FEUILLETON DU JOURNAL DES DÉBATS
DU 21 OCTOBRE 1873.
REVUE MUSICALE.
Théâtre-Italien. ―Réouverture : Il Barbiere di Siviglia, RigolettoRigolettoRigoletto, opéra en trois actes sur un livret en italien de Francesco Maria Piave, d’après Le Roi s’amuse de Victor Hugo, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre La Fenice de Venise le 11 mars 1851.Lire la suite…, Il Trovatore.Trovatore, IlIl Trovatore, opéra en quatre actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano complété par Leone Emanuele Bardare et mis en musique par Giuseppe Verdi. L’œuvre fut créée au Théâtre Apollo à Rome le 19 janvier 1853 et au Théâtre-Italien à Paris le 23 décembre 1854.Lire la suite… Rentrée de Mlle KraussKrauss, GabrielleGabrielle Krauss (Vienne, 24 mars 1842 – Paris, 6 janvier 1906), soprano. En 1853, elle entra au Conservatoire de Vienne pour étudier le piano, l’harmonie et les langues étrangères avant d’étudier le chant avec Mathilde Marchesi 1858. Elle obtint un 1er prix de piano, de chant et d’harmoLire la suite…, de MM. ZucchiniZucchini, GiovanniGiovanni Zucchini (Bologne, 12 août 1812 – Bologne, ? mars 1892), baryton. Après des études avec L. Britti à Bologne, débuta à Modène en 1832. Six ans plus tard, il chanta avec beaucoup de succès à Venise, à Bologne puis à Gènes. En 1848, il fut invité à Lisbonne et en 1851, il chanLire la suite…, Delle-SedieDelle Sedie, Enrico (Henri)Enrico (Henri) Delle Sedie (Livourne, 17 juin 1824 – La Garenne-Colombes, 29 novembre 1907), baryton et professeur de chant. Après avoir pris les armes contre les Autrichiens en 1848 et bien gagné ses galons de lieutenant, il se mit à étudier le chant avec Cesario Galeffi, Luigi Domeniconi et Lire la suite… et BrignoliBrignoli, PasqualePasquale Brignoli (Naples, 1er janvier 1824 [1820] – New York, 30 octobre 1884), ténor. Il fit de sérieuses études musicales, devint un pianiste compétent et composa un opéra à l’âge de quinze ans. Ce n’est qu’en 1845 qu’il étudia le chant à Naples. Il fit ses débuts dans des coLire la suite…. Débuts de Mlles Anna de BellocaBeloca, Anna deAnna de Belocca (Saint-Pétersbourg, 5 janvier 1852 – Paris, 27 janvier 1919), contralto. Née Anna de Bellockh, elle prit le nom de scène d’Anna de Belocca. Elle étudia d’abord à Saint-Pétersbourg avec Henriette Nissen-Saloman puis à Paris avec Nicolas Lablache et Maurice Strakosch. ElleLire la suite…, TaglianaTagliana, EmiliaEmilia Tagliana (Milan, ? 1854 – Italie?, après 1910), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Milan et fut l’élève de Giovanni Battista Lamperti. Elle débuta à Naples et poursuivit une carrière internationale, à Vienne en 1873, où elle se produisit jusqu’en 1878. En 1873, elle fut iLire la suite…, LombiaLombia, Marie-HortenseMarie-Hortense Lombia (Montauban, 25 février 1843 – Mustapha/Algérie, 9 octobre 1890), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Uranio Fontana et obtint en 1863 un 1er accessit de Chant et un 2d prix d’Opera. En septembre 1866, elle fut engagée dans la troupe italienne de l’imLire la suite…, de MM. Padilla, BenfratelliBenfratelli, MichelangeloMichelangelo Benfratelli (?, ca. 1850 – ? après 1893), ténor. La première mention de ce chanteur est sa participation à la création à Trieste en 1872 de l’opéra Gustavo Wasa (Giuseppe Apolloni). En 1873, il chanta le rôle de Bertram dans Robert-le-diable (Meyerbeer) au théâtre de la SLire la suite… et VillaVilla, TommasoTommaso Villa ((?, ca. 1845 – ? après 1886), ténor. Dans les années 1860, il aurait chanté pendant quatre ans aux Indes. Il parut au Concerts-Mozart du Théâtre du Vaudeville de Paris le 5 novembre 1870 et fit ses débuts au Théâtre-Italien de Paris en 1873 dans Rigoletto (Verdi) et la mêLire la suite….
Théâtre de l’Opéra. ―Débuts de Mlle FerrucciFerrucci, Jeanne-Marie-Berthe Merson diteJeanne-Marie-Berthe Merson dite Ferrucci (Villiers-Semeuse, Ardennes, 28 mai 1842 – Paris, 31 mars 1903), soprano. Elle étudia avec Gilbert Duprez. En 1864, elle fut engagée au Grand Théâtre de Nice puis en 1865 au Grand Théâtre de Marseille. Elle se produisit dans le répertoire italien à Lire la suite…, dans les HuguenotsHuguenots, LesLes Huguenots, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugene Scribe et Emile Deschamps, mis en musique par Giacomo Meyerbeer, créé à l’Opéra de Paris le 29 février 1836.Lire la suite…, et de Mlle VidalVidal, Emilie-HenrietteEmilie-Henriette Vidal (Douai, 10 février 1849 – Paris, 27 août 1924) mezzosoprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris où elle obtint in 1er prix d’Opera en 1872. Elle créa le rôle de Marthe dans la version oratorio de Marie-Magdeleine (Massenet) à l’Odéon le 11 avril 1873 et débuta Lire la suite…, dans Don Juan.
Théâtre de l’Opéra-Comique. ―Reprise de Richard Cœur-de-Lion.Richard Coeur-de-lionRichard Cœur-de-lion, comédie mêlée d’ariettes en trois actes sur un livret de Michel-Jean Sedaine mis en musique par Modeste Grétry et créée à l’Opéra-Comique le 21 octobre 1784.Lire la suite…
Premier concert populaire de la saison.
C’est un fait accompli : le Théâtre-Italien est ouvert et le Théâtre-Lyrique est fermé. On avait mis des ouvriers à la salle Ventadour avant d’y mettre des artistes ; il s’agissait de restaurer la salle et de l’approprier convenablement, ce dont elle avait grand besoin. On a voulu aussi la marquer d’un signe aristocratique et pour cela on n’a rien trouvé de mieux que de supprimer le parterre. Maintenant, l’œil ne se reposera plus que sur des fleurs, des diamans et des habits noirs. Il est de fait que dans ces derniers temps, alors qu’on croyait que le Théâtre-Italien jetait ses dernières lueurs, la toilette, question primordiale, y était un peu négligée. On ne tenait guère compte de la recommandation imprimée sur les billets, malgré l’active surveillance qui s’exercait au contrôle. Un journal bien informé nous disait il y a quelques jours que, sous le rapport de l’élégance du vêtement, le public de l’Opéra laissait aussi beaucoup à désirer. Je suis allé l’autre soir à l’Opéra ; le coup d’œil de la salle ne m’a semblé ni plus laid ni plus beau que d’habitude. Mais j’ai trouvé que les six seigneurs réunis chez le comte de Saint-Bris, étaient fort mal mis. N’est-il pas à craindre que ces vieux pourpoints ne fassent paraître la transition trop brusque lorsque les merveilles de mise en scène de Jeanne d’Arc se révéleront enfin aux spectateurs éblouis ?
