Le Journal des Débats, 22 septembre 1867 (article signé E. Reyer).

FEUILLETON DU JOURNAL DES DEBATS

DU 22 SEPTEMBRE 1867.

EXPOSITION UNIVERSELLE.

Les instruments, les ouvrages de musique (éditions).

 (Premier article.)

Il me faudrait écrire la matière d’un gros volume si je voulais passer en revue et analyser d’une façon détaillée les huit séries formées par les instrumens que la France et les pays étrangers ont envoyé à l’Exposition universelle. J’avoue que dans ce cas, un chapitre consacré à la flûte de roseau des nègres schillouks ou au marimba des côtes de Guinée me semblerait un travail moins aride que l’énumération des progrès réalisés par tel fabriquant de pianos ou de cornets à pistons perfectionnés ; mais il y a malheureusement, chez les nations civilisées, plus de pianos que de marimbas, et je n’ai pas la prétention d’écrire pour les peuplades qui habitent les bords du Niger ou du fleuve Blanc. J’insisterai donc plus particulièrement sur les instrumens appropriés à nos goûts et à nos usages, tout en regrettant de ne pouvoir donner une égale place au pittoresque et à l’utile.

C’est par les pianos américains que je veux commencer ; ce sont ceux qui ont fait le plus de bruit.

