Feuilleton du Journal des Debats 1874-10-17
FEUILLETON DU JOURNAL DES DÉBATS
DU 17 OCTOBRE 1874.
REVUE MUSICALE.
Salle Ventadour (Théâtre-Italien) : Lucrezia Borgia. —Lucrezia BorgiaLucrezia Borgia, opéra en un prologue et deux actes sur un livret en italien de Felice Romani mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre de La Scala de Milan le 26 décembre 1833 et au Théâtre-Italien de Paris le 31 octobre 1840.Lire la suite… Mme Anastasi-Pozzoni, Mlle Emiliani Emiliani, MlleMlle Emiliani, contralto. Elle était Corse et étudia au Conservatoire de Paris avec Gustave-Hippolyte Roger.Lire la suite…; MM. AnastasiAnastasi, SalvatoreSalvatore Anastasi (Messine, Italie, ? 1837 – Gênes, Italie, ? 1906), ténor. Il aurait débuté au Théâtre Carlo Felice de Gênes en 1863 dans le rôle-titre de Faust (Gounod) et dans Lucrezia Borgia (Donizetti). On l’applaudit au Théâtre de la Scala de Milan en 1865 dans Faust (Gounod),Lire la suite…, RomaniRomani, RicardoRicardo Romani (? – ?), basse. Il s’agirait d’un chanteur Français qui aurait italianisé son nom.Lire la suite… et GiraudetGiraudet, Alfred-AugusteAlfred-Auguste Giraudet (Étampes, 29 mars 1845 – New York, 17 octobre 1911), basse et professeur de chant. Il étudia à l’école Chevé puis avec le chanteur François Delsarte. Il débuta en 1866 à Boulogne-sur-Mer dans le rôle de Méphistophélès (Faust, Gounod). Il fut engagé au ThéâtLire la suite…. — (Théâtre de l’Opéra) : Les Huguenots. — Mmc Adelina PattiPatti, Adela-Juana-Maria dite AdelinaAdela-Juana-Maria dite Adelina Patti (Madrid, 10 février 1843 – Craig-y-Nos près de Brecon/Pays de Galles, 27 septembre 1919), soprano. Peu après sa naissance, sa famille émigra aux États-Unis, où elle étudia le chant dès l’âge de neuf ans. Elle débuta à New York dans le rôle-titre de Lire la suite…. — Concerts populaires : le Choral Pasdeloup.
Voilà donc le Théâlre-ltalien rouvert ! Mais ce n’est plus le Théâtre-Italien qu’il faut dire : c’est le Théâtre-Ventadour. Il vaut mieux en effet qu’on l’appelle ainsi, surtout si les promesses faites par M. BagierBagier, Charles-ProsperCharles-Prosper Bagier (Niort/Deux-Sèvres, 8 mai 1811 – Paris, 31 mai 1881), agent de change et directeur. Il était le fils de François Bagier, sellier à Niort et de Renée Mathieu son épouse ; on sait très peu de choses sur sa formation. Il devint agent de change et fit une fortune consid�Lire la suite… se réalisent. Le Théâtre-Ventadour, c’est l’exploitation des deux genres : l’opéra italien et l’opéra français ; c’est une même scène consacrée à des œuvres d’origine différente, constituant un double répertoire et demandant, par conséquent, des interprètes doués d’aptitudes et de talens particuliers. Les artistes capables de chanter indistinctement en italien et en français sont fort rares. On a déjà bien du mal à en trouver aujourd’hui qui chantent à peu près convenablement dans une seule langue. Mais M. BagierBagier, Charles-ProsperCharles-Prosper Bagier (Niort/Deux-Sèvres, 8 mai 1811 – Paris, 31 mai 1881), agent de change et directeur. Il était le fils de François Bagier, sellier à Niort et de Renée Mathieu son épouse ; on sait très peu de choses sur sa formation. Il devint agent de change et fit une fortune consid�Lire la suite… n’est pas homme à s’arrêter devant une difficulté. A quoi cela lui servirait-il d’ailleurs d’avoir fait un programme, s’il ne s’était point assuré d’avance les moyens de l’exécuter ?