Le premier soir, au Théâtre-Italien, on a donné Don PasqualeDon PasqualeDon Pasquale, opera buffa en trois actes sur un livret de Giovanni Ruffini et Gaetano Donizetti basé sur un livret d’Angelo Anelli mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre-Italien à Paris le 3 janvier 1843. La version française due à Alphonse Royer et Gustave Vaëz fut cré�Lire la suite…, non sans avoir beaucoup hésité entre Don PasqualeDon PasqualeDon Pasquale, opera buffa en trois actes sur un livret de Giovanni Ruffini et Gaetano Donizetti basé sur un livret d’Angelo Anelli mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre-Italien à Paris le 3 janvier 1843. La version française due à Alphonse Royer et Gustave Vaëz fut cré�Lire la suite… et le Barbier.Barbier de Séville, LeIl Barbiere di Siviglia (Le Barbier de Séville), opera buffa en 2 actes sur un livret de Cesare Sterbini, d’après Beaumarchais, mis en musique par Gioachino Rossini créé au Teatro Argentina à Rome le 20 février 1816. L’œuvre fut donnée à Paris pour la première fois au Théâtre-ItalienLire la suite… L’Athénée venait de faire une brillante réouverture avec le chef-d’œuvre de Rossini ; pourquoi le Théâtre-Italien n’essaierait-il pas de faire une réouverture tout aussi brillante avec le même chef-d’œuvre ? Mais d’abord, il fallait compter avec Norine et avec Rosine. Rosine était fort émue, Norine avait plus d’assurance. On a commencé par Don PasqualeDon PasqualeDon Pasquale, opera buffa en trois actes sur un livret de Giovanni Ruffini et Gaetano Donizetti basé sur un livret d’Angelo Anelli mis en musique par Gaetano Donizetti et créé au Théâtre-Italien à Paris le 3 janvier 1843. La version française due à Alphonse Royer et Gustave Vaëz fut cré�Lire la suite… et on a remis le BarbierBarbier de Séville, LeIl Barbiere di Siviglia (Le Barbier de Séville), opera buffa en 2 actes sur un livret de Cesare Sterbini, d’après Beaumarchais, mis en musique par Gioachino Rossini créé au Teatro Argentina à Rome le 20 février 1816. L’œuvre fut donnée à Paris pour la première fois au Théâtre-ItalienLire la suite… au lendemain. Quant aux quarante choristes tout neufs que la direction a fait venir de Milan, ils étaient prêts à tout. Norine, c’est Mlle Marie Belval, la fille de l’excellente basse profonde de l’Opéra. Cette jeune personne vocalise parfaitement ; le timbre de sa voix est agréable, et son jeu, malgré un peu d’exagération qu’il sera facile de corriger, dénote l’intelligence de la scène et un certain sentiment dramatique auquel la plupart des cantatrices françaises ou italiennes qui se sont produites sur la scène Ventadour ne nous ont pas habitués. Je ne dis pas que Mlle Marie Belval soit une étoile, mais il y a dans son jeune talent de sérieuses promesses qu’il ne tiendra qu’à elle de réaliser.
M. BenfratelliBenfratelli, MichelangeloMichelangelo Benfratelli (?, ca. 1850 – ? après 1893), ténor. La première mention de ce chanteur est sa participation à la création à Trieste en 1872 de l’opéra Gustavo Wasa (Giuseppe Apolloni). En 1873, il chanta le rôle de Bertram dans Robert-le-diable (Meyerbeer) au théâtre de la SLire la suite…, comme la plupart des ténors italiens, chante de la gorge, ce qui est un grand défaut ; M. Delle-SedieDelle Sedie, Enrico (Henri)Enrico (Henri) Delle Sedie (Livourne, 17 juin 1824 – La Garenne-Colombes, 29 novembre 1907), baryton et professeur de chant. Après avoir pris les armes contre les Autrichiens en 1848 et bien gagné ses galons de lieutenant, il se mit à étudier le chant avec Cesario Galeffi, Luigi Domeniconi et Lire la suite… et M. ZucchiniZucchini, GiovanniGiovanni Zucchini (Bologne, 12 août 1812 – Bologne, ? mars 1892), baryton. Après des études avec L. Britti à Bologne, débuta à Modène en 1832. Six ans plus tard, il chanta avec beaucoup de succès à Venise, à Bologne puis à Gènes. En 1848, il fut invité à Lisbonne et en 1851, il chanLire la suite…, basso buffo, sont deux artistes dont il serait superflu de faire l’éloge ; leur nom seul sur l’affiche du Théâtre-Italien est une garantie et un attrait : nous savons cela de longue date.
Parlons maintenant de Mlle de BellocaBeloca, Anna deAnna de Belocca (Saint-Pétersbourg, 5 janvier 1852 – Paris, 27 janvier 1919), contralto. Née Anna de Bellockh, elle prit le nom de scène d’Anna de Belocca. Elle étudia d’abord à Saint-Pétersbourg avec Henriette Nissen-Saloman puis à Paris avec Nicolas Lablache et Maurice Strakosch. ElleLire la suite…, qui, à l’exemple de Mlle Albani et de bien d’autres, a inondé de ses portraits la devanture des magasins de musique, sans compter les réductions, les portraits-cartes, dont chaque critique a reçu un exemplaire photographié. C’est là un usage américain, je le sais ; mais nous ne sommes point en Amérique, et il me semble que la manie qu’ont nos artistes, depuis le plus grand jusqu’au plus petit, de s’étaler aux yeux du public dans les poses les plus capricieuses et les costumes les plus variés, n’avait pas besoin de recevoir une nouvelle impulsion, un nouveau développement. A quoi peut être destiné le portrait dont Mlle de BellocaBeloca, Anna deAnna de Belocca (Saint-Pétersbourg, 5 janvier 1852 – Paris, 27 janvier 1919), contralto. Née Anna de Bellockh, elle prit le nom de scène d’Anna de Belocca. Elle étudia d’abord à Saint-Pétersbourg avec Henriette Nissen-Saloman puis à Paris avec Nicolas Lablache et Maurice Strakosch. ElleLire la suite… nous a fait hommage ? S’est-elle imaginé que nous avions chez nous une galerie où sa place était marquée tout naturellement ? Ferons-nous avec plus de coquetterie le nœud de notre cravate ou mettrons-nous une perruque neuve pour aller entendre chanter la débutante parce que nous savons que la débutante est jolie ?
Nous ne voulons pas rendre responsable Mlle de BellocaBeloca, Anna deAnna de Belocca (Saint-Pétersbourg, 5 janvier 1852 – Paris, 27 janvier 1919), contralto. Née Anna de Bellockh, elle prit le nom de scène d’Anna de Belocca. Elle étudia d’abord à Saint-Pétersbourg avec Henriette Nissen-Saloman puis à Paris avec Nicolas Lablache et Maurice Strakosch. ElleLire la suite… d’un petit acte de vanité qui, en somme, n’aura eu de bien graves inconvéniens ni pour elle ni pour nous. Elle est jeune, de bonne famille et fort bien élevée. Voilà de quoi lui concilier les sympathies de la critique bien mieux que ne le ferait une épreuve photographique ou une biographie prématurée.
