FEUILLETON DU JOURNAL DES DÉBATS
DU 25 JANVIER 1874.
REVUE MUSICALE.
L’Opéra au Théâtre-Italien. — Le MessieMessiah (Messie)Messiah (Messie), HWV 56, oratorio en trois parties pour solistes, chœur et orchestre sur un texte tiré des Saintes Ecriture par Charles Jennens et mis en musique par George Frideric Haendel et créé le 13 avril 1742 au Great Music Hall de la rue Fishamble de Dublin.En mars 1789, Wolfgang AmaLire la suite…, de HændelHandel, Georges FredericGeorge Frideric Haendel (Halle, 23 février 1685 – Londres, 14 avril 1759), compositeur. Il étudia la composition avec Friedrich Wilhelm Zachow, organiste à Halle. En 1703, il accepta le poste de violoniste dans l’orchestre de Hambourg. C’est là qu’il composa son premier opéra, Almira (1Lire la suite…, au Cirque des Champs-Elysées. — Recueil de vingt mélodies, par M. Georges Bizet. — Recueil de mélodies, par M. Antony de ChoudensChoudens, AntonyAntony Choudens (Paris, 11 février, 1849 – Fontainebleau, 15 juillet 1902), compositeur. Deuxième fils d’Antoine de Choudens, il fut associé en 1874, tout comme son frère aîné Paul, à la maison d’édition familiale. Cependant, Antony se retira de l’affaire en 1885. Il étudia la compoLire la suite….
THÉATRE-ITALIEN : La Cenerentola.Cenerentola, LaLa Cenerentola ossia la bontà in trionfo (Cendrillon ou La Bonté triomphante), dramma giocoso en deux actes sur un livret en italien de Jacopo Ferretti mis en musique par Gioachino Rossini et créé au Théâtre Valle à Rome le 25 janvier 1817.Lire la suite…
L’installation de l’Opéra à la salle Ventadour est un fait accompli. L’Opéra est-il là comme chez lui ? Non, assurément. On sent qu’il y est mal à l’aise, qu’il n’y a pas ses coudées franches, et quelqu’un disait au foyer, après le premier acte de Don Juan : « Les artistes de l’Opéra, chantant aux Italiens, me font l’effet d’étrangers donnant une fête dans un hôtel garni. » Le Théâtre-Italien, qui n’a jamais brillé par le luxe de son ameublement, ne peut qu’être flatté de la comparaison.
Enfin, nous avons été témoin lundi dernier d’un événement qui n’a peut-être pas eu les proportions auxquelles on s’attendait, précisément parce qu’on l’avait trop longtemps attendu. Les représentations de l’Opéra, au lendemain de l’incendie, eussent provoqué de la part du public un élan sympathique qui depuis deux mois a eu le temps de se calmer. Encore quelques discussions, quelques hésitations (il faut y regarder à deux fois avant de se lancer dans une entreprise périlleuse), et nous étions privés indéfiniment du plaisir d’entendre le TrouvèreTrouvère, LeLe Trouvère, opéra en quatre actes sur un livret en français d’Emilien Pacini traduit du livret en italien de Salvatore Cammarano, Il trovatore, mis en musique par Giuseppe Verdi. La version en français fut créée d’abord au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles le 20 mai 1856 puis a l’Op�Lire la suite…, la FavoriteFavorite, LaLa Favorite, opéra en quatre actes sur un livret de Alphonse Royer et Gustave Vaëz mis en musique par Gaetano Donizetti et créé à l’Opéra de Paris le 2 décembre 1840.Lire la suite… et le Marché des Innocens.Marché des Innocents, LeLe Marché des Innocents, ballet fantastique en un acte sur un livret et une chorégraphie de Marius Petipa et une musique de Cesare Pugni. L’œuvre fut créée au Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg le 23 avril 1859 et à l’Opéra de Paris le 29 mai 1861.Lire la suite… Les dilettantes les plus convaincus et les amateurs de ballets en avaient déjà pris leur parti. Et à ceux qui continuaient de gémir sur la perte à jamais regrettable de la salle Le Peletier, on répondait : « Pourquoi vous plaindre, puisque la plupart de nos théâtres de genre sont convertis en théâtres lyriques ? On fait de la musique aux Variétés, on en fait à la Renaissance, on en fait à la Gaîté, on en a fait surtout aux Folies-Dramatiques, on en fait partout. Et cela, sans compter les concerts du Cirque d’hiver et les concerts du Cirque d’été, les concerts du Châtelet et les concerts du Casino où l’œil est réjoui et l’oreille charmée.
Maintenant que l’Opéra est à la salle Ventadour, on nous dit : Pourquoi n’est-il pas allé au Châtelet ? Il n’est pas allé au Châtelet parce que, d’abord, c’était un peu loin, et puis parce que la direction de ce théâtre a voulu faire à la direction de l’Opéra des conditions par trop léonines, tandis que M. StrakoschStrakosch, MauriceMaurice Strakosch (Gross-Seelowitz aujourd’hui Židlochovice, 15 janvier 1825 – Paris, 9 octobre 1887), compositeur, professeur de chant et impresario. Il se produisit dès l’âge de douze ans comme pianiste dans un concerto de Johann Nepomuk Hummel à Brno. Il étudia la composition à VienneLire la suite…, ému par le désastre qui venait de frapper notre première scène lyrique, s’est montré le plus conciliant des hommes d’affaires : il a loué sa salle au directeur de l’Opéra moyennant la bagatelle de 240,000 fr. par an, c’est-à-dire le double de ce qu’il paie lui-même pour la location de l’immeuble. Si ému que soit un entrepreneur, cela ne peut l’empêcher d’envisager à son véritable point de vue la question matérielle, la question d’intérêt. Or M. StrakoschStrakosch, MauriceMaurice Strakosch (Gross-Seelowitz aujourd’hui Židlochovice, 15 janvier 1825 – Paris, 9 octobre 1887), compositeur, professeur de chant et impresario. Il se produisit dès l’âge de douze ans comme pianiste dans un concerto de Johann Nepomuk Hummel à Brno. Il étudia la composition à VienneLire la suite… a tout de suite compris que les représentations de l’Opéra à la salle Ventadour seraient à la fois un embarras et une concurrence, un embarras évident et une concurrence dont, à dessein, il s’est peut- être quelque peu exagéré la portée. Mais s’il a demandé 240,000 fr. et qu’on les lui ait accordés, il faut croire qu’à ce marché-là (il ne s’agit plus ici du Marché des Innocens)Marché des Innocents, LeLe Marché des Innocents, ballet fantastique en un acte sur un livret et une chorégraphie de Marius Petipa et une musique de Cesare Pugni. L’œuvre fut créée au Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg le 23 avril 1859 et à l’Opéra de Paris le 29 mai 1861.Lire la suite…, chacun a trouvé son compte.