Je ne sais rien des projets de M. le directeur du Théâtre-Ventadour relativement au répertoire français, et tout ce que je puis dire du répertoire italien, c’est qu’on a joué trois fois Lucrezia BorgiaLucrezia BorgiaLucrezia Borgia, opéra en un prologue et deux actes sur un livret en italien de Felice Romani mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre de La Scala de Milan le 26 décembre 1833 et au Théâtre-Italien de Paris le 31 octobre 1840.Lire la suite… avec Mme PozzoniPozzoni-Anastasi, AntoniettaAntonietta Pozzoni-Anastasi (Venise, 1847 – Gênes, 8 avril 1917), soprano puis mezzo-soprano. Sa famille s’installa à Saint-Pétersbourg alors qu’elle était encore enfant, et c’est là qu’elle étudia le chant avec Spinelli. De retour en Italie, elle étudia au Conservatoire de Milan avLire la suite…, Mlle EmilianiEmiliani, MlleMlle Emiliani, contralto. Elle était Corse et étudia au Conservatoire de Paris avec Gustave-Hippolyte Roger.Lire la suite…, MM. AnastasiAnastasi, SalvatoreSalvatore Anastasi (Messine, Italie, ? 1837 – Gênes, Italie, ? 1906), ténor. Il aurait débuté au Théâtre Carlo Felice de Gênes en 1863 dans le rôle-titre de Faust (Gounod) et dans Lucrezia Borgia (Donizetti). On l’applaudit au Théâtre de la Scala de Milan en 1865 dans Faust (Gounod),Lire la suite…, RomaniRomani, RicardoRicardo Romani (? – ?), basse. Il s’agirait d’un chanteur Français qui aurait italianisé son nom.Lire la suite… et GiraudetGiraudet, Alfred-AugusteAlfred-Auguste Giraudet (Étampes, 29 mars 1845 – New York, 17 octobre 1911), basse et professeur de chant. Il étudia à l’école Chevé puis avec le chanteur François Delsarte. Il débuta en 1866 à Boulogne-sur-Mer dans le rôle de Méphistophélès (Faust, Gounod). Il fut engagé au ThéâtLire la suite… dans les rôles principaux. C’est Mme PozzoniPozzoni-Anastasi, AntoniettaAntonietta Pozzoni-Anastasi (Venise, 1847 – Gênes, 8 avril 1917), soprano puis mezzo-soprano. Sa famille s’installa à Saint-Pétersbourg alors qu’elle était encore enfant, et c’est là qu’elle étudia le chant avec Spinelli. De retour en Italie, elle étudia au Conservatoire de Milan avLire la suite… qui a créé Aida au Caire. Il y trois ans de cela, et c’est quelquefois plus de temps qu’il n’en faut pour altérer chez une cantatrice, tout aussi bien que chez un chanteur, la fraîcheur de la voix. Or je ne crois pas que ce soit par la pureté, par la fraîcheur de l’organe que Mme PozzoniPozzoni-Anastasi, AntoniettaAntonietta Pozzoni-Anastasi (Venise, 1847 – Gênes, 8 avril 1917), soprano puis mezzo-soprano. Sa famille s’installa à Saint-Pétersbourg alors qu’elle était encore enfant, et c’est là qu’elle étudia le chant avec Spinelli. De retour en Italie, elle étudia au Conservatoire de Milan avLire la suite… ait acquis un grand renom, en Italie pas plus qu’ailleurs. Elle a d’autres qualités qui pour être moins naturelles, n’en sont que plus solides, plus dignes d’être appréciées. Elle a de la chaleur, elle a le sentiment dramatique, elle charme, elle émeut et elle trouve souvent la note juste, quand elle ne chante pas à côté du ton. J’ajoute que nous ne lui reprocherions pas d’être quelque fois exagérée si elle ne chantait en France, sur une scène à moitié française. Il est bien évident qu’en Italie ce penchant à l’exagération ne lui a jamais été reproché. Au contraire, il a dû être pour quelque chose, pour beaucoup peut-être, dans son succès. En somme, Mme PozzoniPozzoni-Anastasi, AntoniettaAntonietta Pozzoni-Anastasi (Venise, 1847 – Gênes, 8 avril 1917), soprano puis mezzo-soprano. Sa famille s’installa à Saint-Pétersbourg alors qu’elle était encore enfant, et c’est là qu’elle étudia le chant avec Spinelli. De retour en Italie, elle étudia au Conservatoire de Milan avLire la suite… est une artiste fort bien douée, et, si sa voix a des défaillances, on peut dire que son talent est arrivé à toute sa maturité.