On peut se figurer l’étonnement que causa dans le monde des pianistes la nouvelle tout à fait inattendue qu’il était arrivé de New York et de Boston des pianos qui, par l’élégance de leur forme, la solidité de leur mécanisme et la puissance de leur sonorité, pouvaient être comparés avec avantage aux instrumens sortis des ateliers de nos meilleurs facteurs. Aussitôt les exécutans les plus célèbres, et aussi quelques uns qui n’ont aucune célébrité, accourent en foule au palais de l’Exposition, et, à l’aide de leurs dix doigts, ils purent se convaincre de la vérité d’un fait qui au premier abord leur avait paru invraisemblable. Seulement, ainsi qu’on devait s’y attendre, ils se divisèrent en deux camps, les uns tenant pour M. ChikeringChickeringChickering : Jonas Chickering (Mason/New Hampshire, 5 avril 1798 – Boston, 8 décembre 1853) et son partenaire James Stewart fondèrent la fabrique de piano Chickering à Boston en 1823. Le partenariat fut dissout en 1826, James Stewart étant retourné en Europe. De 1827 à 1830, Jonas ChickerinLire la suite…, les autres pour M. Steinway. Ce fut le signal de la lutte mémorable qui allait s’engager entre les deux représentans des maisons les plus considérables d’Amérique du Nord. Je n’ai pas à raconter les différentes péripéties de cette lutte, ni les efforts qui furent faits de part et d’autre pour s’assurer une victoire dont chacun des deux champions comprenait toute la portée et avait d’avance calculé le prix. On sait que les Américains sont depuis longtemps passés maîtres en toutes ces choses qui appartiennent  au domaine de la réclame et de la publicité ; à la vue de tant d’efforts généreux et de provocations courtoises, l’émotion fut grande dans les deux camps, tandis que, renfermés dans le sanctuaire de leurs délibérations, les membres du jury, augures impénétrables, demeuraient étrangers aux influences qui s’agitaient autour d’eux. La victoire allait-elle se décider en faveur de M. Chikering ChickeringChickering : Jonas Chickering (Mason/New Hampshire, 5 avril 1798 – Boston, 8 décembre 1853) et son partenaire James Stewart fondèrent la fabrique de piano Chickering à Boston en 1823. Le partenariat fut dissout en 1826, James Stewart étant retourné en Europe. De 1827 à 1830, Jonas ChickerinLire la suite…? Toutes les chances semblaient être pour lui : de nombreuses adhésions, qu’un de mes confrères a appelé spirituellement des certificats d’admiration, et qui lui avaient été adressées par d’illustres pianistes ayant voyagé en Amérique, furent citées par plusieurs journaux comme des titres de noblesse bien dignes d’être appréciés ; mais si l’éloquence des lettres était pour M. ChikeringChickeringChickering : Jonas Chickering (Mason/New Hampshire, 5 avril 1798 – Boston, 8 décembre 1853) et son partenaire James Stewart fondèrent la fabrique de piano Chickering à Boston en 1823. Le partenariat fut dissout en 1826, James Stewart étant retourné en Europe. De 1827 à 1830, Jonas ChickerinLire la suite…, M. Steinway avait pour lui l’éloquence des chiffres, et il figurait en première ligne sur le tableau comparatif des ventes réalisées, pendant une même période de temps, par les principaux fabricans de New York, de Boston et de Baltimore. Enfin MM. Les membres du jury firent connaître leur décision ; en leur âme et conscience, ils déclarèrent que MM. Steinway et ChikeringChickeringChickering : Jonas Chickering (Mason/New Hampshire, 5 avril 1798 – Boston, 8 décembre 1853) et son partenaire James Stewart fondèrent la fabrique de piano Chickering à Boston en 1823. Le partenariat fut dissout en 1826, James Stewart étant retourné en Europe. De 1827 à 1830, Jonas ChickerinLire la suite… avaient des droits égaux à la même récompense, tout en établissant cependant une sorte de priorité en faveur de M. Steinway. L’un et l’autre obtinrent donc une médaille d’or. Si la distinction honorifique à laquelle M. Steinway s’attendait peut-être est allée trouver la boutonnière de son compétiteur, cela tiens, je crois, à des considérations politiques qui s’expliquent par la nationalité des deux fabricants : M. ChikeringChickeringChickering : Jonas Chickering (Mason/New Hampshire, 5 avril 1798 – Boston, 8 décembre 1853) et son partenaire James Stewart fondèrent la fabrique de piano Chickering à Boston en 1823. Le partenariat fut dissout en 1826, James Stewart étant retourné en Europe. De 1827 à 1830, Jonas