Feuilleton du Journal des Debats 1874-02-08
FEUILLETON DU JOURNAL DES DÉBATS
DU 8 FEVRIER 1874.
REVUE MUSICALE.
Le spectre de PaganiniPaganini, NicoloNicolo Paganini (Gênes, 27 octobre 1827 – Nice, 27 mai 1840), violoniste et compositeur. Il étudia le violon, la guitare et la composition avec Giovanni Cervetto (Servetto), Giacomo Costa et Francesco Gnecco, puis se perfectionna à Parme avec Alessandro Rolla et Gaspare Ghiretti de 1795 à 1796. Lire la suite…. — Concerto de violon de M. E. LaloLalo, Edouard-Victor-AntoineÉdouard-Victor-Antoine Lalo (Lille, 27 janvier 1823 – Paris, 23 avril 1892), compositeur. Il étudia le violoncelle et la composition au Conservatoire de Lille avec Pierre Baumann. Installé à Paris en 1839, il joua dans l’orchestre de l’Opéra-Comique, puis dans celui de la Société PhilhaLire la suite…, exécuté par M. SarasateSarasate, Martin Meliton dit Pablo deMartin Meliton dit Pablo de Sarasate (Pampelune, 10 mars 1844 – Biarritz, 20 septembre 1908), violoniste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 1er prix de solfège, un 1er prix de violon en 1857 et 2e accessit d’harmonie en 1859. Il fut un virtuose du violon se produisaLire la suite…. — Concerts du Cirque et concerts du Châtelet. — Le FlorentinFlorentin, LeLe Florentin, opéra-comique en trois actes sur un livret de Henry de Saint-Georges mis en musique par Charles Lenepveu et créé à l’Opéra-Comique de Paris le 25 février 1874.Lire la suite…, et le buste de M. LenepveuLenepveu, Charles-FerdinandCharles-Ferdinand Lenepveu (Rouen, 4 octobre 1840 – Paris, 16 août 1910), compositeur et professeur. Il fit ses études classiques à Rouen et apprit l’harmonie avec Charles Vervoitte, alors maître de chapelle de la cathédrale de Rouen. En 1859, il entra à l’École de droit de Paris et devLire la suite…. — Théâtre-Italien : Le Astuzie femminiliAstuzie femminili, Le (Les Ruses féminines)Le Astuzie femminili (Les Ruses féminines), commedia per musica en deux actes sur un livret de Giuseppe Palomba mis en musique par Domenico Cimarosa et créée au Théâtre des Fiorentini à Naples le 26 août 1794.Lire la suite…, de Cimarosa.
J’ai vu le spectre de PaganiniPaganini, NicoloNicolo Paganini (Gênes, 27 octobre 1827 – Nice, 27 mai 1840), violoniste et compositeur. Il étudia le violon, la guitare et la composition avec Giovanni Cervetto (Servetto), Giacomo Costa et Francesco Gnecco, puis se perfectionna à Parme avec Alessandro Rolla et Gaspare Ghiretti de 1795 à 1796. Lire la suite…. Il est venu chez moi souriant, le teint frais et fumant un cigare. Son suaire est un paletot qui rappelle bien moins le Père-La-Chaise que la Belle-Jardinière ; il parle le français avec un léger accent anglais ; sa voix n’a rien de sépulcral et on cause avec lui sans avoir la chair de poule. En somme, ce spectre est un bon enfant et il est aussi vivant que vous et moi. Je lui ai demandé son nom, mais j’ai tout de suite compris que je lui faisais une question indiscrète. Pour le public, pour tout le monde sans exception, il est le spectre de PaganiniPaganini, NicoloNicolo Paganini (Gênes, 27 octobre 1827 – Nice, 27 mai 1840), violoniste et compositeur. Il étudia le violon, la guitare et la composition avec Giovanni Cervetto (Servetto), Giacomo Costa et Francesco Gnecco, puis se perfectionna à Parme avec Alessandro Rolla et Gaspare Ghiretti de 1795 à 1796. Lire la suite… et n’est pas autre chose. Tout ce que j’ai pu savoir, tout ce qu’il a bien voulu me dire, c’est qu’il est Irlandais et que son père a beaucoup connu le célèbre violoniste génois. Quant à lui, il est trop jeune pour l’avoir jamais ni vu ni entendu ; et, à part qu’il est grand et qu’il a les cheveux noirs, il ne lui ressemble nullement. Mais le soir, quand il parait sur une estrade éclairée seulement par un rayon de lune, bien grimé et coiffé d’une perruque, vêtu d’un habit dit à queue de morue, aux poignets retroussés et la tête penchée sur l’épaule gauche, l’illusion est complète : ce n’est pas le spectre de PaganiniPaganini, NicoloNicolo Paganini (Gênes, 27 octobre 1827 – Nice, 27 mai 1840), violoniste