Depuis l’incendie de l’Opéra nous ne passions jamais après minuit dans la rue Le Peletier sans nous arrêter attristés devant ces ruines auxquelles un rayon de lune donnait un aspect fantastique. Il semblait qu’une plainte lugubre sortît des profondeurs des voûtes effondrées. Et par un effet d’hallucination qui s’explique aisément, nos yeux apercevaient au loin la silhouette d’un homme, d’un fantôme drapé à la manière des héros antiques, et se tenant debout, une canne à la main, au milieu des décombres.
Aujourd’hui Marius ne pleure plus sur les ruines de Carthage : la vision a disparu.
Le directeur de l’Opéra est sorti victorieux, je ne dirai pas d’une lutte, mais d’une situation difficile, et, quelle que fût la force de son droit, il faut croire que le ciel l’a beaucoup aidé.
Son premier acte, en ressaisissant le sceptre qui avait failli lui échapper, a été un acte de bonne administration, j’allais dire de bonne politique. Quand on se sent fléchir sous un pouvoir trop lourd, on le partage ; cela vaut mieux que d’abdiquer. Nous n’avons donc point été surpris en apprenant que le directeur de l’Opéra s’était adjoint un coopérateur, un homme d’intelligence et d’initiative, d’une capacité notoire, et que des circonstances malheureuses ont seules pu empêcher d’arriver à une haute fortune. Si la responsabilité du directeur de l’Opéra reste la même vis-à-vis du gouvernement, la nomination de M. CarvalhoCarvalho, LéonLéon Cavaille, dit Carvalho (Port-Louis/ Île Maurice, 18 janvier 1825 – Paris, 29 décembre 1897), baryton et directeur.Après de bonnes études de chant au Conservatoire de Paris, il débuta le 2 Juin 1849 dans Scapin de Gilles ravisseur (Grisar) à l’Opéra-comique et tint plusieurs rôlesLire la suite… aux fonctions de directeur de la scène n’en est pas moins un fait qui, en dehors des choses officielles, a son importance et sa signification.
Les nouvellistes avaient été plus loin, et il résulterait d’un démenti catégorique adressé à plusieurs journaux, qu’ils avaient été trop loin. Il ne s’agissait plus seulement de l’adjonction d’un spécialiste (je demande pardon du mot) à la nouvelle direction de l’Opéra : on parlait d’un troisième triumvir, et on donnait à celui-là mieux qu’une influence occulte : on lui donnait un caractère officiel. Il allait être proposé à l’acceptation du ministre, si ce n’était déjà fait. Tout cela n’était qu’un faux bruit ; on avait eu le tort de confondre des relations purement « amicales » avec des relations d’affaires. On avait eu, par-dessus tout, le tort de croire que le ministre des beaux-arts pourrait se prêter à une combinaison qui devait infailliblement faire sacrifier un jour ou l’autre les intérêts de l’art à un intérêt personnel, disons le mot, à un intérêt de boutique. L’associé que l’on prêtait, bien gratuitement, au directeur de l’Opéra est un de nos plus honorables éditeurs de musique. Psyché et la Perle du Brésil font partie de son fonds commercial, fort bien achalandé, du reste.
Il était assez naturel que M. CarvalhoCarvalho, LéonLéon Cavaille, dit Carvalho (Port-Louis/ Île Maurice, 18 janvier 1825 – Paris, 29 décembre 1897), baryton et directeur.Après de bonnes études de chant au Conservatoire de Paris, il débuta le 2 Juin 1849 dans Scapin de Gilles ravisseur (Grisar) à l’Opéra-comique et tint plusieurs rôlesLire la suite… entrant à l’Opéra, Mme CarvalhoCarvalho, LéonLéon Cavaille, dit Carvalho (Port-Louis/ Île Maurice, 18 janvier 1825 – Paris, 29 décembre 1897), baryton et directeur.Après de bonnes études de chant au Conservatoire de Paris, il débuta le 2 Juin 1849 dans Scapin de Gilles ravisseur (Grisar) à l’Opéra-comique et tint plusieurs rôlesLire la suite… y entrât avec lui. L’engagement de la célèbre cantatrice a été signé du soir au lendemain, et même plus rapidement encore, après un court instant d’hésitation de la part des directeurs de l’Opéra-Comique. Mme CarvalhoCarvalho, LéonLéon Cavaille, dit Carvalho (Port-Louis/ Île Maurice, 18 janvier 1825 – Paris, 29 décembre 1897), baryton et directeur.Après de bonnes études de chant au Conservatoire de Paris, il débuta le 2 Juin 1849 dans Scapin de Gilles ravisseur (Grisar) à l’Opéra-comique et tint plusieurs rôlesLire la suite… prendrait à l’Opéra la place que doit laisser vacante la retraite prochaine, et assurément bien prématurée, de Mlle Devriès. Si vous voulez en savoir davantage sur cette détermination regrettable, allez-le demander à la mairie de la rue Drouot, aux premiers bourgeons d’avril.