La voix de Mlle de BellocaBeloca, Anna deAnna de Belocca (Saint-Pétersbourg, 5 janvier 1852 – Paris, 27 janvier 1919), contralto. Née Anna de Bellockh, elle prit le nom de scène d’Anna de Belocca. Elle étudia d’abord à Saint-Pétersbourg avec Henriette Nissen-Saloman puis à Paris avec Nicolas Lablache et Maurice Strakosch. ElleLire la suite… est fort belle et fort étendue, puisqu’elle tient à la fois du soprano et du contralto, ce qui ne veut pas dire pourtant qu’elle soit à la fois l’un et l’autre. Enfin, c’est une voix fraîche, c’est une voix jeune et c’est aussi une voix susceptible de s’améliorer et de se développer. L’art du chant n’a pas été inventé pour autre chose. Il est assez rare qu’on arrive au théâtre, à l’âge de Mlle de BellocaBeloca, Anna deAnna de Belocca (Saint-Pétersbourg, 5 janvier 1852 – Paris, 27 janvier 1919), contralto. Née Anna de Bellockh, elle prit le nom de scène d’Anna de Belocca. Elle étudia d’abord à Saint-Pétersbourg avec Henriette Nissen-Saloman puis à Paris avec Nicolas Lablache et Maurice Strakosch. ElleLire la suite…, avec un instrument qui a atteint toute sa perfection. M. StrakoschStrakosch, MauriceMaurice Strakosch (Gross-Seelowitz aujourd’hui Židlochovice, 15 janvier 1825 – Paris, 9 octobre 1887), compositeur, professeur de chant et impresario. Il se produisit comme pianiste dans un concerto de Johann Nepomuk Hummel à l’âge de douze ans à Brno. Il étudia la composition à Vienne aLire la suite… fondait de grandes espérances sur les débuts de Mlle de BellocaBeloca, Anna deAnna de Belocca (Saint-Pétersbourg, 5 janvier 1852 – Paris, 27 janvier 1919), contralto. Née Anna de Bellockh, elle prit le nom de scène d’Anna de Belocca. Elle étudia d’abord à Saint-Pétersbourg avec Henriette Nissen-Saloman puis à Paris avec Nicolas Lablache et Maurice Strakosch. ElleLire la suite…. Je suis convaincu que ces espérances se réaliseront.
Voici une autre débutante, Mlle TaglianaTagliana, EmiliaEmilia Tagliana (Milan, ? 1854 – Italie?, après 1910), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Milan et fut l’élève de Giovanni Battista Lamperti. Elle débuta à Naples et poursuivit une carrière internationale, à Vienne en 1873, où elle se produisit jusqu’en 1878. En 1873, elle fut iLire la suite…. Elle vient de Milan. Aucune photographie ne nous l’avait fait connaître. Mlle TaglianaTagliana, EmiliaEmilia Tagliana (Milan, ? 1854 – Italie?, après 1910), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Milan et fut l’élève de Giovanni Battista Lamperti. Elle débuta à Naples et poursuivit une carrière internationale, à Vienne en 1873, où elle se produisit jusqu’en 1878. En 1873, elle fut iLire la suite…, malgré ses grands yeux noirs, n’a eu qu’un faible succès dans le rôle de Gilda, de Rigoletto.RigolettoRigoletto, opéra en trois actes sur un livret en italien de Francesco Maria Piave, d’après Le Roi s’amuse de Victor Hugo, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre La Fenice de Venise le 11 mars 1851.Lire la suite… Sa voix est d’un mince volume et semble se produire par l’effet d’une pression mécanique.
Un début extrêmement remarquable, c’est celui de M. Padilla, le mari de Mlle Artot. L’organe est superbe, le talent du chanteur tout à fait hors ligue. Il est bien évident, du reste, que si M. Padilla n’eût pas été un grand artiste, M. StrakoschStrakosch, MauriceMaurice Strakosch (Gross-Seelowitz aujourd’hui Židlochovice, 15 janvier 1825 – Paris, 9 octobre 1887), compositeur, professeur de chant et impresario. Il se produisit comme pianiste dans un concerto de Johann Nepomuk Hummel à l’âge de douze ans à Brno. Il étudia la composition à Vienne aLire la suite… l’aurait peut-être engagé tout de même ; mais Mlle Artot ne l’eût pas épousé.
En même temps que M. Padilla s’est produit un nouveau ténor du nom de VillaVilla, TommasoTommaso Villa ((?, ca. 1845 – ? après 1886), ténor. Dans les années 1860, il aurait chanté pendant quatre ans aux Indes. Il parut au Concerts-Mozart du Théâtre du Vaudeville de Paris le 5 novembre 1870 et fit ses débuts au Théâtre-Italien de Paris en 1873 dans Rigoletto (Verdi) et la mêLire la suite…, que j’ai entendu appeller le Fraschini de l’avenir. Le talent, la célébrité sont donc pour cet artiste une question de temps. Mais, à ce compte-là, il y a beaucoup de ténors sur les bancs du Conservatoire et même ailleurs qu’on peut appeler des Fraschini de l’avenir.
Les débuts de Mlle Marie Belval, Anna de BellocaBeloca, Anna deAnna de Belocca (Saint-Pétersbourg, 5 janvier 1852 – Paris, 27 janvier 1919), contralto. Née Anna de Bellockh, elle prit le nom de scène d’Anna de Belocca. Elle étudia d’abord à Saint-Pétersbourg avec Henriette Nissen-Saloman puis à Paris avec Nicolas Lablache et Maurice Strakosch. ElleLire la suite… et TaglianaTagliana, EmiliaEmilia Tagliana (Milan, ? 1854 – Italie?, après 1910), soprano. Elle étudia au Conservatoire de Milan et fut l’élève de Giovanni Battista Lamperti. Elle débuta à Naples et poursuivit une carrière internationale, à Vienne en 1873, où elle se produisit jusqu’en 1878. En 1873, elle fut iLire la suite… ne sont que des jeux d’enfans auprès de la réapparition de Mlle Gabrielle KraussKrauss, GabrielleGabrielle Krauss (Vienne, 24 mars 1842 – Paris, 6 janvier 1906), soprano. En 1853, elle entra au Conservatoire de Vienne pour étudier le piano, l’harmonie et les langues étrangères avant d’étudier le chant avec Mathilde Marchesi 1858. Elle obtint un 1er prix de piano, de chant et d’harmoLire la suite…. Malheureusement, les réclames qui nous ont annoncé le retour de l’illustre artiste nous ont dit qu’elle donnerait seulement dix représentations à Paris, où elle doit chanter, après II TrovatoreTrovatore, IlIl Trovatore, opéra en quatre actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano complété par Leone Emanuele Bardare et mis en musique par Giuseppe Verdi. L’œuvre fut créée au Théâtre Apollo à Rome le 19 janvier 1853 et au Théâtre-Italien à Paris le 23 décembre 1854.Lire la suite…, Don GiovanniDon Giovanni (Don Juan)Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni, K.V. 527, dramma giocoso en deux actes sur un livret de Lorenzo Da Ponte mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre des Etats de Prague le 29 octobre 1787. Mozart fit des modifications pour la création de l’œuvre au Burgtheater deLire la suite… et Ballo in maschera.Un ballo in mascheraUn ballo in maschera, opéra en trois actes sur un livret en italien d’Antonio Somma mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre Apollo à Rome le 17 février 1859. Le livret s’inspire du livret d’Eugene Scribe Gustave III, ou le bal masqué, dont il transpose l’action de StockhLire la suite… C’est fort bien ; mais nous n’avons pas besoin de rappeler que le plus grand succès de Mlle KraussKrauss, GabrielleGabrielle Krauss (Vienne, 24 mars 1842 – Paris, 6 janvier 1906), soprano. En 1853, elle entra au Conservatoire de Vienne pour étudier le piano, l’harmonie et les langues étrangères avant d’étudier le chant avec Mathilde Marchesi 1858. Elle obtint un 1er prix de piano, de chant et d’harmoLire la suite… a été dans FidelioFidelioFidelio, opéra en deux actes sur un livret en allemand de Joseph Sonnleithner remanié par Stephan von Breuning puis par Georg Friedrich Treitschke et cree au Kärntnertortheater de Vienne le 23 mai 1814.Lire la suite…, et je ne vois pas qu’il soit question de reprendre Fidelio.FidelioFidelio, opéra en deux actes sur un livret en allemand de Joseph Sonnleithner remanié par Stephan von Breuning puis par Georg Friedrich Treitschke et cree au Kärntnertortheater de Vienne le 23 mai 1814.Lire la suite…