M. AnastasiAnastasi, SalvatoreSalvatore Anastasi (Messine, Italie, ? 1837 – Gênes, Italie, ? 1906), ténor. Il aurait débuté au Théâtre Carlo Felice de Gênes en 1863 dans le rôle-titre de Faust (Gounod) et dans Lucrezia Borgia (Donizetti). On l’applaudit au Théâtre de la Scala de Milan en 1865 dans Faust (Gounod),Lire la suite… est le mari de Mme PozzoniPozzoni-Anastasi, AntoniettaAntonietta Pozzoni-Anastasi (Venise, 1847 – Gênes, 8 avril 1917), soprano puis mezzo-soprano. Sa famille s’installa à Saint-Pétersbourg alors qu’elle était encore enfant, et c’est là qu’elle étudia le chant avec Spinelli. De retour en Italie, elle étudia au Conservatoire de Milan avLire la suite…. C’est quelque chose assurément, mais on pourrait peut-être demander plus à un artiste qui figure parmi les premiers ténors de la troupe de M. BagierBagier, Charles-ProsperCharles-Prosper Bagier (Niort/Deux-Sèvres, 8 mai 1811 – Paris, 31 mai 1881), agent de change et directeur. Il était le fils de François Bagier, sellier à Niort et de Renée Mathieu son épouse ; on sait très peu de choses sur sa formation. Il devint agent de change et fit une fortune consid�Lire la suite…, à côté de FraschiniFraschini, GaetanoGaetano Fraschini (Pavie, 16 février 1816 – Naples, 23 mai 1887), ténor. Il étudia avec Felice Moretti avant de débuter à Pavie le 4 avril 1837 dans Lucia di Lammermoor (Donizetti) ; l’année suivante, il chanta le rôle de Iago dans Otello (Rossini) dans le même théâtre. Il fut ensuiteLire la suite…, de NicoliniNicolini, Ernest Nicolas, ditErnest Nicolas, dit Nicolini (Tours, 23 février 1834 – Pau, 19 janvier 1898), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix d’opéra-comique en 1856. Il alla ensuite se perfectionner en Italie et, à son retour en 1857, il débuta à l’Opéra-Comique. Il partit ensuLire la suite… et de TamberlickTamberlick, EnricoEnrico Tamberlick (Rome, 16 mars 1820 – Paris, 13 mars 1889), ténor. Après avoir étudié à Rome, à Naples et à Bologne, il fit ses débuts au Teatro del Fondo de Naples en 1843. Dès 1850, il se produisit chaque année à Londres dans les rôles de ténors héroïques, notamment Arnold (GuilLire la suite….Le rôle du duc Alphonse de Ferrare a été rempli le premier jour par M. RomaniRomani, RicardoRicardo Romani (? – ?), basse. Il s’agirait d’un chanteur Français qui aurait italianisé son nom.Lire la suite…. Il est triste, pour un chanteur, de se montrer insuffisant dans un pareil rôle, je veux dire dans un rôle où les voix les moins assouplies, où les talens les moins exercés ne trouvent pas un écueil. C’est pourtant ce qui est arrivé à M. RomaniRomani, RicardoRicardo Romani (? – ?), basse. Il s’agirait d’un chanteur Français qui aurait italianisé son nom.Lire la suite…, et à la seconde représentation on a dû le remplacer par M. GiraudetGiraudet, Alfred-AugusteAlfred-Auguste Giraudet (Étampes, 29 mars 1845 – New York, 17 octobre 1911), basse et professeur de chant. Il étudia à l’école Chevé puis avec le chanteur François Delsarte. Il débuta en 1866 à Boulogne-sur-Mer dans le rôle de Méphistophélès (Faust, Gounod). Il fut engagé au ThéâtLire la suite…. Cet artiste, qui vient du Théâtre-Lyrique ; un peu comme le roi Louis succède à Pharamond, était bien oublié depuis qu’on l’avait entendu dans FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite… et dans Rienzi.RienziRienzi, opéra en cinq actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre royal de la Cour à Dresde le 20 octobre 1842. La version en français due à Charles Nuitter et Jules Guillaume fut créée au Théâtre-Lyrique de Paris le 6 avril 1867.Lire la suite… Le voilà de retour de ses pérégrinations ; qu’il soit le bienvenu ! M. GiraudetGiraudet, Alfred-AugusteAlfred-Auguste Giraudet (Étampes, 29 mars 1845 – New York, 17 octobre 1911), basse et professeur de chant. Il étudia à l’école Chevé puis avec le chanteur François Delsarte. Il débuta en 1866 à Boulogne-sur-Mer dans le rôle de Méphistophélès (Faust, Gounod). Il fut engagé au ThéâtLire la suite… est à la fois un acteur fort intelligent et un excellent musicien : il a une belle voix, d’un timbre très sympathique ; il chante bien et il chante juste. C’est plus qu’il n’en faut pour justifier son succès. Mlle EmilianiEmiliani, MlleMlle Emiliani, contralto. Elle était Corse et étudia au Conservatoire de Paris avec Gustave-Hippolyte Roger.Lire la suite…, dans le rôle de Maffio Orsini, a rencontré quelques momens heureux ; sa voix est agréable et elle a enlevé avec beaucoup de verve le fameux Brindisi du troisième acte, si cher à tous les contraltos de la péninsule.