Une nouvelle dont je ne garantis pas l’authenticité, mais qui n’a pas encore été démentie, c’est 1’engagement de Mlle Gabrielle KraussKrauss, GabrielleGabrielle Krauss (Vienne, 24 mars 1842 – Paris, 6 janvier 1906), soprano. En 1853, elle entra au Conservatoire de Vienne pour étudier le piano, l’harmonie et les langues étrangères avant d’étudier le chant avec Mathilde Marchesi 1858. Elle obtint un 1er prix de piano, de chant et d’harmoLire la suite…. Avant la guerre, M. Emile PerrinPerrin, EmileÉmile Perrin (Rouen, 8 janvier 1814 – Paris, 8 octobre 1885), directeur. Il étudia la peinture avec le baron Antoine-Jean Gros et Paul Delaroche et exposa au Salon régulièrement de 1841 à 1848 tout en écrivant des critiques d’art dans les journaux. Le 1er Mai 1848 il succéda à Alexandre Lire la suite… s’était assuré le concours de la grande artiste ; le directeur actuel de l’Opéra a bien fait de se souvenir d’un des actes les plus habiles, malheureusement non suivi d’effet, de l’administration de son prédécesseur. Je n’ai rien à ajouter à tout ce que l’on a dit et à ce que chacun sait du talent de Mlle Krauss Krauss, GabrielleGabrielle Krauss (Vienne, 24 mars 1842 – Paris, 6 janvier 1906), soprano. En 1853, elle entra au Conservatoire de Vienne pour étudier le piano, l’harmonie et les langues étrangères avant d’étudier le chant avec Mathilde Marchesi 1858. Elle obtint un 1er prix de piano, de chant et d’harmoLire la suite…; quant à son accent tudesque, il n’a rien de particulièrement désagréable : le tout est de s’y habituer. Mlle KraussKrauss, GabrielleGabrielle Krauss (Vienne, 24 mars 1842 – Paris, 6 janvier 1906), soprano. En 1853, elle entra au Conservatoire de Vienne pour étudier le piano, l’harmonie et les langues étrangères avant d’étudier le chant avec Mathilde Marchesi 1858. Elle obtint un 1er prix de piano, de chant et d’harmoLire la suite… peut bien avoir la prétention de se faire entendre là où s’est fait comprendre Mme Borghi- MamoBorghi-Mamo, AdelaïdeAdelaïde Borghi-Mamo (Bologne, 9 août 1829 – Bologne, 28 septembre 1901), mezzo-soprano. Élève de Festa et protégée de Giuditta Pasta, elle débuta à Urbino en 1846 et fut invitée au Théâtre-Italien de Paris par le colonel Ragani en 1853. Elle y chanta pendant trois ans puis fut engagée �Lire la suite….
Parmi les ouvrages du répertoire qui ont survécu tout entiers, aucun ne convenait mieux que Don JuanDon Giovanni (Don Juan)Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni, K.V. 527, dramma giocoso en deux actes sur un livret de Lorenzo Da Ponte mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre des Etats de Prague le 29 octobre 1787. Mozart fit des modifications pour la création de l’œuvre au Burgtheater deLire la suite… à la reprise des représentations de l’Opéra à la salle Ventadour. Si les artistes, comme je l’ai dit au commencement de cet article, ne semblaient point à l’aise sur la scène des Italiens, l’opéra de Mozart était là dans son élément. Il y était venu cependant avec son escorte nombreuse de musiciens et de ballerines. On avait supprimé un rang de stalles pour agrandir l’orchestre, et le personnel dansant était à peu près au complet. Mais il était difficile d’empêcher le public d’évoquer de tristes souvenirs et de songer à ces pompes de mise en scène qu’il aimait tant. Aussi y avait-il dans la salle comme un vague sentiment de tristesse dont les plus indifférens eux-mêmes recevaient une impression pénible. Les artistes ont fait de leur mieux ; ils n’ont même pas oublié ces fioritures et ces points d’orgue qui d’habitude enlèvent les applaudissemens ; et, malgré cela, on ne peut dire qu’il y ait eu une bien grande agitation, même sous le lustre. On ne manquera pas de mettre sur le compte des préoccupations politiques du moment cet abaissement de la température. Hélas ! quand bien même le thermomètre de l’enthousiasme s’élèverait au point où des gerbes de fleurs viennent s’épanouir de l’autre côté de la rampe, cela n’empêcherait pas que la sonorité de la salle Ventadour ne soit détestable, et que la belle sonorité de la salle Le Peletier ne soit à jamais perdue.
Le ministre des beaux-arts et le ministre des travaux publics, unis dans une pensée commune, ont sagement agi en présentant à la Chambre un projet de loi qui doit assurer les crédits nécessaires à l’achèvement du nouvel Opéra. Dans le cas où les représentans de la souveraineté nationale recu[l]eraient devant cet appoint de sept millions qui leur est demandé, après tant de millions déjà dépensés, ils ne feraient sans doute aucune objection pour accepter les offres de l’une ou l’autre des Compagnies financières toutes prêtes à remédier aux défaillances de notre budget.
Ces sept millions ne sont pas applicables seulement à l’achèvement du monument mais aussi à l’achat du matériel, décors costumes et accessoires, que dans tous les cas il eût fallu renouveler.
Attendons avec confiance le vote de la Chambre et pour le reste ne désespérons pas de voir revenir ces jours heureux où, tandis que florissaient à l’étranger tant de scènes royalement dotées et habilement dirigées, l’Opéra pouvait, sans trop d’orgueil, s’appeler le premier théâtre du monde.
