Feuilleton du Journal des Debats 1874-03-15
FEUILLETON DU JOURNAL DES DÉBATS
DU 15 MARS 1874.
REVUE MUSICALE.
Société des Concerts du Conservatoire : Mlle SternbergSternberg, Hanna dite AnnaHannah dite Anna Sternberg (Bruxelles, ? 1845 – Paris, 25 juin 1898), soprano. Elle était la fille de Lazare Heyman dit Louis Sternberg et de Selima Salomon. Après avoir étudié le chant à Bruxelles, elle chanta le 3 octobre 1868 au Palais de Crystal de Londres avant de débuter, le 6 avril 18Lire la suite…. — Concerts populaires : Les trois ouvertures de MM. Georges Bizet, MassenetMassenet, Jules-Emile-FrédéricJules-Émile-Fréderic Massenet (Maontaud/Loire, 12 mai 1842 – Paris, 13 août 1912), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1859 puis un 1er prix de contrepoint et fugue ainsi que le 1er Prix de Rome en 1863. à Rome, Liszt lui confia une élève,Lire la suite… et GuiraudGuiraud, ErnestErnest Guiraud (Nouvelle-Orléans/USA, 23 juin 1837 – Paris, 6 mai 1892), compositeur. Il étudia avec son père Jean-Baptiste Guiraud qui avait été 1er prix de Rome en 1827. Il composa à quinze ans son premier opéra, Le Roi David (La Nouvelle-Orléans, 1852) qui fut représenté avec succès. ILire la suite…. — Concerts du Châtelet. — La Marche troyenneMarche troyenneMarche troyenne pour orchestre de Hector Berlioz. Cette marche fait partie de son opéra Les Troyens.Lire la suite…, d’Hector Berlioz. — M. Camille Saint-Saëns. — Société de musique de chambre : MM. TaudouTaudou, Antoine-Antonin-BarthélemyAntoine-Antonin-Barthélemy Taudou (Perpignan, 24 août 1846 – Saint-Germain-en-Laye/Yvelines, 6 juillet 1925), violoniste, compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de violon en 1866, un 1er prix d’harmonie et un 1er prix de contrepoint et fugue Lire la suite…, DesjardinsDesjardins, Léon-Charles-EdouardLéon-Charles-Edouard Desjardins (Paris, 5 avril 1847 – Paris, 1er avril 1910), violoniste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un premier prix de violon en 1863. Il fut membre de la Nouvelle société de musique de chambre fondée par Antoine Taudou en 1873. Il fut Lire la suite…, LefortLefort, Narcisse-AugustinNarcisse-Augustin Lefort (Paris, 18 juin 1852 – Paris, 10 janvier 1933), violoniste. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de violon en 1874. Il fut engagé dans l’orchestre de l’Opéra de Paris en 1871. Membre de la Nouvelle Société de musique de chambre créée enLire la suite…, RabaudRabaud, Hippolyte-FrançoisHippolyte-François Rabaud (Sallèles-d’Aude/Aude, 29 janvier 1839 – Paris, 20 avril 1900), violoncelliste. Il étudia avec Auguste-Joseph Franchomme au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix en 1861. Engagé dans l’orchestre de l’Opéra de Paris en 1859, il y demeura jusqu’en 1Lire la suite…. — Mme MassartMassart, Louise-AglaéLouise-Aglaé Massart, née Masson (Paris, 10 juin 1827 – Paris, 26 juillet 1887), pianiste. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine-François Marmontel et obtint un 1er prix de piano en 1840. Elle était la cousine de l’altiste Louis Casimir-Ney et épousa en 1849 le violoniste LambLire la suite…. — Fondation Mozart internationale à Salzbourg.
Le concours de Mlle SternbergSternberg, Hanna dite AnnaHannah dite Anna Sternberg (Bruxelles, ? 1845 – Paris, 25 juin 1898), soprano. Elle était la fille de Lazare Heyman dit Louis Sternberg et de Selima Salomon. Après avoir étudié le chant à Bruxelles, elle chanta le 3 octobre 1868 au Palais de Crystal de Londres avant de débuter, le 6 avril 18Lire la suite… (ce n’est pas une Allemande) donnait au dernier concert du Conservatoire un attrait tout particulier, et le programme était superbe : la symphonie en ut mineurSymphonie no. 5 do mineur Op. 67Symphonie pour orchestre no. 5 en do mineur Op. 67 de Ludwig van Beethoven dédiée au Prince Franz Joseh von Lobkowitz et au Comte Andreas Razumovsky et créée au Theater-an-der-Wien de Vienne le 22 décembre 1808.Lire la suite…, le grand air de Léonore au deuxième acte de FidelioFidelioFidelio, opéra en deux actes sur un livret en allemand de Joseph Sonnleithner remanié par Stephan von Breuning puis par Georg Friedrich Treitschke mis en musique par Ludwig van Beethoven et créé au Kärntnertortheater de Vienne le 23 mai 1814.Lire la suite…, l’entrée d’Orphée aux Champs-Elysées, (avec solo de flûte, exécuté par M. TaffanelTaffanel, Claude-PaulClaude-Paul Taffanel (Bordeaux, 16 septembre 1844 – Paris, 22 novembre 1908), flûtiste, compositeur et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint les 1ers prix de flûte (1860), d’harmonie (1862) et de contrepoint et fugue (1865). Il fut engagé dans l’orchestre dLire la suite…, l’ouverture du Carnaval romainOuverture « Le Carnaval Romain »;Ouverture « Le Carnaval romain », ouverture caractéristique pour orchestre de Hector Berlioz créée à la salle Herz de Paris le 3 février 1844.Lire la suite…, de Berlioz, le finale du deuxième acte de la Vestale Vestale, LaLa Vestale, tragédie lyrique en trois actes sur un livret d’Etienne de Jouy mis en musique par Gaspare Spontini et créé à l’Opéra de Paris le 11 décembre 1807.Lire la suite…et un chœur tiré du Jugement dernierLe Jugement dernierIl n’y a pas encore de descriptionLire la suite…, oratorio de M. Jean-Baptiste Wekerlin, le chœur des élus. Ce programme pourtant n’était pas du goût de tout le monde, je veux dire des habitués de la première et de la seconde série, dilettantes fort difficiles, aréopage redoutable, comme chacun sait.