Si nous n’avons pas FidelioFidelioFidelio, opéra en deux actes sur un livret en allemand de Joseph Sonnleithner remanié par Stephan von Breuning puis par Georg Friedrich Treitschke et cree au Kärntnertortheater de Vienne le 23 mai 1814.Lire la suite…, nous aurons, en revanche, le GuaranyIl GuaranyIl Guarany, opéra-ballet en quatre actes sur un livret en Italien d’Antonio Scalvini et Carlo d’Ormeville d’après le roman éponyme de José de Alencar mis en musique par Antonio Carlos Gomes et créé au théâtre de La Scala de Milan le 19 mars 1870.Lire la suite… du maestro Gomez [Gomes]Gomes, Antonio CarlosAntonio Carlos Gomes (Camoinas, Brésil, 11 juillet 1836 – Belém, Brésil, 16 septembre 1986), compositeur. Issu d’une famille de musiciens, il apprit de bonne heure la musique et composa à dix-sept ans une messe, qui fut interprétée par les membres de sa famille à l’église de sa ville. Lire la suite…, et la Contessa Amalficontessa d’Amalfi, LaLa contessa d’Amalfi, drame lyrique en quatre actes sur un livret de Giovanni Peruzzini mis en musique par Enrico Petrella et créé au Théâtre Reggio de Turin le 8 mars 1864.Lire la suite… du maestro PetrellaPetrella, EnricoEnrico Petrella (Palerme, 10 décembre 1813 – Gênes, 7 avril 1877), compositeur. Il commença ses études de musique à l’âge de huit ans et entra au Conservatoire de Naples ou il étudia avec Giovanni Furno, Francesco Ruggi et plus tard avec Nicolo Antonio Zingarelli. Il composa d’abord desLire la suite…. Mlle Marie Sass, à son retour de Milan, me fit un très grand éloge du GuaranyIl GuaranyIl Guarany, opéra-ballet en quatre actes sur un livret en Italien d’Antonio Scalvini et Carlo d’Ormeville d’après le roman éponyme de José de Alencar mis en musique par Antonio Carlos Gomes et créé au théâtre de La Scala de Milan le 19 mars 1870.Lire la suite…, opéra dans lequel elle remplissait le rôle principal. Je ne connais de cette partition qu’une ballade et une barcarolle. La barcarolle fut chantée l’année dernière dans une soirée extraordinaire donnée au Théâtre-Italien, par Mme la marquise Carracciolo. Je me souviens de la barcarolle, mais j’ai oublié la ballade. Le maestro PetrellaPetrella, EnricoEnrico Petrella (Palerme, 10 décembre 1813 – Gênes, 7 avril 1877), compositeur. Il commença ses études de musique à l’âge de huit ans et entra au Conservatoire de Naples ou il étudia avec Giovanni Furno, Francesco Ruggi et plus tard avec Nicolo Antonio Zingarelli. Il composa d’abord desLire la suite… joui d’une certaine renommée en Italie, où on ne le compare pourtant, dans aucun sonnet, ni à DonizettiDonizetti, GaetanoGaetano Donizetti (Bergame, 29 novembre 1797 – Bergame, 8 avril 1848), compositeur. Elève de Simon Mayr à Bergame et de Padre Stanislao Mattei à Bologne, Donizetti fit ses débuts en 1818 au théâtre San Luca de Venise avec Enrico di Borgogna dont le succès lui valut la commande de trois ouvragLire la suite… ni à VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite…. On dit seulement qu’il procède de l’un et de l’autre. J’étais à Pérouse il y a quelques années, et on donnait la Contessa Amalficontessa d’Amalfi, LaLa contessa d’Amalfi, drame lyrique en quatre actes sur un livret de Giovanni Peruzzini mis en musique par Enrico Petrella et créé au Théâtre Reggio de Turin le 8 mars 1864.Lire la suite… qui, dit-on, est le chef-d’œuvre du maître. J’avais passé ma journée au Cambio, perdu dans l’admiration des fresques du Pérugin ; j’écoutai d’une oreille distraite les mélodies du maestro PetrellaPetrella, EnricoEnrico Petrella (Palerme, 10 décembre 1813 – Gênes, 7 avril 1877), compositeur. Il commença ses études de musique à l’âge de huit ans et entra au Conservatoire de Naples ou il étudia avec Giovanni Furno, Francesco Ruggi et plus tard avec Nicolo Antonio Zingarelli. Il composa d’abord desLire la suite…. Après tout, on aurait raison de me dire que ce n’est pas à Pérouse qu’il faut aller pour juger de la valeur d’un opéra, même d’un opéra italien.
C’est au Caire, dans la magnifique allée de Choubrah, bordée de sycomores au feuillage sombre, que je rencontrai pour la première fois Mlle FerrucciFerrucci, Jeanne-Marie-Berthe Merson diteJeanne-Marie-Berthe Merson dite Ferrucci (Villiers-Semeuse, Ardennes, 28 mai 1842 – Paris, 31 mars 1903), soprano. Elle étudia avec Gilbert Duprez. En 1864, elle fut engagée au Grand Théâtre de Nice puis en 1865 au Grand Théâtre de Marseille. Elle se produisit dans le répertoire italien à Lire la suite…. Je ne savais pas qu’il existât une cantatrice de ce nom ; et comme, pendant que j’étais en Egypte, Mlle FerrucciFerrucci, Jeanne-Marie-Berthe Merson diteJeanne-Marie-Berthe Merson dite Ferrucci (Villiers-Semeuse, Ardennes, 28 mai 1842 – Paris, 31 mars 1903), soprano. Elle étudia avec Gilbert Duprez. En 1864, elle fut engagée au Grand Théâtre de Nice puis en 1865 au Grand Théâtre de Marseille. Elle se produisit dans le répertoire italien à Lire la suite… ne faisait point partie de la troupe du vice-roi, je n’eus aucune occasion de l’entendre chanter. Le directeur de l’Opéra, mieux renseigné que moi sur le talent de Mlle FerrucciFerrucci, Jeanne-Marie-Berthe Merson diteJeanne-Marie-Berthe Merson dite Ferrucci (Villiers-Semeuse, Ardennes, 28 mai 1842 – Paris, 31 mars 1903), soprano. Elle étudia avec Gilbert Duprez. En 1864, elle fut engagée au Grand Théâtre de Nice puis en 1865 au Grand Théâtre de Marseille. Elle se produisit dans le répertoire italien à Lire la suite…, vient de l’engager conditionnellement. Il est assez singulier qu’on laisse partir Mlle Marie Sass et qu’on retienne Mlle FerrucciFerrucci, Jeanne-Marie-Berthe Merson diteJeanne-Marie-Berthe Merson dite Ferrucci (Villiers-Semeuse, Ardennes, 28 mai 1842 – Paris, 31 mars 1903), soprano. Elle étudia avec Gilbert Duprez. En 1864, elle fut engagée au Grand Théâtre de Nice puis en 1865 au Grand Théâtre de Marseille. Elle se produisit dans le répertoire italien à Lire la suite…. Elle a débuté dans les Huguenots.Huguenots, LesLes Huguenots, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugene Scribe et Emile Deschamps, mis en musique par Giacomo Meyerbeer, créé à l’Opéra de Paris le 29 février 1836.Lire la suite… Ce rôle de Valentine est écrasant, et bien des cantatrices d’une certaine notoriété et même d’une valeur incontestable s’y sont essayées sans y réussir aussi bien que Mlle FerrucciFerrucci, Jeanne-Marie-Berthe Merson diteJeanne-Marie-Berthe Merson dite Ferrucci (Villiers-Semeuse, Ardennes, 