ChickerinLire la suite… est un véritable Américain, tandis que M. Steinway, établi depuis dix ans seulement à New York est d’origine allemande. En décorant M. ChikeringChickeringChickering : Jonas Chickering (Mason/New Hampshire, 5 avril 1798 – Boston, 8 décembre 1853) et son partenaire James Stewart fondèrent la fabrique de piano Chickering à Boston en 1823. Le partenariat fut dissout en 1826, James Stewart étant retourné en Europe. De 1827 à 1830, Jonas ChickerinLire la suite…, on a voulu sans doute rendre un hommage plus direct à l’industrie américaine. J’ai entendu les pianos de M. Steinway et ceux de M. Chikering ChickeringChickering : Jonas Chickering (Mason/New Hampshire, 5 avril 1798 – Boston, 8 décembre 1853) et son partenaire James Stewart fondèrent la fabrique de piano Chickering à Boston en 1823. Le partenariat fut dissout en 1826, James Stewart étant retourné en Europe. De 1827 à 1830, Jonas ChickerinLire la suite…: selon moi, la supériorité des premiers est incontestable. Il est vrai qu’à l’exemple de Rossini je pourrais m’intituler pianiste de quatrième ordre ; mais la plupart des artistes spéciaux que j’ai consultés ont été de mon avis, et c’est aussi sur eux que mon jugement s’appuie. Tous sont unanimes pour reconnaître aux instrumens fabriqués par M. Steinway une égalité parfaite entre les différents registres du clavier, une sonorité ayant à la fois de l’éclat et de la douceur, et une telle flexibilité dans le mécanisme, que la touche, même lorsqu’elle est faiblement attaquée, résonne instantanément sous les doigts de l’exécutant. L’ensemble de ces rares qualités ne se rencontre pas au même degré dans les pianos de M. ChikeringChickeringChickering : Jonas Chickering (Mason/New Hampshire, 5 avril 1798 – Boston, 8 décembre 1853) et son partenaire James Stewart fondèrent la fabrique de piano Chickering à Boston en 1823. Le partenariat fut dissout en 1826, James Stewart étant retourné en Europe. De 1827 à 1830, Jonas ChickerinLire la suite…, dont le son a moins d’homogénéité et plus de rudesse ; malgré cela, ces merveilleux instrumens méritent bien certainement la place que le jury leur a assignée et l’admiration dont ils ont été l’objet de la part des artistes compétens et des facteurs européens les plus renommés. Il est évident que M. ChikeringChickeringChickering : Jonas Chickering (Mason/New Hampshire, 5 avril 1798 – Boston, 8 décembre 1853) et son partenaire James Stewart fondèrent la fabrique de piano Chickering à Boston en 1823. Le partenariat fut dissout en 1826, James Stewart étant retourné en Europe. De 1827 à 1830, Jonas ChickerinLire la suite… et M. Steinway ont profité, l’un comme l’autre, des améliorations et des perfectionnemens obtenus depuis nombre d’années par la maison ErardErard, SébastienSebastian Erhard dit Sébastien Érard (Strasbourg, 5 avril 1752 – Passy, 5 août 1831), facteur de clavecins, de pianos et de harpes. Fils d’un ébéniste, il travailla dans l’atelier de son père et prit des cours de dessin, de géométrie et d’architecture. En 1768, il s’installa à ParLire la suite…, Pleyel-Wolff et BroadwoodBroadwoodBroadwood : John Broadwood (Cockburnspath/Écosse, 6 octobre 1732 – Londres, 17 juillet 1812) était un menuisier et ébéniste écossais qui vint à Londres en 1761 pour travailler dans l’atelier du facteur de clavecin Burkat Shudi (Schwanden/Canton de Glarus en Suisse, 13 mars 1702 – LondreLire la suite…, de Londres ; on m’a dit qu’ils en conviennent eux-mêmes avec une franchise qui les honore ; peut-être aussi la magnifique sonorité de leurs instrumens tient-elle en grande partie aux bois qu’ils emploient et qu’ils peuvent choisir parmi cette infinie variété d’essences que produisent les forêts de l’Amérique du Sud ; mais il n’en est pas moins vrai que M. ChikeringChickeringChickering : Jonas Chickering (Mason/New Hampshire, 5 avril 1798 – Boston, 8 décembre 1853) et son partenaire James Stewart fondèrent la fabrique de piano Chickering à Boston en 1823. Le partenariat fut dissout en 1826, James Stewart étant retourné en Europe. De 1827 à 1830, Jonas ChickerinLire la suite… et M. Steinway ont fait faire à leur industrie, à leur art, des progrès réels qui attestent à la fois l’étendue de leurs connaissances spéciales, l’infatigable persévérance de leurs recherches, l’habileté et les intelligentes aptitudes de leurs coopérateurs ; autrefois on eût dit plus simplement de leurs ouvriers.