et compositeur. Il étudia le violon, la guitare et la composition avec Giovanni Cervetto (Servetto), Giacomo Costa et Francesco Gnecco, puis se perfectionna à Parme avec Alessandro Rolla et Gaspare Ghiretti de 1795 à 1796. Lire la suite…, c’est PaganiniPaganini, NicoloNicolo Paganini (Gênes, 27 octobre 1827 – Nice, 27 mai 1840), violoniste et compositeur. Il étudia le violon, la guitare et la composition avec Giovanni Cervetto (Servetto), Giacomo Costa et Francesco Gnecco, puis se perfectionna à Parme avec Alessandro Rolla et Gaspare Ghiretti de 1795 à 1796. Lire la suite… lui-même. Je n’ai pu en juger que par une photographie qui le représente dans son rôle de spectre. On dirait la reproduction de quelque portrait du grand virtuose : même expression de physionomie, même attitude. Reste à savoir maintenant si le talent est aussi le même. J’en doute. Mais on m’assure que personne ne joue comme lui les Etudes de PaganiniPaganini, NicoloNicolo Paganini (Gênes, 27 octobre 1827 – Nice, 27 mai 1840), violoniste et compositeur. Il étudia le violon, la guitare et la composition avec Giovanni Cervetto (Servetto), Giacomo Costa et Francesco Gnecco, puis se perfectionna à Parme avec Alessandro Rolla et Gaspare Ghiretti de 1795 à 1796. Lire la suite…. Ses apparitions sur la scène de l’Alcazar (j’apprendrai aux lecteurs du Journal des Débats que l’Alcazar est un café chantant) avaient surtout un intérêt plastique. On s’occupait plus de la silhouette du bonhomme que du talent du virtuose. Aux séances qui vont avoir lieu dans les salons d’Adolphe Sax, les effets de mise en scène ne seront certainement pas négligés, mais une plus large part sera faite aux exigences d’un public délicat. Les artistes eux-mêmes, ceux qui ont entendu PaganiniPaganini, NicoloNicolo Paganini (Gênes, 27 octobre 1827 – Nice, 27 mai 1840), violoniste et compositeur. Il étudia le violon, la guitare et la composition avec Giovanni Cervetto (Servetto), Giacomo Costa et Francesco Gnecco, puis se perfectionna à Parme avec Alessandro Rolla et Gaspare Ghiretti de 1795 à 1796. Lire la suite… et ceux qui se font une idée exacte de son jeu excentrique et extraordinaire, retrouveront dans son sosie le PaganiniPaganini, NicoloNicolo Paganini (Gênes, 27 octobre 1827 – Nice, 27 mai 1840), violoniste et compositeur. Il étudia le violon, la guitare et la composition avec Giovanni Cervetto (Servetto), Giacomo Costa et Francesco Gnecco, puis se perfectionna à Parme avec Alessandro Rolla et Gaspare Ghiretti de 1795 à 1796. Lire la suite… de la légende, mieux encore, le PaganiniPaganini, NicoloNicolo Paganini (Gênes, 27 octobre 1827 – Nice, 27 mai 1840), violoniste et compositeur. Il étudia le violon, la guitare et la composition avec Giovanni Cervetto (Servetto), Giacomo Costa et Francesco Gnecco, puis se perfectionna à Parme avec Alessandro Rolla et Gaspare Ghiretti de 1795 à 1796. Lire la suite… de l’histoire avec tout le prestige de son jeu incomparable, avec tous les enchantemens, toutes les surprises de sa merveilleuse exécution.
Voilà du moins ce qui m’a été dit par ceux qui ont assisté, ailleurs qu’à l’Alcazar, aux exercices préliminaires du virtuose irlandais, par ceux qui l’ont entendu dans l’intimité, sans le secours d’aucune fantasmagorie et d’aucun déguisement. S’il joue seulement les Etudes de PaganiniPaganini, NicoloNicolo Paganini (Gênes, 27 octobre 1827 – Nice, 27 mai 1840), violoniste et compositeur. Il étudia le violon, la guitare et la composition avec Giovanni Cervetto (Servetto), Giacomo Costa et Francesco Gnecco, puis se perfectionna à Parme avec Alessandro Rolla et Gaspare Ghiretti de 1795 à 1796. Lire la suite… comme PaganiniPaganini, NicoloNicolo Paganini (Gênes, 27 octobre 1827 – Nice, 27 mai 1840), violoniste et compositeur. Il étudia le violon, la guitare et la composition avec Giovanni Cervetto (Servetto), Giacomo Costa et Francesco Gnecco, puis se perfectionna à Parme avec Alessandro Rolla et Gaspare Ghiretti de 1795 à 1796. Lire la suite… lui-même, il faut avouer que jamais l’art de l’imitation en ce genre n’aura été poussé, plus loin.
