alice de Robert le Diable (Meyerbeer). ElLire la suite… à Mme Amélie FaivreFaivre, AmelieLouise-Amélie Faivre (Paris, 4 février 1837 – Paris, 17 novembre 1897), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris, où elle obtint un troisième accessit de chant et un deuxième prix d’opéra-comique en 1857. Elle débuta au Théâtre-Lyrique dans Euryanthe (Weber), et y créa de nombreLire la suite…, M. Dévoyod à M. RaynalRaynal, Barthélemy-OsmondBarthélemy-Osmond Raynal [Reynal] (Agen/Lot-et-Garonne, 14 octobre 1826 – Paris, 22 septembre 1885). Il épousa Anne-Marie Forcès le 5 juin 1849 à Agen/Lot-et-Garonne. En 1859, il fut engagé au Théâtre-Lyrique, où il créa le rôle de Valentin dans Faust (Gounod). Il y resta jusqu’en 186Lire la suite…, M. CollinColin, Edouard-AdolpheÉdouard-Adolphe Colin (Paris 26 décembre 1840 – Colombes près de Paris, 13 janvier 1872), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint en 1866 un 2nd prix d’opéra-comique et un 2e accessit d’opéra. Il fut d’abord engagé à Marseille puis à l’Opéra de Paris, où il Lire la suite… à M. BarbotBarbot, JulesJoseph-Théodore-Désiré Barbot, dit Jules Barbot (Toulouse, 12 avril 1824 – Paris, 26 décembre 1896), ténor. Élève de M. Garcia au Conservatoire de Paris, il obtint un premier prix de chant et un deuxième prix d’opéra-comique en 1847 et fut engagé à l’Opéra de Paris cette même annLire la suite…, à M. Massy, à M. MichotMichot, Pierre-JulesPierre-Jules Michot (Lyon, 22 mai 1828 – Chatou, 22 avril 1896), ténor. Il fit ses débuts en province puis chanta à Paris au café-concert, où Adolphe Adam le remarqua. Il étudia auprès de A. Guillot de Sainbris et débuta au Théâtre-Lyrique dans le rôle-titre de Richard Cœur-de-Lion (Lire la suite… ou à M. MonjauzeMonjauze, Jules SebastienJules-Sébastien Monjauze (Paris, 24 octobre 1825 – Meulan/ Yvelines, 8 septembre 1877), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Ponchard et se produisit d’abord comme acteur au Théâtre Français de Saint-Pétersbourg, puis à l’Odéon. Il débuta comme chanteur dans Jaguarita l’Lire la suite…. La plume du critique n’est point la lance d’Achille, et les blessures qu’elle fait à l’amour-propre de certains artistes, elle ne saurait les guérir. Et puis, à parler franchement, je ne trouve pas qu’à propos de défauts que je ne corrigerai point et de qualités que je n’exalterai jamais assez, il soit nécessaire de sonner la trompette comme au jour du jugement dernier. Mlle NilssonNilsson, ChristineChristine Nilsson (Sjöabol, près de Växjö/Suède, 20 août 1843 – Stockholm, 22 novembre 1921), soprano. Elle étudia le chant avec Franz Adolf Berwald à Stockholm puis vint se perfectionner à Paris auprès de Victor Massé et d’Enrico Delle Sedie. En 1864, elle débuta dans le rôle-titre dLire la suite…, par exemple, a ses admirateurs et ses détracteurs ; ceux-là sont satisfaits aujourd’hui, ceux-ci seront satisfaits demain : après avoir remplacé Mme Carvalho par Mlle NilssonNilsson, ChristineChristine Nilsson (Sjöabol, près de Växjö/Suède, 20 août 1843 – Stockholm, 22 novembre 1921), soprano. Elle étudia le chant avec Franz Adolf Berwald à Stockholm puis vint se perfectionner à Paris auprès de Victor Massé et d’Enrico Delle Sedie. En 1864, elle débuta dans le rôle-titre dLire la suite…, il est de trop bonne politique de faire succéder Mme Carvalho à Mlle NilssonNilsson, ChristineChristine Nilsson (Sjöabol, près de Växjö/Suède, 20 août 1843 – Stockholm, 22 novembre 1921), soprano. Elle étudia le chant avec Franz Adolf Berwald à Stockholm puis vint se perfectionner à Paris auprès de Victor Massé et d’Enrico Delle Sedie. En 1864, elle débuta dans le rôle-titre dLire la suite… pour qu’on puisse douter un seul instant que ce ne soit pas là une idée arrêtée déjà dans l’esprit de M. Emile PerrinPerrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite…. Tous mes complimens mon cher Gounod Gounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…: les airs de ballet que vous avez ajoutés à votre partition sont ravissans, et l’on ne se douterait guère que la main qui les a écrits a, pour accomplir ce travail profane, interrompu la composition d’un oratorio religieux.