28 mai 1842 – Paris, 31 mars 1903), soprano. Elle étudia avec Gilbert Duprez. En 1864, elle fut engagée au Grand Théâtre de Nice puis en 1865 au Grand Théâtre de Marseille. Elle se produisit dans le répertoire italien à Lire la suite…. La débutante, dont les allures dramatiques ne sont heureusement pas gênées par un embonpoint précoce, a la voix harmonieuse, flexible et d’une belle étendue. Mais je suis convaincu que le charme de cette voix doit avoir bien plus d’effet au concert qu’au théâtre. Il est possible que Mlle FerrucciFerrucci, Jeanne-Marie-Berthe Merson diteJeanne-Marie-Berthe Merson dite Ferrucci (Villiers-Semeuse, Ardennes, 28 mai 1842 – Paris, 31 mars 1903), soprano. Elle étudia avec Gilbert Duprez. En 1864, elle fut engagée au Grand Théâtre de Nice puis en 1865 au Grand Théâtre de Marseille. Elle se produisit dans le répertoire italien à Lire la suite… arrive à chanter avec plus d’art, plus de méthode, mais il lui sera bien difficile de se corriger de certaines exagérations, de certaines poses trop étudiées, disons le mot, de certaines grimaces par lesquelles elle essaie de donner le change sur son manque absolu de sensibilité. Mlle FerrucciFerrucci, Jeanne-Marie-Berthe Merson diteJeanne-Marie-Berthe Merson dite Ferrucci (Villiers-Semeuse, Ardennes, 28 mai 1842 – Paris, 31 mars 1903), soprano. Elle étudia avec Gilbert Duprez. En 1864, elle fut engagée au Grand Théâtre de Nice puis en 1865 au Grand Théâtre de Marseille. Elle se produisit dans le répertoire italien à Lire la suite… dit : « Je t’aime », comme elle dirait : « J’ai la migraine », et le public, naturellement, ne peut pas partager des émotions factices, des émotions que l’artiste ne ressent point. C’est là, et là seulement, qu’il faut chercher la cause de l’accueil relativement peu chaleureux qui a été fait à Mlle FerrucciFerrucci, Jeanne-Marie-Berthe Merson diteJeanne-Marie-Berthe Merson dite Ferrucci (Villiers-Semeuse, Ardennes, 28 mai 1842 – Paris, 31 mars 1903), soprano. Elle étudia avec Gilbert Duprez. En 1864, elle fut engagée au Grand Théâtre de Nice puis en 1865 au Grand Théâtre de Marseille. Elle se produisit dans le répertoire italien à Lire la suite….
Je disais plus haut que les six seigneurs qui entourent le comte de Saint-Bris sont fort mal vêtus ; mais au moins chantent-ils dans le mouvement et chantent-ils ce qui est écrit. Vraiment, on ne s’explique pas que, parmi tant de spectateurs intelligens, il n’y en ait pas un seul qui proteste contre les licences que se permettent certains chanteurs. Ces messieurs traitent sans plus de façons MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… et MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite… que le premier croque-notes venu. Ici, c’est un rallentando, un chant mesuré qui devient un récitatif ; là, c’est une phrase transposée à l’octave ; ailleurs, c’est encore pis. Chacun a son mouvement, chacun veut avoir son point d’orgue et lancer sa note à effet. Il résulte de là que l’intention donnée par le compositeur à telle phrase dramatique est complètement dénaturée. A la place d’une sanglante ironie, c’est un cri de fureur ; au lieu d’une cadence originale, c’est une vulgaire terminaison. L’archet du chef d’orchestre se prête avec une docilité inqualifiable à tous ces retards, à toutes ces modifications du texte, si bien que celui à qui incombe la responsabilité de l’exécution, celui qui devrait la diriger, celui qui commande à tous et à qui tous devraient obéir, celui-là qui est quelquefois un artiste de beaucoup de mérite, est réduit au rôle de batteur de mesure. Que tous les musiciens qui vont entendre les Huguenots Huguenots, LesLes Huguenots, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugene Scribe et Emile Deschamps, mis en musique par Giacomo Meyerbeer, créé à l’Opéra de Paris le 29 février 1836.Lire la suite…ou Don JuanDon Giovanni (Don Juan)Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni, K.V. 527, dramma giocoso en deux actes sur un livret de Lorenzo Da Ponte mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre des Etats de Prague le 29 octobre 1787. Mozart fit des modifications pour la création de l’œuvre au Burgtheater deLire la suite… à l’Opéra (je cite ces deux ouvrages parce que ce sont les derniers que j’ai vu représenter), disent si ce que je viens d’écrire n’est pas de la plus exacte vérité.
Je ne dirai qu’un mot du début de Mlle VidalVidal, Emilie-HenrietteEmilie-Henriette Vidal (Douai, 10 février 1849 – Paris, 27 août 1924) mezzosoprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris où elle obtint in 1er prix d’Opera en 1872. Elle créa le rôle de Marthe dans la version oratorio de Marie-Magdeleine (Massenet) à l’Odéon le 11 avril 1873 et débuta Lire la suite… dans le rôle de dona Anna. Cette jeune personne a bien pu avoir au Conservatoire des succès qui ont motivé son engagement à l’Opéra ; mais elle n’a pas réalisé à l’Opéra les espérances qu’avaient fait concevoir ses succès au Conservatoire.
Est-ce l’effet d’une coïncidence fâcheuse et qu’il n’a pas été possible d’éviter, ou bien la guerre serait-elle allumée entre le théâtre de la rue Favart et le théâtre de la rue Scribe ? Pendant qu’on donnait à l’Opéra-Comique la première représentation de la reprise de Richard Cœur-de- LionRichard Coeur-de-lionRichard Cœur-de-lion, comédie mêlée d’ariettes en trois actes sur un livret de Michel-Jean Sedaine mis en musique par Modeste Grétry et créée à l’Opéra-Comique le 21 octobre 1784.Lire la suite…, on donnait à l’Athénée la première représentation de la reprise du Bijou perdu. Bijou perdu, LeLe Bijou perdu, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Adolphe de Leuven et Philippe-Auguste-Alfred Pittaud de Forges mis en musique par Adolphe Adam et créé au Théâtre-Lyrique le 6 octobre 1853.Lire la suite…Et le même soir avait lieu aux Italiens la rentrée de Mlle KraussKrauss, GabrielleGabrielle Krauss (Vienne, 24 mars 1842 – Paris, 6 janvier 1906), soprano. En 1853, elle entra au Conservatoire de Vienne pour étudier le piano, l’harmonie et les langues étrangères avant d’étudier le chant avec Mathilde Marchesi 1858. Elle obtint un 1er prix de piano, de chant et d’harmoLire la suite… dans le Trovatore.Trovatore, IlIl Trovatore, opéra en quatre actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano complété par Leone Emanuele Bardare et mis en musique par Giuseppe Verdi. L’œuvre fut créée au Théâtre Apollo à Rome le 19 janvier 1853 et au Théâtre-Italien à Paris le 23 décembre 1854.Lire la suite…
A son entrée en scène, Mlle KraussKrauss, GabrielleGabrielle Krauss (Vienne, 24 mars 1842 – Paris, 6 janvier 1906), soprano. En 1853, elle entra au Conservatoire de Vienne pour étudier le piano, l’harmonie et les langues étrangères avant d’étudier le chant avec Mathilde Marchesi 1858. Elle obtint un 1er prix de piano, de chant et d’harmoLire la suite… a été fort applaudie, et à plusieurs reprises, pendant le cours de la soirée, des bouquets adroitement lancés, des bouquets lancés d’une main sûre, sont venus tomber à ses pieds.