M. SarasateSarasate, Martin Meliton dit Pablo deMartin Meliton dit Pablo de Sarasate (Pampelune, 10 mars 1844 – Biarritz, 20 septembre 1908), violoniste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 1er prix de solfège, un 1er prix de violon en 1857 et 2e accessit d’harmonie en 1859. Il fut un virtuose du violon se produisaLire la suite… n’a besoin ni d’une perruque ni d’un rayon de lumière oxyhidrique pour émerveiller son auditoire, et on le prend tout simplement pour ce qu’il est : un violoniste de la bonne école, au jeu correct, élégant et plein de charme. Une de ses grandes qualités, c’est la justesse du son ; il a aussi le mérite, lorsqu’il chante sur l’instrument le plus beau, le plus noble ou le plus agaçant qui existe (ceci est au choix de l’exécutant), de ne pas chercher l’expression dans des vibrations fébriles, ce qui équivaut comme effet au chevrotement de certains chanteurs. Nous avons eu une école de violon (elle est un peu démodée aujourd’hui) qui ne procédait pas autrement. Les violonistes de grand style dédaignent ces supercheries auxquelles les badauds seuls se laissent prendre, et ils ont cent fois raison. L’art de phraser est d’ailleurs moins une affaire de mécanisme que de sentiment, et l’artiste qui croit mieux faire partager ses émotions en les soulignant par un tremblement nerveux et continu manque presque toujours son but.
A l’un des derniers concerts du Châtelet, M. SarasateSarasate, Martin Meliton dit Pablo deMartin Meliton dit Pablo de Sarasate (Pampelune, 10 mars 1844 – Biarritz, 20 septembre 1908), violoniste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 1er prix de solfège, un 1er prix de violon en 1857 et 2e accessit d’harmonie en 1859. Il fut un virtuose du violon se produisaLire la suite… a exécuté un concerto de M. LaloLalo, Edouard-Victor-AntoineÉdouard-Victor-Antoine Lalo (Lille, 27 janvier 1823 – Paris, 23 avril 1892), compositeur. Il étudia le violoncelle et la composition au Conservatoire de Lille avec Pierre Baumann. Installé à Paris en 1839, il joua dans l’orchestre de l’Opéra-Comique, puis dans celui de la Société PhilhaLire la suite… qui lui est dédié. M. LaloLalo, Edouard-Victor-AntoineÉdouard-Victor-Antoine Lalo (Lille, 27 janvier 1823 – Paris, 23 avril 1892), compositeur. Il étudia le violoncelle et la composition au Conservatoire de Lille avec Pierre Baumann. Installé à Paris en 1839, il joua dans l’orchestre de l’Opéra-Comique, puis dans celui de la Société PhilhaLire la suite… a été et je suppose qu’il est encore un de nos bons violonistes. Donc il sait écrire pour son instrument, et si cela ne suffit pas pour composer un bon concerto, du moins cela y aide quelque peu. Quant aux connaissances harmoniques indispensables pour donner à toute œuvre une valeur réelle, M. LaloLalo, Edouard-Victor-AntoineÉdouard-Victor-Antoine Lalo (Lille, 27 janvier 1823 – Paris, 23 avril 1892), compositeur. Il étudia le violoncelle et la composition au Conservatoire de Lille avec Pierre Baumann. Installé à Paris en 1839, il joua dans l’orchestre de l’Opéra-Comique, puis dans celui de la Société PhilhaLire la suite… les possède complètement ; c’est même par là qu’il se distingue de la plupart des virtuoses, pianistes, violonistes et autres, qui ne savent pas résister au besoin d’écrire un pot-pourri, un air varié, un caprice ou une fantaisie. Enfin M. LaloLalo, Edouard-Victor-AntoineÉdouard-Victor-Antoine Lalo (Lille, 27 janvier 1823 – Paris, 23 avril 1892), compositeur. Il étudia le violoncelle et la composition au Conservatoire de Lille avec Pierre Baumann. Installé à Paris en 1839, il joua dans l’orchestre de l’Opéra-Comique, puis dans celui de la Société PhilhaLire la suite… est ce qu’on peut appeler un bon musicien, un musicien sachant la musique. Il ne se dit pas, en écrivant une œuvre, que les négligences passeront inaperçues et que les fautes contre la grammaire passeront pour des traits de génie. Par conséquent, lorsque M. LaloLalo, Edouard-Victor-AntoineÉdouard-Victor-Antoine Lalo (Lille, 27 janvier 1823 – Paris, 23 avril 1892), compositeur. Il étudia le violoncelle et la composition au Conservatoire de Lille avec Pierre Baumann. Installé à Paris en 1839, il joua dans l’orchestre de