L’ouverture du Carnaval romainOuverture « Le Carnaval Romain »;Ouverture « Le Carnaval romain », ouverture caractéristique pour orchestre de Hector Berlioz créée à la salle Herz de Paris le 3 février 1844.Lire la suite…, bien qu’elle ait été exécutée admirablement, n’a pas produit grand effet, et on a applaudi sans trop d’enthousiasme l’air de FidelioFidelioFidelio, opéra en deux actes sur un livret en allemand de Joseph Sonnleithner remanié par Stephan von Breuning puis par Georg Friedrich Treitschke mis en musique par Ludwig van Beethoven et créé au Kärntnertortheater de Vienne le 23 mai 1814.Lire la suite… et le finale de la Vestale.Vestale, LaLa Vestale, tragédie lyrique en trois actes sur un livret d’Etienne de Jouy mis en musique par Gaspare Spontini et créé à l’Opéra de Paris le 11 décembre 1807.Lire la suite… Quant au chœur des élus, qui exprime un état de béatitude et se termine par le Gloria in excelsis Deo, comme c’est une œuvre essentiellement moderne, malgré son allure un peu archaïque, on l’a, conformément à la tradition, assez froidement accueilli. Il n’y a là rien qui me surprenne. J’aurais voulu seulement un peu plus de courtoisie, un peu plus d’équité dans la façon d’apprécier le talent correct, distingué et la voix sympathique, sinon très volumineuse, de Mlle SternbergSternberg, Hanna dite AnnaHannah dite Anna Sternberg (Bruxelles, ? 1845 – Paris, 25 juin 1898), soprano. Elle était la fille de Lazare Heyman dit Louis Sternberg et de Selima Salomon. Après avoir étudié le chant à Bruxelles, elle chanta le 3 octobre 1868 au Palais de Crystal de Londres avant de débuter, le 6 avril 18Lire la suite…. Les chanteuses de ce mérite sont assez rares aujourd’hui, et, quand il nous en vient une par hasard, que ce soit le Nord ou le Midi qui nous l’envoie, nous ferions bien de nous en réjouir. Depuis qu’elle a quitté le Théâtre- Lyrique, où elle chanta RienziRienziRienzi, opéra en cinq actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre royal de la Cour à Dresde le 20 octobre 1842. La version en français due à Charles Nuitter et Jules Guillaume fut créée au Théâtre-Lyrique de Paris le 6 avril 1867.Lire la suite…, sous la direction de M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis rép�Lire la suite…, Mlle SternbergSternberg, Hanna dite AnnaHannah dite Anna Sternberg (Bruxelles, ? 1845 – Paris, 25 juin 1898), soprano. Elle était la fille de Lazare Heyman dit Louis Sternberg et de Selima Salomon. Après avoir étudié le chant à Bruxelles, elle chanta le 3 octobre 1868 au Palais de Crystal de Londres avant de débuter, le 6 avril 18Lire la suite… a singulièrement perfectionné son talent et son style. Elle obtint, il y a deux ans, à Bruxelles, un très grand succès dans LohengrinLohengrinLohengrin, opéra romantique en trois actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre Grand-ducal de Weimar le 28 août 1850.Lire la suite…, que l’on exécutait au théâtre de la Monnaie pendant qu’on jouait au théâtre de l’Alcazar (l’Alcazar royal, s’il vous plaît), la Fille de Mme Angot.Fille de Madame Angot, LaLa Fille de Madame Angot, opéra-bouffe en trois actes sur un livret de Clairville pseudonyme de Louis-François Nicolaïe, Paul Siraudin et Victor Koenig mis en musique par Charles Lecocq et créé au Théâtre des Fantaisies-Parisiennes à Bruxelles le 4 décembre 1872. La première parisienne eutLire la suite… Nous n’avons adopté, mais Dieu sait avec quel empressement, que la seconde moitié de cette combinaison, ce qui est regrettable, au moins pour ceux que la première moitié eût intéressés davantage. L’an passé, Mlle SternbergSternberg, Hanna dite AnnaHannah dite Anna Sternberg (Bruxelles, ? 1845 – Paris, 25 juin 1898), soprano. Elle était la fille de Lazare Heyman dit Louis Sternberg et de Selima Salomon. Après avoir étudié le chant à Bruxelles, elle chanta le 3 octobre 1868 au Palais de Crystal de Londres avant de débuter, le 6 avril 18Lire la suite… fit une courte apparition à l’Opéra, l’espace d’une soirée seulement. Engagée pour l’emploi des Falcon, elle débuta dans la Juive ; le lendemain, de son propre mouvement, elle résilia. J’admets volontiers que Mlle SternbergSternberg, Hanna dite AnnaHannah dite Anna Sternberg (Bruxelles, ? 1845 – Paris, 25 juin 1898), soprano. Elle était la fille de Lazare Heyman dit Louis Sternberg et de Selima Salomon. Après avoir étudié le chant à Bruxelles, elle chanta le 3 octobre 1868 au Palais de Crystal de Londres avant de débuter, le 6 avril 18Lire la suite… n’a pas la voix assez puissante, assez étendue pour emplir le vaisseau d’une vaste salle, mais elle possède d’assez rares qualités de chanteuse et de tragédienne pour qu’on lui pardonne l’insuffisance relative de son organe. A part Mlle KraussKrauss, GabrielleGabrielle Krauss (Vienne, 24 mars 1842 – Paris, 6 janvier 1906), soprano. En 1853, elle entra au Conservatoire de Vienne pour étudier le piano, l’harmonie et les langues étrangères avant d’étudier le chant avec Mathilde Marchesi 1858. Elle obtint un 1er prix de piano, de chant et d’harmoLire la suite…, je ne crois pas que parmi les cantatrices qui ont fait, dans ces derniers temps, et qui font encore les beaux jours ou les belles soirées de nos théâtres lyriques, on puisse, en citer une seule capable de chanter le sublime adagio de l’air de Léonore et la prière de la VestaleVestale, LaLa Vestale, tragédie lyrique en trois actes sur un livret d’Etienne de Jouy mis en musique par Gaspare Spontini et créé à l’Opéra de Paris le 11 décembre 1807.Lire la suite… aussi remarquablement que Mlle SternbergSternberg, Hanna dite AnnaHannah dite Anna Sternberg (Bruxelles, ? 1845 – Paris, 25 juin 1898), soprano. Elle était la fille de Lazare Heyman dit Louis Sternberg et de Selima Salomon. Après avoir étudié le chant à Bruxelles, elle chanta le 3 octobre 1868 au Palais de Crystal de Londres avant de débuter, le 6 avril 18Lire la suite…, avec un style plus pur, avec un sentiment plus vrai et plus noble.