Après le Miserere, l’infortuné Manrico est sorti de sa tour pour s’associer au succès de Mlle KraussKrauss, GabrielleGabrielle Krauss (Vienne, 24 mars 1842 – Paris, 6 janvier 1906), soprano. En 1853, elle entra au Conservatoire de Vienne pour étudier le piano, l’harmonie et les langues étrangères avant d’étudier le chant avec Mathilde Marchesi 1858. Elle obtint un 1er prix de piano, de chant et d’harmoLire la suite…, saluer le public et cueillir quelques fleurs dans cette immense gerbe. Puis il est rentré en prison. Cela s’est fait simplement, naturellement, comme une chose convenue entre le public et le chanteur, aussi indifférens l’un que l’autre à la vérité de l’action dramatique.
Le grand art de Mlle KraussKrauss, GabrielleGabrielle Krauss (Vienne, 24 mars 1842 – Paris, 6 janvier 1906), soprano. En 1853, elle entra au Conservatoire de Vienne pour étudier le piano, l’harmonie et les langues étrangères avant d’étudier le chant avec Mathilde Marchesi 1858. Elle obtint un 1er prix de piano, de chant et d’harmoLire la suite… fait oublier ce que son organe a de défectueux. Je dirai même que, pour ma part, je préfère de beaucoup cette voix chaude et voilée à ce qu’on appelle vulgairement une belle voix. Mais au point où en est arrivée Mlle KraussKrauss, GabrielleGabrielle Krauss (Vienne, 24 mars 1842 – Paris, 6 janvier 1906), soprano. En 1853, elle entra au Conservatoire de Vienne pour étudier le piano, l’harmonie et les langues étrangères avant d’étudier le chant avec Mathilde Marchesi 1858. Elle obtint un 1er prix de piano, de chant et d’harmoLire la suite…, je crois qu’elle ferait bien, dans l’intérêt de son gosier fatigué, de se défier un peu plus des violences de certains rôles.
M. BrignoliBrignoli, PasqualePasquale Brignoli (Naples, 1er janvier 1824 [1820] – New York, 30 octobre 1884), ténor. Il fit de sérieuses études musicales, devint un pianiste compétent et composa un opéra à l’âge de quinze ans. Ce n’est qu’en 1845 qu’il étudia le chant à Naples. Il fit ses débuts dans des coLire la suite…, qui fit partie autrefois de la troupe RonconiRonconi, GiorgoGiorgio Ronconi (Milan, 6 aout 1810 – Madrid, 8 janvier 1890), baryton. Il étudia avec son père, Domenico Ronconi, et débuta en 1831 à Pavie. En 1833 il chanta à Rome dans les créations de deux opéras de Donizetti: Il furioso all’isola di San Domingo et Torquato Tasso. Il chanta également Lire la suite…, ce qui le fait remonter un peu loin et nous aussi, est aujourd’hui dans la plénitude de son talent. Il chante de la gorge (toujours comme la plupart des ténors italiens), mais sa voix est forte, vibrante, et les notes de tête ont une extrême douceur. M. BrignoliBrignoli, PasqualePasquale Brignoli (Naples, 1er janvier 1824 [1820] – New York, 30 octobre 1884), ténor. Il fit de sérieuses études musicales, devint un pianiste compétent et composa un opéra à l’âge de quinze ans. Ce n’est qu’en 1845 qu’il étudia le chant à Naples. Il fit ses débuts dans des coLire la suite… a parfaitement dit la fameuse phrase : Non ti scordar di mè, Eleonara ! à laquelle il a voulu faire, lui aussi, sa petite variante. Mais au Théâtre-Italien, si l’on prend garde à ces sortes de peccadilles, on les pardonne volontiers parce qu’elles sont sans inconvénient.
Mlle LormiaLombia, Marie-HortenseMarie-Hortense Lombia (Montauban, 25 février 1843 – Mustapha/Algérie, 9 octobre 1890), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Uranio Fontana et obtint en 1863 un 1er accessit de Chant et un 2d prix d’Opera. En septembre 1866, elle fut engagée dans la troupe italienne de l’imLire la suite… [Lombia]Lombia, Marie-HortenseMarie-Hortense Lombia (Montauban, 25 février 1843 – Mustapha/Algérie, 9 octobre 1890), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Uranio Fontana et obtint en 1863 un 1er accessit de Chant et un 2d prix d’Opera. En septembre 1866, elle fut engagée dans la troupe italienne de l’imLire la suite… a débuté dans le rôle d’Azucena. Elle s’était coiffée, sans la moindre coquetterie, d’une perruque de cheveux blancs et avait donné à son teint la couleur bistrée d’une véritable tzigane. Est-ce l’effet du bistre, est-ce la faute de la perruque ? Il m’a semblé que Mlle LormiaLombia, Marie-HortenseMarie-Hortense Lombia (Montauban, 25 février 1843 – Mustapha/Algérie, 9 octobre 1890), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Uranio Fontana et obtint en 1863 un 1er accessit de Chant et un 2d prix d’Opera. En septembre 1866, elle fut engagée dans la troupe italienne de l’imLire la suite… chantait bien souvent à côté du ton. On n’en a pas moins apprécié les qualités dramatiques de son talent et les belles intonations de sa voix.
Le rôle d’Azucena a été pour Mlle LormiaLombia, Marie-HortenseMarie-Hortense Lombia (Montauban, 25 février 1843 – Mustapha/Algérie, 9 octobre 1890), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Uranio Fontana et obtint en 1863 un 1er accessit de Chant et un 2d prix d’Opera. En septembre 1866, elle fut engagée dans la troupe italienne de l’imLire la suite… presque une revanche de celui de la bohémienne dans Rigoletto.RigolettoRigoletto, opéra en trois actes sur un livret en italien de Francesco Maria Piave, d’après Le Roi s’amuse de Victor Hugo, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre La Fenice de Venise le 11 mars 1851.Lire la suite…
J’ai passé du Théâtre-Italien à l’Opéra-Comique, du TrovatoreTrovatore, IlIl Trovatore, opéra en quatre actes sur un livret en italien de Salvadore Cammarano complété par Leone Emanuele Bardare et mis en musique par Giuseppe Verdi. L’œuvre fut créée au Théâtre Apollo à Rome le 19 janvier 1853 et au Théâtre-Italien à Paris le 23 décembre 1854.Lire la suite… à Richard-Cœur-de Lion.Richard Coeur-de-lionRichard Cœur-de-lion, comédie mêlée d’ariettes en trois actes sur un livret de Michel-Jean Sedaine mis en musique par Modeste Grétry et créée à l’Opéra-Comique le 21 octobre 1784.Lire la suite… La transition m’a semblé un peu brusque, bien qu’Adolphe AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite… eût pris soin de la préparer en réinstrumentant alla moderna la partition de GrétryGrétry, André-Ernest-ModesteAndré-Ernest-Modeste Grétry (Liège, 11 février 1741 – Montmorency, 24 septembre 1813), compositeur. Il apprit la musique à la maîtrise de la collégiale de Saint-Denis de Liège et reçut des leçons d’harmonie de Renkin et de composition de Moreau. Une bourse de la fondation Darchis lui perLire la suite…. M. Gevaert n’a-t-il pas fait pareille besogne pour le Tableau parlantTableau parlant, LeLe Tableau parlant, comédie parade en un acte et en vers sur un livret de de Louis Anseaume mis en musique par Modeste Grétry et créé à la Comédie-Italienne à Paris le 20 septembre 1769.Lire la suite… ou tout autre ouvrage du maître liégeois ?