l’Opéra-Comique, puis dans celui de la Société PhilhaLire la suite… s’éloigne des principes rudimentaires, c’est qu’il le veut bien ; quand il surprend l’oreille par une dissonance ou une altération inattendue, c’est que tel est son bon plaisir. Et puis toutes ces hardiesses, tous ces caprices de plume sont inhérens au style de M. LaloLalo, Edouard-Victor-AntoineÉdouard-Victor-Antoine Lalo (Lille, 27 janvier 1823 – Paris, 23 avril 1892), compositeur. Il étudia le violoncelle et la composition au Conservatoire de Lille avec Pierre Baumann. Installé à Paris en 1839, il joua dans l’orchestre de l’Opéra-Comique, puis dans celui de la Société PhilhaLire la suite…, et à sa nature également. Il ne veut pas faire comme tout le monde ; je suis loin de l’en blâmer. Mais ne pas faire comme tout le monde ne donne pas toujours un brevet d’individualité. Les seules compositions vraiment originales sont celles qui semblent dégagées de tout parti-pris, de toute recherche et de tout système. Cela se sait de reste, et je n’ai pas besoin de citer des exemples comme preuves à l’appui. Or je crains que M. LaloLalo, Edouard-Victor-AntoineÉdouard-Victor-Antoine Lalo (Lille, 27 janvier 1823 – Paris, 23 avril 1892), compositeur. Il étudia le violoncelle et la composition au Conservatoire de Lille avec Pierre Baumann. Installé à Paris en 1839, il joua dans l’orchestre de l’Opéra-Comique, puis dans celui de la Société PhilhaLire la suite… ne se défie un peu trop de lui-même, c’est-à-dire de son premier mouvement, et ne nuise souvent à l’homogénéité, à la limpidité de son style sous prétexte de le trop châtier. Je n’ai pas trouvé dans son concertoConcerto pour violon et orchestre op. 20Concerto pour violon et orchestre op. 20 en fa majeur d’Edouard Lalo. L’œuvre dédiée au violoniste Pablo de Sarasate fut créée par son dédicataire au Concert national dirigé par Edouard Colonne au Théâtre du Châtelet de Paris le 25 janvier 1874.Lire la suite… cette liberté d’allures qui est l’indice certain d’un tempérament bien équilibré. La vraie grandeur veut plus de simplicité, et l’idée doit dominer sur tout, même sur la perfection de la forme. Quand, à l’aide de procédés scientifiques auxquels je n’assignerai aucune limite, on a développé une pensée gracieuse ou sévère, élégante ou sublime, on a fait un chef-d’œuvre. Et je n’ai pas besoin d’ajouter qu’en m’exprimant ainsi, je n’entends point caractériser ce qu’on appelle généralement une mélodie. Le chant de clarinette, dans l’ouverture du Freischütz, n’est certainement pas une mélodie dans l’acception vulgaire du mot, mais c’est une inspiration sublime.
Je reviens au concerto de M. LaloLalo, Edouard-Victor-AntoineÉdouard-Victor-Antoine Lalo (Lille, 27 janvier 1823 – Paris, 23 avril 1892), compositeur. Il étudia le violoncelle et la composition au Conservatoire de Lille avec Pierre Baumann. Installé à Paris en 1839, il joua dans l’orchestre de l’Opéra-Comique, puis dans celui de la Société PhilhaLire la suite…, dont je ne me suis pas sensiblement éloigné par cette courte digression. Il est divisé en trois parties, dont deux, la romance et l’allegro final, enchaînées l’une à l’autre, n’en forment qu’une réellement. La première partie est précédée de quelques mesures de récit qui servent d’entrée en matière, d’introduction. C’est une coupe particulière, et je me garderai bien de reprocher à M. LaloLalo, Edouard-Victor-AntoineÉdouard-Victor-Antoine Lalo (Lille, 27 janvier 1823 – Paris, 23 avril 1892), compositeur. Il étudia le violoncelle et la composition au Conservatoire de Lille avec Pierre Baumann. Installé à Paris en 1839, il joua dans l’orchestre de l’Opéra-Comique, puis dans celui de la Société PhilhaLire la suite… de n’avoir point suivi, dans le plan de sa composition, les modèles que nous ont légués Tartini, Corelli et Viotti. La première qualité d’un concertoConcerto pour violon et orchestre op. 20Concerto pour violon et orchestre op. 20 en fa majeur d’Edouard Lalo. L’œuvre dédiée au violoniste Pablo de Sarasate fut créée par son dédicataire au Concert national dirigé par Edouard Colonne au Théâtre du Châtelet de Paris le 25 janvier 1874.Lire la suite…, c’est d’être concertant, c’est-à-dire de présenter une union