Je ne reprocherai qu’une chose à Mlle SternbergSternberg, Hanna dite AnnaHannah dite Anna Sternberg (Bruxelles, ? 1845 – Paris, 25 juin 1898), soprano. Elle était la fille de Lazare Heyman dit Louis Sternberg et de Selima Salomon. Après avoir étudié le chant à Bruxelles, elle chanta le 3 octobre 1868 au Palais de Crystal de Londres avant de débuter, le 6 avril 18Lire la suite…, c’est la variante qu’elle a faite à cette phrase du récit de Julia :
Et mon supplice au moins sera ma liberté.
Mais c’est là une simple peccadille, comparativement aux licences que certains chanteurs se permettent, et bien peu de gens, d’ailleurs, s’en sont aperçus.
Le talent de Mlle SternbergSternberg, Hanna dite AnnaHannah dite Anna Sternberg (Bruxelles, ? 1845 – Paris, 25 juin 1898), soprano. Elle était la fille de Lazare Heyman dit Louis Sternberg et de Selima Salomon. Après avoir étudié le chant à Bruxelles, elle chanta le 3 octobre 1868 au Palais de Crystal de Londres avant de débuter, le 6 avril 18Lire la suite… convient surtout au genre classique. Or, comme ce n’est pas précisément en faveur de ce genre-là que se manifeste aujourd’hui le goût du publie, comme nous n’avons aucune chance, avant bien longtemps, de voir figurer au répertoire de l’Opéra des chefs-d’œuvre tels que FidelioFidelioFidelio, opéra en deux actes sur un livret en allemand de Joseph Sonnleithner remanié par Stephan von Breuning puis par Georg Friedrich Treitschke mis en musique par Ludwig van Beethoven et créé au Kärntnertortheater de Vienne le 23 mai 1814.Lire la suite… et la VestaleVestale, LaLa Vestale, tragédie lyrique en trois actes sur un livret d’Etienne de Jouy mis en musique par Gaspare Spontini et créé à l’Opéra de Paris le 11 décembre 1807.Lire la suite…, les deux IphigénieIphigénie en AulideIphigénie en Aulide, tragédie lyrique en trois actes sur un livret de François-Louis Gand Le Bland dit bailli du Roullet mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créé à l’Opéra de Paris le 19 avril 1774.Lire la suite… ou Armide ;ArmideArmide, tragédie lyrique en cinq actes sur un livret de Philippe Quinault mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créée à l’Opéra de Paris le 23 septembre 1777.Lire la suite… comme, d’un autre côté, toute excursion dans le répertoire allemand moderne serait, en ce moment-ci, plus impopulaire que jamais parce qu’elle serait impolitique, Mlle SternbergSternberg, Hanna dite AnnaHannah dite Anna Sternberg (Bruxelles, ? 1845 – Paris, 25 juin 1898), soprano. Elle était la fille de Lazare Heyman dit Louis Sternberg et de Selima Salomon. Après avoir étudié le chant à Bruxelles, elle chanta le 3 octobre 1868 au Palais de Crystal de Londres avant de débuter, le 6 avril 18Lire la suite… fera bien de s’en retourner à Bruxelles, et d’attendre là, si elle persiste dans son désir d’être engagée à Paris, des jours meilleurs pour elle et pour nous.
Il y a eu le mois dernier, au Cirque d’hiver, un véritable concours d’ouvertures. Celle de M. d’Indy, dont j’ai déjà parlé, est en dehors du tournoi auquel ont pris part M. BizetBizet, GeorgesAlexandre-César-Léopold-Georges Bizet (Paris, 25 octobre 1838 – Bougival/Seine-et-Oise, 3 juin 1875), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1851 puis un 1er prix d’orgue et de fugue en 1855. Il concourut avec Le Docteur Miracle pour le prix d�Lire la suite…, M. MassenetMassenet, Jules-Emile-FrédéricJules-Émile-Fréderic Massenet (Maontaud/Loire, 12 mai 1842 – Paris, 13 août 1912), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1859 puis un 1er prix de contrepoint et fugue ainsi que le 1er Prix de Rome en 1863. à Rome, Liszt lui confia une élève,Lire la suite… et M. GuiraudGuiraud, ErnestErnest Guiraud (Nouvelle-Orléans/USA, 23 juin 1837 – Paris, 6 mai 1892), compositeur. Il étudia avec son père Jean-Baptiste Guiraud qui avait été 1er prix de Rome en 1827. Il composa à quinze ans son premier opéra, Le Roi David (La Nouvelle-Orléans, 1852) qui fut représenté avec succès. ILire la suite…. Il est très difficile de faire une bonne ouverture quand elle doit servir de préface à une œuvre dramatique ; il est plus difficile encore de faire une ouverture de concert. Depuis bien longtemps, autant pour les opéras sérieux que pour les opéras de demi-caractère, les compositeurs ont remplacé l’ouverture par une simple introduction. Ce n’est pas la crainte de ne pas réussir qui les préoccupe en agissant ainsi, c’est la crainte de ne pas être entendus. Les gens d’un certain monde viennent rarement au théâtre avant le lever du rideau, surtout à l’Opéra : aussi est-ce à l’Opéra que l’introduction, le prélude ont été adoptés d’abord ; mais il est plus vrai de dire que c’est le développement donné aux grandes œuvres lyriques modernes qui a condamné l’ouverture : Meyerbeer avait écrit pour le Prophète, pour les Huguenots et, je crois aussi, pour Robert-le-Diable, des ouvertures que l’on a dû supprimer avant la première représentation, et on ne s’en est pas tenu là, puisque Scribe avait proposé à son illustre collaborateur de lui confectionner un opéra en cinq actes avec les coupures faites à ces trois ouvrages qui, dans leur forme première, avaient des dimensions par trop considérables. On peut juger de ce qu’ils étaient par ce qu’ils sont encore aujourd’hui. Il y a des personnes aimant beaucoup la musique, qui prétendent que l’audition d’un opéra en cinq actes, tout entier ; dépasse la mesure des forces humaines. Vous pensez bien que ces personnes-là n’arrivent jamais au théâtre pour entendre les premiers accords de l’ouverture, ni même les premières notes de l’introduction. FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite…, Roméo et JulietteRoméo et JulietteRoméo et Juliette, opéra en cinq actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 27 avril 1867.Lire la suite…, Don CarlosDon CarlosDon Carlos, opéra en cinq actes sur un livret de Joseph Méry et Camille du Locle, d’après Friedrich Schiller, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé à l’Opéra de Paris le 11 mars 1867.Lire la suite…, Aida, HamletHamletHamlet, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier mis en musique par Ambroise Thomas et créé à l’Opéra de Paris le 9 mars 1868.Lire la suite…, les TroyensTroyens, LesLes Troyens, opéra en cinq actes sur un livret et une musique de Hector Berlioz dont les trois derniers actes furent créés sous la direction de Berlioz au Théâtre-Lyrique de Paris le 4 novembre 1863 sous le titre: Les Troyens à Carthage.Lire la suite…, n’ont pas d’ouverture.