Je ne pense pas que le succès des pianos américains, dont le prix est relativement très élevé, affaiblisse le moins du monde l’importance des maisons BroadwoodBroadwoodBroadwood : John Broadwood (Cockburnspath/Écosse, 6 octobre 1732 – Londres, 17 juillet 1812) était un menuisier et ébéniste écossais qui vint à Londres en 1761 pour travailler dans l’atelier du facteur de clavecin Burkat Shudi (Schwanden/Canton de Glarus en Suisse, 13 mars 1702 – LondreLire la suite…, ErardErard, SébastienSebastian Erhard dit Sébastien Érard (Strasbourg, 5 avril 1752 – Passy, 5 août 1831), facteur de clavecins, de pianos et de harpes. Fils d’un ébéniste, il travailla dans l’atelier de son père et prit des cours de dessin, de géométrie et d’architecture. En 1768, il s’installa à ParLire la suite…, Pleyel-Wolff et consorts, et jusqu’à nouvel ordre celles-ci enverront encore plus de pianos en Amérique qu’il ne viendra en Europe de pianos fabriqués à Boston ou à New-York.

Trois médailles d’or ont été décernées à M. BroadwoodBroadwoodBroadwood : John Broadwood (Cockburnspath/Écosse, 6 octobre 1732 – Londres, 17 juillet 1812) était un menuisier et ébéniste écossais qui vint à Londres en 1761 pour travailler dans l’atelier du facteur de clavecin Burkat Shudi (Schwanden/Canton de Glarus en Suisse, 13 mars 1702 – LondreLire la suite…, à M. Ph. HerzHerz, Henri H.Henri Herz (Vienne, 6 janvier 1803 – Paris, 5 janvier 1888), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec son père, Jacques Herz, puis avec Louis-Barthélemy Pradher au Conservatoire de Paris et obtint un premier prix en 1817. Il fonda une manufacture de pianos en 1825 en association avec leLire la suite… neveu et à M. StreicherStreicherPianos Streicher : Anna Maria Streicher née Stein, dite Nanette Stein (Augsbourg, 2 janvier 1769 – Vienne, 16 janvier 1833) était la fille du facteur de pianos Johann Andreas Stein, qui lui enseigna le piano. Elle se produisit comme pianiste dans des concerts à Augsbourg tout en apprenant le mLire la suite…, de Vienne, facteur de S. M. l’empereur d’Autriche. Les pianos viennois ont d’excellentes qualités de sonorité et sont bien supérieurs aux pianos qui nous ont été envoyés de Berlin, où les instrumens de musique ne sont pas ceux que l’on cherche le plus à perfectionner aujourd’hui ; la médaille d’argent accordée a MM. SchiedmayerSchiedmayerJ. & P. Schiedmayer. Cette manufacture fut fondée en 1853 par Julius Schiedmayer (Stuttgart, 17 février 1822 – Stuttgart, février 1878) et son frère Paul Schiedmayer (Kissingen, 1829 – Stuttgart, 18 juin 1890). Elle produisit d’abord des harmoniums puis à partir de 1860 des pianos quiLire la suite… et fils de Stuttgart pourrait bien être dorée à l’Exposition prochaine ; quant aux instrumens anglais, leur réputation date de trop loin pour que j’aie à en faire l’éloge. Personne n’ignore que MM. ErardErard, SébastienSebastian Erhard dit Sébastien Érard (Strasbourg, 5 avril 1752 – Passy, 5 août 1831), facteur de clavecins, de pianos et de harpes. Fils d’un ébéniste, il travailla dans l’atelier de son père et prit des cours de dessin, de géométrie et d’architecture. En 1768, il s’installa à ParLire la suite…, Pleyel-Wolff et Henri HerzHerz, Henri H.Henri Herz (Vienne, 6 janvier 1803 – Paris, 5 janvier 1888), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec son père, Jacques Herz, puis avec Louis-Barthélemy Pradher au Conservatoire de Paris et obtint un premier prix en 1817. Il fonda une manufacture de pianos en 1825 en association avec leLire la suite… pareillement, sont mis hors concours par leurs succès passés : des médailles de bronze et des mentions honorables ont été accordées à leurs coopérateurs, et M. SchaefferSchaeffer, Antoine-EugèneAntoine-Eugène Schaeffer (Strasbourg, 14 février 1809 – Passy, 27 janvier 1873), avocat, bâtonnier, facteur de pianos. Il fit des études de droit et s’inscrivit au barreau de Strasbourg dont il devint bâtonnier. Le 24 octobre 1835, il épousa Elisabeth-Laure Février dont la sœur Elisabeth-LLire la suite…, le chef actuel de la maison ErardErard, SébastienSebastian Erhard dit Sébastien Érard (Strasbourg, 5 avril 1752 – Passy, 5 août 1831), facteur de clavecins, de pianos et de harpes. Fils d’un ébéniste, il travailla dans l’atelier de son père et prit des cours de dessin, de géométrie et d’architecture. En 1768, il s’installa à ParLire la suite…, a reçu la croix de la Légion d’honneur. Un piano dont j’ai pu admirer l’élégance et la moelleuse sonorité a été envoyé de Madrid  par M. EslavaEslava, Bonifacio SanmartinBonifacio Sanmartin Eslava (Burlata/Navarre, ? 1829 – Madrid, ? 1882), violoncelliste, éditeur et facteur de piano. Il reçut son éducation musicale auprès de son oncle maternel, le compositeur Hilarion Eslava, d’abord à Pampelune puis, à partir de 1844, à Madrid, où son oncle fut nommLire la suite…. Ce piano, destiné au prince des Asturies, a valu à M. EslavaEslava, Bonifacio SanmartinBonifacio Sanmartin Eslava (Burlata/Navarre, ? 1829 – Madrid, ? 1882), violoncelliste, éditeur et facteur de piano. Il reçut son éducation musicale auprès de son oncle maternel, le compositeur Hilarion Eslava, d’abord à Pampelune puis, à partir de 1844, à Madrid, où son oncle fut nommLire la suite… une médaille d’argent. J’ai peu de choses à dire des pianos qui se jouent à l’aide d’une mécanique plus ou moins ingénieuse, et qui ont été adoptés par quelques salons où l’on aime la musique facile ; ils ont, il est vrai, l’avantage de supprimer l’exécutant ; mais un nouveau progrès reste à réaliser : c’est de supprimer l’instrument.