habilement pondérée entre les ressources de l’instrument principal et celles de l’orchestre. Réduire le rôle de l’orchestré à un simple accompagnement serait aussi défectueux que de lui donner des proportions symphoniques exagérées. M. LaloLalo, Edouard-Victor-AntoineÉdouard-Victor-Antoine Lalo (Lille, 27 janvier 1823 – Paris, 23 avril 1892), compositeur. Il étudia le violoncelle et la composition au Conservatoire de Lille avec Pierre Baumann. Installé à Paris en 1839, il joua dans l’orchestre de l’Opéra-Comique, puis dans celui de la Société PhilhaLire la suite… a évité ce double écueil. Quels que soient les ingénieux détails qu’il ait répandus dans l’instrumentation de son œuvre, ils n’absorbent jamais l’attention aux dépens du violon solo, traité, ainsi que je l’ai déjà dit, avec une connaissance profonde de l’instrument, mais sans parti-pris de mettre en relief, par des traits caractéristiques et des effets spéciaux dont on a souvent abusé, la virtuosité de l’exécutant. Le premier morceau, longuement développé, m’a semblé le meilleur ; mais si je le préfère aux deux autres, j’apprécie cependant l’élégant contour mélodique, le caractère plaintif et doux de la romance en six-huit et l’élan passionné de la phrase principale de l’allegro final. En somme, le concerto de M. LaloLalo, Edouard-Victor-AntoineÉdouard-Victor-Antoine Lalo (Lille, 27 janvier 1823 – Paris, 23 avril 1892), compositeur. Il étudia le violoncelle et la composition au Conservatoire de Lille avec Pierre Baumann. Installé à Paris en 1839, il joua dans l’orchestre de l’Opéra-Comique, puis dans celui de la Société PhilhaLire la suite… est une œuvre intéressante pour les artistes peut-être plus encore que pour le public, une œuvre distinguée qui témoigne des aspirations élevées du compositeur. Elle s’est produite d’ailleurs dans des conditions de succès tout à fait exceptionnelles : l’orchestre, très habilement dirigé par M. ColonneColonne, Judas dit Jules puis EdouardJudas dit Jules puis Édouard Colonne (Bordeaux, 23 juillet 1838 – Paris, 28 mars 1910), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de musique de Paris, où il obtint un 1er prix d’harmonie en 1858 et un 1er prix de violon en 1863. Violoniste dans l’orchestre du Théâtre-LyLire la suite…, en a rendu avec une étonnante perfection toutes les nuances, tous les détails, et M. SarasateSarasate, Martin Meliton dit Pablo deMartin Meliton dit Pablo de Sarasate (Pampelune, 10 mars 1844 – Biarritz, 20 septembre 1908), violoniste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 1er prix de solfège, un 1er prix de violon en 1857 et 2e accessit d’harmonie en 1859. Il fut un virtuose du violon se produisaLire la suite…, par la souplesse de son archet, la sûreté de son jeu et la maestria de son style, a émerveillé l’auditoire et bien mérité, les applaudissemens qu’on ne lui a point ménagés.
M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis rép�Lire la suite… doit faire exécuter dimanche le concerto de M. LaloLalo, Edouard-Victor-AntoineÉdouard-Victor-Antoine Lalo (Lille, 27 janvier 1823 – Paris, 23 avril 1892), compositeur. Il étudia le violoncelle et la composition au Conservatoire de Lille avec Pierre Baumann. Installé à Paris en 1839, il joua dans l’orchestre de l’Opéra-Comique, puis dans celui de la Société PhilhaLire la suite…. La semaine dernière, il nous a donné une ouverture dont l’auteur, M. Vincent d’IndyIndy, Paul-Marie-Théodore-Vincent d’Paul-Marie-Théodore-Vincent d’Indy (Paris, 27 mars 1851 – Paris, 2 décembre 1931), compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er accessit d’orgue en 1875 il avait commencé à suivre également, à partir d’octobre 1872, des cours particuliers avec CLire la suite…, est un jeune musicien qui suit, comme élève libre, les cours du Conservatoire. Cette ouverture est tout un poëme, dont le sujet, les PiccolominiOuverture des PiccolominiOuverture des Piccolomini pour orchestre de Vincent d’Indy. Cette œuvre est la première d’une trilogie intitulée Wallenstein op. 12, dont elle formera le second volet et qui s’inspire de la trilogie dramatique de Friedrich Schiller : Le Camp de Wallenstein, Les Piccolomini et La Mort de WaLire la suite…, est emprunté à