Et c’est probablement pour redonner un peu d’éclat à une forme instrumentale si négligée dans ces dernières années, et dont les maîtres nous ont transmis d’inimitables modèles, que M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis rép�Lire la suite… a excité l’émulation entre les trois compositeurs qui sont jusqu’à présent la personnification la plus accréditée auprès du public, la plus distinguée, la plus sympathique de la jeune école française.
M. BizetBizet, GeorgesAlexandre-César-Léopold-Georges Bizet (Paris, 25 octobre 1838 – Bougival/Seine-et-Oise, 3 juin 1875), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1851 puis un 1er prix d’orgue et de fugue en 1855. Il concourut avec Le Docteur Miracle pour le prix d�Lire la suite… a fait une ouverture dramatique intitulée Patrie ; Patrie ! Ouverture dramatique, op. 19Patrie ! Ouverture dramatique, op. 19 pour grand orchestre de Georges Bizet. Elle fut composée pour le drame éponyme en cinq actes de Victorien Sardou représenté pour la première fois au Théâtre de la Porte St Martin, le 18 mars 1869. Elle fut créée au Concert populaire dirigé par JulesLire la suite…M.MassenetMassenet, Jules-Emile-FrédéricJules-Émile-Fréderic Massenet (Maontaud/Loire, 12 mai 1842 – Paris, 13 août 1912), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1859 puis un 1er prix de contrepoint et fugue ainsi que le 1er Prix de Rome en 1863. à Rome, Liszt lui confia une élève,Lire la suite…, une ouverture classique inspirée par les souvenirs de Phèdre ; et M. GuiraudGuiraud, ErnestErnest Guiraud (Nouvelle-Orléans/USA, 23 juin 1837 – Paris, 6 mai 1892), compositeur. Il étudia avec son père Jean-Baptiste Guiraud qui avait été 1er prix de Rome en 1827. Il composa à quinze ans son premier opéra, Le Roi David (La Nouvelle-Orléans, 1852) qui fut représenté avec succès. ILire la suite…, une ouverture romantique qu’il a appelée simplement : Ouverture de concert. M. BizetBizet, GeorgesAlexandre-César-Léopold-Georges Bizet (Paris, 25 octobre 1838 – Bougival/Seine-et-Oise, 3 juin 1875), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1851 puis un 1er prix d’orgue et de fugue en 1855. Il concourut avec Le Docteur Miracle pour le prix d�Lire la suite… et M. MassenetMassenet, Jules-Emile-FrédéricJules-Émile-Fréderic Massenet (Maontaud/Loire, 12 mai 1842 – Paris, 13 août 1912), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1859 puis un 1er prix de contrepoint et fugue ainsi que le 1er Prix de Rome en 1863. à Rome, Liszt lui confia une élève,Lire la suite… se sont donc tracé un programme, tandis que M. GuiraudGuiraud, ErnestErnest Guiraud (Nouvelle-Orléans/USA, 23 juin 1837 – Paris, 6 mai 1892), compositeur. Il étudia avec son père Jean-Baptiste Guiraud qui avait été 1er prix de Rome en 1827. Il composa à quinze ans son premier opéra, Le Roi David (La Nouvelle-Orléans, 1852) qui fut représenté avec succès. ILire la suite… a laissé le champ libre à sa fantaisie et à son inspiration.