La lutherie française est très honorablement représentée à l’Exposition universelle par M. GandGand, Charles-Nicolas-EugèneCharles-Nicolas-Eugène Gand (Paris, 5 juin 1825 – Boulogne près de Paris, 5 février 1892), luthier. Il apprit son métier auprès de son père le luthier Charles-François Gand, dit Gand père, et devint associé avec son frère Charles-Adolphe Gand dans la firme Gand Frères en 1855. La même Lire la suite… et M. VuillaumeVuillaume, Jean-BaptisteJean-Baptiste Vuillaume (Mirecourt/Vosges, 7 octobre 1798 – Paris, 19 février 1875), luthier. Né dans une famille de luthiers, il apprit d’abord son métier avec son père à Mirecourt. En 1818, il se rendit à Paris, où il continua son apprentissage d’abord dans l’atelier de François ChLire la suite…. Ce dernier surtout a dans sa vitrine des spécimens qui laissent derrière eux, et fort loin, tous les instrumens du même genre fabriqués aujourd’hui en Allemagne et en Italie. Je ferai cependant une exception pour les violons imités de Stradivarius et de Guarnérius par M. Jean HaselwanderHaselwander, JohannJohann Haselwander (Krün près de Mittenwald/Haute-Bavière, 1824 – Munich, 1884), luthier. Il était le fils adoptif du luthier Ignace Simon qui lui apprit son métier. En 1832, grâce à la protection du duc Maximilien de Bavière, il obtint d’ouvrir à Munich un atelier pour la production deLire la suite…, de Munich, et pour ceux de MM. Henri Ceruti et Antoine GaglianoGagliano, AntonioAntonio Galgliano (Naples, 1791 – Naples, 1860), luthier. Il était avec ses frères, Raffaele et Antonio la quatrième génération de la famille Gagliano luthiers de Naples. Avec son frère Raffaele ils produisirent de nombreux violons et violoncelles sur le modèle des instruments de StradivariLire la suite…, où la recherche des procédés employés par les anciens luthiers italiens est tout aussi évidente. M. VuillaumeVuillaume, Jean-BaptisteJean-Baptiste Vuillaume (Mirecourt/Vosges, 7 octobre 1798 – Paris, 19 février 1875), luthier. Né dans une famille de luthiers, il apprit d’abord son métier avec son père à Mirecourt. En 1818, il se rendit à Paris, où il continua son apprentissage d’abord dans l’atelier de François ChLire la suite…, qui possède un des plus beaux Stradivarius connus, et qui a fait plusieurs voyages en Italie pour recueillir des documens authentiques concernant cet habile artiste, essaie, lui aussi, de surprendre le secret de l’admirable sonorité des violons de Crémone ; mais on voit que M. VuillaumeVuillaume, Jean-BaptisteJean-Baptiste Vuillaume (Mirecourt/Vosges, 7 octobre 1798 – Paris, 19 février 1875), luthier. Né dans une famille de luthiers, il apprit d’abord son métier avec son père à Mirecourt. En 1818, il se rendit à Paris, où il continua son apprentissage d’abord dans l’atelier de François ChLire la suite… apporte dans ses recherches plus que de la patience et de l’érudition : il y apporte aussi l’appoint de ses facultés personnelles et de sa longue expérience. Il sait que la qualité du bois, l’épaisseur des éclisses, la courbure des voûtes, le dessin des ouïes, en un mot la parfaite harmonie entre toutes les parties de l’instrument ne suffisaient pas pour donner aux violons d’Antonio Stradivari cette pureté et cette ampleur de son qui, depuis lui, n’ont jamais été égalées ; un vernis dont la recette est perdue était le complément indispensable de la brillante sonorité de ces instrumens. Ce précieux vernis, M. VuillaumeVuillaume, Jean-BaptisteJean-Baptiste Vuillaume (Mirecourt/Vosges, 7 octobre 1798 – Paris, 19 février 1875), luthier. Né dans une famille de luthiers, il apprit d’abord son métier avec son père à Mirecourt. En 1818, il se rendit à Paris, où il continua son apprentissage d’abord dans l’atelier de François ChLire la suite… le retrouvera peut-être un jour ; M. GrivelGrivel, Laurent-VictorLaurent-Victor Grivel (Saint-Marcelin/Isère, 1er juin 1801 – Grenoble, 21 mai 1870), professeur de musique. Il épousa Louise-Félicité Mougenot le 25 mars 1837 à Romans-sur-Isère/Drôme. Il publia un Air montagnard varié pour violon avec accompagnement de piano chez Lemoine en 1841 et une éLire la suite…, artiste grenoblois, prétend en avoir découvert le secret, et, d’après lui, Stradivarius n’en était point l’inventeur. « Un droguiste, un apothicaire, dit M. GrivelGrivel, Laurent-VictorLaurent-Victor Grivel (Saint-Marcelin/Isère, 1er juin 1801 – Grenoble, 21 mai 1870), professeur de musique. Il épousa Louise-Félicité Mougenot le 25 mars 1837 à Romans-sur-Isère/Drôme. Il publia un Air montagnard varié pour violon avec accompagnement de piano chez Lemoine en 1841 et une éLire la suite… dans une brochure publiée à Grenoble, en fabriquait pour les besoins de chacun, et Stradivarius, le grand Antonio Stradivari, comme on l’appelait, portait sa bouteille lui-même quand il allait à la provision, pour que son compère l’apothicaire, suo compadre del speziale, ne lui donnât pas le fond du pot. » Naturellement M. GrivelGrivel, Laurent-VictorLaurent-Victor Grivel (Saint-Marcelin/Isère, 1er juin 1801 – Grenoble, 21 mai 1870), professeur de musique. Il épousa Louise-Félicité Mougenot le 25 mars 1837 à Romans-sur-Isère/Drôme. Il publia un Air montagnard varié pour violon avec accompagnement de piano chez Lemoine en 1841 et une éLire la suite… ne dit pas quelles substances entrent dans la composition de son vernis : il se contente d’affirmer que l’application de cet enduit sur des instrumens « faits dans les proportions primitives et avec les épaisseurs originelles du maître, leur permet de lutter sans désavantage, pour toutes les qualités du son, avec ceux de l’école italienne et, pour la transparence et la beauté du coloris, avec les plus beaux stradivarius. » La Société de statistique des sciences et des arts de Grenoble a été de cet avis, car les conclusions de son rapport sont tout à fait favorables à la découverte de M. Grivel Grivel, Laurent-VictorLaurent-Victor Grivel (Saint-Marcelin/Isère, 1er juin 1801 – Grenoble, 21 mai 1870), professeur de musique. Il épousa Louise-Félicité Mougenot le 25 mars 1837 à Romans-sur-Isère/Drôme. Il publia un Air montagnard varié pour violon avec accompagnement de piano chez Lemoine en 1841 et une éLire la suite…: je citerai deux extraits de ce rapport, rédigé par M. BoistelBoistel, Alphonse-Bérthélémy-MartinAlphonse-Bérthélémy-Martin Boistel (Paris, 24 décembre 1836 – Paris, 10 octobre 1908), Docteur en droit. Reçu en 1863, agrégé en 1864, il fut chargé de cours à la Faculté de Droit de Grenoble, et rapporteur à la Société de statistique, des sciences et des arts de Grenoble. Il fut ProfLire la suite…, professeur à l’Ecole de Droit de Grenoble. Voici le premier :