Dans sa Biographie des musiciensBiographie universelle des musiciensFrançois-Joseph Fétis : Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique. Paris : H. Fournier, 1835-1844. Une deuxième édition parut à Paris : Firmin-Didot 1860-1865 et enfin un Supplément et complément, publié sous la direction de M. Arthur Pougin, Paris : FLire la suite…, FétisFétis, Francois-JosephFrançois-Joseph Fétis (Mons, 25 mars 1784 – Bruxelles, 26 mars 1871), compositeur, théoricien et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris le piano avec Boieldieu et Pradher et l’harmonie avec Rey et obtint un deuxième prix de composition en 1807. Après avoir occupé des postes à BoLire la suite… n’est pas tendre pour son compatriote : « GrétryGrétry, André-Ernest-ModesteAndré-Ernest-Modeste Grétry (Liège, 11 février 1741 – Montmorency, 24 septembre 1813), compositeur. Il apprit la musique à la maîtrise de la collégiale de Saint-Denis de Liège et reçut des leçons d’harmonie de Renkin et de composition de Moreau. Une bourse de la fondation Darchis lui perLire la suite… attachait, dit-il, si peu d’importance à l’instrumentation de ses ouvrages, qu’il en chargeait ordinairement quelqu’un de ses amis — (sans doute un de ses amis qui était quelque peu musicien.) —L’orchestre de ses vingt derniers opéras a été écrit par Panseron », le père du professeur-consultant que nous avons connu. C’est GrétryGrétry, André-Ernest-ModesteAndré-Ernest-Modeste Grétry (Liège, 11 février 1741 – Montmorency, 24 septembre 1813), compositeur. Il apprit la musique à la maîtrise de la collégiale de Saint-Denis de Liège et reçut des leçons d’harmonie de Renkin et de composition de Moreau. Une bourse de la fondation Darchis lui perLire la suite… qui, interrogé par l’empereur NapoléonNapoléon IerNapoléon Bonaparte dit Napoléon Ier (Ajaccio, 15 aout 1769 – Ile Sainte-Hélène, 5 mai 1821), homme d’État. Général dans les armées de la Première République française, née de la Révolution, commandant en chef de l’armée d’Italie puis de l’armée d’Orient. Parvenu au pouvoiLire la suite… sur la différence qu’il trouvait entre MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… et CimarosaCimarosa, DomenicoDomenico Cimarosa (Aversa, 17 décembre 1749 – Venise, 11 janvier 1801), compositeur. Il étudia au Conservatoire di Santa Maria di Loreto de Naples avec Antonio Sacchini. Il se fit remarquer avec son premier ouvrage pour la scène, l’intermezzo comique Le magie di Merlina e Zoroastro (1772). SeLire la suite…, répondit : « CimarosaCimarosa, DomenicoDomenico Cimarosa (Aversa, 17 décembre 1749 – Venise, 11 janvier 1801), compositeur. Il étudia au Conservatoire di Santa Maria di Loreto de Naples avec Antonio Sacchini. Il se fit remarquer avec son premier ouvrage pour la scène, l’intermezzo comique Le magie di Merlina e Zoroastro (1772). SeLire la suite… met la statue sur le théâtre et le piédestal dans l’orchestre, au lieu que MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… met la statue dans l’orchestre et le piédestal sur le théâtre. » Ou ne sait trop ce que cela veut dire, sinon que, dans l’esprit de GrétryGrétry, André-Ernest-ModesteAndré-Ernest-Modeste Grétry (Liège, 11 février 1741 – Montmorency, 24 septembre 1813), compositeur. Il apprit la musique à la maîtrise de la collégiale de Saint-Denis de Liège et reçut des leçons d’harmonie de Renkin et de composition de Moreau. Une bourse de la fondation Darchis lui perLire la suite… (GrétryGrétry, André-Ernest-ModesteAndré-Ernest-Modeste Grétry (Liège, 11 février 1741 – Montmorency, 24 septembre 1813), compositeur. Il apprit la musique à la maîtrise de la collégiale de Saint-Denis de Liège et reçut des leçons d’harmonie de Renkin et de composition de Moreau. Une bourse de la fondation Darchis lui perLire la suite… avait beaucoup d’esprit), la mélodie et l’accompagnement, ces deux élémens constitutifs de toute œuvre dramatique, peuvent parfaitement être séparés.
Je ne veux point comparer la reprise de RichardRichard Coeur-de-lionRichard Cœur-de-lion, comédie mêlée d’ariettes en trois actes sur un livret de Michel-Jean Sedaine mis en musique par Modeste Grétry et créée à l’Opéra-Comique le 21 octobre 1784.Lire la suite… avec M. DuchesneDuchesne, AdolpheAdolphe Duchesne (Paris, 1840 – ?), ténor. Il fut engagé au Théâtre-Lyrique de Paris en 1865 sans y briller d’un éclat spécial. Durant la guerre franco-prussienne, il s’engagea comme franc-tireur et se battit en héros à Châteaudun. Il fut blessé et décoré de la médaille militaire. ILire la suite… et M. MelchissédecMelchissédec, Pierre-LéonPierre-Léon Melchissédec (Clermont-Ferrand, 7 mai 1843 – Paris, 23 mars 1925), baryton et professeur de déclamation lyrique. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 2d prix de chant, un 2d prix d’opéra-comique et un 2d prix d’opéra en 1865. Il débuta à l’Opéra-Comique dans Lire la suite… à la reprise de ce même ouvrage avec M. MassetMasset, Nicolas Jean-JacquesNicolas-Jean-Jacques Masset (Liège, 27 janvier 1811 – Beaugency/ Loiret, 28 septembre 1903), violoniste, chef d’orchestre et ténor. Il étudia au Conservatoire où il obtint un deuxième prix de violon en 1828. La même année, il rejoignit l’orchestre de la Société des Concerts du ConservatLire la suite… et M. Roger. C’est autre chose. Je ne me serais jamais douté que M. MelchissédecMelchissédec, Pierre-LéonPierre-Léon Melchissédec (Clermont-Ferrand, 7 mai 1843 – Paris, 23 mars 1925), baryton et professeur de déclamation lyrique. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 2d prix de chant, un 2d prix d’opéra-comique et un 2d prix d’opéra en 1865. Il débuta à l’Opéra-Comique dans Lire la suite… pût, du jour au lendemain, devenir de baryton ténor. On a vu bien certainement des choses plus extraordinaires, mais enfin cette transformation m’a surpris parce que je n’avais jamais entendu M. MelchissédecMelchissédec, Pierre-LéonPierre-Léon Melchissédec (Clermont-Ferrand, 7 mai 1843 – Paris, 23 mars 1925), baryton et professeur de déclamation lyrique. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 2d prix de chant, un 2d prix d’opéra-comique et un 2d prix d’opéra en 1865. Il débuta à l’Opéra-Comique dans Lire la suite… dans ZampaZampaZampa, opéra-comique en trois actes sur un livret de Honoré-Marie-Joseph Duveyrier-Mélesville mis en musique par Ferdinand Hérold et créé à l’Opéra-Comique le 3 mai 1831.Lire la suite…, ce dont je fais amende honorable.
La voix de M. MelchissédecMelchissédec, Pierre-LéonPierre-Léon Melchissédec (Clermont-Ferrand, 7 mai 1843 – Paris, 23 mars 1925), baryton et professeur de déclamation lyrique. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 2d prix de chant, un 2d prix d’opéra-comique et un 2d prix d’opéra en 1865. Il débuta à l’Opéra-Comique dans Lire la suite… est fort belle et fort étendue, c’est vrai, mais je crains que le jour où il redeviendra baryton comme devant, il ne se ressente quelque peu des efforts auxquels l’oblige, bien qu’il n’y paraisse guère aujourd’hui, les rôles de son son nouvel emploi.