Je ne suis point juge du concours, mais il me semble cependant que la palme revient à M. BizetBizet, GeorgesAlexandre-César-Léopold-Georges Bizet (Paris, 25 octobre 1838 – Bougival/Seine-et-Oise, 3 juin 1875), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1851 puis un 1er prix d’orgue et de fugue en 1855. Il concourut avec Le Docteur Miracle pour le prix d�Lire la suite…. J’ai trouvé dans son œuvre un sentiment de grandeur, une puissance d’effet, une variété de détails, un luxe de combinaisons qui n’existent certainement pas au même degré et que ne compensent point des qualités équivalentes dans l’ouverture de M. GuiraudGuiraud, ErnestErnest Guiraud (Nouvelle-Orléans/USA, 23 juin 1837 – Paris, 6 mai 1892), compositeur. Il étudia avec son père Jean-Baptiste Guiraud qui avait été 1er prix de Rome en 1827. Il composa à quinze ans son premier opéra, Le Roi David (La Nouvelle-Orléans, 1852) qui fut représenté avec succès. ILire la suite… pas plus que dans celle de M. MassenetMassenet, Jules-Emile-FrédéricJules-Émile-Fréderic Massenet (Maontaud/Loire, 12 mai 1842 – Paris, 13 août 1912), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1859 puis un 1er prix de contrepoint et fugue ainsi que le 1er Prix de Rome en 1863. à Rome, Liszt lui confia une élève,Lire la suite…. On a prétendu que M. BizetBizet, GeorgesAlexandre-César-Léopold-Georges Bizet (Paris, 25 octobre 1838 – Bougival/Seine-et-Oise, 3 juin 1875), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1851 puis un 1er prix d’orgue et de fugue en 1855. Il concourut avec Le Docteur Miracle pour le prix d�Lire la suite… aurait déguisé le sentiment patriotique qui l’avait guidé dans la composition de son ouverture en l’abritant sous un pavillon étranger. Je n’en crois rien. S’il en était ainsi, on ne s’expliquerait guère la couleur particulière, le cachet exotique qu’il semble avoir recherchés, dès le début, aussi bien dans le caractère de la mélodie que dans la forme du rhythme et les sonorités de l’orchestre. Il est fâcheux seule[m]en[t] que de légères réminiscences de la Marche hongroiseFantaisie sur des mélodies populaires hongroises, S. 123Fantaisie sur des mélodies populaires hongroises, pour piano et orchestre S. 123 de Franz Liszt. L’œuvre, composée entre 1849 et 1852, est dédiée à son élève, le pianiste et futur chef d’orchestre Hans von Bülow, qui en donna la première audition le 1er juin 1853 à Pest, avec Ferenc ELire la suite… instrumentée par Berlioz vous fasse songer à quelque victoire remportée sur les Turcs par Matthias CorvinHunyadi dit Corvin, MatthiasMatthias Hunyadi dit Corvin (Kolozsvar/principauté de Transylvanie, 23 février 1443 – Vienne, 6 avril 1490), roi de Hongrie et de Bohême et duc d’Autriche. Fils de Jean Hundayi, il fut élu roi de Hongrie en 1458 mais dût affronter l’opposition des barons de Hongrie soutenant les prétentiLire la suite… ou Jean HunyadHunyadi, JeanJean Hunyadi ( ?, ca. 1406 – Zemun, aujourd’hui dans Belgrade, 11 août 1456), homme politique et militaire. Il commença sa carrière dans l’armée de Sigismond de Luxembourg, roi de Hongrie et futur empereur du Saint-Empire. Il s’éleva rapidement, devint conseiller de la couronne et suivLire la suite… [Hunyadi]Hunyadi, JeanJean Hunyadi ( ?, ca. 1406 – Zemun, aujourd’hui dans Belgrade, 11 août 1456), homme politique et militaire. Il commença sa carrière dans l’armée de Sigismond de Luxembourg, roi de Hongrie et futur empereur du Saint-Empire. Il s’éleva rapidement, devint conseiller de la couronne et suivLire la suite…, tandis que c’est la bataille de Raclawa ou Raclawin, gagnée sur les Russes par KosciuszkoKosciuszko, Andrzej Tadeusz BonawenturaAndrzej Tadeusz Bonawentura Kosciuszko (Merechevschina, République des Deux Nations (Pologne-Lituanie), aujourd’hui Biélorussie, 4 février 1746 – Soleure, Suisse, 15 octobre 1817), militaire. Diplômé de l’académie militaire de Varsovie en 1766, il se rendit en France pour poursuivre ses Lire la suite… que M. BizetBizet, GeorgesAlexandre-César-Léopold-Georges Bizet (Paris, 25 octobre 1838 – Bougival/Seine-et-Oise, 3 juin 1875), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1851 puis un 1er prix d’orgue et de fugue en 1855. Il concourut avec Le Docteur Miracle pour le prix d�Lire la suite… a voulu peindre. A cela près, PatriePatrie ! Ouverture dramatique, op. 19Patrie ! Ouverture dramatique, op. 19 pour grand orchestre de Georges Bizet. Elle fut composée pour le drame éponyme en cinq actes de Victorien Sardou représenté pour la première fois au Théâtre de la Porte St Martin, le 18 mars 1869. Elle fut créée au Concert populaire dirigé par JulesLire la suite… est une œuvre fort remarquable dont les différens épisodes, religieux ou guerriers, habilement enchaînés, sont développés à l’aide de ces procédés scientifiques que dédaignent ceux-là seuls qui ne savent point s’en servir, et qu’aucun musicien à notre époque ne manie peut-être avec plus d’aisance et de dextérité que M. Georges Bizet.
Le principal défaut de l’ouverture de M. MassenetMassenet, Jules-Emile-FrédéricJules-Émile-Fréderic Massenet (Maontaud/Loire, 12 mai 1842 – Paris, 13 août 1912), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1859 puis un 1er prix de contrepoint et fugue ainsi que le 1er Prix de Rome en 1863. à Rome, Liszt lui confia une élève,Lire la suite…, c’est qu’elle n’évoque pas suffisamment la figure de l’héroïne tragique avec laquelle nous a familiarisés l’imagination d’un grand poëte. Il y a certainement une élévation de style en même temps qu’une sobriété classique très dignes d’éloges dans la forme et dans les moyens employés par M. Massenet Massenet, Jules-Emile-FrédéricJules-Émile-Fréderic Massenet (Maontaud/Loire, 12 mai 1842 – Paris, 13 août 1912), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1859 puis un 1er prix de contrepoint et fugue ainsi que le 1er Prix de Rome en 1863. à Rome, Liszt lui confia une élève,Lire la suite…; mais en choisissant un pareil sujet : PhèdrePhèdre, Ouverture de concertPhèdre, Ouverture de concert pour orchestre de Jules Massenet. Elle fut composée à la demande de Jules Pasdeloup qui la dirigea pour la première fois aux Concerts Populaires, sis au Cirque Napoléon (aujourd’hui Cirque d’Hiver) de Paris, le 22 février 1874. Ce n’est qu’en 1900 que MasseLire la suite…, le jeune maître devait savoir qu’il ne lui serait guère possible de le renfermer dans le cadre relativement étroit d’une préface symphonique ; il a pu trouver quelques élans qui ne manquent ni de chaleur ni de vérité, mais la fille de Minos et de Pasiphaë avait, dans sa douleur comme dans sa passion, des emportemens bien autrement superbes.