L’expérience tentée par M. LamoureuxLamoureux, CharlesCharles Lamoureux (Bordeaux, 28 septembre 1834 – Paris, 21 décembre 1899), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint en 1854 un 1er prix de violon. Pour gagner sa vie, il joua dans l’orchestre du Grand-Théâtre de Bordeaux, dans celui du Théâtre duLire la suite… a pleinement réussi. Le MessieMessiah (Messie)Messiah (Messie), HWV 56, oratorio en trois parties pour solistes, chœur et orchestre sur un texte tiré des Saintes Ecriture par Charles Jennens et mis en musique par George Frideric Haendel et créé le 13 avril 1742 au Great Music Hall de la rue Fishamble de Dublin.En mars 1789, Wolfgang AmaLire la suite…, de HændelHandel, Georges FredericGeorge Frideric Haendel (Halle, 23 février 1685 – Londres, 14 avril 1759), compositeur. Il étudia la composition avec Friedrich Wilhelm Zachow, organiste à Halle. En 1703, il accepta le poste de violoniste dans l’orchestre de Hambourg. C’est là qu’il composa son premier opéra, Almira (1Lire la suite…, a été exécuté trois fois déjà au Cirque des Champs-Elysées, et, chaque fois, la foule y est accourue, une foule plus sympathique que recueillie. J’ai vu là des gens dodelinant de la tête ; j’en ai vu qui faisaient à haute voix des réflexions tant soit peu singulières (à Paris, partout où il y a de la musique, on cause volontiers) ; quelques uns cependant lisaient dans des partitions, petit format, et se tenaient fort tranquilles. Ce succès, cette affluence ont fait dire que le public parisien prenait goût à l’oratorio.
Nous avons pris tant de choses aux Anglais que nous pouvons bien prendre encore à nos bons voisins leur prédilection pour une certaine forme de musique. Mais nous devrions bien ne pas nous en tenir là. Ils ont des salles immenses et de vastes estrades : ils ont la grande nef de Cristal-Palace qui peut contenir 20,000 auditeurs ; ils ont Albert-Hall, Exeter-Hall et Saint-James. A Londres, pour l’exécution des oratorios de HændelHandel, Georges FredericGeorge Frideric Haendel (Halle, 23 février 1685 – Londres, 14 avril 1759), compositeur. Il étudia la composition avec Friedrich Wilhelm Zachow, organiste à Halle. En 1703, il accepta le poste de violoniste dans l’orchestre de Hambourg. C’est là qu’il composa son premier opéra, Almira (1Lire la suite…, de Sébastien BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite… et de MendelssohnMendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite…, on réunit ordinairement un personnel de 1,200 à 1,500 exécutans (orchestre et chœurs), et ce chiffre, dans des cas exceptionnels, est presque doublé.
Chaque ville importante du Royaume-Uni : Manchester, Liverpool, Birmingham, Leeds, Glascow [Glasgow], Dublin, etc., donne deux ou trois festivals par an.
« Au commencement de 1871, nous dit l’auteur anonyme d’une très intéressante notice sur HændelHandel, Georges FredericGeorge Frideric Haendel (Halle, 23 février 1685 – Londres, 14 avril 1759), compositeur. Il étudia la composition avec Friedrich Wilhelm Zachow, organiste à Halle. En 1703, il accepta le poste de violoniste dans l’orchestre de Hambourg. C’est là qu’il composa son premier opéra, Almira (1Lire la suite… et la musique chorale, pendant notre épouvantable guerre, un festival colossal avait lieu à Birmingham ; ce festival comprenait quatre journées, à raison de deux concerts chacune. Chaque matinée était consacrée à l’exécution d’un oratorio, tandis que le soir avaient lieu des concerts variés (miscellaneous). Eh bien ! l’une de ces séances produisit une recette de 3,000 liv. st. (75,000 fr. !), et le produit total de ces quatre journées, dont le bénéfice était réservé aux pauvres, fut de 353,250 fr. »
Enfin, en Angleterre, comme en Allemagne et même en Hollande, les concerts de musique sacrée sont presque une institution nationale, et des artistes de beaucoup de talent, MM. Sims-Reeves et StanleyStanley, JohnSir John Stantley (Liverpool, 28 février 1834 – Londres, 22 septembre 1922), baryton. Il étudia la musique avec son père qui voulait qu’il soit un ténor. Mais à l’âge de dix-sept ans, il s’émancipa et devint basse-baryton dans un chœur de Liverpool. Il chanta dans le Messie de HaendeLire la suite…, Mmes Lemmens-SherringtonSherrington dite Lemmens-Sherrington, HelenHelen Sherrington épouse Lemmens dite Lemmens-Sherrington (Preston/ Angleterre, 4 octobre 1834 – Bruxelles, 9 mai 1906), soprano. Elle étudia le chant à Rotterdam, où sa famille avait émigré, avant d’entrer en 1852 au Conservatoire de Bruxelles, où elle obtint un premier prix de chant et Lire la suite…, PaynePyne, Louisa-FannyLouisa-Fanny Pyne (Londres, 27 août 1828 – Londres, 20 mars 1904), soprano. Née dans une famille de musiciens, elle chanta comme soliste dans le Messie (Haendel) à neuf ans. Elle débuta à Londres dans la reine de la nuit de La Flûte enchantée (Mozart) en 1849. En 1852, elle chanta au FestiLire la suite… [Pyne]Pyne, Louisa-FannyLouisa-Fanny Pyne (Londres, 27 août 1828 – Londres, 20 mars 1904), soprano. Née dans une famille de musiciens, elle chanta comme soliste dans le Messie (Haendel) à neuf ans. Elle débuta à Londres dans la reine de la nuit de La Flûte enchantée (Mozart) en 1849. En 1852, elle chanta au FestiLire la suite… et Sainton-DolbyDolby dite Sainton-Dolby, Charlotte-HelenCharlotte-Helen Dolby épouse Sainton dite Sainton-Dolby (Londres 17 mai 1821 – Londres, 18 février 1885), contralto. Orpheline de père à dix ans, elle étudia le chant à l’Académie royale de musique avec Domenico Crivelli de 1832 à 1837. En 1841, elle débuta dans un concert de la SociétLire la suite…, par exemple, ont fait une étude spéciale de ce genre de musique qu’il est assez difficile de chanter au pied levé. Chez nous, les solistes sont un peu pris à l’aventure, et l’orchestre et les chœurs, réunis en ces circonstances tout à fait exceptionnelles, manquent souvent d’homogénéité. Ici, ils sont cent cinquante ; à Londres, ils sont quinze cents. Quant à l’orgue d’Albert-Hall, il ferait crouler, au premier accord, la rotonde du Cirque avec ses trapèzes et ses emblèmes hippiques. Un orgue ayant à peu près la puissance d’un harmonium nous suffit, et, en cela du moins, nous avons le sentiment de la proportion.