SchillerSchiller, Johann Christoph FriedrichJohann Christoph Friedrich Schiller (Marbach/ Wurtemberg, 10 novembre 1759 – Weimar, 9 mai 1805), écrivain. Il est l’auteur d’ouvrages de philosophie éthique et esthétique, ainsi que de livres d’histoire, mais ce sont surtout ses drames qui l’on rendu célèbre dont : Die Räuber (Les Lire la suite…. En voici le programme : « Combats de Max Piccolomini entre son amour pour Thécla et son devoir à la patrie. — Triomphe du devoir. — Mort de Max. — Douleur de Thécla. » Tout jeune qu’il est, M. d’IndyIndy, Paul-Marie-Théodore-Vincent d’Paul-Marie-Théodore-Vincent d’Indy (Paris, 27 mars 1851 – Paris, 2 décembre 1931), compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er accessit d’orgue en 1875 il avait commencé à suivre également, à partir d’octobre 1872, des cours particuliers avec CLire la suite… paraît très exercé dans le maniement de l’orchestre ; il a de jolis accouplemens de timbres et de beaux effets de sonorité ; il est coloriste. S’il suit les cours du Conservatoire, je suppose que ce n’est pas dans cet asile des saines traditions qu’on lui donne à étudier les œuvres de Richard WagnerWagner, RichardRichard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1843), compositeur. Il étudia la musique tout d’abord en autodidacte puis, à partir de 1831, à l’université de Leipzig avec C. T. Weinlig. Chef des chœurs à Wurtzbourg en 1831, il devint directeur musical à Magdebourg de 1834 àLire la suite…. Le penchant de M. d’IndyIndy, Paul-Marie-Théodore-Vincent d’Paul-Marie-Théodore-Vincent d’Indy (Paris, 27 mars 1851 – Paris, 2 décembre 1931), compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er accessit d’orgue en 1875 il avait commencé à suivre également, à partir d’octobre 1872, des cours particuliers avec CLire la suite… pour les doctrines du célèbre réformateur est manifeste, et dans la classe qu’il fréquente on doit le qualifier de subversif. A part le wagnérisme dont il est atteint et dont on peut craindre qu’il ne se guérisse jamais, M. d’IndyIndy, Paul-Marie-Théodore-Vincent d’Paul-Marie-Théodore-Vincent d’Indy (Paris, 27 mars 1851 – Paris, 2 décembre 1931), compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er accessit d’orgue en 1875 il avait commencé à suivre également, à partir d’octobre 1872, des cours particuliers avec CLire la suite… est un musicien fort bien doué ; son talent a la fougue de la jeunesse ; ses idées ont un rare cachet d’élévation. C’est un tempérament dramatique, fortifié par de sérieuses qualités de symphoniste. La péroraison de son ouverture est émouvante et superbe. Le public des Concerts populaires, sauf quelques réserves que la prudence commande toujours, a fait le meilleur accueil à l’œuvre du jeune compositeur.
On a montré moins d’enthousiasme pour la Suite d’orchestre1ere Suite d’orchestre en sol majeur1ere Suite d’orchestre en sol majeur de Jules-Eugène Ten Brink. L’œuvre fut créée aux Concerts Populaires, sis au Cirque Napoléon (aujourd’hui Cirque d’Hiver) de Paris, sous la direction de Jules Pasdeloup le 25 janvier 1874. La partition fut publiée par Felix Mackar, Paris, 1876.Lire la suite…, de M. Ten-BrinckTen Brink [Brinck], Jules-EugèneJules-Eugène Ten Brink [Brinck] (Amsterdam, 4 novembre 1838 – Paris, 7 février 1889), compositeur. Il apprit le piano et le violon avec Bernard Koch et la composition avec Gustave-Adolf Heinze. En 1858, il passa une année à Bruxelles comme élève d’Auguste Dupont avant de rejoindre Leipzig Lire la suite…, compositeur hollandais, fort habile, lui aussi, dans l’art de l’instrumentation, mais musicien peu profond, et dont l’inspiration est souvent vulgaire. Des quatre morceaux de sa Suite d’orchestre1ere Suite d’orchestre en sol majeur1ere Suite d’orchestre en sol majeur de Jules-Eugène Ten Brink. L’œuvre fut créée aux Concerts Populaires, sis au Cirque Napoléon (aujourd’hui Cirque d’Hiver) de Paris, sous la direction de Jules Pasdeloup le 25 janvier 1874. La partition fut publiée par Felix Mackar, Paris, 1876.Lire la suite…, la Polonaise est celui qu’on a le plus apprécié. C’est une page brillante, bien rhythmée, et qu’on pourra se donner le plaisir d’applaudir pour la seconde fois au concert de dimanche.