Ce serait chose fastidieuse que de recommencer, chaque fois que l’occasion s’en présente, l’histoire des mécomptes et des infortunes réservés aux prix de Rome par les théâtres qui ont accepté la mission de leur ouvrir les portes de la carrière dramatique et de les encourager. En fait de livrets, tout est bon pour eux, et si inepte, si plat, si bouffon et si indigne que soit celui qu’on leur offre, ils l’acceptent avec reconnaissance et le considèrent comme étant l’objet d’une préférence et d’une faveur. Grand merci, monsieur le directeur, je vais me mettre à la besogne ; je serai prêt dans six mois ! — Et vous repasserez dans une dizaine d’années. C’est en effet au bout de dix ans que l’opéra de M. GuiraudGuiraud, ErnestErnest Guiraud (Nouvelle-Orléans/USA, 23 juin 1837 – Paris, 6 mai 1892), compositeur. Il étudia avec son père Jean-Baptiste Guiraud qui avait été 1er prix de Rome en 1827. Il composa à quinze ans son premier opéra, Le Roi David (La Nouvelle-Orléans, 1852) qui fut représenté avec succès. ILire la suite… est sorti des cartons où le tenait enfermé la direction du Théâtre-Lyrique. En Prison !En prisonEn prison, opéra-comique en un acte sur un livret de Théophile Chaigneau et Charles Boverat mis en musique par Ernest Guiraud et crée au Théâtre-Lyrique de Paris le 5 mars 1869.Lire la suite… était son titre ; il fallait bien le justifier.

L’action se passe à Bergame, comme dans le CorricoloCorricolo, LeLe Corricolo, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Labiche et Alfred Delacour mis en musique par Ferdinand Poise et créé à l’Opéra-Comique le 28 novembre 1868.Lire la suite…, un opéra dont je ne me souviens guère et dont vous ne vous souvenez plus. On y voit un fameux brigand, nommé Trombolino, qui fait emprisonner à sa place un jeune musicien ambulant, amoureux de la fille du geôlier. Le jeune musicien ne songerait pas à se plaindre du régime de la prison, si on ne venait lui annoncer qu’il est condamné à mort. Heureusement il est sauvé par une photographie qui met les traits du véritable Trombolino sous les yeux de M. le podestat, un podestat aussi niais et aussi ridicule que celui du CorricoloCorricolo, LeLe Corricolo, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Labiche et Alfred Delacour mis en musique par Ferdinand Poise et créé à l’Opéra-Comique le 28 novembre 1868.Lire la suite…. Ailleurs qu’au Théâtre-Lyrique cette pièce eût pu avoir beaucoup de succès ; j’en ai vu réussir qui ne valaient pas mieux.  Quant à la partition (une œuvre de jeunesse), elle promet tout ce que M. GuiraudGuiraud, ErnestErnest Guiraud (Nouvelle-Orléans/USA, 23 juin 1837 – Paris, 6 mai 1892), compositeur. Il étudia avec son père Jean-Baptiste Guiraud qui avait été 1er prix de Rome en 1827. Il composa à quinze ans son premier opéra, Le Roi David (La Nouvelle-Orléans, 1852) qui fut représenté avec succès. ILire la suite… a tenu plus tard dans un charmant ouvrage intitulé SylvieSylvieSylvie, opéra-comique en un acte sur un livret de Jules Adenis et Jules Rostaing mis en musique par Ernest Guiraud et crée au Théâtre de l’Opéra-Comique le 11 mai 1864.Lire la suite…, qu’on ne doit pas confondre avec Mademoiselle SylvieMademoiselle SylviaMademoiselle Sylvia, opéra-comique en un acte sur un livret de Narcisse Fournier mis en musique par Samuel David et créé à l’Opéra-Comique le 17 avril 1868.Lire la suite…, et qui n’aurait pas dû quitter le répertoire de l’Opéra-Comique. Le talent de M. GuiraudGuiraud, ErnestErnest Guiraud (Nouvelle-Orléans/USA, 23 juin 1837 – Paris, 6 mai 1892), compositeur. Il étudia avec son père Jean-Baptiste Guiraud qui avait été 1er prix de Rome en 1827. Il composa à quinze ans son premier opéra, Le Roi David (La Nouvelle-Orléans, 1852) qui fut représenté avec succès. ILire la suite… a de la finesse et de la distinction, qualités rares que M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite… doit donner à ce jeune compositeur l’occasion de développer en lui confiant un bon poëme. Ce sera pour le directeur du Théâtre-Lyrique le meilleur moyen de réparer un échec qu’il a peut-être prévu, mais qu’il n’a pu éviter.