La tentative de M. LamoureuxLamoureux, CharlesCharles Lamoureux (Bordeaux, 28 septembre 1834 – Paris, 21 décembre 1899), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint en 1854 un 1er prix de violon. Pour gagner sa vie, il joua dans l’orchestre du Grand-Théâtre de Bordeaux, dans celui du Théâtre duLire la suite… n’en est pas moins des plus honorables, et c’est fort heureux qu’il ait si bien réussi. Je ne parle pas du résultat pécuniaire ; M. LamoureuxLamoureux, CharlesCharles Lamoureux (Bordeaux, 28 septembre 1834 – Paris, 21 décembre 1899), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint en 1854 un 1er prix de violon. Pour gagner sa vie, il joua dans l’orchestre du Grand-Théâtre de Bordeaux, dans celui du Théâtre duLire la suite… n’attache pas à ce détail une bien grande grande importance : il a associé son nom à l’exhumation d’une œuvre qui n’avait jamais été exécutée à Paris, et le ministre l’a récompensé de son zèle en le nommant officier d’académie. Mais il ne faut pas pousser les choses trop loin et dire que M. LamoureuxLamoureux, CharlesCharles Lamoureux (Bordeaux, 28 septembre 1834 – Paris, 21 décembre 1899), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint en 1854 un 1er prix de violon. Pour gagner sa vie, il joua dans l’orchestre du Grand-Théâtre de Bordeaux, dans celui du Théâtre duLire la suite… a découvert le Messie. Messiah (Messie)Messiah (Messie), HWV 56, oratorio en trois parties pour solistes, chœur et orchestre sur un texte tiré des Saintes Ecriture par Charles Jennens et mis en musique par George Frideric Haendel et créé le 13 avril 1742 au Great Music Hall de la rue Fishamble de Dublin.En mars 1789, Wolfgang AmaLire la suite…M. LamoureuxLamoureux, CharlesCharles Lamoureux (Bordeaux, 28 septembre 1834 – Paris, 21 décembre 1899), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint en 1854 un 1er prix de violon. Pour gagner sa vie, il joua dans l’orchestre du Grand-Théâtre de Bordeaux, dans celui du Théâtre duLire la suite… s’est borné à faire pour un des oratorios de HændelHandel, Georges FredericGeorge Frideric Haendel (Halle, 23 février 1685 – Londres, 14 avril 1759), compositeur. Il étudia la composition avec Friedrich Wilhelm Zachow, organiste à Halle. En 1703, il accepta le poste de violoniste dans l’orchestre de Hambourg. C’est là qu’il composa son premier opéra, Almira (1Lire la suite… ce qu’avant lui M. Pasdeloup avait fait pour l’ElieElieElias (Elie), Op. 70, oratorio pour soli, chœur et orchestre en deux parties sur un livret en allemand de Julius Schubring d’après les Livres des Rois 1 et 2 de l’Ancien Testament mis en musique par Felix Mendelssohn et créé, dans une version en anglais due à William Bartholomew sous le titLire la suite…, de MendelssohnMendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite…, et pour la PassionPassion selon Saint-MatthieuPassion selon Saint-Matthieu, BWV 244, oratorio en deux parties pour solistes, double chœur et double orchestre sur un livret en allemand de Picander, pseudonyme de Christian Friedrich Henrici, d’après les chapitres 26 et 27 de l’Evangile selon Saint-Matthieu mis en musique par Johann SebastiaLire la suite…, de Sébastien BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite…, ce que M. Bourgault-Ducou-dray, avec des ressources plus restreintes, a fait également pour Acis et GalatéeAcis and Galathea (Acis et Galatée)Acis and Galathea (Acis et Galatée), HWV 49, opéra pastoral en un acte sur un livret en anglais de John Gay mis en musique par George Frideric Haendel et créé en privé chez le duc de Chandos à Cannons en juillet 1718. La première représentation publique eut lieu au Théâtre de Lincoln’s ILire la suite…, la Fête d’AlexandreAlexander’s Feast (La Fête d’Alexandre)Alexander’s Feast (La Fête d’Alexandre), HWV 75, ode en deux parties pour solistes, chœur et orchestre sur les paroles d’une ode pour la fête de Sainte-Cécile de John Dryden adapté par Newburgh Hamilton et mise en musique par George Frideric Haendel. L’œuvre fut créée au Théâtre deLire la suite…, etc.
Si le MessieMessiah (Messie)Messiah (Messie), HWV 56, oratorio en trois parties pour solistes, chœur et orchestre sur un texte tiré des Saintes Ecriture par Charles Jennens et mis en musique par George Frideric Haendel et créé le 13 avril 1742 au Great Music Hall de la rue Fishamble de Dublin.En mars 1789, Wolfgang AmaLire la suite… n’est pas le chef-d’œuvre de HændelHandel, Georges FredericGeorge Frideric Haendel (Halle, 23 février 1685 – Londres, 14 avril 1759), compositeur. Il étudia la composition avec Friedrich Wilhelm Zachow, organiste à Halle. En 1703, il accepta le poste de violoniste dans l’orchestre de Hambourg. C’est là qu’il composa son premier opéra, Almira (1Lire la suite…, c’est une œuvre forte, une œuvre grande, une œuvre de géant et aussi une œuvre pleine de délicatesses de style, de contours gracieux et de charme mélodique. C’est là ce qui a paru surprenant à ceux qui, jugeant HændelHandel, Georges FredericGeorge Frideric Haendel (Halle, 23 février 1685 – Londres, 14 avril 1759), compositeur. Il étudia la composition avec Friedrich Wilhelm Zachow, organiste à Halle. En 1703, il accepta le poste de violoniste dans l’orchestre de Hambourg. C’est là qu’il composa son premier opéra, Almira (1Lire la suite… d’après ses portraits, établissaient une analogie entre le caractère de ses compositions et les pompeuses dimensions de sa perruque.