L’ouverture de M. GuiraudGuiraud, ErnestErnest Guiraud (Nouvelle-Orléans/USA, 23 juin 1837 – Paris, 6 mai 1892), compositeur. Il étudia avec son père Jean-Baptiste Guiraud qui avait été 1er prix de Rome en 1827. Il composa à quinze ans son premier opéra, Le Roi David (La Nouvelle-Orléans, 1852) qui fut représenté avec succès. ILire la suite… nous montre un musicien hésitant entre Richard Wagner et Weber. Il eût mieux valu prendre parti pour l’un ou pour l’autre ; il eût mieux valu être soi-même et borner son horizon. Evidemment, nous ne pouvons reprocher trop sévèrement à un jeune compositeur de nous mettre dans la confidence de ses sympathies d’école, de nous dire les œuvres qu’il préfère et les maîtres qu’il a le plus étudiés. Mais encore faut-il que la personnalité du jeune compositeur se fasse jour à travers ses préoccupations et ses souvenirs.
On a écouté avec intérêt l’ouverture, très intéressante d’ailleurs, de M. Ernest Guiraud Guiraud, ErnestErnest Guiraud (Nouvelle-Orléans/USA, 23 juin 1837 – Paris, 6 mai 1892), compositeur. Il étudia avec son père Jean-Baptiste Guiraud qui avait été 1er prix de Rome en 1827. Il composa à quinze ans son premier opéra, Le Roi David (La Nouvelle-Orléans, 1852) qui fut représenté avec succès. ILire la suite…; cependant, comme il est survenu vers la fin un peu de confusion et quelques longueurs regrettables, les bienveillantes dispositions du public se sont sensiblement refroidies. On peut être un compositeur fort habile, un musicien fort bien doué et ne pas réussir une ouverture de concert. Nous savions cela avant d’avoir entendu l’ouverture de M. GuiraudGuiraud, ErnestErnest Guiraud (Nouvelle-Orléans/USA, 23 juin 1837 – Paris, 6 mai 1892), compositeur. Il étudia avec son père Jean-Baptiste Guiraud qui avait été 1er prix de Rome en 1827. Il composa à quinze ans son premier opéra, Le Roi David (La Nouvelle-Orléans, 1852) qui fut représenté avec succès. ILire la suite….
Berlioz a arrangé lui-même pour orchestre seul la belle Marche troyenne de la première partie des TroyensMarche troyenneMarche troyenne pour orchestre de Hector Berlioz. Cette marche fait partie de son opéra Les Troyens.Lire la suite… (la prise de de Troie), — qui devint le prologue des Troyens à Carthage, lorsque cet ouvrage fut représenté au Théâtre-Lyrique. Et il s’est servi, pour amener la coda de ce morceau symphonique, du mouvement d’orchestre qui accompagne le récit d’Enée annonçant à ses soldats qu’ils vont quitter Carthage. Cela fait un tout très homogène sans doute, mais dans lequel la suppression de la partie vocale laisse un vide que les plus ingénieuses combinaisons instrumentales ne réussissent point à combler. Il y manque le chœur, il y manque aussi le monologue et les terreurs de Cassandre à la vue du monstrueux cheval. Mais enfin, puisque l’Opéra ne songe guère à nous rendre un ouvrage que lui seul actuellement pourrait représenter, puisque la Société des Concerts ne nous en a pas donné cette année, pas plus que l’année dernière, le plus petit fragment, nous sommes bien obligé de nous contenter de la Marche troyenneMarche troyenneMarche troyenne pour orchestre de Hector Berlioz. Cette marche fait partie de son opéra Les Troyens.Lire la suite… dans sa forme nouvelle, telle que nous l’avons entendue à l’un des derniers concerts du Châtelet ; nous l’aurions voulue seulement plus nuancée et dans un rhythme plus accentué et plus énergique.
A ce même concert, les premiers violons ont fait un véritable tour de force en exécutant avec un ensemble remarquable le Mouvement perpétuel de Paganini, morceau écrit en traits rapides et d’une exécution très difficile. Mais on ne peut guère y voir autre chose que le mérite de la difficulté vaincue. On a applaudi ensuite le Rouet d’OmphaleRouet d’Omphale, op. 31Le Rouet d’Omphale, op. 31 en la majeur, poème symphonique pour orchestre de Camille Saint-Saëns. L’œuvre fut créée dans une version pour deux pianos lors du premier concert organisé par la nouvelle Société Nationale de Musique par Camille Saint-Saëns et Alexis de Castillon le 7 décembLire la suite…, charmante et pittoresque composition de M. Camille Saint-Saëns, et on a bissé, je ne sais trop pourquoi, la FantaisieFantaisie sur des mélodies populaires hongroises, S. 123Fantaisie sur des mélodies populaires hongroises, pour piano et orchestre S. 123 de Franz Liszt. L’œuvre, composée entre 1849 et 1852, est dédiée à son élève, le pianiste et futur chef d’orchestre Hans von Bülow, qui en donna la première audition le 1er juin 1853 à Pest, avec Ferenc ELire la suite… composée par M. Liszt sur des airs hongrois, sorte de pot-pourri dont l’instrumentation extra-luxuriante donne fort à faire aux cuivres et aux instrumens à percussion. Je croirais volontiers que l’hommage du public s’adressait plutôt à M. Camille Saint-Saëns, qui a exécuté la partie de piano avec sa maestria accoutumée, qu’à l’œuvre elle-même. Si les concerts du Châtelet tiennent à faire à M. Liszt les honneurs de leur programme, que ne choisissent-ils ses PréludesFantaisie sur des mélodies populaires hongroises, S. 123Fantaisie sur des mélodies populaires hongroises, pour piano et orchestre S. 123 de Franz Liszt. L’œuvre, composée entre 1849 et 1852, est dédiée à son élève, le pianiste et futur chef d’orchestre Hans von Bülow, qui en donna la première audition le 1er juin 1853 à Pest, avec Ferenc ELire la suite… de préférence à ses Fantaisies ?Fantaisie sur des mélodies populaires hongroises, S. 123Fantaisie sur des mélodies populaires hongroises, pour piano et orchestre S. 123 de Franz Liszt. L’œuvre, composée entre 1849 et 1852, est dédiée à son élève, le pianiste et futur chef d’orchestre Hans von Bülow, qui en donna la première audition le 1er juin 1853 à Pest, avec Ferenc ELire la suite…