« Une autre qualité infiniment précieuse que possède au plus haut degré les instrumens de M. GrivelGrivel, Laurent-VictorLaurent-Victor Grivel (Saint-Marcelin/Isère, 1er juin 1801 – Grenoble, 21 mai 1870), professeur de musique. Il épousa Louise-Félicité Mougenot le 25 mars 1837 à Romans-sur-Isère/Drôme. Il publia un Air montagnard varié pour violon avec accompagnement de piano chez Lemoine en 1841 et une éLire la suite…, c’est la facilité de l’émission du son. Ils parlent sous le plus petit attouchement de l’archet, immédiatement, sans le moindre effort. De là une délicatesse très grande, la possibilité de rendre les pianos avec la plus grande finesse, de réduire la voix de l’instrument au plus léger murmure, un souffle de l’air, pour ainsi dire, tout en lui conservant sa netteté et sa portée. » Jusqu’ici, rien de mieux, le vernis opère comme un charme ; mais M. BoistelBoistel, Alphonse-Bérthélémy-MartinAlphonse-Bérthélémy-Martin Boistel (Paris, 24 décembre 1836 – Paris, 10 octobre 1908), Docteur en droit. Reçu en 1863, agrégé en 1864, il fut chargé de cours à la Faculté de Droit de Grenoble, et rapporteur à la Société de statistique, des sciences et des arts de Grenoble. Il fut ProfLire la suite… ajoute : « Cette qualité aurait pour premier effet, si elle était généralisée, de nous affranchir de cette malheureuse sourdine, aveu d’impuissance de la lutherie moderne, qui ne peut modérer le son qu’en altérant sa nature, en lui donnant quelque chose de strident et de nasillard. » Ah ! monsieur le professeur, pourquoi avez-vous écrit cette phrase ? La sourdine ne produit un effet strident et nasillard que dans les forte ; mais alors c’est un effet particulier, voulu par le compositeur, un effet que Gluck, par exemple, a employé très heureusement au troisième acte d’Orphée ; mais, dans les pianos, la sourdine donne au contraire au son de l’instrument un caractère vaporeux et poétique dont vous avez peut-être été charmé, sans vous en expliquer la cause, si vous avez entendu l’ouverture d’Oberon de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite…, le Songe d’une Nuit d’été de Mendelssohn, et le Faust de M. Hector Berlioz. Je vous cite des œuvres qui ne jouissent peut-être pas d’une très grande popularité à Grenoble, mais qui de doivent pas y être absolument inconnues.

Vous poursuivez ainsi :

« C’est peut-être aussi là que se trouverait le remède à un mal universel, véritable cauchemar des artistes et des amateurs de théâtre, à l’impossibilité où l’on parait être d’accompagner doucement la voix des chanteurs, et surtout celle des chanteuses…Comment voulez-vous que quarante ou cinquante instrumens à cordes, comme à l’Opéra, aux Italiens ou à l’Opéra-Comique, n’écrasent pas la voix, s’ils sont obligés d’appuyer tant soit peu sur la corde pour la faire parler ? »

Vous êtes un peu sévère, monsieur le professeur, pour les exécutans de nos théâtres lyriques. Permettez-moi de vous dire qu’un chef habile peut toujours obtenir d’un orchestre bien discipliné les nuances de piano et de forte indiquées dans la partition ; que le quatuor, un quatuor bien nourri, est l’âme d’un bon orchestre, et que ce ne sont pas en général les instrumens à cordes qui écrasent la voix des chanteurs : ce sont les cuivres, dont on abuse beaucoup trop aujourd’hui, et auxquels l’avenir, grâce au prétendu perfectionnement apporté à ces instrumens par le système des pistons, réserve un rôle bien plus assourdissant encore.

Je ne sais ce qu’il est advenu du vernis de M. Grivel Grivel, Laurent-VictorLaurent-Victor Grivel (Saint-Marcelin/Isère, 1er juin 1801 – Grenoble, 21 mai 1870), professeur de musique. Il épousa Louise-Félicité Mougenot le 25 mars 1837 à Romans-sur-Isère/Drôme. Il publia un Air montagnard varié pour violon avec accompagnement de piano chez Lemoine en 1841 et une éLire la suite…: on m’a assuré que les expériences faites devant le jury parisien, composé en grande partie d’hommes spéciaux, n’ont pas eu le même succès que celles qui ont eu lieu à Grenoble devant les notabilités scientifiques du département de l’Isère.