Plusieurs morceaux ont été bissés, et je dois dire que l’exécution, très habilement dirigée, offre un ensemble excellent. Où diable M. LamoureuxLamoureux, CharlesCharles Lamoureux (Bordeaux, 28 septembre 1834 – Paris, 21 décembre 1899), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint en 1854 un 1er prix de violon. Pour gagner sa vie, il joua dans l’orchestre du Grand-Théâtre de Bordeaux, dans celui du Théâtre duLire la suite… a-t-il été dénicher des choristes qui chantent juste, observent les nuances et vocalisent comme des élèves de M. Duprez ?
Retournons au Théâtre-Italien. C’est bien là ce qu’on peut appeler faire un pas en arrière. A propos de la CenerentolaCenerentola, LaLa Cenerentola ossia la bontà in trionfo (Cendrillon ou La Bonté triomphante), dramma giocoso en deux actes sur un livret en italien de Jacopo Ferretti mis en musique par Gioachino Rossini et créé au Théâtre Valle à Rome le 25 janvier 1817.Lire la suite…, faut-il dire : l’étoile de Mlle BelloccaBeloca, Anna deAnna de Belocca (Saint-Pétersbourg, 5 janvier 1852 – Paris, 27 janvier 1919), contralto. Née Anna de Bellockh, elle prit le nom de scène d’Anna de Belocca. Elle étudia d’abord à Saint-Pétersbourg, avec Henriette Nissen-Saloman, puis à Paris avec Nicolas Lablache et Maurice Strakosch. EnLire la suite… a pâli, ou simplement Mlle BelloccaBeloca, Anna deAnna de Belocca (Saint-Pétersbourg, 5 janvier 1852 – Paris, 27 janvier 1919), contralto. Née Anna de Bellockh, elle prit le nom de scène d’Anna de Belocca. Elle étudia d’abord à Saint-Pétersbourg, avec Henriette Nissen-Saloman, puis à Paris avec Nicolas Lablache et Maurice Strakosch. EnLire la suite… a pâli, puisque Mlle BelloccaBeloca, Anna deAnna de Belocca (Saint-Pétersbourg, 5 janvier 1852 – Paris, 27 janvier 1919), contralto. Née Anna de Bellockh, elle prit le nom de scène d’Anna de Belocca. Elle étudia d’abord à Saint-Pétersbourg, avec Henriette Nissen-Saloman, puis à Paris avec Nicolas Lablache et Maurice Strakosch. EnLire la suite… est elle-même une étoile ? Je pose la question à qui voudra se charger de la résoudre, et ne m’arrête pas plus longtemps sur un incident que le public a jugé. Peu de personnes étaient de mon avis quand je disais, à propos de la jeune débutante, qu’on allait l’étouffer sous une avalanche de biographies, de légendes et de portraits. Aujourd’hui, je ne suis plus seul à reconnaître qu’à part la belle voix dont la nature l’a douée, et en dehors de ses qualités de grâce et de jeunesse, Mlle BelloccaBeloca, Anna deAnna de Belocca (Saint-Pétersbourg, 5 janvier 1852 – Paris, 27 janvier 1919), contralto. Née Anna de Bellockh, elle prit le nom de scène d’Anna de Belocca. Elle étudia d’abord à Saint-Pétersbourg, avec Henriette Nissen-Saloman, puis à Paris avec Nicolas Lablache et Maurice Strakosch. EnLire la suite… est une chanteuse dont il n’y a pas grand’chose à dire, si ce n’est que des amis maladroits ont singulièrement compromis son avenir. Les principaux rôles de la CenerentolaCenerentola, LaLa Cenerentola ossia la bontà in trionfo (Cendrillon ou La Bonté triomphante), dramma giocoso en deux actes sur un livret en italien de Jacopo Ferretti mis en musique par Gioachino Rossini et créé au Théâtre Valle à Rome le 25 janvier 1817.Lire la suite… sont confiés à MM. Delle-SedieDelle Sedie, Enrico (Henri)Enrico (Henri) Delle Sedie (Livourne, 17 juin 1824 – La Garenne-Colombes, 29 novembre 1907), baryton et professeur de chant. Après avoir pris les armes contre les Autrichiens en 1848 et bien gagné ses galons de lieutenant, il se mit à étudier le chant avec Cesario Galeffi, Luigi Domeniconi et Lire la suite…, ZucchiniZucchini, GiovanniGiovanni Zucchini (Bologne, 12 août 1812 – Bologne, ? mars 1892), baryton. Après des études avec L. Britti à Bologne, débuta à Modène en 1832. Six ans plus tard, il chanta avec beaucoup de succès à Venise, à Bologne puis à Gènes. En 1848, il fut invité à Lisbonne et en 1851, il chanLire la suite… et DebassiniDe Bassini, AlbertoAlberto De Bassini (Florence, 14 juillet 1847 – Milan, après 1915), ténor puis baryton. Fils du baryton Achille De Bassini et de la soprano Rita Gabussi, il fit ses débuts comme ténor en 1870 au Teatro Fenice de Venise dans Belisario (Donizetti). En 1890, il commença à chanter comme baryton, dLire la suite…, un jeune ténor, issu d’une famille d’artistes, qui chante avec goût et fort agréablement.