La Société de musique de chambre, fondée par MM. TaudouTaudou, Antoine-Antonin-BarthélemyAntoine-Antonin-Barthélemy Taudou (Perpignan, 24 août 1846 – Saint-Germain-en-Laye/Yvelines, 6 juillet 1925), violoniste, compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de violon en 1866, un 1er prix d’harmonie et un 1er prix de contrepoint et fugue Lire la suite…, DesjardinsDesjardins, Léon-Charles-EdouardLéon-Charles-Edouard Desjardins (Paris, 5 avril 1847 – Paris, 1er avril 1910), violoniste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un premier prix de violon en 1863. Il fut membre de la Nouvelle société de musique de chambre fondée par Antoine Taudou en 1873. Il fut Lire la suite…, LefortLefort, Narcisse-AugustinNarcisse-Augustin Lefort (Paris, 18 juin 1852 – Paris, 10 janvier 1933), violoniste. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de violon en 1874. Il fut engagé dans l’orchestre de l’Opéra de Paris en 1871. Membre de la Nouvelle Société de musique de chambre créée enLire la suite… et RabaudRabaud, Hippolyte-FrançoisHippolyte-François Rabaud (Sallèles-d’Aude/Aude, 29 janvier 1839 – Paris, 20 avril 1900), violoncelliste. Il étudia avec Auguste-Joseph Franchomme au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix en 1861. Engagé dans l’orchestre de l’Opéra de Paris en 1859, il y demeura jusqu’en 1Lire la suite…, en est à sa deuxième année. C’est déjà plus qu’une espérance de succès. De temps en temps Mme MassartMassart, Louise-AglaéLouise-Aglaé Massart, née Masson (Paris, 10 juin 1827 – Paris, 26 juillet 1887), pianiste. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine-François Marmontel et obtint un 1er prix de piano en 1840. Elle était la cousine de l’altiste Louis Casimir-Ney et épousa en 1849 le violoniste LambLire la suite… veut bien prêter son concours à ces séances, qui offrent alors un attrait beaucoup plus vif. BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, MendelssohnMendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite… et le jeune LuiginiLuigini, Alexandre-Clément-Léon-Joseph dit Luigini filsAlexandre-Clément-Léon-Joseph Luigini, dit Luigini fils (Lyon, 9 mars 1850 – Paris, 29 juillet 1906), violoniste, chef d’orchestre et compositeur. Fils de Joseph Luigini, il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 2ème prix de violon en 1869. La même année, il devint violon solo de lLire la suite… ont défrayé le programme de la dernière soirée. Le quatuor pour instrumens à cordes, composé par M. LuiginiLuigini, Alexandre-Clément-Léon-Joseph dit Luigini filsAlexandre-Clément-Léon-Joseph Luigini, dit Luigini fils (Lyon, 9 mars 1850 – Paris, 29 juillet 1906), violoniste, chef d’orchestre et compositeur. Fils de Joseph Luigini, il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 2ème prix de violon en 1869. La même année, il devint violon solo de lLire la suite… fils, a été couronné, en même temps qu’un quatuor de M. DeloffreDeloffre, Louis-Michel AdolpheLouis-Michel-Adolphe Deloffre (Paris, 28 juillet 1817 – Paris, 8 janvier 1876), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia le violon d’abord avec son père, puis avec Bellon, Lafont et enfin Baillot. En 1836, il partit avec le chef d’orchestre Louis Jullien à Londres où il fut violon solo Lire la suite…, par la Société des compositeurs de musique. Je rappelle cette particularité à ceux qui pourraient en avoir perdu le souvenir. Il y a de sérieuses qualités dans ce quatuor, œuvre d’un jeune musicien qui a fait de très bonnes études et qui, sous la direction de M. MassartMassart, Louise-AglaéLouise-Aglaé Massart, née Masson (Paris, 10 juin 1827 – Paris, 26 juillet 1887), pianiste. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine-François Marmontel et obtint un 1er prix de piano en 1840. Elle était la cousine de l’altiste Louis Casimir-Ney et épousa en 1849 le violoniste LambLire la suite…, est devenu en même temps un excellent violoniste. Les VariationsVariations concertantes en ré majeur op. 17Variations concertantes en ré majeur op. 17 pour piano et violoncelle de Felix Mendelssohn. Elles furent composées en janvier 1829 et dédiées à son frère Paul qui était très bon violoncelliste. Elles furent publiées en 1830. Felix Mendelssohn les joua en public à Londres avec le violoncellLire la suite…, pour piano et violoncelle, de MendelssohnMendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite…, et la SonateSonate pour piano et violon no. 10 en sol majeur op. 96Sonate pour piano et violon no. 10 en sol majeur op. 96 de Ludwig van Beethoven. Cette sonate fut composée en 1810-11. Sa première exécution eu lieu en privé le 29 décembre 1812, au domicile du prince Joseph Franz von Lobkowitz, avec comme interprètes Pierre Rode au violon et au piano Lire la suite… pour piano et violon (op. 96), de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, ont été exécutées avec une pureté, une précision et une élégance de style tout à fait remarquables par Mme MassartMassart, Louise-AglaéLouise-Aglaé Massart, née Masson (Paris, 10 juin 1827 – Paris, 26 juillet 1887), pianiste. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine-François Marmontel et obtint un 1er prix de piano en 1840. Elle était la cousine de l’altiste Louis Casimir-Ney et épousa en 1849 le violoniste LambLire la suite…, M. RabaudRabaud, Hippolyte-FrançoisHippolyte-François Rabaud (Sallèles-d’Aude/Aude, 29 janvier 1839 – Paris, 20 avril 1900), violoncelliste. Il étudia avec Auguste-Joseph Franchomme au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix en 1861. Engagé dans l’orchestre de l’Opéra de Paris en 1859, il y demeura jusqu’en 1Lire la suite… et M. TaudouTaudou, Antoine-Antonin-BarthélemyAntoine-Antonin-Barthélemy Taudou (Perpignan, 24 août 1846 – Saint-Germain-en-Laye/Yvelines, 6 juillet 1925), violoniste, compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de violon en 1866, un 1er prix d’harmonie et un 1er prix de contrepoint et fugue Lire la suite…. C’est encore M. MassartMassart, Louise-AglaéLouise-Aglaé Massart, née