En voilà assez, n’est-ce pas ? sur cette représentation de LucreziaLucrezia BorgiaLucrezia Borgia, opéra en un prologue et deux actes sur un livret en italien de Felice Romani mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre de La Scala de Milan le 26 décembre 1833 et au Théâtre-Italien de Paris le 31 octobre 1840.Lire la suite…, dont on n’a jamais voulu faire une solennité. Le temps manquait pour que l’ouverture de la salle Ventadour se fît avec plus de pompe. La direction a pris le premier ouvrage qui lui est tombé sous la main, le plus facile à monter et à démonter.
Il est probable que dans le courant de la saison on nous donnera AïdaAïdaAïda, opera seria en quatre actes sur un livret d’Antonio Ghislanzoni mis en musique par Giuseppe Verdi, est créé au nouveau théâtre du Caire le 24 décembre 1871.Lire la suite…, si M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite… veut bien y consentir. Le maestro, dont on a pu lire dernièrement, dans les journaux de musique, une lettre fort bien pensée et fort bien écrite, à propos de l’exécution plus que médiocre de son Requiem, dans je ne sais quelle petite ville d’Italie, a la prétention d’exiger certaines garanties pour la représentation de ceux de ses ouvrages qui n’ont pas encore couru le monde. Et il a cent fois raison. On a beaucoup parlé d’Aïda :AïdaAïda, opera seria en quatre actes sur un livret d’Antonio Ghislanzoni mis en musique par Giuseppe Verdi, est créé au nouveau théâtre du Caire le 24 décembre 1871.Lire la suite… quelques musiciens seulement ont pu s’en faire une idée à peu près juste d’après la partition. Si cet opéra n’est pas entouré de tout le luxe de mise en scène qu’il comporte, s’il n’est pas interprété par des artistes de premier choix, il perdra la moitié de son prestige et ses meilleures chances de succès. Les musiciens feront des réserves en faveur de la valeur musicale de l’œuvre ; le public n’en fera pas. Il faut espérer que M. VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite… et M. BagierBagier, Charles-ProsperCharles-Prosper Bagier (Niort/Deux-Sèvres, 8 mai 1811 – Paris, 31 mai 1881), agent de change et directeur. Il était le fils de François Bagier, sellier à Niort et de Renée Mathieu son épouse ; on sait très peu de choses sur sa formation. Il devint agent de change et fit une fortune consid�Lire la suite… finiront par s’entendre : Mme PozzoniPozzoni-Anastasi, AntoniettaAntonietta Pozzoni-Anastasi (Venise, 1847 – Gênes, 8 avril 1917), soprano puis mezzo-soprano. Sa famille s’installa à Saint-Pétersbourg alors qu’elle était encore enfant, et c’est là qu’elle étudia le chant avec Spinelli. De retour en Italie, elle étudia au Conservatoire de Milan avLire la suite… est désignée tout naturellement pour le rôle d’Aïda ; celui de Rhadamès convient on ne peut mieux à la voix et au talent de Tamberlick Tamberlick, EnricoEnrico Tamberlick (Rome, 16 mars 1820 – Paris, 13 mars 1889), ténor. Après avoir étudié à Rome, à Naples et à Bologne, il fit ses débuts au Teatro del Fondo de Naples en 1843. Dès 1850, il se produisit chaque année à Londres dans les rôles de ténors héroïques, notamment Arnold (GuilLire la suite…; M. GiraudetGiraudet, Alfred-AugusteAlfred-Auguste Giraudet (Étampes, 29 mars 1845 – New York, 17 octobre 1911), basse et professeur de chant. Il étudia à l’école Chevé puis avec le chanteur François Delsarte. Il débuta en 1866 à Boulogne-sur-Mer dans le rôle de Méphistophélès (Faust, Gounod). Il fut engagé au ThéâtLire la suite… sera parfait dans le rôle du roi d’Ethiopie, père d’Aïda.
Mais il y a les décors, mais il y a le cortège ! Et les ressources du Théâtre-Ventadour, bien inférieures malheureusement à celles de la Scala et du théâtre du Caire, y suffiront difficilement.
L’inauguration du Théâtre-Lyrique français, dit le prospectus de M. BagierBagier, Charles-ProsperCharles-Prosper Bagier (Niort/Deux-Sèvres, 8 mai 1811 – Paris, 31 mai 1881), agent de change et directeur. Il était le fils de François Bagier, sellier à Niort et de Renée Mathieu son épouse ; on sait très peu de choses sur sa formation. Il devint agent de change et fit une fortune consid�Lire la suite…, aura lieu le 1er janvier prochain, et la clôture le 15 juin suivant. Pendant la durée de l’exploitation théâtrale, il sera donné cinq ou six opéras nouveaux et un grand nombre d’œuvres non représentées depuis longtemps. Ce sera faire en peu de temps beaucoup de besogne ; mais il faut savoir, dans ces cinq ou six opéras nouveaux, de même que dans ce « grand nombre d’œuvres » désignées d’une façon un peu vague, quelle part sera faite au répertoire français. Ceci nous intéresse plus particulièrement.