Des fragmens d’un drame biblique intitulé : Jean le PrécurseurJean le PrécurseurJean le Précurseur, drame biblique pour soli, chœur et orchestre sur un livret de Louis Gallet mis en musique par Albert Cahen. L’œuvre fut créée au Concert national, dirigé par Edouard Colonne, au Théâtre du Châtelet de Paris le 25 janvier 1874. Une partition manuscrite se trouve à la BLire la suite…, dont le poëme est de M. Louis GalletGallet, LouisLouis Gallet (Valence, 4 février 1835 – Paris, 16 octobre 1898), écrivain, auteur dramatique et librettiste. Il publia un recueil de vers, Gioventù (1857), sous le pseudonyme L. Marcelly. Il gagna ensuite Paris où, de 1857 à 1867, il travailla d’abord dans une imprimerie puis dans l’adminLire la suite… et la musique de M. Albert CahenCahen, AlbertAlbert Cahen (Paris, 8 janvier 1846 – Cap d’Ail, Alpes-Maritimes, 27 février 1903), compositeur. Neveu de Giacomo Meyerbeer, il étudia le piano avec Wilhelmine Szarvady puis la composition avec César Franck à partir de 1863. Il composa surtout pour la voix, commençant par un recueil de mélLire la suite…, ont été exécutés à l’un des derniers concerts du Châtelet. M. Albert CahenCahen, AlbertAlbert Cahen (Paris, 8 janvier 1846 – Cap d’Ail, Alpes-Maritimes, 27 février 1903), compositeur. Neveu de Giacomo Meyerbeer, il étudia le piano avec Wilhelmine Szarvady puis la composition avec César Franck à partir de 1863. Il composa surtout pour la voix, commençant par un recueil de mélLire la suite… n’est peut-être qu’un amateur, mais un amateur sérieux, nourri de bonnes études et ayant pour l’art musical ce culte respectueux que des artistes de profession ne lui témoignent pas toujours. Les fragmens de Jean le PrécurseurJean le PrécurseurJean le Précurseur, drame biblique pour soli, chœur et orchestre sur un livret de Louis Gallet mis en musique par Albert Cahen. L’œuvre fut créée au Concert national, dirigé par Edouard Colonne, au Théâtre du Châtelet de Paris le 25 janvier 1874. Une partition manuscrite se trouve à la BLire la suite… se composent de deux chœurs : Chants religieux et Scène du baptême, avec soli pour voix de basso cantante. On a généralement préféré la seconde partie à la première ; mais, dans l’une comme dans l’autre, il y a un très grand sentiment de la déclamation lyrique, des accens d’un beau caractère et, à côté de formules un peu banales, des phrases pleines de distinction. M. Albert CahenCahen, AlbertAlbert Cahen (Paris, 8 janvier 1846 – Cap d’Ail, Alpes-Maritimes, 27 février 1903), compositeur. Neveu de Giacomo Meyerbeer, il étudia le piano avec Wilhelmine Szarvady puis la composition avec César Franck à partir de 1863. Il composa surtout pour la voix, commençant par un recueil de mélLire la suite… entend parfaitement l’art de grouper les voix et de les unir aux sonorités de l’orchestre. Vous voyez qu’il est fort difficile quelquefois d’indiquer la limite qui sépare l’amateur de l’artiste.
On me communique une dépêche datée de la capitale de toutes les Russies, et adressée à l’éditeur de Mireille.MireilleMireille, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 19 mars 1864.Lire la suite… Je ne puis résister au désir de la reproduire textuellement. MireilleMireilleMireille, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 19 mars 1864.Lire la suite… est un des plus charmans ouvrages de M. Charles GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…, et si quelque chose m’étonne, ce n’est certainement pas le succès que cette jolie partition vient d’obtenir au Théâtre-Italien de Saint-Pétersbourg.
« Heureux pouvoir annoncer énorme succès de Mirella.MireilleMireille, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 19 mars 1864.Lire la suite… Musique plu énormément. Valse bissée. Cavatine du 2e acte, final et les deux duos du 3e ont électrisé. Création Patti merveilleuse. Acclamée toute la représentation. A été rappelée 37 fois à la fin. NicoliniNicolini, Ernest Nicolas, ditErnest Nicolas, dit Nicolini (Tours, 23 février 1834 – Pau, 19 janvier 1898), ténor. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix d’opéra-comique en 1856. Il alla ensuite se perfectionner en Italie et, à son retour en 1857, il débuta à l’Opéra-Comique. Il partit ensuLire la suite…, parfait, a partagé triomphe. MirellaMireilleMireille, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 19 mars 1864.Lire la suite…, dans sa nouvelle forme, fera tour Europe. Signé : Franchi. »
Evidemment il y a dans cette dépêche une de ces erreurs dont la télégraphie se rend coupable souvent et dont cependant elle n’est pas responsable. Il est impossible que Mlle PattiPatti, Adela-Juana-Maria dite AdelinaAdela-Juana-Maria dite Adelina Patti (Madrid, 10 février 1843 – Craig-y-Nos près de Brecon/Pays de Galles, 27 septembre 1919), soprano. Peu après sa naissance, sa famille émigra aux États-Unis, où elle étudia le chant dès l’âge de neuf ans. Elle débuta à New York dans le rôle-titre de Lire la suite… n’ait été rappelée que 37 fois. C’est trois cent soixante-dix fois qu’on a voulu dire.
Le Théâtre-Italien vient de représenter le Astuzie femminiliAstuzie femminili, Le (Les Ruses féminines)Le Astuzie femminili (Les Ruses féminines), commedia per musica en deux actes sur un livret de Giuseppe Palomba mis en musique par Domenico Cimarosa et créée au Théâtre des Fiorentini à Naples le 26 août 1794.Lire la suite… (les Ruses féminines) que l’on appelle le chef-d’œuvre de Cimarosa. Cependant les avis sont partagés sur la question de savoir s’il convient de donner la priorité aux Astuzie femminili Astuzie femminili, Le (Les Ruses féminines)Le Astuzie femminili (Les Ruses féminines), commedia per musica en deux actes sur un livret de Giuseppe Palomba mis en musique par Domenico Cimarosa et créée au Théâtre des Fiorentini à Naples le 26 août 1794.Lire la suite…ou au Matrimonio segreto.Matrimonio segreto, IlIl Matrimonio segreto, dramma giocoso italien en deux actes sur un livret de Giovanni Bertati mis en musique par Domenico Cimarosa et créé au Burgtheater de Vienne le 7 février 1792.Lire la suite… Je ne vois pas d’inconvénient à ce que la qualité de chef-d’œuvre soit appliquée tantôt à l’un, tantôt à l’autre de ces deux opéras bouffes, aussi bouffes l’un que l’autre, et qui, parfaitement exécutés, peuvent obtenir le même succès.