Chaque année je mets un soin extrême à collectionner les programmes des concerts auxquels j’assiste et ceux des concerts auxquels je n’assiste pas. A la fin de la saison, quand la série est complète, je satisfais aux lois de la publicité et de la camaraderie en rendant hommage au mérite de chaque virtuose. Et plus d’un, je l’avoue, ne perd pas à être jugé d’un peu loin. Mais voici une jeune personne qui se produit pour la première fois en public ; elle a la beauté, elle a le talent, elle a surtout le charme de ses dix-sept ans ; à peine sortait-elle heureuse et triomphante du dernier concours du Conservatoire, un deuil est venu l’attrister, et la pauvre enfant a pleuré toutes les larmes de ses beaux yeux sur le laurier qu’elle tenait encore à la main. Voilà pourquoi je ne veux pas renvoyer à une trop longue échéance les éloges que je dois à cette intéressante jeune fille dont j’annonçais dernièrement le concert dans les salons d’Erard, et qui se nomme Mlle Célestine MauriceBoudot, Louise-Julie-Félicité dite Célestine MauriceLouise-Julie-Félicité Boudot dite Célestine Maurice (Paris, 11 avril 1851 – Paris, 22 janvier 1904), pianiste. Elle était la fille naturelle de Louise Boudot. Elle épousa un associé d’agent de change, Jacques-Louis Maisonneuve (Paris, 11 avril 1851 – avant 1904) à Paris le 28 décembre Lire la suite…. Toutes les sympathies l’ont entourée ; les artistes dont elle a sollicité le concours se sont empressés de venir à elle, et quand elle a paru sur l’estrade, un murmure d’admiration a salué sa grâce naïve et sa suprême élégance. Mme Farrenc, l’éminent professeur, a pu prendre sa part des applaudissemens qui ont confirmé le succès de son élève préférée. Le jeu de Mlle Célestine MauriceBoudot, Louise-Julie-Félicité dite Célestine MauriceLouise-Julie-Félicité Boudot dite Célestine Maurice (Paris, 11 avril 1851 – Paris, 22 janvier 1904), pianiste. Elle était la fille naturelle de Louise Boudot. Elle épousa un associé d’agent de change, Jacques-Louis Maisonneuve (Paris, 11 avril 1851 – avant 1904) à Paris le 28 décembre Lire la suite… est d’une extrême pureté ; son doigté est brillant et délicat, sa manière de phraser est exquise ; elle comprend les œuvres des maîtres et les exécute avec un sentiment et un goût parfaits. Ah ! croyez bien qu’en ce temps de productions sans style et sans idées, popularisées par des virtuoses qui confondent l’art du piano avec la gymnastique des doigts, il n’est pas sans agrément d’entendre un artiste dont le talent repose, sur les principes de cette grande école qu’HummelHummel, Johann NepomukJohann Nepomuk Hummel (Pressbourg [Bratilava], 14 novembre 1778 – Weimar, 17 octobre 1837), pianiste et compositeur. Enfant prodige, il prit des leçons avec Mozart qui l’encouragea à se faire connaitre comme virtuose du piano. De 1788 à 1792, il fit une tournée de concerts avec son père en Lire la suite… a fondée et à laquelle, aussi bien par son enseignement que par ses œuvres, il a attaché son nom.