L’Opéra et l’Opéra-Comique s’étant partagé les dépouilles de l’ancien Théâtre- Lyrique, ou du moins ayant pris dans la succession de cet infortuné théâtre tout ou à peu près tout ce qu’on y pouvait prendre, ce n’est pas de ce côté que M. BagierBagier, Charles-ProsperCharles-Prosper Bagier (Niort/Deux-Sèvres, 8 mai 1811 – Paris, 31 mai 1881), agent de change et directeur. Il était le fils de François Bagier, sellier à Niort et de Renée Mathieu son épouse ; on sait très peu de choses sur sa formation. Il devint agent de change et fit une fortune consid�Lire la suite… doit tourner les yeux. Il se montre préoccupé des intérêts et de l’avenir des compositeurs modernes : c’est bien ; mais il aurait tort de ne pas tenter une réaction en faveur de la grande musique classique, car c’est là, et là seulement qu’est le salut aujourd’hui. Tandis que se font ailleurs des expériences auxquelles le grand art est tout à fait étranger, et consacrées pour la plupart au triomphe de la virtuosité, la mission du nouveau Théâtre-Lyrique est, lorsqu’il sera parvenu à constituer une bonne troupe d’ensemble (je souhaite de tous mes vœux qu’il puisse y parvenir), de nous rendre dans toute leur splendeur, dans toute leur pureté, ces chefs-d’œuvre inconnus de notre génération et que tant d’artistes eux-mêmes ont eu le temps d’oublier. Il faut qu’il fasse pour l’œuvre de GluckGluck, Christoph WillibaldChristoph Willibald Gluck (Erasbach/Haut-Palatinat, 2 juillet 1714 – Vienne, 15 novembre 1787), compositeur. Né en Bohème, on ne sait rien de ses études scolaires ou musicales. En 1732, il alla à Prague, jouant du violon, et préférablement du violoncelle et chantant dans les chœurs des églLire la suite… et de SpontiniSpontini, Gaspare Luigi PacificoGaspare Luigi Pacifico Spontini (Maiolati près Ancona/Italie, 14 novembre 1774 – Maiolati près Ancona, 24 janvier 1851), compositeur. Il étudia la musique au conservatoire des Turchini à Naples et son premier opéra bouffe, Li puntigli delle donne, fut représenté à Rome en 1796. Plusieurs de Lire la suite… ce qu’il a fait pour Fidelio.FidelioFidelio, opéra en deux actes sur un livret en allemand de Joseph Sonnleithner remanié par Stephan von Breuning puis par Georg Friedrich Treitschke mis en musique par Ludwig van Beethoven et créé au Kärntnertortheater de Vienne le 23 mai 1814.Lire la suite… Il faut qu’il nous rende les TroyensTroyens, LesLes Troyens, opéra en cinq actes sur un livret et une musique de Hector Berlioz dont les trois derniers actes furent créés sous la direction de Berlioz au Théâtre-Lyrique de Paris le 4 novembre 1863 sous le titre: Les Troyens à Carthage.Lire la suite…, et qu’il nous fasse entendre LohengrinLohengrinLohengrin, opéra romantique en trois actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre Grand-ducal de Weimar le 28 août 1850.Lire la suite… qu’on a joué en Allemagne, qu’on a joué en Italie, qu’on a joué à Bruxelles, qu’on a joué partout, excepté chez nous. Et à propos de ce dernier ouvrage, signé d’un nom qui excite l’épouvante chez les uns et la haine chez les autres, ne nous faisons pas plus petits esprits que nous ne sommes. Si c’est par patriotisme que nous ne voulons pas de cette œuvre allemande, poussons alors le patriotisme plus loin et empêchons qu’aucune œuvre française soit jouée en Allemagne. Quand les compositeurs modernes verront le Théâtre-Ventadour lancé dans la voie que je prends la liberté de lui indiquer, ils iront à lui, sûrs de trouver auprès de la direction toutes les garanties désirables.