M. Georges Bizet et M. Antony de ChoudensChoudens, AntonyAntony Choudens (Paris, 11 février, 1849 – Fontainebleau, 15 juillet 1902), compositeur. Deuxième fils d’Antoine de Choudens, il fut associé en 1874, tout comme son frère aîné Paul, à la maison d’édition familiale. Cependant, Antony se retira de l’affaire en 1885. Il étudia la compoLire la suite…, celui-ci étant un peu l’élève de celui- là, viennent de publier chacun un recueil de vingt mélodies. Toutes ne sont point inédites, et ce n’est pas là ce qui pourra nuire à leur succès. Dans le volume de M. BizetBizet, GeorgesAlexandre-César-Léopold-Georges Bizet (Paris, 25 octobre 1838 – Bougival/Seine-et-Oise, 3 juin 1875), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1851 puis un 1er prix d’orgue et de fugue en 1855. Il concourut avec Le Docteur Miracle pour le prix d�Lire la suite…, par exemple, on retrouvera un fragment de l’ArlésienneL’ArlésienneL’Arlésienne, musique de scène pour chœur et orchestre de Georges Bizet pour la pièce de théâtre en trois actes d’Alphonse Daudet, adaptée de sa nouvelle éponyme, initialement publiée dans le quotidien L’Événement du 31 août 1866, avant d’être intégrée au recueil des LettreLire la suite…, un autre des Pêcheurs de pertesPêcheurs de perles, LesLes Pêcheurs de perles, opéra en trois actes sur un livret de Eugène Cormon et Michel Carré mis en musique par Georges Bizet et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 30 septembre 1863.Lire la suite…, un troisième de la Jolie fille de PerthJolie Fille de Perth, LaLa Jolie Fille de Perth, opéra en quatre actes sur un livret de Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges et Jules Adenis mis en musique par Georges Bizet et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 26 décembre 1867.Lire la suite…, sans compter quelques mélodies qui ont déjà paru séparément : les Adieux de l’hôtesse arabeAdieux de l’hôtesse arabe, LesLes Adieux de l’hôtesse arabe, mélodie pour voix et piano sur une poésie de Victor Hugo, mise en musique par Georges Bizet. L’œuvre fut d’abord publiée séparément par Choudens (Paris, 1866), avant d’être intégrée au recueil de 20 mélodies op. 21 de Georges Bizet, publié par ChouLire la suite…, la Chanson du fouChanson du fou, LaLa Chanson du fou, mélodie pour voix et piano sur une poésie de Victor Hugo, mise en musique par Georges Bizet. L’œuvre fut d’abord publiée séparément par G. Hartmann (Paris, 1868), avant d’être intégrée au recueil de 20 mélodies op. 21 de Georges Bizet, publié par Choudens (Paris, Lire la suite… et la Coccinelle.Coccinelle, LaLa Coccinelle, mélodie pour voix et piano sur une poésie de Victor Hugo, mise en musique par Georges Bizet. L’œuvre fut d’abord publiée séparément par G. Hartmann (Paris, 1868), avant d’être intégrée au recueil de 20 mélodies op. 21 de Georges Bizet, publié par Choudens (Paris, 1873Lire la suite… Je cite ces trois-là parce que tout le monde les ayant chantées, tout le monde voudra les chanter encore. Ce sont de petits drames lyriques ciselés avec un art des plus délicats. Et maintenant, si vous voulez savoir quelle est la perle de ce recueil, ouvrez-le à la page 39, et vous verrez que je n’exagère rien en vous disant que, sur de très beaux vers de Casimir DelavigneDelavigne, Jean-Francois-CasimirJean-François-Casimir Delavigne (Le Havre, 4 avril 1798 – Lyon, 11 décembre 1843), auteur dramatique. Il acquiert la célébrité avec ses poèmes patriotiques Les Messéniennes (1818-24) puis avec ses tragédies Les Vêpres siciliennes (1819) et Louis XI (1832). Deux de ses tragédies inspirèrLire la suite…, M. BizetBizet, GeorgesAlexandre-César-Léopold-Georges Bizet (Paris, 25 octobre 1838 – Bougival/Seine-et-Oise, 3 juin 1875), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1851 puis un 1er prix d’orgue et de fugue en 1855. Il concourut avec Le Docteur Miracle pour le prix d�Lire la suite… a trouvé une de ses inspirations les plus belles, les plus émouvantes, les plus poétiques, une inspiration que n’eût point désavouée l’auteur de la Marguerite au rouetMarguerite au rouetMarguerite au rouet (Gretchen am Spinnrad) D. 118, mélodie pour voix et piano sur un texte de Wolfgang von Goethe mis en musique par Franz Schubert.Lire la suite… et de la Jeune religieuse. Seulement, ne vous lancez pas dans cette aventure, je vous en préviens charitablement, si vous n’avez dans les doigts que les accompagnemens de Pomme-d’ Api Pomme d’ApiPomme d’Api, opérette en un acte sur un livret de Ludovic Halévy et William-Bertrand Busnach, mis en musique par Jacques Offenbach et créé au Théâtre de la Renaissance à Paris le 4 septembre 1873.Lire la suite…ou de la Jolie parfumeuse.Jolie Parfumeuse, LaLa Jolie Parfumeuse, opéra-comique en trois actes sur un livret de Hector Crémieux et Ernest Blum, mis en musique par Jacques Offenbach et créé au Théâtre de la Renaissance à Paris le 29 novembre 1873. Lire la suite…
M. Antony de ChoudensChoudens, AntonyAntony Choudens (Paris, 11 février, 1849 – Fontainebleau, 15 juillet 1902), compositeur. Deuxième fils d’Antoine de Choudens, il fut associé en 1874, tout comme son frère aîné Paul, à la maison d’édition familiale. Cependant, Antony se retira de l’affaire en 1885. Il étudia la compoLire la suite… écrit dans une gamme plus douce, mais avec une élégance, une fraîcheur d’idées qui font bien augurer de ce jeune compositeur, lorsque son talent sera aux prises avec une œuvre sérieuse. Vous connaissez sans doute de lui une charmante mélodie intitulée Un dernier baiserDernier Baiser, unUn Dernier Baiser, mélodie pour voix et piano sur une poésie d’Armand Bartet, mise en musique par Antony de Choudens. L’œuvre fait partie du recueil de 20 mélodies d’Antoine de Choudens, publié par Choudens, Paris, 1871.Lire la suite…, et dont son père, l’heureux éditeur de BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, de GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… et de Jacques Offenbach, a dû faire tirer un nombre considérable d’exemplaires. Voilà comment, dans cette excellente et patriarcale famille de ChoudensChoudens, AntonyAntony Choudens (Paris, 11 février, 1849 – Fontainebleau, 15 juillet 1902), compositeur. Deuxième fils d’Antoine de Choudens, il fut associé en 1874, tout comme son frère aîné Paul, à la maison d’édition familiale. Cependant, Antony se retira de l’affaire en 1885. Il étudia la compoLire la suite…, chacun travaille à la gloire et à la prospérité de la maison. Si vous connaissez Un dernier baiserDernier Baiser, unUn Dernier Baiser, mélodie pour voix et piano sur une poésie d’Armand Bartet, mise en musique par Antony de Choudens. L’œuvre fait partie du recueil de 20 mélodies d’Antoine de Choudens, publié par Choudens, Paris, 1871.Lire la suite…, cela doit vous mettre en goût pour connaître les nouvelles productions du jeune Antony, et je vous recommande très particulièrement parmi celles-ci : Bonsoir MignonneBonsoir mignonneBonsoir mignonne, mélodie pour voix et piano sur une poésie d’Armand Silvestre, mise en musique par Antony de Choudens. L’œuvre fait partie du recueil de 20 mélodies d’Antoine de Choudens, publié par Choudens, Paris, 1871.Lire la suite…, la Dernière FeuilleDernière Feuille, LaLa Dernière Feuille, mélodie pour voix et piano sur une poésie de Théophile Gautier, mise en musique par Antony de Choudens. L’œuvre fait partie du recueil de 20 mélodies d’Antoine de Choudens, publié par Choudens, Paris, 1871.Lire la suite…, Bonjour SuzonBonjour SuzonBonjour Suzon, mélodie pour voix et piano sur une poésie d’Alfred de Musset, mise en musique par Antony de Choudens. L’œuvre fait partie du recueil de 20 mélodies d’Antoine de Choudens, publié par Choudens, Paris, 1871.Lire la suite…, SoupirSoupirSoupir, mélodie pour voix et piano sur une poésie de Théophile Gautier, mise en musique par Antony de Choudens. L’œuvre fait partie du recueil de 20 mélodies d’Antoine de Choudens, publié par Choudens, Paris, 1871.Lire la suite…, Quand Mignon passaitQuand Mignon passaitQuand Mignon passait, mélodie pour voix et piano sur une poésie de J. T. de Saint-Germain, pseudonyme de Jules Tardieu, mise en musique par Antony de Choudens. L’œuvre fait partie du recueil de 20 mélodies d’Antoine de Choudens, publié par Choudens, Paris, 1871.Lire la suite…, A une EtoileA une EtoileA une Etoile, mélodie pour voix et piano sur une poésie d’Alfred de Musset, mise en musique par Antony de Choudens. L’œuvre fait partie du recueil de 20 mélodies d’Antoine de Choudens, publié par Choudens, Paris, 1871.Lire la suite…, les ColombesColombes, LesLes Colombes, mélodie pour voix et piano sur une poésie de Théophile Gautier, mise en musique par Antony de Choudens. L’œuvre fait partie du recueil de 20 mélodies d’Antoine de Choudens, publié par Choudens, Paris, 1871.Lire la suite…, Viens à moiViens à moiViens à moi, mélodie pour voix et piano sur une poésie de Marceline Desbordes-Valmore, mise en musique par Antony de Choudens. L’œuvre fait partie du recueil de 20 mélodies d’Antoine de Choudens, publié par Choudens, Paris, 1871.Lire la suite…, Aux ChampsAux ChampsAux Champs, mélodie pour voix et piano sur une poésie de Louis-Marie-Eugène Pouillet, mise en musique par Antony de Choudens. L’œuvre fait partie du recueil de 20 mélodies d’Antoine de Choudens, publié par Choudens, Paris, 1871.Lire la suite…, Chant maternelChant maternelChant maternel, mélodie pour voix et piano sur une poésie de Nicolas Martin, mise en musique par Antony de Choudens. L’œuvre fait partie du recueil de 20 mélodies d’Antoine de Choudens, publié par Choudens, Paris, 1871.Lire la suite… et la BergeronnetteBergeronnette, LaLa Bergeronnette, mélodie pour voix et piano sur une poésie de Jules Barbier, mise en musique par Antony de Choudens. L’œuvre fait partie du recueil de 20 mélodies d’Antoine de Choudens, publié par Choudens, Paris, 1871.Lire la suite…, valse chantée, et chantée par MmeCarvalhoCarvalho, LéonLéon Cavaille, dit Carvalho (Port-Louis/ Île Maurice, 18 janvier 1825 – Paris, 29 décembre 1897), baryton et directeur.Après de bonnes études de chant au Conservatoire de Paris, il débuta le 2 Juin 1849 dans Scapin de Gilles ravisseur (Grisar) à l’Opéra-comique et tint plusieurs rôlesLire la suite…. Encore quelques unes, et je vous aurais recommandé tout le recueil.
E. Reyer.
Personnes discutées
Personnes citées
Oeuvres discutées
Oeuvres citées
Notes d'édition
Il s’agit de l’éditeur Jacques-Léopold Heugel.
Il s’agit d’Olivier Halenzier.
L’expression « sous le lustre » désigne la place où la claque se trouve traditionnellement.
Devant les dangers républicain et bonapartiste, le gouvernement d’Albert de Broglie propose la « loi des maires » pour entraver la conquête des municipalités par les Républicains. Cette loi prévoit la nomination par le président de la République des maires et des adjoints des communes chefs-lieux de département, d’arrondissement ou de canton, et leur nomination par le préfet pour les autres communes. Elle est critiquée par la gauche républicaine qui prend la défense des libertés publiques et dénonce une loi qui vise à transformer les maires en « sous-sous-préfets ». La « loi des maires » est votée le 24 janvier 1874 par 359 voix contre 318, le faible écart étant dû aux divisions ayant fracturé la majorité conservatrice.
Il s’agit de Marie-François-Oscar Bardi de Fourtou, ministre de l’Instruction publique, des cultes et des beaux-Arts du 26 novembre 1873 au 21 mai 1874 et de Charles-Paulin-Roger Saubert, Baron de Larcy, ministre des Travaux publics du 26 novembre 1873 au 21 mai 1874.
Il s’agit de la mélodie Vous ne priez pas sur une poésie de Casimir Delavigne mise en musique par Georges Bizet.