Je viens de parler du système des pistons, lequel, appliqué depuis longtemps aux trompettes, va être bientôt d’un usage général pour tous les instrumens de cuivre. Plus de trombones à coulisse, plus de cors à cylindre ; nous allons adopter maintenant les trombones et les cors à pistons, et c’est d’après ce système nouveau que sont fabriqués la presque totalité de ceux qui figurent à l’Exposition universelle. M. Adolphe SaxSax, AdolpheAntoine-Joseph Sax dit Adolphe Sax (Dinant, 6 novembre 1814 – Paris, 7 février 1894), facteur d’instruments à vent. Il fit son apprentissage dans l’atelier de son père, également facteur d’instruments à vent, à Bruxelles et étudia la flute et la clarinette. Il s’installa à Paris en juLire la suite…, l’infatigable inventeur, nous en fournit les spécimens les plus intéressants et les plus nombreux. Outre les instrumens de sa famille (les saxhorns, les saxotrombas, les saxtubas et les saxophones), il expose des cornets à pistons dépendans et indépendans, des cornets à clefs et à pistons, des trombones et des cors également munis de pistons, des instrumens à six pistons ascendans et tubes indépendans, et bien d’autres encore qui rentrent dans la série des instrumens de cuivre perfectionnés. M. Adolphe SaxSax, AdolpheAntoine-Joseph Sax dit Adolphe Sax (Dinant, 6 novembre 1814 – Paris, 7 février 1894), facteur d’instruments à vent. Il fit son apprentissage dans l’atelier de son père, également facteur d’instruments à vent, à Bruxelles et étudia la flute et la clarinette. Il s’installa à Paris en juLire la suite… dit lui-même, dans une brochure dont il a bien voulu me communiquer l’épreuve, que le dernier terme de ses recherches en ce qui concerne les instrumens de cuivre a été « l’application à ces instrumens du système de six pistons ascendans à tubes indépendans. Dans ce système, les pistons agissent toujours isolément, ne s’ajoutent jamais ensemble au corps principal de l’instrument ; les longueurs de leurs tubes restent donc toujours entre elles dans des rapports absolument exacts, et la gamme chromatique engendrée, sans autre lacune que celle qui surmonte les pédales par les séries harmoniques de sept tubes, est juste dans toute son étendue. » – Ce qui suit est moins technique, mais beaucoup plus caractéristique :

« L’exécution est devenue si facile sur les instrumens à six pistons que les artistes sont arrivés, au bout de quelques mois d’étude, à jouer des solos et des concertos hérissés de traits rapides, de gammes diatoniques et chromatiques, de sauts, d’arpèges, de dessins et d’ornemens de toute sorte, avec une rapidité, une fluidité que pourraient leur envier les meilleurs chanteurs ou les plus habiles virtuoses sur les instrumens les plus favorisés sur ce point, tels que la flûte, le violon, le piano, etc. »

A ceux qui disent : voilà où est le progrès, on peut répondre : voilà où est le danger. C’est ce que je répondis à M. Adolphe SaxSax, AdolpheAntoine-Joseph Sax dit Adolphe Sax (Dinant, 6 novembre 1814 – Paris, 7 février 1894), facteur d’instruments à vent. Il fit son apprentissage dans l’atelier de son père, également facteur d’instruments à vent, à Bruxelles et étudia la flute et la clarinette. Il s’installa à Paris en juLire la suite… lorsqu’il me fit entendre il y a quelques années un trombone à pistons sur lequel un artiste, fort habile du reste, exécutait des variations qui semblaient avoir été écrites pour le basson ou la clarinette. J’admets, ce qui n’est pas, que le trombone à pistons a l’éclatante sonorité du trombone à coulisse, et que le cor à pistons a toutes les qualités et toutes les variétés de timbre du cor à cylindre ; mais plus il sera facile d’écrire pour ces instrumens, et plus on en abusera : on leur donnera dans l’orchestre une importance toute différente de celle qu’ils doivent avoir, et on aura modifié leur rôle en altérant leur physionomie. Ces notes étincelantes de la trompette ordinaire, qui étaient comme des points lumineux placés dans l’orchestre, ne s’entendent plus guère aujourd’hui que les cornets à pistons y chantent des cavatines ; à leur tour les trombones vont chanter comme les cornets, et tandis que les compositeurs se préoccupaient jadis d’écrire pour le cor d’une manière spéciale, de combiner des tons différens, de savoir si tel timbre devait être préféré à tel autre, tandis que le soliste affirmait sa virtuosité par les difficultés que lui offrait le passage des notes ouvertes aux notes bouchées, et vice versa, on évitera maintenant, à l’aide des pistons, toutes ces combinaisons, toutes ces préoccupations et toutes ces difficultés.