La mission de M. BagierBagier, Charles-ProsperCharles-Prosper Bagier (Niort/Deux-Sèvres, 8 mai 1811 – Paris, 31 mai 1881), agent de change et directeur. Il était le fils de François Bagier, sellier à Niort et de Renée Mathieu son épouse ; on sait très peu de choses sur sa formation. Il devint agent de change et fit une fortune consid�Lire la suite… remplie, l’administration supérieure, c’est-à-dire le gouvernement, c’est-à-dire l’Assemblée souveraine, comprendra la sienne vis-à-vis d’un directeur qui aura mis la question d’art au-dessus de ses intérêts privés. Nous sommes ce que nous sommes et nous ne changerons pas de sitôt. Les hauts patronages, chez nous, sont nécessaires aux grandes entreprises. Et, d’ailleurs, je l’ai dit bien souvent, les arts ne vivent que de protection. Que ceux qui sont chargés de les protéger le fassent donc une bonne fois en connaissance de cause, et à bon escient, c’est-à-dire en sachant ce qu’ils font. Le seul théâtre lyrique est aujourd’hui à la salle Ventadour ; l’autre, celui qui a pris le titre d’Opéra-Populaire, et qui donnait de si belles espérances à ceux qui espèrent toujours, celui-là, dit-on, est à moitié mort avant d’avoir vécu et ne fait déjà plus parler de lui. Je me trompe : on en parle, puisqu’on assure que les portes de ce théâtre ne s’ouvriront même pas. Ce serait grand dommage ; mais peut-être n’est-ce là qu’un bruit vague et sans fondement, et nous voudrions le voir démentir au plus tôt.
Un autre bruit a couru hier… M. FaureFaure, Jean-BaptisteJean-Baptiste Faure (Moulins, 15 janvier 1830 – Paris, 9 novembre 1914), baryton. Elève de Ponchard au Conservatoire de Paris, il obtint les 1er Prix de chant et d’opéra-comique à l’unanimité en 1852 et débuta en octobre à l’Opéra-Comique dans le rôle de Pygmalion (Massé). A l’Op�Lire la suite…, ému par le chiffre du cachet donné à Mme PattiPatti, Adela-Juana-Maria dite AdelinaAdela-Juana-Maria dite Adelina Patti (Madrid, 10 février 1843 – Craig-y-Nos près de Brecon/Pays de Galles, 27 septembre 1919), soprano. Peu après sa naissance, sa famille émigra aux États-Unis, où elle étudia le chant dès l’âge de neuf ans. Elle débuta à New York dans le rôle-titre de Lire la suite… pour chacune de ses représentations à l’Opéra (les uns disent 5,000 fr., d’autres 6,000), aurait résilié son engagement. Cela serait sans doute un fait très regrettable, mais la susceptibilité de M. FaureFaure, Jean-BaptisteJean-Baptiste Faure (Moulins, 15 janvier 1830 – Paris, 9 novembre 1914), baryton. Elève de Ponchard au Conservatoire de Paris, il obtint les 1er Prix de chant et d’opéra-comique à l’unanimité en 1852 et débuta en octobre à l’Opéra-Comique dans le rôle de Pygmalion (Massé). A l’Op�Lire la suite… se conçoit aisément. Il se serait surtout senti blessé de ce que l’administration a cru pouvoir se permettre d’augmenter le prix des places en prévision de l’attrait excité par l’apparition de Mme PattiPatti, Adela-Juana-Maria dite AdelinaAdela-Juana-Maria dite Adelina Patti (Madrid, 10 février 1843 – Craig-y-Nos près de Brecon/Pays de Galles, 27 septembre 1919), soprano. Peu après sa naissance, sa famille émigra aux États-Unis, où elle étudia le chant dès l’âge de neuf ans. Elle débuta à New York dans le rôle-titre de Lire la suite… sur notre première scène lyrique, dans un rôle auquel la nature de son talent et de sa voix ne l’avait point destinée. Le célèbre chanteur, qui sans trop d’amour-propre peut se placer sur la même ligne que Mme PattiPatti, Adela-Juana-Maria dite AdelinaAdela-Juana-Maria dite Adelina Patti (Madrid, 10 février 1843 – Craig-y-Nos près de Brecon/Pays de Galles, 27 septembre 1919), soprano. Peu après sa naissance, sa famille émigra aux États-Unis, où elle étudia le chant dès l’âge de neuf ans. Elle débuta à New York dans le rôle-titre de Lire la suite…, n’admet pas que l’Opéra exalte ainsi une virtuose, qui ne fait que passer, aux dépens d’artistes sédentaires concourant, chacun dans la limite de ses efforts ou de son talent, à l’éclat plus ou moins vif de notre Académie de Musique… et de danse, — bien que le corps de ballet soit tout à fait étranger à l’incident. — Quoi qu’il arrive ou qu’il advienne de la détermination qu’aurait prise le comte de Nevers, nous voyons avec plaisir un artiste de la valeur de M. FaureFaure, Jean-BaptisteJean-Baptiste Faure (Moulins, 15 janvier 1830 – Paris, 9 novembre 1914), baryton. Elève de Ponchard au Conservatoire de Paris, il obtint les 1er Prix de chant et d’opéra-comique à l’unanimité en 1852 et débuta en octobre à l’Opéra-Comique dans le rôle de Pygmalion (Massé). A l’Op�Lire la suite… se ranger à l’avis de ceux qui ont si souvent répété que sans une troupe d’ensemble, à l’Opéra moins qu’ailleurs, il n’y a pas de bonne exécution possible, et qui n’ont cessé de mettre les théâtres lyriques en garde contre le danger de vouloir à tout prix découvrir des étoiles, ce qui pourrait bien les forcer à décrocher la lune, le jour où le public la leur demandera.