C’est par le quintetteRomeo et JulietteRoméo et Juliette, symphonie dramatique, Op. 17, pour solistes, chœur et orchestre sur un texte d’Emile Deschamps d’après William Shakespeare, composée par Hector Berlioz et créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 24 novembre 1839.Lire la suite… en mi bémol de HummelHummel, Johann NepomukJohann Nepomuk Hummel (Pressbourg [Bratilava], 14 novembre 1778 – Weimar, 17 octobre 1837), pianiste et compositeur. Enfant prodige, il prit des leçons avec Mozart qui l’encouragea à se faire connaitre comme virtuose du piano. De 1788 à 1792, il fit une tournée de concerts avec son père en Lire la suite… que le concert a commencé ; puis Mlle Maurice a exécuté une fantaisie de Thalberg, une étude de Mme Farrenc, avec Mme Béguin-Salomon un duo composé également par Mme Farrenc sur des thèmes de Bellini, et avec l’habile violoncelliste M. LeboucLebouc, Charles-JosephCharles-Joseph Lebouc (Besançon, 22 décembre 1822 – Hyères, 7 mars 1893), violoncelliste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un premier prix de violoncelle en 1844. Il fut membre de l’orchestre de l’Opéra de 1846 à 1848 et l’année suivante de la Société desLire la suite… des variations concertantes de Mendelssohn. Quelques jours après, j’avais la bonne fortune de rencontrer Mlle Maurice dans une soirée intime, où elle a joué avec LéonardLeonard, HubertVioloniste, pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François-Antoine Habeneck tout en travaillant comme violoniste à l’orchestre du Théâtre des Variétés puis à celui de l’Opéra-Comique et de l’Opéra. Violon solo des concerts Vivienne, il fit des tournée dLire la suite… la belle sonate pour piano et violon (op. 30) de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…. Or, LéonardLeonard, HubertVioloniste, pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François-Antoine Habeneck tout en travaillant comme violoniste à l’orchestre du Théâtre des Variétés puis à celui de l’Opéra-Comique et de l’Opéra. Violon solo des concerts Vivienne, il fit des tournée dLire la suite… est un maître et un fin connaisseur dont j’invoquerais volontiers le témoignage, si quelqu’un doutait du brillant avenir que j’ose prédire à Mlle Célestine MauriceBoudot, Louise-Julie-Félicité dite Célestine MauriceLouise-Julie-Félicité Boudot dite Célestine Maurice (Paris, 11 avril 1851 – Paris, 22 janvier 1904), pianiste. Elle était la fille naturelle de Louise Boudot. Elle épousa un associé d’agent de change, Jacques-Louis Maisonneuve (Paris, 11 avril 1851 – avant 1904) à Paris le 28 décembre Lire la suite….

Le savant directeur du Conservatoire de Bruxelles, M. FétisFétis, Francois-JosephFrançois-Joseph Fétis (Mons, 25 mars 1784 – Bruxelles, 26 mars 1871), compositeur, théoricien et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris le piano avec Boieldieu et Pradher et l’harmonie avec Rey et obtint un deuxième prix de composition en 1807. Après avoir occupé des postes à BoLire la suite…, vient de publier le premier volume de son Histoire générale de la musique, depuis les temps les plus anciens jusque nos joursHistoire générale de la musique depuis les temps les plus anciens jusqu’à nos joursHistoire générale de la musique depuis les temps les plus anciens jusqu’à nos jours par François-Joseph Fétis. L’ouvrage en cinq volumes parut à Paris : Firmin Didot, les volumes 1 et 2 en 1869, le volume 3 en 1872, le volume 4 en 1874 et le volume 5 en 1876.Lire la suite…. Rien que par le titre de l’ouvrage on peut se faire une idée de ce qu’il a fallu à l’auteur d’études et de patientes recherches pour mener à bien une pareille entreprise. M. FétisFétis, Francois-JosephFrançois-Joseph Fétis (Mons, 25 mars 1784 – Bruxelles, 26 mars 1871), compositeur, théoricien et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris le piano avec Boieldieu et Pradher et l’harmonie avec Rey et obtint un deuxième prix de composition en 1807. Après avoir occupé des postes à BoLire la suite… n’y a pas employé moins d’un demi-siècle. Quand j’aurai employé quelques bonnes soirées à la lecture de ce premier volume, j’en rendrai compte dans un article spécial. J’ai voulu seulement aujourd’hui accuser réception à M. FétisFétis, Francois-JosephFrançois-Joseph Fétis (Mons, 25 mars 1784 – Bruxelles, 26 mars 1871), compositeur, théoricien et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris le piano avec Boieldieu et Pradher et l’harmonie avec Rey et obtint un deuxième prix de composition en 1807. Après avoir occupé des postes à BoLire la suite… de l’envoi de son livre et l’en remercier.