Il n’y aura plus de lacunes dans la gamme du cor ; c’est un avantage, je le veux bien ; mais la poésie de l’instrument est perdue. N’est-il pas évident aussi que le même système de pistons appliqué à des instrumens différens, bien qu’appartenant à la même catégorie, doit avoir pour conséquence inévitable d’atténuer la variété de leurs timbres ? J’ai été frappé de cet inconvénient en Allemagne, où la plupart des orchestres ont adopté depuis quelques années déjà les trombones et les cors à pistons, ceux-ci particulièrement comme étant indispensables à l’exécution des opéras de M. Richard WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite…, beaucoup plus appréciés, on le sait, sur la rive droite que sur la rive gauche du Rhin. Si je m’adressais seulement à des musiciens de profession, je n’aurais pas besoin de leur dire que le cor à pistons n’est point une invention récente : c’est Henri Stœlzel, corniste né à Breslau, qui le premier en 1806 (M. FétisFétis, Francois-JosephFrançois-Joseph Fétis (Mons, 25 mars 1784 – Bruxelles, 26 mars 1871), compositeur, théoricien et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris le piano avec Boieldieu et Pradher et l’harmonie avec Rey et obtint un deuxième prix de composition en 1807. Après avoir occupé des postes à BoLire la suite… dit en 1814) adapta deux pistons à la pomme du cor, de manière à fournir à cet instrument des notes ouvertes sur tous les degrés de l’échelle chromatique, supprimant ainsi les notes bouchées, ou du moins laissant l’exécutant la faculté de les employer dans des effets spéciaux. Stœlzel fit entendre son nouvel instrument dans un concert qu’il donna à Leipzig, et le roi de Prusse lui accorda un brevet. Mais ni BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… ni WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite…, contemporains de Stœlzel, ne profitèrent de son invention, qui d’ailleurs, il faut bien le reconnaître, n’était pas arrivée d’emblée à toute la perfection désirable. Après Schlott, facteur d’instruments de cuivre à Berlin, et SchusterSchüster, Carl GottlobCarl Gottlob Schüster ( ?- ?), facteur d’instruments à vent. Il travailla dans la ville de Karlsruhe et en 1820 ajouta deux pistons sur les trompettes permettant de baisser une note d’un demi-ton ou d’un ton entier.Lire la suite…, autre facteur d’instruments de cuivre à Karlsruhe, lesquels améliorèrent le procédé de Stœlzel, M. MeifredMeifred, Joseph-PierreJoseph-Pierre Meifred (Colmar, 13 novembre 1791 – Paris, 28 août 1867), corniste, professeur et inventeur. Il étudia le cor au Conservatoire de Paris avec Frédéric-Nicolas Duvernoy puis avec Louis-François Dauprat et obtint un 1er prix en 1818. Il fut membre de l’orchestre du Théâtre-ItalLire la suite…, professeur de cor à pistons au Conservatoire (il y a une classe de cor à pistons au Conservatoire), ajouta ses travaux à ceux de ses devanciers ; mais c’est à M. Adolphe SaxSax, AdolpheAntoine-Joseph Sax dit Adolphe Sax (Dinant, 6 novembre 1814 – Paris, 7 février 1894), facteur d’instruments à vent. Il fit son apprentissage dans l’atelier de son père, également facteur d’instruments à vent, à Bruxelles et étudia la flute et la clarinette. Il s’installa à Paris en juLire la suite… que revient le mérite d’avoir porté cet instrument à son dernier degré de perfection. Certes je rends pleine justice au talent, à l’habileté, à la persévérance de M. Adolphe Sax Sax, AdolpheAntoine-Joseph Sax dit Adolphe Sax (Dinant, 6 novembre 1814 – Paris, 7 février 1894), facteur d’instruments à vent. Il fit son apprentissage dans l’atelier de son père, également facteur d’instruments à vent, à Bruxelles et étudia la flute et la clarinette. Il s’installa à Paris en juLire la suite…: c’est un inventeur qui aurait bravé les persécutions de Saint-Office, et qui, vivant à notre époque, ne redoute ni les critiques ni les procès ; si je repousse énergiquement les efforts qu’il fait pour introduire les instrumens à pistons dans l’orchestre, c’est parce que je suis convaincu que préconiser ces instrumens, c’est rendre l’abus inévitable. Les maîtres en useront sans doute avec ménagement et sobriété ; mais il n’en sera pas de même des compositeurs inexpérimentés, qui s’arrêteront difficilement dans la voix périlleuse ouverte aujourd’hui devant eux. Avec les instrumens à pistons nous nous éloignerons de plus en plus de cette éclatante sonorité, de cette simplicité grandiose et de cette clarté merveilleuse qui caractérisent l’instrumentation de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite… et celle de Weber Weber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite…; dans les partitions de l’avenir il y aura seulement plus de notes.