Masson (Paris, 10 juin 1827 – Paris, 26 juillet 1887), pianiste. Elle étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine-François Marmontel et obtint un 1er prix de piano en 1840. Elle était la cousine de l’altiste Louis Casimir-Ney et épousa en 1849 le violoniste LambLire la suite… qui a enseigné à M. TaudouTaudou, Antoine-Antonin-BarthélemyAntoine-Antonin-Barthélemy Taudou (Perpignan, 24 août 1846 – Saint-Germain-en-Laye/Yvelines, 6 juillet 1925), violoniste, compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de violon en 1866, un 1er prix d’harmonie et un 1er prix de contrepoint et fugue Lire la suite… l’art de jouer du violon comme un maître ; et c’est dans la classe de M. ReberReber, Napoléon-HenriNapoléon-Henri Reber (Mulhouse, 21 octobre 1807 – Paris, 24 novembre 1880), compositeur. Il entra au Conservatoire de Paris en 1828 où il fut l’élève de Lesueur pour la composition. Il fut nommé professeur d’harmonie au Conservatoire en 1851 et de composition en 1862 à la suite d’Hal�Lire la suite… que M. TaudouTaudou, Antoine-Antonin-BarthélemyAntoine-Antonin-Barthélemy Taudou (Perpignan, 24 août 1846 – Saint-Germain-en-Laye/Yvelines, 6 juillet 1925), violoniste, compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de violon en 1866, un 1er prix d’harmonie et un 1er prix de contrepoint et fugue Lire la suite… a cueilli le laurier qui l’eût envoyé à Rome si, pour des raisons de santé que le ministre a appréciées, il n’avait obtenu l’autorisation de rester à Paris. Ah ! c’est grand dommage que ce jeune homme n’ait pu aller admirer tous ces souvenirs, toutes ces merveilles qui, dans les musées et sur les places publiques, dans la campagne et dans les églises, dans les palais et dans les jardins de la ville éternelle, parlent à l’imagination des musiciens comme à l’imagination des autres artistes quand ils ont un peu d’imagination. Heureux ceux qui vont à Rome ; heureux surtout ceux qui y sont allés avant qu’on ne jouât la Fille de Mme Angot au théâtre Argentina. Où ne joue-t-on pas la Fille de Mme Angot aujourd’hui ? Mais, comme dit le poëte,
….Pour en rapporter une Branche cassée
Et ne montrer d’autre souci
Que de flatter le goût d’une foule insensée,
Vaut-il pas mieux rester ici ?
Une association musicale va se fonder à Salzbourg, et comme MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… est né à Salzbourg, où il a sa statue sur la place Saint-Michel, cette association, qui fait appel à la sympathie des dilettantes de tout pays, a pris le nom de Fondation Mozart internationale. Son but est de diriger l’art musical dans la voie du progrès et « de donner une attention spéciale à toute production dans ce domaine de l’art, quelle que soit du reste sa patrie et à quelque époque qu’elle appartienne. » Elle s’efforcera d’atteindre ce but :
1° Par l’établissement d’un Conservatoire de musique à la hauteur de toutes les exigences de l’époque, avec le concours des maîtres les plus distingués et à l’aide de tous les moyens d’enseignement désirables. Ce Conservatoire aura son siège permanent à Salzbourg ;
2° Par l’exécution artistique d’œuvres musicales choisies aussi bien dans l’école ancienne que dans l’école moderne ;
3° Par des prix décernés aux ouvrages reconnus dignes d’une distinction spéciale ;
4° Par des bourses accordées aux élèves qui auront su les mériter et par des pensions et des secours aux artistes nécessiteux ;
5° Par la publicité donnée à des œuvres magistrales qui bien souvent, faute de trouver l’appui qu’elles méritent auprès des éditeurs, ne parviennent que très difficilement à se répandre dans le monde musical ;
6° Par des réunions périodiques à jour fixe, — ce sera le jour de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, — dans le but d’y discuter les questions les plus importantes et tout ce qui touche aux intérêts de l’art ;
7° Enfin, par la construction d’un édifice qui prendra le nom d’Hôtel Mozart et servira de local au Conservatoire.
Les membres de l’Association se diviseront en trois catégories :
1° Les fondateurs, qui doteront une fois pour toutes l’Association d’une somme d’au moins 200 florins (soit 430 fr.) ;
2° Les membres actifs, comprenant les Sociétés chorales et instrumentales, les directions des théâtres, les instituts artistiques, ainsi que les particuliers qui s’engageront à contribuer pour une somme annuelle de 50 florins, les artistes des deux sexes, et toutes les personnes « ayant bien mérité de l’Association et accueillies dans son sein » ;
3° Les membres ordinaires, c’est-à-dire les Sociétés de chant et de musique, les directions de théâtres, les instituts artistiques et autres corporations ou individus contribuant pour au moins 10 florins par an.
Les membres exécutans sont « tous les artistes et professeurs définitivement attachés à la fondation. »
Les droits de chaque membre, les ressources pécuniaires de la Société, la direction qu’elle imprimera à ses travaux et aux études des élèves, la composition du comité dirigeant, et tout ce qui concerne l’administration et l’organisation intérieure, a été minutieusement réglé, prévu, défini et arrêté par les statuts de la Société, dont la présidence a été acceptée par le baron de Sterneck-EhrensteinSterneck zu Ehrenstein, Karl BaronKarl baron Sterneck zu Ehrenstein (Vienne, 15 décembre 1813 – Salzbourg, 27 novembre, 1893), conseiller financier. Fils d’un conseiller à la Cour d’appel de Brno, il reçut une éducation soignée, et montra très tôt un goût pour la musique qu’il étudia auprès de Leopold Streit, direcLire la suite…, et la vice-présidence par le comte de Sayn-Wittgenstein, deux grands noms de l’aristocratie autrichienne.
Voilà ce qui va se faire à Salzbourg. Faisons-en autant à Paris si nous pouvons.
E. Reyer.
Personnes discutées
Personnes citées
Oeuvres discutées
Oeuvres citées
Notes d'édition
Il s’agit de l’ouverture de Piccolomini discutée dans l’article JDB 1874-02-08.