Il serait singulier qu’un opéra dans lequel le ténor CapoulCapoul, Joseph-Amédée-VictorJoseph-Amédée-Victor Capoul (Toulouse, 27 février 1839 – Pujaudran/Gers, 18 février 1924), ténor. Au Conservatoire de Paris, il étudia le chant avec Alphonse Revial et l’opéra-comique avec Eugene-Ernest Mocker ; il obtint en 1861 un 2nd prix d’opéra et un 1er prix d’opéra-comique. Lire la suite… chante le principal rôle ne réussît pas. Donc Vert-VertVert-VertVert-Vert, opéra-comique en trois actes sur un livret de Henri Meilhac et Charles Nuitter mis en musique par Jacques Offenbach et créé à l’Opéra-Comique le 10 mars 1869.Lire la suite… vient de réussir à l’Opéra-Comique, et c’est un double succès pour M. de Leuven qui « est dans l’affaire », ainsi que cela se dit familièrement entre vaudevillistes, non pas comme directeur, mais comme auteur d’un charmant vaudeville écrit autrefois pour Mlle Déjazet. Le Vert-VertVert-VertVert-Vert, opéra-comique en trois actes sur un livret de Henri Meilhac et Charles Nuitter mis en musique par Jacques Offenbach et créé à l’Opéra-Comique le 10 mars 1869.Lire la suite… de 1832 eut deux cents représentations consécutives ; mais on n’y songeait plus, et voilà qu’on y songe encore. Donc rien ne périt et tout se renouvelle. Deux hommes d’esprit tels que MM. NuitterNuitter, Charles-Louis-EtienneCharles-Louis-Étienne Truinet, dit Charles Nuitter (Paris, 24 avril 1828 – Paris, 24 février 1899), librettiste et archiviste. Après des études de droit, il fut reçu à la cour d’appel de Paris en 1849. Sa première œuvre représentée fut L’Amour dans un ophicléide (Théâtre du PalaisLire la suite… et Henri MeilhacMeilhac, HenriHenri Meilhac (Paris, 21 février 1831 – Paris, 6 juillet 1897), dessinateur, auteur dramatique et librettiste. Après des études au Lycée Louis-le-Grand, il devint dessinateur au Journal pour rire de 1852 à 1855 sous le pseudonyme de Thalin. En 1860, il rencontra Ludovic Halévy avec lequel ilLire la suite… pouvaient bien, avec un gai vaudeville, faire un amusant libretto, et c’est aussi ce qu’ils ont fait. Heureux, Offenbach Offenbach, JacquesJacques Offenbach (Cologne, 20 juin 1819 – Paris, 5 octobre 1880), violoncelliste et compositeur. Il se produisait dans les salons et en concerts lorsqu’Arsène Houssaye, qui voulait réformer l’orchestre du Théâtre-Français, lui offrit, par contrat signé le 30 juillet 1850, le poste de chLire la suite…! sa verve est intarissable et sa renommée grandit toujours, Hier, à ce même théâtre de l’Opéra-Comique, il n’était que l’auteur de Robinson CrusoéRobinson CrusoéRobinson Crusoé, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Cormon et Hector-Jonathan Crémieux, mis en musique par Jacques Offenbach et créé à l’Opéra-Comique le 23 novembre 1867.Lire la suite… et de Barkouf BarkoufBarkouf, opéra-bouffe en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe et de Henry Boisseaux mis en musique par Jacques Offenbach et créé au Théâtre de l’Opéra-Comique de Paris le 24 décembre 1860.Lire la suite…; il est aujourd’hui l’auteur de Vert-VertVert-VertVert-Vert, opéra-comique en trois actes sur un livret de Henri Meilhac et Charles Nuitter mis en musique par Jacques Offenbach et créé à l’Opéra-Comique le 10 mars 1869.Lire la suite…. Tout s’efface, tout s’incline, tout tombe devant lui, même la moustache du ténor CapoulCapoul, Joseph-Amédée-VictorJoseph-Amédée-Victor Capoul (Toulouse, 27 février 1839 – Pujaudran/Gers, 18 février 1924), ténor. Au Conservatoire de Paris, il étudia le chant avec Alphonse Revial et l’opéra-comique avec Eugene-Ernest Mocker ; il obtint en 1861 un 2nd prix d’opéra et un 1er prix d’opéra-comique. Lire la suite…. Certes voilà une moustache dont il a été beaucoup parlé et dont on reparlera encore.