Maintenant, je dois déclarer que la nouvelle de la retraite de M. FaureFaure, Jean-BaptisteJean-Baptiste Faure (Moulins, 15 janvier 1830 – Paris, 9 novembre 1914), baryton. Elève de Ponchard au Conservatoire de Paris, il obtint les 1er Prix de chant et d’opéra-comique à l’unanimité en 1852 et débuta en octobre à l’Opéra-Comique dans le rôle de Pygmalion (Massé). A l’Op�Lire la suite…, mise en circulation par un journal du soir, a été démentie le lendemain, dans des termes très flatteurs pour cet artiste, par le directeur de l’Opéra.
Le journal l’Entr’acte nous a appris que Mme PattiPatti, Adela-Juana-Maria dite AdelinaAdela-Juana-Maria dite Adelina Patti (Madrid, 10 février 1843 – Craig-y-Nos près de Brecon/Pays de Galles, 27 septembre 1919), soprano. Peu après sa naissance, sa famille émigra aux États-Unis, où elle étudia le chant dès l’âge de neuf ans. Elle débuta à New York dans le rôle-titre de Lire la suite… a presque débuté dans la carrière lyrique avec le quatrième acte des Huguenots, chanté en français, à la Nouvelle- Orléans; « C’était dans une représentation au bénéfice du ténor MathieuMathieu, JacquesJacques Mathieu, (Villenouvelle/ Haute-Garonne, 28 avril 1819 – Paris, 1er décembre 1883), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et fit son début à l’Opéra de Paris en 1846 sans grand succès. Il chanta en province, notamment à Marseille, où il se produisit dans le rôle de LorédaLire la suite…, qui avait tiré d’embarras le directeur de l’opéra Orléanais, privé inopinément de sa première chanteuse, en lui faisant engager une toute jeune fille dont l’éducation musicale était à peine faite, et à qui cependant sa rare intelligence et ses moyens vocaux extraordinaires pouvaient tenir lieu d’expérience. Bien en prit à l’imprésario, car le succès obtenu par la jeune Adelina fut immense, et il put terminer brillamment et fructueusement la campagne. Peu de temps après avoir débuté dans la LuciaLucrezia BorgiaLucrezia Borgia, opéra en un prologue et deux actes sur un livret en italien de Felice Romani mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre de La Scala de Milan le 26 décembre 1833 et au Théâtre-Italien de Paris le 31 octobre 1840.Lire la suite…, qu’elle chantait en italien, Mme PattiPatti, Adela-Juana-Maria dite AdelinaAdela-Juana-Maria dite Adelina Patti (Madrid, 10 février 1843 – Craig-y-Nos près de Brecon/Pays de Galles, 27 septembre 1919), soprano. Peu après sa naissance, sa famille émigra aux États-Unis, où elle étudia le chant dès l’âge de neuf ans. Elle débuta à New York dans le rôle-titre de Lire la suite… joua le quatrième acte des Huguenots en français avec l’artiste qui lui avait procuré son premier engagement. Il y a quatorze ans qu’elle osa, pour la première lois, s’attaquer à cette grande page lyrique. Depuis cette époque, Mme PattiPatti, Adela-Juana-Maria dite AdelinaAdela-Juana-Maria dite Adelina Patti (Madrid, 10 février 1843 – Craig-y-Nos près de Brecon/Pays de Galles, 27 septembre 1919), soprano. Peu après sa naissance, sa famille émigra aux États-Unis, où elle étudia le chant dès l’âge de neuf ans. Elle débuta à New York dans le rôle-titre de Lire la suite… a chanté les Huguenots en français à Liège, et en italien à Londres et à Saint-Pétersbourg.