Cimarosa ayant écrit en vingt-cinq ans plus de soixante-quinze ouvrages dramatiques (sans compter les oratorios, les messes, les litanies et cinq cents morceaux détachés pour le service de la cour de Russie, où il fut appelé après le départ de Paisiello), il ne faut pas chercher dans ces productions hâtives autre chose que ce que le compositeur a voulu y mettre : de l’esprit, de la verve, de la gaîté, de l’originalité et de la facilité. Cimarosa, qui écrivait au courant de la plume, n’était point arrêté par le souci des combinaisons harmoniques et des effets d’instrumens. La moindre préoccupation de ce genre eût peut-être tari la source de sa brillante imagination, de son génie essentiellement napolitain. Et comme il avait de l’esprit, il se moquait de ceux qui le comparaient à Mozart, bien qu’il y ait certaines affinités entre les tempéramens de ces deux musiciens illustres. Cimarosa était né à Aversa, dans le royaume de Naples (en 1754 et non en 1749, comme le dit M. Fétis), et, à Vienne comme à Saint-Pétersbourg, il resta toujours Napolitain.
Etant données les conditions particulières au genre bouffe, il faut admirer dans la partition des Astuzie femminiliAstuzie femminili, Le (Les Ruses féminines)Le Astuzie femminili (Les Ruses féminines), commedia per musica en deux actes sur un livret de Giuseppe Palomba mis en musique par Domenico Cimarosa et créée au Théâtre des Fiorentini à Naples le 26 août 1794.Lire la suite…, comme dans le Matrimonio segretoMatrimonio segreto, IlIl Matrimonio segreto, dramma giocoso italien en deux actes sur un livret de Giovanni Bertati mis en musique par Domenico Cimarosa et créé au Burgtheater de Vienne le 7 février 1792.Lire la suite…, comme dans la plupart des ouvrages de Cimarosa (j’ai dû en oublier quelques uns en en comptant seulement soixante-quinze), il faut admirer, dis-je, l’élégance de la forme tout autant que la spontanéité de l’inspiration. Dans le genre sérieux, le Sacrifice d’AbrahamSacrifice d’Abraham (Il sacrificio d’Abramo), LeLe Sacrifice d’Abraham (Il sacrificio d’Abramo), drame sacré en deux parties sur un livret de Pietro Metastasio intitulé initialement Isacco, figura del redentore (Isaac, figure du rédempteur). L’œuvre fut créée au Théâtre du Fondo de Naples durant le carême de 1786. C’est un pasticLire la suite…, Pénélope, Alessandro nelle Indie, les Horaces et les Curiaces et bien d’autres ne sont guère connus que de quelques érudits. Ce n’est pas là qu’il convient de chercher le véritable caractère de ce talent, de ce génie aimable, fécond et insouciant, dont la gaîté communicative a charmé la France, l’Italie et l’Allemagne au siècle dernier. Si nous prenons aujourd’hui moins d’intérêt et moins de plaisir à ces délicieuses improvisations musicales, c’est que les interprètes n’y suffisent guère et que notre goût est bien perverti.
Les répétitions du florentinFlorentin, LeLe Florentin, opéra-comique en trois actes sur un livret de Henry de Saint-Georges mis en musique par Charles Lenepveu et créé à l’Opéra-Comique de Paris le 25 février 1874.Lire la suite… marchent lentement, mais elles marchent. Il paraît que la direction de l’Opéra-Comique a fixé irrévocablement la date du 21 de ce mois pour la première représentation de cet ouvrage. C’est donc l’affaire de quelques jours. Le compositeur, M. LenepveuLenepveu, Charles-FerdinandCharles-Ferdinand Lenepveu (Rouen, 4 octobre 1840 – Paris, 16 août 1910), compositeur et professeur. Il fit ses études classiques à Rouen et apprit l’harmonie avec Charles Vervoitte, alors maître de chapelle de la cathédrale de Rouen. En 1859, il entra à l’École de droit de Paris et devLire la suite…, impatient de la renommée qui l’attend, vient d’exposer son buste chez un éditeur de musique de la rue Laffitte, un buste byronien mais barbu. De sorte que le public pourra voir comment l’auteur du Florentin Florentin, LeLe Florentin, opéra-comique en trois actes sur un livret de Henry de Saint-Georges mis en musique par Charles Lenepveu et créé à l’Opéra-Comique de Paris le 25 février 1874.Lire la suite…est fait avant de savoir comment il sait faire.
E. Reyer.