Qui nous eût dit (vraiment ce monde du théâtre est plein de surprises) que nous verrions jamais M. CapoulCapoul, Joseph-Amédée-VictorJoseph-Amédée-Victor Capoul (Toulouse, 27 février 1839 – Pujaudran/Gers, 18 février 1924), ténor. Au Conservatoire de Paris, il étudia le chant avec Alphonse Revial et l’opéra-comique avec Eugene-Ernest Mocker ; il obtint en 1861 un 2nd prix d’opéra et un 1er prix d’opéra-comique. Lire la suite… sous les traits de Mlle Déjazet ? Il chante à ravir, ce gentil ténor, j’allais dire ce Gentil-Bernard, et je ne suis point étonné que M. OffenbachOffenbach, JacquesJacques Offenbach (Cologne, 20 juin 1819 – Paris, 5 octobre 1880), violoncelliste et compositeur. Il se produisait dans les salons et en concerts lorsqu’Arsène Houssaye, qui voulait réformer l’orchestre du Théâtre-Français, lui offrit, par contrat signé le 30 juillet 1850, le poste de chLire la suite… ait composé pour lui ses plus suaves cantilènes. Il y en a à pleines mains dans la partition ; il y en a à vendre et à revendre. Alléluia ! louons le Seigneur, louons le compositeur et louons aussi l’éditeur.

Mon aimable et bienveillant confrère Jules JaninJanin, JulesJules Janin (Saint-Étienne, 16 février 1804 – Paris, 19 juin 1874), critique dramatique et écrivain. Après des études au Lycée Louis-le-Grand à Paris, il devint rédacteur au Figaro et à La Quotidienne et publia ses premiers romans : L’Ane mort et la Femme guillotinée (1827) et La ConfLire la suite… vous a dit hier dans un feuilleton plein d’esprit et plein de cœur que j’analyserais prochainement l’œuvre d’Hector Berlioz. Pour parler dignement d’une telle œuvre, si bien qu’on la connaisse, il faut l’étudier encore et se recueillir. Qu’on me permette, en attendant, de signaler à la reconnaissance des admirateurs du grand musicien le zèle empressé avec lequel la direction et les artistes de l’Opéra ont concouru à la cérémonie de ses obsèques afin qu’elle fût digne de lui. M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite… a voulu aussi honorer la mémoire d’Hector Berlioz, et il a fait exécuter dimanche dernier ces beaux fragmens de Roméo et JulietteRomeo et JulietteRoméo et Juliette, symphonie dramatique, Op. 17, pour solistes, chœur et orchestre sur un texte d’Emile Deschamps d’après William Shakespeare, composée par Hector Berlioz et créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 24 novembre 1839.Lire la suite… que connaissaient déjà les habitués des concerts du Cirque. L’effet a été immense, et, comme si la postérité avait déjà commencé pour le musicien de génie qui naguère encore soulevait des dissensions si vives et si injustes aussi, la salle entière a acclamé ces pages sublimes détachées d’un chef-d’œuvre que M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répLire la suite… nous fera entendre quelque jour tout entier.

E. REYER.