Mon confrère, M. JouvinJouvin, Jean-Baptiste-François dit BenoitJean-Baptiste-François dit Benoit Jouvin (Grenoble, 21 janvier 1810 – Château de Bois-Préau à Rueil, 14 novembre 1886), journaliste et critique musical et dramatique. Après ses études scolaires à Grenoble, il se rendit à Paris pour y suivre des études de droit. Pour gagner sa vie il devinLire la suite…, a caractérisé par un mot charmant l’élégance aristocratique de la nouvelle Valentine : il l’a appelée Mme de Saint-Bris. C’est indiquer de la façon la plus délicate qu’elle ne doit pas être confondue avec la foule de ces Valentines bourgeoises qui se sont traînées jusqu’ici aux pieds de Raoul. Seulement, parmi celles-ci, et sans remonter jusqu’à Mlle Falcon, il en est plus d’une qui a possédé, avec la puissance et la beauté de l’organe, cette noblesse de geste et d’attitude, ce grand sentiment de la déclamation lyrique, indispensables à l’interprétation de l’un des plus beaux rôles du répertoire moderne. C’est ce qu’il ne faut point oublier, même lorsqu’on est sous le charme du talent gracieux et du gosier de rossignol de Mme Adelina PattiPatti, Adela-Juana-Maria dite AdelinaAdela-Juana-Maria dite Adelina Patti (Madrid, 10 février 1843 – Craig-y-Nos près de Brecon/Pays de Galles, 27 septembre 1919), soprano. Peu après sa naissance, sa famille émigra aux États-Unis, où elle étudia le chant dès l’âge de neuf ans. Elle débuta à New York dans le rôle-titre de Lire la suite….
Nous la verrons bientôt cachant sa noire chevelure sous la perruque blonde de Marguerite ; son talent ne perdra rien assurément à ce changement de physionomie, et les fanatiques admirateurs de la diva n’auront pas à redouter pour elle de rencontrer, ce soir-là, un seul dissident dans la salle de l’Opéra.
La première représentation donnée par Mme PattiPatti, Adela-Juana-Maria dite AdelinaAdela-Juana-Maria dite Adelina Patti (Madrid, 10 février 1843 – Craig-y-Nos près de Brecon/Pays de Galles, 27 septembre 1919), soprano. Peu après sa naissance, sa famille émigra aux États-Unis, où elle étudia le chant dès l’âge de neuf ans. Elle débuta à New York dans le rôle-titre de Lire la suite… a eu lieu au bénéfice des Alsaciens-Lorrains. Le chiffre de la recette s’est élevé à 38,875 fr. et quelques centimes que l’on a négligé de me communiquer. J’annonce pour dimanche la réouverture des Concerts populaires auxquels M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis rép�Lire la suite… vient d’ajouter un nouvel élément de succès : un choral de deux cents chanteurs qui prendra part à l’exécution du dernier concert de chaque série. Cela nécessite un excédant de dépense assez considérable devant lequel l’infatigable et hardi directeur n’a pas reculé. Mais il est juste que les abonnés lui en tiennent compte en acceptant sans murmurer le léger sacrifice pécuniaire que la nouvelle combinaison réclame de leur dilettantisme éprouvé. La différence entre l’abonnement d’hier et celui d’aujourd’hui est vraiment insignifiante : un dixième tout au plus. L’adjonction d’un chœur nombreux aux masses imposantes de l’orchestre permettra à M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis rép�Lire la suite… d’inscrire sur ses programmes non seulement des oratorios, mais aussi des œuvres telles que la Damnation de FaustDamnation de Faust, LaLa Damnation de Faust, légende dramatique en quatre parties, Op. 24, pour solistes, double chœur, chœur d’enfants et orchestre sur un texte de Gérard de Nerval traduit de Wolfganf von Goethe avec des ajouts d’Almire Gandonnière, mis en musique par Hector Berlioz et créé à l’Opéra-ComLire la suite… et Roméo et JulietteRomeo et JulietteRoméo et Juliette, symphonie dramatique, Op. 17, pour solistes, chœur et orchestre sur un texte d’Emile Deschamps d’après William Shakespeare, composée par Hector Berlioz et créée à la Salle du Conservatoire de Paris le 24 novembre 1839.Lire la suite…, avec lesquelles le public aimerait peut-être à se familiariser si on les lui faisait entendre tout entières — et parfaitement exécutées. On me dira que je prêche toujours pour mon saint : c’est vrai. Mais n’est-il pas étrange que dans le pays où un grand compositeur comme BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… est né, toute une génération en soit encore à ne connaître de lui que quelques fragmens, toujours les mêmes, choisis çà et là dans l’œuvre si considérable qu’il a produite ; et n’est-il pas plus étrange encore que le musicien auquel l’avenir donnera une place entre BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… et GluckGluck, Christoph WillibaldChristoph Willibald Gluck (Erasbach/Haut-Palatinat, 2 juillet 1714 – Vienne, 15 novembre 1787), compositeur. Né en Bohème, on ne sait rien de ses études scolaires ou musicales. En 1732, il alla à Prague, jouant du violon, et préférablement du violoncelle et chantant dans les chœurs des églLire la suite… n’ait même pas son buste parmi cette galerie si nombreuse d’illustrations de tout genre qui décore les façades latérales du nouvel Opéra ?E. Reyer.
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Oeuvres discutées
Oeuvres citées
Notes d'édition
Reyer fait allusion à Jean-Baptiste Faure en se référant au rôle qu’il chante dans Les Huguenots.