Les morceaux saillans de l’opéra de GrétryGrétry, André-Ernest-ModesteAndré-Ernest-Modeste Grétry (Liège, 11 février 1741 – Montmorency, 24 septembre 1813), compositeur. Il apprit la musique à la maîtrise de la collégiale de Saint-Denis de Liège et reçut des leçons d’harmonie de Renkin et de composition de Moreau. Une bourse de la fondation Darchis lui perLire la suite…, et il y en a beaucoup, sont dans toutes les mémoires : je n’ai pas besoin de les rappeler. M. DuchesneDuchesne, AdolpheAdolphe Duchesne (Paris, 1840 – ?), ténor. Il fut engagé au Théâtre-Lyrique de Paris en 1865 sans y briller d’un éclat spécial. Durant la guerre franco-prussienne, il s’engagea comme franc-tireur et se battit en héros à Châteaudun. Il fut blessé et décoré de la médaille militaire. ILire la suite…, à travers les barreaux de sa prison, a chanté avec des accens métalliques et une chaleur communicative la romance à deux voix : Une fièvre brûlante, à laquelle le trémolo d’Adolphe AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite… donne incontestablement un très grand relief. M. MelchissédecMelchissédec, Pierre-LéonPierre-Léon Melchissédec (Clermont-Ferrand, 7 mai 1843 – Paris, 23 mars 1925), baryton et professeur de déclamation lyrique. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 2d prix de chant, un 2d prix d’opéra-comique et un 2d prix d’opéra en 1865. Il débuta à l’Opéra-Comique dans Lire la suite… joue du violon comme en jouait M. MassetMasset, Nicolas Jean-JacquesNicolas-Jean-Jacques Masset (Liège, 27 janvier 1811 – Beaugency/ Loiret, 28 septembre 1903), violoniste, chef d’orchestre et ténor. Il étudia au Conservatoire où il obtint un deuxième prix de violon en 1828. La même année, il rejoignit l’orchestre de la Société des Concerts du ConservatLire la suite…, comme M. BouhyBouhy, Jacques-Joseph-AndréJacques-Joseph-André Bouhy (Pepinster/Belgique, 18 juin 1848 – Paris, 29 janvier 1929), baryton. Il étudia d’abord au Conservatoire de Liège puis à celui de Paris et y obtint un 1er prix de chant et un 1er prix d’opéra ainsi qu’un 2d prix d’opéra-comique en 1869. Il chanta la partie Lire la suite… joue du piano. Il y a à l’Opéra-Comique quelques artistes qui sont d’excellens musiciens.
La reprise de Richard Cœur-de-LionRichard Coeur-de-lionRichard Cœur-de-lion, comédie mêlée d’ariettes en trois actes sur un livret de Michel-Jean Sedaine mis en musique par Modeste Grétry et créée à l’Opéra-Comique le 21 octobre 1784.Lire la suite… arrive dans un moment favorable ; si la direction ne l’a pas choisi, du moins a-t-elle su en profiter. Après l’air : O RichardRichard Coeur-de-lionRichard Cœur-de-lion, comédie mêlée d’ariettes en trois actes sur un livret de Michel-Jean Sedaine mis en musique par Modeste Grétry et créée à l’Opéra-Comique le 21 octobre 1784.Lire la suite…, ô mon roi ! M. MelchissédecMelchissédec, Pierre-LéonPierre-Léon Melchissédec (Clermont-Ferrand, 7 mai 1843 – Paris, 23 mars 1925), baryton et professeur de déclamation lyrique. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 2d prix de chant, un 2d prix d’opéra-comique et un 2d prix d’opéra en 1865. Il débuta à l’Opéra-Comique dans Lire la suite… a été salué d’une triple salve d’applaudissemens : le public peut bien voir dans une situation dramatique l’intention qu’il veut y mettre, mais le bon SedaineSedaine, Michel-JeanMichel-Jean Sedaine (Paris, 4 juillet 1719 – Paris, 17 mai 1797), librettiste. Un des plus importants librettistes d’opéras-comiques au XVIIIe siècle. Les livrets qu’il écrivit pour Monsigny (On ne s’avise jamais de tout; Le Roi et le fermier; Rose et Colas, Le Déserteur) , Philidor (BlaisLire la suite… n’y est pour rien.
Je ne crois pas qu’il soit nécessaire de m’excuser si je ne rends pas compte dans le même feuilleton du TrouvèreTroisième Suite d’orchestreTroisième Suite d’orchestre – Scènes dramatiques : Musique pour une pièce antique en sol mineur de Jules Massenet. Elle fut créée le 9 février 1873 aux Concerts Pasdeloup. Elle comprend quatre mouvements extraits de la musique de scène composée par Jules Massenet pour la pièce de thé�Lire la suite…, de Richard Cœur-de-LionRichard Coeur-de-lionRichard Cœur-de-lion, comédie mêlée d’ariettes en trois actes sur un livret de Michel-Jean Sedaine mis en musique par Modeste Grétry et créée à l’Opéra-Comique le 21 octobre 1784.Lire la suite… et du Bijou perduBijou perdu, LeLe Bijou perdu, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Adolphe de Leuven et Philippe-Auguste-Alfred Pittaud de Forges mis en musique par Adolphe Adam et créé au Théâtre-Lyrique le 6 octobre 1853.Lire la suite…, c’est-à- dire de trois pièces qui ont été jouées le même soir. Je parlerai une autre fois du Bijou perduBijou perdu, LeLe Bijou perdu, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Adolphe de Leuven et Philippe-Auguste-Alfred Pittaud de Forges mis en musique par Adolphe Adam et créé au Théâtre-Lyrique le 6 octobre 1853.Lire la suite… et de Mlle SingeléeSingelée, LouisaLouisa Singelée (? – ?), soprano. Fille de Jean-Baptiste Singelée, violoniste, compositeur et chef d’orchestre à Gand. Elle étudia le violon vraisemblablement avec son père et le chant avec Gibert Duprez et se produisit à Paris comme violoniste et chanteuse en concert en 1858. Elle chanta leLire la suite…, qui succède à Mme CabelCabel, Marie-JosèpheMarie-Josèphe Dreullette épouse Cabel (Liège, 31 janvier 1827 – Maisons-Laffitte, 23 mai 1885), soprano. Elle étudia à Liège avec Bouillon et à Bruxelles avec Ferdinand Cabel et Georges Cabel. Elle épousa ce dernier en 1847. Durant son année d’études au Conservatoire de Paris (1848/49)Lire la suite… dans la fameuse ronde des Fraises du bois joli.
Le premier concert populaire de la saison a eu lieu dimanche : on a bissé un fragment des ErynniesErynnies, Les op. 10Les Erynnies, op. 10, musique de scène de Jules Massenet pour la tragédie en deux parties et en vers de Charles-Marie-René Leconte de Lisle. La musique fut commandée par le directeur du Théâtre de l’Odéon de Paris, Félix-Henri Duquesnel, pour la création de la tragédie de Leconte de LislLire la suite… de M. Jules Massenet. Le prélude, la scène religieuse, l’entracte et l’air de danse des Saturnales sont devenus une suite d’orchestre, et le titre de l’œuvre si remarquable de M. Leconte de Lisle n’est même pas conservé sur le programme. Pourquoi ?
Je reviendrai sur ce concert qui a été fort brillant. Malheureusement, j’étais à côté d’un jeune amateur qui n’a cessé de battre la mesure à contre-temps, ce qui était absolument insupportable.
Ne pourrait-on pas inviter ces dames qui ont des robes roses et des bonnets verts, et qu’on appelle des ouvreuses, à montrer moins de zèle dans leurs fonctions et à se tenir tranquilles pendant l’exécution des morceaux ? Leurs entrées et leurs sorties continuelles, sous prétexte de programmes et de petits bancs offerts, sont chose fort malséante et fort désagréable pour les auditeurs.
E. Reyer